Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Kuat

17 Sujets 226 Messages
  • C'est bien ce que je craignais, un Mynock !

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    HivernusH
    L’assassin combat bien. Il a été à bonne école, c’est certain. Contre le commun des mortels, il s’impose sûrement comme un adversaire des plus redoutables… Mais pas face à une tueuse expérimentée qui a derrière elle des centaines d’années de pratique et des dizaines de contrats remplis à son actif. Lorsqu’il se rend compte qu’il ne fait pas le poids, qu’il n’est qu’un petit poisson dans ce bassin fermé où fraie un dangereux requin, l’Anzat rival ne cherche plus à fanfaronner. Il fait de gros efforts pour ne pas dévoiler son jeu, pour ne pas céder à la tentation. La faim le tenaille, il a du mal à contenir ses pulsions et son tempérament de tueur insouciant qui fonce au devant du danger menace de faire surface à tout moment. Les frappes s’enchaînent. Les passes d’armes se poursuivent. Azah Suutrar contrôle le terrain. Elle s’amuse avec une facilité presque déconcertante tout en étant complètement concentrée sur le combat. Le fugitif s’en rend bien compte. Il s’adapte. Il cherche des solutions, tente de temporiser. La première lame d’Hivernus respecte cela. Son adversaire a au moins le mérite de lutter pour sa survie avec dignité. Il garde un esprit combatif qui plaît à notre sinistre tueuse en série. De fait, l’Anzat laisse le combat durer plus longtemps que nécessaire, cherchant à pousser l’autre dans ses retranchements pour tester ses limites. Elle a le comportement d’une traqueuse curieuse, d’une créature perverse qui joue avec sa proie. Et lorsque l’assassin mystérieux trouve un moyen de lui échapper, elle s’en amuse. La structure de la passerelle cède soudainement sous leur poids. Le fugitif se laisse volontairement tomber dans le vide, disparaissant dans l’obscurité d’un gouffre sans fond. S’accrochant à la rambarde de sécurité pour ne pas chuter à son tour, Azah Suutrar suit des yeux la silhouette de son adversaire jusqu’à ce qu’elle soit complètement happée par les ténèbres. Un sourire se dessine naturellement sur les lèvres de la belle. Elle reste plantée là un instant, à moitié suspendue au-dessus du vide, à déterminer les chances de survie de son rival. Elle doute que quelqu’un puisse survivre à une telle chute… Mais croire et voir sont deux choses différentes. Et un assassin Anzat qui se respecte ne se laisse pas si facilement mourir. La première lame d’Hivernus doit donc constater en personne le décès de ce mystérieux tueur avant de faire un quelconque rapport à sa hiérarchie. Un travail bâclé est un travail qui déçoit… Et Azah Suutrar déteste décevoir son seigneur. Elle doit donc s’assurer que la proie est vaincue ou capturée. Il en va de sa fierté et de sa réputation. La belle fait donc appel à ses sens pour capturer le moindre son, le moindre frémissement, la moindre odeur. Il y a beaucoup d’informations à prendre en compte. Le grincement métallique de la structure qui a cédé, le souffle régulier de l’air qui circule dans les conduites, le clapotis de l’eau qui tombe au sol depuis des tuyaux percés… Et toutes ces odeurs d’huile, de moisissure et d’acier chauffé qui se mélangent sans distinction. La tueuse en série se laisse à son tour tomber dans le vide, atterrissant avec grâce sur une conduite de canalisation située quelques mètres plus bas. Depuis ce nouveau point d’observation, l’Anzat cherche des indices à suivre. Rien en vue. Elle descend alors toujours plus bas, se servant tantôt d’une échelle de maintenance, tantôt d’un bond pour atteindre sa nouvelle destination. Après de nombreuses minutes de parcours au-dessus du vide, Azah Suutrar pense finalement avoir trouvé une piste intéressante à suivre. Un impact. Une trace qui a déformé l’acier en un endroit précis. Une empreinte laissée par un corps en pleine chute peut-être. Des bruits de bottes qui martèlent le sol résonnent soudainement contre les parois en métal. Plus haut, des silhouettes armées commencent à se dessiner. Des faisceaux lumineux se braquent vers la passerelle brinquebalante puis viennent percer l’obscurité pour trouver la belle. Elle se contente de donner ses directives en communiquant une série de gestes précis puis s’enfonce dans l’ouverture sans se retourner. Les légionnaires du seigneur de Bajic savent désormais dans quelle direction chercher. Quelques-uns commencent déjà à préparer les cordes et les grappins pour descendre en rappel. D’autres se déploient pour sécuriser les niveaux annexes afin de couvrir le plus de terrain possible. Les terribles combattants de la légion Anooba opèrent toujours par groupe de trois ou quatre, adoptant une formation qui leur permet de couvrir tous les angles d’approche. Leur respiration est lente et discrète, leurs gestes sont méthodiques et leurs manœuvres sont parfaitement exécutées. Dès lors qu’ils ont besoin de communiquer avec les autres groupes, les légionnaires se contentent de faire biper un certain nombre de fois leur comlink afin de transmettre un message de manière cryptée. Le manque d’échanges par oral rend par ailleurs ces transmissions d’informations moins bruyantes. Les Anzati n’ont que quelques minutes d’avance sur eux. La première des lames d’Hivernus talonne l’assassin de près. Elle s'agenouille pour recueillir des informations. Des traces de bottes. L’autre a le pas lourd. Il commence à fatiguer. Une excellente nouvelle pour la traqueuse, qui sait dorénavant que l’assassin qu'elle poursuit est sur le point de craquer. La tueuse en série porte la main à son comlink. - Tu t’es bien battu… Mais ta formation n’est pas complète. Il te reste encore beaucoup à apprendre. Rends toi. Rejoins moi. Azah Suutrar marque un léger temps de pause afin d’écouter. Elle croit entendre l’écho de sa voix ailleurs, tente de localiser l’origine du son. - Rejoins moi et je m’occuperai personnellement d’achever ton entraînement. Tu deviendras alors plus redoutable que jamais.
  • La Régente, le Sénateur et le Seigneur de Guerre

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    BlokkusB
    Cette brave enseigne Républicaine avait finalement trouvé de quoi préparer un encas à notre bon Hutt, un sandwich avec deux cuisses de Gizka, c'était léger, mais c'était un bon début. Il espérait que dame Elisabeh à l'issue de ses négociations au palais offrirait un bon gueuleton pour fêter la néo alliance Republico-Kuati. En attendant, sur un holo écran, Blokkus suivait les discussions dans la salle du conseil grâce à la retransmission en direct de son droid protocolaire. Evidemment certains membres du conseil n'avaient pas apprécié ce déploiement de force extérieures dans l'enceinte, un baron semblait plus irrité que les autres, un certain Thul, le sénateur nota mentalement son nom dans un coin de sa tête , les mécontents faisaient toujours de bons alliés d'après sa longue expérience politique. Avec onze voix contre quatre Elisabeth réussi finalement à faire voter sa résolution de faire appel aux troupes du seigneurat de Bajic pour maintenir l'ordre dans l'anneau, il y avait donc quatre réfractaires dans l'assemblée, c'était toujours bon à savoir. Ce fut au tour du Chiss d'entrer en scène et après quelques propos se voulant rassurant, voila qu'il énonçait les termes d'un traité liant Kuat et la maison Hawan. Le Hutt faillit s'étouffer en l'écoutant! cet humanoide avait vraiment réponse à tout et avait déjà tout calculé laissant la République sur le carreau. Mais Blokkus n'avait pas dit son dernier mot, pour le moment les Fédéraux devaient rester dans l'ombre mais il comptait bien tirer la couverture à soi une fois que les choses se seraient calmées ici bas. Il se tourna vers l'aspirant Jispon, l'enseigne qui lui servait dorénavant de domestique particulier. -Des nouvelles de nos soldats mon ami? -J'ai bien peur que non monseigneur. Selon leur dernier rapport, on leur avait demandé simplement de garder un périmètre le temps que les forces spéciales interviennent. -Quoi? C'est inadmissible! que le chef , comment il s'appelle déja? Le sénateur avait déja oublié le nom du colosse, responsable de la section E. L'enseigne déglutit avant de répondre. -Heu...C'est Graver sénateur. -Oui celui la! qu'il prenne les choses en main! il nous faut des prisonniers, des renseignements, des cadavres de terroristes a exhiber! On les paye pas pour enfiler des perles Mon Cal! L'aspirant rougit en dégrafant son col, il semblait visiblement gêné par les propos outranciers du politicien. -Mais monsieur ça va l'encontre des ordres donnés par Coruscant! Le Hutt recracha un morceau de pain toasté, ses yeux globuleux fixait le jeune soldat, il explosa de rage. -Comment osez vous contredire mes ordres!! je suis sénateur Républicain, vice président de la commission du Commerce et prétendant à la chancellerie suprême! faites ce que je vous ordonne, ou vous irez trier du duracier dans les volcans Mustafariens pour le reste de votre misérable vie! La menace fit son petit effet, le sous officier s'essuya le front et opina du chef et il prit rapidement la direction de la soute de la navette ou son officier traitant, le capitaine Brendon, suivait les rapports d'activité des troupes au sol. Après un échange tendu entre les deux militaires, Brendon n'avait pas non plus spécialement envie de gouter à la chaleur Mustafarienne et c'est à contrecœur qu'il retransmis les nouvelles directives à Mat Graver, et il était intiment persuadé, celui ci n'allait pas apprécier ce contrordre soudain...
  • Une main tendue... Une alliance bienvenue ...

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  • Une Révolution

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    Le ChroniqueurL
    Post n°9 Auteur : Leto Lazarus une tenue élégante. Elle entama son discours.- Monsieur le Consul, Madame la Questeure, commença-t-elle, je vous le demande le plus sérieusement du monde : quel est l’objet de notre Révolution ? Est-il de fonder un nouvel ordre sur Kuat fidèle à votre idéologie ? D’abord l’élimination pure et simple de l’Aristocratie – même si vos arguments sont entendables – puis maintenant la limitation extrême du droit de propriété, entre autres… Où se situe la liberté là dedans ? Où se situe-t-elle ? La Révolution se base sur la destruction des castes et sur les fondations d’un nouveau régime créé par nous. A la place, vous lui conférez un pouvoir absolu sur la définition de ce que doivent être nos vies. Clairement, nous ne voulons pas de cette révolution totalisante. Notre faction, que nous construisons avec la Représentante Lyz Queldor, se prononce pour l’égalité des droits et l’avènement d’une liberté que vous bornez déjà alors que nous ne l’avons jamais connue… Elle rejette vos propositions indécentes, bien que nous vous rejoignons sur la nécessité de nationaliser les CNK au moins de façon temporaire.Elle fit une pause, alors acclamée par ses soutiens. Ondine Gyyre posa son regard sur ses notes, toussota un peu avant de reprendre. - La propriété est un droit naturel antérieur à la société ; la société n’a donc aucun droit dessus…. Cette-dernière est née pour garantir ce droit et son caractère absolument sacré. C’est grâce à lui que nous pouvons se constituer en société. La propriété est aussi un fondement de la Liberté ! Le pacte social que nous construisons dans cette assemblée et que nous soumettrons au Peuple ne peut guère franchir la limite de nos droits naturels, il doit au contraire les garantir. Nous nous positionnerons contre votre motion relative à la limitation du droit de propriété au moment du vote. Nous vous soutiendrons en revanche sur les CNK car nous ne pouvons pour le moment vendre indécemment notre outil économique fondamental à des puissances étrangères, ni même à des personnes privées : il ne s’agit pas ici de fonder un outil industriel puisqu’il existe de longue date, mais de le reprendre au moins temporairement pour assurer la transition entre la possession monopolistique aristocrate et la fin brutale de celle-ci. Pour le reste, nous ne voterons pas vos propositions dangereuses, et surtout liberticides...Je vous remercie.La frange opposée aux propositions de Leto depuis le début de la journée se leva pour acclamer son oratrice. Mais il enclencha lui aussi le mouvement soudainement. Solphia et quelques uns de ses partisans le jaugèrent d’un regard interrogatif, puis le Consul parla en haussant le ton pour bien se faire entendre de l’assemblée toute entière.- Sur la propriété, je ne vous répondrai qu’en quelques mots : d’abord que les aliments nécessaires à la vie sont tout aussi sacrés que la vie elle même ! Tout ce qui lui est indispensable est une propriété commune du peuple. Ensuite, et ceci je l’affirmerai haut et fort et je me battrai pour cela : seul l’excédent peut se voir être l’objet de la propriété individuelle, seul l’excédent peut faire l’objet du commerce. Entendez-moi bien : toute spéculation mercantile qu'un citoyen fais aux dépens de la vie de ses semblables n’est pas un trafic, c’est un fratricide ! Notre faction s'opposera à la votre sur cette question et nous donnerons de notre énergie pour convaincre les plus sceptiques. Mais pendant que vous ne faites que spéculer sur l'articulation entre société et propriété, nous, nous proposons une motion visant à éradiquer la faim, la soif, toute forme de pauvreté, et qui au contraire permettra la vie, partout, car c'est bien là le premier rôle du gouvernement envers le peuple qui le nomme!L’Assemblée s’emballa. Les invectives en tout genre fusaient d’une faction à une autre pendant que l’une d’elle applaudissait Leto en même temps. Le chaos régna dura de longues minutes et le Président ne parvenait à rétablir un ordre décent pour poursuivre les débats. D’une voix puissante il s’écria :- Cela suffit! Je lève la séance !Il n’y avait plus qu’à attendre les votes du soir...
  • Un voisin convoité

