Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Trent Kith

    Spoiler : Précédemment
    http://star-wars-rpg.soforums.com/t5158-L-attaque-des-ruines.htm


    La canonnière se stabilisa puis entama sa descente sur l’une des plates-formes de la garnison militaire de Coruscant, en attendant que les quartiers de l’Armée soient placés ailleurs. Le transporteur offensif se posa sur le sol métallique et l’escouade Python 23/3 débarqua avec ses deux prisonniers.

    Le lieutenant Kith menait la marche, tenant toujours une compresse sur son cou, et s’avança, blaster en bandoulière vers un petit groupe de troopers et un officier qui les attendaient.


    - Lieutenant Kith, je suis le capitaine Rajoo, déclara l’officier aux tempes grisonnantes.
    Je suis chargé de récupérer vos prisonniers.


    - Je vous les remets avec joie mon capitaine. Ils sont tous les deux blessés, mais légèrement. Je pense que vous pourrez les cuisiner comme il le faut.

    - Bien. Cependant on m’avait signalé qu’un troisième individu avait tenté de s’introduire sur le site…

    - Affirmatif monsieur, mais il a été gravement blessé lors de sa fuite. Ils l’ont directement conduit à l’hôpital.

    - Tout est en ordre alors. Bon retour lieutenant, et essayez de soigner rapidement cette blessure, ça risque d’empirer.

    Trent hocha la tête, et fit un petit sourire. Les deux officiers saluèrent, et Kith s’en retourna avec son unité vers les baraquements principaux, tandis que le capitaine Rajoo et ses hommes faisaient avancer les deux intrus, à la mine penaude.

    Le lieutenant s’arrêta sur une rambarde de sécurité, et observa les alentours de la garnison, vaste espace dégagé lui donnant une vue superbe sur la ville-planète. Ses troopers le dépassèrent et continuèrent vers les habitats militaires. Son cou le lançait quelque peu, mais il n’y prêta pas trop attention, préférant garder son regard sur les cieux obscurs, mais tout de même éclairés, de Coruscant.

    Une vie de service, de devoir, qu’on lui a inculqué dès sa formation à l’Académie impériale. Les devoirs de sa charge l’appellent, et l’appelleront toujours. Face à cette immensité de béton, de métal et de lumière, Trent y pense soudainement. Sa charge. Une maîtresse à laquelle il s’est enchaîné de plein gré, pour fuir son monde sans issue. Exigeante et impitoyable, certes mais cohérente. Et cette certitude est porteuse d’un seul réconfort qui parvient à faire oublier tous ces morts derrière lui, tous ces ravages. Sa charge ne demande jamais plus qu’on ne peut lui en donner, puisqu’elle demande toujours tout.

    Le lieutenant se redresse, et enlève son casque une fois de plus abîmé en soupirant. Lentement il se dirige vers les baraquements, pensif, tandis qu’au loin une autre canonnière part pour quelque part.   

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Super PNJ

      La main sur le front le capitaine Rajoo regarda la canonnière s’élever dans les airs après avoir livré ses deux colis, a son bord le lieutenant Kith et son escouade.
      La responsabilité des prisonniers lui revenait dorénavant, avec l'amnistie républicianes du au changment de regime certains prisonniers avaient pu quitter légalement le P-Break mais les détenus les plus dangereux étaient resté sur place.Mais peu à peu la chancellerie avait envoyé des détenus, si l’oiseau ne faisait pas non nid petit à petit sa cage se remplissait.

      Les lourdes portes en duracier renforcés se refermèrent sur les deux derniers venus, un humain et un Tria'ni. Les droids de surveillance se tournèrent vers les arrivants, tandis qu'on les emmenait à l'intérieur.

      Dans un couloir, le droid protocolaire se préparait à l'enregistrement des nouveaux détenus.
      Il allait enregistrer les empreintes rétiniennes et leur ADN grâce à ses capteurs internes.

          -Vos  noms et origine si dans votre grande amabilité vous aviez la  possibilité d'apporter une contribution à ma demande cela me ferait  grand plaisir/

       
              -Jadek du secteur 4892

      -Pak de Trian
          -Enregistrement terminé.
      Détenu Jadek : matricule A-25601/
      Détenu Pak: matricule A-25602/


      Sans ménagement on poussa les deux prisonniers vers l'Aile est , la zone la plus sécurisée du P-Break, ces deux la s'étaient introduit dans l'enclave Sith malgré la sécurité renforcée, il faudrait donc les tenir à l’œil...

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        Le Chroniqueur
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Super PNJ


        Chevalier FROOME
              
         


        Dans sa cellule, Froome méditait, la République ne badinait pas avec les prisonniers dans son genre, il l'avait placé à l'isolement depuis son incarcération et surtout il lui avait fixé un collier d'un genre particulier. Son geôlier lui avait expliqué que le collier analysait le taux de medichloriens dans le sang en cas de modification anormale du taux, ce collier envoyait une décharge capable d’assommer un rancor. Bien sur l'ex commandant  ne l'avait pas cru et en essayant d'utiliser la force, il avait embrassé le sol violemment avant de sombrer dans l'inconscience.Son geôlier lui avait aussi expliqué que le collier contenait une puce GPS et un peu d'explosif, pas beaucoup certes mais suffisamment pour détacher sa tête de son cou. Cette fois Froome l'avait cru sur parole et n'avait jamais essayé de quitter l'aile de détention ou il était affecté.
        S'il ne pouvait utiliser physiquement ses pouvoirs, il ressentait toujours via la Force, il sentait la colère de ses co-détenus, la violence, la mort lors de règlement de compte mais surtout la prison était inondée de désespoir, un lieu idéal pour le coté obscur.

