Post n°4
Auteur : Atin Jnum
Les draps d’une douceur insoupçonnée recouvraient une partie de son corps. Ouvrant les yeux, laissant son esprit se reconcentrer, elle profita du silence. De là où elle était, elle ne sentait aucune vibration et n’entendait pas le bruit des moteurs. Le tout était agréable. D’un simple geste, elle passa ses doigts dans ses longs cheveux pour les remettre en arrière et ainsi, se dégager la vue. D’un geste de la main, et d’une poussée de force, la lumière s’alluma faiblement, plongeant la pièce dans une ambiance tamisée. Se tournant, elle posa sa main sur le matelas pensant y trouver la personne avec qui elle avait passé sa nuit. Levant la tête, surprise de ne trouver personne, elle se retourna pour s’apercevoir qu’elle lui tournait en réalité le dos. Se retournant, elle reposa sa tête sur l’oreiller et posa sa main sur son dos. De ses doigts robotique à la texture étonnante, elle parcourut le dos de sa partenaire de jeu en partant du cou jusqu’à son point le plus bas. Celle-ci avait un magnifique tatouage sur son dos, des ailes d’anges. Des créatures mythiques qui avaient toujours inspirés les fanatiques des religions de toutes sortes et la jeunesse. Elle n’aimait pas les tatouages par habitude mais pour celui-ci, elle arriverait à faire une exception. Se déplaçant elle alla se coller corps contre corps sur la femme qui partageait son lit. Sa peau se colla contre la sienne et dans un soupir de soulagement et de plaisir, trouvant les mains qu’elle cherchait, les doigts s’enlaçant, Lusankya se colla complètement à Kana, joue contre joue. Elles restèrent dans cette position pendant un bon moment, profitant de l’instant présent. Ce moment de calme et de tendresse fut agrémenté par le levé du soleil. Depuis la fenêtre de sa chambre, Lusankya avait une vue imprenable sur l’étoile du système qui apparaissait au fur et à mesure que la rotation de la planète faisait son effet. Les rayons du soleil recouvraient peu à peu toute la faune de la lune. D’un côté, elle avait une planète qui sortait de l’ombre et de l’autre côté, la profondeur du vide spatial. Cet instant de tendresse fut interrompu par Kana qui se leva. Hélas pour elle, il était l’heure d’aller au camp et d’entrainer la bleusaille. S’étirant un grand coup, la jeune femme rousse soupira. Elle alla vers sa tenue et commença à se préparer quand elle sentit une présence se coller contre elle, lui demandant si elle n’avait pas le temps pour une petite douche plutôt que de couvrir ses formes attirantes par une tenue noir recouvert de plaque de duracier. Kana reposa ses affaires et se laissa séduire…… Assise et recroquevillée sur elle-même, les gouttes d’eau sortant de la pomme douche tombaient sur elle et parcouraient son corps avant de finir par disparaitre dans un filet d’eau qui lui-même disparaissait dans le siphon du bac de la douche. Ses cheveux partaient dans tous les sens, constamment coller contre chaque côté de sa tête à cause de l’eau. Plusieurs mèches épaisses lui recouvraient le visage, pourtant ; elle ne chercha pas à les repousser. Réfléchissant, elle se laissait distraire par le bruit de l’eau qui tombait. Le temps passait et elle ne pensait à rien, il n’y avait que du vide dans son esprit. Un vide qu’elle n’arrivait pas à combler et chaque jour c’était la même chose. Un vide entre son passé et son avenir. Pourquoi avait-elle survécu ? Pourquoi l’avait-il laissé vivre et l’accueillait-il à son bord ? Elle lui poserait surement plus de problème qu’autre chose étant donné son passé de renégat ; mais ceci n’était qu’un problème mineure à vrai dire. Sa survie, selon certain, viendrait du fait que c’est une battante, que le côté obscure crois en elle, que la haine lui a permis de survivre. Pourtant, son souvenir le plus fort dernièrement était la peur. Une Sith devait provoquer la peur et s’en nourrir et non l’éprouver. Levant la tête, elle soupira et écarta ses mèches qui lui couvraient la vue d’un revers de main. D’un mouvement de main, puisant dans la force, de l’eau se sépara du reste pour défier les lois de la gravité et former une sphère dans les airs. La plaçant devant elle, la sphère se déforma pour former le corps d’une femme, son corps. Celui d’autre fois. Contemplant cette forme pure, elle regarda sa main et ses jambes artificielles. Qui aurait pu croire qu’une telle chose était possible ? D’habitude on remplaçait par un membre purement mécanique