Monnaie à rendre
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Post n°1
Auteur : John Harvey
C'était une véritable armada. DOnOs prévoyait de faire un débarquement en bonne et dû forme. Du moins, c'était l'impression que John avait eue en voyant tous ces véhicules blindés. Le Gant lui avait refourgué une moto-jet de type lancier. Le mercenaire n'était pas un fin pilote, mais il lui était déjà arrivé de conduire ce genre de véhicule par le passé. Engin rapide, c'était l'idéal pour quitter rapidement le lieu d'un crime.
Le groupe quitta la base et se dirigea vers les plages. Rapidement, les plaines laissèrent la place aux dunes, côtoyant un océan calme. Quiconque se serait installé sur la plage à cet instant n'aurait pu se douter du carnage qui se préparait. Au vu de l'équipement et de la détermination des gars, aucun doute ne faisait qu'ils voulaient en découdre, et que les swoopers allaient passer un sale quart d'heure !
Le skiff ouvrait la marche, dont John faisait office d'escorte. Derrière eux se trouvaient DOnOs et son droïde assassin, tous deux suivis du char et des frères Kwen. Avec une telle troupe, il était clair que le chef de guilde voulait faire régner sa loi.
Alors qu'il servait d'escorte au skiff, John regrettait de ne pas avoir été plus brieffé sur la mission. Il ignorait qui précisément il aurait en face de lui. La Guilde allait-elle se contenter d'abattre tout ce qui bouge, de faire un véritable carnage ? Ce n'était pas réellement dans les habitudes de John de commettre des massacres. Il n'était pas un barbare. Non, lui, il tuait dans la discrétion, mais avec panache. Il respectait les personnes qu'il abattait, même si cela pouvait paraître lâche de faire ça dans l'ombre. Mais il savait très bien, qu'un jour où l'autre, ce pourrait être lui du mauvais côté du fusil. Telles étaient les règles dans le milieu : celui qui avait la détente la plus rapide s'en sortait.
Or, s'il avait bien compris ce qu'on attendait de lui, John serait loin de son environnement habituel. Il ne serait pas au calme dans un lieu isolé, à observer et analyser tranquillement la situation. Non, il se retrouverait au milieu d'un champ de bataille, où les individus allaient ressortir ce qu'il y avait de plus monstrueux en eux. Et cette idée était loin d'être tentante...
En parlant de tente ! Le Verpine avait fini par guider Bor'Sek qui avait fini par guider le droïde R1 qui avait fini par guider le skiff jusqu'à l'endroit où était censé se situer le campement. Et apparemment, tout ca beau monde s'était trompé. Le convoi s'arrêta au milieu de la plage et tous les regards se tournèrent vers l'extra-terrestre qui avait été enlevé. Le désarroi était visible sur son visage. Visiblement, il ne s'attendait pas à arriver dans un endroit inhabité. D'ailleurs, personne dans le groupe n'avait prévu de quitter la base des chasseurs de prime juste pour se rendre dans un lieu vide d'habitations. Le Verpine s'était-il trompé de coordonnées ?
-Ils ont du déplacer le camp.
C'était le Twil'eck qui avait parlé. Décidément, il lui arrivait de dire des choses qui avaient du sens. Cette phrase sembla convaincre l'assemblée. Une explication plausible venait d'être trouvée. Mais que devaient-ils faire désormais ? Comment faire pour trouver l'emplacement du nouveau camp ? Partout où les regards se portaient, l'on ne pouvait voir que sable ou eau. Pas de trace de campement.
Dans un soupir, John fit cracher les moteurs de sa moto-jet. Il avait repéré un peu plus loin une dune plus haute que les autres. Se placer en hauteur lui permettrait de mieux observer les environs. Les bandits devaient bien se trouver quelque part. -
Post n°2
Auteur : Super PNJAprès : http://star-wars-rpg.soforums.com/t4526-Mayday-Mayday.htm#p50517
Les choses étaient allé de mal en pis chez le gang du Nikto.
Son otage lui avait échappé et Tha-Ket son allié Twil'eck avait très mal pris la chose et l'avait laissé purement et simplement tombé.
Dans l'histoire Bub avait perdu une partie des membres de son clan, certains tombés sous les tirs des Chasseurs de prime, d'autres sentant le vent tourné avaient quitté la bande.
Bub était déçu mais toujours aussi déterminé, il avait juste loupé une opportunité mais il comptait bien se refaire en attaquant de nouveaux les camps de pécheurs aux alentours.Par précaution il avait déménagé son campement d'une dizaine de cliks, juste au cas ou puis Il s'adressa à la dizaine de swoopers.-Les mecs, on se prépare , y'a un camp de pécheurs a l'Ouest.Les swoopers crièrent de joie, impatients d'en découdre, ils enfourchèrent leur engin après avoir vérifier leurs armes.
On va leur rendre une petite visite huhu!
Bub en tête la colonne d'une dizaine de gangsters s'élança en direction de l'ouest.