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    Le ChroniqueurL
    Post n°3 Auteur : Atin Jnum     Le conseiller de Kuat attendait dans son bureau. Une nouvelle délégation veniat proposer un marché. Après l’Empire Sith, les fameux Vestiges Impériaux et cette nouvelle République Fédérale, qui pouvait bien être ce nouveau joueur dans la partie ? Des Sith ? Non, il ne tenterait pas une approche de ce type. Les Jedi ? Peu de chance, depuis l’instauration de la nouvelle république, on ne les avait pas entendus. Ce nouveau joueur semblait venir d’Alderaan. UN monde connu pour sa culture, sa richesse, sa neutralité et sa beauté. Que pouvait venir faire un ambassadeur ici ? Surtout avec ce nom, l’OPNA. Tandis qu’il réfléchissait, les gardes firent venir la représentante Nelco Phijda. D’après ce qu’il savait, elle avait déjà signé certain contrat entre les deux mondes. Mais aujourd’hui, elle ne venait pas pour commander un croiseur lambda. Il regardait le paysage, jamais il ne se lassait de voir ces anneaux d’alliage qui englobaient aujourd’hui cette planète. Le signe de leur puissance et de leur place dans la galaxie. Finalement, il se tourna vers son invité et après une salutation rapide mais sincère. Il s’installa dans son fauteuil et croisa les mains sur son bureau. -Bien, comme vous le savez, je dispose de peu de temps.Dans ce sens, je serai direct.Qu’est-ce que l’OPNA et qu’a telle à nous apporter ?    Les chantiers dispose de contrat avec toute la galaxie et peu avoir l’aide qu’elle veut de n’importe où. Que pouvait bien lui proposer cette chère, Alderaan.Rien sans aucun doute... HRPG: RP annulé
  • Passage en Caisse [Guilde]

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    Le ChroniqueurL
    Post n°54 Auteur : Andromeda Suite :http://star-wars-rpg.soforums.com/t7961-The-Dead-and-the-King-Verse-III.htm#p83563
  • Opération Eagle Claw - Récuperation sur Kuat

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    Post n°13 Auteur : Hivernus Étrangement, la proposition du Chiss laissa un silence pesant, se rajoutant à une atmosphère déjà bien chargée en tensions. Il fallut attendre que Perron hoche la tête pour que le plan se mette en place. Visiblement, les deux escouades semblaient être séparées sur les façons de faire et la remise de commandement. Les membres de la SAF soutenaient clairement Perron et Nash, tandis que l'équipe Helo s'en remettait au jugement du quartier-maître Simpson. Burmese, Mini-Fox et le Rodien furent désignés par ce dernier afin de mener à bien la maîtrise des trois ouvriers. Le manque de cohérence qui régnait entre les deux équipes irritait l’humanoïde avec autant de violence que la simple vue de ces ouvriers enfreignant les lois... Au moins, il eût satisfaction à voir son plan se déroulait "sans accro", comme avait l'habitude de dire un certain Hannibdale, un contrebandier qu'il avait croisé lors de son périple sur Tatooine.La réplique de Fox se débrouillait plutôt bien pour un novice, car son manque d'assurance indiquait clairement qu'il n'avait encore jamais mené de missions. Il regretta presque un instant d'avoir douté de l'utilité des clones... Il y avait du potentiel à exploiter, du moins chez celui-là. Pendant un certain temps, Nash en vint à se dire qu'il devrait avoir une discussion avec Simpson et ce gosse, afin d'apaiser les tensions qui naissaient entre les deux escouades impériales. Après tout, il y avait déjà bien assez de problèmes à régler...Les joyeux lurons furent dissimulés dans l'obscurité des conduits souterrains et la cargaison des caisses évacuée par les égouts (qui trouvaient finalement une véritable utilité). Quelques minutes de plus furent nécessaires afin de planquer tout le monde dans les caissons. Seuls les trois "faux" ouvriers gardèrent leurs tenues et transportèrent à bord de la navette la cargaison. La chaleur était étouffante à l'intérieur du caisson, et le Chiss se retrouvait en compagnie des deux clones. L'embarquement semblait être réussi, il se demanda silencieusement si Burmese, Simpson et le Yaga avaient embarqué également. Une légère secousse lui fit comprendre que la navette décollait. Il lâcha un léger soupir en basculant la tête en arrière, peu à peu, la tension diminua. Ses yeux de braise, parfaitement accommodés à l'obscurité, fixèrent le temps d'un battement de cœur le mini-Fox.- Je n'ai pas eu le choix, souffla t-il sur son habituel ton glacial à l'encontre de Mulder, mais si j'avais à le refaire, je le referais sans hésitation. Il savait pertinemment que le clone comprenait ce qu'il venait de lui glisser à l'oreille, il n'attendait aucune gratitude de sa part, il voulait juste lui faire comprendre qu'il avait fait son devoir, et qu'il n'en attendait pas moins de la part des autres. Lors du transport, Nash se concentra essentiellement sur ce qu'il pouvait entendre de l'extérieur. Il y avait des voix étouffées en dehors, inconnues du Chiss. Elles semblaient calmes et posées. Une fois qu'il fut sûr qu'aucun danger ne les guettait, il s'accorda un moment de répit bien mérité. Ses yeux se fermèrent peu à peu, ne se limitant plus qu'à deux fentes rougeoyantes. Sa respiration se fit plus calme. Bientôt, une nouvelle secousse indiqua un saut en hyper espace. Ils seraient bientôt de retour à la maison. L'ex-marin se voyait déjà dans un nouvel uniforme, dont il pourrait rectifier les plis à souhait.http://star-wars-rpg.soforums.com/t5925-Yaga-Minor-Imp-rium.htm
  • Maison Kane et affaires galactiques

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  • Les Ombres du Passé sur Kuat

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    Le ChroniqueurL
    Post n°11 Auteur : Zaden Kryos Satisfait mais sur ses gardes, Zaden accepte le cadeau. Dans un dernier regard vers Drevon, il lui rappelle d’organiser la rencontre de ses contacts obscurs comme convenu, avant de s’éclipser. Le noble se contente d’acquiescer respectueusement, bien conscient qu’il devra respecter cet accord pour éviter d’attirer la colère de l’apprenti Sith. Sans plus de cérémonie, Zaden s’éloigne et rejoint l'Infiltrateur Sith, traversant les couloirs sombres du hangar avec la satisfaction de savoir que cet ajout rare ne fera qu’amplifier sa quête de puissance.À l'intérieur de l'Infiltrateur, il découvre une cabine spacieuse et des commandes d'origine, un tableau de bord complexe éclairé par une lueur rouge tamisée. Les instruments, vestiges d'une autre époque, ont été restaurés avec soin. La propulsion ionique XC et les canons laser sont prêts à être actionnés, et les sièges ergonomiques rappellent le confort destiné aux utilisateurs Sith. Zaden passe ses mains sur les commandes, activant le système de communication et ajustant le navigateur pour le décollage. Zaden contacta JC et lui ordonna de retourner sur Vinsoth en lui expliquant la situation. Après quelques instants d’analyse, Zaden entre les coordonnées et enclenche la propulsion. Le vaisseau s’élève en douceur, quittant l’atmosphère dense de Kuat pour rejoindre l’espace. Depuis la baie du cockpit, il observe la silhouette de la planète s’amenuiser, tandis qu’il stabilise le vaisseau en orbite basse. Dans le scanner, une station commerciale apparaît comme point de transit idéal. SpoilerStation Commerciale - Oublon 1La station commerciale est animée, grouillante de trafiquants, de marchands et de contrebandiers. En posant son Infiltrateur sur une plateforme réservée, Zaden est accueilli par le bruit des échanges marchands et le sifflement des vaisseaux qui atterrissent et décollent sans interruption. Il descend de l’appareil, les sens en alerte, traversant les passages encombrés où se mélangent les créatures de toutes sortes et les senteurs d'épices exotiques. Après quelques minutes de marche, il repère un marchand Aqualish aux épaules larges et à l’air rusé. Zaden demande un droïde astromécano, et l'Aqualish lui propose une unité R2 au prix de 700 crédits. Zaden négocie fermement, arguant que l’appareil semble vétuste. Finalement, le marchand cède à 500 crédits. Le droïde, un modèle R2 peint en noir et argent, émet une série de bips reconnaissants, et se prénomme R2-X4. Le droïde suit son nouveau maître, émettant des bips d’enthousiasme mêlés d’excitation. R2-X4 monte avec aisance dans l’Infiltrateur, prenant place dans un compartiment dédié. Le droïde s’active immédiatement, connectant ses systèmes au vaisseau, ajustant la navigation, et testant les stabilisateurs. Impressionné par l’efficacité du petit droïde, Zaden s’installe au poste de pilotage et l’observe tandis qu’il prépare les moteurs pour l'hyperespace.  Avec une série de bips déterminés, R2-X4 initialise le vaisseau pour le décollage. Les moteurs vrombissent, et l’Infiltrateur s’élance dans l’espace, s’éloignant de la station. Zaden contemple les étoiles, tandis que R2-X4 termine les calculs. Dans un dernier bip d’affirmation, le droïde enclenche l’hyperdrive, projetant le vaisseau dans l’immensité de l’hyperespace, en direction de Vinsoth. L’Infiltrateur fend l’obscurité interstellaire, transportant son maître vers sa prochaine destination...
  • Les Décisions du Peuple