        Mais ces derniers temps d'autres sentiments prédominaient chez l'ex chevalier...
        Depuis peu et grâce à un gardien corrompu il avait le droit d'être mélangé à d'autres détenus pour sa promenade journalière.
        Bien évidemment le fait de porter un collier explosif décourageait toute tentative de contact quel qu’ils soient, chaque détenu connaissait Froome de réputation et surtout connaissait les conditions de sa détention.
        Pourtant un jour pas comme un autre, un détenu vint lui réclamer une cigarette,  , non fumeur il avait décliné, mais il avait bien senti que ce n’était pas la seule raison de la présence.
        Un geste discret mais efficace, le fumeur avait glissé un morceau de papier dans l'uniforme orange du chevalier, après la promenade, Froome avait lu le message une fois dans sa cellule dans l'angle mort de sa caméra de sécurité.



        Tenez vous prêt...






        Froome ressentit une forme d'excitation, un sentiment qu'il n’avait pas partagé depuis longtemps, depuis son incarcération en fait ou il avait été privé de tout contacts. Il fut un peu déçu ne lisant le message: Trois simples mots. Ni plus, ni moins, c'était un message du genre énigmatique, sans doute aurait il d'autres message pas la suite, mais se préparer à quoi? a qui? était ce un  avertissement? une menace?
        Le chevalier n'en savait rien, il lui faudrait faire preuve de patience.

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          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Super PNJ

          Même s'il n'avait jamais vraiment délaissé les exercices physiques, le chevalier avait accéléré son activité sportive dernièrement. De la musculation, des étirements et beaucoup de méditation, ce mot énigmatique avait eu une bonne influence sur son moral, même s'il n'avait pas été condamné à perpétuité, il se voyait mal passer ses prochaines années dans sa cellule avec son bijou préféré et explosif.
          Il ne comprenait toujours pas pourquoi il avait été autorisé à la promenade avec les autres détenus mais il appréciait grandement cette bouffé d'air frais, plusieurs fois un détenu différend venait lui demander une cigarette ou un service, à chaque fois le chevalier déclinait la proposition et à chaque fois on lui faisait passer quelques choses.
          Après le message à trois mots , on lui remit un petit fil d'acier, le jour même il avait eu beau le tourner dans tout les sens, il ne comprenait toujours pas ce qu'on attendait de lui. Une semaine plus tard on lui remit une sorte de plan, enfin une moitié, le chevalier n'était pas un expert mais c'était clairement un appareil électronique, mais on ne voyait que des schémas seule la lettre T était compréhensible sur le petit morceau de papier.
          Il dissimula le plan et le morceau d'acier sous sa couchette, il ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait et surtout qui se donnait autant de mal pour lui?
          Pour son troisième message il eut le droit à quelque chose d'encore plus énigmatique:






          Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
          S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,




          C'était à se demander si on ne voulait pas le rendre fou, et si toutes ces manœuvres étaient le fait d'un Derviche, bien décidé à se venger?
          Puis une fois, un individu vint lui demander encore une fois une cigarette, comme d'habitude le Forceux s'attendit à un échange discret mais au lieu de ça, le prisonnier s'assit en face lui et s'alluma une cigarette, le reflet de l'allumette fit briller un peu plus ses deux yeux.

          -T'as bien eu mes messages?

          La surprise passée, après tout c'était la première fois qu'il avait autant d'interaction avec un autre prisonnier , sauf une fois ou un Barabel avait voulu le coincer dans le quartier des douches, mais même sans la Force, Froome était soldat et un excellent combattant, le Barabel avait fini à l'infirmerie de la prison, inconscient avec un bras cassé, une fracture du crane et quelques cotes déplacées.

          -Oui , mais qui êtes vous?
              
          -Un ami...
          Les choses vont bouger, il va falloir accélérer.


          -Qu'est ce qui va bouger?
              

          Jadek sourit en lâchant un rond de fumée au visage de Froome.

          -Nous bien sur...

          Le prisonnier écrasa son mégot sur la table et quitta les lieux sur ces mots bien mystérieux. Froome avait il bien entendu? Est ce qu'on lui tendait pas un piège pour augmenter la durée de son incarcération? non si ses ennemis avaient voulu, ils l'auraient fait assassiner en prison, c'était facile, il n'avait plus la Force pour le protéger.Quelque chose se passait ici bas.
          Le chevalier Froome réintégra sa cellule avec un peu plus de questions en tête...
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            “Toute prison a sa fenêtre.”  
            

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            a écrit sur dernière édition par
            #5

            Post n°5
            Auteur : Super PNJ

            Retour triomphal... tu parles!
              

            Pour le chevalier Froome tout ce n'était pas passé comme prévu, s'il avait été contacté par un mystérieux prisonnier par des messages aussi énigmatiques les uns que les autres, du jour au lendemain, on lui avait refusé les promenades et il était retourné dans un isolement le plus total.
            Il ne le savait pas mais ses contacts étaient en fait des agents Impériaux qui dans un premier temps avaient planifié  avec sa complicité l’évasion du Moff Valiant qui avait été capturé sur Kamino par le sénateur Sion.
            Mais entre temps sur Cathar une nouvelle grande Moff avait pris le pouvoir et avait décidé de laisser le clone dans son trou.
            Et le chevalier avait du attendre les accords de Géonosis pour être libéré et retrouvé son rang. il avait tout de même signalé ce fameux prisonnier et les services de sécurité avait conclu à une simple tentative d'évasion, Jadek en avait pris pour deux ans de cabanes supplémentaires.

            Le chevalier avait presque regretté la quiétude de sa cellule en formant une nouvelle recrue Erys Talmark, celle ci avait osé s'en prendre physiquement à lui. Il comptait bien lui donner une leçon et rien de tel qu'un petit séjour au pénitencier P-Break pour ça.
            Depuis le Q.G de la garde, elle avait été transférée encore évanouie jusqu'au quartier d'isolement.
            Le directeur de la prison avait désapprouvé ce transfert, mais les officiers de la Garde avaient tout latitude pour les opérations militaires.


            Dans le bloc C, Erys était maintenant allongé sur son lit de durabéton, dans sa cellule de cinq mètres carré, avec comme seul mobilier un W.C, un tabouret en bois vermoulu et un bureau fixé un mur.
            Froome souriait, il était du bon coté des barreaux cette fois, il attendait patiemment que sa recrue se réveille, elle le maudirait sans doute, mais la colère ne ferait qu'amplifier sa motivation. Il vit ses paupières cligner, elle était donc bien éveillée sans doute tentait elle de reprendre ses esprits.


