Post n°41
Auteur : Kalith Shan
-Cet héritage est un don. Ce sang, ce cristal, ils te lient au côté Obscur. Mais il ne doit pas être un poids pour toi. Ton ancêtre était un puissant Sith, un duelliste hors paire. En son temps ce nom était craint. Ses Hommes étaient prêt à se battre et à mourir pour lui. Il était la légende de l'ancien Ordre Sith. Mais aujourd'hui... Un Nouvel Ordre est né ! Un Ordre qui cherche ses héros, qui cherche ses légendes ! Tu as la possibilité d'écrire ton propre destin sans que l'ombre du passé ne viennent le gâcher. Fais de ce nom une nouvelle légende. Ce potentiel en toi est fort, mais c'est à toi de décider comment tu vas l'utiliser. Tu veux la fierté de ton alleu ? Surpasse le ! Ta prochaine action sera déterminante, si tu fais le bon choix alors tu deviendras mon apprentie. " Un petit sourire en coin apparût sur mon visage alors que j'allumai la lame du sabre. Le visage de Revan aussi était souriant, mais pas de la même manière. Un sourire...amusé. Très amusé. La chose m'étonna quelque peu, mais j'avais à faire. Alors que j'abattai mon arme pour le trancher en deux au niveau de la ceinture, sa voix résonna dans mon crâne. Oblivius ne sembla pas le remarquer.- Tu as fait le bon choix. Toujours choisir le concret plutôt que l'imaginaire...Tu as hérité d'un pouvoir, Kalith. Pas d'une destinée. Forge la tienne contre vents et marées...Et un jour ce sera à toi de mener la danse.Sur ces mots, son corps s'évanouit dans l'Ether alors que dans un geste instinctif, Oblivius et moi avons joint nos mains autour du cristal qui s'était échappé du sabre. Il était peut-être une relique de l'ancien temps, mais pour moi, il était d'abord et avant tout une manière de signer chaque combat à ma manière, planter mon sabre dans le chair pour abattre un homme comme on appose un sceau dans la cire pour cacheter une lettre, voila ce que je voulais. Ce n'était plus le cristal de Revan. C'était le mien, désormais. J'écoutai les explications de Mila au picotement dans ma main et dans cette désagréable impression d'avoir un second cœur. Celles-ci furent assez inquiétantes : Oblivius portait donc une sorte de sangsue énergétique qui lui délivrait de la puissance ? Il suffisait d'en éliminer le propriétaire original, un bon coup de latte et c'était réglé ! Enfin, à voir la tête du patron, c'était peut-être pas si simple que ça… Au final, une Sith et son apprentie (qui devint, dès l'instant où j'eus connaissance de son statut, une rivale à éliminer de toute urgence) arrivèrent sur Dathomir. La discussion qui s'en suivit me fit garder la main sur le sabre chipé à Fidèle. Je fus assez étonné, d'ailleurs, que celui-ci soit toujours occupé par le cristal du maraudeur, celui de Revan était toujours plaqué sous ma langue. Bon, certes, j'étais toujours vêtue du plus simple appareil, et il faut avouer que cela avait l'air déstabilisant pour la moitié des hommes alentour et même pour quelques femmes, mais au moins, j'étais armée et prête au combat. Je sentais la Twi'Lek bouillir de rage, et je ne manquai pas de me mordre la langue en entrouvrant les lèvres quand Nihls parrla d'elle comme « potentielle apprentie ». Potentiel cadavre, donc… Le ton monta très vite entre nos maîtres respectifs (enfin, entre mon maître et son « potentiel maître »), l'intervention d'une des Soeurs de la Nuit déplaisant visiblement à Dark Nihls, qui n'avait pas compris l'importance de l'unification des cultes du Côté Obscur. Si j'en croyais Oblivius, il ne s'agissait pas réellement de créer un nouvel Ordre Sith, il s'agissait de créer un Ordre Obscur, et la différence n'était pas si faible que l'on pourrait le croire. Ferraillant verbalement avec Oblivius, Nihls finit par faire l'imbécile. C'est vrai, avec une planète entière soumise à Oblivius, elle avait beau être un « Dark [ insérer un nom ici ] », c'était Sith contre Sith, à côté, apprentie contre potentielle apprentie, et autour, des alliés, rien que