Au bot d'une dizaine de minute de trajet, les swoopers foncèrent sur les pécheurs, les hommes étaient à la plage , il ne restait que des femmes et des enfants.
Comme à leur habitude ils commencèrent pas tourner autour du village tel un requin Fixaran autour d'une proie, alertés par le bruit , les Dantari sortirent de leur huttes affolés, il n'y avait qu'un seul homme sur place, le bras en écharpe, il tenait tout de même un harpon de sa main valide.
Bub leva son fusil au dessus de la tête, c'était le signal comme un seul homme les voyous fondirent sur le centre du village, bousculant des habitants et renversant les caisses de nourriture.
Le pécheur leva son harpon et son corps fut immédiatement transpercés par cinq ou six traits de blasters, son corps s'effondra sous les hurlements des femmes.
Le Nikto sourit alors qu'on rassemblaient les villageois sous ses yeux , il aurait de quoi négocier avec Tha-Ket, une vingtaine de solides Esclaves Dantari qu'ils pourraient revendre sur Nar Shadda, Tatooine ou ailleurs car l'esclavage était interdit ici sous le règne de LOm 1er.-On ramasse le matos et on fout le feu au village Yallah!Les swoopers commencèrent à attacher les prisonniers les uns aux autres et on attacha l'extrémité au pommeau de selle d'une des moto-jet tandis que les caisses de nourriture et autres objets de valeurs trouvés dans les huttes étaient rassemblés dans l'unique speeder de la bande."La pléthore de l'avoir a pour rançon l'anémie de l'être "
Puis les gangsters quittèrent le village en feu tandis qu'une épaisse fumée noire se dégageait des restes du village.
Gustave Thibon
Spoiler
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Post n°3
Auteur : John Harvey
Il avait vu juste. Se placer en hauteur était toujours la bonne solution. John était habitué à ça : ça lui permettait d'avoir une meilleure vision des choses. Être en amont offrait la possibilité de voir plus loin, mais aussi de se sentir dominant. C'était une forme de sécurité pour le tireur d'élite. Être en hauteur lui conférait un sentiment de sûreté, et de puissance. Là, il était intouchable. Là, il était isolé. L'espace d'un instant, il était le maître du monde, le vent bruissant à ses oreilles et couvrant le bruit des vagues.
Bon, ok. Cette dune n'était pas bien haute. Mais suffisamment pour lui permettre de voir plus loin. Dans un premier temps, John n'avait rien vu d'autre que du sable à perte de vue, flirtant avec une étendue d'eau lointaine. Il s'était ensuite redressé, debout sur sa moto-jet. Et c'est alors qu'il la vit. L'épaisse fumée noire s'élevait, contrastant avec le bleu pure du ciel. Pensant d'abord à un feu de camp, le mercenaire cru qu'ils avaient enfin repéré le camp des swoopers. Puis il réalisa que la colonne de fumée était bien trop épaisse pour un vulgaire feu de camp. Quelque chose clochait...
John se retourna vers le convoi et fit signe d'avancer. Il n'eut pas besoin de donner une quelconque explication : la fumée était désormais visible de l'autre côté de la dune. Le tueur à gages put observer de la stupeur sur certains visages, de l'impassibilité sur d'autres. Les chasseurs de primes devaient se douter de ce qui s'était passé, et John n'allait pas tarder à le découvrir. Les véhicules se remirent en marche et le groupe se dirigea vers la fumée située un peu plus loin. Voyageant en tête, John fini par comprendre ce que signifiait cette fumée. Il maudit sa vivacité d'esprit, apparemment rouillée ! Le fameux gang traqué par DOnOs venait très probablement de faire des siennes.
Là encore, il avait vu juste. Le convoi s'arrêta et les Kwen mirent pied à terre. John fit de même. Face à lui, le mercenaire aperçut une saisissante fresque, incarnation du chaos. La fumée s'élevait toujours dans le ciel, s'échappant de cabanes en feu. Des cris de désespoir retentissaient de tous coins, pleurant l'unique mort de l'assaut qui venait d'avoir lieu. Des cris de rage étaient audibles, promettant de venger les villageois capturés. D'autres personnes, désordonnées, tentaient d'éteindre les feux, à l'aide de sceaux d'eaux. Certains, désespérés, se jetaient à l'intérieur de maisons en flammes afin de sauver quelques unes de leurs précieuses affaires. Mais, malheureusement, la plupart avait été emportée par les pillards.
Sans s'en rendre compte, John s'était avancé au milieu du village en feu. D'un œil vitreux, il demeurait témoin de la scène, l'idée d'intervenir ne lui venant même pas à l'esprit. Il était simple spectateur, comme derrière une vitre, isolé, éloigné de cette abomination qui se déroulait devant lui. Il n'entendait plus rien, vivait dans un autre monde. Il était choqué. Non pas par la cruauté de la scène qu'il était en train d'observer, non pas par l'horreur qu'étaient en train de vivre ces pêcheurs qui venaient de perdre familles et foyers. Non, ce qui le choquait, c'était qu'il n'éprouvait rien pour ces pauvres hommes. Ni pitié, ni compassion, ni besoin de les soutenir, ni volonté de vengeance. En fait, il s'en foutait. Il n'était pas concerné par tout ça. C'était des choses qui arrivaient, comme il en arrivait des milliers chaque jour dans cette galaxie. Ces villageois avaient juste été des victimes parmi tant d'autres. Un homme se jeta à ses pieds, le suppliant de participer à l'effort collectif. Machinalement, John le repoussa et continua sa marche.