            -Ça va mieux la belle au bois dormant?
              

            Il lui laissa le temps de prendre en compte son nouvel environnement, il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'on se trouvait en prison, même cette tête de mule finirait pas piger, entre la belle combinaison orange et le mobilier rustique et surtout les barreaux qui délimitaient la pièce.


            -Tu te demandes sans doute ce que tu portes autour du cou?
              

            Effectivement, si elle ne s'en était pas rendue compte immédiatement, la prisonnière était affublé d'un drôle de bijou.


            -C'est un collier inhibiteur, si tu utilise la Force, tu recevras une décharge électrique.
              

            Joignant le geste à la parole, le chevalier appuya sur une petite télécommande et le corps d'Erys fut traversé par une violente décharge. le chevalier jubilait intérieurement, il avait lui même expérimenté cette douleur lorsqu'il était lui même détenu.C'était la réponse du berger à la bergère, le prix à payer pour s'en être pris à lui!


            -Deux choix s'offrent à toi: ou tu restes moisir ici, et tu auras ton traitement.
            Ou tu t'évades de ce bloc, et tu reprendras ta place au sein de la Garde.

              
             

            Et sans plus d'explication, Froome lui tourna le dos et quitta le couloir pour se diriger vers une des salles de garde, de la il suivrait les réactions de son apprentie.
            S'évader du P-Break était quasiment impossible, tout le monde le savait ,pourtant une rumeur prétendait  qu'un Jedi aidé d'une Sith avaient réalisé cet exploit, mais ce n'était sans doute qu'une rumeur, pourquoi une adepte du coté obscur ferait évader un Jedi?
            Tout ce que l'instructeur lui demandait c'est quelle quitte sa cellule et change de bloc en trompant la sécurité.
            On allait bien voir si elle avait la volonté de s'en sortir ou si elle choisissait la voie de la facilité...


            Spoiler : HRP

            -Petite routine pénitentiaire , repas dégeu, promenade avec d'autres détenus qui ne te veulent pas que du bien , douche commune et les gardes sont organiques. 
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              #6

              Post n°6
              Auteur : Erys Talmark

              D’abord, la bouche pâteuse. Cette sensation extrême que ma langue a triplé de volume et que mes lèvres sont collées l’une à l’autre. Puis, le mal de crâne qui me transperce le crâne d’une tempe à l’autre et m’empêche d’ouvrir les yeux. Ensuite, la vue trouble lorsque je parviens enfin à soulever mes paupières aussi lourdes que du plomb. Je referme les yeux, le temps que le vertige ne passe. Je suis allongée je crois ? Je sens la dureté du sol et le froid du durabéton dans mon dos. Je rouvre les yeux prudemment, au cas où un nouvel étourdissement ne survienne. Tous mes membres sont engourdis, plein de fourmis, un peu comme si on m’avait donné une drogue, un anesthésiant. Où est-ce que je suis tombé, encore ? Je me réveille d’un sale cauchemar, c’est ça ?

              Non. Ce n’est pas ça. Je me réveille dans un cauchemar. Des barreaux, des murs froids… Une prison ? Une cellule ? J’arrive tout juste à m’asseoir, tête basse, mon cou en supportant à peine le poids. Je me passe la main sur les yeux, sur la bouche. Un haut-le-cœur, j’ai envie de rendre tout mon repas de… de quand, d’ailleurs ? Où est ce que je suis ?! Quand ? Comment ? Pourquoi ? J’entends une voix, vers ma droite, qui a l’air moqueuse, mais je ne comprends pas. Il y a des sons, mais je n’arrive pas à les capter. J’essaye de me relever, avec difficulté, en m’appuyant au mur. Je relève la tête. Lui. Nouveau haut-le-cœur. C’est lui qui m’a mise là-dedans. Je me rappelle sa tête, les éclairs, la douleur… Le noir. Je touche mon cou lorsqu’il parle, instinctivement. Il en a parlé, je crois. Qu’est ce que … ?

              Nouvelle douleur, nouveau cri de souffrance. Les larmes me montent aux yeux, les souvenirs remontent à la surface. Pas le cou, non, pas le cou, pas encore. Alors que la décharge se stoppe, je porte mes mains à ma gorge, comme pour la cacher. J’ai mal… Mais il s’en fout. Il s’en cogne totalement, comme du reste, que je souffre le martyre, alors qu’il continue son petit laïus débile, aussi débile que lui, je le hais, je le tuerai de mes propres mains sans hésiter dès que je pourrais. Ose seulement baisser ta garde face à moi une seconde, et je te tue.

              Sauf qu’il ne baisse pas sa garde. Lui, il est du bon côté. Je me laisse tomber par terre quand il est parti. Seule, encore. Dans un endroit inconnu, encore. Il y a des cris partout, des hurlements. Je me bouche les oreilles. Je me fiche des autres qui souffrent. Qu’est ce que je vais faire ? Rester ici ? Je ne veux pas ! Trop sombre, trop froid, je veux voir la lumière du jour ! Je veux vivre ! Et pas en prison. Puis ses dernières paroles me frappent enfin. Mes médicaments ! Mon traitement ! Je tâte fébrilement mes poches, ce vêtement informe et immonde qui me rebute déjà. Rien ! Comment est-ce que je vais… J’ai la tête qui tourne. Je veux sortir… J’aurais jamais du signer, je l’avais dit ! Je l’avais dit que c’était une mauvaise idée !

              Non ! C’était ça ou la carbonite. Reprends toi. Ils ne peuvent pas te garder là, tu n’as pas le droit de baisser les bras. Rappelle toi Athéna ! Elle disait bien qu’elle préférait crever en essayant de rester libre que de vivre captive.

