Post n°3
Auteur : Vlad Todd
Il est 9heures. Le futur Joker se prépare en souriant. Dans douze minutes, c'est à lui de monter sur scène. Depuis deux minutes maintenant, le n°129 doit être dans l'infirmerie spécialisée en premiers soins. L'infirmière était une femme musclée et autoritaire, noyée dans ses diplômes de médecine et de psychanalyse mais c'était la seule affectée aux premiers soins dans cette petite asile. De plus l'asile était « bien foutue » et depuis l'infirmerie, on pouvait accéder au garage à véhicules. Plus que neuf minutes. L'odeur de la liberté et celle du sang se combattent dans ses narines, ses mains légères comme un rêve s'accrochent aux barreaux de sa cellule. Dans la cellule d'à coté, la jeune femme au visage angélique réveille doucement son mur et commence à lui parler. Vlad écoute d'une oreille et hoche même la tête à une réponse de la jeune femme. Oui, ses cheveux sont sales. …. Madame ? Qu'y a il ? Je suis occupé, ne voyez vous pas que ce jeune homme est au bord de la prostration ? C'est le numéro 217. Il va mal, il se plaint de maux aux ventres, il crache du sang, et semble.. gémir. Ce doit être important.. L'infirmière soupira. Depuis des années, elle tentait de ne traiter qu'une seule personne à la fois mais à situation exceptionelle réaction exceptionelle. Faites le entrer. Comme souvent, tout se passa très vite. Alors que Vlad entrait dans la pièce en se tenant l'abdomen, le n°129, couché sur son lit, se jeta sur l'infirmière qui tenta de se battre mais elle eut plutôt l'impression de taper du pied en gémissant tandis que son père l'emmenait ferment se coucher. En quelques fractions de temps, un bras sur la bouche et un autour du cou, la pauvre femme mourrait à petit feu dans sa recherche d'une soudain précieuse goulée d'air. Sans perdre de temps, Vlad s'était retourné et d'un coup de poing, avait fait taire le garde duro qui s'apprêtait à appuyer sur le bouton d'alarme. Puis, comme prévu, il attrapa sur une table la chose la plus coupante ( en l'occurrence un scalpel ), fit volte-face, constata que l'homme sortait une arme et tendait la main vers le bouton d'alarme. Trop tard. Le plan tombait à l'eau. Dans un geste pourtant calme, Vladimir Todd lança son scalpel vers le chef de son adversaire. Au moment ou les doigts de ce dernier touchait le bouton, l'objet, dans un dernier moulinet, se planta profondément dans son front. Avec un rugissement étouffé, il s'écroula et se tordit de douleur au sol, en silence puisque Vlad lui avait passé un baillon improvisé – une sorte de lingette contenant des produits de soins humains et trandoshans – autour de la bouche, typiquement duro. Lorsqu'il se releva, l'infirmière, sans vie, glissait doucement des bras de 129, qui se pourléchait les babines. Un tic de schyzophrénie qui faisait son signe de distinction dans l'asile. Retiens toi ! Ou sont les autres ? Ils n'ont pas pu venir... Nous sommes seuls. Tiens, j'ai trouvé les vêtements. La plupart ont la coupe féminine mais de toute façon, ce sont des vêtements de médec... Ah voilà ! Tiens, met ça. Ah non, c'est une taille gamoréenne. Tiens, celui là est parfait. Eh bien, prends. Que fais-tu ? Vlad attrapa sans le regarder son costume d'infirmier polismassien, les yeux rivés sur sa voisine de cellules qui, après être calmement entrée dans l'infirmerie se déshabillait dans le but d'enfiler elle aussi une tunique. Je viens aussi. Dépéchons. Je cache les corps. Tandis que 129 profitait du spectacl, les yeux écarquillés d'une façon trés adolescente tout en enfilant sa tunique, Vlad rangea deux scalpels dans sa poche et passa des outils relativement semblables