Soudain, le mercenaire sembla revenir au présent. Il réalisa qu'il s'était éloigné du convoi et le vacarme assourdissant des sanglots et cris autour de lui reprit. Il eut un léger sursaut et regarda autour de lui. Lentement, le rythme de son cerveau reprit, entraînant la mécanique de sa réflexion. En supposant que ce soient les swoopers qui aient fait ça, ils ne devaient pas être bien loin. L'attaque avait été menée il y a peu, et les brigands étaient forcément dans les parages. Il réalisa que le pêcheur qu'il avait tenté de repousser un peu plut tôt, était toujours là à se lamenter. Ça permit à John d'avoir plus d'infos sur la situation : un dénommé Bub avait pillé le village et enlevé femmes et enfants. Le gars n'était pas certains que ce soit qui ait fait le coup, mais c'était le brigand qui sévissait le plus dans les parages. Cela expliquait la présence exclusive d'hommes dans le village brûlé.
À défaut de connaître la position du campement, les membres de la Guilde devaient faire vite s'ils voulaient retrouver les bandits. En traînant les esclaves, ils étaient forcément ralentis. C'était donc l'occasion de les rattraper. Ayant retrouvé sa vivacité d'esprit, John abandonna le pauvre homme et enfourcha sa moto-jet. Ardor Kwen, qui était lui aussi allé à la pêche aux infos, avait récolté les mêmes nouvelles : c'était bien les swoopers qu'ils cherchaient qui avaient fait le coût.
Le groupe se remit donc en route. Il n'était pas difficile de suivre dans le sable les traces des villageois traînés de force. Après plusieurs minutes à plein régime, une tâche au loin se dessina. Les Chasseurs de Primes commençaient à rattraper les pillards. Cette vision alimenta la motivation des membres de la Guilde, et John put voir l'un des Kwen le doubler. Tout le monde était bien décidé à leur faire payer ce crime qui s'ajoutait à leur longue liste. Au loin, se dessinait un campement, un vulgaire amas de tentes sur la plage. Visiblement, ce dénommé Bub partageait le goût architectural des Tuskeens.
Dans quelques instants, ils les auraient rattrapés.
Puis John distingua quelque chose au loin. Un campement se dessinait, sous forme d'un vulgaire amas de tentes sur la plage. Visiblement, ce dénommé Bub partageait le goût architectural des Tuskens. Décidément, les swoopers arrivaient déjà dans leur camp. Le tueur à gages ralentit l'allure de sa moto-jet. Peut-être valait-il mieux privilégier une attaque préparée à un assaut frontale comme ils étaient sur le point de faire. Il se tourna alors vers le side-car de DOnOs. Après tout, c' 'tait lui le patron!
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Post n°4
Auteur : LOm DOnOsD'abord la déception, le convoi s'était mis en route en direction des coordonnées communiquées par Jar et confirmées par Smith et Angel Of Death.
Hélas Bub n'était pas le chef de gang idiot et sur de lui comme LOm l'escomptait, celui ci avait déménagé son campement ailleurs et il n'y avait aucun indice de la nouvelle géolocalisation de camp de swooper.
Puis une fumée au loin attira l'attention du doyen ainsi que celle de la nouvelle recrue John Harvey, comme un seul homme le convoi se mit en ordre de marche en direction de la fumée.
A bord du sidecar Navigator le roi serra le poing en voyant le scène de désolation devant lui, le village de pécheurs avait été réduit en cendre et selon les premiers éléments les familles avaient été kidnappées par une bande de swoopers.
Bub! ça ne peut être que lui!
Ainsi le Nikto défiait encore davantage l'autorité royale, ou lieu de se faire petit suite a sa demande de rançon avortée, celui ci persistait dans ces opérations crapuleuses au détriment de la population Dantooinienne.
Certains pécheurs reconnurent leur souverain après tout les Gants n'étaient pas nombreux sur la planète et l’implorèrent de son aide afin qu'il leur rende leur famille.
A contrecœur, LOm promit qu'il allait tout faire pour sauver les femmes et les enfants de ce village, mieux encore il promit même que la Couronne Royale les aiderait à reconstruire le village.
Le doyen lut la désapprobation sur le visage de Bor'Sek, le Twi'leck était habitué a plus d'autorité et de froideur de la part de son Boss. Il valait mieux éviter de montrer des signes de faiblesse auprès de ses subordonnés. Le Gant se reprit.-Cherchez les traces et pas de prisonniers!
