<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Arnon Veral]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Arnon Veral</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffffff"><strong>Prénom et NOM de naissance:</strong></span> Ludwig Noas<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Nom:</strong></span> Veral <br /><span style="color:#ffffff"><strong>Prénom:</strong></span> Arnon<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Surnom/Matricule:</strong></span> aucun.<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Age:</strong></span> 43 ans.<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Race:</strong></span> humain.<br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Carrière envisagée:</strong></span> rejoindre la DSP.<br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Description mentale:</strong></span> <br />Alors c’est ici que je dois me lancer. Allons-y. Puisqu’il serait illusoire de vous permettre de me connaître en simplement quelques paragraphes, je vais essayer d’être exhaustif et de vous donner mes principaux traits de caractère, tout du moins ceux qui vous permettront de comprendre mes choix, tout au long de ma carrière. <br /><br />Tous ceux qui m’ont connus sont unanimes, ils me décrivent comme quelqu’un de calme. J’adopte en effet naturellement la position d’un observateur, préférant écouter que parler pour ne rien dire. Les babillages m’intéressent en effet guère et je préfère me concentrer sur l’essentiel. Ma culture générale importante me permet en général d’interagir avec un grand spectre de personnes sans pour autant être un expert dans un domaine en particulier, je sais alimenter une conversation, mais aussi faire parler les gens. J’endosse ainsi volontiers le rôle du passager que vous rencontrerez durant un voyage et avec qui vous aurez une conversation agréable ou de celui qui, au détour d’un rayon pendant vos courses échangera quelques courtoisies avec vous. Je fais ainsi attention à mon image et c’est ainsi que j’ai pu construire mes différentes couvertures tout au long de ma cavale après ma désertion. Ces caractéristiques sociales qui m’ont rendu sympathique sans en faire trop, banal tout en restant remarquable, firent forte impression aux recruteurs de l’Empire lorsque je fus contacté par le Bureau de Sécurité Impériale. <br /><br />Bien évidemment, et vous vous en doutez bien, ce ne fut pas la seule chose qui les intéressa chez moi. Travailleur acharné et méticuleux, j’avais un profil qui collait parfaitement à celui de l’agent préposé aux actions de planifications et d’enquêtes. Mon esprit de synthèse s’adapta parfaitement à la bureaucratie impériale, mes rapports étaient clairs et très bien organisés. Mais plus encore, ce fut un autre talent qui sans doute fit la différence auprès des recruteurs Impériaux : ma mémoire quasi-infaillible. Je suis en effet capable d’enregistrer un grand nombre d’informations, je n’oublie jamais un visage, un paysage ou une parole. Ce dernier point me fut aussi d’une très grande utilité pendant ma désertion. <br /><br />Maintenant, entrons sans doute dans un point qui intéresse ceux qui sont encore à la recherche de celui que j’étais encore il y a quelques années. Au risque de vous décevoir, je ne suis pas le criminel sanguinaire qui fut dépeint dans les divers avis de recherche ou encore à mon procès par contumace. Si j’ai rejoint l’Empire Sith, c’était au départ une opportunité. Ce qui a suivi par la suite m’a détruit, j’ai été un homme au cœur de la guerre, pris par les évènements. J’ai été lâche et aujourd’hui je m’en veux, même si je ne le laisse pas transparaître. Je considère d’ailleurs que l’Imperium ne vaut pas mieux que l’engeance qui lui a donné vie, l’Empire Sith. Aussi, si je ne suis plus le révolutionnaire antilibéral que j’ai été dans ma jeunesse, je pense que la Confédération des Système Indépendants est le remède aux autoritarismes qui ont scarifié la galaxie à jamais. <br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Description physique:</strong></span> <br />        Je suis quelqu’un de taille moyenne, environs un mètre soixante-quinze, pour une stature là-encore dans la moyenne, mes soixante-cinq kilogrammes me remplissent sans me boudiner. Ayant garder des habitudes sportives pour m’entretenir, je n’ai ainsi aucune bedaine ni aucun surpoids qu’on peut retrouver chez certains de mon âge. Habillé toujours de manière classique et relativement soignée, j’entretien mon rôle de petit patron de manufacture.<br /><br />	Aussi loin que je me rappelle, mon visage banal de brun à la peau claire a toujours été un atout, dans ma jeunesse d’abord, puis lorsque je travaillais au BSI. Un visage avenant et qui était autrefois agréable à regarder tout en étant passe-partout. Aujourd’hui, il porte les stigmates de ma blessure, la marque de ma trahison : bardé de cicatrices et de brûlures, je suis méconnaissable. Mes joues se sont creusées et on dit de mon regard noir qu’il est perçant, peut-être à cause de tout ce que j’ai vécu. Pour être en accord avec mon nouveau métier, je peigne soigneusement mes cheveux noirs toujours bien mis. Quelques cheveux gris commencent pourtant à apparaître ça et là. <br /><br />	Je terminerai par mon attitude. Je dirais que je sais bien cacher mon passé. Si mes cicatrices ne trompent personne et que je les justifie en me faisant passer pour un vétéran de la rébellion contre l’Empire Sith, je sais rester avenant. Un homme poli et parfois lisse sans être mou. Je reste, de par ma stature et mon attitude, le chef d’une petite entreprise florissante.