              Mais Athéna est morte. Et moi, je ne veux pas mourir, pas ici, ce serait injuste, parce que j’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire, même ce que toi tu m’as dit de faire !

              Tais toi ! C’est moi qui nous ai sorties d’affaire à chaque fois que tu as fait n’importe quoi ! Alors je décide, je commande sur ce qu’on doit faire !

              Mais tu nous as plongées ici ! Je ne veux pas mourir. J’ai l’impression de revoir la maison, la cave, quand on était obligées d’y rester longtemps, quand il faisait tout noir, je ne savais pas pourquoi j’étais là-dedans. C’était difficile, mais je survivais, et puis j’avais un peu à manger. Des fois, ça durait des jours. Un peu comme maintenant, finalement. On mange des fois, même si c’est pas bon. Et puis, de temps en temps, j’ai le droit de sortir, pour me promener, même si c’est pas longtemps. Je crois que je suis la seule à porter un collier comme ça, en tout cas, j’en ai pas vu d’autres. Il ne sert à rien, puisque je ne sais pas l’activer, de toute façon, et je n’ai pas envie d’essayer, ça fait trop mal. Et je me fais toute petite, parce que les autres crient des mots très vilains que je ne comprends pas forcément. Même si il y a les gardes qui ont l’air de vouloir empêcher que ce soit trop violent.

              Idiote ! Ils veulent tous ma mort, là-dedans, j’ai l’impression d’être foudroyée du regard partout où je passe. Heureusement qu’ils n’ont pas le temps, même si je suis passée proche de la catastrophe… J’ai perdu toute notion du temps, je ne vis plus qu’au rythme des coups de matraque sur les barreaux, et je suis sur les dents. J’ai envie de sortir, de sentir le joli cou de Froome sous mes doigts, pour lui faire payer. Et à force d’en rêver, je perds parfois pied… Ce jour là, je suis rentrée sans le vouloir dans un Bothan massif, au visage constellé de cicatrices. J’ai à peine eu le temps d’ouvrir la bouche qu’il m’écrasait son poing dans la figure avec violence. J‘ai vu trente six chandelles, j’ai reculé, juste le temps de reprendre un coup de poing et de m’affaler au sol. J’ai senti le goût du sang dans ma bouche, craché, alors que son pied venait heurter mes côtes. Là, j’ai définitivement perdu pied. Les coups se sont multipliés alors que je me roulais en boule. Autour, j’entendais les cris de rage, les acclamations, puis quelques coups, puis qu’on m’agrippait par les épaules pour me traîner. Je me suis retrouvée dans ma cellule, de nouveau enfermée, vêtements déchirés. Alors que je revenais à peine à moi, un garde me jetait des nouveaux vêtements.


              -Première et dernière fois que t’as des fringues de rechange, ma jolie.

              -Pourquoi ?

              -Parce qu'ici, t'es que dalle, poupée. Allez magne toi.

              Pas la peine d'espérer quoi que ce soit, à ce moment-là. Il profitait de sa position, et je notais bien les traits de son visage, alors que je me changeais en le regardant droit dans les yeux. Il y a une place toute spéciale pour toi dans ma tête. Je n'étais pas la seule dans ce cas-là. Je m'aperçois que tous ont leurs protégés, ou plutôt, leurs préférés. Lui semblait avoir jeté son dévolu sur moi. C'était bien souvent lui qui gardait un œil sur moi dans les jours qui suivirent. Les pires jours de ma vie...

              Cette bagarre n'avait pas été isolée. Entre la nourriture immonde, la surpopulation, l'odeur, les insultes, je devenais à fleur de peau. La moindre étincelle se transformait en brasier et je sautais au cas de chacun des indélicats, quitte à être passée à tabac, et systématiquement raccompagnée à ma cellule par le même garde, suivi du même rituel immuable où il se rinçait l'oeil comme le pire des pervers. C'était le seul stratagème qui avait germé dans mon esprit pour au moins que quelqu'un m'adresse la parole sans m'insulter, ou avoir des vêtements à peu près frais. Même les douches devenaient un véritable piège, à croire que cet enfoiré de Froome avait fait passer le mot pour qu'on s'occupe de moi tout particulièrement...

              Mais c'était pas facile. Non, non, non, pas du tout. Chaque jour, c'était pire, parce que chaque jour, les autres voyaient bien que j'avais droit à ça, même si je le provoquais. Et puis, un jour, ils en ont eu marre dans la prison. Ils ont dit que je causais trop de problèmes, donc que j'avais plus le droit de me promener, et que je resterai dans ma cellule. Ce jour-là, j'ai beaucoup pleuré. Beaucoup. Je ne savais plus quoi faire, ni ce que j'allais devenir, et je n'arrivais pas à savoir comment j'allais sortir, alors que la voix dans ma tête me disait que je trouverais, et que je devais juste être patiente. Alors j'ai fait la seule chose que je pouvais faire, j'ai attendu.

              Jusqu'à aujourd'hui... Les yeux rouges des pleurs de la soirée, je me réveille en pleine nuit, sans comprendre. Je plisse les yeux. Il y a quelqu'un devant ma cellule. Je me lève et me rapproche, mais la silhouette s'écarte vite des barreaux.


              -Tout doux, ma jolie. Tu voudrais pas non plus qu'il t'arrive du mal... encore ?

              Je ne réponds pas. Ce fumier vient jusqu'à me regarder dormir, et je ne sais pas depuis combien de temps il fait ça. Tout en lui me répugne, de l'uniforme jusqu'à sa petite moustache informe. Il a pas l'air vieux, pourtant, mais il est sacrément détraqué...


              -Relax. Ce serait dommage que tu perdes ton seul ami, ici, non ? Parce que j'pense qu'à la prochaine promenade, y'en a un paquet qui vont vouloir te faire la peau définitivement. Et ce serait pas l'objet d'une enquête, si tu vois c'que j'veux dire... Bon après, moi j'peux t'aider hein... Si t'es gentille, moi j'suis gentil aussi.

              Il est sérieux ? Je vais t'étriper, sombre tas de fumier puant.