des alliés. Nihls était un désespoir stratégique et diplomatique, dirait-on, mais ça, c'était son affaire. La mienne avait deux tentacules rouges, des tatouages noires, de jolies fesses et une belle poitrine, malheureusement trop couverte, et surtout, dans un cliché du style esclave hutt à tendance sadomasochiste. Son attaque me prit de court, et la poussée de Force me percuta correctement les côtes, me faisant reculer d'un bon mètre. Je n'allumai pas tout de suite mon sabre, jouant de l'esquive pour voir jusqu'à quand elle saurait tenir. Elle était plus âgée, plus expérimentée que moi, mais surtout plus agressive, ce qui manqua de me valoir une jambe cassée au moins trois ou quatre fois, mais mes quelques réflexes me sauvèrent de celui-ci jusqu'à ce que je décide de passer la vitesse supérieure apres deux méchants coups, aux côtes et à la pommette droite, mais au moins, je gardais mes jambes et ma mobilité intactes. Elle restait à une distance qui n'aurait pas rendue pratique l'utilisation du sabre, ruser était donc la seule solution. Au lieu de reculer, comme je le faisais depuis le début du combat, alors qu'elle amorçait un nouveau coup, je glissai ma jambe entre les siennes et lui envoyai un radical coup de crâne sur l'arrête nasale, la fauchant de ma jambe par la même occasion avant de lever la main, comme pour la frapper au sol. L'idée n'était pas mauvaise, mais je préférais de loin lui envoyer une poussée de Force sèche au niveau du front et la maintenir pour prendre sa tête en tenaille entre la poussée et le sol, un bras prêt à parer un éventuel coup de pied, l'autre posé sur le sabre, ma jambe droite maintenant sa jambe gauche au sol pour limiter les mouvements…Une fois de plus, je me retrouvai projetée en arrière. La chose m'énerva prodigieusement, il me fallait absolument être plus prudente. La poussée suivante qu'elle m'asséna pour me déstabiliser et se rapprocher trouvant une résistance qui disparut en la rendant ineffective, mais cette fois, j'avais mon sabre dégaîné en main. Elle tenait de s'approcher, para deux assauts au sabre en bloquant mon bras, mais ce n'était plus à mon tour de reculer. Alors qu'enfin les choses devenaient interessante et que l'on se rapprochait du moment où elle serait enfin acculée, faite comme un rat, et où j'aurais pu, mon sabre sous sa gorge, me moquer joyeusement de sa pitoyable condition en l'embrassant comme on embrasse une fille-jouet avant de lui faire sauter la tête de sur les épaules...alors que je fantasmai déjà cet instant magique, la faisant reculer à base de mouvements amples du bras créant autour de moi une sorte de zone protectrice déplaçable à 360°, alors que j'entendais déjà son dernier souffle...Un bras interrompit ma lame. Un bras en acier. Marrek. Un des généraux d'Oblivius.- Arrêtez. Vôtre devoir est de vous associer pour le bien de l'Ordre, pas de vous entretuer. Avec un grognement de rage, j'éteignis mon sabre et projetai par la Force, d'un mouvement qui pouvait passer facilement pour un geste de dédain, une caillasse au visage de la Twi'Lek.Marrek la rattrapa en vol et resta menaçant envers elle et moi en vue de calmer le jeu. C'était chose faite, nous étions désormais de mortelles rivales. Elle avait l'avantage du physique, j'avais eu l'avantage de l'arme. Mais quand bien même, j'aurais sans doute aucun pu la battre sans ça. Son style était efficace contre un adversaire, mais si on l'analyse, cette tentative de ralentir l'ennemi ne fonctionne pas à un contre cinq, a moins d'arriver à les séparer et à faire durer le plaisir...non, moi, j'aimais l'action vite et bien faite, celle qui réglait un problème une bonne fois pour toute en moins de temps qu'il n'en faut au tonnerre pour suivre la foudre. La mort pure et belle, donnée dans les règles de l'art, et sans perdre de temps. Je retournai auprès d'Oblivius, furieuse de ne pas avoir pu mener à terme ce combat.- Désolée, maître. J'aurais du la tuer plus vite.