<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Jil Charce]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Jil Charce</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Prénom &amp; nom :</span></span> <span style="font-family:Times New Roman, serif">Jil Charce</span><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Âge :</span></span> <span style="font-family:Times New Roman, serif">Vingt ans</span><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Race :</span></span> <span style="font-family:Times New Roman, serif">Humaine, <a rel="nofollow ugc" href="http://www.starwars-holonet.com/encyclopedie/espece-lorrdien.html" target="_blank">lorrdienne</a>.</span><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Carrière envisagée :</span></span> <span style="font-family:Times New Roman, serif">Jedi. Plus précisément, elle imagine sa place au sein de l’Ordre comme celle d’agent de renseignement discret, d’éclaireur.</span><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Mental</span></span><br /></p><div style="text-align:justify"><ul><span style="font-family:Times New Roman, serif">La jeune femme est curieuse et observatrice. Son éducation lorrdienne lui permet de de décrypter aisément les attitudes et les mentalités des individus qui l’entourent, aussi elle parvient aisément à s’intégrer et à s’adapter à de nouvelles situations sans faire de vague. C’est aussi ce qui la rend dangereuse : elle sait également quelle attitude adopter pour se faire accepter, et use régulièrement de manipulation pour s’insinuer dans les cercles sociaux auxquels elle doit accéder. Cela ne fait pas d’elle une vipère sans scrupules, puisqu’elle œuvre avec prudence, parcimonie, et qu’elle dispose d’un sens moral assez fort. En revanche, cette personnalité a tout de même un aspect négatif, puisque sa façon d’être la pousse à adopter des réflexes de méfiance, et elle n’accorde sa confiance qu’après avoir passé du temps à analyser les mentalités.<br />Elle prend toujours le temps de réfléchir et d’examiner toutes les données qu’elle connaît avant d’agir, ce qui la rend peu sujette à l’impulsivité. Elle cherche à rester calme et à garder la tête froide en toutes circonstance, ce qui, de l’extérieur, tend à la faire passer pour quelqu’un de froid et distant.<br />Au delà de ce sérieux, dans les périodes de détente et avec les gens auxquels elle accorde sa confiance, si elle est loin d’être extravertie, elle est dotée d’un humour et d’une malice aussi efficaces que discrets.</span></ul></div><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Physique</span></span><br /><div style="text-align:justify"><ul><span style="font-family:Times New Roman, serif">Jil est une jeune femme aux yeux bruns, de stature modeste, qui porte des cheveux châtains mi-longs généralement relâchés. Elle cultive une apparence simple, et n’arbore pour le moment ni tatouage ni cicatrice visible. Le langage cinétique lorrdien associé à sa personnalité ont cristallisé son attitude physique, en faisant d’elle quelqu’un de réservé et d’effacé. Elle parle peu et est avare de mouvements ; en revanche, lorsqu’elle joue un rôle pour se faire passer pour quelqu’un qu’elle n’est pas, elle est capable de changer du tout au tout et d’adopter des postures plus impérieuses, de modifier profondément le ton de sa voix ou l’impact de son regard.<br />Sur le plan athlétique, même si elle n’est pas des plus agiles, la Lorrdienne développe une endurance et une solidité que sa silhouette laisse soupçonner grâce à une carrure plutôt développée et des épaules larges, en regard de sa stature. Elle encaisse bien, tant mentalement que physiquement, et ne se fatigue pas vite.<br />La jeune femme s’habille également de manière sobre, évitant les couleurs vives ou voyantes et privilégiant des vêtements pratiques, adaptés au voyage et passe-partout.</span></ul></div><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Histoire</span></span><br /><br /><br /><br /><ul><span style="font-family:Times New Roman, serif"><br /><div style="text-align:center"><i>Deux ans avant notre époque</i></div><br /><br /><div style="text-align:justify"><span style="color:#990000">– Descends-les. Et ramène-moi la fille.</span><br /><br /><br />Un éclat nocif dans la nuit de Nar Shaddaa. Les néons oranges de l'enseigne du casino projetaient une lumière incendiaire sur les visages fermés des tueurs. Un Nikto et un Weequay accompagnaient le Corellien. L'humain ne s'était jamais habitué à l'aspect physique des deux autres, leurs faces crevassées les faisant ressembler à de vieilles noix sèches et noueuses. Ils attendaient dans la rue longeant l'établissement, un bâtiment gris et trapu, sans fenêtre, percé d'une unique porte.<br /><br />Le Corellien observait la petite équipe qu'il allait mener. Il ne se souvenait pas des noms de ses comparses – et il s'en moquait. Lui-même portait un DL-44 sous un épais blouson que surmontait une tête grisonnante marquée par de longues années de contrebande et d'escarmouches. Le Weequay était mince et nerveux, tripotant sans arrêt le holster de l'arme qu'il portait à la hanche. Le Nikto, enveloppé dans un manteau usé, se caractérisait par un physique de brute : grand et massif, ses bras solides portant un fusil blaster qui avait connu des jours meilleurs et qu'il n'aurait pu dissimuler même s'il l'avait voulu.<br /><br /><span style="color:#009999">– Deux cibles, un homme et une femme, humains tous les deux,</span> dit-il en tendant à ses compagnons un datapad sur lequel s'affichaient une paire de portraits. <span style="color:#009999">Nisen et Vadris Charce. Le commanditaire est un joueur, et ils lui ont fait perdre une fortune au sabacc. Un peu trop facilement pour que les parties aient été jouées à la régulière. Alors il a creusé, et il s'avère que ces gens sont des lorrdiens.</span><br /><br />Le Nikto haussa ce qui lui tenait lieu de sourcils. D'ordinaire, les Lorrdiens se faisaient plutôt discrets : leur peuple avait développé un langage gestuel plusieurs siècles auparavant, leur permettant de communiquer en toute discrétion et, à l'usage, déchiffrer les mouvements et les attitudes était devenu pour eux une seconde nature. En d'autres termes, ils étaient doués pour marchander, espionner, ou bluffer : il ne leur faudrait que quelques instants pour comprendre les intentions des mercenaires, et savaient probablement se défendre – comme tout le monde sur Nar Shaddaa.<br /><br /><span style="color:#009999">– L'idée c'est d'entrer, de les repérer et de les abattre. Pas de sommation. En revanche, ils auront une troisième personne avec eux, leur fille, Jil. Jeune, brune, probablement inoffensive. Elle, hors de question de lui tirer dessus. Notre employeur la veut intacte, pour rembourser ses pertes.