Acquisition de matériel.
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Post n°1
Auteur : HivernusPar le hublot de sa cabine, le capitaine Sylvar observe les silhouettes des quelques vaisseaux affectés au deuxième groupement de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic. La jeune Cathar, les mains croisées dans le dos, se perd dans ses pensées. Son regard passe machinalement de hublot en hublot, attiré par la lumière froide, synthétique, qui s’en dégage. L’officier s’imagine, le temps d’un instant, les hommes et les femmes d’équipage qui s’activent derrière les parois de ces bâtiments de guerre, s’efforçant de leur donner des noms et des visages…
Des noms et des visages…
Pour ceux qui se contentent d’observer la guerre de loin, les combats sont livrés par des inconnus. La perte de quelques soldats est un fait regrettable, à n’en pas douter, qui n’a cependant aucun impact sur leurs insignifiantes vies. Ceux qui, à l’inverse, sont partiellement ou complètement mobilisés dans l’effort de guerre, ont un regard différent sur les évènements. Sylvar, qui a vécu la violence des combats au plus près, sait de quoi il en retourne. Parfois, le souvenir de corps étendus au sol, mutilés, démembrés, éviscérés, se rappelle à elle. Cette simple pensée lui arrache un frisson. Combien de frères et de sœurs d’armes ont ainsi perdu la vie ? Le capitaine essaie de se remémorer les noms et les visages de ceux et celles qui ont péri à ses côtés au cours des rudes semaines de privations et de combats furieux qui ont précédé la libération totale de Base Vergesso. Dans certains cas, le souvenir reste vivace, profondément ancré dans sa mémoire. Dans d’autres cas, l’exercice est plus difficile. Il lui arrive parfois d’oublier le nom ou le visage d’un camarade tombé sur le champ de bataille, à son plus grand regret.
Saleté de guerre…
L’officier se laisse tomber dans un fauteuil, se sert un verre de liqueur et hume son parfum délicat. Elle remue doucement son verre, pose sa tête sur le dossier du fauteuil et laisse son regard dériver d’un endroit à un autre, pensive. Depuis la prise de Base Vergesso et la formation du Seigneurat de Bajic, les forces seigneuriales et les troupes à la solde du Syndicat Tenloss se sont affrontées de manière sporadique. Les rares confrontations, bien qu’ayant tourné à l’avantage du Chiss, n’ont eu qu’un impact mineur sur le cours de la guerre. D’ici peu, tout risque de changer. Les combats seront d’une violence inédite, à n’en pas douter. De nouvelles pertes sont à prévoir… En tant que ministre de la guerre, le capitaine aura sa part de responsabilité dans les destructions et les morts à venir. Un fardeau qu’elle accepte volontiers, bien qu’à contre-coeur. Tout ce qu’elle espère, c’est que les affrontements seront brefs afin que tout le monde puisse enfin aspirer à la paix… Sylvar est en effet de ceux et celles qui désirent par dessus tout l’instauration d’une ère de tranquillité qui se veut prospère et durable…
La Cathar, loin d’attendre la fin de la campagne militaire de son seigneur, envisage déjà un avenir radieux. Ses rêveries l’amènent à imaginer l’âge d’or du Seigneurat de Bajic, sa place prépondérante au sein de la galaxie. Elle voit des légions triomphantes parader sur de nombreux mondes, acclamées par une foule en liesse, et les vaisseaux de l’armada briller de mille couleurs au milieu de feux d’artifices annonçant officiellement la fin des combats et le début d’une nouvelle ère… Mais il est encore trop tôt pour se projeter ainsi dans l’avenir. La jeune femme soupire, puis avale le contenu de son verre d’une seule traite afin de noyer ses appréhensions dans l’alcool. La liqueur qui descend dans sa gorge la brûle de l’intérieur le temps de quelques instants, puis se met à lui faire tourner la tête.
- Hmpf…
Le capitaine, qui a peut-être forcé sur la dose, se masse les tempes vigoureusement dans l’espoir de faire passer ses maux de crâne. Fichtre. Elle tient visiblement mal l’alcool. Un bip sonore vient s’ajouter par-dessus tout le reste, achevant de rendre l’officier complètement maussade. Mauvais timing… Sylvar se relève péniblement, parvient à atteindre son bureau et appuie sur l’intercom.
