<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Fiche d&#x27;Erys Talmark]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffffff"><strong>Nom :</strong></span> Talmark<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Prénom :</strong></span> Erys<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Âge :</strong></span> 22 ans<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Carrière envisagée :</strong></span> Garde républicaine, République Fédérale<br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Histoire</strong></span><br /><br /><i>Mes yeux noirs s’abaissent et un sourire se forme sur mes lèvres. Du coin de l’œil, je vois mon reflet dans le miroir. C’est toujours aussi plaisant. En pleine fleur de l’âge, j’ai pu garder des traits fins, juvéniles, malgré quelques épreuves qui auraient pu les marquer durablement. Dans la pénombre de l’appartement de Coruscant, je peux la voir devant moi. Ses cheveux blonds tombent en cascade sur ses épaules, ses grands yeux bleus dans lesquels j’aime me plonger me fixent, ce doux sourire qui m’avait tant de fois été adressé. Tout était là. Ah, les souvenirs…</i><br /> <br /></p><div style="text-align:center"><em><strong></strong></em></div><br /> <br /><i>Pourtant, je ne suis pas adepte de la nostalgie. Mais le moment s’y prête, et maintenant que vous êtes là, je m’en voudrais de vous laisser dans l’ignorance. Vous pouvez m’appeler Erys –c’est mon prénom-, ou Artémis si vous êtes des nôtres. Artémis, oui, un nom de code tiré d’une vieille mythologie à laquelle je n’ai jamais rien compris, mais ça avait l’air de faire plaisir aux autres et d’avoir un rapport avec la chasse. Et moi, la chasse, j’adore ça. Depuis toute gamine. Non pas que je sois particulièrement vieille, mais il faut admettre que ça commence à remonter.<br /> <br />Il faut dire que de là d’où je viens, chasser est quasiment un pré-requis. Ah oui, ça aussi vous voulez le savoir ? Décidément. Je suis née sur Chandrila, à quelques heures d'hyper-espace de Coruscant. Un monde du Noyau qui présente deux particularités. Un, nous vivons en communautés réparties un peu partout. Deux, notre principale activité, c’est l’exportation de denrées alimentaires. Vers tout le Noyau, vu que toutes ces planètes sont plutôt du genre grands bâtiments de partout sans une once d’herbe. Alors d’accord, ça a son charme, mais ça manque de lacs, si vous voulez mon avis. Où j’en étais… Ah oui, Chandrila. J’étais la cadette d’un beau petit couple de fermiers. Bien intégrés à la communauté, bien sous tout rapport, en accord avec les principes des habitants : proches de la nature, et respectueux d’elle. Du coup, c’est normal que j’aie rapidement pris l’habitude du travail manuel, et de l’usage des blasters étourdissants pour éloigner les bestioles un peu trop curieuses. Prédateurs carnivores ou bétail herbivore, il fallait quand même protéger les fermes hydroponiques ! Et j’aimais bien, ça, j’étais même sacrément douée. Sur le ton de la blague, on disait que je savais tirer avant de marcher, et c’était pas spécialement faux. Ah, le bon temps… <br /><br />Et la bonne vieille planète aussi. Chandrila, jamais entendu parler ? Bon, ça ne m'étonne pas tellement. Chandrila, c'est... comment dire ? Un trou paumé où il fait bon vivre. J'ai parlé des petites communautés, c'est la volonté des Chandriliens. En fait, les familles ne s'étendent pas comme la mauvaise herbe, chez nous. Non, nous, on limite la population, on est quelque chose comme un milliard, à peu près. Justement par respect pour l'environnement, qui nous le rend plutôt bien, il faut l'admettre. Bon, c'est vrai, il faut y faire attention à ces saletés de Scurriers qui s'approchent un peu trop de la civilisation, et aussi aux rat womp, ainsi qu'aux Maalraas, qui constituaient plus ou moins le haut de la chaîne alimentaire... Bon, il n'y en avait pas beaucoup, et ils venaient d'ailleurs, de ce que je comprenais, mais on pouvait toujours en croiser un, alors bon... Autant apprendre à tirer !<br /> <br />Rapidement, ça s’est remarqué que je grandissais. La fillette amusante qui tirait de loin mua bientôt et devint d’abord une adolescente avec tous ses charmes et ses défauts. Ah, qu’est ce que j’ai pu faire comme bêtises ! Un jour, dans l’obscurité, j’ai même confondu un voisin avec un animal errant ! Paf, le tir de blaster ! Je crois qu’il n’a pas apprécié, parce que j’ai pris une belle correction ce jour-là, mais j’y repense en riant, maintenant. Bon, j’ai peut-être fait l’erreur plusieurs fois, c’est vrai… Mais la nuit chandrillienne est trompeuse aussi ! Et puis, bon, c’est l’âge où l’on est le moins concentré. On rencontre d’autres personnes, on découvre des choses d’un autre âge avec d’autres garçons et d’autres filles, plus ou moins jeunes. C’était bien, ça changeait. <br /> <br />C’est sur ces bases-là, que j’ai grandi. Entre éducation parfois sommaire et rustre, découverte de la nature, de ce qu’on sait faire et ce pour quoi on est douée. Moi, je vous l’ai dit, c’était le blaster. Je n’arrivais pas à m’en séparer, c’est simple. Bon, l’utilisation restait sommaire, hein, mais ça a fini par faire tilt dans la tête de mon cher père. C’est vrai qu’il était pas très intelligent et il avait plutôt tendance à… Hein ? Le rapport avec ce que je disais au début ? Oui, oui, j’arrive !