</span> Le Corellien fit rouler ses épaules et sortit son arme. <span style="color:#009999">Au travail.</span><br /><br />Les tueurs s'avancèrent vers la porte, basters aux poings, et le Corellien entra en tête.<br /><br />Le casino était semblable à nombre d'autres petits établissements miteux de la galaxie, comme s'ils avaient été fabriqués en série. L'intérieur formait un coude : l'accès s'ouvrait dans dans un angle de la salle principale, dont l'avant surplombait la seconde partie d'une hauteur de quelques marches, cette dernière ouvrant à gauche sur un petit salon secondaire. Le sol était couvert de moquette rouge fatiguée, grêlée de trous et de taches ; et sous les arches grossières qui ornaient le plafond, une dizaine de tables de jeu occupaient l'espace, quelques droïdes croupiers déambulant entre les joueurs. Le mobilier dépareillé était tape-à-l'œil, débauche de velours usé et de volutes de mauvais goût. Un bar circulaire tenait le centre, desservant toutes les sections de l'établissement ; l'angle au fond à droite était occupé par une petite estrade sur laquelle se produisait lascivement une danseuse twi'lek au son grésillant du vieux juke-box. Le service d'ordre était absent ce soir, les pots-de-vin avaient rempli leur office.<br /><br />Le trio se déploya calmement dans la salle. Certains joueurs remarquèrent les blasters à découvert et quittèrent le casino avec précipitation. Le Nikto s'approcha du bar, aux aguets, pendant que le Weequay longeait le mur de droite.<br /><br />Le Corellien chercha des yeux le couple de Lorrdiens et les trouva assis à une table de sabacc au fond de la salle, derrière le bar, absorbés par leur partie ; et la jeune fille était adossée à un mur, non loin, à observer ses parents. Jil leva les yeux, son regard attiré par le mouvement du mercenaire braquant son arme.<br /><br />Vadris Charce partit à la renverse, un trou fumant dans la poitrine.<br /><br /><div style="text-align:center"><em></em></div><br /><br />Nisen et Vadris voyageaient beaucoup, traînant leur fille derrière eux. Ils étaient joueurs professionnels experts au contrat sabacc, usant du langage cinétique lorrdien pour battre leurs adversaires. Ils s'assuraient ainsi un train de vie des plus confortables : ils ne restaient que peu de temps dans un même endroit, pour éviter les contrariétés liées à ce que la galaxie compte de mauvais perdants, mais s'offraient toujours de bons hôtels et de copieux repas.<br /><br />Jil suivait, sans trop avoir le choix. Elle était bien souvent livrée à elle-même pendant que ses parents s'enrichissaient, alors elle observait, et elle apprenait. Des voyages, d'abord : elle pouvait reconnaître bon nombre de races courantes, situer les planètes les plus importantes, ou savoir qu'il valait mieux éviter de marcher sur les pieds d'un Mandalorien. Malgré son jeune âge, elle connaissait certains des multiples visages de la galaxie, les uns fait de paysages enchanteurs, d'autres qui suintaient la misère et l'horreur. Elle apprenait aussi de ses parents, malgré tout : elle connaissait le langage cinétique lorrdien aussi bien qu'eux, et maîtrisait les règles de bon nombre de jeux. Elle savait lire les gestes et anticiper les réactions.<br /><br />Mais si Nisen et Vadris étaient toujours armés « au cas où », rien, en revanche, n'avait préparé Jil à une véritable fusillade.<br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br />Le chaos éclata. Les clients s'enfuirent en hurlant, et le barman préféra se barricader dans la réserve attenante.<br /><br />Immédiatement, les deux autres tueurs repérèrent Nisen Charce. La Lorrdienne renversa la table de sabacc, s'en servant de couverture, et sortit un petit blaster de sport des replis de ses vêtements, s'interdisant de s'attarder sur le sort de son compagnon. Elle riposta au hasard, accroupie derrière son paravent de fortune qui tressautait et volait un peu plus en échardes à chaque impact.<br /><br />En face, la brute Nikto était installée au bout du bar, qui lui fournissait une bonne protection ainsi qu'un moyen pratique de stabiliser son vieux fusil et d'assurer ses tirs. Sur la gauche, le Weequay progressait rapidement de table en table, profitant de légers couverts, et projetait manifestement de l'attaquer de flanc. Un rapide coup d'œil lui apprit que Jil s'était recroquevillée près de l'estrade de la danseuse, réprimant ses tremblements en silence et observant la scène : ne présentant aucune menace pour les mercenaires, elle n'était sans doute pas en danger elle-même.<br /><br />Abandonnant sa table en morceaux, Nisen se jeta contre l'extrémité du comptoir la plus proche, sortant des lignes de mire de l'humain et du Nikto, les forçant à tirer au jugé à travers le solide bar métallique pour l'atteindre. Elle en profita pour se concentrer sur le Weequay, arrosant la zone pour le forcer à reculer et à rester à couvert.<br /><br />Son initiative audacieuse lui permit de temporiser et de gagner quelques précieux instants, opportunité qu'elle saisit pour reculer dans le petit salon secondaire, lequel offrait de bons abris et pousserait les assaillants à avancer dans son champ de vision pour tenter de l'atteindre.<br /><br />Les secondes qui suivirent furent faites d'un échange de tirs infructueux avec le Weequay, qui se perdirent dans la salle et allèrent prélever leur tribut sur les murs et le mobilier. Les deux autres n'étaient pas en vue, et progressaient vraisemblablement à couvert le long du comptoir.<br /><br />Le petit mercenaire nerveux à tête de noix tenta de s'avancer vers une table encore entière, passant à proximité de l'estrade. Restée prostrée et gémissante depuis le début de l'assaut, la danseuse twi'lek terrorisée se jeta soudain sur le dos du Weequay, déstabilisé, dans le vain espoir de le désarmer, lui crochetant la gorge de son bras. La Lorrdienne vit là l'occasion rêvée de réduire la supériorité numérique de ses adversaires : elle se découvrit imprudemment, prit le temps d'ajuster son tir, et grilla la cervelle du truand.<br /><br />Le tueur humain grisonnant, qui s'était approché accroupi le long du comptoir, sut tirer parti de la mort de son comparse : à l'instant où Nisen tira, redressée et sans protection, le blaster du Corellien lui perfora le ventre.<br /><br /><br />Le Nikto abattit la twi'lek hurlante, hystérique et couverte du sang du Weequay, pour la faire taire ; puis il mit Jil en joue, s'assurant qu'elle se tienne tranquille. Vadris était resté là où il était tombé, probablement tué sur le coup. Le vieux juke-box crachotait toujours, troublant le silence qui revenait à peine. Nisen Charce agonisait sur le sol, étendue dans le petit salon, ses doigts n'ayant plus la force de tenir son arme.