<br /><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Histoire:</strong></span> <br /><br /><strong>(i) Enfance et jeunesse,</strong><br /><br />	Je suis né de deux parents commerçants. Mon père et ma mère transitaient par les routes commerciales et faisaient du fret. N’allez pas vous imaginer une grosse entreprise ou un gros négoce, ils faisaient principalement de la sous-traitance pour un salaire de misère qui peinait à assurer les frais d’entretien du tas de boulons qui leur servait de vaisseau. Mon père, Melek faisait aussi un peu de mécanique lorsque lui et ma mère, Ella, s’arrêtaient pour faire une livraison. Mes parents peinaient à avoir des enfants, si bien qu’ils en avaient oublié l’idée et pourtant -c’est souvent comme ça- un beau jour, je suis arrivé. Fait intéressant pour être souligné, ma mère a accouché alors qu’ils faisaient un transit dans le secteur corporatiste. C’est donc dans les étoiles que je suis né, ni d’ici, ni d’ailleurs.<br /><br />	Le travail de mes parents ne m’aida d’ailleurs pas à avoir les pieds sur terre puisque j’ai été élevé dans leur vaisseau, au grés de leurs missions. Mon cœur et mon esprit d’enfant furent donc très tôt apatrides puisque -détail qui s’avérera capital par la suite- je n’ai pas été inscrit à l’état civil d’une quelconque planète. Le cœur léger et la tête dans les étoiles, les seules choses dont je me rappelle de ma petite enfance sont les heures interminables durant lesquelles je regardais l’immensité et le manteau sombre de cette galaxie qui s’étendait tout autour de nous. <br /><br />	Mon père était un homme honnête et travailleur, il refusait toute contrebande et veillait à déclarer scrupuleusement toutes ses cargaisons. C’est peut-être pour cela qu’il ne s’enrichit jamais. Ma mère tentait tant bien que mal de me donner des rudiments d’instructions, mais jusqu’à mes six ans, je n’ai pas été scolarisé. Et pour cause, les déplacements incessants qui empêchaient l’établissement de toute routine et finalement empêchaient au foyer familial d’avoir une quelconque stabilité. Je crois que ma mère a eu assez rapidement conscience de tout ça. Malgré tout, mon père était très attaché à sa liberté, c’est sans doute pour cela qu’il retarda constamment l’échéance. Pourtant, l’enfant que j’étais grandissait, et les arguments de mère étaient imparables : il allait falloir m’offrir un meilleur avenir que le vagabondage galactique. Ajouté à cela que les problèmes financiers venaient désormais poindre le bout de leur nez, les compagnies qui employaient mes parents avaient revus les prix à la baisse et mon père faisait face à de plus en plus de concurrence de petites flottes commerciales qui cassaient les prix. <br /><br />	Mon père finit par trouver un travail sur Coruscant. Ne vous imaginez pas que c’était la panacée, ce n’était pas le cas, c’était un travail dans une usine de recyclage qui travaillait pour les chantiers navals. En d’autres termes, il mettait à contribution ses compétences de mécanique pour faire le ferrailleur. Si le salaire était bas et les conditions très difficiles, cela assurait un salaire régulier et permettrait d’avoir une certaine éducation. Alors que nous déménagions vers Coruscant, ma mère fit mes premiers papiers auprès de l’administration. <br /><br />	C’est donc avec un contraste terrifiant que commençait ma nouvelle vie. Le vide placide et poétique du chant des étoiles avait disparu au profit de ce monde vertigineux et urbanisé. Les grands monstres de verre et de bétons semblaient observer avec satisfaction les longues colonnes de travailleurs. Ce monde artificiel semblait concentrer tout ce que la galaxie avait de plus sale, de plus mauvais. Alors que j’entrais à l’école, mon père en bleu de travail était avalé -comme des centaines de milliers de ses congénères- par l’usine, pour en ressortir broyé après une journée de travail. Mais c’était le prix à payer pour que sa famille ait une vie décente. Sans m’en rendre compte, je venais de mettre le doigt dans un système qui, par pur déterminisme social, allait m’avaler moi-aussi.<br /><br />	Mes années de formation furent assez banales, je n’étais pas un élève exceptionnel ni très travailleur. C’est pourtant sur les bancs de l’école que j’ai commencé à me familiariser avec ce « don que m’avait donné les étoiles » comme le disait ma mère, à savoir mon incroyable mémoire. Cette caractéristique qui deviendrait aussi ma malédiction et qui me permettait de mémoriser une grande quantité de données et de détails.