              -Tu veux sortir un peu ? Prendre l'air ? Ca devrait pas poser de soucis.

              Il lève sa matraque.

              -Faut juste que j'sois sûr que t'aies pas trop d'marques.

              Ok, j'ai compris. Et en même temps, je réfléchis à toute vitesse, aussi vite que je peux en tout cas, malgré mon cerveau parasité par des réflexions sur mon passé et le reste. Mais déjà, tout ce que je veux, maintenant, c'est respirer. Un grand coup, et de l'air frais. Pas cette atmosphère puante et répugnante. J'attrape les plis du haut de l'uniforme et le remonte. Quelques secondes, avant de le laisser tomber. Je suis sûre qu'il a bien vu que je faisais pas ça pour le plaisir. Mais il a l'air fier de lui... Enfoiré...

              Au moins, ça me permet de respirer. Dans la cour, la nuit, tout est calme. Je peux rester à peine quelques minutes, le temps de quelques inspirations et d'un sanglot que j'arrive pas à retenir. Tout ça pour ça. C'est pas juste, pourquoi je suis toujours obligé de faire plaisir aux gens, hein ? Pourquoi on me laisse pas tranquille ? En plus, je retourne directement dans ma cellule, et il me laisse pourrir là pour le reste de la nuit. Je me sens sale, seule... Athéna, pourquoi tu m'as abandonnée ? C'est pas juste...

              Les jours passent. Chaque nuit, le même rituel. Chaque nuit, je dois me dévoiler plus pour qu'il accepte, mais ça me permet de garder les idées claires. Mais ce soir, c'est le désespoir qui me prend. Prostrée au fond de ma cellule, les genoux contre la poitrine, entourés de mes bras, la tête en avant, les cheveux cachant mon visage...


              -Dis donc, ma jolie, qu'est ce que tu fais ? C'est l'heure d'la sortie.

              Je ne réponds pas. Mes épaules s'affaissent, je sanglote.

              -Bon, si tu veux pas t'balader...

              -A... Attendez.


              Nouveau sanglot, je tremble, je relève la tête. J'ai les yeux rouges, et c'est tout juste si je tiens assise. Je me mets à genoux comme si j'étais incapable de relever, au milieu de la cellule.

              -J'attends que dalle. A prendre ou à laisser. Et vu qu'tu m'fais perdre mon temps, t'as intérêt à être convaincante.

              -O... Oui...

              Je me relève en tremblant. Je le vois. C'est comme si tout était clair, d'un seul coup. Une inspiration. Il se relâche. Il pose ses mains sur les hanches. Il n'attend que ça. Il croit qu'il m'a brisée. Erreur. On ne met pas un lion en cage. On l'abat ou il t'abat. Je me jette sur lui. Mes bras passent à travers les barreaux. Pas de distance de sécurité, aujourd'hui. Je l'attrape au col et le ramène violemment à moi, comme si c'était un amant que je n'avais pas vu depuis des mois. Mais la seule amante qu'il trouve, ce sont les barreaux de ma cellule. « Dong », fait sa tête lorsqu'elle heurte les barreaux. Une fois. Deux fois. Trois fois. Je vois ses yeux se révulser, je continue de taper, encore, encore, encore. Bong, bong, bong, il n'est plus qu'une poupée de chiffon. Je le garde debout et récupère ses clés avant de le laisser s'affaisser. Enfin je peux ouvrir ma cellule ! Vivre libre ou mourir en essayant de l'être. Et en plus...

              Je récupère son blaster. Je sais exactement où ils sont. Alors que l'alarme retentit, j'ouvre des cellules au hasard, les autres se ruent dehors. Les gardes sont submergés rapidement, et appellent des renforts. Dans la fureur de cette mêlée générale, j'en libère certains avec la clé, d'autres de leur enveloppe charnelle. L'arme est bien entre mes doigts, je vois leurs yeux s'éteindre, leurs corps tomber. Quand elle est vide, je la jette. Non sans avoir veillé à bien m'occuper de ce Bothan-là, dont je ne saurais jamais le nom. Mais qu'est ce que j'en ai à faire ? La bagarre totale entre prisonniers et gardes tourne au carnage. Et moi ? Je change de bloc, tranquillement...

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                #7

                Post n°7
                Auteur : Super PNJ

                Derrière les écrans de contrôle, Froome était pensif, bien sur qu'il savait que le séjour au P-Break d'Erys ne serait pas une promenade de santé, cependant il ne s'était pas attendu à tant de violences et de privation.
                Contrairement à ce qu'elle devait imaginer, il n'avait pas fait passer le mot pour qu'on s'occupe spécialement d'elle, la recrue Talmark était une détenue comme les autres, collier inhibiteur inclus.
                Mais ce n'était pas ce dispositif particulier anti sensitif qui lui avait attiré l'inimité de ses co détenus, c'était sa propre personnalité, elle avait réussi à elle toute seule à se mettre à dos les trois quart de son bloc de détention à tel point que le chef des surveillants avaient préféré la mettre à l'isolement complet de peur qu'elle soit lynchée au milieu de la cour de promenade.
                Ce chef zélé était loin de se douter de ce qu'il se passait une fois qu'il avait terminé son tour de garde et que son collègue de nuit avait voulu faire d'Erys son jouet.
                Froome lui même ne l'avait appris que recemment il était bien décidé dés le lendemain de faire sortir sa recrue de cet enfer mais il lui fallait l'autorisation express du directeur et il espérait qu'elle tiendrait bon d'ici loin,le chevalier n'avait visiblement aucune idée de ce que son apprentie avait derrière la tête.
                Pourtant, il avait senti sa colère , et seulement ensuite il avait entendu la sirène se déclencher.
                Serrant son sabre contre lui , il avait quitté l'appartement de fonction pour rejoindre le bloc C et faire face à une mutinerie de la part des prisonniers.
                Il était inutile de se demander qui était derrière tout ça: Erys...


                'Dans le chaos nait l'ordre!'
                  