<br /><br /><span style="color:#ff9966">– Fils de <i>chutta</i></span><em></em>, cracha-t-elle au Corellien qui s'approchait, des bulles rosâtres au coin des lèvres.<br /><span style="color:#009999">– <i>Jeboe'i</i></span>**<span style="color:#009999">. Tricheurs</span>, répondit-il avec un léger rictus.<br /><span style="color:#ff9966">– Jamais triché...</span> <br />L'humain s'accroupit et perdit son sourire. Il reprit, en la fixant d'un air grave : <br /><span style="color:#009999">– Utiliser le langage cinétique... C'est tout comme.</span><br />Il l'acheva d'un coup de blaster en plein cœur.<br /><br /> : Fils de p<em>te<br />** : Voleurs</em><br /><br /><br /><div style="text-align:center"><i>Quelques jours plus tard</i></div><br /><br />Jil avançait, poignets entravés, le long des coursives de la <i>Dague de Quradai</i>, un cargo pirate. Feevro, artilleur principal du vaisseau et homme de confiance de son capitaine, la suivait de près, lui administrant une taloche sur l'arrière du crâne au moindre pas de travers, s'assurant que l'esclave obéisse sans barguigner. Lui-même était un grand rodien inexpressif, mutique et maigre à faire peur, portant une ample chemise écrue qui accentuait encore sa silhouette osseuse. Sa jambe gauche remplacée par une prothèse mécanique sommaire lui imposait la démarche heurtée d'un droïde. Un blaster battait sa hanche dans un holster élimé, et un coutelas sinistre pendait à sa ceinture.<br /><br />C'est à lui que le Corellien l'avait remise. De ce que la jeune Lorrdienne avait saisi de leurs échanges, elle avait été vendue avant même sa capture, payée d'avance comme une vulgaire marchandise rare offrant d'alléchantes perspectives commerciales à qui la posséderait.<br /><br />Arrivés devant une porte métallique, le grand Rodien toqua sèchement ; il attendit une réponse puis actionna la commande, faisant coulisser le battant dans un chuintement pneumatique.<br /><br />La jeune fille découvrit alors les appartements du capitaine. La pièce était spacieuse et semblait confortable : l'endroit était garni de meubles de bois sombre, le baignant d'une ambiance chaude et paisible que renforçait l'épais tapis couvrant le sol. Sur la paroi du fond pendait une grande bannière arborant un emblème que Jil avait déjà aperçu, peint sur la coque du vaisseau. Sur la gauche, un lourd rideau laissait entrevoir une petite annexe garnie d'un lit imposant. Au centre, enfin, un bureau massif, lustré, qui semblait antique ; et derrière lui une Twi'lek, juchée crânement sur le dossier de la chaise, ses pieds chaussés de solides bottes de combat reposant sur les accoudoirs. Plutôt petite et athlétique, la peau couleur sable et les yeux d'un brun intense, elle était vêtue simplement, d'un pantalon bouffant noir et d'un débardeur blanc. De fins tatouages couraient en spires noires sur ses <i>lekku</i>.<br /><br />Feevro s'avança : <br /><span style="color:#9999ff">– Capitaine, permets-moi de te présenter ta toute nouvelle Lorrdienne de compagnie,</span> dit-il d'une voix rauque. <span style="color:#9999ff">Jil Charce, voici Syan Recca, ta maîtresse.</span><br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br />Ayant toujours plus ou moins compté sur Jil pour s'élever toute seule, Nisen et Vadris Charce n'avaient pas été des parents exemplaires. Elle avait appris d'eux comment arnaquer, mentir et tricher, à force d'observation. Des compétences utiles, certes, mais peu recommandables. À tout prendre, en fin de compte, elle aurait préféré un peu d'attention de leur part. Un peu de leur temps. Au lieu de cela, ils étaient devenus des personnages comme ceux des histoires épiques : le couple de criminels romantiques qui s'enlacent sur fond de vaisseau en flammes et qui flirtent avec le danger pour donner du sens à leur vie. Ne manquait plus que l'un des héros Jedi des légendes, sabre brandi, pour parfaire le tableau.<br /><br />Non que Jil fût heureuse que ses parents soient morts, mais elle prenait l'événement avec un mélange de résignation et de pragmatisme : ils avaient semé le vent et récolté la tempête, et les pleurer de changeraient pas le cours de la vie. Déjà quelques jours avaient passé depuis la fusillade et la douleur s'estompait ; d'ici quelques semaines, quelques mois peut-être, ce moment ne serait plus qu'une ancienne brûlure d'arme à énergie au fond de son esprit.<br /><br />Quant à sa captivité, c'était une terrifiante perspective pour elle qui avait passé ses jeunes années à voyager de monde en monde, même si ça n'avait pas toujours été de son plein gré. Mais elle savait que sa condition serait certainement acceptable, à défaut d'être enviable : elle était un outil utile au capitaine, et la contrebandière Twi'lek n'était pas femme à maltraiter quelqu'un dont elle pouvait se servir dans ses négociations avec des criminels de sorte d'avoir toujours sur eux un coup d'avance. Jil avait la ferme intention de faire feu de tout bois, et de tirer tout ce qu'elle pouvait de cette expérience, en attendant de trouver le moyen de se libérer, ainsi qu'un endroit où aller.<br /><br /><div style="text-align:center">*</div><br /><br />La <i>Dague de Quradai</i> se posa à la surface de Bendeluum, planète reculée du secteur Anoat, dans la bordure extérieure. Syan Recca s'était montrée sous un jour plutôt accueillant à sa nouvelle esclave et l'avait libérée de ses liens ; elle l'accompagna au moment de sortir du vaisseau. En descendant de la passerelle, Jil embrassa Bendeluum du regard ; à côté de Nar Shaddaa, cet endroit semblait vide. Elle ressemblait à d'autres mondes qu'avait connu la Lorrdienne : si une partie du paysage était urbanisé, on y foulait encore de la véritable terre, l'espace y était aéré et respirable, et le ciel très présent. La lune hutt, elle, ressemblait à une tentaculaire ruche d'acier, son sol noyé sous plusieurs dizaines de kilomètres de constructions labyrinthiques, où régnaient un sentiment permanent d'enfermement.<br /><br />Avançant à la suite de la Twi'lek, Jil goûtait le soleil sur sa peau, et jeta un œil derrière elle, sur la Dague, qu'elle pouvait enfin examiner à la lumière. Le vaisseau était atroce : il ressemblait à une brique dotée de propulseurs démesurés. La coque était déformée par de lourdes modifications destinées à y intégrer tourelles laser, senseurs ou autres modules bricolés à partir de pièces de récupération, auxquels la Lorrdienne ne connaissait rien et qui n'avaient pas l'air à leur place. Cette chose difforme avait été assemblée avec moins de sens esthétique que n'en possédait un Hutt.