<br /><br /><strong>(ii) Déterminisme social</strong><br /><br />	Malheureusement pour moi, mes résultats scolaires au crépuscule de mon adolescence étaient insuffisants. Je ne fus donc pas reçu dans les classes supérieures et je devais donc me rendre à l’évidence, j’étais un jeune adulte et j’allais devoir travailler. Si ma mère ne sortit pas du mutisme qui la caractérisait…Mon père en revanche accueillit la nouvelle avec une certaine tristesse. Il savait quelle vie m’attendait, mais il savait aussi que tout cela n’était qu’un incommensurable gâchis puisque j’avais passé toutes ces dernières années à dévorer des livres et que -selon lui- j’aurais pu valoriser cela autrement. Moi, je savais que je n’avais pas d’autre choix, mes parents ne pouvaient pas payer pour m’envoyer à l’académie ou dans un établissement privé…J’allais devoir travailler. Grandir, c’était accepter ses responsabilités et faire le deuil de ses rêves, je ne sais plus où j’ai lu ça, ni même si je l’ai un jour lu d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, je décrochais un travail dans l’usine où travaillait mon père. <br /><br />	Après une semaine de formation, je me retrouvais moi-aussi en nippes à fouiller les débris métalliques et à écumer la décharge à ciel ouvert qu’étaient la banlieue sale dans laquelle se trouvait ce que les contremaîtres appelaient pompeusement une usine. Un travail dur, qui impliquait souvent de baigner des heures durant dans un mélange d’huile de moteur, de carburant à l’odeur infecte et de débris coupants. Je soudais, je découpais, j’arrangeais. Petit à petit, les rêves que j’aurais pu avoir finissaient par disparaître, au profit de cette effroyable routine. Après plusieurs années, je ressentais une intense frustration. J’en voulais au marché, j’en voulais aux entreprises qui avaient concurrencé mon père, j’en voulais à cette maudite planète de Coruscant et à ses dirigeants. J’étais devenu haineux et les éclats de voix avec les contremaîtres se faisaient de plus en plus fréquents. Si j’avais pris mon indépendance avec une petite chambre minable dans un foyer pour jeunes travailleurs, je devenais moi-aussi mutique. Si je m’étais fait quelques amis à l’usine, la perspective de mon quotidien pendant quarante années me terrorisais. C’est ainsi que petit à petit, je fis la connaissance d’un Besalisk qui se faisait appeler Jenk. Jenk travaillait à l’usine, il était membre d’un syndicat d’ouvriers radical appelé sobrement le Cercle Ouvrier. J’ignore ce qu’il pensa réellement à notre rencontre, mais je pense qu’il sentit mon mécontentement et il m’invita à une réunion. Le Cercle Ouvrier avait des idées iconoclastes, ses responsables dénonçaient les grands bourgeois et les patrons, la réification du travailleur et l’exploitation des plus modestes. Ces idées résonnaient en moi et faisaient éco à ma propre histoire. Pour ne pas arranger les choses, mon père décéda la même années, des suites d’une maladie pulmonaire qu’il avait contracté dans l’usine.<br /><br />	Après plusieurs mois, je devins un membre incontournable du syndicat. Si beaucoup des chefs de file manquaient d’instruction et n’étaient que de petits agitateurs de quartiers, je parlais bien, j’avais de l’aisance et je réussis rapide à gravir les échelons. Je m’intéressais dans la foulée aux principaux penseurs du mouvement, tout en forgeant ma propre idéologie. Pour moi le grand bourgeois n’était qu’une marionnette, sybarite cynique entre les mains du politicien libéral, véritable ennemi du travailleur. La corruption avait fondé ce que j’appelais le système et qui cristallisait ma haine. Distributions de tracts, appels à la grève, sabotage volontaire des machines, l’escalade était palpable, au point d’inquiéter localement les responsables de l’usine qui craignaient un mouvement social d’envergure. Cela ne tarda pas, un jour lors d’une énième altercation avec un contremaître, mon poing percuta sa joue. Les graines de révolte qui avaient été semées par le syndicat venaient de germer et l’appel à la grève généralisé causa un désordre qui nécessita l’intervention des forces de l’ordre. Je fus considéré comme un agitateur, et dans l’attente de jugement, je fus emprisonné. <br /><br />	Bien évidemment, les preuves étaient accablantes et lors de mon jugement, j’étais clairement coupable de plusieurs chefs d’accusation. Cela aurait nécessité une forte amende, mais le juge voulait faire un exemple car le contexte social était agité. J’écopais donc de prison ferme. Cela ne fit qu’attiser ma haine profonde des institutions qui nous gouvernaient. Les quelques mois au trou furent loin de me calmer, loin de là, en fait ils ne firent que confirmer mes ressentiments envers ce système qui broyait les travailleurs modestes et avait déshonoré la fonction étatique. C’est à cette époque que j’entrepris la rédaction d’un manifeste. Quand j’y repense aujourd’hui, c’était mal écrit, sans doute extrême, mais ces lignes maladroites griffonnées des pages durant étaient le fond de ma pensée. J’écrivais sur les grands bourgeois et les patrons dirigés par un gouvernement qui se voulait d’un côté laxiste, mais autoritaire de l’autre. Je pestais contre la justice. Mes conclusions -et là-encore, c’est un détail important, étaient que le système politique que nous connaissions était au bout du rouleau. <br /><br />	Sans que je puisse le suivre avec attention, le vent était en train de tourner et finalement, le régime se durcissait. Alors que l’Empire Sith faisait sa proclamation. Les règles changeaient et l’administration se fit un peu plus