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    Post n°2 Auteur : Leto Lazarus UNE REVOLUTIONFactions[Lien]Motion n°1 : sur la tenue d’un procès des Dix devant l’Assemblée Révolutionnaire de KuatProposée par Représentante Lyz Queldor et son groupeArguments en faveurLa Révolution ne doit pas être sauvage ! Terroriser la noblesse et l’anéantir par la sentence populaire immédiate, sans procès, c’est baser le futur régime de Kuat, censé être républicain et démocratique, sur la violence et l’injustice. La construction d’un tel régime est impossible par la vengeance et le meurtre. Ne pas traiter les « ennemis » avec magnanimité et dans les règles de l’art sape les bases d’un nouvel Etat censé se fonder sur le droit. Il convient donc que l’Assemblée Révolutionnaire s’érige en juge pour qu’elle puisse débattre, s’exprimer sur le sort des Aristocrates. Seule elle est la détentrice de cette autorité légitime en période transitoire.Arguments en défaveurLa justice n’existe pas sur Kuat, c’est au peuple de la fonder. De ce fait, il ne peut se tenir aucun procès sans qu’un Etat de droit aie vu le jour. Mais pire encore, les ennemis de la Révolution n’ont pas besoin d’être jugés ! Car par définition, si le Peuple s’érige contre eux, c’est qu’ils sont forcément coupables de leurs crimes. Or la tenue d’un procès signifie qu’il existe une possibilité selon laquelle l’Aristocratie puisse être absoute. Qu’en serait-il de la Révolution ? Ne pas définir les ennemis comme coupables c’est rendre la Révolution illégitime ; leur intenter un procès est de ce fait contre-révolutionnaire. Rapport de forceAssez équilibré entre les deux factions, mais léger avantage aux « contre » : les anciens exclus, également anciens esclaves qui composent une assez grande partie du peuple sont souvent analysés comme étant les plus radicaux, ils se rangeront dans les Conciles assez naturellement du côté des partisans de l’anéantissement des Aristocrates.Au nom du Peuple Kuati, les Conciles Plébéiens se sont exprimés. Ils ont décidé majoritairement que : 1 – 4 : La motion est REJETEE5 – 6 : La motion est ACCEPTEE–Projet de loi n°1 : sur la propriétéProposé par le Consul Lazarus et la Questeure Varakin1 - La propriété est le droit pour chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi. Ce droit ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété d’autrui.2 - La garantie de la propriété privée s’exerce sur les biens et les produits une fois les subsistances des citoyens assurés, c’est à dire une fois que la vie leur est garantie : tout les qui lui sont indispensables sont une propriété commune du peuple. Seul l’excédent peut faire l’objet du commerce et de la propriété individuelle. Arguments en faveurLes aliments nécessaires à la vie sont aussi sacrés que la vie elle-même, il convient donc de protéger de la propriété des individus tout ce qui assure la subsistance. Le reste peut être l’objet du commerce, de l’industrie, de la propriété individuelle dès lors qu’on assure l’existence et la vie des citoyens. La propriété privée est un droit qui ne peut être absolu. Il doit de se fait être limité pour pouvoir assurer la vie car la propriété des aliments de base et leur commerce est immoral et inhumain dès lors que le peuple ne peut disposer de sa portion vitale. Arguments en défaveurLimiter la propriété c’est entraver la liberté individuelle ! L’objet de la Révolution est l’avènement de l’égalité des droits, l’avènement d’une liberté qui ne peut être déjà bornée alors que le peuple s’érige pour la conquérir. De plus, la propriété est antérieure à la société, la société ne peut donc avoir aucun droit dessus ; elle est née pour garantir ce droit sacré. La Révolution ne peut bafouer les droits naturels du peuple, elle doit au contraire veiller sur eux. Rapport de forceÉquilibre qui tend tout de même vers le « pour ». Les anciens moyennants rêvent pour la plupart d’accéder enfin à la propriété privée que l’Aristocratie monopolise sur la planète. Objectif assez éloigné pour les anciens ouvriers et exclus plus préoccupés par leurs subsistances que par leur accès à la propriété privée. La question n’est toutefois pas nettement tranchée chez les anciens ouvriers, contrairement aux anciens exclus. Au nom du Peuple Kuati, les Conciles Plébéiens se sont exprimés. Ils ont décidé majoritairement que : 1 – 4 : le projet de loi est ACCEPTE5 – 6 : le projet de loi est REJETE–Projet de loi n°2 : sur la nationalisation des Chantiers Navals de KuatProposé par le Consul Lazarus et la Questeure Varakin1 - Les Chantiers Navals de Kuat (CNK) et l’ensemble de ses filiales doivent servir les intérêts du peuple tout entier. Leur gestion publique est d’intérêt général, ils doivent de ce fait être considérés comme les premiers de nos biens communs matériels.2 – Les CNK ainsi que ses filiales sont une propriété du peuple de Kuat, et sont donc nationalisés, partout où la Révolution est présente. La richesse produite sera naturellement redistribuée au peuple. 2 bis – L’institutionnalisation de cette nationalisation sera automatique au moment où le pouvoir central de Kuat sera aux mains du peuple.3 – Les CNK ainsi que ses filiales feront partis d’un conglomérat administré publiquement, nommé « Fédération Industrielle de Kuat », et seront dirigés par le Questeur. Les dirigeants de ces entreprises nationales doivent être élus par leur personnel.Arguments en faveur / en défaveurConsensus général au regard du poids des CNK sur l’économie de Kuat. Il n’y a pas réellement d’arguments en défaveur, si ce n’est que cette nationalisation pourrait être transitoire et donc temporaire.Rapport de forceConsensuel, mais on est jamais à l’abri d’une surprise. Au nom du Peuple Kuati, les Conciles Plébéiens se sont exprimés. Ils ont décidé majoritairement que :1 – 5 : le projet de loi est ACCEPTE6 : le projet de loi est REJETE
  • Le scepticisme des Aristocrates