Il avait été inutile de donner de tels ordres, John et un frère Kwen s'était déjà lancé sur la piste du gang de gangster Laissant le village derrière eux le convoi de la Guilde se remit en route, un ou deux pécheurs virulents et armés de harpons étaient montés sur le skiff que pilotait Charly le petit astromécano. Bor'Sek n'avait pas protesté après tout plus on est de fou plus on rit comme disait un dicton chez le Cerberus.
Au bout de quelques minutes, les chasseurs de prime retrouvèrent trace des swoopers et surtout le camp de Bub.
LOm se leva de son sidecar pour observer le campement si on pouvait appeler ça ainsi, un amas de cabanes fait de bric et de broc, en son centre, les prisonniers avaient été rassemblés sous bonne garde.
Un assaut frontal était exclu, trop dangereux pour les Dantooiniens, la voix mécanique de Brelan le droid assassin retentit.
-Information: Mouvement au nord/
Le doyen tourna la tête et vit au loin une barge à voile se rapprocher du camp de Bub, ainsi les swoopers disposaient d'alliés et surtout d'un engin de taille capable de rivaliser avec les chasseurs de prime.
Prenant soin de ne pas être vu par les gangsters, le roi s'adressa à ses hommes.-Mr Harvey et les frères Kwen, vous allez récupérer les prisonniers en silence.
Une fois ceux ci à l'abri, on charge! Grodi tu passes en tête, il faut neutraliser la barge a voile en priorité.
Les autres on les couvre et pas de quartier!
Les ordres étaient simples et ne souffraient d'aucune discussion, tandis que les frères Kwen mettaient pied à terre, les autres vérifiaient leur armes.
Le char blindé passerait en tête bien évidemment, attirant ainsi le feu ennemi, puis le skiff et le sidecar de DOnOs entreraient également dans la danse une fois les otages à l’abri.
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Post n°5
Auteur : John Harvey
Alors que John attendait une quelconque indication du chef de la Guilde, ce fut le droïde assassin qui prit la parole. Et il n'avait pas tort : une barge à voile approchait bel et bien du camp de swoopers. Voilà qui ne promettait pas d'arranger les choses ! Puis les instructions furent données, et elles étaient claires. En gros, John et les Kwen devaient éviter de faire en sorte que le massacre tourne au vinaigre, et que le sang des prisonniers ne vienne entacher le délicat sable fin des plages de Dantooïne. Autant dire que ce n'était pas une mince affaire !
Le trio se déplaça discrètement vers le camp. John réfléchissait à toute vitesse afin de trouver une solution. Comment faire pour les sortir de là, sans attirer l'attention des gardiens ? Au sommet d'une butte avoisinant le camp, le petit groupe s'allongea dans le sable afin d'être le moins visible possible. Les trois hommes scrutèrent le campement. Ils devaient trouver un moyen de faire sortir les villageois. Ils étaient tous regroupés dans une espèce d'enclos gardé par trois swoopers. Des gémissements et des pleurs étaient audibles depuis le lieu où se trouvaient les prisonniers. Leurs geôliers, irrités, leurs demandaient de se taire, le plus souvent à coup de crosses.
Ils étaient trois et ils devaient éliminer trois gardes. C'était jouable, non ? Mais ils devaient faire attention, d'autres swoopers patrouillaient, faisant des allers et venues pour diverses raisons : passer d'une tente à une autre, communiquer un message, ou tout simplement bavarder avec l'un des gardiens. Ah ! Ils devaient faire vite, avant que les véhicules de la Guilde ne soient repérés, ce qui ne saurait tarder !
Avec un fusil de précision, les choses auraient été plus faciles, mais les Kwen étaient simplement équipés de simples fusils. Le mercenaire, lui, avait un S-5. Autant dire qu'ils ne pouvaient pas couvrir la fuite des villageois à distance. Ceci dit, il valait mieux que l'un d'entre eux reste en retrait afin de surveiller les opérations, tandis que les deux autres iraient délivrer les prisonniers. Mais concrètement, comment agir ? Une fois dans le campement, ils avaient toutes les chances de se faire repérer. Ils devaient trouver un moyen de faire diversion, bien que John se doutait que l'assaut des chasseurs de primes n'allait pas tarder à attirer toute l'attention des swoopers.
Tant pis, on fait avec ce qu'on a ! Le tueur à gages se tourna vers Aldor et dit :
-Couvre-nous.
Puis l'autre frère et John dévalèrent la dune afin de se rapprocher furtivement du campement. Ils se cachèrent ensuite derrière une tente à l'orée du camp, mais proche de l'enclos où les prisonniers étaient regroupés. Discrètement, le mercenaire se pencha afin d'observer les villageois. Un garde était occupé à calmer violemment des captifs, un autre parlait avec un swooper et enfin le dernier semblait faire un semblant de ronde. Les hommes de DOnOs devaient agir, mais en évitant d'affoler les villageois. Ceux-ci allaient probablement se mettre à crier, que ce soit par peur ou par soulagement.