autoritaire. Après quelques mois, mes geôliers vinrent me chercher, je devais être interrogé une énième fois…Après maintenant deux ans passés dans l’isolement le plus total. Les gardes avaient mis la main sur mon manifeste et le Bureau de la Sécurité Impériale voulait m’interroger. Les têtes et l’attitude avaient changé, je me retrouvais désormais face à des fonctionnaires intraitables. Je fus auditionné par un officier du Département de Surveillance qui devait avoir à peu près mon âge, à savoir qui entrait dans la trentaine, un certain Rec Ornaz. Ornaz m’interrogea sur mes contacts et sur le Syndicat, des questions bateaux que j’avais entendu une bonne dizaine de fois par les incompétents du système judiciaire et lors de mon procès. Pourtant Ornaz semblait beaucoup plus intelligent, cet homme aux cheveux ras et à l’uniforme bien propre m’interrogea rapidement sur mon manifeste. Contrairement à moi, cet homme semblait avoir eu une réelle éducation politique, et je compris rapidement que la table avait été renversée par l’Empire Sith, mais qu’il ne fallait plus souffler sur les braises du chaos. Je me revois face à Ornaz, le contraste entre sa bonne tenue et moi, avachi sur ma chaise, les cheveux et la barbe hirsutes, le regard hagard. Après quelques tests psychotechniques d’usage, il me proposa de devenir un informateur du BS en échange d’une remise de peine. Je serais donc libéré et ma mission serait de reprendre contact à l’usine avec mes anciens camarades et de calmer le jeu au sein du syndicat. La garantie de la part d’Ornaz que les nouveaux contrats commerciaux négociés par l’Empire Sith avaient amélioré la condition des ouvriers acheva de me convaincre. <br /><br /><strong>(iii) Département de Surveillance</strong><br /><br />	Vous savez, j’ai toujours considéré qu’on ne se refait vraiment jamais. Je pense que, comme dans une tragédie antique, nous sommes condamnés revivre encore et encore les mêmes situations jusqu’à un dénouement tragique, ce dernier étant entre les mains des Dieux ou du Destin. Je repris finalement mon poste à l’usine, et je rejoignais mes camarades qui se félicitèrent de ma libération. Ceux qui avaient été jugés en même temps que moi étaient sortis bien plus tôt, plusieurs mois avant ma libération. Quoi qu’il en soit, Ornaz n’avait pas menti, et la condition s’était améliorée. Je reprenais donc mon siège au sein des assemblées du Cercle Ouvrier où Jenk était maintenant chef de section locale. Si le discours avait apaisé certains, la branche la plus radicale, dont faisait partie Jenk, appelait encore à la grève générale et à l’inéluctable affrontement social en dépit de l’avènement de l’Empire Sith qui se montrait beaucoup plus répressif. De mon côté, je me montrais beaucoup plus modéré, soulignant ce qu’avait apporté le changement de régime, et même si je m’opposais à ses idées, Jenk ne fut jamais en conflit avec moi…Sans doute par respect avec tout ce que j’avais enduré en prison et parce que je n’avais jamais vendu personne. J’orientais donc subrepticement les directions politiques du syndicat tout en rendant secrètement mes rapports à Ornaz sur l’ambiance et le moral au sein de l’usine. J’allais ignorer le devenir de ces nombreux rapports pendant plusieurs mois. Mes rencontres avec Ornaz se faisaient d’ailleurs de plus en plus chaleureuses, si bien que je puis affirmer qu’à cet instant nous étions devenus bons amis. <br /><br />	Alors que nous nous revoyons, Ornaz m’indiqua que mes rapports avaient été remarqués par leurs supérieurs. Je revois son sourire enjoué et son clin d’œil lorsqu’il m’indiqua que bientôt, on allait me proposer un nouveau travail. Je reçus en effet officiellement une proposition pour intégrer le BSI dans la section du Département de Surveillance. Pour cela, je devrais quitter l’usine et rejoindre une académie pour être formé. Ornaz m’indiqua que j’avais déjà rempli les tests psychotechniques et que mon esprit de synthèse et ma loyauté avaient été un plus. J’ai donc dû faire mes aurevoirs à ma chère mère qui était vieillissante, tout en lui disant que j’allais devenir fonctionnaire. Bien que surprise, j’ai pu voir à cet instant une larme de joie qui perlait sur ses pommettes fatiguées.<br /> <br />	La réalité fut moins poétique à l’académie puisque je compris rapidement que je ne serais pas un agent de terrain. Mes recommandations avaient été strictes, mon statut d’ancien prisonnier m’empêchait d’avoir accès à une formation militaire, en revanche je pouvais rejoindre le BSI en tant que fonctionnaire administratif. Initialement, on m’avait recommandé pour faire de la surveillance, mais la guerre grondait et les nouvelles directives me firent transférer au service de logistique et de planification. C’était donc là que j’échouais, souvent aux côtés d’agents plus expérimentés qui devaient se former eux-aussi aux nouveaux besoins de l’Empire Sith. Je fus donc formé pendant une année avant de recevoir mon bel uniforme gris et une affectation qui fut confirmée à la logistique. La logistique, un bien grand mot pour désigner plutôt des tâches de surveillance et des fonctions disciplinaires. L’armée avait en effet son propre service de logistique, mais le BSI craignait que celui-ci soit gangréné