<br /><br /><span style="color:#ffffcc">– La <i>Dague</i> est un ancien cargo Brayl,</span> expliqua le capitaine, avisant l'air perplexe de l'esclave. <span style="color:#ffffcc">Enfin, était. Ils ne sont déjà pas très gracieux à leur sortie d'usine, mais notre mécanicien l'a adapté à nos besoins, et depuis j'ai la nausée chaque fois que je regarde mon propre vaisseau. En revanche, d'un point de vue technique, il a fait du bon travail. Habituellement, un cargo Brayl n'embarque aucun armement et se pilote avec autant d'aisance qu'une carcasse de bantha. Chezzik a sacrifié de l'espace de soute, mais a gagné en vitesse, en agilité et en combativité.</span> Jil entendit quelque chose comme de l’affection dans la voix de la Twi'lek.<br /><span style="color:#ffcc66">– Chezzik ?</span> releva la Lorrdienne.<br /><br />Sans répondre, Syan pointa leur destination du doigt, un complexe industriel défraîchi, huit ou neuf-cent mètres plus loin, groupement de vastes bâtiments tout en longueur et de béton gris sale.<br /><br /><span style="color:#ffffcc">– Voici notre base arrière terrestre. On vole des armes, des droïdes et des vaisseaux puis on les amène ici, dans cette ancienne usine désaffectée reconvertie pour nos besoins. Là, on les répare si besoin, on les ré-assemble, on les améliore afin de pouvoir les revendre : tout ça, c'est Chezzik qui s'en occupe. C'est un Verpine à moitié cinglé, mais qui fait un travail irréprochable, à l’exception de son terrible sens esthétique.</span><br /><br />Quelques minutes plus tard, l'esclave et sa maîtresse pénétrèrent dans l'enceinte du complexe. La cour intérieure était une vaste dalle de ciment où s'activaient quelques droïdes, chargeant ou déchargeant les barges alignées là sous la supervision d’un contremaître de chair et de sang. Sur la droite, un grand hangar ouvert abritait trois chasseurs, dont un que la Lorrdienne aurait pu qualifier d'exotique, en étant polie. À l'image de la <i>Dague</i>, les éléments qui le composaient étaient tout à fait dépareillés. Si le Verpine était aussi responsable de cet oiseau-là, le personnage promettait d'être intéressant...<br /><br />Syan mena la jeune fille dans un atelier, auprès d'un grand bipède insectoïde.<br /><br /><span style="color:#ffffcc">– Chezzik, voici Jil Charce, l'esclave lorrdienne dont je t'ai parlé. J'ai des choses à régler, j'aimerais que tu lui t'occupes de lui faire faire le tour de nos installations, puis tu la conduira à ses quartiers,</span> dit-elle avant de tourner les talons.<br /><br />Le Verpine se redressa et Jil put l'observer. Il était grand, peut-être plus encore que Feevro, et son corps était couvert de chitine verte. Ses mains présentaient trois longs doigts fins, et deux énormes yeux à facettes ornaient son visage oblong et doté de mandibules. Le sommet de son crâne arborait de profondes cicatrices, et des antennes visiblement très endommagées : de l'une ne restait qu'un moignon noirci de la taille d'une phalange humaine ; quant à l'autre, elle était brisée et pendait tristement sur le côté de sa tête.<br /><br /><span style="color:#33cc66">– Hmm. Chezzik. Mécanicien et électronicien au service de Syan Recca. Et d'autres criminels avant elle. Le Verpine de la vermine, hmm ? Hah.</span> Sa diction était rapide et saccadée.<br /><span style="color:#ffcc66">– Le capitaine m'a parlé de vous, oui. C'est vous qui avez fait de la <i>Dague de Quradai</i> ce qu'elle est aujourd'hui, n'est-ce pas ?</span> Le Verpine eut un petit rire sec.<br /><span style="color:#33cc66">– Elle dit toujours que la <i>Dague</i> est hideuse, mais au fond elle aime bien ce que j'ai fait de ce vaisseau. Et du <i>chir'daki</i> aussi, d'ailleurs, hmm.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Le <i>chir'daki</i> ?</span> L’insectoïde pointa un doigt en direction de l’hybride sous le hangar.<br /><span style="color:#33cc66">– Notre chasseur <i>chir'daki</i>. Un petit bijou de débrouillardise twi'lek. Les ailes d’un X-Wing greffées sur la cabine d’un TIE, plus quelques petites améliorations maison, hmm. Remarquablement bien optimisée, pour une machine bricolée. Les deux Z-95 sont de conception plus classique, oui.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Un vaisseau n’est-il pas dangereux à utiliser, modifié à ce point ?</span><br /><span style="color:#33cc66">– Oh, hmm, un peu. Mais tu n'imagines pas tout ce que l'on peut faire simplement en contournant les protocoles de sécurité,</span> dit-il en hochant la tête pour lui-même, se frottant les mains d'un air satisfait.<br /><br />Comme prévu, le Verpine lui fit visiter le complexe. Les anciennes chaînes de montage avaient été reconverties en manufactures pour la remise en état ou la modification d'armes et de droïdes, voir leur démantèlement et la récupération de pièces détachées lorsqu'ils étaient complètement hors d'usage. L'insectoïde disposait même d'un vaste atelier jonché de prototypes inachevés où il pouvait à loisir élaborer et tester de nouvelles idées.<br /><br />Le plus grand des bâtiments avait été transformé en petit chantier naval artisanal, permettant l'entretien de vaisseaux allant du chasseur au cargo de moyen tonnage grâce à un large éventail de grues et de rails mécanisés.<br /><br />Chezzik ne manquait pas d'abreuver Jil de détails techniques auxquels elle n'entendait pas grand chose, mais l'enthousiasme du Verpine était contagieux et elle l'écoutait religieusement, pour en apprendre le plus possible. L'insectoïde était passionné d'ingénierie droïde, sa race étant dotée d'yeux et de mains parfaites pour de minutieux travaux. Travailler sur les engins spatiaux était moins stimulant, à l'en croire, puisqu'il s'agissait de grosses machines plutôt que de merveilles de précision.<br /><br />Il la présenta ensuite aux membres de l'organisation, contremaîtres, pilotes, assistants mécaniciens ou artilleurs, puis la conduisit aux logements qui lui étaient destinés. Il s'agissait de quartiers confortables et agréables à vivre, mais tout de mêmes pensés comme une cellule : des barreaux aux fenêtres, pas de cuisine ni rien qui puisse servir d'arme, des repas servis à heures fixes par un gardien, ainsi qu'une solide porte avec trappe passe-plats.<br /><br /><span style="color:#33cc66">– Le capitaine te fait bon accueil, hmm, pour te mettre de son côté. Et comme je t'apprécie, permets-moi un conseil : elle a investi gros pour s'assurer les services de ta jeune personne, et malgré les apparences, elle s'attend à ce que tu restes à ta place d'esclave, oui. Fais-donc profil bas, ne la contrarie pas ; tu sera plutôt bien traitée.</span><br /><br />L'insectoïde ferma la porte et la verrouilla avant de s'éloigner.