Retour aux sources pour un dernier Adieu
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Post n°1
Auteur : Super PNJDans le vide sidéral, une déflagration muette retentit, et un vaisseau, de type Ebon Hawk, sortit de l’hyperespace. Dans le cockpit, un homme et une femme contemplèrent un instant la vue qui s’offrait à eux. L’homme se tourna alors vers l’arrière et appela :
-Eyh ! Les mecs, venez voir un peu ça !
De l’arrière du vaisseau, deux autres personnes gagnèrent le cockpit, deux hommes, un d’âge mûr, l’autre beaucoup plus jeune.
En face d’eux, à travers la vitre, s’offrait effectivement un spectacle remarquable, et capable même, peut-être, de dissiper la morosité du jeune homme :
Contre le noir de l’espace, une planète, noire elle aussi, mais constellée de points de lumière, brillait et approchait rapidement. (Oui, bon, d’accord, c’est plutôt le vaisseau qui approchait de la planète, mais !... Connaissez-vous le mouvement apparent du Soleil ? Ben c’est pareil !)
-Coruscant, murmura Tilly.
La maître Jedi était originaire de la planète capitale, et y avait passé la plus grande partie de sa vie, avant que l’Ordre n’en soit chassé.
Aujourd’hui, pour la première depuis l’avènement de l’Oméga, elle y revenait. Pour elle, plus que pour n’importe quel autre Jedi, Coruscant était la maison.
Elle se tourna néanmoins vers Søren :
-Nous allons regagner le temple Jedi, ou ce qu’il en reste. Là, nous préparerons les funérailles de ton maître. Ensuite, nous déciderons du meilleur moyen de terminer ta formation. D’autres Jedis sont déjà sur la planète, et certains sont en route. Quand tout sera prêt, maître Utini aura des funérailles dignes de lui.
Liam se contenta de hocher la tête. Kurt lui, était concentré sur la manœuvre d’approche. Il rappela d’ailleurs à l’ordre sa copilote, qui oubliait ses devoirs.
Temple de Coruscant, quelques heures plus tard.
Le vaisseau s’était posé sans encombres, le petit groupe avait décliné son identité au service de sécurité, et avait pu gagner tranquillement le Temple.
On pouvait deviner l’émotion des trois forceux. Pour des raisons différentes, ils avaient tous trois des raisons d’être émus.
Au milieu de tout ça, Kurt était le seul à rester impassible, et toujours hautement professionnel.
Une fois dans le Temple lui-même, par contre, l’ancien renégat (qui n’avait pas encore tout à fait décidé de ce qu’il allait faire maintenant que la République était réinstaurée) dû tout de même laisser place aux deux maîtres, qui connaissaient les lieux et savaient quoi faire. Kurt se posta à l’entrée de la grande salle (dont la moitié des murs manquait) qu’ils avaient rejointe, et regarda les autres s’agiter.
-Bon, Søren, nous sommes ici dans l’une des anciennes salles de rassemblement du Temple. On y célébrait autrefois les rites funéraires pour nos frères morts. Nous allons renouer avec cette tradition. Mais il va nous falloir quelques petites choses. D’abord, il y avait ici avant un bûcher, il a disparu, il va falloir qu’on en trouve un autre, ou quelque chose qui puisse faire office de…
-Ça ressemble à un grand sarcophage de pierre, interrompit Tilly.
-Maître Utini a rejoint la Force, en lui rendant ce dernier hommage, nous saluerons son sacrifice et sa vie passée au service de la paix et de la justice, et nous lui permettrons de reposer en paix au sein de la Force. Mais nous devons d’abord rassembler ce qui est nécessaire pour sa crémation. Si tu préfères te recueillir auprès de ton maître, nous nous occuperons du reste, sinon, tu peux nous accompagner. Ça te fera découvrir le Temple. La demeure ancestrale de l’Ordre.
Pendant ce temps, un autre vaisseau approchait de Coruscant, avec à son bord d’autres Jedis. Alors que leur avenir au sein de la République restait en suspens au Sénat, alors que leurs représentant sous la coupole, Maître Craig et le chevalier Daï-Tan, fêtait la fin de l’Empire Sith avec le nouveau Chancelier et les Sénateurs, l’Ordre savourait cette liberté qu’ils avaient perdue depuis trop longtemps, celle de circuler à travers la galaxie sans risquer de se faire arrêter ou abattre.
