Post n°25
Auteur : Rek'kar
- Agent Rek’kar, je vous remercie pour ces nombreuses indications. Nous saurons en faire bon usage. Certains points restent à éclaircir et de nombreuses pistes nécessitent encore d’être explorées. Pour ces raisons, je ne prendrais pas de décision hâtive, comme vous pouvez vous en douter. Indique l’officier en guettant une réaction sur le visage de la boule de poils. Jouer sur une contre-attaque étant une possibilité, le risque serait forcément au rendez-vous, reliant chaque décision à un coût. Le commandant en est de toute façon plus que conscient et les hommes déjà perdu au court de différentes embuscades devait déjà peser dans l’équation qui mènerait à notre victoire ; car oui, je n’imagine pas que l’Empire puisse s’incline face à de pareils criminels. Notre but est noble, pas le leur.Cela étant, il y a quelque chose d’autre dans son regard, comme si il attendait quelque chose… Une confirmation ? Une infirmation ? Ou peut-être un sujet dont je n’étais pas déjà au courant ? Voilà quelque chose de bien étrange. Enfin, pas tant, je n’en reste pas moins qu’un ancien agent du BSI perdu depuis dix ans ; rien de quoi s’alarmer de ne pas être sur tous les sujets sensibles. En tout cas, pour le moment ; j’espère gravir à nouveau les échelons et me hisser au sommet de la hiérarchie pour bâtir un monde meilleur de mes propres mains, acteur du changement qui amènera la paix et l’égalité dans la galaxie.Le gradé repris rapidement la parole, me coupant dans mes égarements d’esprit :- Quoi qu’il en soit, il est inutile de vous garder plus longtemps sur cette maudite planète. Je me suis entretenu avec vos supérieurs et ils sont prêts à vous réintégrer officiellement au sein des services de renseignements impériaux. Vos états de service sont exemplaires et votre dévouement n’est plus à prouver, si bien qu’il a été décidé de vous promouvoir au rang de major. Poursuit le capitaine. Vous êtes attendu sur Cathar pour y recevoir votre nouvelle affectation. J’ai déjà pris les dispositions nécessaires pour qu’une navette soit prête au départ. L’équipage n’attend plus que votre arrivée pour décoller. Vous n’avez donc que quelques minutes pour faire vos adieux et préparer vos bagages.Ainsi commence donc ma future ascension. Je ne m’étais pas tant égaré dans mes pensées quelques secondes auparavant. Major. Major Rek’kar. Voilà qui sonne agréablement à mes oreilles ! J’en serais presque à me pincer tellement tout cela me paraît improbable : il y a une semaine en arrière, je n’étais au final qu’un pitoyable rescapé vêtu de peau, enfermé dans une grotte, restreint a manger des champignons, chasser, et parler avec des fantômes de mon passé. Et maintenant me voilà de nouveau digne, en uniforme, resplendissant et avec une monté en grade… Tout paraît si irréaliste. Mais qu’importe, même si tout ceci n’est qu’un long rêve, un mirage ou même une récompense à mon dévouement même par-delà les limbes, je vais saisir cette chance et donner au futur les couleurs qui bercent mon âme.A l’annonce de mon nouveau grade, j’ai claqué des talons dans un salut militaire exemplaire pour remercie de l’honneur fait à mon humble personne. Ces années de souffrances m’auront finalement conduite quelque part !J’allais donc enfin pouvoir quitter cet enfer blanc et battre le solo d’une vraie planète ! En voilà une nouvelle qui a de quoi me réjouir, presque plus que mon grade nouvellement acquis. Un retour à la vie normale. Tout se passerait-il comme je l’ai toujours imaginé durant ces 10 dernières années ? Voilà une bonne question à laquelle personne ne pourrait répondre… Bien que je suis persuadé qu’un quelconque sensitif aurait pu venir m’amadouer de quelques affabulations sur la force et l’avenir qu’ils auraient entrevu… Quoique, dire sensitif est un peu réducteur pour nos fiers chevaliers impériaux. Et considérer qu’un sith soit intéressés par échanger avec quelqu’un d’autre qu’un haut gradé ou un de ses semblables n’est pas beaucoup plus lucide. Finalement, ma pensée n’affecte que les jedis et leurs divagations ; un reliquat du passé, largement dépassé de nos jours. Enfin, je suppose.Le commandant de la base se leva, puis s’adressa une dernière fois à moi à la sortie pour me souhaiter bon courage, à sa manière, et transmettre ses salutations au monde extérieur. Appuyant sur l’interrupteur, la porte s’ouvre en une fraction de seconde, laissant apparaître le couloir, vide. L’homme en face de moi me gratifie d’un salut irréprochable