Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Leiɘ⅃ OsƨO

4 Sujets 18 Messages
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    Le ChroniqueurL
    Post n°2 Auteur : Leiel Osso II- Leiel ? Qu'est-ce que c'est ?- Un insecte, Maître Fanla. Une sorte de coléoptère. Mais je ne le reconnais pas.Je me suis penché sur la créature qui me dégoûte un peu. La petite, elle, semble fascinée. Cela m'étonne assez qu'elle le tienne dans sa main nue. Peut-être que son enfance sur une planète océan l'a mise en contact assez tôt avec toutes sortes de créatures peu ragoutantes. Elle manifeste pourtant un désintérêt marqué pour les créatures non sentientes. Sauf pour les insectes, les méduses, les arachnides, ces bêtes qui grouillent, repoussent, effraient. - Tu cherches à identifier l'animal ?- Oui Maître. Je reconnais la forme des fémurs, qui est assez caractéristique, mais pas les élytres, ni la couleur de la carapace. Alors... je ne le connais pas.- Que vas-tu faire avec ? Certains les collectionnent. - Oh, non. Pourquoi le tuer ? Il a sa vie à vivre. Son attitude ne correspond pas à ce que j'anticipais. La répugnance, la réaction émotionnelle face à la décomposition, à la déformation, au changement d'état, à ce qui grouille, c'était à mon sens une évidence, au vue de ses réactions précédentes. Je n'apprécie pas la surprise, surtout dans son cas. Leiel le relâche, à l'ombre d'une feuille. Que de précautions pour un être si infime. - Pourquoi ne pas le tuer, alors ? Cela ne changerait rien. Rien au cours de l'histoire, de son espèce, de ta journée. Tu as ce pouvoir, pourquoi ne pas le prendre ?Les sourcils froncés, elle m'observe, surprise. Non, pas surprise. Ses pupilles se contractent. En colère. C'est encore moi qui suis surpris. Décidément, cela ne me plaît pas.- Vous aussi, vous rejetez ce que vous trouvez laid, inutile, imparfait ? Il suffit de remarquer le regard que vous lancez à ce qui pourrait tâcher votre manteau. La boue même vous dégoûte ? La boue, cette... impureté ?- Impureté ? Que veux-tu dire ? La colère enfle en elle, sa main jaillit, elle attrape l'insecte qu'elle observait avec tant de délicatesse et l'écrase sans une once de pitié entre ses doigts, sans me quitter des yeux.- La perfection, je comprends, maître. Que l'on tende vers un objectif toujours plus... affiné, précis, précieux. La pureté, c'est une idéologie infâme. Un refus du mélange, de la compromission, de l'erreur... parce que tout est immobile, tout est joué dès le départ. Et dans quel but, cette fascination pour le statique ? Toutes les décisions les plus mortifères de l'histoire ont été prises au nom de la pureté. La pureté, c'est l'ennemi ultime. L'antithèse de ce qu'est la vie, qui n'est que brassage et filtration. L'absolu est une illusion. Alors oui. J'aime ce qui grouille, parce que dans un monde « pur », libéré de la corruption ou simplement de l'altérité, elles, les vermines, n'en n'ont rien à foutre.Elle s'interrompt soudain, étonnée par sa propre véhémence. Je découvre chez elle ce que je ne soupçonnais pas : la construction d'un système de valeurs différent de ce que nous avons essayé de lui inculquer. Pas forcément... incompatible. Probablement même utile à nos objectifs. Mais ces pensées originales, propres à elle-même, sont autant d'écueils possibles. Des failles dans ses raisonnements. Ou alors...- Tu parlais de préciosité avant de parler de pureté. Tu fais mention de valeur... et tu classes le vivant, ou au moins une partie du vivant, dans une hiérarchie axiologique, n'est-ce pas ? Toi-même, tu émanes du bas de l'échelle, et tu revendiques le droit d'y grimper ?Les débris de l'insecte ont sali ses doigts. Elle les regarde, un peu confuse. Encore une fois, sa réflexion est devenu un acte destructeur. - Je ne sais pas. Peut-être.Puis elle s'éloigne de moi, remontant le sentier du jardin botanique. Inutile de la suivre, j'ai fini par la connaître. Elle ne parlera pas davantage, malheureusement.