et très apparent. Cette technologie mélangeant le bio-organique et la technologie de pointe était impressionnante. Sarif Industrie ils avaient dit. Son opération avait duré pas loin d’une semaine le temps d’analyser tous ses paramètres vitaux, de créer les parties adaptés et la pose sur le corps qui avait durée deux jours. Ses bras, ses jambes et une partie de son dos. La chose était assez d’effrayante d’un côté. Elle ne pensait pas que son corps était en si piteux état à vrai dire, même son cœur était artificiel et quelques autres trucs au passage. Haro apparut au sein de la douche, les vapeurs d’eau chaude le traversant ici et là. Etant assez inattendu, il surprit la jeune sith qui, si elle avait pu, se serait enfoncer dans la cloison en duracier ; perdant au passage sa concentration, laissant retomber l’eau sur le fond de la douche. Un sentiment de colère et de frustration s’empara d’elle, via la force, elle lui projeta une vague d’eau. La chose en elle-même était inutile et complètement stupide, elle soupira, désespérée. L’hologramme violet, qui passait assez bien avec les couleurs sombres de la pièce commença par s’excuser de la déranger de cette façon et lui rappela son rendez-vous avec le mandalorien dans quelques heures avant de disparaitre et de couper l’eau automatiquement. Continuant de soupirer, elle resta assise en pensant que depuis une semaine, Haro lui coupait l’eau automatiquement sinon elle restait ainsi pendant des heures. Prenant son courage et sa motivation à deux mains, une troisième aurait été bénéfique, elle réussit à se lever et attrapa une serviette. Tout en se séchant, elle regarda le miroir de la salle de bain, se plaçant devant. Celui-ci était brisé et fissuré en plusieurs partit. Elle regarda l’image de son visage qui se reflétait plusieurs fois, déformée pour finir par fixer ses yeux colorée d’un rouge sombre pour finir par se perdre dans son propre regard. Qu’allait-telle devenir aujourd’hui ? Demain ? Des questions qui n’avaient pas de réponse. Elle était à bord d’un vaisseau ou elle se sentait prisonnière. Bien qu’elle passait ses journées à méditer sur le côté obscure, une question lui revenait sans cesse, pourquoi l’avait-il épargnée ? La mort régnait autour de cet homme, si elle ne pensait pas à lui sauter dessus pour assouvir un plaisir personnel, sa présence la mettait très mal à l’aise. S’habillant, se parfumant un peu et quelques soin de beauté et un maquillage léger, elle se sentait torturer. Elle appréhendait, comme si elle était toujours à l’académie. Assis sur son lit, se remuant les entrailles, elle attendait que l’heure vienne. Passant ses mains sur les draps, elle réussit à se détendre, repensant à la folle nuit qu’elle venait de vivre. Celle-ci avait été intense et enflammée. Lusankya était dans le système depuis près de deux mois et elle avait rencontré Kana il y avait de cela trois semaine. Toutes deux c’était très vite entendu et étaient passé aux étapes suivantes assez rapidement. Kana lui aidait à se sentir mieux, de revivre et de ne pas toujours être perdu entre son passé et ses quatre millénaire de sommeil cryogénique. C’était assez étrange de rester braquée dessus quand elle savait pertinemment que personne de son entourage ne lui manquait sauf peut-être une personne, mais c’était purement du divertissement avec lui. Ce simple gras qui était fou amoureux d’elle et qui ne pensait à vivre sa petite vie simplement lui avait fait découvrir des sommets lors de nombreuses nuits enflammées. C’était sûr, il lui manquerait. Son ancienne garde-robe ? Ses serviteurs ? Son speeder ? Rien de tout ceci ne lui manquait. Tout ce qu’elle voulait, c’était se venger de la personne qui était responsable de tout ce micmac, mais il était mort et devenu poussière depuis longtemps, très longtemps. L’heure était venu, finalement, elle marcha jusqu’au bureau du mandalorien. Celui-ci était spatieux, grand, lumineux. Derrière son bureau figurait un écran énorme où on pouvait voir défiler des tas d’information, que ça soit des infos de l’holonet ou bien des séries de chiffres avec par moment des plans de vaisseaux ou de bâtiment. Son bureau était ordonné et rangé malgré son statut de Sénateur. Ceci était son bureau officiel, quand elle entra, après lui avoir demandé si elle allait bien, si la vie était agréable, si le vaisseau lui plaisait et si Kana lui plaisait tant que ça. Une sorte de conversation qui visait