que je m’empresse de lui rendre avant de tourner les talons. Il ne me reste que peu de temps ici, il va donc falloir que je rassemble mes quelques affaires et fasse mes adieux.Ainsi, j’ai pris la direction des quartiers au pas de course, puis j’ai rassemblé mes affaires : un uniforme de rechange, quelques habits chauds, mon blaster et le reste de mon sac d’expédition. Je vérifie la poche intérieure, touchant de mes pattes les médailles de mes compagnons si chers à mon cœur. Peut-être ma seule attache sentimentale a des objets, moi qui ai appris, par la force des choses, à me passer de tout.Je suis rapidement parti, tournant les talons et me dirigeant vers l’infirmerie. Je comptais rendre une dernière visite à Dax et Harper ainsi qu’au lieutenant, même si ce dernier serait surement encore dans sa cuve de bacta.Arrivé sur place, j’ai salué le médecin de garde, puis je me suis dirigé vers la salle de repos, retrouvant les deux soldats en train de bavarder dans leur lit. M’approchant d’eux, je tends l’oreille par reflexe, immobile, retenant mon souffle pour ne pas trahir ma présence. Simple réflexe de chasse. Visiblement, ils discutent de Hoth, de la dernière mission, de la chance qu’ils ont eu, des bruits de couloirs qui sont parvenus à eux et de l’avenir qui se tient désormais devant eux. Une conversation somme tout à fait banale, jusqu’à ce que le sujet dérive sur la conversation que nous avions eu dans la grotte et les agissements de ce fameux chiss intriguant. Les rumeurs vont de bon train dans la base ; en même temps, comment leur en vouloir ? Vivre entre ces murs sur cette planète de merde, ça limite les possibilités de distractions !Je m’approche d’eux, révélant ma présence et mettant fin à leur échange. Leurs yeux se plantent sur moi, affichant de la surprise et un brin de crainte –peut être que ce genre de conversation n’est pas forcément des plus appréciée de leurs supérieurs ? -. S’apercevant que c’est un visage connu, ils se détendent. Je prends les devants :« - Messieurs, bonjour ! Désolé de vont déranger en pleine conversation, mais ce sont des aurevoirs que je suis venu vous présenter ! J’ai été promu au grade de major et réintégré aux effectifs du BSI ; je quitte donc cette maudite planète que j’ai un peu trop fréquenté à mon goût ; de nouveaux horizons s’offrent à moi et je compte bien saisir l’opportunité.Je tenais à vous féliciter pour avoir survécu à notre dernière mission et d’avoir su faire preuve de sang-froid et de pragmatisme. Vous êtes de loyaux soldats de l’Empire et vous perdre aurait été dommageable ! Vous avez été mentionné dans mon rapport – en bien, cela va de soi -. Je vous souhaite le meilleur et j’espère que vous survivrez pour mettre une sacrée raclée à ces saloperies de Talz qui osent nous défier ! Transmettez mes salutations au lieutenant quand son état le permettra et remerciez le pour ses actions héroïque qui nous on permit à tous de survivre ! Sur ce, je dois prendre congès, ma navette va décoller sous peu et je n’ai malheureusement pas le temps de parler plus amplement, veuillez m’en excuser ! Comme l’ont m’a dit il y a peu, continuez à servir fidèlement, il vous le rendra bien. »J’ai conclu mon discours par un salut militaire impeccable, puis j’ai tourné les talons en direction de la zone d’embarcation. Il me manque une seule personne à saluer avant de de mettre un terme définitif à cet exil : Uris. Je demande rapidement où trouver le soldat, puis je me dirige vers l’une des salles de pose. Je me présente à l’homme dans un salut militaire au cordeau :« - Il ne me reste plus beaucoup de temps ici, ma navette décollant d’ici une ou deux minutes. Je tenais toutefois à vous remercier d’avoir sauvé le lieutenant, mais aussi pour la réparation de notre speeder ! Sachez que je vous ai mentionné dans mon rapport avec tous les honneurs qui vous sont dû. Continuez à servir l’Empire aussi fièrement que jusqu’à présent et votre carrière sera toute tracée !Sur ces bonnes paroles, je vais tâcher d’être à l’heure pour mon départ. Que l’Impérium veille sur vos pas ! »Un garde-à-vous plus informel coïncida avec un appel sur mon com-link : la navette décolle dans &min avec ou sans moi. Je me dépêche donc de rejoindre la piste de décollage à laquelle j’arrive une trentaine de secondes plus tard. Je me présente à l’opérateur, jetant derrière moi un dernier regard : le passé est désormais enterré, c’est désormais l’avenir qui me sourit.Spoiler FIN DE LA MISSION. NavetteSuite du RP