<br /><br /><br /><div style="text-align:center"><i>Environ deux ans plus tard</i></div><br /><br />La jeune femme avançait d’un pas vif dans le couloir ponctué de plafonniers qui se répandaient en nappes d’un jaune maladif, guidant Haroc Gredd, un grand marchand devaronien, fin et distingué. Le négociant était vêtu de riches étoffes et d’un manteau noir brodé d’arabesques ocres, qui pendait juste au dessus de ses bottes cirées et luisantes. Une élégante paire de cornes surmontait son crâne glabre, et sa peau couleur de rouille soulignait son regard ambré et son sourire garni de crocs éclatants.<br /><br />Tout en marchant, il détaillait la servante. L’esclave humaine portait une longue robe ajustée et au col montant, sobre mais de belle facture. Elle avait beau être de taille modeste, elle progressait d’un pas énergique le long des coursives, forçant le Devaronien à adopter une allure soutenue pour la suivre. Une tresse de cheveux bruns ornait sa nuque, et Haroc nota qu’elle avait une carrure plutôt forte pour sa stature.<br /><br />La jeune femme le mena jusqu’à une porte qu’elle ouvrit sans attendre de réponse après avoir frappé et, tournant vers lui son regard perçant, lui fit signe d’entrer dans le bureau.<br /><br />Le capitaine Syan Recca, qui l’y attendait, était conforme à la description qui lui en avait été faite. L’œil vif, dynamique et athlétique – ce en quoi sa servante lui ressemblait. En revanche, elle était plus franche et moins réservée que l’esclave.<br /><br /><span style="color:#ffffcc">– Haroc Gredd,</span> commença-t-elle, se levant et lui offrant une poignée de mains avec un sourire chaleureux. <span style="color:#ffffcc">Bienvenue à bord de la <i>Dague de Quradai</i>. Je suis le capitaine Syan Recca, et voici ma servante, Dhiris,</span> dit-elle en désignant Jil, la jeune femme qui avait accompagné le Devaronien, et qui se tenait maintenant debo<p></p>
</div></span></ul>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/23508/jil-charce</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 02:16:59 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/23508.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:32:43 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Jil Charce on Thu, 26 Feb 2026 13:32:44 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Jil Charce</p>
<p dir="auto">Merci beaucoup pour ton retour <img src="http://star-wars-rpg.fr/assets/plugins/nodebb-plugin-emoji/emoji/android/1f642.png?v=97c7015ac33" class="not-responsive emoji emoji-android emoji--slightly_smiling_face" style="height:23px;width:auto;vertical-align:middle" title=":)" alt="🙂" /><br /><br />Je vais probablement essayer de voir si je peux améliorer un peu les quelques points que tu as soulignés. Et trouver ces fichues fautes. Diantre.<br /><br />Pour le début de RP je vais m'y mettre tranquillement <img src="http://star-wars-rpg.fr/assets/plugins/nodebb-plugin-emoji/emoji/android/1f642.png?v=97c7015ac33" class="not-responsive emoji emoji-android emoji--slightly_smiling_face" style="height:23px;width:auto;vertical-align:middle" title=":)" alt="🙂" /><br /><br />Edit du 14.01.2017 : quelques modifications effectuées, sur la chronologie de la Purge , l'ajout d'un défaut plus marqué, et réécriture de la fin (la partie concernant l'évasion).</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200765</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200765</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:32:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Jil Charce on Thu, 26 Feb 2026 13:32:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto">Bonjour Jil et bienvenue sur Star Wars RPG ! <br /><br />Je tiens vivement à te féliciter pour ta fiche, d’une qualité rare. Elle est très agréable à lire : on se prend à suivre les différents personnages et nous sommes saisis par l’action. Quelques fautes sont tout-de-même parvenues à se glisser par endroits. <br /><br />Je n’ai rien à redire sur tes descriptions physiques et mentales, qui sont bien fournies. <br /><br />Concernant l’histoire, elle est très détaillée et captivante. Je reviens juste sur la fin, au sujet de l’évasion : il semble (ce n’est pas clair) que Chezzik aide consciemment Jil à s’évader. J’ai bien compris qu’il n’approuvait pas vraiment son statut d’esclave. Est-ce sa seule motivation pour l’aider ? Comment Jil le convainc-t-elle de l’aider ? <br /><br />Au sujet des défauts : j’aurais peut-être ajouté un dernier truc. Je ne cherche pas à t’accabler de mauvaises manies, loin de là. Ceux que tu as présenté ont le mérite de coller parfaitement à ton personnage. Lors de ses aventures sur le forum, il va évoluer. Ces défauts peuvent être amenés à changer, en fonction de la manière dont ton personnage va se construire au fil du temps. À mon goût, il en manque un qui soit plus handicapant, quelque chose qui ne partira pas et qui, dans certaines conditions, peut réellement entraver Jil. <br /><br />Quoi qu'il en soit, mes remarques n'ont pour but que de compléter une fiche déjà très bien structurée ! C'est pourquoi (avec la bénédiction de Dam Donos) je te <span style="color:#0099ff"><strong>valide</strong></span> ! <br /><br /><span style="color:#0099ff"><strong>500 crédits</strong></span> te seront bientôt virés. Pense à <a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/f243-Casiers.htm" target="_blank">créer ton casier</a>. <br /><br />Ensuite, je te propose de débuter ton RP sur Bendeluum (nouveau topic à créer dans la Bordure Extérieure, avec en fin de titre la mention [bendeluum]). <br /><br />Bonne continuation et que la Force soit avec toi !</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200764</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200764</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:32:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Jil Charce on Thu, 26 Feb 2026 13:32:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Jil Charce</p>