<br /> <br />Rahlala, l’impatience. Du coup, je ne sais plus ce que je voulais dire. Donc le rapport avec ma présence ici. L’aisance arme au poing n’est pas restée inaperçue et ce sont mes amis qui m’ont dit un jour que je ferais sûrement un bon soldat, vu mes compétences. Bon, moi, au départ, j’étais moyennement motivée à l’idée de rejoindre des rangs militaires et suivre des ordres, mais j’avais seize ans, j’imagine que c’est normal, ce genre de réflexion un peu anti-système, non ? Oui. Ah, vous voyez. Bref. L’idée a fait son petit bout de chemin dans ma tête, pendant des jours, puis des mois, et enfin des années. Trois, plus exactement. Pendant ce temps-là, la vie avait continué comme avant. Inutile d’en faire des caisses : la vie sur Chandrila, c’est pas la plus palpitante qui soit… Quoi ? Des détails ?<br /> <br />Bon, vous l’aurez voulu. Résumé de la vie d’une Chandrillienne à peine adulte sur sa planète natale. C’était nul. Hormis les petites chasses dont je parlais avant, il n’y avait pas grand-chose à faire. Les communautés, sans être recluses sur elles-mêmes, étaient plutôt indépendantes, ne se croisant que lorsqu’il fallait charger les cargos. Le pouvoir en place était assez peu interventionniste, alors c’était rare qu’on voie qui que ce soit de l’extérieur. Finalement, les journées se résumaient à cultiver les terres ou élever le bétail, et occasionnellement, vendre les produits. Le tout en assurant aussi la vie de famille. Ce n’était pas le grand luxe, mais ça suffisait à vivre sans trop de peine. L'avantage en sus était qu'à l'inverse d'autre planètes des fois plus gourmandes en main d'oeuvre, on avait aussi le temps de s'occuper de soi. Et ça, c'était les meilleurs moments, ceux que je préférais. Je pourrais vous parler des heures... enfin, des minutes, parce que ce n'est pas fou-fou non plus... de Hanna City, la capitale, et son marché aux poissons à la criée, où on trouvait des Marmales, des coquilles de perle, des Aileronskors, des pattes d'étoile... Et puis il y avait son port, qui donnait directement sur la mer d'Argent, au dessus de laquelle on avait parfois le droit au spectacle magnifique du vol d'un Râblenoir... Ca, c'était beau. Une bestiole pareille, moi, ça me rendait toute chose. Ces élégants rapaces qui chassaient les Squalls, entre autres... Mais un tel spectacle, c'était rare, à cause des nombreuses chasses dont il était victime... Souvent des chasses illégales d'ailleurs. Car à Chandrila, on ne rigolait pas avec la loi. C'était nous, ça. Inflexibles et droits, très habiles dans la rhétorique. Enfin, ça c'est ce qu'on disait hein. C'était pas totalement exclus qu'une agora finisse par se transformer en ring parce que les gens n'étaient pas d'accord. Bon, c'était, rare, j'avoue. Mais ça restait amusant de le voir.<br /><br />Pour les plus aisés, ou les touristes, il était aussi possible de prendre le large, depuis Hanna City. Prendre du bon temps en allant voir le récif de corail qui s'étendait dans la mer. Une autre fierté de Chandrila, une attraction planétaire, même ! Le genre de choses qu'on venait voir, peu importe que ce soit l'hiver ou l'été, et qu'on pouvait admirer pendant des heures. Jusqu'à ce qu'on rentre à la capitale, et qu'on se promène dans les jardins nationaux de Gladea, des parcs à perte de vue. Bon, moi, je vais pas le cacher, j'avais droit qu'à la deuxième partie, hein. Encore une fois, j'étais pas malheureuse, mais je ne faisais pas non plus partie de la Maison Chandrilienne, nos chefs. Comme je vous le disais, je pourrais digresser comme ça un moment. Faites moi penser à refaire des flashbacks, de temps en temps.<br /> <br />Au milieu de tout ça, tout a finalement basculé quand ma famille a disparu. Comme ça, pouf. Mon frère aîné, mon père, ma mère. Les trois, un soir, mystérieusement. Ca a précipité mon départ. J'étais bouleversée, je ne savais plus où j'étais, mais j'ai immédiatement pris une décision. Je ne sais pas pourquoi, on aurait dit un appel mystique. Comme une petite voix qui me disait « Il faut que tu partes ! ». Et comme je n’avais pas trop l’habitude de répondre aux voix dans ma tête par la négative (ça va, je plaisante), je suis partie. N’emportant avec moi que quelques tenues que j’aimais bien et le blaster de mon cher père. Mais le vrai cette fois. Ne me demandez pas pourquoi. Il fallait que je parte. Et puis, la destination était toute trouvée.