Kwen et Harvey n'avaient pas le choix. Il fallait faire une diversion. Attirer l'attention de manière à ce que les gardes ne donnent pas l'alarme, mais à ce qu'ils quittent leur poste. Une idée germa enfin dans l'esprit de John. Les deux compères devaient neutraliser l'un des gardes afin de se retrouver en situation de force. Ensuite, il leur suffirait de mettre en joue les autres swoopers. Ceux-ci devaient certainement être très lâches pour servir ce Bub, et ils refuseraient de donner l'alerte au risque de se faire abattre par l'un des chasseurs de primes. À leurs yeux, leur misérable vie devait avoir plus d'importance que leur gang.
John fit signe à Kwen de faire le tour de la tente et de se tenir prêt à intervenir. Il vérifia ensuite qu'Aldor pouvait toujours les observer depuis sa position, ce qui semblait être le cas. La tâche discrète au sommet de la dune devait être la tête du chasseur camouflé. Le mercenaire fit signe, afin de signaler à l'homme isolé qu'il allait passer à l'action. Il devait attirer le garde vers lui. Jeter un caillou dans le sable ne semblait pas une bonne idée. Mais, incendier une tente paraissait bien plus judicieux. En fait, le petit brasier qu'il allait concocter permettrait d'attirer plusieurs gardes et de laisser l'enclos sans surveillance. Ce n'était peut-être pas le meilleur plan, mais au moins le plus facile à réaliser. En théorie...
Pour ça, il avait besoin de matériel. Un simple blaster ne suffisait pas. Il devait donc s'infiltrer dans la tente, mais l'entrée se trouvait face à l'enclos, donc bien gardée. À l'intérieur, il trouverait certainement son bonheur. John sortit son arme et s'approcha discrètement. Heureusement, tous les gardes étaient dos à lui. Rapidement, le tueur à gages se jeta à l'intérieur de la tente. Il espérait ne pas avoir été repéré, mais il entendit quelques exclamations étouffées de la part des villageois qui devaient se demander ce qui était en train de se passer. Pourvu que ça n'attire pas les gardes jusque là...
Le mercenaire n'avait pas de temps à perdre. Il examina rapidement la tente. Il avait de la chance ! John se trouvait dans l'abri qui faisait office de réserve. Il allait probablement trouver ce qu'il cherchait : de quoi enduire la tente afin de la rendre inflammable. Il ne mit pas longtemps à trouver un jerrican d'essence. Au moment où il s'en saisit, un swooper entra dans la tente. Avant même qu'il ne put dire quoi que ce soit, John n'écouta que son instinct et aspergea le brigand d'essence. Celui-ci, surpris, ferma les yeux et porta ses mains au visage, faisant un pas en arrière. Harvey en profita pour brandir son arme et tirer. Le laser qui sortit du canon atteignit les vêtements du swooper qui s'enflammèrent. Dans un cri, le Nikto gesticula et trébucha, tombant sur une caisse en bois. Bientôt, les flammes allaient se répandre à travers les objets présents et atteindre le tissu de la tente qui allait s'embraser à son tour.
Cela suffisait pour une diversion. Les gardes allaient accourir pour éteindre l'incendie et savoir ce qui est arrivé à leur camarade. Le seul problème était que John se trouvait encore à l'intérieur de la tente... Soit il sortait et l'alerte était donnée, soit il restait ici et il cramait. Ni une, ni deux, il se jeta au dehors. Au diable la discrétion ! Il tomba nez à nez avec des swoopers désemparés qui tentaient de maîtriser l'incendie. Malgré leur surprise, ils ne perdirent pas leurs bonnes habitudes. L'un d'eux, alors que ses compagnons partaient chercher des sceaux d'eaux, cueillit le mercenaire à l'aide d'une droite. John, ne s'attendant pas à une attaque aussi soudaine et puissante à la fois, se retrouva à terre. Alors qu'il mangeait du sable, Harvey se disait que la situation était en faveur des chasseurs de primes. Il n'y avait plus qu'un garde occupé à rouer de coups le tueur à gages. Cela permettrait aisément à Kwen d'évacuer les villageois.
Un tir de blaster attira l'attention du swooper. C'était Aldor qui venait à la rescousse du mecenaire. Celui-ci se releva tant bien que mal alors que le bandit devait éviter les tirs de sommation de la part du chasseur de primes. John agrippa son adversaire et lui adressa un coup de boule. Cette fois-ci, les rôles étaient inversés : c'était le brigand qui était allongé dans le sable, étourdi. Le tueur à gages ramassa alors son arme et acheva le gars d'un tir dans la poitrine et d'un autre dans la tête. Il leva ensuite les yeux afin d'examiner la situation. Aldor descendait la dune afin de venir secourir les deux autres chasseurs de primes. Son frère, en attendant, avait ouvert l'enclos et avait évacué bon nombre de villageois. Mais un tir de blaster attira l'attention de John : les swoopers arrivaient, armés et de mauvaise humeur. Ils avaient tiré dans la foule et un corps s'était effondré, touché.