quoique plus modernes à ses compagnons de voyage. Enfin, les trois fous dépouillèrent les cadavres de tout ce dont ils n'avaient plus besoin, et trouvèrent comme prévu, une carte magnétique de petite taille, permettant l'accés au garage à véhicules. Une fois prêt, habillés, « armés », le trio sortit calmement de l'infirmerie, apparemment vide et se dirigea sereinement vers le parking. En réalité, la jeune femme partit en première, déambula dans les couloirs jusqu'à atteindre la porte close à reconnaissance magnétique et passa la carte devant. Discrètement, en parlant d'anatomie humaine, les deux hommes l'avaient rejointes et s'engouffrèrent dans le parking à sa suite. Ils étaint 4, quatres hommes et non pas un qui discutaient tranquillement. Rapidement les choses tournèrent au vinaigre. N°129 paniqua et se jeta derrière un vaisseau de transport dans un geste qui ne laissait aucun doute. Malheuresement, contrairement aux holovids, les gens ne sont pas crétins, ce qui explique pourquoi aussitôt, deux blasters de sports, style nabulien, apparurent dans les mains des trois membres du personnels et le trio fut aussitôt prit en cible. En ricanant, le Joker se mit à défoncer la porte coulissante du plus proche vaisseau tandis que la jeune femme et le troisième homme rampèrent dessous pour échapper aux tirs. En activant l'alarme – bon dieu ce qu'une alarme peut être chiante -, les psychanalystes et autres gardes se mirent à courir vers le vaisseau ( un croiseur léger de classe starwalt ) en arrosant Vlad de leurs tirs. Ce dernier fut touché à l'épaule et s'arrêta si soudainement de rire que c'en fut déstabilisant. Son épaule blessée en arrière, il arracha violemment ce qu'il restait de la porte, celle çi venant percuter le sol et y glisser en grinçant, permettant un léger feu d'artifice d'étincelles puis s'engouffra à l'intérieur. Démarra. Se jetant de nul part, les deux autres fous se jetèrent en arrière tandis que le monstre d'acier modifié écrasait consciencieusement les trois ennemis actuels de son nouveau propriétaire. Aprés la tempête de cris et de changements déstabilisants pour les sens ( nouvelles odeurs cadavériques notamment ), le silence retomba. Lentement, Vlad apparut à la porte du vaisseau, la main gauche posée sur son épaule, un pli perplexe sur le front annonçant qu'il avait lui aussi remarqué que l'alarme était terminé et son vêtement d'asile ( orange avec un cadre blanc pour le numéro ) taché de sang, le costume d'infirmier s'étant déchiré. Lorsqu'il s'aperçut que les deux autres avaient réussi à ouvrir une porte d'une sorte de navette nemoidienne grâce à une sorte de clef à distance, appartenant à l'infirmière. Sachant très bien qu'ils ne l'attendrait pas, Vlad se mit à courir vers la porte, oubliant la douleur de son épaule que le vent dégagé par son mouvement excitait, oubliant que la porte du garage se réouvrait sur tout un tas de vigiles et autres gardes qui avaient répondus à l'alarme, oubliant que cette foutu porte était presque fermée. Pour finir, il bondit dans le vaisseau en se tenant de profil, son épaule blessée en avant, évitant au dernier moment la salve de tirs dirigés vers lui. La Navette était déjà en train de partir. Quelques minutes plus tard, le trio était hors de l'asile ( difficile de leur fermer la porte quand on avait pris son de ramasser un blaster pour détruire le système de fermeture ), et bien que la navette était touchée, elle pourrait bien voler, lentement d'accord, jusqu'à une planète lointaine, où ils seraint libres de faire... … ce qu'ils veulent... … Cela fait neuf heures, peut être dix. Cette foutue connerie possède un pilotage