Post n°6
Auteur : Super PNJ
Valen Tyne. - Kephesh.Trublion fortement alcolisé. Trandoshan responsable.Les Duros sont rapidement mis hors d’état de nuire, assommés ou tués par l’étrange bande que dirige apparemment, et sans le vouloir, le porte-flingue. Mais cette mêlée, aussi bref qu’intense, n’a aucun effet sur l’esprit batailleur des autres clients. Ils veulent tous, ou presque, en découdre. Pour bon nombre d’individus présents dans l’établissement, ce petit incident est en effet l’occasion de régler ses comptes avec ses voisins. Le Besalisk enrage en silence. Pas de profits pour lui aujourd’hui. Les Hutts risquent encore de lui tomber dessus avec ces conneries. Il se sert un verre de jus de juma qu’il avale d’une traite, pour se réconforter. Valen Tyne, fidèle à lui-même, vient de mettre sans le savoir le feu aux poudres. Son comportement audacieux a exacerbé les tensions. Mais le cyborg n’a pas l’air de s’en soucier. Il est bien trop ivre pour cela. Le sourire faussement niais qu’il adresse à Valdar et Ghyl en dit long sur ses intentions. Pour l’heure, la seule chose qui semble l’intéresser, c’est la castagne. Il s’empare d’une bouteille posée sur une table et la porte à ses lèvres, engloutissant la moitié de son contenu d’un seul coup. Requinqué par l’alcool, le mercenaire se jette corps et âme dans la bagarre en beuglant quelque chose qui pourrait s’apparenter à : “BASTOOOOOOON !”Le cadavre de bouteille qu’il tient en main se fracasse sur la tête d’un client, qui s’affale sur son sofa, assommé. Son voisin de table semble, dans un premier temps, étonné. Il se reprend rapidement, agrippe le cyborg par son manteau et lui colle un poing dans la figure. Le porte-flingue recule, légèrement sonné, puis se contente de sourire.- Tu cogne comme une fillette ! Ricane Valen Tyne. J’vais te montrer comment qu'on fait mon gars.Le mercenaire attrape par l’épaule un Rattataki maigrichon qui courait dans son dos et lui envoie un poing dans la gorge. L’autre porte ses mains à son cou, manquant de s’étouffer à cause de la puissance du coup, et n’a pas le temps de contre-attaquer. Un crochet vient le coucher pour de bon. Le cyborg se retourne vers son “élève”, tout fier de lui.- Bon t’as pigé comment qu’on fait ? Le gars acquiesce d’un signe de la tête et arme ses poings. Le porte-flingue prépare sa garde, l’ombre d’un sourire aux lèvres. Puis soudain, il se ravise, prend une posture plus détendue et tend son chapeau au type qui lui fait face.- Attends j’ai pas eu l’temps de m'échauffer. Tu peux garder ça pour moi deux secondes l’ami ? J’en ai pas pour longtemps.L’autre, qui ne doit avoir que la moitié d’un cerveau, accepte. Au moment où il tend la main pour prendre le fédora, le pauvre homme reçoit une droite dans la face. Il recule, percute une chaise, perd son équilibre et tombe à la renverse. Alors qu’il tente, tant bien que mal, de se redresser, une chaise vient se fracasser sur sa tête. Le bougre a eu son compte.- Abruti. Commente Valen Tyne en enfonçant son chapeau de feutre sur sa tête, un sourire en coin.Autour de lui, le chaos est total. Les clients de la cantina sont déchaînés. Coups de poing, lames dissimulées, armes improvisées… Tout les moyens sont bons pour avoir le dessus sur son prochain. Le Besalisk, derrière son bar, pleure en silence. Il avale une nouvelle rasade, plongé dans son cafard. Et le fait que les soldats en permission se soient éclipsés dès le début des combats est tout sauf bon pour ses affaires. Ils vont probablement revenir avec des renforts, arrêter les divers fauteurs de trouble et faire fermer son établissement. C’est souvent comme ça dans les bagarres de cantina. Il y a ceux qui s’abandonnent complètement à la violence, bien trop heureux de pouvoir casser des tronches ou régler leurs comptes. Ceux qui demeurent, étrangement, silencieux et tranquilles. Installés confortablement à une table, ils se contentent d’observer à distance respectable la castagne, préférant profiter du spectacle plutôt qu’y participer. Et enfin, il y a la pire des espèces… Une engeance bien plus terrible encore que celle des trublions et autres esprits bagarreurs : Celle des lâches et des poucaves. Le barman, retranché derrière son comptoir, en a vu quelques uns fuir le lieu du “crime”. Il y a fort à parier que ces langues de vipère vont apporter plus d’ennuis encore que ce bon vieux Valen Tyne.Ce dernier, d’ailleurs, n’a pas l’air au mieux de sa forme. S’il a réussi, jusque là, à mettre au tapis quelques gaillards, c’est uniquement grâce à une chance particulièrement insolente. Mais la réalité a repris le dessus. Le mercenaire titube entre les divers combattants, l’esprit troublé par une trop forte dose d’alcool. Un Rodien vole au dessus de sa tête et se brise la nuque contre un mur. Il croit délirer, le temps d’un instant, puis se rend compte que le pauvre alien a été victime de la fureur de Kephesh. L’imposant Trandoshan se fraie un chemin dans une foule furieuse, n’hésitant pas à distribuer coups de poing et de griffe pour forcer le passage. Lorsqu’il rejoint finalement le cyborg, il ne peut pas s’empêcher de faire un constat.