                Le chevalier alluma son sabre et une lumière bleue illumina le couloir, et tous les regards se tournèrent vers lui, des regards plein d'espoir de la part des surveillants dépassés , des regards noirs ou haineux de la part des prisonniers.

                -Réintégrez vos cellules et aucun mal de vous sera fait!
                  

                Un chef de gang Duro ne semblait pas de cet avis, il se précipita vers le chevalier qui se trouvait dos tourné celui ci se retourna et paume ouverte, il envoya un éclair de Force vers le récalcitrant qui s’effondra inconscient contre les barreaux d'une cellule .
                Les gardes reprirent courage et se regroupèrent tenant fermement leur bâton électrique, déjà on entendait les unités d'appui équipés de boucliers et de pistolet paralysant progresser dans le couloir tandis que peu à peu les détenus levaient les mains ou retournaient dans leur cellule.
                C'en était fini de la simulation...


                Le chevalier retrouva Erys, allongée à l'infirmerie de la cellule,dès le début de sa détention  après son altercation avec le Bothan gravement blessée on l'avait plongée dans un coma artificiel et branché à un simulateur de réalité augmentée le temps de cicatriser.
                Et c'était son subconscient qui avait guidé non seulement ses actes mais aussi le cours de la simulation.
                Et c'était étonnant, à croire qu'elle éprouvait un ressentiment complet contre elle même, elle avait elle même initié ses passage à tabac et autres visites nocturnes comme si elle avait besoin de se punir elle même.


                Froome était assis sur une chaise dans la chambre médicalisée, Erys était allongée, revêtue simplement d'une blouse blanche , deux électrodes reliés à ses lobes temporaux.
                Un docteur entra dans la pièce et après un regard aux derniers bilans et autres encéphalogramme
                , il décida de débrancher le simulateur, il était temps pour Elle de revenir au monde réel.
                Par sécurité, ses poignets et ses chevilles étaient toujours entravées, il ne lui manquait que la camisole de force.
                Peu à peu elle commençait à revenir à elle, le chevalier le sentait dans la Force.


                -Reprends ton calme, tu es en sécurité maintenant...
                  

                Une fois les choses mis au point, un gros travail sur soi attendait la recrue si elle voulait vraiment faire partie de la Garde, le sadisme et la violence gratuite ne faisait pas partie de la formation des Gardes Républicaines.Il lui tendit sa boite de médicament, sans doute était ce son produit de substitution qui lui permettait de se contrôler.


                -Tout ceci n'était qu'une simple simulation.
                Cependant, tu me dois des explications sur tes méthodes, d’où te viens toute cette violence?
                  

                Le chevalier voulait comprendre, il aurait pu lire son dossier mais il préférait l'entendre de sa propre bouche car pour le moment cette recrue était comme une bombe à retardement, il fallait neutraliser ses penchants sanguinaires pour faire d'elle une protectrice de la République sinon, il se pourrait qu'elle reste au P-Break par pure sécurité. Le remède ne pouvant être pire que le mal...


                Spoiler : Spoiler
                  
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                  Post n°8
                  Auteur : Erys Talmark

                  En marchant vers le bloc, une sale sensation me prend aux tripes. Pas encore ! J’étais enfin libre, seule ! Pourquoi mes poignets et mes chevilles me font mal. Je m’arrête au milieu du couloir, je grogne, je me prends les articulations, je les frotte comme si je pouvais faire disparaître cette saleté, mais c’est incontrôlable, je me sens mal, j’ai l’impression que je vais vomir, et finalement… le noir. Le noir le plus profond, comme si j’étais catapultée dans l’espace. Je veux crier, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je veux fuir mais mes jambes ne répondent pas. Je veux battre des bras, mais mes mains restent désespérément calées contre mes hanche.

                  Et je me réveille. Tout est blanc. Un lit ? Une pièce ? Des appareils ? Du blanc partout. Qu’est ce que c’est que cette blague encore ? Un autre tour de passe-passe ? Je m’agite, je pleure, je crie, je hurle même, mais rien n’y fait. Jusqu’à entendre une voix, à côté. LA voix. Celle que je hais par dessus tout.

                  Je regarde le Chevalier. C’est à peine si je peux m’emparer de ma précieuse boîte qu’il me tend, tant les entraves sont serrées. Les sédatifs ne font déjà presque plus effet, je me sens perdre pied. Il me parle mais c’est à peine si je l’entends… Il veut me faire mal ! Il me veut du mal, comme tous les autres ! Pourquoi je suis encore attachée ? Vous pouvez pas juste me laisser tranquille ? Il faut absolument jouer et casser le jouet ? C’est de loin que je m’entends, ma petite voix aiguë qui transperce le silence.


                  -Laissez moi ! Je veux partir !


                  Je me débats, je m’agite, je force mais rien n’y fait, je n’arrive pas à me libérer, je n’arrive pas à gagner ce que je veux, je suis trop faible. Je ne peux même pas me cacher dans mes bras, pour cacher que je pleure encore et toujours ! Je pleure de rage, de colère, de dépit, de tristesse, parce que rien ne se passe comme prévu et… et… Ressaisis toi ! Tu n’es plus la gamine perdue qui s’est échappée. C’est terminé maintenant que je suis là, car c’est moi qui commande !

                  -NON !

                  Je débouche la boîte. Habilement, j’envoie un cachet directement vers ma bouche et l’avale. Je ferme les yeux. Tout mon corps se tend, puis se relâche. L’effet est quasiment immédiat. La voix se tait. Je me laisse retomber sur le matelas sommaire. Mes yeux se tournent à nouveau vers mon tortionnaire. Je hais chaque aspect de son visage, chaque trait, tout en lui m’inspire la haine, la violence, je n’ai qu’une envie, c’est de lui sauter à la gorge et d’arracher sa carotide avec mes dents. Je sais, je vois à sa tête qu’il ressent tout ça aussi fort. Toute cette aversion pour lui. Il ne comprend pas, c’est une certitude. Engoncé dans son assurance feinte, il essaye de bouger l’inamovible. Non, il ne comprend pas. Il n’avait pas lu mon dossier alors que les médecins m’ont laissée rejoindre la République… Dans cet état ?