<p dir="auto">ut, immobile dans un angle de la pièce, observant l’échange.<br /><br />Comme à son habitude, elle avait pour tache de jauger l’interlocuteur de sa maîtresse, déterminant à ses gestes et à sa posture s’il était honnête ou non, digne de confiance ou fiable comme une planche pourrie. Tirant parti de son origine lorrdienne, Jil avait instauré un système de signaux simples, utilisant différents placements et positions de ses mais et de ses pieds pour communiquer sommairement ses observations au capitaine, qui pouvait la voir du coin de l’œil. Celle-ci, en retour, pouvait poser à l’esclave des questions tout aussi basiques grâce à de légers mouvements de <i>lekku</i>, les Twi’lek disposant eux aussi d’une forme de langage gestuel. Le système avait fait ses preuves, et Syan Recca, triant le bon grain de l’ivraie, avait vu ses transactions commerciales devenir curieusement chanceuses et rentables.<br /><br />La manœuvre supposait que Jil suive la conversation, au moins dans ses grandes lignes, pour saisir à quel sujet ou thème se rapportait quelle réaction. En l’occurrence, Haroc Gredd avait en sa possession un vieux chasseur Jedi, un Delta-7, qui avait été soustrait à ses propriétaires légitimes à l’époque de la Purge, près de huit ou neuf ans auparavant. Il avait connu un certain nombre de propriétaires depuis, et avait fini par échouer entre les mains du Devaronien, sans son anneau d’hyperpropulsion. Mais le négociant connaissait Syan Recca de réputation, et avait pensé que le chasseur stellaire était une marchandise de nature à l’intéresser.<br /><br />La Twi’lek avait été alléchée par l’offre. Ses affaires avaient été florissantes et elle cherchait à agrandir son escadron. Malheureusement, s’il était envisageable d’aborder un cargo et de s’en emparer, les engins plus petits, plus rapides et simplement dotés d’un cockpit comme espace intérieur finissaient le plus souvent détruits au cours des combats. Et si elle pouvait aisément se procurer un chasseur antédiluvien comme un Z-95 supplémentaire, elle souhaitait cette fois acquérir un appareil plus récent et plus performant. Quant à l’absence d’hyperpropulsion, ce détail avait forcé Syan Recca à aller mener les négociations à la surface de la planète d’adoption du Devaronien pour pouvoir emporter sa future acquisition ; mais Chezzik aurait tôt fait de bricoler l’engin pour remédier à ce problème.<br /><br />La discussion se poursuivait maintenant depuis un bon quart d’heure, la Twi’lek orientant volontiers le sujet vers les spécificités techniques du chasseur pour donner à Jil le temps d’évaluer un Devaronien enthousiaste qui ne se faisait pas prier pour mordre à l’hameçon, et la Lorrdienne ne parvenait à se départir de l’impression que quelque chose clochait. Gredd ne jouait pas franc-jeu, et l’esclave n’arrivait pas à saisir pourquoi, ni sur quel point. Il était content de la manière dont se déroulaient les négociations. Il ne mentait pas à propos du Delta-7, abreuvant le capitaine de détails à propos de l’appareil qu’il avait en sa possession. Alors, quoi ?<br /><br />Le jeune femme se concentra. Elle se détendit et vida son esprit de l’agacement qui la gagnait, se focalisant sur le Devaronien, se rendant aussi réceptive que possible pour saisir la moindre attitude, pour comprendre. Elle décortiqua un à un chacun des gestes du marchand. Elle eut bientôt l’impression de le sentir, directement dans sa tête. De ressentir sa tension, sa nervosité que ne trahissait pas sa posture. Son inquiétude, aussi, en appuyant un peu plus. Inquiétude à propos de… Quoi ?<br /><br />Alors Jil ferma les yeux, sans s’en rendre compte, cherchant à s’accrocher à cette étrange sensation. Et d’autres… Choses… Lui apparurent. Floues. Aux coins de ses sens. Des lueurs. Des vies. Lorsqu’elle en observait une, les autres s’estompaient ; mais en n’en observant aucune, elle les percevait toutes. Pas très nettes. Vacillantes. Les vies présentes sur la <i>Dague de Quradai</i>. Elle laissa son esprit louvoyer de l’une à l’autre, sans comprendre ce qu’elle faisait, obéissant à une sorte d’instinct qui la guida vers la soute. Elle y sentit de la malveillance. De la hâte. Émanant  de personnes qui n’appartenaient pas à l’équipage.<br /><br />Elle ouvrit les yeux, dissipant cette étrange rêverie qui éclata comme une bulle de bacta. Reprenant conscience du monde physique, elle constata avec un certain détachement qu’elle était tombée à genoux, haletante et en sueur. Syan Recca et Haroc Gredd la dévisageaient, stupéfaits.<br /><br /><span style="color:#ffcc66">– Il cherche à gagner du temps. Pour permettre à ses hommes de piller la soute.</span><br /><br />La Twi’lek réagit immédiatement, renversa sa chaise et bondit par dessus le bureau jambes en avant, percuta violemment la face du Devaronien de ses bottes de combat, lui éclatant le nez et l’envoyant au tapis pour le compte.<br /><br />Syan Recca sortit de la pièce au pas de course, dégainant l’arme à sa hanche et crachant des ordres dans son commlink, laissant à Jil le soin d’attacher Gredd au pied du lourd bureau avec des menottes que la Twi’lek gardait dans la pièce justement pour ce genre d’occasion.<br /><br /><br /></p><div style="text-align:center"><i>Quelques jours plus tard</i></div><br /><br />Jil observait le vieil appareil Jedi depuis la fenêtre de ses quartiers, pensive. Syan Recca et son équipage avaient traqué et abattu les intrus, non sans subir quelques pertes au passage. Une fois ses possessions récupérées, la Twi’lek avait entrepris de torturer consciencieusement le Devaronien, au grand dégoût de la Lorrdienne, et de lui arracher tous ses secrets, y compris la localisation du chasseur dont elle s’était emparé avant de le ramener sur Bendeluum dans les soutes de la Dague.<br /><br />Le Delta-7 faisait naître nombre d’interrogations dans l’esprit de la jeune femme, et le mot « Jedi » y revenait sans cesse. Cet ordre mystique, ces combattants faisant usage de la Force pour défendre ceux qui ne pouvaient se défendre eux-mêmes, elle savait que tout cela existait, mais uniquement de manière lointaine et théorique. Guère plus que des contes, des légendes intangibles qui la laissaient rêveuse lorsqu’elle était plus jeune. D’autant que depuis des années, même ces mythes avaient cessé de se renouveler : l’Ordre Jedi ne faisait plus parler de lui, fragilisé, peut-être, par la Purge qui avait marqué la naissance de l’Empire Sith, ou par le schisme qui avait marqué son histoire avant cela. Aujourd’hui, on n’entendait plus rien de neuf à leur sujet. Même les Sith, depuis la chute de leur Empire, n’alimentaient plus les discussions de cantina. Les uns ou les autres avaient-ils été détruits, ou avaient-ils simplement choisi de voler sous les radars ? Jil ne savait qu’en penser.<br /><br />Et voilà que les événements venaient donner corps aux contes. Le Delta-7, d’abord ; véritable emblème Jedi, relique vieille de quinze ans peut-être, qui se retrouvait sous ses yeux. Un chasseur qui avait servi l’Ordre en son temps, avec peut-être, qui sait, un puissant héros à son bord. Ensuite venait l’étrange expérience vécue dans le bureau du capitaine, qui avait transcendé les limites physiques, et qui ressemblait bien trop à ce qu’évoquaient les légendes pour être autre chose qu’une manifestation de la Force.