- J’écoute.« Le capitaine Chastel vous fait savoir que nous venons de recevoir l’autorisation d’amarrer au sein des chantiers navals de Kashyyyk. »
- Très bien. Dites-lui de me rejoindre au niveau du hangar dans dix minutes.« Ce sera fait Madame. »
Ce court laps de temps lui laisse au moins la possibilité de mettre de l’ordre dans ses idées. La Cathar s’empare d’une carafe d’eau, se verse le contenu d’un verre puis en boit une bonne rasade. Le feu de l’alcool perd en intensité. Elle se sent un peu soulagée. Mais pas assez. La jeune femme rejoint alors la salle d’eau, ouvre le robinet et se rafraîchit le visage. Les gouttes qui viennent perler sur son pelage ont un effet revigorant. Après quelques minutes passées à se déverser de l’eau sur la tête, l’officier en vient finalement à s’éponger. Elle rectifie machinalement les plis de son uniforme puis quitte ses quartiers privés pour rejoindre le hangar. Son regard s’attarde, le temps de quelques battements de cœur, sur les chasseurs TIE suspendus aux rails. Nombre d’individus se moquent de ces appareils, jugeant leurs performances médiocres et leurs défauts de conception trop nombreux. Sylvar, pour sa part, sait parfaitement qu’entre de bonnes mains, ces chasseurs sont capables de ravager les rangs adverses. Il suffit juste de trouver les bons pilotes…
- Sacrés engins hein… Vient commenter une voix dans son dos.
Le capitaine Chastel vient se poster à côté de celle qui occupe actuellement le poste de ministre de la guerre. Ils ne se connaissent que depuis peu mais l’homme a plus en commun avec elle que n’importe qui. Tous deux sont de jeunes officiers récemment promus à des postes de commandement importants au sein de la machine de guerre du Seigneurat de Bajic. Leurs seules expériences de combat se résument à quelques engagements livrés pour le compte d’un Chiss mystérieux. En d’autres circonstances, il leur aurait été impossible de grimper les échelons aussi rapidement… Mais les commandants ayant une longue carrière militaire derrière eux ne sont pas légions au sein des forces seigneuriales. Ils se comptent facilement sur les doigts de deux ou trois mains humaines… Ou peut-être quatre.
- Le colonel Zakarov est persuadé qu’en équipant nos escadrons d’intercepteurs TIE, on aurait de meilleures chances de garder nos pilotes en vie. Je le rejoins totalement sur ce sujet. Poursuit le commandant du “Marque des Ténèbres”. En tant que ministre de la guerre, vous pourriez en toucher deux mots au seigneur Hivernus, non ? Il doit bien pouvoir demander une faveur à la Grande Moff…
- Le seigneur Hivernus est conscient des risques qu’encourent nos pilotes. Il s’efforce de ne pas les engager dans des actions qui pourraient leur coûter la vie… Répond finalement la jeune femme d’une voix qui se veut à la fois ferme et rassurante. Et il a déjà mis à contribution le département des recherches militaires pour le développement de nouveaux modèles disposant de meilleures capacités offensives et défensives. Nous sommes toutefois confrontés à un manque de ressources qui ralentit considérablement les recherches. Quant à la Grande Moff, elle semble réticente à offrir davantage de soutien au seigneur Hivernus. Tant que ces difficultés persisteront, nos options resteront limitées, je le crains.
Le Seigneurat de Bajic a beau disposer d’une impressionnante base industrielle en dépit de sa petite taille, il n’en reste pas moins dépendant des importations pour pouvoir produire ce dont il a besoin pour poursuivre l’effort de guerre. Hors, les nombreux convois qui se chargent de fournir à l’industrie seigneuriale l’essentiel de ses besoins sont régulièrement pris pour cible par diverses organisations armées. Les livraisons organisées dans le plus grand des secrets par les partisans de la Grande Moff Ashe se font de plus en plus rares et les ressources nécessaires au développement de la machine de guerre seigneuriale viennent à manquer…
Sylvar demeure confiante malgré la situation complexe dans laquelle le Seigneurat de Bajic se trouve actuellement. Hivernus trouvera bien un moyen de les sortir de cette impasse. Pour la Cathar, il ne fait aucun doute que son illustre seigneur a déjà quelques idées en tête pour redresser la situation. Il prend juste le temps de la réflexion, considérant toutes les possibilités qui s’offrent à lui avant de mettre en application celle qui lui semble la plus judicieuse…
- Je comprends vos inquiétudes, capitaine… Et je les partage. Je vous demande simplement de faire preuve de patience… Et de vous fier au jugement de notre seigneur. Tente-t-elle de le persuader, soutenant son regard et posant une main sur son épaule. Je peux toutefois vous promettre que je lui transmettrai vos inquiétudes. Il est évident que la Chasse Seigneuriale aurait tout à gagner à être équipée d’intercepteurs TIE.