                  Incapable. Incapable. Ce mot danse dans ma tête, à peine contesté par cette petite voix de mon autre… moi. Comment il peut ne pas être au courant. Pourquoi ? Je le regarde de nouveau. L’autre s’est tue. Il veut la vérité ? Il l’aura.


                  -Tu fais un piètre formateur, tout Chevalier que tu sois. Même pas foutu de comprendre…

                  J’écarte les plis de mes vêtements, pour lui montrer. Mon cou, mon ventre. Les marques laissées par mes géniteurs, les seules marques qui me restent d’eux.


                  -Même pas foutu de comprendre ou de te renseigner. Même pas foutu de lire un @£*!&% de rapport écrit par tous les médecins que j’ai pu voir. Tu veux la vérité à poil ? La voilà, ta vérité, ta République est pourrie jusqu’à l’os, et ça donne des rebuts jamais soignés, battus par ceux qui leur donnent la vie, et qui finissent par virer cinglés jusqu’à entendre des voix.

                  Je voudrais visser mon doigt sur ma tempe à m’en faire saigner, joindre le geste à la parole pour bien lui faire comprendre toute l’horreur de pas être seule dans sa tête. Mais je ne peux pas. Y’a plus que des mots, désormais.

                  -Et j’parle que des coups, j’parle pas du reste, de tout ce qui a été appelé « gestes inappropriés » parce que vous êtes pas foutus de voir la vérité en face. Et la vérité c’est qu’une gamine battue et bafouée, balancée sur les routes, elle peut que mal tourner. Elle se retrouve sur Coruscant sans savoir comment, à agresser des mecs au pif pour un gang de troisième zone, parce qu’elle sait pas faire autre chose que s’faire manipuler. Parce que sa seule compétence, c’est d’être pas trop mal foutue et qu’en s’donnant au premier venu, ça lui permet de survivre.

                  Je tire sur mes liens. Devoir balancer tout ça me rend agressive. Plus que jamais j’ai envie de tuer ce type, de lui arracher les yeux, pour me forcer à encore ressasser des souvenirs ignobles que je veux enterrer au plus profond.

                  -Et voilà c’que ça donne, ta belle République qui ferme les yeux sur tout ça. Une paumée qui n’a qu’une envie, c’est de t’arracher la carotide avec les dents, maintenant tout de suite, juste parce que t’as levé la main dessus. Ca donne une accroc à des pauvres pilules qui font taire sa voix dans sa tête, et qui s’trouve un talent pour flinguer des débiles. Et qui a manifestement le chic pour s’coltiner des types qui la torturent, encore et encore…

                  Ma tête retombe sur l’oreiller. J’ai du mal à rester cohérent. Les étoiles dansent devant mes yeux qui s’embuent. Le lit d’infirmerie, dans cette chambre toute blanche, me rend folle. Une chose de plus.

                  -J’demande rien, sauf à être libre de faire ce que je veux. Une gamine meurtrie, puis une criminelle tenue par une emprise psychologique, et maintenant un pauvre troufion qui n’a pas le choix. C’est l’armée ou la carbonite. Sauf que tu l’as vu toi-même, j’suis pas faite pour l’armée régulière, parce que j’perds le contrôle.

                  Encore une fois, j’aimerais pouvoir utiliser mes mains, appuyer ce que je dis. Mais encore une fois, je suis enchaînée…

                  -Sauf que t’as vu aussi que j’suis pas du même bois que les autres. Survivre, c’est même pas une question pour moi. Et j’peux… non, j’ai tué pour ça, et j’tuerai encore.

                  Je me redresse comme je peux sur ce foutu lit. Je sais très bien que je me condamne à la prison, avec tout ça. Mais en même temps, c’est la vérité, qu’il veut.


                  -A toi d’voir. Je suis pas le meilleur des soldats, je le serai jamais. Mais j’ai d’autres qualités. Tu peux bien m’laisser croupir ici, et t’attendre à me voir débarquer chez toi dans 10 ans avec la ferme intention de briser chaque os de ton corps. Ou bien tu m’sors de là, tu te rends compte que je ferai le travail presque proprement, et t’évites de te couvrir de ridicule en ayant pas réussi à canaliser une gamine de 20 piges.

                  A cet instant précis, difficile de dire qui je hais le plus de moi ou de lui. Et je serais bien incapable de dire ce que je ferais si on me donnait une seule balle. En profiter pour me libérer à jamais, ou pour me venger… encore.

                  Spoiler : Spoiler
                  Je me suis boîté dans les couleurs, navré !

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                    Auteur : Super PNJ

                    Et encore une fois Froome fut surpris par la réaction violente d'Erys, elle le critiquait lui et ses méthodes, et son manque de professionnalisme, il n'avait pas lu le rapport médical? évidemment que si, mais il voulait l'entendre de sa propre bouche, se doutant bien que celle ci ne s'était pas entièrement livrée, le chevalier ne voulait pas spécialement les détails sordides, il en avait assez vu sous l'Empire Sith, il voulait que la jeune femme lève ce poids qui pesait tant sur ses épaules et sur sa conscience.
                    Puis elle se mit à critiquer ouvertement, l'accusant de tous les maux et surtout de tous ses maux. Mais la vie était injuste, nul besoin d'être sénateur ou garde Républicain pour le savoir.
                    Mais c'était justement à la Garde de tenter de combattre l' injustice même si la tache paraissait énorme.
                    Elle finit sa diatribe par de vaines menaces de violences physiques à son encontre, comme si elle était capable de les mettre à exécution.
                    Vraiment quelque chose ne tournait pas rond dans son esprit tourmenté.
                    Le Chevalier hochait la tête avec du vague à âme, il n'avait pas peur du ridicule loin s'en faut, ce ne serait pas la première postulante qu'il expulserait de la Garde.Il voulait simplement donner une seconde chance à Erys comme il en avait bénéficié par le passé lui même.