par des extérieurs et gangréné par les traîtres. <br /><br />	Les premières années furent relativement tranquilles, j’avais principalement des fonctions administratives. Les hommes du département de logistique que j’avais intégré étaient extrêmement courtois, je peux même dire que je me fis des amis. Ceux-là savaient que j’étais membre du BSI, mais il faut croire qu’aucun d’entre eux n’eut quelque chose à se reprocher puisqu’ils jouèrent la transparence totale. Il y eut bien quelques problèmes de vol de matériel par les hommes de la troupe, mais je pus régler ces problèmes la plupart du temps sans avoir à utiliser de méthode coercitive. C’est d’ailleurs sans doute cela qui me fit gagner la confiance, je préférais la prévention à la répression. En échange, mes collègues s’ouvraient à moi, et je pus recueillir de nouvelles informations sur le moral des troupes que j’incluais à mes rapports. Je pense qu’ils ont toujours su que je faisais ces rapports, mais ils s’en moquaient. Je voyais Rec en fin de semaine et nous prenions un verre en refaisant le monde, lui-même avait eu une nouvelle affectation. Nous échangions sur la situation politique de l’Empire, sur les changements drastiques et nécessaires qui avaient été opérés, mais également sur les rebelles qui commençaient à se faire de plus en plus présents. C’était la guerre et si les autorités pensaient au départ s’en débarrasser rapidement, maintenant les conflits s’encroutaient. On parlait de pertes de plus en plus importantes. Ma tâche évolua d’ailleurs en ce sens, je dus plusieurs fois prendre les commandes du département administratif que j’avais intégré et simplifier les procédés, réorganiser nos flottes et nos manières de faire. Plus encore que mes opérations se surveillance, je m’illustrais par mes compétences administratives. <br /><br />	Alors que tout semblait rouler sur des chapeaux de roues, Rec vint me voir, sa mine était sombre. Ma mère était décédée soudainement. Plus que le décès de mon père, le décès de ma mère me déchira le cœur. Je crois d’ailleurs que je ne pus retenir quelques larmes, ma mère était la dernière survivante de ma famille et finalement, elle était partie. Je pus avoir trois jours de permission pour me rendre aux obsèques. Des obsèques vides où j’étais un des seuls présents avec quelques amies et proches de l’immeuble. Malheureusement, je ne pus m’attarder plus, puisque mon congé prenait déjà fin.<br /> Entre temps, j’avais reçu une nouvelle lettre m’annonçant une promotion. Je devais rejoindre une unité qui faisait partie du DRP.  Vu l’absence d’information au sujet du poste, je pris conseil auprès de Rec, qui était plus avancé dans sa carrière que moi. Je me rappelle de l’éternel sourire de ce dernier et du sifflement admiratif lorsqu’il lut le courrier. Avec ces paroles : « Décidément mon ami, tu es dans les bonnes grâces des huiles ». C’était selon lui une occasion parfaite. J’acceptai donc cette proposition qui demandait ma mutation. <br /><br /><strong>(iv) Une économie de guerre florissante</strong><br /><br />	Une fois sur place, je compris immédiatement ce qu’on me demandait. Après avoir signé de nouvelles closes de secret défense, on m’expliqua que mon unité dépendait du ministère de l’économie et que le DRP gérait aussi les prisonniers de guerre. Les cas les plus graves devaient faire des travaux d’intérêt général afin de maintenir une économie de guerre. Ces directives étaient à leur balbutiement et si le gouvernement Impérial demandait à l’évolution vers un travail rentable, pour l’instant tout était à faire. Il n’y avait en effet aucune organisation administrative pour les très nombreux travailleurs forcés dont nous disposons, il fallait ajouter à cela que la logistique, le transport et la répartition étaient à la discrétion de l’officier en charge des groupes de prisonniers qui se trouvaient souvent mal employés, et sans équipement adéquat pour les tâches auxquelles ont les affectait. <br /><br />	Il me fallut plusieurs fois pour organiser la prise en charge des prisonniers. Leur affecter des matricules, les regrouper selon leurs spécialités et organiser une réelle distribution en fonction des besoins. Nous avions plusieurs affectations, que ce soient les chantiers navals ou encore les différentes usines avec lesquelles le gouvernement avait des contrats. J’optimisais le nombre de gardes pour chaque groupe de prisonniers, gérais les rations, instaurais un système d’évaluation de rentabilité de chaque prisonnier avec une valeur limite. Alors je dois évoquer un point à ce stade de l’histoire, puisque je sais très bien que vous y avez pensé, vous vous êtes tous demandé ce qui arrivait aux prisonniers qui n’étaient pas assez rentables ou qui étaient irrécupérables dans le cas des prisonniers politiques…Vous le savez tous autant que moi, et oui, même si nous n’évoquions pas le sujet, nous finîmes tous par être parfaitement au courant. Nous n’avions aucune excuse, je le confesse, nous savions ce que nous faisions, mais de nos bureaux, nous ne nous confrontions jamais à la réalité des choses. Cette situation dura pendant des années, et le système de travail forcé s’étendit. Je fus même décoré pour mon action.