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    Le ChroniqueurL
    Post n°9 Auteur : Sebastian Melvar Pour la première fois de ma vie, les lendemains étaient incertains. Vestige d’un ordre social aux abois, et pourtant à peine âgé d’une trentaine d’années, je n’ai trouvé d’autre solution que l’émigration. Face au plus grand défi que l’histoire a placé sur le chemin de la brillante Aristocratie kuatie, je déserte. Quel déchirement, quelle honte… Par bonheur, il m’était impossible de voir au travers des hublots de transparacier ma planète natale rétrécir à mesure que je m’en éloignais, ce qui m’épargnais la douleur d’une concrétisation physique de mon éloignement. Et bientôt, l’ultime saut en hyperespace, l’irréversible.Aussi étrange que cela puisse paraître, la première chose à laquelle un émigré pense est le retour. Et quand on pense au retour, on en vient à se demander ce que l’on quitte exactement. Je quittais une planète, au sens astrophysique du terme, évidemment. Mais cette planète n’était rien d’autre qu’un immense caillou façonné par les premières fortunes de ce système. Alors, je ne quittais pas un monde forgé par la nature, je ne quittais qu’un gigantesque jardin… Est-ce que je quittais un peuple ? L’unité politique de Kuat s’était forgée autour de ses intérêts économiques, l’État kuati n’était rien d’autre que l’entreprise juteuse des Chantiers Navals. Comment développer ici un authentique amour de la patrie quand elle n’est rien d’autre qu’un groupe d’actionnaires ? En définitive, l’État kuati n’existait pas et j’irais même jusqu’à dire que la nation kuatie n’existait pas davantage. Le premier sentiment d’appartenance à une communauté était né parmi les travailleurs de l’Anneau. Quelle communauté allait l’emporter entre celle qui s’était soudée par l’argent et celle qui s’était soudée dans la douleur de l’oppression ? Si je ne quittais ni un lieu, ni un peuple, je quittais incontestablement une guerre. Mais je n’aurais pas l’audace de me prétendre réfugié car je n’ai pas assez souffert, j’ai déserté bien avant. La désertion m’a attiré l’hostilité de ma caste, rendant toute idée de retour impossible si l’ordre actuel était pérennisé. Je ne trouverais pas davantage de sympathie chez les opprimés qui me reprocheraient de ne pas avoir épousé leur combat. Le passage en hyperespace fut rapide, je m’imaginais la planète disparaissant dans le vide sous l’effet de l’éloignement dû au saut. Mais je ne savais toujours pas ce que je quittais, sans doute définitivement. Je n’arrivais pas encore à mettre les mots sur cet abandon.Le voyage vers Alderaan ne serait pas très long, nous ne quittions pas le Noyau Galactique. Les émotions m’alourdissaient l’esprit, je voulais m’abandonner à elles à l’occasion d’un sommeil réparateur au cours duquel je pus revivre cet échange avec ma mère qui fut l’occasion de lui annoncer mon intention de partir. C’était le jour de mon retour de l’Anneau, encore dans cette salle à manger au décor invariable tandis que le reste de Kuat était en ébullition. L’Aristocratie était capable d’un aveuglement qui confinait au déni de réalité, ou bien s’accrochait-on simplement aux plus petites permanences pour oublier les troubles.Ma mère, imperturbable, commença son interrogatoire sur le ton sec et abrupte qui lui était si particulier :- « Alors ? Raconte-moi. Les faux semblants introductifs étaient rituels, il devait y avoir bien peu d’aspect de mon voyage qui étaient inconnus de ma mère puisque ses satellites n’avaient cessé de m’entourer.- Je pense que vous en savez déjà beaucoup, Mademoiselle Queldor a dû faire un rapport…- Oui, mais Lyz ne peut pas tout me dire s’agissant de ton ressenti. Parle-moi de cet ouvrier que tu as rencontré.- C’était un Zeltron très bien éduqué, pas du tout l’image que l’on pourrait se figurer d’un ouvrier. Ils sont abreuvés de belles pensées et surtout de l’indéfectible bienfondé de leur cause. Ils ne fléchiront pas, ils ne négocieront manifestement pas… Le compromis est impossible, c’est un combat à mort. J’avais déjà en tête l’idée de mon départ, mon bilan de la situation était volontairement sans nuance.- Cette petite garce a géré la crise comme on joue à la poupée, elle a cru qu’elle avait le contrôle et voilà le purin dans lequel elle nous laisse.Moi vivante, sa progéniture n’aura pas une once de responsabilité quant à nos destinés. Cette branche de la famille Kuat est pourrie et comme une mauvaise plante, il a fallu s’y prendre à deux fois pour s’en débarrasser.- Non… Ma mère ne laissait rien au hasard et cette sortie valait, pour ceux qui la connaissaient, toutes les confessions du monde. Encore sous le coup des émotions de mon voyage dans l’Anneau, j’oubliais ma déférence et ma retenue habituelle. Vous êtes consciente du risque que vous avez pris, s’ils remontent jusqu’à nous…- Calme-toi, je n’ai rien commandité. Disons que je l’ai appris un peu avant tout le monde. Marianne a toujours été une amie très chère de la famille, elle a toujours été la plus compétente pour gérer les intérêts de Kuat. Nul doute que Marianne Jeanne était la source de ma mère, mais était-elle à la source d’autre chose ?- C’est elle qui est à l’origine de l’attentat ? - Cela n’a plus d’importance. Le Conseil d’administration va se réunir dans quelques jours pour choisir qui va succéder à Victoria Helena, et j’ai déjà usé de mon influence pour faire pencher le vote en faveur de Marianne. On entrait dans les intrigues et je voulais m’en préserver, c’était le moment de faire savoir à celle qui m’avait tout donné que je comptais partir, ou fuir selon les points de vue.- Cela n’a plus d’importance. - Oui, c’est ce que je viens de dire. - Vous ne m’avez pas compris, cela n’a plus d’importance. J’avais soigneusement, c’est-à-dire sans paraître irrévérencieux, distingué les derniers mots de cette phrase. Je ne veux plus profiter de ce système, le massacre de masse a rendu toute issue pacifique impossible. Aucune des conclusions de ce conflit n’est satisfaisante : soit on gagne en les massacrant, soit on perd et ce sont eux qui nous massacrent. L’espoir d’un renouveau n’est plus possible dans le compromis, on est intervenu trop tard et sans doute n’avions-nous aucune chance de réellement peser sur ce conflit. Voilà qui accentuait encore, si c’était possible, le caractère tranchant du bilan que j’avais dressé quelques secondes auparavant.Comme je ne veux ni perdre, ni gagner, je vais partir de cette planète, construire une vie loin de tout cela. Pour la première fois, je lisais dans le regard de ma mère, ce qui était déjà énorme, et je lisais sa surprise. Elle avait prévu bien des scénarios, sans doute assez pour remplir plusieurs vies, mais jamais elle n’avait anticipé qu’elle perdrait le contrôle sur son fils.- Construire avec quoi ? Si tu pars, c’est sans retour, sans ressource.Je sais que j’ai implanté en toi un esprit de compassion pour la classe ouvrière, pour que tu essayes de les comprendre, pas pour que tu fuies le combat. - J’ai compris, Mère, j’ai compris que jamais je ne pourrai comprendre. J’aspirais à une société dans laquelle l’Aristocratie pourrait subsister confortablement tout en reconnaissant des droits à ceux qu’elle cesserait d’exploiter et former ensemble la nouvelle Kuat, un nouvel équilibre. Mais c’est impossible. Nous sommes condamnés à disparaître ou à amplifier encore l’oppression pour répéter cette crise de plus en plus souvent.Il faut reconnaître que sur 20 000 ans d’histoire, ce n’est pas de chance de naître dans ce petit siècle où la classe sociale dont je fais partie perdra son pouvoir. - Je t’ai transmis beaucoup, mais ce fatalisme me donne la nausée. Il doit venir de ton père… Elle marqua à cet instant une pause, comme si elle laissait tomber le masque l’espace de quelques secondes, le temps d’une brève remise en question. Tu m’avais prévenu qu’en t’envoyant là-bas, je prenais le risque de te perdre. Je suppose que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. A partir du moment où ma mère commençait à reconnaître sa part de responsabilité, c’était quasiment gagné. Le principe de mon départ était accepté, mais je devais encore interroger le membre du Conseil d’Administration que j’avais en face de moi sur un évènement bien précis.- Et puisque nous en sommes aux mea culpa, j’ai besoin de vous poser la question. En tant que membre du Conseil d’Administration, en tant que membre des Dix… Aviez-vous connaissance du plan visant à l’extermination des ouvriers de Maw ? Ma mère soutint mon regard, je ne savais plus ce qu’elle pensait à ce moment-là. La mère avait de nouveau laissé place à l’implacable politicienne, celle tant redoutée dans les cercles aristocratiques de Kuat.- Non. Je ne suis pas stupide, je n’aurais jamais contribué à prendre une décision qui condamnerait toute possibilité d’échange avec les ouvriers. C’est moi qui t’ai envoyé les rencontrer, ne l’oublie pas. J’étais probablement la plus encline à négocier avec eux au début du conflit, mais la Kuat de Kuat a décidé de tout gérer sans nous consulter. Je n’aurais pas cru à un message de compassion à l’égard des victimes, ma mère pris le parti de la révélation d’un calcul froid pour clamer son innocence. Je faisais le choix de croire ce qu’elle me disait en espérant que ce ne fût pas une autre fuite. Ma mère sentit le doute, elle poursuivit sur un ton plus conciliant quant à mon intention d’émigrer, comme si ma suspicion devait être amadouée. Si tu pars, je ne peux pas t’apporter de soutien officiel, cela serait dommageable à notre Maison. Les Aristocrates sont surveillés, nous devons notre relative tranquillité à la sympathie de Marianne Jeanne Kuat. C’est moi qui t’ai éduqué, je sais que tu ne m’aurais pas annoncé tes intentions si tu n’avais pas déjà une destination en tête. - Alderaan. La réponse fut laconique, comme si elle était l’aboutissement d’une longue réflexion. Pourtant Alderaan m’avait toujours semblé naturelle. Mais quelle Alderaan ? La réelle Alderaan, ou celle qui m’a été décrite durant mon éducation ? Ma mère fit bien rapidement le rapprochement.- Évidemment, tu n’as jamais su te défaire de tes fantasmes à propos de cette planète. Je suppose que tu comptes reprendre contact avec la famille de Raymus. Raymus Corgan était le précepteur que ma mère avait engagé durant mon enfance, il était l’un de ceux grâce à qui j’avais réussi à conserver un œil légèrement plus objectif que la moyenne sur la condition aristocratique. Il m’avait décrit une Alderaan dans laquelle il existait une aristocratie bien intégrée dans un corps de citoyens, acceptée par le reste de la population qui ne ressentait étrangement aucune impression d’infériorité. L’aristocratie alderaanienne avait quelques pouvoirs politiques, mais étrangement conciliés avec un système plutôt démocratique. Il semblait régner sur Alderaan une paix sociale qui avait toujours inspiré les rêves que je nourrissais pour Kuat. Bien sûr mes voyages m’avaient montré une réalité plus complexe, une vie politique qui avait aussi ses remous et incertitudes. C’était d’autant plus vrai depuis les quelques temps passés qui avaient suivi la révélation d’élections truquées à la faveur de la candidate pro-républicaine. Une perturbation du fonctionnement démocratique sur Alderaan était aussi grave que la grève, muée en révolution, qui sévissait sur Kuat. Mais je ne serais pas, sur Alderaan, au nombre des cibles des mouvements contestataires qui s’étaient activés.Je pensais donc y vivre plus sereinement d’autant que la famille de mon ancien précepteur, agréablement surprise de mes quelques visites, m’avait toujours réservé un accueil chaleureux.Le reste de ma conversation avec ma mère ne méritait pas que j’en rêve, et sans doute pas d’être relaté. La période qui a suivi était étrange, j’étais sur Kuat sans plus vraiment y être. Je me tenais informé des développements sur l’Anneau mais de manière parcellaire, je préférais concentrer mes efforts sur l’organisation de mon départ qui devait être le plus discret possible. Je devais pour cela conserver mon image d’Aristocrate insouciant, d’héritier préservé des tumultes du monde. C’était à cette condition qu’on me laisserait quitter la planète sans surveillance.Conformément aux prévisions, et sans doute davantage aux calculs de ma mère, Marianne Jeanne Kuat fut désignée par le Conseil d’Administration pour succéder à Victoria Helena. Cette victoire m’était très utile, non pour exercer quelconque fonction sur Kuat, mais pour quitter la planète paisiblement. Ma mère était proche de la nouvelle Kuat de Kuat, et je soupçonne comme ultime acte de bienveillance de sa part d’avoir obtenu de la nouvelle « Reine » un sauf-conduit pour quitter la planète sans danger, mais il s’agissait d’un aller simple.Et ce fut l’éclair : voilà ce que je quittais… Ma mère.Ma mère était plus grande que cette planète, plus grande que cette nation, plus grande que cette guerre. Je quittais son autoritarisme, mais surtout sa protection. Plus de trente années nécessaires pour rompre le cordon, pas le cordon physique qu’un coup de ciseaux suffit à sectionner, mais le cordon bien plus puissant qui lie les esprits d’une mère possessive et d’un fils bien volontiers possédé. Toute ma vie, j’étais un prolongement de ma mère. Mais quand le cordon se rompt, ne parle-t-on pas aussi de naissance ? Quelle douleur de devoir naître au prix de la vie de sa mère. Je n’étais en effet pas certain de la retrouver un jour, et moins certain encore de la retrouver telle que je l’avais quitté. Je ne pouvais pas imaginer qu’elle laisserait la Maison des Melvar en danger d’extinction du fait de mon départ, elle trouverait sans doute quelqu’un de confiance pour assurer la continuité, mais la situation que je laissais en partant n’était pas simple. Bien plus que la Kuat de Kuat, c’était ma mère qui aurait pu m’empêcher de partir. Et il me fallut attendre d’être dans ce vaisseau, à quelques années lumières de ma maison, pour me rendre compte qu’elle n’en fit rien. Encore un effet de sa bienveillance, cachée sous les traits de l’indifférence. Mon caprice lui a coûté si cher, et elle a payé sans broncher. Je voulais lui dire tant de choses à cet instant, mais trop tard pour faire demi-tour. Je me rendis compte alors qu’il ne me restait que le temps de ce court trajet pour faire le deuil de ma propre mère.Le retour en espace conventionnel m’arracha à ces pensées, comme s’il fallait abandonner remords et regrets dans l’hyperespace que nous venions de quitter. La meilleure manière de ne pas subir l’exil était de feindre le choix, et je devais me lancer, à compter du moment de l’atterrissage imminent, dans ce nouveau rôle de l’extradé à la recherche d’une vie nouvelle… Mais l’objectif semblait immense, bien trop ambitieux pour rentrer dans cette seule valise que j’avais emmenée. C’était la deuxième fois de ma vie que je marchais dans l’indifférence collective. Il me faudrait sans doute beaucoup de temps avant d’en apprécier le luxe, le temps nécessaire pour s’adapter à ce changement.Du scepticisme de l’Aristocrate quant à la révolte sur Kuat, il ne restait en définitive ni scepticisme ni Aristocrate.
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    Post n°3 Auteur : Leto Lazarus ÉVEILLER LES CONSCIENCES (2)“Il est plus facile de nous ôter la vie que de triompher de nos principes” Maximilien Robespierre à la tribune de la Convention (26 mai 1794)“Si on se révolte, on meurt”.On ne sortait jamais indemne de ce genre d’expérience immersives, de ces voyages dans les usines de l’Anneau. Quelle tragédie, et quelle barbarie d’exécuter son propre peuple en l’intoxiquant sur son lieu de travail. Des criminels gouvernaient ce système. Les pires criminels de la région sans aucun doute. Tout était bon pour capter la richesse coûte que coûte, même l’extermination de ceux qui la produisaient pour eux. L’intérêt de la séparation en caste imposée aux premiers jours par ceux qui dominaient la planète jadis résidait aussi en cela: les Exclus, nombreux et esclaves, consistuaient l’armée de réserve industrielle des usines de l’Anneau. Tous ne travaillaient guère, et ceux qui n’avaient point d’emploi étaient disposés à remplacer les morts de la production ou de la révolte. Ils demeuraient l’outil utile du régime, celui de la production usinière aux bénéfices de la caste possédante. Ainsi les qualifications de la classe supérieure - la classe ouvrière - étaient nécessairement orientées par le pouvoir et le système scolaire. Il fallait un nombre suffisant d’assembleurs, de logisticiens, d’agents de production, de maintenance… En revanche, la classe moyenne elle, composée d’ingénieurs, de directeurs de sous-départements, de concepteurs, d’administrateurs, avait un rôle intellectuel et de gestion et n’était guère destinée à la production. La pression sur leurs emplois, leurs attributions et leurs qualifications n’existaient quasiment pas. De ce fait, plus on montait dans l’échelle pyramidale des castes kuati, moins s’effectuait de contraintes sur les emplois et leur gestion. Ceux tout en bas de l’échelle subissaient donc les pires traitements, doux euphémisme puisqu’ils pouvaient même faire l’objet de meurtres de masse à la moindre revendication sociale. Leto avait très mal vécu ce petit séjour dans l’enfer de l’Anneau. Sa condition était misérable et sa caste oppressée, mais que dire de ceux qui se faisaient exploiter dans les usines? Ces Exclus, ces moins que rien qui n’avaient d’autre choix que de produire le maximum sans rien dire au risque de se faire tuer. Mourir par le travail ou par le refus de l’exploitation? Quel triste choix. Ce travail forcé, personne ne le connaissait au sein de la caste ouvrière à l’exception des quelques rumeurs colportées mais vite oubliées ou de ceux qui s’étaient faits envoyés là bas en guise de punition parce que déviant de leur comportement de classe.- C’est pas possible Alya… On ne peut pas les laisser faire, ces enfoirés...Leto bouillonnait de rage dans le bureau de son amie, faisant les cent pas, déchiré entre la tristesse et la haine. - Calme-toi Leto, notre mission d’intérêt général ne peut pas voler en éclat parce que tu perds ton sang-froid.- Je perds mon sang-froid?! Un accident industriel a tué une dizaine d’Exclus dans cette usine! Je connais ce genre de problème, tu le sais, j’en ai été victime ! Et en plus de cela, s’ils se révoltent c’est l’intoxication assurée et décrétée par ces… ces… @£*!&% d’aristocrates de merde! Et je dois garder mon sang-froid?!- Leto, la voix d’Alya était calme et posée, notre objectif vise l’intérêt de tous. La Révolution implique des sacrifices, on ne peut pas s’occuper de tout le monde en même temps, on doit la construire pour que tout le monde en profite! Elle ne sera pas immédiate, tu le sais très bien… Leto s’effondra sur un fauteuil de la pièce, la tête dans le creux de ses mains. Le directrice du département continua:- Nous sommes des centaines de millions sur l’Anneau, ce genre de cas doit arriver très souvent, beaucoup trop souvent. Pourtant tu ne pourras pas porter secours à chaque Exclu ou chaque Ouvrier qui subit ce terrible sort… Rappelle-toi Leto, nous avons construit le réseau en décentralisant au maximum les unités, en les rendant indépendantes pour que si une cellule se fait repérer, elle ne compromette pas notre dessein. C’est toi qui a imaginé ça… On ne pourra pas non plus lui venir en aide. Ecoute moi… L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier et minoritaire, pour le moment.Leto soupira puis releva la tête vers elle, la mâchoire serrée.