<br /><br />La jeune femme avait le sentiment d’avoir en main plusieurs pièces d’un casse-tête qu’elle ne parvenait à résoudre. Était-elle sensible à la Force, ou n’était-ce qu’un hasard qui avait une explication plus rationnelle? Et si elle l’était, cela faisait-il d’elle un Jedi ? Elle avait essayé sans succès de reproduire les tours les plus communs dont on entendait les témoignages dans les histoires, mais s’était retrouvée incapable de faire léviter quoi que ce soit. Si l’on en croyait les légendes, il fallait un entraînement spécifique. Mais où ? Et prodigué par qui ? L’Ordre était détruit, ou caché, au mieux.<br /><br />Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête. Mais avec elles venait une porte. Une issue. Un but, un après, une furieuse volonté d’aller de l’avant et de s’extraire de sa condition d’esclave. Pour Jil, l’idée de trouver une place parmi l’Ordre Jedi, c’était l’occasion, pour elle qui ne se faisait aucune illusion concernant l’état de la galaxie, de la misère et de l’oppression qui y régnaient, de peser dans une balance d’échelle cosmique. De contribuer à changer les choses. Et la Lorrdienne savait que des réponses existaient, quelque part, qui n’attendaient qu’elle. Peut-être ne seraient-elles pas celles qu’elle espérait, mais elle ne le saurait pas sans les avoir cherchées.<br /><br />La jeune femme devait partir. Elle n’avait aucune idée de la destination ni du moyen, mais peu lui importait. Un pas après l’autre, elle retrouverait la trace de l’Ordre Jedi disparu.<br /><br />Le premier de ces pas devrait la mener hors de sa cellule. Elle pouvait attendre que Syan Recca ait à nouveau besoin d’elle, mais la Twi’lek était occupée à gérer les retombées diplomatiques de l’incident Haroc Gredd, par les armes exclusivement, et des semaines pourraient s’écouler avant que la Lorrdienne n’ait une occasion. L’autre option était de faire jouer la confiance que les subordonnés du capitaine avait fini par lui accorder, après près de deux ans passés à se montrer agréable, obéissante, et satisfaite de son sort.<br /><br />Le soir vint. Le garde chargé de porter à Jil son repas longea le couloir où se trouvaient ses appartements et posa son plateau sur le passe-plats de la porte. Comme à son habitude, il vérifia qu’elle était bien verrouillée, puis ouvrit la petite trappe et poussa sa livraison à l’intérieur.<br /><br /><span style="color:#996666">– Miss Jil ? Voilà votre dîner.</span><br /><br />La réponse qui d’habitude ne se faisait pas attendre ne vint pas.<br /><br /><span style="color:#996666">– Miss Jil ?</span><br /><br />Le garde se pencha et jeta un coup d’œil par l’ouverture. Son champ de vision était limité par la configuration de la pièce, mais de là où il se trouvait, il aperçut la jambe de la jeune femme, qui semblait étendue sur le sol, inerte.<br /><br /><span style="color:#996666">– Miss Jil !</span><br /><br />Soudain nerveux, l’homme plongea la main dans sa poche, sortit son trousseau de clefs, les triturant fébrilement pour trouver celle qu’il cherchait, puis se précipita dans la chambre, renversant le plateau au passage.<br /><br />La Lorrdienne, allongée au sol dans une position travaillée pour simuler la perte de connaissance, entendit les lourds pas hâtifs du garde s’approcher.<br /><br /><span style="color:#996666">– Miss Jil !</span><br /><br />Il se pencha sur elle, vérifiant son pouls, lui administrant de petites claques sèches pour susciter une réaction. <br /><br />Il ne fut pas déçu du voyage lorsque Jil profita de sa position pour lui envoyer un vigoureux coup de genou dans les parties. La jeune femme se redressa, courut ramasser le plateau et s’en servit pour assommer en plein le pauvre homme qui gémissait faiblement, recroquevillé, le visage écarlate et les larmes aux yeux. Elle lui lia mains et pieds et lui confectionna un bâillon avec les draps qu’elle avait prévus à cet effet, puis le fourra sans ménagement dans sa penderie après lui avoir pris ses clefs. Il finirait bien par être découvert, mais elle aurait le temps d’agir d’abord.<br /><br />Jusque là, les choses se déroulaient selon ses estimations. Le garde ne s’était pas méfié d’elle, qui n’avait jamais posé le moindre problème, et, tout à fait consciente qu’elle ne savait pas se battre, elle avait opté pour l’option la plus sage, celle de le laisser approcher pour tirer parti du point faible universel des mâles humanoïdes.<br /><br />Elle sortit de ses appartements, marchant tranquillement, comme s’il était naturel qu’elle se trouve là. Les gens qui vivaient et travaillaient dans le complexe ne seraient pas surpris de la voir déambuler librement : sachant qu’elle n’irait nulle part, il arrivait que Syan, Chezzik ou même Feevro la laissent sortir se dégourdir les jambes ou observer le travail de l’insectoïde. En agissant comme si de rien n’était, personne ne lui prêterait attention.<br /><br />Elle se rendit au hangar des chasseurs, où le grand Verpine s’occupait du Delta-7. Il était affairé sur le fuselage éventré qui vomissait un fouillis de câbles et de circuits, cherchant depuis quelques jours le meilleur moyen de greffer un moteur d’hyperpropulsion sur un appareil qui n’était pas conçu pour en être équipé.<br /><br /><span style="color:#33cc66">– Hmm, bonsoir à toi, jeune Jil.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Bonsoir, Chezzik. Comment se passent les choses, avec ce nouveau jouet que t’a offert le capitaine ?</span><br /><span style="color:#33cc66">– Oh, bien, bien. Nous sommes toujours en train de faire connaissance, vois-tu, mais je commence à avoir une idée assez précise de ce que cette brave petite chose volante a dans le ventre, oui.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Tu as l’air satisfait.</span><br /><span style="color:#33cc66">– Oui, ça oui. Les chasseurs de ce type semblent n’avoir pas de point fort remarquable, mais pas de faiblesse particulière non plus. Conception robuste et polyvalente, adaptée à des conditions de combat variées. Ce Delta-7 en a sous le capot, et j’ai bien l’intention d’exploiter ce potentiel, oui.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Plus je t’observe travailler sur ces machines, plus je me dis que j’aimerais apprendre à piloter.</span><br /><br />L’insectoïde se redressa, s’étira en silence, et observa la cour quelques instants, semblant vérifier que personne ne se trouvait à portée de voix, puis se tourna vers Jil.<br /><br /><span style="color:#33cc66">– Le pilotage te serait en effet une compétence utile, oui, un soir comme celui-ci, n’est-ce pas, hmm ?</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Qu’est-ce que tu veux dire ?</span> demanda la jeune femme, sur ses gardes.<br /><span style="color:#33cc66">– Que mes yeux sont faits pour voir bon nombre de choses,</span> répondit-il en désignant ses globes oculaires aux nombreuses facettes luisantes. <span style="color:#33cc66">Et en l’occurrence, Syan et Feevro étant actuellement hors monde, je vois que tu devrais te trouver dans tes appartements et non ici. Je sais aussi que tu es maline.