<br /> <br />L’armée, la milice. Voilà ce qui m’était promis. Rien ne me retenait plus, désormais, c’était comme si un verrou avait sauté et que je m’étais rendue à l’évidence. Et voilà comme une jeune fille de dix-neuf ans se retrouva jetée sur les routes. Je n’eus aucun mal à rejoindre l’académie. Enfin, la caserne. Bon d'accord, les baraquements. Il faut dire que j’avais les arguments. Qui pouvait résister à une jeune femme élancée, aux cheveux bruns lui tombant jusqu’aux fesses, au sourire éclatant, à la peau légèrement hâlée par le soleil d’été ? Pas grand monde, il faut bien le reconnaître. Et puis, je ne suis pas une ingrate, je rendais de menus services. Très petits, des fois, même. Ouais… Très petits… Ca aurait valu le coup de se pencher sur la question. Enfin, moi je l’ai fait, mais je ne suis pas experte.<br /> <br />Ahem, bref. Tout ça m’amena à la milice planétaire de Chandrila. Là où on formait tous les soldats du coin. Bon, ils n’étaient pas très nombreux par ici, on est plutôt pacifistes, dans le coin, mais ça avait le mérite de servir de relais. Et de filtre, tant qu’à faire. Et à partir de là… Je ne sais plus trop. Je n’avais plus vraiment cette petite voix dans ma tête, alors j’avais l’impression d’être arrivée. Rapidement, après les formalités d’usage –âge, nom, raison de la venue et pourquoi être soldat-, je me retrouvais dans une salle toute blanche, avec une personne en blouse. C’est très flou, je suis désolée, je n’arrive pas à me souvenir, alors je vais passer.</i><br /> <br /><div style="text-align:center"></div><br /> <br /><i>Dans un bureau inconnu de Coruscant...</i><br /><br /><span style="color:#336699">-Comment ça, son dossier médical ? Transférez le moi. Evidemment, oralement ! Vous croyez que je n'ai que ça à faire ?</span><br /><br />-Extrait du suivi médical exécuté par le Docteur Zarek, matricule BD005-18 :<br />Casier n°091587<br />Nom : -Non renseigné-<br />Prénom : Erys<br />Âge : 19 ans.<br />Jeune femme en pleine forme physique, malgré <em>grésillements</em>. Conclusion : Activités <em>grésillements</em> récents et plus anciens. Parle <em>indéchiffrable</em> en suivant une conversation logique. <em>transmission stoppée</em><br /><br /><span style="color:#336699">-Allô ? ALLÔ ? Foutus...</span><br /> <br /><div style="text-align:center"><em><strong></strong></em></div><br /> <br /><i>En fait, maintenant que j'y pense, ce n'est pas totalement vrai ! Je me souviens qu'il y avait eu un accident bête, et que le médecin avait été blessé. Du coup, j'avais été obligée d'être transférée vers Coruscant dans un autre centre... C'était assez étrange, comme situation, parce que ça ressemblait réellement à un transport en urgence. Ce n'était pas une grande frégate républicaine mais un petit transport anonyme. Et puis, j'avais encore cette petite voix (oui, bon, j'aime le comique de répétition) qui me disait de partir encore... Alors j'ai pas réfléchi, et je suis encore partie une fois arrivée à Coruscant. Et sans armes ni tenues, cette fois, je les avais oubliées. C'est pas commun, c'est vrai.<br /><br />Du coup, c'est là qu'a commencé la période la plus pénible de ma vie. J'étais perdue sur Coruscant, je ne savais pas où aller et je n'avais pas un crédit. Tout ce que je mangeais, c'était en échange de petits services, comme sur Chandrila. C'était étrange et bizarre parce que je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait autour de moi. Il y avait juste beaucoup de monde, beaucoup de bruit, il n'y avait pas tout le calme autour comme à la maison, c'était très perturbant. Et comme je ne voyais pas tout le temps le ciel, j'ai vite oublié le jour, la nuit, tout ça se confondait et se perdait un peu dans ma mémoire. <br /><br />Et puis, les choses ont fini par s'améliorer. Ca, je m'en souviens très bien. Je ne sais pas pourquoi elle m'a abordée, ce jour-là, mais elle n'était pas comme les autres. Elle n'était pas... pressée. C'est étrange à dire, mais elle paraissait juste attendre tranquillement. Pas spécialement quelqu'un ou quelque chose, mais elle était là. Chaque fois que je lui ai demandé après pourquoi elle m'avait parlé, elle partait dans un grand rire. Je l'ai entendu tant de fois, ce rire. Mais bref, ce n'est pas le sujet. La discussion portait sur des sujets totalement banals. Et puis, d'un coup, elle m'a demandé d'où je venais. De Chandrila, ai-je répondu. Elle a ri. Me dit que j'étais perdue loin de chez moi, et que si je voulais, elle pouvait m'aider. Je n'allais pas dire non, et puis, je pouvais rendre service. Alors j'ai dit oui. Et elle a dit oui aussi.