- C’est dur d’avoir conscience de ce qui se passe et de laisser faire en attendant la réalisation de notre but final… Il se releva lentement, regardant l’espace sombre et infini à travers le hublot du bureau d’Alya. Ses passions se dissipèrent peu à peu et la raison reprit le pas pour réinvestir petit à petit son esprit. Il fallait que ce défaut disparaisse. Durant les trois ans qui allaient suivre, bien-sûr que des gens allaient mourir, bien-sûr que les grands allaient exécuter les petits, bien-sûr qu’Ouvriers et Exclus allaient subir quelques sorts funestes… Et pire encore, sans nul doute que ses compagnons allaient mourir au nom de la liberté, au nom de cette guerre déclarée contre les puissants. Oui, la révolte était une guerre et il fallait que celle-ci contamine tout l’anneau, toutes les castes oppressées. Sans doute que Kuat n’en n’était pas à sa première révolution, mais celle-ci allait être de masse et évidemment meurtrière. - Mais tu as raison Alya… tu as tristement raison…- Dans la grande bataille, tu pourras porter secours.Le sourire d’Alya illumina son visage, mais aussi le coeur de Leto qui en avait bien besoin en ces tristes jours. Heureusement qu’elle était là, à ses côtés…- Est-ce que le contenu de la cargaison a bien été récupéré au moins…?- Oui, l’ami de ton père est venu de Coruscant déposer son stock et il a fait rentrer ce que tu voulais…Alya sortît quelques documents holographiques.- Il faut les diffuser partout, fit Leto, utilisons nos canaux…- Espères tu éveiller les consciences à travers des textes?- Il faut faire voir qu’ailleurs, cette domination de caste n’a pas sa place… Combien d’ouvriers savent comment fonctionne Coruscant, Corellia, Naboo, Iridonia... ? - D’autres formes de domination existent dans ces systèmes...- Peu importe. Montrons comment ça marche ailleurs, montrons des critiques politiques, et puis on s’en fout si c’est pas notre idéal! On forgera le nôtre ici, pendant la Révolution! Mais il faut que les gens se politisent, prennent conscience de leur statut misérable, qu’ils trouvent les Castes injustes. Ce sera le début du mouvement de masse. Puis ensuite, on construira quelque chose ensemble, on diffusera d’autres textes qui défendent des projets démocratiques et coopératifs. Toi-même tu l’as dit! Tout ça ne se fera pas en un jour…- Bien… Les Exclus sont de notre côté de toutes façons, il sera facile de les mobiliser ce qui sera moins le cas des Ouvriers et surtout des Moyennants…Difficile de mobiliser les castes d’au-dessus qui voyaient leurs avantages se multiplier par rapport à leurs inférieurs. La réunion contre l’aristocratie signifiait dans leur esprit plus de sacrifices et moins d’avantages. Au diable la démocratie et l’intérêt du peuple! Pourtant, qui pouvait se sentir floué par plus de liberté, par le fait de briser les chaînes de la servitude, mis à part ceux qui tenaient la bride haute au peuple? Exclus et Ouvriers allaient être le coeur de la Révolution, mais il fallait que la caste Moyenne s’y mêle. - Alya, d’ici quatre mois, nous réunirons le prochain Comité central. Préparons d’ores et déjà le réseau de communication clandestin. Quelques Moyennants sont avec nous et pourront couvrir les comités locaux reliés à nous sans distinguer l’origine du signal. J’y ferai le discours du grand départ, celui de l’origine de la mobilisation de masse. Et j’ai un plan…Le regard d’Alya se fit un peu plus inquiet…- Un plan…. ? Dis-moi…Leto se leva et recommença à faire les cent pas en débutant son projet.- Nous allons diffuser mon discours, a posteriori, illégalement. Il faut que le maximum de personnes l’entendent sur l’anneau!- Comment tu veux faire une chose pareille? - Bah, si une bonne partie se trouve le soir dans la station spatiale résidentielle, il nous suffit de trouver le moyen de le diffuser là, au lieu de le faire sur les différents sites de travail. Les exclus ont aussi leurs quartiers à part, prennent leurs propres transports, mais je suis sûr qu’on trouvera un moyen via les gars de l’usine et via l’équipe de Castiel pour le faire diffuser parmi eux. Par exemple, faire entendre le discours via holodocs. Ce sera moins massif et plus progressif. L’idée chez les Ouvriers c’est de faire une action choc, en modifiant ma voix bien entendu, je veux pas qu’on m’éjecte dans l’espace…- Il va y avoir une enquête sur ça, tu le sais… Ils risquent de désigner des coupables…- Nous ferons en sorte de tous nous en sortir… Et peut-être même que la violence qu’ils utiliseront contre nous nous mobilisera encore plus! Qu’ils nous fassent du mal! Ils ne pourront pas détruire l’ensemble de leur population… Ils ne se risqueront pas non plus à détruire une partie d’un chantier naval en pleine résurgence des tensions galactiques, ce serait une tragédie pour leurs commandes et leurs profits. La période dans laquelle nous sommes est parfaite pour enclencher le processus révolutionnaire Alya!Les yeux de Leto brillaient de mille feux, la passion commençait à le dévorer. Son envie d’en découdre se faisait plus pressante. Dans sa tête, l'enchaînement des événements était parfaitement clair. Il ne voulait plus qu’une seule chose, en être à la fin, au bout du chemin, cette étape finale où le peuple envahissait la surface depuis l’Anneau, où il investissait le palais de “Kuat de Kuat”, où tous les Aristocrates étaient piégés, et à genoux devant la puissance des nouveaux citoyens., où tous les nobles étaient dépossédés de leurs titres, de leurs privilèges, soumis au pouvoir du peuple coalisé contre eux. Ce moment de grâce où la supplication des tyrans se mêlait avec les promesses de l’arrivée du chaos…. Il voyait dans sa tête les matriarches à terre et sanglotantes, subissant la justice implacable des Exclus, des Ouvriers et des Moyennants réunis, leur visage terrifié face à l’illusion de la barbarie du peuple. Le revers de la médaille d’une domination de plus de vingt millénaires, réduite en poussière par quelques uns qui conscients de leur condition, parvînrent enfin à réunir le peuple motivé par la volonté de s’approprier un seul et même ensemble de biens communs et immatériels : l’égalité et la liberté, la justice et la démocratie! Ah! La jouissance extrême de ce moment! Le plaisir mémorable de la destruction d’un modèle entier! Celui de tout reconstruire! L’agréable sensation de reposséder ce qui lui revenait de droit: Kuat.***Quatre mois de campagne illégale. Et elle ne s’était pas déroulée sans encombre... De nombreux ouvriers avaient été envoyés en usines en guise de punition pour sédition… Certains avaient même disparus. Mais cela ne pouvait que galvaniser les Ouvriers déjà plus ou moins radicalisés dans le processus révolutionnaire. Ne parlons pas des Exclus! Eux n’attendaient que la révolte, avec un sentiment vindicatif latent qui risquait de faire des dégâts le jour du soulèvement général. L’équipe du Comité Central de l’Alliance Révolutionnaire avait prévu une réunion, toujours à l’occasion d’un jour de repos dans une aile peu surveillée du Chantier de Deponn. Les ouvriers pouvaient circuler librement grâce au réseau de transport interne de l’Anneau, mais ne pouvaient aller sur les sites de production que s’ils en avaient évidemment l’autorisation de la part des directeurs. Heureusement qu’Alya en tant que Moyennante, - avec d’autres, de sa classe bien que relativement peu nombreux qui avaient également rejoint le mouvement - était parvenu à les faire rentrer dans leur nouvelle salle, un petit hangar beaucoup moins exiguë que lors de la réunion du premier comité fondateur. Le flot d’ouvriers et d’exclus dans le métro intérieur ne perturba guère les autorités, habituées à les voir sortir de la station résidentielle pour aller faire un tour ailleurs. Ainsi, certains des chantiers suds ou des ateliers d’usinage avaient été mis au courant, et le second Comité allait réunir au-delà des espérances. Leto avait envie de remercier la brutalité des gouvernants qui couplée à ses affaires de diffusions de petites phrases ou d’actualités externes à Kuat, contribuaient à forger une conscience politique aux Ouvriers et Moyennants. A cela s’ajoutait le travail des comités révolutionnaires locaux qui étaient parvenus petit à petit à instiller cette volonté séditieuse dans l’esprit d’un nombre grandissant de gens. Au travail de masse s’ajoutait un travail de fourmi, et la combinaison des deux se révélait efficace. Ce qui n’empêchait pas des arrestations, des détentions arbitraires, la violence des autorités, mettant ainsi d’autant plus d’huile sur le feu… La Révolution allait se faire à cause de l’Aristocratie et de sa violence répressive, qui réveillait plus que jamais l’insoumission latente des classes opprimées. Leto allait devoir lui-aussi passer par là et subir la sentence des puissants. C’était une nécessité: frappez inconsciemment le symbole de la révolution populaire, et n’attendez en retour que le soulèvement généralisé. Car le violenter lui, c’est vouloir écraser les revendications de tous. Un monde certain avait envahi le hangar à la grande satisfaction de Castiel qui avait rejoint Alya et Leto près d’un site en hauteur où se déroulaient débats et interventions publiques. Ce hangar était un lieu de libre expression comme rarement il y en eut dans la jeune vie du jeune homme. Un lieu de critiques, de discours subversifs allant à l’encontre des puissants. Et cela participait de la ferveur populaire! Avant la prise de parole de Leto, les leaders de chaque comité locaux s’exprimaient à la fois sur leur volonté d’aller jusqu’au bout, mais aussi sur leurs capacités de rassemblement. Chacun défendait ses opinions, et certains commençaient à réfléchir à ce que pourraient ressembler les futurs modalités de gouvernement. C’était exactement ce que Leto souhaitait: la volonté révolutionnaire avait atteint un stade suffisamment développé chez certains pour qu’ils commencent à planifier l’après, comme si l’issue de la révolte de masse était inévitable. Et bien-sûr qu’elle l’était! On ne pouvait dans ces lieux se résoudre à l’échec, ce qui excitait d’avantages encore les foules. Après le défilé des responsables locaux que Leto saluait avec un enthousiasme débordant, c’était le tour de son intervention… Ils allaient donc enregistrer sa prise de parole, son discours, et ultérieurement, le diffuser partout dans la Station Spatiale Résidentielle pour que les millions d’ouvriers conscientisent encore plus leur situation, pour que la coalition se fasse entre les Exclus, eux et les Moyennants! Certes, depuis l’incident de Castiel, des rapprochements s’effectuaient timidement… Mais durant la Révolution, personne n’allait parvenir à distinguer qui est de quelle classe car sur l’Anneau, elles seront abolies unilatéralement, par ceux qui ne furent que sujets depuis la nuit des temps.Le garçon grimpa sur le talus métallique qui servait de tribune. Leto ne possédait pas de discours écrit. Ses convictions et ses conclusions, ils les connaissaient par coeur. Le silence s’installa, et le jeune homme le fit volontairement durer, imprégnant le lieu d’une ambiance pesante et solennelle, tout en admirant la foule qui s’était pressée jusqu’ici. Enfin, il entra dans le vif du sujet:- L’ordre social est consciencieusement maintenu par ceux qui nous gouvernent. La question qui se pose est celle du pourquoi, bien entendu, mais surtout celle du comment. Sa voix grave et amplifiée avec les moyens du bord résonnait jusqu’au fond du hangar. D’abord fixe, il fit quelques pas vers la droite en regardant le monde, le visage plus déterminé que jamais.- Soyez sûrs, d’emblée, que plus les avantages d’une classe sont importants et donc mieux elle domine celles auxquelles elle est supérieure, plus il est difficile de la mobiliser contre un système pourtant injuste pour la majorité. Ce silence était à la limite de la gravité.- Cela est d’autant plus vrai pour ceux qui trônent au sommet de la hiérarchie des classes. Imaginez un seul instant cet aristocrate multi-milliardaire en crédits et proposez-lui de mettre fin à tous ses privilèges, (Leto marchait cette fois vers la gauche et affichait un air sévère) c’est à dire: le pouvoir politique, la direction de la KDY, la représentation de la planète, la reconnaissance interplanétaire ou galactique, l’accumulation illimitée de la richesse, le droit d’oppression sur toutes les autres castes, l’unilatéralité de ses décisions, le droit à la propriété, une vie des plus agréables au sein du paradis que lui et sa caste se sont créés… (Petite pause). Demandez-lui, au final, d’abolir de lui-même sa propre domination totale sur autrui, qu’elle soit donc politique, sociale, pécuniaire ou juridique…Observant l’horizon de la foule réunie, il haussa le ton:- Bien-sûr qu’il souhaitera conserver sa position à tout prix! Bien-sûr qu’il se fout de la justice, la vraie, et de l’intérêt général ! Ce qu’il veut c’est le maintien de ses avantages, le maintien de sa position sociale dominante. Et pour cela, en plus de la force, il se doit de produire un argumentaire qui légitime sa position, il se doit de produire une idéologie, un système de croyances qui justifiera sa domination. Sur Kuat l’argument passe par la naissance et la promotion d’un régime garantissant l’ordre et la sécurité de chacun. Une rhétorique classique! Sans l’aristocratie veillant à l’ordre des classes écrit dans le marbre de la loi, il n’y aurait que le chaos social et l’insécurité selon eux, chaque individu souhaitant porter atteinte à l’intégrité physique et morale d’autrui soit pour survivre, soit pour installer son propre mode de domination. Mais ils vont plus loin dans la légitimation de l’ordre social qu’ils nous imposent: la naissance pour eux garantit la caste, chaque être vivant occupe une place et doit s’y tenir, celle-ci ne peut changer et il va donc de soi que des ouvriers engendrent des ouvriers, que des nobles engendrent des nobles car cela n’est que leur destin social! Leto fit une pause de quelques secondes avant d’amener la suite de son argumentaire.- La nature sociale de l’individu au sein de la société dès sa naissance et la conservation des frontières strictes entre castes est d’autant plus légitimée par les puissants qu’elle est légale et que cette loi est implantée depuis toujours. Naissent alors ces croyances de la bonne place, cette coutume du destin implacable, de l’efficacité évidente de l’ordre existant. Ces croyances, cette idéologie, ils chercheront systématiquement à la justifier par des preuves factuelles. Kuat disposerait donc des meilleurs chantiers navals de la galaxie toute entière grâce à eux ! Sans les aristocrates, ces maîtres bienfaiteurs de l’économie planétaire, nous n’aurions jamais pu y arriver (son ton était sarcastique)! Selon eux un ouvrier serait fait pour produire et ne ne ferait jamais un bon gestionnaire! Chacun à sa place donc, car elle va toujours de soi...La voix du révolutionnaire transpirait l’indignation et le dégoût, la haine de l’oppresseur. Il en arriva à sa première conclusion:- Voici donc une panoplie condensée de la rhétorique légitimatrice des dominants. Peut-être que certains d’entre eux n’en sont même pas convaincus. Peut-être qu’ils savent pertinemment la portée irréelle de leurs arguments. Mais ils préfèrent trahir la vertu, vivre dans le mensonge, pourvu que leur domination perdure et que leur fortune prospère!Leto souleva les huées de la foule à destination des Aristocrates. Il enchaîna en un mouvement de bras toujours dans le but de galvaniser son auditoire.- Comment pouvons-nous être convaincus que ce système est le meilleur quand nous n’en avons jamais connu aucun autre? Ils vous répondront ceci (son ton fut moqueur, empreint de cynisme et d’ironie, imitant un ton moralisateur): “jeune ouvrier, préfères-tu vivre dans la sécurité et dans un monde de paix ou préfères-tu te jeter dans l’inconnu dans lequel il existe une probabilité que ton avenir ne soit que chaos et sauvagerie? Ne préfères-tu pas la stabilité au potentiel désordre?” Beaucoup d’incertitudes là-dedans… Ce qui est certain pourtant, c’est que nous subissons leur oppression, que nous sommes gouvernés par des tyrans qui ne se soucient non pas du bien-être du peuple comme ils veulent bien nous le faire croire, mais de la conservation de leurs propriétés et de leur pouvoir, de leur toute puissance sur l’extrême majorité des individus.! (Cris de la foule) Tout cela soyez-en bien conscients, à cause d’une volonté arbitraire! Celle d’un homme qui avant tout autre a déclaré en posant le pied le premier sur cette planète: “ceci est à moi”, et que ceci devînt donc sa propriété personnelle. S'ensuivit l’accumulation de ce qu’il désigna être à lui, aboutissant ainsi à une richesse suffisante pour asservir celui qui vînt après lui, qui ne possèdait rien, et qui donc, pour survivre, dût s’y assujettir pour assurer sa sauvegarde. Quelques applaudissements retentirent. Tout en continuant calmement sa marche, Leto reprit son discours.- Mais vous allez me dire qu’il n’existe pas une opposition binaire entre d’un côté les ouvriers et de l’autre les nobles. Et vous aurez tout à fait raison! Il existe bel et bien un énième mécanisme dans ce système de domination. Aussi brutal soit-il, il n’en est pas moins subtil. Car la dualité frontale entre les possédants et les dépossédés entrainerait a fortiori une confrontation permanente et violente. L’astuce des puissants donc, pour pacifier leurs domination réside donc en la création de classes intermédiaires. Il leur faut créer des castes tampons régies par cette simple règle qui veut que plus on descend dans la pyramide des castes, moins la caste possède d’avantages. Ainsi, en plaçant Moyennants et Ouvriers entre Aristocrates et Exclus, on assure la domination totale des plus hauts sur tout le système, en garantissant la domination des Moyennants sur les Ouvriers, celle des Ouvriers sur les Exclus. Et c’est comme cela que nous participons au maintien inconscient de notre système, en combinant ces mécanismes de supériorité et de rétribution en avantages, aux croyances et à l’idéologie légitimée par la coutume et la loi! Finissons-en!Les cris de la foule se firent plus nourris, et quelques uns scandaient des slogans inaudibles. Leto les laissaient se calmer seuls et ne leur donna aucune consigne visible à travers ses gestes.- Les Ouvriers ne se révoltent pas, simplement parce qu’ils ont les Exclus à disposition. Cessons d'opprimer ceux qui n’ont rien! (Applaudissements) Il en est de notre volonté, celle de refuser de dominer nos frères citoyens! De là naît l’émancipation vis à vis des tyrans. Cessons de servir et les voilà faibles! Cessons de servir et nous voilà libres! (Applaudissements plus nourris). Les Exclus sont ceux qui ne peuvent rien parce que réduits à néant à cause de nos trois castes coalisées contre eux. Et cela pourquoi? Non pas parce que cela est naturel, bien au contraire, mais parce que cela est une construction de l’aristocratie pour conserver sa domination sur nous tous! La mâchoire serrée, Leto déclama son texte avec passion. Plus il s’approchait de sa conclusion, et plus son ton prenait de la force, plus ses gestes haranguaient la foule.- Ouvriers, Exclus et Moyennants! C’est vous qui possédez le pouvoir de renverser le système! VOUS êtes les puissants! Car VOUS faites usage de l’outil de travail! Car VOUS créez la richesse! Mais vous la créez pour EUX, l’Aristocratie, et EUX seuls se l’accaparent! Sans vous, il n’existerait nulle richesse sur Kuat! VOUS avez le pouvoir! Mes amis, prouvons-leur! Leto s’approcha du bord du talus métallique et serrant le poing, il s’écria de toutes ses forces tout en pesant ses mots:- J’en appelle ainsi à l’organisation d’une grève générale! La foule se déchaîna: cris, applaudissements, slogans… Leto les laissa s’haranguer eux-mêmes, les regardant avec fierté, croisant les yeux de ses collègues révolutionnaires. A ce moment là, tout le monde était prêt à en découdre- Que les Ouvriers cessent leurs assemblages! Que les Exclus cessent leurs productions! Que les Moyennants cessent leurs gestions! Et regardez-bien comment les puissants réagiront! Ils tenteront de nous éliminer, de mettre fin à notre projet démocratique, à nos désirs d’égalité! Ils useront de la force policière et de la force armée car si nous ne produisons rien, comment pourront-ils s’enrichir?! Ils ne le pourront pas!L’agitation grandissait peu à peu et Leto sentit cette ferveur, celle qui pouvait rendrez n’importe quel homme ou n’importe quelle femme véritablement invicible. Plus rien ne pouvait les arrêter!- Ceci actera le début de notre grand dessein! Brisons les chaînes de la servitude. Moyennants, Ouvriers et Exclus doivent se coaliser pour tourner la page de l’ordre des castes!Et tout commença ici.- GRÈVE GÉNÉRALE!
  • Le Nouveau Cerberus recrute