<br /><br />	Malgré les années qui passaient, l’Empire Sith faisait face à des révoltes de plus en plus pressantes. Les combats contre nos ennemis ne tournaient pas toujours en notre faveur. Les rebelles nous donnaient du fil à retordre. Avec la situation militaire, Rec et moi fûmes affectés à la Forge Stellaire. Ma mission serait simple, concentrer les travailleurs forcés dans cette base afin de la fortifier et d’augmenter la productivité de notre économie de guerre. J’acceptai une fois de plus cette nouvelle affectation, pris dans une spirale que je ne maîtrisai plus…La plus grosse erreur de ma vie…<br /><br /><strong>(v) Droit dans le mur</strong><br /><br />	La forge stellaire était une gigantesque station spatiale et si j’étais de retour dans les étoiles, il n’y avait pas de quoi se réjouir. En effet, ici l’armée était très présente et la guerre n’était plus une simple théorie. L’anxiété était palpable et on m’informa que je devais aller au plus vite dans ma réorganisation du travail. Certains prisonniers devaient être employés à fortifier des positions défensives ou à renforcer des canons. Rec avait été incorporé à des unités combattantes, comme plusieurs membres du BSI. A ce stade, nous savions que quelque chose se préparait…Quelque chose de grand. Nous étions pris par le temps et les militaires qui nous encadraient ne toléraient aucun délai, l’ambiance était électrique. Nous peinions pourtant à avoir des informations. Ces prisonniers qui étaient habituellement des inscriptions et des listes dans mes bases de données étaient bien réels, je voyais comment ils étaient traités, la discipline de fer à laquelle ils étaient soumis. Je ne pus, en mon for intérieur, m’empêcher de penser à mes idéaux d’antan, je m’étais trahi avec les années et je ne valais pas mieux que ces grands bourgeois que nous critiquions. J’aimerais pouvoir vous dire que j’ai eu le courage de réagir, mais j’étais pris dans cette même spirale qui s’accélérait. Tout allait trop vite, trop loin, les ordres s’entassaient, il fallait aller plus vite, signer parfois des ordres d’exécution. Des groupes entiers de prisonniers qui s’étaient mutinés à cause du rythme infernal que nous leur imposions avaient été exécutés. <br /><br />	Deux mois plus tard, nous avions terminé la réfection des canons et des installations défensives de la forge stellaire, je reçus un nouvel ordre. Je devais prendre en charge l’élimination de tous les prisonniers qui avaient participé à l’opération, de peur qu’ils ne réussissent à s’échapper ou à divulguer des informations spécifiques sur la forge qui serviraient à un éventuel sabotage. C’est les traits tirés et les mâchoires crispées que j’ai exécuté cet ordre. Je me souviens avoir convoqué Rec, cela a été relativement simple, nous avons dépêché des sections des Opérations Spéciales Impériales et quelques unités de stormtroopers triés sur le volet que j’avais personnellement choisis pour nous aider. Tout a été fait sous mon autorité, de nuit, dans un endroit isolé de la station. Je me rappelle des regards hagards des prisonniers, de la surprise de certains lorsqu’ils ont compris ce qui se passait. Nous les avons exécuté en plusieurs vagues et nous nous sommes débarrassés des cadavres. <br /><br />	Le lendemain, après une nuit sans pouvoir fermer l’œil, j’ai rédigé mon rapport. Le soir, je me saoulais avec Rec sans que nous n’échangions un</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/23389/arnon-veral</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:21:51 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/23389.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:30:04 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Arnon Veral on Thu, 26 Feb 2026 13:30:05 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Dam DOnOs</p>
<p dir="auto">Vais lire après, vais répondre de suite  <img src="https://img.xooimage.com/files1/b/i/biggrin-177e.gif" alt=":D" class="xooit-smileimg" />  .... <br /> </p><div class="quoteloadmore"><i style="opacity:0.3" class="fa-solid fa-chevrons-down"></i></div><div class="realquote"><blockquote style="--quote-suffix:&quot; a écrit&quot;"><cite><span class="quoteFormatedUsername">"Atreïs Helcar"</span><span class="quoteDefaultUsername">"Atreïs Helcar"</span></cite><div>Hello !<br /><br />Comme promis, me voici sur ta fiche. Honnêtement, hormis les quelques petites fautes d'inattention ici et là, je ne vois pas comment je pourrais te faire mariner plus longtemps. L'histoire est complète, intéressante, les détails présents sont là pour apporter un corps à l'intrigue, et tu as apporté les rares modifications que j'ai pu te suggérer pour faciliter ton RP.<br /><br />Je donne donc un avis positif à ta validation ! Dès qu'un administrateur aura changé ton pseudo et donné cette splendide couleur, tu pourras partir avec 1000 crédits sur <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/f498-Raxus-Secundus.htm" target="_blank">Raxus Secundus</a> !<br /><br />Bon RP, et à bientôt !