Pour en revenir aux représentants de l’Ordre au Sénat, ils avaient été avertis de l’arrivée de l’Ebon Hawk et de la cérémonie qui se préparait au Temple. Ils rejoindraient leurs confrères dès la fin de la soirée organisée par Shar’kan Nocturna.Spoiler : HRP
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Post n°2
Auteur : Soren InadaïLe Temple. Soren frissonna rien qu'à sa vue et un faible sourire nerveux s'était esquissé sur ses lèvres. Il y avait bien longtemps que le jeune Padawan n'y était pas retourné, exactement depuis sa formation de novice. Il se souvenait parfaitement de ces exercices basiques mettant à l'épreuve la maîtrise de la Force, il se remémorait aussi ces moments où il apprenait à manier une vibrolame inoffensive version miniature. C'était il y a longtemps. La guerre était passée par là…
Les Sith et leur soif de pouvoir, les Sith et leur haine, les Sith et leur intolérance. S'il y avait bien un argument pour prouver que l'Ordre Jedi et l'Ordre Sith était deux Ordres ecclésiastiques, c'était bien le fait que chacun se tapait dessus au nom de la juste pensée de l'un ou de l'autre. Des sortes de croisades des temps modernes où Coruscant semblait être la Terre Sainte. Il s'agissait plutôt de la Terre du Pouvoir... Mais Soren ne voyait guère son Ordre comme un mouvement totalement religieux malgré lles nombreuses règles quasi monastiques qu'on lui imposait. Il appartenait à un courant idéologique et philosophique, un courant défendant la justice et la paix avant tout ! Son Ordre était une organisation de l'évolution de la pensée et abritait en même temps des Gardiens de la Paix galactique. Malheureusement, pour Soren l'Ordre avait failli à sa mission et sa défaite face aux Sith ici-même sur Coruscant fut le début d'une débâcle sans précédent, si bien que les Jedi semblaient avoir été totalement éradiqués de la Galaxie. C'était sans compter sur ces brillants Maîtres de l'Ordre qui surent comment se reconstruire. Oui, se reconstruire mais au prix forcé d'une action clandestine, secrète et trop peu efficace.
La République était là désormais, et depuis le vaisseau qui se dirigeait droit vers le Temple, Soren pouvait apercevoir le Sénat. Ce lieu où l'Empire s'était écroulé, réduit à l'état de miettes. L'avenir semblait meilleur pour l'Ordre, et sa liberté, totale. Le Chancelier préconisait l'indépendance de celui-ci et dans cette décision, il y avait du bon, comme du mauvais, Soren n'était ni pour ni contre, il était d'abord pour l'efficacité.
Le petit groupe qui venait de Dromund Kaas entrait dans l'ancien Temple Jedi et l'émotion submergea soudainement Soren. Transporter le corps de son ancien Maître n'était pas une chose facile, encore moins dans un lieu aussi important dans la mémoire collective des Jedi. Le jeune homme poussa un profond soupir et se força à contenir ses émotions. C'était sa aussi, d'appartenir à l'Ordre, le contrôle de soi, toujours le contrôle de soi…
Tilly, Kurt et Liam rentrèrent les premiers dans une petite salle destinée aux rites funéraires Jedi. Soren prit alors l'initiative de poser le corps d'Uttini sur la vaste dalle de pierre qui se tenait au centre de la pièce en ruines. Alors que ses compagnons lui proposèrent deux options : chercher de quoi initier le rite, ou méditer, le jeune homme choisît la seconde.
- Je préfère rester ici, et penser, fit-il doucement. Cependant j'ai une question bête… L'Ordre est-il au courant ? Il y a t-il des membres du Conseil ou bien des Maîtres qui viennent assister à la cérémonie ?