<br /><br />Elle se faisait appeler Athéna. Il paraît que c'était une guerrière mythologique et elle a essayé de me l'apprendre mais a vite abandonné. Athéna était belle. De longs cheveux blonds, des yeux tellement bleus qu'on croyait la mer, et puis... ce sourire, et ce rire. Sa voix surtout. J'avais presque l'impression de sentir du miel, tellement elle était douce et sereine. J'aurais pu passer des heures à l'écouter parler, même si je ne faisais pas attention au sens de ses paroles. Et puis, il y avait tout le reste. Sa manière de m'embrasser quand il y avait du monde, qui était tellement différente quand nous étions seules. Sa façon de passer ses doigts dans mes cheveux quand je n'arrivais pas à dormir. Je crois que je ne comprends toujours pas vraiment ce qui se passait avec elle, c'était différent de d'habitude.<br /><br />Elle n'était pas toute seule. Avec elle, il y avait un Twi'Lek, qui se faisait appeler Dionysos. Ses longs lekkus verts qu'il portait en écharpe, ses dents pointus, ses yeux jaunes, il faisait presque peur, jusqu'à ce qu'il parle. Parce qu'il était toujours jovial, toujours content, toujours prêt à lancer un bon mot. Il m'apprenait plein de choses, et j'aimais bien ce qu'il essayait de m'apprendre. Par exemple, vous saviez, vous, qu'il existe un courant qui s'appelle « La Force » ? Il paraît que ça nous entoure, sans qu'on le voit. Ca m'a paru tellement étrange. Un autre exemple ! Il existe un théorème statistique qui s'appelle « La théorie des jeux ». Il aimait bien, ça, il le mettait en application.<br /><br />En fait, ça signifie que dans une situation de décision entre deux personnes, selon les décisions prises, le gain n'est pas le même. Je prends une métaphore : mettons qu'un braquage est commis. Les policiers piétinent mais décident malgré tout de convoquer deux braqueurs connus contre lesquels ils n'ont pas de preuve. Ils les isolent et leur disent : si vous balancez votre complice, vous n'aurez rien et lui dix ans. Si vous vous balancez l'un l'autre, vous écoperez de trois ans chacun. Et si vous vous taisez tous les deux, vous n'aurez qu'un an de prison pour de petits méfaits. <br />Le principe est simple : aucun n'a intérêt à parier sur le fait que l'autre se taise. Car si vous balancez votre complice, au pire, vous écopez de trois ans de prison. Et si vous ne dites rien, au mieux vous n'aurez rien, mais risquez dix ans de prison. Sauf que chacun va tenir le même raisonnement. Et donc il y a bien peu de chance que vous vous en sortiez.<br /><br />Il aimait bien ce théorème. Il disait souvent : « On ne sait jamais ! Il vaut mieux que personne ne dise rien. » Ca me faisait rire moi aussi, et puis Athéna aussi. Par contre, celui qui ne riait jamais, c'était Héphaïstos. Lui, c'était pas un rigolo, mais il était très fort quand il s'agissait de tirer. Un Dug à grosses lunettes, qui n'avait jamais l'air gentil. Par contre, il m'apprenait plein de choses aussi. Comment tenir une arme, la nettoyer, l'entretenir... Mais jamais à tirer, je ne comprenais pas trop pourquoi. <br /><br />Donc je m'étais greffée à ce trio. Athéna m'appelait Artémis, et me donnait de quoi m'occuper, en me disant de la prévenir si des gens arrivaient. Et puis après, elle me défiait à la course, et il fallait que je la suive, alors qu'elle partait en riant. Ca a duré quelques mois comme ça. Moi, j'étais heureuse, et tout le monde avait l'air de l'être aussi. J'aidais Athéna, ça lui faisait plaisir, même si c'était souvent de nuit, quand j'étais fatiguée. C'est vrai que c'était souvent de nuit. Jusqu'à ce moment-là. <br /><br />Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai vu les gens bizarres qui approchaient, ou pas assez vite. Ils ont fait irruption dans l'appartement et nous ont tous emmenés séparément. Héphaïstos, Dionysos, Athéna, et moi. Je ne comprenais pas, j'étais ballottée dans tous les sens et je crois même qu'ils m'avaient frappée ce jour là. Ils se ressemblaient tous, ils avaient un uniforme étrange, très sévère, bien loin des couleurs vives que nous on portait, comme beaucoup de coruscanti. Ils criaient fort, je me bouchais les oreilles et je fermais les yeux, à la fois pour ne rien voir et pour cacher que je pleurais. <br />Ils m'ont emmenée je ne sais pas où, dans une pièce sombre où il faisait très noir. J'étais assise sur une chaise et je ne pouvais pas bouger, personne ne m'entendait crier et pleurer. Je suis restée là longtemps, je crois, jusqu'à ce qu'on me braque une grande lumière droit dans les yeux. Il y avait beaucoup de mots très durs, on me demandait de dire tout ce que je savais sur le clan, la Famille. Ma Famille. Mais moi, je me souvenais