Pourvu que DOnOs et les autres passent à l'action maintenant, la situation commençait à virer au drame ! Harvey s'approcha des villageois afin de les inciter à rejoindre Aldor au plus vite. Celui-ci avait finalement prit la tête du cortège. Dans la foule, John n'aperçut pas l'autre Kwen. Tant pis, pas le moment de s'occuper de ça. Il se mit à l'abri derrière la tente voisine à celle qui finissait de brûler et commença à tirer sur ses ennemis. Il devait limiter les pertes de villageois et tenir jusqu'à l'arrivée des autres chasseurs de primes.Les swoopers n'allaient pas tarder à devoir affronter deux groupes à deux endroits différents, divisant ainsi leurs forces.
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Post n°6
Auteur : LOm DOnOsLa tenaille de Gand...
Ainsi aurait on pu appeler la manœuvre para-militaire risquée que s’apprêtaient à exécuter les chasseurs de prime, le char Canderous, lancerait les hostilités usant de son lance missile à concussion et de son double canon blaster lourd, la cible prioritaire de l'artilleur étant la barge à voile qui venait d'apparaitre dans l'équation.Puis venant d'un autre versant, LOm et Brelan a bord de leur side car tenterait d'abattre le plus de swoopers possible afin de permettre à Harvey et aux frères Kwen d’évacuer les otages de la zone de combat.Le skiff de Bor'sek , engin le plus vulnérable du convoi prendrait, lui , à revers le camp des hommes de Bub.
Juché son sur engin, LOm observait les trois chasseurs de prime se faufiler dans le campement en direction des prisonniers, pour le moment ceux ci avaient fait preuve d'assez de discrétion pour ne pas Etre repéré.
Puis ce fut le feu d'artifice, un voyou , sortit d'une tente en hurlant tel une torche vivante, ce qui était le cas, puisque celui ci était ravagé par les flammes tout comme la tente, c'était sans doute un signal, le doyen vit un Kwen libérer les otages tandis que l'autre frère portait secours à Harvey, c'était donc le moment de passer à l'action. DOnOs leva en l'air son blaster RT-97C et une fumée épaisse se dégagea des moteurs a répulsion du char d'assaut, Grodi avait lancé son engn de guerre dans la bataille, un missile à concussion fila directement dans la coque de la barge à voile, secouant l'engin, qui s'éffondra dans le sable.
Le side car royal s'élança à son tour, LOm au guidon poussant les gaz tandis que Brelan dans la nacelle, tirait sur les swoopers avec précision grace à son reticule de visée, sur les instructions de son propriétaire il couvrait ses hommes qui se trouvaient au centre du camp.
Puis le skiff bondit hors d'une dune, le petit R2 naviguait comme un pilote de Podracer Bor'Sek à la poupe arrosait les gangsters avec sa mitrailleuse blaster encouragés par les cris des pécheurs qui se trouvaient derrière lui accrochés au bastingage.
La tenaille eut son petit effet, surpris, les swoopers ne pensaient qu'a une chose: fuir!
Les hommes de la barge à voile eux, couraient déjà en direction de la plage, tandis que tel une nuée de chauve faucon les moto jet partaient dans toutes les directions.
Avec plus ou moins de réussite, un des pécheurs ferra un gros poisson, en accrochant par le cou un biker Klatoonien avec son harpon, un autre fut abattu par un tir précis en pleine tête du droid HK.
Tandis que les frères Kwen exfiltraient les otages, le camp se vidait peu à peu de ses occupants, certains fuyaient, d'autres mourraient.
LOm stoppa son engin au cœur du camp et se dirigea directement vers la tente principale sans doute celle qui servait de Q.G au gang de Bub.
Le chef de bande en sortit tenant une vibrolame dans sa main, il grimaça en voyant le roi lui faire face tout en dégainant sa gaderfii.-Tes exactions sont terminées Bub, tu va subir Ma justice Royale!-Tu m'crois qu'tu m'fais peur la mouche! j'vais te saigner, comme j'ai saigné c'te pétasse.
Du coin de l’œil, le Gant vit une main de femme ensanglantée dépasser de l'ouverture de la tente, Bub avait fait au moins une victime, mais c'était sa dernière.
Sans autre forme de procès, le roi leva sa masse et chargea, fracassant le crane du Nikto éparpillant des morceaux de matière grise un peu partout.
Un cri déchirant le fit se retourner, un pécheur se précipitait dans sa direction, LOm serra un peu plus son arme dans ses mains prêt à abattre le villageois mais celui ci ignora le doyen et se rua dans la tente pour prendre le cadavre dans ses bras, c'était sans doute l'époux de la victime.
Le pécheur leva son visage vers le roi, LOm vit l'homme pleurer, comme il ne pouvait plus rien pour lui, il lui tourna le dos pour s'occuper de la suite des opérations.
La chasse était terminée, beaucoup de swoopers n'avaient pas survécu à l'assaut des chasseurs de prime et les trois pécheurs volontaires 's'occupaient' des prisonniers, le roi haussa les épaules après tout ce n'était que justice, ils avaient kidnappés leur femmes et enfants c'était normal qu'ils en paient le prix fort.