  • Paradoxal

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    Le ChroniqueurL
    Post n°5 Auteur : Leiel Osso VLes orgues sous la montagne chantent. Elles connaissent ma voix, le goût de mon sang. Kessel me pousse vers la porte dans la pierre. Je ne veux pas entrer, je sais que la musique sublime n'est que cris et dents. « Vous avez promis », dit-il, et moi, j'ai envie de l'y pousser lui, et tous ceux avant lui, qui donnent des enfants à manger à ce qui peuple les cavernes. Mais j'ai promis. Le couloir est étroit, jusqu'à ce que je doive ramper pour pouvoir avancer. Les parois sont si serrées que je reste coincée. Derrière mon incompétence bat le cœur de la montagne. J'aimerais le toucher avant de disparaître.Dae'mid est assis dans mon fauteuil. Je lui apporte une tasse de caf'. Il regarde par la fenêtre la ville qui est toujours la même et qui n'a pas besoin d'être regardée pour rester ainsi. Moi, j'aurais poussé les murs, j'aurais enflammé l'espace. J'aurais fait autrement. Il tourne la tête vers moi et il est impossible de savoir avec certitude, dans ce visage si différent des nôtres, si son sourire est poli, de circonstance, ironique, blasé. « Vous allez trop vite, comme d'habitude. Reprenez à la source. »Je ne comprends pas ce qu'il veut dire, ce qui m'angoisse profondément.C'est un œuf à la coquille bleutée. Il pèse lourd dans ma main. J'hésite. Je pourrais le manger maintenant, avoir assez d'énergie pour plusieurs jours. Mais je pourrais aussi le faire éclore, protéger l'oisillon et manger ses œufs pour toujours. Est-ce que j'ai le temps de le faire ? Les moyens de le faire ? L'oiseau ne s'envolera-t-il pas avant qu'il ne soit mon ami ? - Vous ne devriez pas.La main de Saad veut retenir mon mouvement, mais je me dégage, agacée, et lance les cubes de chance. Ils ne s'arrêtent pas de rouler et je me retourne vers lui, perplexe.- Maintenant, il faut attendre le dernier tour pour connaître la valeur de la combinaison.Mais il n'y a pas de combinaison. Les dés roulent toujours. Par-delà le plafond de verre, une flotte immense occupe le ciel, des vaisseaux, individuels et rapides ou immenses et solennels, projettent leur ombre sur la table de hintaro.- Vous ne devriez pas, répète Saad.Les dés sont déjà jetés. Ils ne cessent de tourner.Les coups de poing du Maître font fleurir des roses bleues. L'une d'elle s'ouvre dans l'intérieur de ma cuisse. Le muscle palpite sous la peau colorée. Je reconnais le lit, la musique, le reflet de l'éclairage sur le mur, comme il forme une tête d'oiseau ou celle d'un petit dévaronien quand on fait bouger mon corps. Ce n'est pas le Maître, puisqu'il n'a qu'un œil au milieu du front, puisque moi, je ne suis pas la petite et que personne, ou presque, n'est mon maître. La petite se serait tu, elle aurait mordu ses lèvres, tourné la tête et regardé le dévaronien se changer en oiseau. Moi, je suis autre et je me débats. De toutes mes forces, même insuffisantes. Et même après qu'il se vautre sur moi, ma rage explose encore et je refuse de me soumettre. Je tiens un morceau de miroir dans la main. Je le poignarde, sans relâche, jusqu'à ouvrir la peau, dévoiler les organes, dégager les os. Je le tue, encore et encore, jusqu'à ce qu'il soit mort. Je suis debout, Je porte une robe simple qui a été blanche. A présent elle est rouge, lourde de sang, comme ma peau et mes cheveux. J'ai déjà fait ce rêve. Le verre a coupé la pulpe de mes doigts.