En face d’elle, le capitaine Chastel acquiesce en silence. La réponse de la ministre de la guerre semble le satisfaire. L’officier, ayant en horreur la moindre insubordination ou tout autre comportement qui pourrait apporter le déshonneur sur la marine seigneuriale, n’est pas du genre à se plaindre ou à faire des vagues. Toutefois, il ne s’est jamais privé de faire des remarques à ses supérieurs lorsqu’il s’agit de mettre en évidence différents défauts qui pourraient être facilement corrigés. De l’avis même de l’amiral Netbers, c’est exactement pour ça qu’on lui a confié le commandement du “Marque des Ténèbres”, puis de l’ensemble du deuxième groupement de la marine seigneuriale lors de sa création. Des officiers de sa trempe, c’est ce qui fait avancer les choses, dit-on…
- Merci, capitaine. Se contente-t-il de répondre, posant ensuite son regard sur le bloc de données qu’il tient entre ses mains. Autre chose, si vous le permettez. Plusieurs gars de la maintenance ont signalé des avaries mineures le long de la coque. Rien de bien sérieux mais…
- De combien de temps ont-ils besoin pour effectuer les réparations ? Le coupe alors Sylvar, devinant la fin de la phrase.
- Douze heures, tout au plus. Affirme le capitaine.
L’idée de perdre autant de temps en réparations semble frustrer la Cathar au plus haut point. Elle aimerait rejoindre au plus vite Base Vergesso afin de poursuivre son travail de restructuration et de consolidation des forces armées. Mais elle se garde bien de le dire ou de le montrer. Après tout, il est nécessaire de passer par des phases de révision et d’entretien si l’on veut que les vaisseaux de combat de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic soient opérationnels à cent pourcent de leurs capacités. Un accident est si vite arrivé… Et la moindre avarie, si elle n’est pas prise en charge à temps, pourrait être la cause d’un véritable désastre en plein milieu d’un combat. Hors, le Seigneurat de Bajic ne peut pas se permettre de perdre le moindre navire de guerre. Il va donc sans dire qu’il semble judicieux de sacrifier quelques heures pour effectuer les réparations nécessaires…
- Très bien. Vous aurez vos douze heures. Mais pas une de plus. Soupire finalement la jeune femme.
- Je vous remercie, capitaine.
- C’est à moi de vous remercier, capitaine Chastel. J’apprécie le fait que vous veniez me rendre compte des divers soucis que rencontrent actuellement les vaisseaux et les équipages de la marine de guerre seigneuriale. Indique Sylvar, un léger sourire venant étirer ses lèvres. Et je dois avouer que j’admire votre obstination à rendre à ces vieilles carcasses d’acier leur splendeur d’antan. Avec des officiers tels que vous au sein de notre flotte, nos vieux croiseurs ont encore de beaux jours devant eux ! Il ne fait aucun doute qu’ils causeront de terribles dégâts dans les rangs adverses au cours des batailles à venir.
Le commandant du “Marque des Ténèbres” esquisse l’ombre d’un sourire, sa poitrine se gonflant de fierté.
- Vos propos me touchent sincèrement, capitaine Sylvar. L’honneur de la marine seigneuriale est tout ce qui importe à mes yeux. Il me répugne donc d’imaginer nos vaisseaux et nos équipages dans un piètre état.
- Sachez, capitaine Chastel, que le seigneur Hivernus et l’amiral Netbers ont une haute estime de vous. Et je comprends désormais pourquoi. Il ne fait donc aucun doute que vous faites honneur à la marine de guerre du Seigneurat de Bajic de par votre comportement et vos actions.
L’homme incline légèrement la tête, reconnaissant. Se savoir estimé de la sorte n’est pas un honneur attribué à n’importe quel péquenaud. Il y a encore peu, Chastel doutait d’avoir la moindre chance de s’élever ainsi dans la hiérarchie seigneuriale. Il aspirait à une vie rangée d’officier de second rang à bord du “Poing de Pandore”. Il ne se voyait clairement pas commander un bâtiment de guerre. Et encore moins un détachement entier de la marine de guerre seigneuriale. Mais les temps changent… Et les opportunités sont désormais nombreuses.
- Loin de moi l’idée de vous manquer de respect, capitaine, mais je doute qu’il soit nécessaire de me jeter autant de fleurs à la figure. Répond finalement le capitaine, un large sourire aux lèvres. Je pourrais finir par devenir prétentieux… Et je doute que ce soit un cadeau pour la flotte d’avoir parmi ses officiers supérieurs un individu drapé d’arrogance.
- Vous marquez un point… Dorénavant, j’y réfléchirai à deux fois avant de vous noyer sous un flot de compliments. Et je veillerai à ce que ça se sache. Indique la Cathar, amusée. Quoi qu’il en soit, pour en revenir à nos Banthas, j’ai bien lu vos suggestions. Je suis d’avis, comme vous, de procéder à une inspection préventive des véhicules. Puisque nous sommes de toute manière coincés ici pour les douze prochaines heures, ce n’est pas le temps qui va manquer… Je partage votre point de vue quant à la répartition du matériel à embarquer à bord des croiseurs. Quant au reste… Trente hommes d'équipage et une section de soldats de choc, est-ce réellement suffisant pour faire fonctionner une frégate et assurer sa sécurité ?