</div></blockquote></div> <br /><br />Avis Positif de notre "stagiaire"  <img src="https://img.xooimage.com/files1/b/i/biggrin-177e.gif" alt=":D" class="xooit-smileimg" /> ... Le pseudo a été changé, tu es donc <span style="color:#ff0066"><strong>Validé</strong> </span><br />Avant de commencer ton rp il te faudra faire ton casier<blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : ICI</cite><div style="display:none"><a href="https://star-wars-rpg.soforums.com/f243-Casiers.htm" rel="nofollow ugc">https://star-wars-rpg.soforums.com/f243-Casiers.htm</a></div></blockquote><br />Et n'oublie pas ... Tadam tadam, ta-da-tamam ta-da-tamam ...  TAdam  <img src="https://img.xooimage.com/files1/r/a/razz-178a.gif" alt=":p" class="xooit-smileimg" /> <br /><br /><div class="quoteloadmore"><i style="opacity:0.3" class="fa-solid fa-chevrons-down"></i></div><div class="realquote"><blockquote style="--quote-suffix:&quot;Citation&quot;"><cite></cite><div>Il est également obligatoire de mettre le lien de votre casier dans votre signature ! </div></blockquote></div><br /><br />Bon Rp ... En route pour l'aventure !!!  <img src="https://img.xooimage.com/files1/b/i/biggrin-177e.gif" alt=":D" class="xooit-smileimg" /><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200063</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200063</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:30:05 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Arnon Veral on Thu, 26 Feb 2026 13:30:05 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto">Hello !<br /><br />Comme promis, me voici sur ta fiche. Honnêtement, hormis les quelques petites fautes d'inattention ici et là, je ne vois pas comment je pourrais te faire mariner plus longtemps. L'histoire est complète, intéressante, les détails présents sont là pour apporter un corps à l'intrigue, et tu as apporté les rares modifications que j'ai pu te suggérer pour faciliter ton RP.<br /><br />Je donne donc un avis positif à ta validation ! Dès qu'un administrateur aura changé ton pseudo et donné cette splendide couleur, tu pourras partir avec 1000 crédits sur <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/f498-Raxus-Secundus.htm" target="_blank">Raxus Secundus</a> !<br /><br />Bon RP, et à bientôt !</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200062</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200062</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:30:05 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Arnon Veral on Thu, 26 Feb 2026 13:30:04 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Arnon Veral</p>
<p dir="auto">mot. Une partie de moi était morte ce jour-là, je savais pertinemment ce que nous avions commis, mais nous n’avions pas le choix, les ordres avaient été émis. Parfois je me demande ce qui se serait passé si j’avais déserté, ou si j’avais refusé cet ordre…Sans doute aurais-je été renvoyé ou pire encore. On ne le saura jamais, mais je me rappelle m’être jeté à corps perdu dans le travail les jours qui ont suivi. Je buvais beaucoup, trop même, et même la gueule de bois permanente peinait à masquer mon état de déliquescence avancé. Rec avait pourtant retrouvé son sourire, il cherchait à me consoler en me disant que nous avions fait ce que nous devions faire, que la guerre avait demandé des sacrifices. Pourtant, il n’en était rien. Trois jours plus tard, on nous indiqua qu’une grande bataille allait avoir lieu, que la forge allait y participer.<br /> <br />	La bataille de la forge stellaire, je la vécus comme j’ai tout vécu pendant ces années, de loin. J’étais à l’arrière et je pouvais voir la station être envahie. Nous n’avons pas compris tout de suite que la bataille était perdue, c’est lorsque le cœur de la station a été envahi que Rec et moi avons compris que c’était terminé. Nous avons alors fait déplacer les prisonniers encore sous notre autorité, les derniers de la station, à une position reculée, pendant que les soldats Impériaux défendaient encore ce qui avait à défendre. Notre dernier ordre était sans appel : éliminer tous les prisonniers encore vivants. Rec et moi donnâmes le dernier ordre et je me rappelle de mon silence alors que le cordon de soldat s’avançait devant ces hommes que nous faisions travailler depuis des mois sans aucun répit. Nous n’avons même pas pris la peine de nous débarrasser des corps. Alors que les soldats ennemis envahissaient la zone, Rec et moi avons été isolés, alors que nous cherchions à évacuer. Je me rappelle de cette échappée folle et désespérée à travers les coursives. Nous savions ce qu’ils feraient de nous, nous savions ce que nous étions…Des monstres. Il n’y aurait aucun pardon, aucune clémence.  Pourtant, nos ennemis se rapprochaient et je me rappelle avoir vu plusieurs fois les balles siffler autour de nous. J’ignore ce qui a explosé, peut-être une conduite de gaz ou autre chose mais je me rappelle de cette explosion qui m’a cloué au sol. Rec m’a relevé, j’étais défiguré, le métal en fusion, les brûlures avaient marqué mon visage, et pourtant, il fallait continuer. Nous avons finalement été coincés dans un des postes de travails dans lesquels nous entassions nos prisonniers, Rec et moi, mon visage était en sang et la douleur était insoutenable. Nous étions coincés, je me rappelle des trois cadavres qui jonchaient le sol. Mon ami de plusieurs années était en train de chercher une issue, de parcourir les plans, mais nous étions coincés, je connaissais les plans par cœur. Alors que Rec se grattait la tête pour trouver une nouvelle issue pour pouvoir évacuer, je me rappelle avoir agi mécaniquement, j’ai pris mon pistolaser, visé sa nuque à bout portant et j’ai pressé la détente.