- Je sais que vous êtes là.Quelqu'un est debout, juste dans mon dos. Je connais sa voix, mais je ne parviens pas à me retourner. « Tu vas trop loin, CP-2308. Appuis-toi sur ton conditionnement ». Le soulagement est immédiat, je me détends, apaisée. Pourtant, l'idée de l'autre est toujours présente.- Je sais que vous êtes là.Il répond encore : « Tu prends des risques inutiles. Les choses viendront en leur temps. » Mais j'ai besoin de l'Océan, pour convoquer à ma conscience ce qui échappe encore à ma mémoire.- Pourquoi je ne me souviens pas de vous ! Pourquoi y a-t-il des choses que je dois ignorer !Sa voix résonne dans mon dos : « Tu n'as pas besoin de te souvenir d'autre chose que de ce que tu dois. »Cette fois, je me retourne, agacée. Les différentes significations du verbe « devoir » me dégoûtent.J'ai perdu mon pass d'accès à la Préfecture, ce qui m'agace magistralement. Cela prend du temps de le refaire, je dois prouver ma qualité à chaque point de contrôle, je m'en veux d'être aussi négligente. Quelques jours plus tard, une fois la copie acquise, je retrouve le premier pass, exactement où je pensais l'avoir laissé. Quelle aubaine ! J'en ai maintenant deux !Les entrepôts sont à la fois incommensurables et pleins à ras bord de droïdes de combat B1. S'ils sont tous désactivés, leur présence immobile, muette, cette sorte de pétrification de leur intelligence artificielle me fait peur. Ils pourraient se réveiller. Ils pourraient s'activer, tout à coup. Qu'est-ce qui les empêcheraient de m'abattre ? Ne voient-ils pas qui je suis ? Je suis dans l'Océan. Je suis l'Océan. Dehors, mon corps est attaché à une table, la tige axiale est enfoncée dans son logement, à la base de mon cervelet, et les informations se déversent dans ma tête. Dans l'Océan, je sens ce poids, celui de l'eau autour de moi, celui de l'extérieur qui tangue, celui de mon corps qui s'effondre en dedans. C'est trop. J'aimerais crier que c'est trop. Mais l'Océan est vide, et ailleurs on me remplit jusqu'à ce que je cède. Et puis les images changent. Un nuage me paraît incroyablement en relief, je connais tous les détails du schisme antanéen de -34558 BFS, je pourrais pomper manuellement le circuit de refroidissement en cas de panne sur l'altérateur couplé d'un patrouilleur Tartan, je saurais exactement combien de temps de cuisson il manquerait à un foie de gorger avant d'atteindre la perfection, j'ai mal, j'ai mal, mon crâne va exploser, je serais capable de recoudre les alvéoles d'un exopoumon palangais, l'Océan est vide et plein en même temps, c'est trop, je crie et je me réveille.
