Post n°13
Auteur : Lyzs
Lyzs croisa les jambes et les bras, elle tapotait nerveusement son coude du bout de ses doigts malgré son visage serein. Intérieurement la jeune fille s'imaginait toutes sortes de scénarios, plus ou moins catastrophes, et se demandait comment réagir au pire. Les armes, présentes un peu partout dans la pièce, rendaient la jeune fille un peu anxieuse. Elle ferma les yeux un instant et prit sur elle pour ne pas s'en prendre à Coy qui n'arrêtait pas de la taquiner. Il lui demandait si elle avait un plan, la chevalière haussa un sourcil : elle commençait à comprendre que Coy avait décidé de la laisser gérer. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. C'était peut-être une réaction nerveuse, elle était contente d'entendre que son partenaire lui faisait confiance mais ne se pensait pas capable de sourire dans une selle situation. Quand Coy expliqua qu'il attendait un ordre c'est une expiration, presque un rire, qui sorti de sa bouche entrouverte. Elle se pencha alors vers lui pour exposer ses idées. Elle ne voulait pas être entendue et parlait très bas, très proche de son oreille. Cette situation était plus que gênante pour Lyzs, mais il ne s'agissait pas que de réussir une mission : il fallait aussi sauver leur peau si tout tournait au vinaigre. Alors tant pis pour la timidité.— Si on nous demande de déposer nos armes, nous refusons. Il est hors de question de leur faire confiance si eux n'ont pas confiance en nous : il faudra le leur dire. Nous représentons l'empire, ici, pas des envahisseurs. S'ils refusent et nous braquent, tu fonces prendre en otage le plus responsable, tu ne tues personne. On impose nos conditions, on rappelle que nous agissons pour l'empire et qu'aller contre nous serait une trahison. Et surtout : nous ne sommes pas en tort. Et, si tout ça ne marche pas... je ne préfère pas y penser. J'espère simplement que nous pourrons rester diplomates. Lyzs, qui regardait du coin de l’œil les gardes pendant qu'elle parlait, se remit droite et ajusta sa position. La jeune fille se tenait les mains et tripotait sa bague en attendant patiemment. Elle se pencha à nouveau vers son partenaire, pour compléter ce qu'elle venait de dire. Elle prit un air taquin. — Au pire, tu me laisses parler, hein ! Et... la "grande" Lyzs a TOU-JOURS un plan. dit-elle dans un léger rire murmuré. — Il arrive ! La chevalière se redressa pendant que le soldat annonçait la venue tant attendue d'un responsable. Lyzs sentait son cœur s'emballer à cause du stress et expira longuement pour se calmer. C'est maintenant que la première mission commençait vraiment.