Bub était mort et son gang décapité , les quelques fuyards ne représentaient pas en danger, sans aucun doute ils avaient compris la leçon, de toute façon, le roi contacterait la milice locale pour qu'il leur donne la chasse.-Rassemblement!Les chasseurs de prime se regroupèrent autour de leur doyen a première vue, aucun blessé n'était à déplorer dans leur rang, seul un pecheur imprudent avait été tué, l'effet de surprise avait toujours du bon, surtout face à un adversaire désorganisé comme le gang de swwoper.Le pécheur veuf portait le corps de sa femme dans ses bras et s'approcha également, à la grande surprise de LOm il s'adressa à lui.
-Majesté, je n'ai plus de raison de vivre! laissez moi entrez à votre service!!
Le roi réfléchi, que pourrait il bien faire d'un pécheur, il se souvint que c'était ce même pecheur qui avait alpagué le swooper avec son harpon, il pourrait sans doute s’avérer utile au sein de la garde Royale.-Très bien, mon ami.
Enterre ta femme et présentes toi ensuite au palais, quel est ton nom?
-Je me nomme Modibyck.-Et bien Modibyck je parlerai de toi à mon chambellan.Le villageois, les yeux rougis par la tristesse alla déposer le corps de son épouse sur le skiff du désert , ses camarades vinrent le réconforter en lui tapant sur l'épaule et en lui promettant des funérailles digne de ce nom;
Spoiler : Spoiler
Puis le roi se tourna vers ses hommes plus précisément le nouveau venu.-Bien, je pense Mr Harvey que vous avez fait vos preuves.C'est sur ces saines paroles que se terminait la chasse aux Swoopers, LOm laisserait le soin aux pécheurs de bruler le campement de faire disparaitre les cadavres des gangsters, ainsi les plages de Dantooine seraient de nouveau calme jusqu’à ce qu'un autre Bub fasse son apparitionAlors qu'une épaisse fumée sortait du camp, le convoi des chasseurs de prime retournait à leur base...
Retournons à la base, j'aurai sans doute un travail pour vous.
En route!
Spoiler : HRP
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Post n°7
Auteur : John Harvey
Heureusement, DOnOs et les autres chasseurs de primes ne tardèrent pas à passer à l'action. Harvey entendit un son sourd puis un sifflement : le char d'assaut venait de tirer sur la barge. Le bruit de l'impact confirma sa thèse, alors que le projectile atteignait sa cible. Mais ce n'était pas le moment de philosopher.
Toujours abrité derrière sa tente, John veillait à ce que les swoopers ne s'approchent pas trop des villageois. Il se contentait de tirs de barrages, comptant plus sur les autres chasseurs pour éliminer les brigands. Rapidement, la confusion s'installa et ce fut un véritable chaos. Les hommes de Bub ne savaient plus où donner de la tête. Ils abandonnèrent l'idée de poursuivre les villageois, ce qui facilita la tâche des Kwen et de John. Le trio put ainsi escorter le groupe de prisonniers jusqu'à plusieurs mètres du campement, assez pour que les familles des pêcheurs soient en sécurité. Harvey fermait la marche, couvrant leur fuite. Lorsqu'il vit que les anciens captifs étaient en sécurité, il fit demi-tour afin d'aider les autres chasseurs de primes.
Mais ça n'avait plus d'importance. Alors qu'il allait se ruer dans la bagarre, afin de prendre part aux combats, il constata que ça n'était plus nécessaire. Les swoopers étaient en fuite, pourchassés par les hommes de DOnOs. Le roi, quant à lui, venait d'achever un Nikto, probablement le chef.
- Rassemblement! Cria-t-il.
En effet, c'en était terminé de ce gang. En quelques instants, les chasseurs de primes venaient de rayer ce campement de la carte. John, les frères Kwen et les villageois s'approchèrent du centre du campement, faisant la route qu'ils venaient de faire en sens inverse.
Ils assistèrent ensuite à l'intervention du pêcheur. Puis DOnOs se tourna vers John et déclara :
- Bien, je pense Mr Harvey que vous avez fait vos preuves. Retournons à la base, j'aurai sans doute un travail pour vous. En route!
Quel pouvait bien être ce travail dont le Gand faisait allusion ? D'un air pensif, John suivit les chasseurs de primes jusqu'aux véhicules. De toute manière, il n'allait pas tarder à avoir les réponses à ses questions. Alors qu'il allait enfourcher la moto-jet que le Gand lui avait confiée à l'aller, Jar annonça qu'il envisageait de la piloter, laissant à Harvey sa place sur le skiff du désert. Surpris, le tueur à gages n'en laissa rien paraître, mais accepta la proposition. Il se retrouva donc en compagnie du désagréable Twil'eck. Mais visiblement, John n'était pas le seul à avoir échanger sa place : un Rodien, celui qui dirigeait le char Canderous, en avait fait autant. Visiblement, il avait laissé sa place à quelqu'un d'autre. Au final, ils étaient trois à bord du skiff.