  • Huit crédits

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    Post n°7 Auteur : Leiel Osso Hey. Salut Crevette.La petite ouvre les yeux. De beaux yeux au beurre noir, avec ses iris violets, l'effet est pas mal intense. Je lui souris. Faut dire que je suis plutôt rassuré. - T'as l'air d'un Aqualish comme ça, tu verrais ta tronche.Je passe les doigts sur son front bandé, je prends sa main dans la mienne. J'ai pas l'air comme ça, mais c'est quand même rassurant qu'elle se réveille enfin.- Bon, t'as pris pas mal cher. Bouge pas trop, t'as des côtes cassées. On t'a recousu le crâne, on a viré les bouts de métal dans ta cuisse. On t'a refilé des litres de raisiné aussi. Pendant un moment, t'avais de bonnes raisons d'être pâlotte comme ça.Elle est pas encore bien là, mais c'est pas grave. J'ai hâte de lui raconter.- Tu pensais pas qu'on viendrait te chercher, hein ? Tu dois une fière chandelle à Drisk, Crevette. Bon, on n'avait pas prévu le transporteur qui a défoncé le fourgon. Mais le reste, t'aurais vu ça ! Déjà, on les a floués dès le départ. Ils ont bloqué l'astroport civil, tu penses. On les a semés sous le pont. Drisk a bidouillé l'autopilote comme un as, on a remis la bête en route droit sur eux et nous, on a fauché un deuxième speeder pour filer dans l'autre sens. Avec la fumée, ils n'ont rien bité. Le temps qu'ils comprennent ce qui s'était passé, maquillé comme l'était le Wampas, vol commercial tout ce qu'il y a de réglo, on a quitté la bille sans embrouille. Du. Grand. Art. Bah alors ? Allez, ça va maintenant, Loupette. Regarde, on est à la maison !La voilà qui pleure alors que j'ai envie de sourire. Bon, elle a dû se voir y passer, c'est vrai. Mais tout va bien à présent.- Jayce...- Je suis là, Douce. Parle pas trop, tu dois te reposer. T'as besoin d'un peu de temps pour être opérationnelle.- Jayce, s'il te plaît...Elle serre ma main. Pas fort, c'est pas ça, elle a autant de force qu'un porg. Mais déjà j'aime pas où ça va.- Jayce... parle à Ravell...- L'appelle pas comme ça.- Parle au Maître... s'il te plaît...- Hey... ça va aller maintenant. T'as plus rien à craindre. Tu sais, j'ai trouvé les neuf crédits que tu planquais, vaurienne, va. Moins dix pour cent, hein, ceux-là, c'est ma taxe.Je lui tapote la main, mais c'est pas la première fois que ça arrive. Et déjà, ça me gave doucement.- S'il te plaît... j'en peux plus... je veux plus... c'est trop dur...- Mia, écoute. Tu t'en es tirée, t'es en un seul morceau. On n'a pas eu la cartouche, cela dit. Alors je vais certainement pas...- Je veux plus... qu'on me touche... je veux plus qu'on... qu'on me tape dessus...Ca y est, les grandes eaux. Ca coule en cascades, je sais pas d'où elle sort toute cette flotte.- Mia, arrête ça. Tu m'entends, t'arrête ça tout de suite. On en a déjà parlé. Laisse tomber, tu veux ? On fait une bonne équipe, non ? Regarde, on est même venu te chercher, tu trouves pas que t'exagères un poil, là ?- C'est... c'est trop dur... Jayce... s'il te plaît...Elle est mignonne, la petite, mais faut pas me gonfler. Elle voudrait que je fasse quoi au juste ? Me présenter devant le patron et lui dire qu'elle démissionne ? Elle croit quoi ? Que je suis le grand sauveur, le héros des conneries qu'elle lit en cachette ? - Hey, ça suffit, là.Je dégage ma main de la sienne. Elle veut la rattraper, et elle grimace un coup. Faut pas jouer à ça quand on a les côtes en miettes. Bien fait, tiens.- Jayce !- Ah mais fous-moi la paix, merde ! - Je veux plus... je...- Ta gueule Mia ! Tu décides de rien, t'entends ! T'as rien à demander. J'ai rien à demander pour toi. Tu piges ? Je lui presse les joues avec mes doigts libérés et je la tourne vers moi, qu'elle comprenne bien ce que je dis. Elle tend les bras, elle essaye d'attraper ma manche. De l'autre main, je saisis ses poignets. Ca m'enflamme et ça me douche, ses plaintes.