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  • Kuat L'heurre des emplettes

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    Post n°2 Auteur : Raiden Les Ténèbres m'entouraient.    De ces bras, l'Obscurité m'enlaçait.    De ces feux, la Haine m'embrasait.    De son venin, la Douleur me transperçait.    Et de son ombre, la Peur me dominait.    De ce qu'il s'était passé, je n'en gardai qu'un souvenir flou. Il y avait eu cette attaque, une grande attaque. Le Côté Obscur en avait été l'élément central. Un artefact capable de changer le cours de toute guerre. Certains voulaient le protéger, d'autres le détruire. La Galaxie entière s'y était entre-déchirée. Puis il y avait eu le feu. L'espace lui-même avait pris feu alors que la guerre envahissait les âmes. Les cœurs hurlaient et des larmes de sang alimentaient le Côté Obscur. Beaucoup de vies s'éteignirent ce jour-la. Mais parmi la mort et la destruction, je gardais le souvenir d'une Sith, une apprentie pour être plus précis. Celle de l'ennemi de mon Maître. Elle était donc mon ennemie. Mais elle m'avait aidé. Pourquoi, parmi toutes ces images distordues, son visage était-il resté si net ? Mais son nom était perdu. Puis une explosion et enfin, le noir total. Brisé, je flottais dans l'océan tumultueux de mon âme. Assaillis par mes peurs et bousculé par mes doutes, je peinais à garder la tête hors de l'eau. Et tandis que je luttais, une ombre planait au-dessus de moi. De forme humaine, celle-ci me fixait de ses yeux rouges vifs sans prononcer un seul mot. Je ne l'avais jamais vu mais je savais tout d'elle, et elle savait tout de moi. Je voulais l'appeler, je voulais qu'elle m'aide, qu'elle me sorte de là. Mais aucun ne sorti de ma bouche. Et l'Ombre resta là, à me regarder disparaître dans les limbes de mon esprit tandis qu'une vague m'emportait par le fond.-As-tu peur du noir ?L'océan se vida d'un seul coup et je me retrouvais perdu dans le noir. La lumière se fit dans ce qui sembla être une pièce circulaire. Au centre brûlait un feu dont aucune chaleur n'émanait. Aucun bruit, aucun murmure ne pouvait briser le silence d'un tel lieu. Il n'y avait ici aucune émotion, aucun ressenti. Cette pièce symbolisait l'Absence par excellence. Sur le mur en face de moi se dressait une porte noire sans poignée ni serrure. Puis l'Ombre traversa un des murs pour venir se placer devant cette porte.-Qui êtes-vous ? -Pourquoi cette question ? Ne connais-tu déjà la réponse ? -Vous êtes moi, c'est ça ? -Je suis cette part d'ombre que tu t’efforces de contenir jour après jour. Je suis tes pulsions, ce qu'il y a de plus primitif en toi. Ce que tu refuse de ressentir, je l'exalte. Je suis ta part d'ombre, née dans le feu et dans le sang. Le feu et le sang, cela ne te rappelle rien ? -Dantooine...Aussitôt, la porte derrière l'Ombre s'ouvrit violemment et une brume étouffante envahit la pièce. Quand elle se dissipa, le ciel étoilé de Dantooine éclairait une plaine recouverte de hautes herbes. Devant moi, quatre silhouettes prirent forme, une fille et deux garçons qui rouaient de coups un quatrième, prostré au sol. Ce dernier tentait en vain de se protéger de se passage à tabac. Cette scène je l'avais déjà revécu des dizaines de fois. Je voulus les arrêter afin qu'il ne soit trop tard mais, alors que j'attrapais le bras d'un des bourreaux, je le traversais comme s'il n'était rien de plus qu'un hologramme. Puis l'enfant recroquevillé sur la terre poussa un rugissement de haine et se releva. Il envoya au tapis un des deux garçons, attrapa la torche qu'il brandissait depuis le début et l'enfonça dans le ventre de son comparse. A cet instant, l'Ombre apparut derrière lui et l'enveloppa de son étreinte. -Par le feu et par le sang...Une fois de plus, une brume épaisse se posa sur la région et lorsqu'elle se leva, le froid avait remplacé la douceur de la nuit. Les champs de Dantooine avait laissé place à une salle aux murs de glace où siégeaient plusieurs personnes. Enveloppés dans leur bure, une aura lumineuse émanait de leur personne. Des Jedi. Nous étions maintenant sur Hoth, alors que je passais un entretien avec le Conseil Jedi de l'époque. Je me revoyais répondre à leurs questions jusqu'à ce moment critique où, cachant délibérément ma part d'ombre au Conseil, je fis mon premier sur le chemin du Côté Obscur. Il y eut ensuite mes dernière discussions avec Bertrolen, mon ancien Maître ai sein des Jedi. Tout ce temps, l'Ombre était en conflit avec le Jedi et lui seul avait réussi à la confiner quelques temps. La scène se termina finalement sur ma rencontre avec Slice. Menaçant la padawan Senara, j'engageai un duel face à ce qui était en fait l'un des Seigneurs Sith les plus puissants. Ce combat allait marquer un tournant puisque pour la première fois, l'Ombre se manifesta d'elle-même. La rage amplifiant ma puissance, je parvins à prendre l'ascendant sur le Sith quelques instants avant de finalement me rallier à lui.-J'étais là...La brume se leva de nouveau pour laisser place à cette même pièce où je me trouvais quelques instants plus tôt. L’Ombre se tenait toujours devant la porte et elle me dévisageait pendant de longues minutes.-Comprends-tu ce que je suis maintenant ?Soudain, une douleur inimaginable me transperça la poitrine et je m’effondrai au sol, crispé sur mon cœur. Tout mon corps me faisait horriblement souffrir et lorsque je voulus crier, aucun son ne sorti de ma bouche.Puis il y eu un flash blanc dans lequel des silhouettes se dessinèrent. A travers un voile rouge je pouvais distinguer trois humanoïdes qui semblaient s'affairer autour de moi. Le projecteur situé au plafond m'éblouissait et m’empêchait de voir leur visage. En tournant légèrement la tête, je parvins à voir que mon corps était relié à plusieurs machines. Je tentai de parler, de leur dire que j'étais réveillé mais le masque posé sur mon visage m'en empêchait. L'air insufflé de force dans mes poumons me brûlait la gorge. Mon corps lui-même semblait se consumer à mesure que l'on m'injectait divers produits dans les veines.-Docteur, le patient revient à lui.A ces mots, l'un d'eux se pencha sur moi et enleva son masque. Mais avant même que je puisse discerner son visage, je sombrait dans l'inconscience et retourna à cette pièce où m'attendait mon double démoniaque. Devant mon regard interrogateur, il s'avança vers moi.-Il essayent de te sauver. Tu es ressorti de la Forge dans un sale état et certains sont prêts à payer très cher pour te remettre d'aplomb. Mais il y arriveront. Là où le doute subsiste, c'est au sujet de ce que tu es, de qui tu es et de ce qu'il en restera.L'Ombre s'avança encore plus, son regard de sang traversant mon âme.-Tu es incomplet, Raiden. Les Jedi l'ont vu, Slice l'a vu. Toi seul t'entête à ne rien voir. Tu peux me refouler au plus profond de ton être, je serai là à guetter, prêt à ressurgir. Tu as le potentiel et tu pourrais être bien plus qu'un simple apprenti. Tu pourrais prendre sa place mais pour ça, tu as besoin de moi. Il te faudrait m'accepter et seulement alors, tu pourras faire appel à toute ta puissance. Ce que tu désire le plus te sera accessible. -Ce que je désire ? -Tout ce que tu veux.Sans rajouter un mot, je m'avançai vers mon Ombre et la laissa me traverser. Sur le moment, je crus qu'une lame venait de me transperçait l'abdomen mais la douleur s'effaça aussitôt pour laisser place à un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. La paix. Le voile sur l'horizon se leva. Les doutes s'évanouirent. Et surtout, je me sentais entier.Une aura me tira brutalement de mon coma et je découvris alors que je flottais dans une cuve remplie d'un liquide poisseux un masque à oxygène sur le visage. Mais ce qui me frappa en premier était ce que je voyais. Je voyais... De l'autre côté de la paroi, je pus reconnaître l'Infiltrateur Sith nous ayant baladé un petit moment, Slice et moi. Des silhouettes semblaient occupées à le piloter mais aucun signe de mon Maître. C'était pourtant son aura qui m'avait tiré de mon sommeil. En me concentrant, je pus également déceler une deuxième présence.-Elerina.Je n'avais aucune idée de qui étaient ces gens et ce que je faisais dans cette cuve. De l'autre côté, une silhouette frêle me dévisageait de ses yeux oranges. Lentement, je plaquai ma main contre la paroi et focalisa mon énergie, faisant voler la vitre de la cuve en éclats. Le bacta se déversa sur le sol du vaisseau. La gravité reprenant sa place, je tombai à genoux. Mes muscles s'étaient quelque peu affaiblis. J'arrachai mon masque à air et me relevait péniblement. Vêtu seulement d'un caleçon, un frisson me parcouru l'échine alors que l'air du vaisseau, bien qu'artificiel, effleurait ma peau. La gamine qui s'étaient précipitée dans le cockpit revint alors en compagnie de deux hommes. Le premier arborait fièrement de nombreuses années tandis que le deuxième avait le visage dissimulé sous un masque. Le plus barbu des deux s'avança vers moi.-Monsieur Raiden, nous commencions à croire que jamais vous ne vous réveillerai. Mais éventrer la cuve et répandre du bacta dans toute la soute n'était pas la meilleure chose à faire. Je suis Desmus et je dirige l'équipe de pirates qui vous a repêché. Slice nous a mandaté pour vous soigner et vous mener à lui.L'homme semblait éprouver un certain respect à mon égard et le rapprochement avec Slice fut assez facile à faire. -Qu'est-ce qui s'est passé ?La gamine s'approcha de moi et me tendit une couverture dans laquelle je m'enveloppais.-C'est une longue histoire et je n'ai pas le temps de vous la raconter. Pour faire simple, mon équipe vous a récupéré dans un sale état après la destruction de la Forge stellaire. Les médecins de Dathomir vous ont rafistolé et plongé dans la cuve jusqu'à votre réveil. -Je me sens bizarre et... je vois. -Ils ont également procédé à quelques modifications. D'ailleurs, vous devriez vous préparer à quelques changements. -De quel genre ? En passant ma main sur mon visage, je pus constater que ma cicatrice à la joue avait disparu, de même que la brûlure à la poitrine. M'appuyant à la paroi, je traversai la soute jusqu'à un miroir posé sur une caisse de ravitaillement. Mon œil droit brillait d'une lueur rouge et une cicatrice d'opération ornait mon front ainsi que deux autres aux commissures de mes lèvres. -Les médecins vous ont installé des prothèses oculaires mais l'une d'elles n'a pas été acceptée par votre corps. Ils ont également injecté un produit pour remplacé le sang que vous avez perdu et pour accélérer votre guérison. La nouvelles couleur de cheveux est l'un des effets secondaires. Les autres opérations sont trop techniques pour être expliquées. -Et maintenant ? -On a reçu un message de Slice provenant de Yavin. On fait route en ce moment pour le rejoindre. -Bien. Dites à vos hommes que je prends le commandement. -Comprenez une chose : JE suis le chef de cette équipe.Je me retournai vers l'homme en question et me redressai. Le pirate qui l'avait accompagné se plaça à ses côtés.-A vous de comprendre une chose. Mon Maître vous a engagé pour le servir. En son absence, c'est donc à moi que vous obéirez. De plus, vous êtes à bord de mon vaisseau. Il saura vous récompenser pour votre travail, croyez-moi.Sur ces mots, je me dirigea vers le cockpit. Tous se retournèrent, surpris de me voir en-dehors de ma cuve. Coupant court à toute question, je me tournai vers le seul alien du groupe, aux commandes du vaisseau.-Où est Elerina ?Derrière moi, Desmus lui fit signe de me répondre.-Dans le chasseur sur notre droite.-Ouvrez un canal de communication.La créature s'exécuta tandis que je m'équipai dans un casque avec micro.-Elerina ?  
  • Grève Générale!