très bien de ce que disais Dionysos, sur la théorie des jeux, et je savais qu'il avait raison, alors je disais rien. Mais ça ne leur suffisait pas, alors ils revenaient souvent, avant de me laisser dans le noir. <br /><br />Et puis, ils sont venus une dernière fois. Et là, tout a changé. Ils ont posé un blaster devant moi. Puis ils m'ont dit que la Famille disait que j'étais la cheffe. Que tout ce qui s'était passé avant, c'était ma faute. Je ne comprenais pas, je recommençais à pleurer. Et là, je me rappelle très bien ce qu'il a dit :</i><br /><br /><span style="color:#336699">-Tu sais, petite, on peut t'aider. On les connaît bien. T'es pas la première à tomber dans leurs pattes. Alors je te propose la même chose qu'aux autres. Je peux les coincer officiellement. Mais si, disons, leur associée les trouvait et leur réglait leur compte... On pourrait sûrement l'aider en retour. Donnant-donnant.</span><br /><br /><i>Je comprenais à peine ce qu'il disait. Mais dans ma tête, j'entendais une voix qui me disait d'accepter. Et moi, je ne voulais pas fâcher la voix. Alors j'ai dit oui, même si je ne comprenais pas. Ils m'ont donné le blaster et m'ont dit que je devais les trouver. Qu'ensuite, ils m'aideraient. Et que j'avais leur parole. Alors je suis partie. Je suis retournée là où on vivait. C'était facile de retrouver le chemin, surtout en courant. Je pleurais toujours parce que je ne comprenais toujours pas, mais je savais ce que je devais faire. Ou plutôt, la petite voix savait ce que je devais faire. Je n'ai rien dit à Athéna lorsqu'elle m'a accueillie à bras ouverts. Mais elle avait l'air bizarre malgré tout. Elle me dit que je lui avais manqué et qu'elle allait s'occuper de moi. Je la croyais. Elle m'enleva mon haut, puis se mit à genoux.</i><br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br /><i>Dis donc, tout ce temps dans mes souvenirs ? Athéna... Elle est seule, tiens. Je m'en étonne. Les autres dorment, me dit-elle. C'est à ce moment que je sens quelque chose. Une prémonition. Un sentiment. C'est maintenant ou jamais. Alors qu'elle s'apprête à m'enlever mon pantalon, je passe une main dans mon dos et prend le blaster qui était à ma ceinture. Je le braque sur son front.</i><br /><br />-Dionysos avait tort.<br /><br /><i>Je crois que c'est moi qui ai dit ça ? C'est possible. Dans l'obscurité, un flash vert. Athéna tombe mollement sur le sol. Les murs s'agitent, rapidement, les chambres annexes s'ouvent. Héphaïstos et Dionysos arrivent, l'un après l'autre. Que s'est il passé ? Ils hurlent, crient, menacent, encore tout ensommeillés. Deux flashs verts. L'un comme l'autre tombent. C'est fini. L'arme tombe par terre. Je sens que tout mon corps se tend, comme électrifié. Un peu comme les bêtes de Chandrila. Je tombe au sol.</i><br /><br /><div style="text-align:center">***</div><br /><br /><i>Quand je me réveille, je suis de nouveau sur une chaise, attachée. Sauf que cette fois, il fait jour, et je vois la personne en face de moi. Il a l'air très sévère, mais essaye quand même de garder le sourire.</i><br /><br /><span style="color:#336699">-Bonjour Artémis. Je suppose que ce n'est pas ton vrai nom, et celui-ci n'a plus de raison d'être n'est ce pas ?</span><br /><br /><i>Je reconnais la voix. C'est la même que la dernière fois. Le même qui voulait m'aider.</i><br /><span style="color:#336699"><br />-Je t'ai promis de t'aider si tu nous aidais en retour, et c'est ce que tu as fait. Mais je ne peux pas tenir ma promesse si tu ne l'acceptes pas. Le problème, c'est que si tu ne veux pas, je serai obligé de te sanctionner, tu comprends ?</span><br /><i><br />Je comprends. Je dis oui, comme souvent. J'ai mal aux poignets, et aux chevilles, et à la tête aussi. Je ne sais pas ce que je dois faire.</i><br /><br /><span style="color:#336699">-Tu n'as qu'une seule chose à faire. Tu vas rester quelques temps avec nous, et nous allons te donner des médicaments. Une fois que tu seras soignée, nous nous reparlerons.</span><br /><br /><i>Je hoche de nouveau la tête. En même temps, je n'ai pas trop le choix. Je veux vivre, et être libre. Mais ce n'est pas maintenant. Je suis à nouveau emportée dans une cellule. Pour la première fois de ma vie, je dis non à la petite voix. Parce que j'en ai assez d'être enfermée, et qu'il a promis. Alors je suis sage, et je prends ce qu'on me donne. C'est amusant, ça fait parfois tanguer un peu. Mais il y a de la nourriture et de l'eau, alors ça va. Tiens, le troisième jour, je casse quelque chose. Ca me fait tellement de bien ! J'ai envie de recommencer ! Mais je n'ai rien à casser. Alors j'attends. Le cinquième jour, ce n'est plus rigolo, J'en ai assez, je veux sortir. Et je n'entends plus la petite voix. Le huitième jour, je ne dis plus rien. Je ne fais plus rien. Je regarde la porte. Venez me chercher.