- T'arrête ça tout de suite. Maintenant ! Pour qui tu te prends, chutta ? T'as le boulot le plus facile du lot. Tu veux que je te rappelle ? T'ouvres la bouche, t'écartes les cuisses, et tu penses à autre chose. Tu vois, c'est pas compliqué. C'est quoi le problème ? Les hololivres que tu crois planquer dans ta piaule ?- Jayce... non... s'il te...- Ta. Gueule. Mia. Tu ravales toutes ces conneries, là. Les larmes, le baratin. Tu réalises pas ta chance. Et tu commences à me faire sérieusement chir. Arrête de chialer. Arrête ça !- Mais...Ah putin, j'en peux plus. Je la relâche sèchement, je me lève, je flanque un coup contre le senseur. La porte de l'infirmerie s'ouvre, mais ça suffit pas de sortir de là. Je l'entends sangloter, à grandes goulées, malgré ses côtes. Alors c'est le mur qui prend. Deux, trois bons pains, à en faire un trou. Putin, je me suis fait mal. Elle chiale librement maintenant, même à travers la porte fermée, ça me résonne dans la tête. On dirait une gosse. Ah, merde. Je retourne dans l'infirmerie. Elle a les deux bras repliés sur le visage. Tant mieux, je vois pas sa sale gueule. Le droïde médical valse. C'est moi qui injecte le calmant. Qu'elle pionce. Qu'elle m'emmerde plus. Après tout ce qu'on a fait pour elle, putin !Je la regarde, encore secouée par les longues plaintes, mais ses bras se relâchent, retombent à ses côtés. Sa respiration saccadée s'apaise un peu. Bien. Du calme, de la paix, du repos. Comment elle fait pour me retourner comme ça !Drisk est dans la cambuse, et voit ma tronche, forcément.- Elle t'a encore fait le coup, je parie.C'est lui que j'ai envie de cogner. Envie de lui défoncer la face à lui faire sortir les os. D'ailleurs, ça doit tilter dans sa tête, parce qu'il ne dit plus rien. Le Gran, lui... lui il s'en fout d'elle. Moi aussi ! Moi aussi. Moi aussi, je m'en fous. Et puis elle a vraiment pas de quoi se plaindre. C'est vrai qu'elle se prend une torgnole de temps en temps. C'est le boulot qui veut ça. Et j'ai pas le choix. Elle a pas le choix. On lui fout quand même assez la paix comme ça. Sérieux. Voilà, faut pas charrier. Elle a de la bouffe, des fringues. On la rafistole quand elle a besoin. Et même, cette fois, elle a gagné, quoi, huit put*in de crédits.
  • Dejarik

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    Le ChroniqueurL
    Post n°4 Auteur : Leiel Osso Veuillez entrer v...Override.Data transfert autoriséProjet CORESujet CP-23**20/04/Pr A. JaxirBilan médical PréconisationsLe sujet est humain, femelle, âgée de 22 ans ce jour.Elle est appareillée de la puce CORE modifiée Prototype CP-001 (voir annexe 1) depuis 650 jours. Le sujet CP-23 est le seul survivant du groupe de patients appareillés par les puces CORE modèles A1, A2, B1, B2 et B3.Le présent bilan vise à déterminer la part des raisons biologiques et techniques dans la réussite du Prototype CP-001.1- Etude générale du sujet CP-23**1.1 La patiente est arrivée dans le service en état de congélation carbonique. On estime le temps de congélation à 5 mois et 14 jours au moment de la décongélation.La patiente portait une puce de rétention karazak de modèle SCARd (voir annexe 2), implantée depuis la nuque entre les vertèbres C2 et C3, à travers le bulbe rachidien jusqu'à la base du cervelet.1.2 Les puces SCARd sont utilisées principalement par les esclavagistes karazaks pour garantir le retour de leurs possessions dans une situation d'éloignement. Composées d'une batterie biologique, d'un récepteur de signaux subnet, d'une pellicule étanche contenant des oxoacides et de baguettes d'aurodium, elles ont une triple utilité : - la localisation de l'esclave via l'holonet- la coercition de l'esclave par la peur- la mise à mort de l'esclave en cas de tentative de fuite1.3 L'ordre de mise à mort peut être donné volontairement, ou s'appliquer de manière automatique si la puce n'est plus connectée au réseau. La mise à mort en elle-même est le produit de la surchauffe des baguettes d'aurodium logées dans la moelle épinière par la batterie biologique et la libération des oxacides contenus dans l'enveloppe extérieure de la puce. La moelle épinière est sectionnée par l'explosion qui peut, par sa violence, faire céder la structure osseuse des cervicales et du crâne (annexe 3), voire projeter des éclats d'os à l'extérieur du corps (annexe 4). L'usage de ces puces est interdit, leur utilisation est donc confidentielle. 