Après la réponse des deux Jedi qui désormais s'étaient lancés à la recherche de ce qu'il fallait pour la crémation, Soren s'agenouilla devant la grande dalle de pierre et ferma les yeux. Intimement, seul, le Padawan honora la mémoire de son Maître, ayant rejoint la Force dans un de pires endroits de la Galaxie pour un Jedi. Sur ces pensées obscures, dans une culpabilité absolue, Soren s'enfonça au plus profond de son esprit, au coeur même d'une méditation tourmentée. -
Post n°3
Auteur : SenaraSpoiler : HRP
Il fait nuit. Il fait nuit mais le monde capitale de la république ne dort pas. Coruscant ne dort jamais vraiment. Et la nuit n'y est jamais noire.
Les lumières de la ville trouble le ciel, mais elles n'atteignent pas les tréfonds des ruines du Temple Jedi.
Là, dans une petite chambre encore intacte, une silhouette immobile depuis des jours frissonne, semble s'éveiller d'un long sommeil. Ou d'une transe mystique.
Des yeux verts s'ouvrent sous une masse de cheveux roux, dont certaines mèches folles descendaient devant un visage fin, qui n'avait pas encore tout à fait perdu sa rondeur enfantine.
Une larme solitaire avait, à un moment, roulé le long d'une joue et y avait tracé un sillon triste.
Pourtant, dans les yeux verts qui se rouvraient au monde, on ne lisait aucune tristesse, au contraire, un espoir qu'elle n'aurait pas bien su expliquer avait envahi Senara au moment où elle se décidait à s'éveiller.
Elle tendit sa conscience autour d'elle, repéra très vite maître Craig dans l'ancienne salle du Conseil.
Depuis leur arrivée sur Coruscant, les deux Jedi, aidés des quelques autres qui avaient trouvé refuge ici, ou qui y passaient entre deux missions de l'Ordre, avaient entrepris quelques réparations. Rien de bien épatant, ils manquaient de moyens, de matériaux et de compétences. Par contre, ils avaient du temps devant eux. Surtout quand le Chancelier était tombé malade. Les instances de la République s'étaient alors concentrées sur les urgences, et l'Ordre n'en faisait visiblement pas partie.
Après la première séance sénatoriale de la toute jeune République, séance qui avait entériné la séparation des Jedis et du nouveau régime (à l'encontre des souhaits de l'Ordre), Senara Daï-Tan, récemment nommée chevalier et Levi Craig, maître de l'Ordre, étaient malgré tout restés sur Coruscant, tentant de négocier encore et encore avec la République, apportant conseils et avis les rares fois où on les sollicitaient, et surtout, créant un nouveau point de ralliement pour tous les Jedis perdus à travers la Galaxie suite aux purges de l'Empire Sith. Et plusieurs étaient venus, qui avaient été discrètement redirigés vers Endor. D'autres, moins nombreux étaient restés, pour des raisons diverses.
Les pensées de Senara dérivèrent vers Endor. Les grands arbres de la lune forestière lui manquaient. Elle qui avait passé les premières années de sa vie dans un vaisseau errant à travers l'espace, elle qui l'avait quitté pour le Temple de Coruscant et sa jungle urbaine, puis pour les plaines enneigées et venteuses de Hoth, elle avait découvert tardivement la beauté de la nature et en avait été émerveillée.
Et pourtant... et pourtant l'Ordre pouvait difficilement rester sur Endor, elle en était persuadée, sauf à conserver ce camp secret comme une base arrière toujours secrète. Mais, maintenant, chassé de la République, l'Ordre allait devoir trouver un nouveau foyer, un monde qui l'accueillerait et lui permettrait de rayonner à travers la Galaxie comme le phare de paix et de justice qu'il aspirait à être.
Au milieu de ces profondes réflexions, Senara s'était levée et avait quitté sa chambre, elle déambulait maintenant dans des couloirs déserts et délabrés, laissant traîner sa main le long des murs en cheminant.
Un nouveau Temple, un nouveau départ, une nouvelle place au sein de la Galaxie. Et un adieu à Endor. Ou au mieux, un long au revoir.