</i><br /><br /><i>Le quinzième jour, je me lève.</i><br /><br /><span style="color:#9966cc">-Je suis prête.</span><br /><br /><i>Alors la porte s'ouvre, à peine quelques minutes après. L'homme est là, glacial. Je le toise. Il ne m'effraie pas. Qu'il m'apporte des réponses. Il me fait emmener vers un bureau. On s'assoit. Pas d'entraves cette fois. Il sait que je veux savoir, maintenant, et surtout, que je veux sortir.</i><br /><br /><span style="color:#336699">-Bien. Nom, prénom.</span><br /><span style="color:#9966cc">-Talmark, Erys.</span><br /><span style="color:#336699">-Née sur Chandrila il y a vingt ans. Fille de fermiers hydroponiques, officiellement réfugiée sur Coruscant.</span><br /><span style="color:#9966cc">-Dites moi ce que je fais là.</span><br /><span style="color:#336699">-Vous êtes coupable de connivence avec un groupe criminel surnommé « La Famille » par ses propres membres. Responsable de nombreux vol à main armée, d'homicides, de rackets, et j'en passe.</span><br />-Je n'ai rien fait de mal.<br /><br /><i>Pour toute réponse, il glisse vers moi une feuille écrite. Il est sûr de lui, tellement sûr de lui. Je prends la feuille et lit à voix haute. Je n'arrive pas à lire dans ma tête.</i><br /><br /><span style="color:#9966cc">-Extrait du suivi médical exécuté par le Docteur Zarek, matricule BD005-18 :<br />Casier n°091587<br />Nom : -Non renseigné-<br />Prénom : Erys<br />Âge : 19 ans.<br />Jeune femme en pleine forme physique, malgré des lacérations sur tout le corps. Conclusion : Activités sportive ou physique régulière et sévices corporels récents et plus anciens. Parle toute seule en suivant une conversation logique. Semble être capable de prévoir certaines actions, notamment celles portant atteinte à son intégrité physique.</span><br /><br /><i>Je reste muette un moment. La description me ressemble, mais sur des milliards d'êtres, combien pouvaient me ressembler ? Beaucoup, sûrement. Puis je reprends la lecture. Cette fois, c'est manuscrit.</i><br /><span style="color:#9966cc"><br />-S'est enfuie après avoir gravement blessé un médecin militaire. Celui-ci nous a tout de même livré ses conclusions après avoir approfondi ses premières notes. L'évocation de ses parents a réveillé en elle sa pulsion et elle l'a attaqué à ce moment. Il a eu le temps de noter les marques de strangulation, de coups, de fouet, ainsi que des marques laissant penser à des violences d'ordre intimes. L'accès de rage a conduit le médecin à fouiller un peu son passé. Elle est présumée coupable du meurtre des trois membres de sa famille, au blaster.</span><br /><i><br />Je finis ma lecture et lève les yeux vers l'homme. Une glace semble se briser en moi, ou plutôt, un miroir. Je sais ce qu'il va dire. Ca ne s'arrête pas là.</i><br /><br /><span style="color:#336699">-J'ai reçu ce rapport, non sans difficultés, après quelques semaines d'enquête. Et ça ne s'arrête pas là. Voici quelques témoignages assez édifiants. Vous ne passez pas inaperçue, Erys Talmark.</span><br /><br /><i>Il me donne un autre papier. Celui-là est encore pire et me coupe la voix. Il fait mention de services rendus contre des faveurs intimes. Des témoignages d'individus rencontrés au cours de mes voyages. Sur Chandrila et sur Coruscant. Celui-ci juste avant l'accident au camp milicien. Celui-là juste après l'atterrissage.  Comment est ce que je peux ne pas me souvenir de tout ça ? Pourtant... Maintenant... C'est vrai que j'ai des trous noirs. Beaucoup. Comment ai-je pu rester aussi aveugle ?</i><br /><br /><span style="color:#336699">-En d'autres termes, vous êtes une criminelle. Prostitution, complice de meurtres et braquages, attaque sur un militaire. Ca fait beaucoup. Trop, pour quelqu'un de votre âge. Mais vous avez de la chance.</span><br /><br /><i>De la chance ? Comment peut-il me dire ça ? Je ne reverrai jamais la liberté ! Comment peut-il seulement parler de chance alors qu'il m'explique en long en large et en travers que mes crimes sont trop importants pour rester impunis. Et quelle punition d'ailleurs ? Je me souviens encore des paroles d'Athéna, je la vois me parler de sa voix sucrée de mise à mort, de carbonite, et autres sentences aussi peu enviables. </i><br /><br /><span style="color:#336699">-Vous ne vous souveniez de rien, n'est ce pas ? On appelle cela un trouble de stress post-traumatique. Vous avez oublié toutes ces actions. En réalité, c'est même au delà. Vous avez développé un dédoublement de la personnalité. Nous vous avons vu parler seule. Avoir deux voix différentes. Celle de la personne que j'ai en face de moi est celle qui commande, mais vous avez longtemps été refoulée, je pense. Ce qui explique les réactions concernant une voix. Une personnalité ingénue qui dirige le corps. Guidée dans les temps critiques par une voix plus mature. C'est rare, mais cela existe. Et, en temps normal, cela ne vous aurait pas sauvée.