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    Post n°6 Auteur : Leto Lazarus dessus…. On l’a achevée quoi…- Ecoute… Je suis bientôt là. Je reviens avec des armes.- Il y a des journalistes de partout Leto, les ouvriers eux-mêmes ne savent pas quoi faire…- Ils en profiteront pour informer la population de ce qui s’est passé sur Maw. Leto serra fermement son arme volée aux forces de sécurité de la planète puis afficha un de ses airs les plus déterminés. Ce crime ne restera pas impuni, oh non, reprit-il la gorge serrée, la voix animée par la rage. Nos amis et leurs familles méritent que l’on se batte nous aussi jusqu’à la mort et je peux t’affirmer une chose Alya : nous détruirons ce système, nous le détruirons, il n’en restera rien, il ne restera ni aristocratie, ni noblesse, ni privilèges, ni rien du tout ! Tu entends ?! Il ne restera RIEN de ce système ! Ils ne méritent en aucun de détenir la position qui est la leur et nous ferons tout pour que cette domination s’achève. Et si nous devons lutter jusqu’à en mourir nous même, alors soit. Cette cause vaut largement mieux que nos misérables vie.–Quelques instants après la conversation entre Leto et Alya, la régente avait pris la parole, faisant valoir l’amnistie pour les ouvriers révolutionnaires, osant même proclamer un cessez-le-feu. Tout cela était retransmis sur les chaînes d’informations en continu qui ressemblaient d’ailleurs plus à des canaux la propagande qu’autre chose. Le leader révolutionnaire prit acte de la nouvelle. Pour autant, il s’apprêtait à réaliser son opération coup de poing alors que les journalistes étaient massés par centaines près du lieu ou Victoria Helena Kuat avait été assassinée, au grand bonheur du jeune homme. C’était au sud de Deponn, le chantier qui avait été le moins touché par les évènements puisque le système de survie se trouvait extraordinairement bien gardé par les révolutionnaires locaux. De ce fait, la force de frappe de la zone demeurait plus ou moins intacte, et on se gardait bien de répandre la nouvelle de l’extermination sur Maw, Leto allait s’en charger avec éclat. Les vaisseaux de transports fusèrent, cela faisait des heures depuis que les grévistes s’étaient emparés des derniers bastions du régime dans la zone. Le lieu de l’attaque était sans nul doute sécurisé, mais les combattants armés allaient forcer le dispositif de sécurité installé en urgence autour du lieu de l’attentat. Alya avait été prévenue, des renforts viendraient au cas où des affrontements éclateraient devant les caméras. Leto ouvrit la grande porte latérale du vaisseau, il mît sa capuche d’une part puis sa semi-cagoule qui lui couvrait le bas du visage pour ne pas révéler son identité physique aux services de renseignement de l’Anneau d’autre part. S’il se faisait voir, c’était la mort assurée. Mais malgré les risques, il était de son devoir moral d’intervenir après les évènements qui avaient secoué Deponn et Maw plus au sud. Le jeune homme posa son arme sur le dessus de son épaule, se pencha au-dessus du vide pour regarder au devant du transport. L’objectif était en vue. Ils arrivèrent à toute vitesse sur les lieux, le vaisseau perça le barrage improvisé. Il freina brusquement avant d’amorcer son atterrissage alors que dizaines d’autres transports débarquaient sur les lieux. Juste avant que le sien se pose, Leto sauta au sol, l’arme pointée au sol, démontrant qu’il n’avait pour ambition de l’utiliser. Des dizaines d’ouvriers mirent pied à terre, les renforts se positionnèrent plus loin et guettèrent la situation, prêts à intervenir au moindre coup de feu. Le leader révolutionnaire s’approcha de la foule, des ouvriers un peu craintifs s’écartèrent, certains l’observaient d’un air apeuré alors que bien des journalistes ne savaient plus quoi faire : rester ou s’enfuir face à une éventuelle menace mortelle. Leto alluma son comlink pour enregistrer ses paroles tandis qu’Alya reliée à son communicateur se chargeait de le diffuser sur les hauts-parleurs de toute la zone depuis le centre principal du réseau du chantier de Deponn. - Nous n’avons pas pour ambition de tuer, commença-t-il alors que des grévistes lui emboîtaient le pas. Nous, nous souhaitons une paix basée sur l’égalité des droits, la liberté, la fin des castes ! Sa voix résonnait dans le vaste espace dans lequel tous se trouvaient ; elle recouvrait une partie du brouhaha perpétré par l’agitation ambiante. Ah ! La mort de la Kuat de Kuat vous surprend hein ? Pour notre part, nous n’avons que faire ! NOUS NE PLEURONS PAS LES ASSASSINS ! Leto hurla d’une voix colérique, presque enragée. Les grévistes de Maw se battaient pour leur survie face à ceux qui les forçaient à redevenir les esclaves de l’Aristocratie ! Reprit-il. Aujourd’hui ils sont tous MORTS ! Vous entendez ?! Ils sont morts ! Assassinés ! Exterminés ! Gazés...! Un murmure presque paniqué se propagea dans la foule d’ouvriers mais aussi auprès des journalistes. Les uns se regardaient intrigués, beaucoup d'autres attendaient plus d’informations. Nous estimons ces pertes de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, qu’ils soient ouvriers, exclus, moyennants, soldats, policiers ! Qu’ils soient grévistes ou loyalistes, acquis à libération de nos castes ou à la cause de l’aristocratie, celle de soumettre le peuple par tous les moyens, quitte à en exterminer une partie ! Sa respiration s’entendait, son front perlait de sueur et ses gestes pouvaient être violents, brusques, menaçants au vu de l’arme qu’il tenait dans sa main gauche, mais Leto était habité par cette haine viscérale, sans borne envers les assassins du peuple. Il conserva son ton, quitte à effrayer son audience, et enchaîna. Nous ne lâcherons pas notre combat, oh que non… Nous ne lâcherons jamais. Et nous nous engageons à mener cette lutte, jusqu’à que le pouvoir des assassins qui nous gouvernent soit réduit à néant ! Non ! Il ne peut exister de domination légitime fondée sur le meurtre ! Les responsables de ces exactions, une fois démis de leurs fonctions par nous, le peuple, se verront jugés par celui-ci ! Aucune repentance, aucun regret, aucun geste, rien du tout ! Vous entendez ?! RIEN ! Ils auront la sanction la plus juste qui soit : celle décidée par les gens de cette planète, de cet anneau ! Quelques cris d’approbation émergèrent de la foule, les grévistes les appuyant pour y donner force et retentissement. Leto prit ensuite un air menaçant. Retenez bien ceci : vous pouvez nous tuer, nous massacrer, nous exterminer ; tant qu’il y aura une seule et petite personne qui croira dans nos idéaux, craignez pour votre domination, craignez pour votre place ! Comptez sur nous : nous allons aujourd’hui vous apprendre à le craindre ce pouvoir que vous chérissez tant depuis des millénaires ! Aujourd’hui il n’y a plus de négociations possibles, nous ne négocierons pas avec des assassins, nous ne nous arrangerons pas avec des meurtriers, planqués sur la surface de Kuat, vautrés dans leurs luxueux palais. Vous avez voulu la guerre ? Leto pointa les caméras en s’adressant aux aristocrates qui seraient exposés à son discours. Vous l’obtiendrez, cette guerre, et attendez vous soit à vous exiler au plus vite, soit à devenir les prisonniers du peuple. Chaque aristocrate acquis à cette domination sans partage, attaché à la légitimé de ce titre aujourd’hui obsolète de Kuat de Kuat, sera un ennemi du peuple, un complice des meurtres de masses qui se perpètrent sur l’anneau et sera jugé comme tel. Vous aurez cette fois des vraies raisons de craindre la masse ! Nous la libérerons de votre domination écrasante, de son consentement forcé au système de castes. Oui… Oui elle obtiendra le pouvoir, elle gouvernera, et c’est cela sa revanche : vous confisquer le votre.
  • Fuite de cerveau - suite [Guilde]