Tout d'un coup, la petite Jedi en avait assez de la ville-planète, elle voulait revoir les arbres, se promener dans la jungle. Elle avait l'intention de rejoindre maître Craig et de lui faire part de ce désir. Pourtant, arrivée à un couloir qui menait aux anciens jardins du Temple, laissés à l'abandon devant les réparations plus urgentes nécessaires, Senara marqua un temps d'arrêt. Une autre présence se faisait ressentir dans lesdits jardins.
Elle hésita. Un moment. Puis bifurqua vers l'extérieur. Dans les jardins, elle retrouva un novice de l'Ordre qui était venu sur Coruscant pour un dernier adieu à son maître, et qui n'en était plus reparti. Sa formation s'en était retrouvée quelque peu stoppée. C'était dommage. Et c'était aussi pour faire face à ce genre de problèmes qu'il fallait un nouveau temple officiel à l'Ordre.
Elle avança dans le jardin sauvage. S'arrêta, hésita encore puis combla les derniers mètres et prit la parole :
-Bonsoir... Soren, n'est-ce pas ?
Cela faisait plusieurs jours qu'elle n'avait parlé à personne, et le son de sa propre voix lui parut étranger.
La conversation qui s'engagea fut dans un premier temps hachée, les deux jeunes Jedi ne se connaissaient pas encore bien, malgré le temps passé dans les ruines, et Senara, qui n'avait jamais été très bavarde, s'était encore plus renfermée après la Forge.
Pourtant, finalement, elle fit part à Soren de sa volonté de rejoindre Endor, et lui proposa de l'accompagner, pour reprendre là-bas sa formation.
La voix de maître Craig retentit soudain à travers le Temple.
-Senara, un message pour toi. En salle de communication.
L'interpellée fronça les sourcils, étonnée. Puis, en s'excusant auprès de Soren, elle se leva et se dirigea rapidement vers la fameuse salle de communication (une des premières à avoir été réparée).
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Dans la salle de communication, elle retrouva Levi Craig, qui tentait de garder un air impassible. Mais cela ne trompait pas la Lorrdienne qui pouvait lire son étonnement. Mais c'était plutôt un étonnement heureux, ce qui était un bon signe.
Elle s'approcha de la console et enclencha la lecture du message.
Contrairement à maître Craig, elle n'essaya même pas de cacher sa surprise et sa joie en entendant le début du message.
Bertrolen Gil'ead, un peu plus âgé qu'elle avait accompagné ses premiers pas d'ans l'Ordre. Il était porté disparu avec son vaisseau depuis la Forge, et son retour était pour le moins inespéré.
Elle réécouta le message une deuxième fois, pour être sure de ce qu'elle avait entendu, et pour se donner un temps de réflexion, puis elle s'adressa à Maître Craig.
-Maître, je souhaite partir à la rencontre de Bertrolen, puis le conduire sur Endor. Nous ne pouvons pas vraiment courir le risque de lui communiquer l'emplacement du Temple là-bas par un message qui pourrait être intercepté, et... de toute façon, je souhaitais y retourner. Je pensais que je pourrais emmener Soren aussi, il aura plus de chances de continuer sa formation là-bas qu'ici.
Et puis... je pense que je ne suis pas très utile ici, pour le moment. Vous pourrez toujours me rappeler si les choses changeaient.
