Post n°3
Auteur : Super PNJ
Grande Armée de la RépubliqueArmée Fédérale Lieutenant-colonel Frosco Les bottes cirées du lieutenant-colonel Forsco résonnaient violemment sur le sol propre des bureaux d’administration de l’Académie militaire. Flanqué de 4 startroopers de la 25ème Légion il ouvrit violement les portes en bois de Kashyyyk menant aux locaux personnels du commandant de l’Académie. La rapidité des pas de l’officier était proportionnelle à son état de nerf évident. Plusieurs aides de camp et secrétaires sursautèrent devant cette violente arrivée, et tentèrent de les arrêter. Les troopers les repoussèrent brutalement, deux se retrouvèrent à terre, et Frosco poussa les derniers battants menant au bureau même du commandant Kyr. La porte émit un claquement sonore, et le lieutenant-colonel n’y trouva que du vide face à lui. Jurant entre ses dents il se précipita sur un des aides de camp derrière lui et l’attrapa par le col. - Où est le commandant Kyr ?! Répondez c’est un ordre ! - Monsieur, le commandant Kyr est partit pour une simulation évaluative d’officiers cadets, monsieur.- Donnez-moi immédiatement les ordres de mission, feuilles de route et liste des participants, tout de suite.L’aide de camp partit précipitamment, sans regarder derrière lui. Frosco ordonna aux autres de ne pas quitter la pièce, sinon ses hommes les abattraient tous. Il parcouru de long en large la pièce du commandant, ses dents serrées, et ses yeux furetant partout. Il s’attarda sur le bureau, observant les datapads et autres dossiers impeccablement rangés. Quelques minutes plus tard l’aide de camp revint, chargé de tablette de données et de papiers, qu’il déposa devant le lieutenant-colonel. Frosco et lui les scrutèrent longtemps, les décortiquant et les observant avec une précision extrême. Au moment où il s’apprêtait à relire la liste des participants une troisième fois, un homme en costume sobre noir, veste sur le dos, fit son apparition. Frosco savait qui il était. - Soldats, accompagnez ces secrétaires au point de rassemblement, et envoyez le peloton verrouiller ce secteur. Les troopers confirmèrent et s’en allèrent avec leurs « prisonniers ». Il ne restait plus que Frosco et l’homme en face de lui. - Bon, alors lieutenant-colonel, qu’avez-vous trouvé ?- Tout est en ordre ici, monsieur Duc, répondit Frosco avec plusieurs feuilles dans les mains, rien de plus officiel. Le dénommé Duc se plaça à côté de Frosco et parcouru rapidement des yeux les informations dont il disposait. - Oui évidemment tout ceci est très vrai, et parfaitement authentique. En effet, le commandant Kyr a accès à tout ce qu’il faut en matière d’autorisation administrative, en tant que directeur de cette académie. - Vous persistez à croire qu’il a fait défection, vous avez ici une preuve contraire.- Cependant le commandant Kyr a fait une petite erreur. Lorsque le commandant de l’académie veut lui-même intervenir sur le terrain il est obligé d’en référer à l’Etat-major, ce sont les règles voyez-vous. Or cette accréditation de l’Etat-major là est fausse. A l’heure actuelle, l’Etat-major ne veut prendre aucun risque de départ inopiné de ses troupes, notamment si elles ont l’intention de quitter l’Armée. Une telle accréditation n’a jamais pu être donné au commandant Kyr, la République ne permet pour l’instant aucun exercice en terrain extérieur, et encore moins dans une zone perdue de la galaxie. Une mesure de sécurité en quelque sorte. Les deux hommes déambulèrent jusqu’à l’entrée du bureau. Au même moment, un peloton de la 25ème Légion investissait l’aile administrative et bloquait toute entrée ou sortie, tout en rassemblant le personnel dans une immense salle centrale.- Cela fait un certain temps que le commandant Kyr est sous surveillance. Il l’a été par les sith, qui connaissaient sa haine envers le seigneur Kovarn, et pour cause vu la façon dont ce dernier l’avait humilié. Et à la chute de l’Empire la grande majorité des gradés impériaux ont été placés sous surveillance. Une surveillance pas très précise, mais une veille toujours présente. Nous ne nous sommes pas alarmés lorsqu’il a fait des entraînements particuliers pour des troupes particulières, mais cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Seul son départ a éveillé nos soupçons. - Je trouve que vous êtes simplement paranoïaque. Le commandant Kyr n’avait rien à se reprocher, et il est juste partit en mission ; vous déduisez trop rapidement à mon avis. - Ce même commandant Kyr qui ne peut marcher qu’avec une canne ? Soudainement il part à l’aventure avec une tribu de cadets qu’il a lui-même supervisé ? Regardez bien la liste des noms, nous l’avons rapidement recoupée avec celles des entraînements, les noms correspondent. En dehors de ces entraînements spéciaux, ces individus n’avaient quasiment aucun lien entre eux. Et ils ont été directement reversés dans des régiments tous frais, tous neufs. Le commandant Kyr préparait sûrement quelque chose contre les sith, et à l’avènement de la République il a préféré partir avec ce quelque chose. - Mais où va-t-il ?