</span><br /><br /><i>Je reste muette. Tout ce qu'il dit semble si... atrocement logique. Je ne veux pas l'accepter mais comment faire autrement ? Tout cela fait partie de moi. Que faire d'autre que se plier à l'implacable réalité ?</i><br /><br /><span style="color:#336699">-Vous avez sans doute commis d'autres crimes, si vous remontez le temps. Qui ressurgiront peut-être un jour, et qui devraient vous conduire à la cryogénisation. Mais vous avez un talent que tous n'ont pas. Nous vous avons observée retourner près de la Famille. Vous avez eu des réactions étonnamment rapides et mesurées pour une femme sans entraînement ni défense surtout lorsque vous avez tué Athéna. Bien d'autres s'y étaient essayé, sans succès. Aussi, et cela devra être prouvé, je pense que vous avez une connexion avec la Force. Légère certes. Mais présente.</span><br /><br /><span style="color:#336699">Ce moment de clairvoyance, dans la chambre. C'était cela ? Et ce court instant changeait tout ? Je le vois glisser un papier lentement vers moi. Je n'ai pas le temps de le lire, je sais déjà ce que c'est. Athéna racontait beaucoup d'histoires à propos de vendre son âme au diable. Je me dis que je l'ai déjà fait une fois, avec elle. Alors une seconde ? De toute façon, ai-je une âme à offrir ?</span><br /><br /><span style="color:#336699">-Je vous offre la rédemptio<p></p>
</span>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/23449/fiche-d-erys-talmark</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 02:16:39 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/23449.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:31:30 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Fiche d&#x27;Erys Talmark on Thu, 26 Feb 2026 13:31:31 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Dam DOnOs</p>
<p dir="auto">Enfin !!! Me voilà !!!!<br />J'ai pu relire l'histoire de ce personnage, l'esprit plus clair, la tête reposée (mais pas sur l'oreiller, je t'en rassure !!)  <img src="https://img.xooimage.com/files1/l/o/lol-1786.gif" alt=":)" class="xooit-smileimg" /> Belle fiche, même si j'aurai aimé avoir le ressenti du personnage sur la République, avant que celui se retrouve sur Coruscant...<br />Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps ... Je t'ai déjà assez fait patienter !!<br /></p><div style="text-align:center"><strong>Tu es VALIDE !!!</strong></div><br />1000 $$ en poche !! Tu peux créer ton casier  et après .... A toi ton premier post par ici <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/f415-Quartier-G-n-ral-de-la-Garde-R-publicaine.htm" target="_blank">https://star-wars-rpg.soforums.com/f415-Quartier-G-n-ral-de-la-Garde-R-publ…</a><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200432</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200432</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:31:31 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Fiche d&#x27;Erys Talmark on Thu, 26 Feb 2026 13:31:30 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto">Merci pour ton retour, Sam, en espérant que tu aies pris autant plaisir à lire cette histoire que j’en ai pris à l’ecrire.<br /><br />Je vais juste faire mon casse-noisettes, la République ce n’est pas 1000 crédits au départ ?<br /><br />Erys</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200431</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200431</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:31:30 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Fiche d&#x27;Erys Talmark on Thu, 26 Feb 2026 13:31:30 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto">n. Une seule et unique chance. Vous suivrez un entraînement et un traitement adaptés qui vous aideront à retrouver de la stabilité. Vous serez libre, mais en échange, vous servirez la République dans la Garde républicaine. L'autre éventualité... C'est la carbonite.<br /><br /><i>Je le vois sourire. Et poser un stylo sur le papier. Je m'en empare et signe en bas de cette fichue feuille, de la seule chose qui me reste pour sortir d'ici, mon nom, scellant ainsi mon destin. Je le regarde récupérer le contrat avec ma signature, son sourire mesquin aux lèvres. Et c'est là que je me rends compte... Je ne connais même pas son nom.</i><br /><span style="color:#336699"><br />-Bienvenue dans la République, Erys Talmark.