à établir un climat de confiance et de bien être même si sur les dernières paroles, on pouvait sentir une menace quant au bien être d’un de ses bras droits. L’homme qui lui faisait face semblait accorder sa confiance à vraiment peu de monde. Peut-être un jour l’aurait-elle. Après cette petite discussion enfantine, il lui demanda de la suivre et ils passèrent dans un second bureau. Contrairement au premier, celui-ci était un foutoir monstre, moins spatieux et un peu plus sombre. Des papiers ici et là, des pièces mécaniques, des circuits électriques, des morceaux d’armures, des objets indescriptibles à la première vu dans tous les coins. Plusieurs écran transparents disposé à droite à gauche, au milieu, un fauteuil confortable mais qui démontrait des heures d’utilisations et sur un des côtés, un canapé des plus simples mais utile. C’était le seul endroit où il n’y avait rien, pas de papier, pas de pièces mécaniques, rien. Elle prit place sur ce canapé tandis que le renégat se posait dans son fauteuil. Celui-ci portait une tenue différente que son armure habituelle, sa tenue de sénateur peut être. Sobre, simple elle voyait son visage, chose assez rare. Généralement, elle le croisait portant son armure mandalorienne. Elle fixa son visage, finalement, sous son aspect de guerrier brute, de tueur sans pitié et sans éducation, elle le trouva jolie garçon. Se laissant portée par ses désirs, sans écouter ce qu’il lui disait, elle se leva, plaça ses mains de part et d’autre du fauteuil et approcha son visage du sien, de façon assez proche pour pouvoir l’embrasser. Finalement, elle fut stoppée par la pointe d’une lame qu’elle sentit sous sa bouche et qui ne demandait qu’à s’enfoncer.-Il serait dommage de ruiner un si beau visage avec des yeux aussi rare que les tiens, tu ne trouves pas ? Déglutinant fortement, Lusankya retourna s’assoir, elle se dit que ça serait pour une autre fois. Un jour ou l’autre, elle réussirait à lui mettre le grappin dessus. Alors qu’elle se sentait plutôt bien, un long silence envahit le bureau et l’atmosphère devint pesante. Le mandalorien la scrutait des pieds à la tête. Son mal-être qu’elle avait senti bien plus-tôt revient à la charge. Finalement, le renégat brisa la glace en lui parlant de sa tenue vestimentaire. Sa tenue rouge et noir était élégante et la mettait en valeur et les quelques bijoux qui constituait sa tenue allait bien avec. Avec ça, elle portait simplement des bottes noires. Il lui confia qu’il ne s’attendait pas à une tenue comme ça. Généralement, tous les Sith qu’il avait rencontré portaient des tenues sombres et avait un ton blafard et les yeux jaune-orange. Elle lui rétorqua simplement que ce n’était pas parce qu’on était Sith qu’on devait forcément ressembler à un mort et porter une tenue épaisse et sombre qui la faisait mourir de chaud plus qu’autre chose. De plus, de part son système biologique, il lui était impossible d’avoir les yeux commun aux Sith, ils étaient simplement devenu rouge. Elle avoua au mandalorien qu’elle n’avait absolument rien écouté à ce qu’il venait de dire, il lui répondit simplement qu’il n’avait rien dit. La situation venait déplaisante et humiliante pour elle. Le renégat coupa finalement court à la situation en lui donnant un écrin sculpté en beskar qu’il avait lui-même forgé. Le prenant dans ses mains, elle l’ouvrit et y trouva un sabre laser, le siens. Le mando lui expliqua qu’il avait pris la liberté de changé quelques éléments parce que le siens était tellement vieux qu’il était bon pour la casse. La poigné du sabre laser était droite, noir ornée de motif de couleur dorée. Acceptant le présent, elle lui demanda ce qu’il attendait d’elle. Depuis bientôt deux mois, elle était à bord de son vaisseau sans savoir si il allait la tuer ou pas. Il lui répondit simplement qu’aujourd’hui, elle faisait partit de son clan. Il lui mettait à disposition un vaisseau, des hommes et sa liberté. Tout ce qu’il lui demandait en retour, c’était d’être son corsaire. Elle pourrait visiter tous les tombeaux qu’elle voudrait mais s’il lui demandait quelque chose, il faudrait qu’elle le fasse. La chose en elle-même était simple mais surprenante. Continuant, il lui expliqua qu’elle ne représentait pas une menace pour lui mais qu’elle pouvait en être une concernant le reste des Sith peuplant la galaxie et ça, ça l’intéressait. Ainsi, il voulait l’utiliser comme un outil, mais il avait parlé de