- Sûrement pas sur Cathar comme l’ont fait tant d’autres; désormais la planète est sous blocus séparatiste. Je pense que nous ne le saurons pas avant un moment. Venez avec moi.Les deux individus quittèrent la pièce. Duc amena Frosco jusqu’à une arrière-cour derrière l’aile administrative. Un autre peloton de la 25ème y était stationné, et surveillait attentivement une trentaine d’aspirants officiers. Avant de rentrer dans l’enceinte même de la cour, Duc plongea son regard noir dans les vieux yeux du lieutenant-colonel.- Dès que nous avons su que le commandant Kyr avait quitté la planète nous avons réagi aussi vite que nous le pouvions ; nous vous faisons confiance lieutenant-colonel. Vous avez été un valeureux officier républicain, puis impérial, vous mettez le service de l’Etat au-dessus de vos considérations politiques, c’est exactement ce que nous recherchons en ces temps troublés. Ils entrèrent dans la cour. A leur arrivée plusieurs groupes d’aspirants se relevèrent et observèrent le lieutenant-colonel. Un bruissement de murmures parcouru l’assemblée captive. - Ces individus, déclara Duc à voix basse, ne sont pas ici par hasard. Nous les considérons comme les loyalistes impériaux les plus dangereux présents sur Carida. Ils n’ont aujourd’hui plus qu’une seule obsession, mettre à sac la République. Nous pensons que certains d’entre eux sont volontairement restés dans la République pour la saboter de l’intérieur, et former une possible cinquième colonne. A ce moment, un élève officier plus grand et plus massif que la moyenne s’approcha d’eux. Immédiatement, deux troopers se postèrent devant lui et l’empêchèrent d’avancer plus. - Mes camarades et moi-même réclamons des explications quant à tout ceci lieutenant-colonel, lança-t-il, tandis que quelques approbations s’élevaient derrière lui. Duc poursuivit sans le prendre en compte.- Même s’ils ne devaient plus faire que des travaux d’intérêts généraux, ils trouveraient un moyen de nuire à l’Etat, et de faire un maximum de dégâts. Ils sont dangereux, mettez-vous ça dans le crâne Frosco, ils sont prêts à faire autant de massacre qu’il faudra pour satisfaire leurs objectifs et leur fanatisme n'a aucune limite. L’officier se tourna sans mot dire vers l’aspirant qui l’avait apostrophé. - Nous exigeons des informations.- Votre nom, cadet.- Aspirant Maadek, 3ème année monsieur.- Maadek vous êtes là parce que vous êtes un lécheur de bottes de l’empereur. Quelques troopers rirent, et le visage du cadet tourna au cramoisi. Il cracha sur la veste de Frosco.- Et vous vous n’êtes qu’un sale lâche et un traître, sans honneur, espèce de vieux sénile ! Vous regrettez votre opportunisme bientôt ! - Vous n’êtes même pas digne de faire de la chair à canon, déclara Frosco en sortant un mouchoir et en essuyant sa veste. Duc fit un signe au sergent du peloton et les troopers poussèrent violemment les aspirants à l’intérieur du bâtiment qui leur faisait face. A coup de crosse et de bottes, les cadets y entrèrent péniblement, tentant de se protéger de la violence des soldats. Les cadets furent ensuite amenés dans une série de tunnels d’exercice sous la bâtisse, où ils furent tous exécutés sauvagement et sans autre forme de procès. Une trentaine d’aspirants périrent dans un assassinat massif et barbare. A l’extérieur, aucun son ne parvint à Frosco qui observait le soleil couchant. Un autre pacte de signé avec le régime en place. Il venait de passer le test de loyauté tacite. Il était désormais le commandant Frosco, et directeur de l’Académie militaire de Carida, l’AmC. Duc le laissa seul, et partit rejoindre deux autres hommes postés plus loin. - Alors ? demanda le premier.- Carida est purgée. - Nous aurions dû attendre un vrai procès, déclara le troisième.- Non, le gouvernement est trop lent. Les élections ne sont pas encore terminées, et d’après nos sources le Chancelier veut proposer une nouvelle Constitution au Sénat. Il faudra attendre encore longtemps avant un quelconque procès. Nous devons agir rapidement et efficacement. - Et puis même avec un procès, les loyalistes n’auraient pas pu être condamnés, il aurait fallu un passage à l’acte. Nous avons agis en prévention, comme nous devons le faire.- Que faisons-nous pour Kyr ?- C'est trop tard maintenant. Nous diffuserons un avis de recherche, mais il a définitivement trahis, c'est sûr. - Désormais toute l’Armée doit être disciplinée, nous ne pouvons tolérer d’autres désistements. La manne est fermée, et les SSI y veilleront. Rassemblez tous les états de service de ceux que nous venons de neutraliser, ainsi que toutes les données les concernant, jusqu’à leurs états civil, et détruisez tout. Il ne doit plus y avoir aucune trace, ces loyalistes n’ont jamais existé. Dîtes à leurs familles qu’ils sont morts en mission ou en cours d’exercice, mais que leur corps est irrécupérable. Et brûlez leurs cadavres. Je ne veux plus une seule trace nulle part. Les trois silhouettes se séparèrent rapidement, chacune allant dans sa direction. L’Armée venait d’être mise au pas, et son encadrement ne pouvait plus faire de doutes. Spoiler : By Trent Kith le soviet