- C’est vraiment plus fort que toi hein. Il faut toujours que tu nous attire des ennuis. Le porte-flingue le regarde en souriant, grimace bizarrement et lâche un rire déroutant. Puis soudain, il devient blême et pousse son ami pour vomir le contenu de son estomac sur le sol de la cantina.- Ghrakhowsk… Dans quel état tu t’es encore mis… Soupire le T’doshok en portant le mercenaire sur ses épaules.Un vaurien charge dans la direction du colosse en beuglant, une bouteille à la main. Il glisse sur la flaque de vomi et heurte le sol violemment. Kephesh fronce les sourcils, puis cherche une position facile à défendre. Il doit mettre à l’abri son camarade. Le bar semble être la meilleure option. Personne n’oserait s’approcher du terrifiant Besalisk qui garde férocement le comptoir. Un Nikto se pointe devant le Trandoshan et le menace avec une lame.- Pose le vieux et casse-toi. Sinon je t’égorge avec lui. Lance l’alien en agitant son arme de confection artisanale sous le nez du géant.- C’est ça… Va donc faire ‘mumuse ailleurs.- Ah ouais. T’es comme ça toi. J’vais te faire chouiner sale lézard. Ta maman ne te reconnaîtra plus quand j’en aurai fini avec toi. Grogne le Nikto.L'humanoïde cornu se lance à l’assaut. La petite lame rebondit sur l’armure du T’doshok et ne fait qu’effleurer ses côtes. Ce dernier bloque le bras armé à l’aide d’une main et se sert de l’autre pour attraper à la gorge le voyou. Le Nikto commence à manquer d’air et tente d’articuler une phrase. Les doigts griffus de Kephesh s’enfoncent dans la peau. Le vaurien hurle de douleur et cherche à se débattre. L’emprise se resserre sur sa gorge. Craquement sourd. Le corps de l’alien retombe brutalement, la trachée broyée. Le Trandoshan poursuit sa route sans jeter un coup d’oeil en arrière. Rien ni personne ne pourra l’empêcher de rejoindre son objectif. Un ivrogne qui chante à tue-tête au beau milieu de la mêlée est poussé sur lui. Le colosse se contente de renvoyer ce boulet à son expéditeur. Le boit-sans-soif entraîne un Dévaronien dans sa chute. Curieusement, au beau milieu de ce bazar, les musiciens semblent trouver leur bonheur. Probablement habitués à ces scènes de violence, ils enchaînent les morceaux sans se plaindre.- Oh couillon ! V’là les condés ! Beugle un pochtron se saoulant la gueule à l’entrée de la cantina.Deux paires de bras s’emparent du type et le traînent dehors. L’homme tente de se débattre mais reçoit un coup de matraque dans le dos qui le calme pour de bon. Les soldats de la garnison locale investissent rapidement l’établissement. Les clients ne s’en préoccupent pas. Le simple fait de voir des représentants de l’ordre les excite toujours plus. Non contents de se frapper entre eux, il faut désormais qu’ils s’en prennent aux militaires. Un verre vient se briser sur le visage d’un soldat, qui s’écroule, sonné. Les premiers échanges de tirs ont lieu. Voyous et agents de sécurité s’affrontent pour le contrôle de la cantina. Les traits laser fusent de toute part. Kephesh saute par dessus le comptoir et trouve refuge derrière celui-ci, prenant soin de déposer son camarade à ses côtés. Le Besalisk baisse la tête lorsqu’un tir manque de lui crever un oeil. - Et bien… On ne peut pas dire que la situation s’améliore. Commente le Trandoshan.- C’est d’la faute de ton abruti d’ami ! Ce con d’privé a foutu le bordel dans MA cantina ! C’est la dernière fois que vous foutez les pieds dans mon établissement j’peux vous l’assurer ! Rugit l’imposant barman en pointant du doigt le principal concerné. Valen Tyne s’appuie sur le comptoir pour s’aider à se redresser et jette un coup d’oeil discret sur ce qu’il se passe de l’autre côté du bar. Les clients cessent peu à peu de se battre entre eux pour s’en prendre à l’ennemi commun : L’autorité. Certains chargent directement les forces de l’ordre, sans se soucier des conséquences. C’est le cas d’un Gamorréen, dont la puissante musculature vient à bout de la première rangée de soldats. Il faut pas moins de quatre hommes pour le maintenir au sol. Cet assaut improvisé donne le temps aux autres d’organiser des barricades. Chaises et tables sont renversées et empilées pour former des remparts de fortune. Ceux qui ne disposent pas de blasters pour se défendre contre les armes laser des agents de sécurité se mettent à rassembler tout ce qui peut servir de projectiles. Verres et bouteilles ne tardent pas à voler sur les militaires.Pour le mercenaire cyborg, cette scène incongrue fait partie intégrante de son quotidien. Il ne se lasse jamais de ces soirées alcoolisées qui finissent par dégénérer. Mais son corps ne semble pas du même avis. Le porte-flingue se retient de vomir une nouvelle fois et tente de porter à ses lèvres un verre rempli d’un liquide douteux afin de faire passer cette vilaine envie. Kephesh l’en empêche à temps et jette le récipient dans la foule. Un Rodien le prend dans la tête et se retourne vers le Trandoshan en lançant une injure peu flatteuse.Dans la cohue, Valen Tyne et son garde du corps semblent avoir perdu de vue leurs deux nouveaux acolytes… Réussiront-ils à rallier le bar ?Spoiler : SpoilerVotre objectif est de rallier le bar. Vous devez vous frayer un chemin à travers les soldats et les clients enragés. Hivernus.