clan. D’après ce qu’elle avait lu, les clans étaient quelque chose de sacré pour les personnes de son peuple, elle faisait donc partie de la famille mais lui donnait-il sa confiance ? Ca, elle ne le savait pas. Elle retenta de le sonder et se heurta à un mur comme toute les fois où elle avait essayé. Ce type avait un mental d’acier. Elle n’arriverait probablement jamais à le soumettre à sa volonté. D’un côté, il lui avait redonné un corps et lui permettait de continuer son apprentissage. Bon nombre de Sith ou d’apprentie Sith lui aurait planté un couteau dans le dos, mais pour l’heure, elle n’en avait pas envie. Peut-être qu’un jour, l’envie viendrait mais pour l’heure, ce n’était pas le cas. Elle continua de regarder son nouveau sabre, un outil fabuleux où l’excellence du maniement était absente. Désormais, elle savait pourquoi elle était encore en vie. Une question de réglé. Heureuse, elle vagabondait dans les couloirs de l’Exia. Ces couloirs gris, en duracier bondé de lumières blanche, rouge, bleu, jaune ou il n’y avait jamais personne. Sur le haut des cloisons droite et gauche, on pouvait voir une lumière bleu, très claire, continue et sans coupure. Cette lumière était en réalité le système par lequel Haro pouvait s’il en avait envie, marcher comme une personne ordinaire ou flotter dans les airs tout en nous accompagnants dans notre trajet. Grâce à ça, il avait aussi une surveillance totale du cuirassé sans aucun angle mort. Tout en vagabondant, elle finit par tomber sur Célia. Ne faisant pas vraiment attention ou elle allait et étant plutôt concentrer sur une façon de mettre le renégat dans son lit ou de passer à l’acte sur son bureau avec son fauteuil, ça passerait très bien aussi, Lusankya percuta Célia de plein fouet. Cette dernière était couverte de sueur. En réalité, Célia sortait d’un entrainement de combat au sabre laser contre une unité droide programmée par les Jedi. L’entrainement avait été rude et compliqué, les gouttes de sueur perlaient sur sa peau.-Aie. Toutes deux se relevèrent, Lusankya ramassant sa boite.Alors, bien l’entrainement ?-Plutôt rude, tu devrais essayer. Je vois qu’Atin t’as remis ton nouveau sabre. Prête à voyager d’un bout à l’autre de la galaxie en quête de connaissance ?-En effet. Oui, le savoir est le pourvoir ultime et vos bien mieux qu’un blaster.Mouais, les entrainements au sabre me laisse des mauvais souvenirs.J’ai une idée.On va faire un entrainement, la personne touchée enlève un de ses vêtements ! Célia se frotta le front en signe d’indignation.-T’es vraiment porté sur la chose…Mais bon, si ça évite que tu me harcèle dans mes quartiers…-C’était plutôt comique la dernièrement fois.Mais j’ai un handicap, t’as plus de vêtements que moi.-Irrécupérable…Ce n’est pas grave, ça augmentera ton chalenge. Les dés étaient jetés, Lusankya lui montrerai de quoi elle était capable et verrai si la jeune Célia était aussi séduisante qu’elle n’y paraissait. Le combat fut difficile pour la jeune Sith et rapide. Il dura moins de dix minutes avant que celle-ci ne finisse avec plus rien. La honte était au rendez-vous, elle sentait la culpabilité, la dérision et la colère qui montaient en elle. Célia lui rendit ses vêtements en lui glissant une petite remarque sur ses dessous affriolant.-Kenéni ! Ils plaisent bien à Kana…-Si tu le dis. T’as encore pas mal de progrès à faire.Dis-moi, étant donné ton comportement, j’ai du mal à saisir comment tu pouvais être membre du conseil noir à ton époque. Le visage de Lusankya devint tout à coup plus froid, Célia avait l’impression de voir quelqu’un d’autre.-La personnalité apparente de la personne n’a rien à voir. Même si au grand damne de certain, je faisais honte au conseil. Ce qui compte, c’est sa maitrise de la force et sa connaissance. J’étais celle qui avait le plus de connaissance et le plus de maitrise sur certain sujet. Comme ceci. Tendant la main, elle attrapa un sabre laser de combat, le fit soulever dans les airs et en une fraction de seconde, le sabre de décomposa de toutes ses pièces, étant complètement inutile. C’était pour ce genre de maitrise qu’elle avait été élu membre au Conseil Noir.-Pourquoi combattre quand il suffit de détruire l’arme ennemie ? Célia resta silencieuse face à cette question. Elle ramassa ses affaires et la laissa seule. Après quelques secondes, ce fut Lusankya qui quitta la pièce pour aller rejoindre le vaisseau qui lui laissait le renégat.