1.4 Dans le cas de CP-23**, la puce SCARd n'a été que partiellement retirée. La batterie biologique a été conservée, et les baguettes d'aurodium n'ont pas été retirées immédiatement. Leur position rendaient une opération rapide impossible et il a fallu travailler sur la marche à suivre pour parvenir à un résultat satisfaisant et la survie de la patiente (annexe 5).1.5 Le sujet CP-23** mesure 1.71m pour 49kg à son arrivée au centre. Elle pèse 51 kg ce jour. Elle est albinos. Sa condition physique générale est « assez bonne », à un indice de 5,6.Un tatouage d'identification noté CEK, 7x12, est gravé à la base de sa nuque et renvoie à sa codification au sein de l'entreprise qui l'avait en sa possession.La patiente a subi plusieurs opérations de chirurgie avant sa récupération :- réparation de la rétine par impulsion laser (deux yeux)- greffe de cristallin (deux yeux)- rhinoplastie primaire : réduction dorsale, redressement du septum- chirurgie réparatrice : correction du derme profond en vue de l'effacement de cicatrices (cuisse droite, cicatrice 8cm encore visible. Possiblement : visage, dos, poitrine, ventre, épaule gauche, bras gauche, main gauche, jambes droite et gauche. Impossible à confirmer sans dossier médical précédent. Seule la cuisse droite est une certitude.)- réduction de fracture (avant-bras gauche, cubitus, potentielle fracture de défense)- réparation d'une vertèbre sacro-lombaire (L5 ; désolidarisation du sacrum)Le sujet CP-23** affirme avoir été une esclave appartenant à Ravell M. (voir annexe 6) de Karazak. Elle dit avoir été utilisée dans des opérations de récupération de données et d'espionnage via un réseau de prostitution organisé et financé par le-dit Ravell M.La patiente manifeste les symptômes classiques de la maltraitance :1.5.1 Traumatismes de type 2 (situations de stress répétées), syndrome de dissociation avec le développement de dissociation primaire (syndrome de stress post-traumatique) et secondaire (désintégration de l'expérience), accompagné de baisse de l'estime de soi, somatisation, difficultés de socialisation, difficulté de réponse à l'autorité.1.5.2 Après analyse cérébrale : amincissement des gaines de myéline, allongement anormal d'axones, méthylation génétique au niveau du promoteur du gène du récepteur des glucocorticoïdes (NR3C1), agissant sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Taille de l'hippocampe et du subiculum réduite (8%). Réponse chutée à l'épinéphrine (annexe 7).Les caractéristiques cérébrales uniques de CP-23** ont eu des conséquences sur le fonctionnement de la puce CORE CP-001. Ces conséquences sont toujours en cours d'étude afin de pouvoir les dupliquer en laboratoire.2- Suivi de la puce CORE CP-0012.1 La puce CORE CP-001 a été créée par la modification du modèle CORE B2 (annexe 8 ) et sa fusion à la batterie biologique de la puce SCARd partiellement démantibulée.2.2 La gaine de la puce SCARd...Vérification des codes d'autorisation...Veuillez rentrer à nouveau vos codes...Vérification des codes d'autorisation...Echec.Veuillez rentrer à nouveau vos codes.Echec.Veuillez rentrer à nouveau vos codes.Echec.Déconnexion.Ne bougez pas. L'équipe de récupération est déjà en route. Ne bougez pas. L'équipe de récupération est déjà en route. Ne bougez...