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    Post n°31 Auteur : Hivernus Le Chiss était resté silencieux un long moment après la réponse de l'inspecteur. C'était une réponse des plus banales et des plus logiques en de telles circonstances, mais Nash s'intéressait particulièrement à celui qui venait de la sortir. Un vieux. L’humanoïde se surpris à décocher un nouveau sourire, bref. Il était étrangement de bonne humeur... trop pour être honnête. Et pourtant, ses pensées s'envolaient au delà des murs des salles confinées pour l'interrogatoire des "suspects". Il s'imaginait sur le pont d'un Destroyer impérial, à donner ses ordres aux artilleurs... Il se remémorait les bons moments passés à bord du Résolu. S'il voulait avoir la chance de vivre de nouveau cela, il devait se montrer convainquant, mais il se doutait bien que les entourloupes seraient difficiles à se mettre en place, avec un vieux sûrement très expérimenté dans le domaine des petites cachoteries.En un claquement de doigts, il répertoria toutes les infos bidons ou véridiques capables de créer une histoire crédible. Les ordinateurs de vol des navettes du BSI devaient sûrement effectuer des nettoyages réguliers des données, mais dans le doute, dans le cas où les données de vol seraient conservées, il devait s'en servir afin de ne pas se trahir.«- Vous parlez de crime Inspecteur, débuta le Chiss en prenant un ton moins chaleureux, mais le "seul crime" commis par mes hommes et moi-même, c'est d'avoir riposté face aux tirs des chasseurs de prime. Nos intentions n'ont jamais été belliqueuses, Kabu était en forme quand nous l'avons quitté, et nous lui avons même généreusement offert un blaster pour pouvoir se défendre d'éventuelles menaces. Le véritable crime aurait été d'abandonner cette famille à son sort sur Dagobah, plutôt que de l'emmener ici. Mais je vous l'accorde, nous n'aurions jamais dû faire halte sur Kuat... ce fut une grosse erreur de ma part et j'en prends toutes les responsabilités. Nash prit le temps de reprendre son souffle, il avait débité son "texte" avec une telle intensité qu'il tremblait à moitié.- Vous ne savez rien de ce que nous avons endurés jusqu'ici, j'imagine que cela vous est totalement égal, et je peux comprendre un tel point vue, au nom de l'impartialité. Mais je doute que l'impartialité soit réellement appliquée, nous sommes les suspects principaux pour avoir tenté de fuir le système -ce qui est normal-, alors que les chasseurs de prime nous pourchassaient. Cela obscurcit votre jugement. Que perdez vous à recueillir des informations sur eux pour confirmer la véracité de mes dires ? Nous sommes coincés ici, sans moyen d'évasion. Dans le pire des cas, vous pouvez vous contenter de "perdre la clef" de la cellule, cela nous est bien égal, la République ne vaut plus la peine qu'on se batte pour elle.Le Chiss se baissa une fois de plus en fixant le vieux grincheux avec un regard insistant. Il prit l'air d'un officier qui ne voulaient pas inquiéter ses hommes.- J'espère seulement que vous accepteriez de reconnaître vos tords lorsque toute la famille se sera faite exécutée par les Impériaux. Vous avez vu ce qu'ils ont fait au visage de la gamine, et les chasseurs de primes sont innombrables dans la galaxie... si nous avons fait échouer notre mission, alors je me demande ce que vous pourrez faire pour les protéger...»http://star-wars-rpg.soforums.com/t6010-Mission-Eagles-Claw-R-cuperation-su…
  • Communication holographique

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    Post n°2 Auteur : Leto Lazarus CodeCommunication prioritaire, cryptée et sécurisée.Provenance : Congrès Révolutionnaire de KuatDestination : Bureau de la Diplomatie de MandaloreSource : Consul Leto Lazarus"Leto Lazarus""Leto Lazarus"Congrès Révolutionnaire de KuatConsul Leto LazarusAu système Mandalore, représenté par Pan Thy’Evre, Onzième Duc de Mandalore et au Gouverneur de Sundari, Oligh Arch. Notre nation naissante salue la votre, historique et pérenne. Le Congrès Révolutionnaire de Kuat est heureux de voir les institutions qui en sont issues reconnues par vous. Sachez tout d’abord que notre Révolution a pour objectif de fonder l’État de droit là où nos ennemis l’ont toujours piétiné siècles après siècles. Nous désirons en effet établir des institutions justes, dédiées entièrement au souverain : le peuple. C’est sur les règles fondamentales élaborées par le Congrès Révolutionnaire que nous nous appuierons en obéissant aux principes de l’élection, du tirage au sort et de la représentation. Celui-ci a pour objectif de lancer dans les plus brefs délais le processus constituant visant à donner au nouveau régime une Charte Fondamentale établissant le droit nouveau. Il garantira au peuple sa souveraineté, sa liberté et fera triompher l’égalité à laquelle les citoyens aspirent.Par ailleurs, à votre amitié nous vous retournons la notre. Le Congrès serait heureux d’entretenir avec Mandalore des liens diplomatiques étroits, celle-ci étant officiellement la première nation à avoir répondu à notre appel, à avoir reconnu nos institutions révolutionnaires ainsi que notre légitimité dans le combat que nous menons. Enfin, comme vous le savez, la Révolution doit se faire par les seuls citoyens se rebellant contre l’aristocratie kuatie chancelante. Ainsi nous ne réclamerons d’aide militaire ou financière de la part de puissances étrangères. Cependant, nous daignons accepter une aide humanitaire que celle-ci nous fournisse ressources alimentaires, médicales ou servant à la protection des citoyens notamment contre les gaz mortels utilisés contre eux. « Vivre Libre ou Mourir »Salutations,Consul Leto Lazarus