- Je ne peux pas me permettre de me séparer de plus d’hommes, capitaine. Comprenez bien que chaque marin retiré de son poste est un marin qui ne pourra pas assumer sa fonction en cas de combat. Admet Chastel. Trente hommes devraient suffire à manœuvrer une frégate jusqu’à bon port. Tout ce qu’il faut espérer, c’est qu’on ne tombera pas sur une patrouille ennemie lors de notre voyage de retour… Ce genre de rencontre pourrait bien nous compliquer la tâche.
Sylvar comprend les inquiétudes de son camarade. Le manque de personnel militaire qualifié est un problème auquel elle tente de remédier depuis des mois. Les campagnes de recrutement poursuivent leur cours… Mais le flot de volontaires diminue de jour en jour. Et former de nouvelles recrues prend du temps… Diverses solutions ont été proposées et mises en place pour remédier partiellement à ce problème. Cependant, si ces résultats sont satisfaisants, le problème demeure entier : On manque toujours de personnel.
En tant que ministre de la guerre, c’est à elle que revient la charge de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement… Alimenter la machine de guerre seigneuriale en matériel et en hommes est un véritable casse-tête logistique. La jeune Cathar inspire profondément. Pour l’heure, il faut se concentrer sur la mission. Elle se chargera de trouver de nouvelles solutions une fois qu’elle se sera acquittée de sa tâche actuelle.
Escortés par une escouade entière de soldats en armures blanches striées de bleu, les capitaines Sylvar et Chastel font le tour des véhicules commandés au Consortium. Plusieurs mécaniciens de la marine seigneuriale et des forces armées terrestres se chargent déjà d’inspecter la marchandise. Après tout, il ne serait pas juste d’acquérir du matériel de guerre en mauvais état. De longues minutes s’écoulent sous le regard attentif des deux officiers. Systèmes d’armement et de visée, moteurs, suspensions, branchements… Tout est passé au peigne fin sous la supervision d’un mécanicien en chef consciencieux. Le contremaître Bussel, qui s’est déjà chargé de la maintenance et de la révision des chars de combat du 501ème régiment, donne finalement son verdict après plus d’une heure passée à faire le tour des différents véhicules.
- Rien à dire, c’est du travail bien fait ! Pour une fois, j’dois avouer que je suis surpris par la qualité de l’assemblage. Y’a pas à dire, ces Wookies bossent mieux que les feignasses des Transports Ubrikkian. Annonce le mécano en essuyant ses mains sur son bleu de travail. Bon, y’a deux ou trois ajustements à faire mais rien d’insurmontable. On devrait pouvoir corriger ça en un rien de temps.
A la bonne heure… La Cathar semble soulagée. Elle se souvient encore du rapport de la capitaine Samusenko à propos des modèles WLO-5, dont elle ne fait pas l’éloge. Les nombreux problèmes rencontrés par l’équipe de Bussel lors de l’inspection des chars ont fortement retardé leur mise en service et ont visiblement causé quelques crises de nerf. Cette fois-ci, il n’y aura pas de prise de bec, à la plus grande satisfaction de la ministre de la guerre.
- Vous m’en voyez ravie, Bussel. Vous pouvez procéder au chargement des véhicules. Répond finalement Sylvar, gratifiant l’homme d’un sourire.
- A vos ordres m’dame.
Le contremaître se tourne vers ses gars et donne ses instructions. Les hommes se mettent rapidement au travail. Le matériel militaire, d’une importance capitale pour l’effort de guerre du Seigneurat de Bajic, est transporté avec beaucoup de précaution. Les machines servant à déplacer les véhicules d’un hangar à un autre sont pilotées par du personnel qualifié. Sylvar se dirige vers le responsable dépêché par Alsthom-Galactic pour veiller à la qualité du service, laissant au capitaine Chastel la supervision du transfert.
- Vous pourrez adresser à vos supérieurs nos sincères salutations et remerciements. Et veillez également à leur dire que nous passerons de nouvelles commandes si les tests en conditions réelles s’avèrent satisfaisants. Indique la jeune femme en venant serrer la main de son interlocuteur.
Après avoir échangé quelques politesses avec le responsable, la ministre de la guerre se détourne finalement pour rejoindre ses quartiers privés à bord du "Marque des Ténèbres". Il lui tarde de gagner Base Vergesso afin de poursuivre la planification de la vaste campagne militaire à venir. D’ici peu, le seigneur Hivernus lâchera ses troupes dans le secteur de Bajic… Et la guerre qui s'ensuivra, si la Force le veut, sera bouclée en quelques batailles remportées de main de maître.