-Ma foi, c'est sans doute le meilleur moyen pour ramener le chevalier Gil'ead parmi les nôtres. Et si le jeune Soren est d'accord, il peut partir avec vous. -
Post n°4
Auteur : Soren InadaïIsolé dans une salle qui témoignait de l’abandon du Temple Jedi à la jungle urbaine de la Capitale, Soren, les yeux clos, s’était enfermé dans une méditation silencieuse. Si quelques faibles faisceaux lumineux émanant de l’étoile du système Coruscant pénétraient par les ouvertures que possédait la salle vers l’extérieur, une obscurité légère et agréable régnait sereinement au sein de la vaste pièce où on n’entendait que les petits cris du vent s’engouffrant dans le bâtiment mythique de l’Ordre. Le jeune apprenti était assis en seiza, les genoux au sol, les jambes disposées sous les cuisses où il avait posé ses mains et les fesses sur les talons. Immobile dans cette ambiance austère, Soren pensait, méditait sur les enseignements qu’il avait reçus, et ne cessait presque jamais de le faire. Le garçon aimait apprendre, sans doute parce qu’il avait des facultés exceptionnelles d’apprentissage intellectuel lié à une présence de la Force relativement peu commune en lui. Ainsi se plaisait-il à réfléchir, discuter d’un sujet toujours dans le calme et la sérénité tout en remettant en question régulièrement ses propres conclusions. La philosophie Jedi lui plaisait parce qu’encadrée dans des principes, parfois discutables, mais qui étaient bénéfiques à la production de réflexions et d’idées au sens large du terme. Il se plaisait de lire les enseignements du passé bien que tous ne purent survivre à la Grande Purge. D’ailleurs, cette pensée inonda soudainement son esprit. Pris de stupeur, et comme s’il ne pouvait contrôler sa production intellectuelle lui rappelant un passé sombre et malfaisant, le jeune Jedi ouvrit brusquement les yeux tout en serrant son pantalon fermement de ses deux mains, parcouru d’un intense frisson depuis la nuque jusqu’aux reins.
Soren soupira, conscient qu’il s’éloignait trop souvent des sujets de sa méditation. Les Maîtres avaient raison (comme souvent d’ailleurs) : la pensée négative, celle qui évoquait le mal, la douleur ou le désir comme celui de vengeance, ne pouvait mener à rien de bien constructif mais bien à son contraire. Or, qu'est ce que la destruction ou le simple désir de faire le mal pouvait bien accomplir de positif ? Assouvir un désir, servir des passions dévastatrices ne pouvaient mener à rien, si ce n’est à la fin de soi-même et donc à son autodestruction. Cependant Soren pouvait-il ou était-il capable de pardonner les crimes perpétrés par l’Ordre Sith ? Pouvait-il ne pas leur en vouloir ou échapper à toute volonté de venger l’Ordre victime des horreurs de ces brutes ? Le revoilà à nouveau perdu dans le dédale de son esprit… Agacé – sans doute parce que cette question était encore pour lui un peu trop délicate à traiter – le garçon au sabre violet se leva, décidé à prendre l’air dans un des jardins du Temple.
Les mains dans les poches, le natif d’Atzerri parcourait les couloirs plongés dans une obscurité légère et reposante. Le lieu de vie, de culture et de paix qu’était autrefois le Temple Jedi de Coruscant ressemblait désormais à un bâtiment fantôme, démuni de son âme et abandonné à l’usure du temps malgré les travaux. Le balcon à colonnades où il se trouvait était clairement beau et élégant, il le fut sans doute encore plus agrémenté de la vie de l’Ordre, des chevaliers qui discutaient, des novices qui courraient jusqu’à la prochaine entrée demeurant encore trop jeunes pour aspirer au calme et à la paix, des maîtres imposants de leur savoir, de leur technique au sabre laser et de leur maîtrise raisonnée de la Force. Soren rêvait d’un Ordre Jedi libre, gardien de la paix et faisant naître des vocations auprès des jeunes et des moins jeunes. Il regrettait cette distance prise avec la République et par elle, tout en se disant qu’à défaut d’amener la sérénité dans un régime politique démocrate, l’Ordre préservera la paix dans la Galaxie en tant qu’entité libre de ses choix, de ses actes et de son destin.
Ses pas résonnaient dans le grand escalier menant au jardin qui sans doute avait dû perdre de sa superbe depuis le temps. Il avait fini par y arriver au final et effectivement, comme s’il ne s’en doutait guère, il fut déçu du résultat. Il ne restait définitivement plus grand-chose du bâtiment qu’il avait connu jadis. Juste une carcasse vidée de son âme par l’Empire du mal. Soren lâcha un soupir qu’il avoua intérieurement être un soupir de désespoir. L’Ordre était-il capable d’avoir demain la même influence positive sur l’Univers et sur l’Histoire qu’il avait eu hier ? Le jeune homme n’avait pas de réponse à vrai dire… La Purge avait fait très mal, et la clandestinité incitait moyennement à l’engagement. Mais aujourd’hui les choses commençaient à changer et son optimisme lui commandait de répondre oui à sa propre question.