</span><br /><br /><i>Les mois suivants n'adoucissent pas mon cœur, ni mon corps. Je crois que lorsqu'on donne trop à un enfant, on ne peut plus le reprendre derrière. Les souvenirs reviennent, prenant leur temps. Je me souviens de mieux en mieux ce qu'il s'est passé. Je me suis revue viser ce voisin sciemment. Je le revois se tordre de douleur alors que je recharge et tire de nouveau. Je revois les mains de mes parents et de mon frère qui s'abattent. Ils ne supportaient pas que je sois une fille et que je grandisse. Je devais rester un bébé pour toujours. Et puis, leur regard avait fini par changer. De coléreux et haineux, il était devenu lubrique et violent. Aux coups se succédaient les gestes déplaces, et aux gestes... les abus. Répétés. Ma mère faisait semblant de ne rien voir. Jusqu'à la fois de trop. Je savais où il rangeait son blaster, et ils n'ont même pas eux le temps de se défendre ou de parler. Il y avait tellement de balles, mais plus une seule à la fin. Je riais, riais, à m'en donner mal au ventre alors que je vidais le chargeur. Je crois même que j'y prenais du plaisir à la fin. <br /><br />Puis est venue la fuite. Pour celle-ci, je me suis vendue physiquement, encore et encore, comme seul moyen de survie. C'était tout ce qui me restait, après tout. Et à chaque fois, un fragment de pitié s'envolait, disparaissait. Au fil du temps, l'heureux élu se voyait délesté d'un peu plus, volontairement ou non. <br /><br />Est-ce que je regrette ? Non. Cela m'a forgée. Maintenant, il n'y a plus rien à prendre chez moi, j'ai tout donné. C'est à mon tour de prendre. De gré... Ou de force. L'homme dont je n'ai jamais connu le nom a vu en moi autre chose qu'une gamine perdue. J'imagine sans peine que c'est la raison pour laquelle il m'a sauvée de la carbonite. Après tout, il avait toutes les preuves suffisantes pour ça. Mais il m'a laissé ma chance. A moi de la saisir.<br /><br />J'ai pu avoir mes premiers entraînements, enfin. J'ai pris un grand plaisir à frapper sur mes petits camarades. Ceux-là même avec qui je prends du bon temps en dehors, et que je laisse tomber comme bon me semble, pour les reprendre parfois. Cela a du bon. Je n'ai pas mis longtemps à me rendre compte qu'ils aiment ce que je fais, ou ce à quoi je ressemble. Peu importe les cicatrices, ils n'ont pas vraiment l'occasion de regarder. </i><br /><br />Je crois que je vais aimer la Garde Républicaine.<br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Description physique :</strong></span><br /><br /><i>Comment vous décrire ce que je ressens en me regardant dans le miroir ? Je suis, je pense, ce qu'on peut qualifier de belle. De longs cheveux noirs et raides qui descendent jusque dans le bas du dos, des yeux noirs tirant sur le gris, en noisettes, un sourire presque éternel sur les lèvres. Une vie à s'occuper des champs ou à fuir m'a donné un corps loin de l'embonpoint, avec une musculature pas forcément développée, mais suffisante pour l'instant. Et comment ignorer les marques ? … J'ai pris la décision de masquer la pire d'entre elles sous un col haut, les stigmates des mains de mes parents qui se refermaient sur mon cou. Celles ci ne disparaîtront jamais. Quant aux autres... Mon corps est marbré. Plus ou moins selon les endroits mais cela reste évident en plein jour. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Description mentale :</strong></span><br /><br /><i>Est-ce pour cela que je recherche continuellement à séduire ? Ou est-ce simplement par pur égo et satisfaction personnelle ? Je ne sais pas. Mais nombreux sont ceux et celles que j'ai charmé puis jeté sans un regard. Comme une vengeance sur la vie. Mais je n'en éprouve aucun remord, aucune compassion, car j'ai eu ce que je voulais. Et c'est tout ce qui compte pour moi. Evidemment, avec le temps, je suis devenue dépendante à mon traitement. Je suis incapable de savoir ce que c'est, et celui-ci m'est délivré par les médecins. Je n'ai rien à payer en vertu du contrat, mais je sais que celui-ci me tient. Hors de question de redevenir la fillette vulnérable que j'étais. Jamais. Il est hors de question que je souffre de nouveau. Et si il faut que les autres souffrent pour moi, alors soit.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Points faibles :</strong></span><br /><br />-Aucune empathie<br />-Cruauté exacerbée<br />-Schizophrène (traitée)<br />-Addiction à son traitement et nécessité de celui-ci<br />-Joue sans vergogne avec les sentiments d'autrui<br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Points forts :</strong></span><br /><br />-Malléable<br />-Talent naturel pour le tir<br />-La Force lui permet d'entrevoir les moments opportuns pour frapper<br />-Séductrice</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200430</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200430</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:31:30 GMT</pubDate></item></channel></rss>