Sur un ordre de DOnOs, la troupe se mit en route, laissant derrière elle un campement en partie brûlé. Comme à son habitude, John s'était un peu isolé (autant qu'il l'était possible sur un tel véhicule). Il était content de ne pas avoir à piloter sur le trajet du retour. Ce n'était pas son fort, et il voulait se reposer tranquillement après ce qui venait de se passer. Le mercenaire s'assit donc contre le bastingage et regarda le paysage défiler.
Il glissa sa main dans son manteau afin d'en retirer une boîte de cure-dents. Il en saisit un et le glissa entre ses lèvres, au moment où Bor'Sek vint vers lui. John le regarda d'un air un peu buté, laissant comprendre que le Twil'eck le dérangeait.
- Alors, le nouveau. Je ne t'ai pas trop vu sur le champ de bataille ! Tu ne serais pas resté caché dans un coin, dis-moi ?
Harvey l'observa, toujours d'un regard dédaigneux. Il n'avait pas envie d'entrer dans son jeu. Décidément, Bor'Sek ne semblait pas trop l'apprécier. Mâchonnant son cure-dent, John reporta son attention sur le paysage de sable des plages Dantooïniennes. Il se contenta d'un petit :
- T'avais qu'à ouvrir l’œil.
- Justement, puisque t'en parle. J'aimerais t'y voir, toi. 'l paraît que t'es un tireur d'élite. Fais donc voir, un peu !
Surpris, John regarda le Twil'eck avec plus d'intérêt. Celui-ci poursuivit :
- Grodi, je prends les commandes ! Montre un peu ce que vaut un vrai chasseur de primes au tir !
Bor'Sek s'était tourné vers le Rodien. Harvey avait pu observer le fusil de précision de celui-ci. Apparemment, le dénommé Grodi était aussi un adepte du tir à distance. Celui-ci s'approcha et vint se mettre à côté du mercenaire qui, entre temps, s'était relevé.
- Bor'Sek n'a pas tort. Après tout, qu'est-ce que tu vaux au tir ?
Grodi prit son fusil et pointa le ciel. Tout en visant il dit :
- Compte jusqu'à dix. Et observe le résultat.
Un peu surpris, Harvey ne voyait pas trop où le Rodien voulait en venir. Mais il comprit vite. À haute voix, il se mit à compter :
- Un... Deux... Trois...
Deux tirs retentirent et deux oiseaux semblables à des mouettes tombèrent du ciel. Grodi continua sa chasse improvisée pendant le temps restant. En tout, il avait eu cinq bêtes. Il tendit ensuite son fusil à John et lança :
- A ton tour.
Le mercenaire se saisit de l'arme et l'observa un court instant. C'était un fusil un peu usé, mais qui semblait en très bon état de marche. La performance du Rodien en était la preuve. Ensuite, John regarda le ciel. Il était clair, et dégagé. Optimal pour viser, mais attention aux reflets du soleil, surtout avec la mer pas loin. Harvey prit une inspiration et cala l'arme contre son épaule. Il inclina la tête, ferma un œil et regarda dans la lunette, en direction du ciel. Il entendit la voix de Grodi, se mettant à compter.
Les secondes commençaient à défiler, mais cela n'impressionnait pas le tireur. Il se concentra et attendit de voir passer un oiseau dans son viseur. Il avait pu en voir un approcher avant de placer son œil dans l'alignement de la lunette. Dès l'instant où il l'aperçu, Harvey appuya sur la détente. Il ressentit le recul de l'arme alors qu'il entendait le tir partir du canon pour atteindre sa cible. Ça faisait un bon bout de temps qu'il n'avait pas utilisé un sniper, et ça lui avait bien manqué ! Il retrouva la sensation unique du prédateur observant sa proie et anticipant ses mouvements.
-... Cinq... Six... Fit la voix du chasseur de primes.
John devait se recentrer sur la situation. Plus de la moitié du temps était écoulé et il n'avait abattu qu'un seul animal. Ce n'était rien comparé à ce qu'avait fait Grodi. Mais il n'eut le temps d'atteindre que deux autres oiseaux avant que le Rodien ne récupère son arme. Même si Harvey savait que Bor'Sek n'allait pas retenir ses critiques, il se dit que ce n'était pas si mal pour quelqu'un qui n'avait pas tiré depuis six mois. Au moins, il n'avait raté aucune de ses cibles. Grodi eut un geste qui surpris John (et qui ne lui plut pas sur le moment). Le Rodien lui tapota l'épaule, d'un air respectueux. Le score de Harvey avait eu le mérite d'attirer le respect d'un des membres de la Guilde.
Quelques minutes plus tard, l'attroupement arriva au camp des chasseurs de primes. La mission était achevée et DOnOs était arrivé à ses fins. Il avait éliminé le gang de Bub. Repenser à ce qui venait de se passer rappela à John que le Gand l'avait convoqué dans son bureau. Quel travail pouvait bien l'y attendre ?