</span> Il inclina la tête. <span style="color:#33cc66">Si je devais parier, je dirais que tu t’apprêtes à nous quitter, oui, par la petite porte.</span><br /><br />Jil eut la bonne grâce de paraître contrite.<br /><br /><span style="color:#ffcc66">– Et si tu devais parier, il semble que tu aurais raison,</span> soupira-t-elle. <span style="color:#ffcc66">Jusque là, j’ai fait profil bas, comme tu me l’avais conseillé. Rien de très compliqué, en n’ayant nulle part où aller. Mais il semblerait que je me sois trouvé un but qui m’attire au-delà de la sphère d’influence du capitaine.</span><br /><span style="color:#33cc66">– Je m’en doutais. Tu dévores ce Delta-7 des yeux, plus encore que moi-même, ce qui n’est pas peu dire. On dirait que les Jedi t’intriguent. Je n’ai rien contre ce projet, note bien. Je travaille pour Syan, oui, mais je n’apprécie pas l’esclavage. Et tu m’es sympathique. Tu as toujours montré de l’intérêt pour mes projets, depuis ton arrivée, ce qui fut source de nombre de discussions stimulantes. En revanche, je suis curieux de savoir de quelle façon tu as prévu de sortir du complexe, hmm ? Puisque le pilotage n’est pas une option.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Tu vois trop de choses, Chezzik. Tu en deviendrais presque agaçant...</span><br /><span style="color:#33cc66">– Aaah, aurais-je vu juste ? Envisagerais-tu donc de me demander mon aide, jeune Jil ?</span> demanda-t-il d’un ton railleur.<br /><span style="color:#ffcc66">– Envisagerais-tu de me l’accorder ?</span> riposta-t-elle.<br /><br />L’insectoïde sembla réfléchir, et haussa les épaules.<br /><br /><span style="color:#33cc66">– Pourquoi pas, après tout ? Il semble que je sois assez cinglé pour faire ça sans me soucier des conséquences, oui. L’idée te te rendre ta liberté me plaît. Une petite diversion, peut-être ? Personne ne sera surpris que le Verpine provoque une explosion, et la distraction devrait être suffisante.</span><br /><br />Ses doigts chitineux pianotèrent un moment sur le fuselage du Delta-7, puis arrangèrent quelques câbles.<br /><br /><span style="color:#33cc66">– Tu ferais bien de t’écarter,</span> dit-il en penchant la tête comme pour sourire. <span style="color:#33cc66">Et bon voyage, où qu’il te mène.</span><br /><span style="color:#ffcc66">– Merci, Chezzik. Si nos chemins se croisent à nouveau, je t’en devrai une.</span><br /><br />La Lorrdienne recula dans l’ombre du hangar, dissimulée derrière un Z-95. Quelques instants plus tard se fit entendre le rugissement du moteur de l’engin Jedi, suivi d’un bruit strident tout à fait anormal. Une détonation sèche résonna et le chasseur eut un violent soubresaut, son propulseur désormais en flammes. Gardes et travailleurs se précipitèrent pour maîtriser l’incendie que venait de provoquer Chezzik. La jeune femme profita de la confusion engendrée pour se glisser de couvert en couvert, et atteignit le portail sans que nul ne la remarque.<br /><br />Elle espérait simplement que personne – et surtout pas le Verpine – n’essuie les plâtres pour avoir laissé l’esclave reprendre une liberté nouvelle, à la surface d’une Bendeluum qui lui apparaissait désormais bien vaste, et trop peu accueillante.<br /><br /><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Qualités</span></span><br /><div style="text-align:justify"><ul><span style="font-family:Times New Roman, serif">Jil Charce est solide, tant de corps que d’esprit. Elle ne s’effraie pas facilement, et encaisse bien.<br />Elle est patiente et réfléchie. Elle n’agit que très rarement sur une impulsion, et prend habituellement le temps d’examiner toutes les options et leurs conséquences avant de passer à l’action.<br />Elle est également curieuse et observatrice. Lorsqu’elle rencontre quelque chose d’inconnu, elle va généralement chercher à en savoir plus, à chercher les détails, à saisir les nuances. À comprendre.<br />Enfin, avec son ascendance lorrdienne vient tout ce qu’implique la pratique du langage cinétique : une très bonne capacité à analyser les gestes et les postures.</span></ul></div><br /><br /><span style="color:#ff9933"><span style="font-family:Georgia, serif">Défauts</span></span><br /><div style="text-align:justify"><ul><span style="font-family:Times New Roman, serif">À cause de son éducation, qu’elle a fait plus ou moins elle-même, elle est plutôt indépendante, habituée à faire les choses par elle-même. À moins de jouer un rôle, elle aura tendance à agir de son propre chef, et à ne pas suivre aveuglément les ordres –  sans forcément les contester pour autant. Sa tendance naturelle à l’analyse et à la méfiance la rendent souvent distante ou froide aux yeux de ses interlocuteurs.<br />Cette même éducation s’étant surtout faite dans les rues et les casinos pas toujours bien fréquentés de la galaxie, elle manque cruellement de culture. Tout ce qu’elle connaît de l’histoire ou de l’art se résume aux contes et légendes de cantina qu’elle a pu entendre, donc plutôt les événements récents, déformés par une certaine dose de subjectivité souvent alcoolisée.<br />Un autre problème découle directement de son origine lorrdienne et de son langage gestuel. L'observation de droïdes malhabiles ou de prothèses mécaniques lui ont toujours laissé une impression de malaise : les mouvements artificiels s'apparentent à ses yeux à un bruit de fond dépourvu de sens, criard, gênant et parasitant la signification des mouvements organiques. De là, elle a développé la crainte de perdre ou de voir diminuées ses capacités de mouvement, ce qui, pour elle, signifierait perdre des pans entiers de ses moyens d'expression. Pour l'instant, ne s'étant pas trouvé en situation de combat, la gêne est restée minime ; mais elle sait que les Jedi sont pour partie des combattants, et elle aura probablement tendance à privilégier sa propre intégrité physique par la ruse et l'évitement des conflits armés pour contrebalancer cette peur. Consciente que cette attitude va à l'encontre de la philosophie Jedi, elle espère qu'un entraînement intensif au sabre et à son maniement défensif lui procureront une confiance suffisante en sa propre habileté pour se confronter au combat sans crainte.<br /></span></ul></div><br /><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t7021-La-piste-du-chasseur-Bendeluum.htm" target="_blank"><span style="font-family:Times New Roman, serif"><ul><i>(La suite...)</i></ul></span></a><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200763</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200763</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:32:43 GMT</pubDate></item></channel></rss>