                    -Je vais régler un de tes principaux problèmes et t’enlever cette épée de Damoclès au dessus de ta tête.
                    Tu peux démissionner tout simplement il n'y aura ni carbonite ni détention, tu seras libre de retourner à ta vie d'avant, celle de minable des bas fonds.
                    Ou tu peux faire vraiment faire quelque chose de ta vie et prendre le transport qui t'attend au spatioport.
                    La République te tends la main, à toi de voir si tu veux la saisir, le choix ne dépend que de toi et cette fois tu ne pourras t'en prendre à toi même pour ton futur.

                       

                    Allait elle rentrer dans le rang et prendre un nouveau départ au sein de l'institution militaire ou retourner à ses anciens démons et voire son espérance de vie se réduire à peau de chagrin?
                    Il fallait qu'elle se décide vite car le maréchal Choof devait mener une équipe pour se rendre dans la bordure extérieure , la population de Tatooine devant faire face à un fléau local.
                    Froome lui quittait la pièce sans un regard en arrière, dans un coin de la pièce, un uniforme bleu de la Garde et un laisser passer Républicain était posé sur une simple chaise.
                    https://star-wars-rpg.soforums.com/t8739-Tempete-du-desert.htm#p92266
                       
                    Spoiler : Spoiler
                       
                    -Tu peux poster une dernière fois ici puis poste ton arrivée sur Kamino.
                      
                       

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                      Auteur : Erys Talmark

                      Sa tête fait peine à voir. Déjà que moi, ça ne devait pas être glorieux, mais alors lui... On dirait que toute la misère de la Galaxie s'est abattue sur les épaules, d'un seul coup. Mais je ne sais pas si c'est de la mélancolie, de la tristesse, ou juste si il s'emmerde. Parce que, soyons clairs, ce que je peux raconter n'est pas intéressant. Une vie parmi combien d'autres du genre ? Une vie broyée, déchiquetée. Plus je parlais, plus je racontais, et plus je voyais son visage se décomposer. Mais pas de peur ou de dégoût, comme j'espérais. Non, plutôt... d'ennui chronique. La tête du type qui a entendu ça, encore, encore, et encore, et qui n'en démord pas.

                      On peut dire ce qu'on veut, mais il a de la glace dans les veines, ce type. Je ne peux toujours pas l'encadrer, et j'ai toujours envie de porter ses parties génitales en collier, mais il est d'un sang-froid exceptionnel. Ou juste il est un peu con. Sûrement des deux. J'ai passé quoi ? Dix minutes à l'insulter et il n'a pas bougé une oreille. Juste ce foutu air désintéressé... Et quelque part, à raison. Quand il ouvre la bouche, le son de sa voix claque contre mes tympans et me donne envie de lui asséner un coup de tête ? Pourquoi ? Parce que je pourrais... Et qu'il a raison, ce fils de Bantha mal dégrossi... Une minable des bas fonds. Ben oui. Et quoi d'autre ? Rien. Rien de rien. J'ai l'impression de prendre une claque en plein visage qui me réveille d'un seul coup. Parce que même si je déteste toujours la République, même si je hais ce type en face de moi... Est-ce que j'ai déjà eu une meilleure opportunité ? Une chance de faire autre chose que subir ? J'ai beau fouiller dans ma mémoire trouée, rien ne me vient. Pas même le début du commencement d'un événement où j'aurais vraiment pu décider.

                      J'ai à peine le temps de m'en remettre que Froome me met une seconde droite. Me libérer de la contrainte de la carbonite ? Mon cerveau rentre en ébullition, je sens que l'autre cogne, veut sa part de responsabilité, de temps de parole, mais je suis en charge de ce fichu corps, c'est moi qui l'ai sauvé ! Je perds la notion de la réalité, des choses, je me sens emportée par cette foutue tempête sous mon crâne. J'ai tout juste le temps d'entendre ses indications, avant que celles-ci ne soient dispersées par le flot de paroles incessantes. J'ai l'impression de me tenir face à un miroir qui me juge, ses yeux noirs sont les miens mais elle n'a pas la même expression que moi... C'est ridicule...


                      -T'étais sensée me protéger, pas m'attirer des ennuis ! Tu devais me libérer !

                      La voix aiguë me déchire les tympans. Elle crie, elle hurle, tout en me pointant d'un doigt accusateur que je ne peux pas repousser, tout mon corps étant figé sur place.


                      -J'ai essayé ! J'ai tout fait pour. Mais ils sont trop nombreux et je suis trop... seule.

                      -Parce que tu fais pas les bons choix ! T'es jamais contente !

                      -Assez !

                      Je vois le miroir qui explose en mille morceaux devant moi. Je reviens à la réalité. Une réalité où Froome me regarde dans l'encadrement de la porte avant de partir. Est-ce que j'ai parlé à voix haute ? Ou bien... Tout était dans ma tête ? Je ferme les yeux, j'écrase mes poings dessus... Je me revois, en face à face... L'autre avait l'air plus... jeune ? Calme ? Jusqu'à ce qu'elle crie...

                      Attendez.

                      Je rouvre les yeux. Je regarde mes mains et mes chevilles libérées des entraves. Il n'a pas menti, il m'a libérée ? Je me retrouve à nouveau seule. Mais avec un vrai choix. Pas de carbonite. Mais qu'est ce que je ferais dehors ? Plus de familles, plus d'amis, plus de vie en somme.

                      Et puis au moins, là, je verrais autre chose ! Peut-être que comme ça on sera libre de choisir ce qu'on veut, nous ! Et pour ça, faut prendre le vaisseau.

                      J'écrase de nouveau ma tête dans le coussin, je chasse de mon esprit cette foutue voix. Je n'arrive pas à réfléchir sereinement, je suis tiraillée. Mes yeux se posent sur la boîte de pilules. Je la serre tellement fort que les articulations du dos de ma main blanchissent. Comme si toute ma haine se répercutait là-dedans. Soit. Le transport. A défaut d'être libre... J'aurai essayé.

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