Tout à coup, les sens du garçon s’éveillèrent, ressentant par le biais de la Force une présence dans les proches parages. Au même moment, l’obscurité s’épaississait, la nuit tombant sur la Capitale, vite compensée par les milliards de lumières qui baignaient Coruscant dans une sorte de jour permanent. Conformément à ce qu’il avait ressenti, une jeune femme apparut à l’entrée des anciens jardins du Temple, petite par la taille, mais flamboyante par la coiffure. Soren était nettement plus grand qu’elle, il se demandait même si celle-ci n’était pas plus jeune que lui. La demoiselle semblait hésiter s’agissant de le rejoindre et d’entamer une conversation, peu importe soit elle. Le garçon lui adressa alors un léger sourire se voulant rassurant puis après un bref moment, elle prit la parole lui demandant confirmation de son nom.
- Oui, je suis Soren Inadaï, acquiesçât-il, j’étais le padawan de Maître Utini…Il n’était pas inutile de rappeler les raisons pour lesquelles Soren était resté dans le temple. Son Maître avait été inhumé il y a peu, dans la plus totale intimité d’ailleurs. Le jeune garçon lui avait fait un dernier adieu avant de méditer sur les enseignements que celui-ci lui avait transmis au cours de sa formation. Il n’en résultait que du positif au final, et tant mieux. Son devoir était de continuer sa progression au sein de l’Ordre. Non pas une progression hiérarchique, mais intérieure.
A peine Soren et Senara avaient entamé les présentations qu’une voix résonna au loin pour la prévenir qu’un message lui était adressé en salle de communication. Le jeune homme la suivit, retrouvant par ailleurs Maître Craig qu’il ne remercierait sans doute jamais assez de l’avoir sorti de l’enfer de Dromund Kaas quelques temps auparavant. Le message adressé à la Jedi en tout cas la fit sourire. Enfin quelque chose de positif, du moins pour elle. Mais à la simple évocation de retrouver le temple sur Endor, Soren ne put s’empêcher lui aussi d’afficher un sourire radieux, heureux de rentrer à la maison malgré l’ardent désir de retrouver un véritable Temple Jedi ailleurs, sur une planète où il se sentirait bien, symbole de la fin de leur clandestinité. Les Jedi pouvaient aujourd’hui compter sur des gens pour les défendre, il était sans nul doute temps de passer à une nouvelle ère.
- Je serais ravi de vous accompagner, dit-il toujours ce sourire aux lèvres.
Cela posé, Soren allait partir à la rencontre du chevalier Gil’Ead qui malgré la convivialité du temple sur Endor, n’avait jamais eu l’occasion de le rencontrer avant d’effectuer son retour sur la lune forestière. -
Post n°5
Auteur : SenaraAinsi, c'était décidé, Senara et Soren allaient quitter Coruscant et rejoindre Endor. Après un petit crochet pour récupérer un chevalier longtemps perdu.
Tout cela alors que les choses bougeaient à nouveau dans la Galaxie. Le Chancelier était sorti de son coma, des troubles agitaient la CSI et on murmurait que des Siths en seraient la cause, Les vestiges de l'Empire se réorganisaient . Et au milieu de tout cela, l'Ordre semblait assoupi, inactif.
Senara savait que c'était faux, mais elle était parfaitement consciente que pour la grande majorité des gens, les Jedi étaient devenus un mystère, voire un mythe. Et cela n'était pas bon. Elle en avait discuté avec maître Craig, et comptait bien transmettre leurs inquiétudes communes au Conseil sur Endor.
En attendant, il avait fallu préparer le voyage : vérifier l'Ebon Hawk qui était, heureusement, toujours à sa disposition, rassembler les quelques affaires qu'elle emmènerait, tracer un plan de vol avec les coordonnées transmises par Bertrolen, veiller à ce que tout soit en ordre dans le Temple et avertir les quelques personnes au sein de la République qui se souciaient encore des Jedis.
Enfin, le grand moment était arrivé. Senara avait dit au revoir à maître Craig, et s'était embarquée avec Soren direction le système de Sullust.
HRP : suite ici