automatique désastreux, il faut donc se reléguer les commandes pour la conduire vers nulle part. A l'heure présente, c'était la jeune folle, qui avait avoué s'appelait Violetta « Viola » qui menait cette quête inutile et les deux hommes, chacun appuyés sur un coin du mur se reposait. Ou plutôt, l'un d'entre eux se reposait tandis que Vlad, ayant retrouvé les deux cartes vides de son jeu, écrivait dessus d'étranges symboles qu'il appelait lettres, voir alphabet basique en grognant lorsqu'on lui posait la question et qui ensemble formait un poème. « Je voudrais pas creverNon monsieur non madameAvant d'avoir tâtéLe goût qui me tourmenteLe goût qu'est le plus fortJe voudrais pas creverAvant d'avoir goûtéLa saveur de la mort... » Le silence monta. Prit de l'importance. Les deux hommes levèrent les yeux au même moment. Ce fut Vlad qui fit naître l'mpulsion, ce fut encore lui qui la propagea à son compagnon. Un sourire carnassier s'illumina sur son visage. En silence, un scalpel vint se glisser entre ses doigts, en continuation de sa main. L'homme pâlit. Le premier coup fut porté à la cuisse. Le sang prit son temps pour quitter le corps immobile. Le second coup fut raté, l'homme se débattant. Le troisième, porté dans la paume de la main, perfora jusqu'au mur et le fit crier. Que se passe il ? Vlad ne put répondre. D'un coup du gauche rageur, son adversaire venait de lui faire sonner un vrai jeu de cloches dans le crâne, puis en lui brisant presque le poignet, lui fit lâcher le scalpel et accessoirement sa main gauche. Décidé à poursuivre sur son avantage, l'homme fit don de son pied à Vlad en se relevant, puis l'attrapa par le cou et le releva. Mais Vlad ne pouvait pas parler, noyé dans son fou rire. Comme s'il tenait une bombe, l'homme, après s'être léché les babines projeta Vlad dans le mur, puis le rattrapa et se mit à crier, en couvrant le rire du futur Joker : Tu as tenté de me tuer ! Poil au nez. Tu voulais quoi ? La fille ? T'amuser ? Hein, c'est ça ? Poil au bras. Ridicule. Tant pis, tu l'auras voulu ! Poil au... Hurlant de rage, l'homme releva Vlad, le scalpel de ce dernier dans la main et tenta de planter l'ustensile normalement réservé aux soins entre ses deux yeux. Tenta. Difficile d'armer son bras et de frapper quelqu’un avec lorsque ce dit bras est tordu. Son épouvantable sourire au visage, Vlad propulsa son crâne dans le torse de son adversaire, le faisant tomber, puis lui envoya son pied dans le menton. Il y eut un bruit étrange ressemblant à celui d'un homme gras glissant sur l'eau et l'homme heurta le mur avant de rejoindre le sol, mort. Vlad, son pied droit bâtant et son pouls respiratoire s'affolant, , s'assit sur le sol en tailleur, attendit quelques secondes et rit, d'abord doucement puis de façon plus violente, moins espacée. Un peu plus d'une minute après sa mort, le fou, son sourire aux lêvres rapellant à Vlad un joker sur une carte de jeu fut dépouillé de son dernier crédit et se retrouva à demi nu sur le sol. Fatigué, Vlad vint s'asseoir à côté de la jeune femme, qui conduisait toujours et continua à écrire sur son paquet de cartes, pensant qu'il lui faudrait trouver un entraînement pour continuer à se battre. Le silence s'installa, l'espace de quelques minutes. Tu n'es pas folle. Depuis l'évasion, tu es calme comme un tusken le matin. A 8 heures, ils m'ont donnés des calmants. Beaucoup ? De quoi endormir un bronchiosaure. Je me disais bien que tu ressemblais à un bronchiosaure. Merci. Viola Fravettet Dia Erba. Vlad Todd. J'espère que l'on se reverra, mais sans calmants cette fois. Laisse moi les manettes, je crois que je sais ou on pourrait aller..