<br /> <br />	Ceux qui ont pris la Forge Stellaire n’ont trouvé qu’un prisonnier en bleu de travail, seul survivant d’une tuerie qui avait impliqué deux officiers du BSI dont le cadavre fut retrouvé. Mes blessures rendirent mon identification impossible. J’avais répété mon histoire, nous avions été malmenés l’un d’eux m’avait même obligé à aller ramasser des corps et j’avais été blessé par une explosion à la tête. Alors que les troupes ennemies s’approchaient, j’avais désarmé un de mes tortionnaires acculés, et je les avais éliminé tous les deux. J’ai pris un nom, celui d’Arnon Veral, qui était un prisonnier disparu lors de la première élimination et prétexté ne pas avoir mes papiers. Dans le chaos, mon mensonge est passé inaperçu, en effet, il y eut plusieurs prisonniers survivants, par chance, je ne fus pas démasqué car pas confronté à eux. Arnon Veral était mon assurance, j’avais mémorisé son numéro de matricule, son histoire et son monde d’origine. Tout collait et je pus passer entre les mailles du filet pour rejoindre les territoires de la Confédération des Systèmes Indépendants où on m’a conduit à Raxus Secundus où j’ai été soigné dans un hôpital militaire.<br /><br /><strong>(vi) Exil</strong><br /><br />	J’avais tout perdu, et cette fois, c’était définitif. Pour la première fois depuis des années, je me retrouvais seul avec moi-même. Je me repassais sans cesse ce que j’avais commis durant ces années difficiles. J’étais un monstre, un criminel et porter ce secret deviendrait mon chemin de croix. Pendant plusieurs semaines, je me retrouvais seul, sobre et sans le sou, je n’eus donc d’autre choix que de repenser à tout ça. Pourtant, j’étais bel et bien foutu. J’avais trahis mes idéaux, je m’étais trahis moi-même, mais plus encore, je revivais sans cesse dans mes rêves l’assassinat de Rec. Si je fuyais les foyers pour vétérans de peur d’être identifié, je savais que ma situation précaire ne pouvait pas durer. Si tout en moi me dégoûtait désormais, je réalisais à quel point j’étais lâche lorsque je tentais une énième fois de mettre fin à mes jours et que je n’arrivais pas à appuyer sur la détente. <br /><br />	Il me fallait un logement, et l’institution pour sans-abris dans laquelle je logeais commençait à me peser. Je décidais alors de reprendre contact avec Jenk, mon ancien camarade de lutte sur Coruscant lorsque j’appris qu’il se trouvait précisément sur Raxus Secundus. Malheureusement, j’appris par sa fille adoptive qu’il avait trouvé la mort récemment. Sa fille apprenant que j’étais un ami de son père (c’est tout du moins ce que je lui avais dit) accepta de m’héberger. Je brodais alors là-encore une histoire, m’inventant des états de service que je n’avais pas contre l’Empire Sith. Derlenn, la fille adoptive humaine de Jenk, était naïve et crédule, je l’avais décelé dès le départ et là-encore n’ayant pas le choix, je décidais d’accepter sa proposition de m’aider. Je devais ça à Jenk et à tous ceux que j’avais déçu…Entamer le lent processus de la reconstruction. <br /><br />	La reconstruction, elle fut longue et parsemée d’embûche. Plusieurs années, une bataille administrative pour avoir de nouveaux papiers qui finit par aboutir après de nombreuses tergiversations. Si j’étais revenu au point de départ, condamné à faire de petits boulots mal payés, j’avais réussi à me sevrer de la bouteille, mes démons éthyliques ayant repris le dessus à mon arrivée sur Raxus Secundus. Darlenn et celui qui devint son mari, Franck, furent d’une aide précieuse. A ce jour, ces braves gens pensent encore que je suis un vétéran qui a tout perdu à la guerre dans la rébellion contre l’Empire Sith…S’ils savaient. L’Empire Sith a fini par sombrer, comme toutes les idéologies mortifères.<br /><br />	J’appris un jour que des procès allaient avoir lieu. Il ne fallut pas longtemps pour comprendre que ce qui devait arriver arriva : le peuple demandait la justice et on recherchait tous les anciens criminels qui avaient collaboré avec les Siths dans leur régime de terreur. Bien sûr, le nom de Rec y figurait, mais ce dernier était indiqué comme mort. Mon nom y figurait aussi, et j’étais identifié comme un des principaux responsables de ce qu’on appela par la suite les « massacres de la Forge » et comme un des principaux architectes du travail forcé au sein de l’Empire Sith. J’étais un criminel de guerre recherché et cela me confronta une fois de plus à mon passé peu glorieux. Je n’ai pas suivi les verdicts de mon procès par contumace, mais je me doute de ce qui en est ressorti. Si ils ont mis si longtemps à me retrouver, c’est parce que ma défunte mère, à ma naissance, ne m’avait pas déclaré à l’état civil, il n’y avait donc aucune trace administrative <i>per se</i> de ma naissance. Cela m’a sauvé la vie, et mon visage bardé de cicatrices rendait aussi mon identification difficile. Je ne me leurrais cependant pas, j’étais toujours un criminel en fuite.<br /><br />	Aujourd’hui, je me concentre sur la vie que j’ai réussi à construire sur Raxus Secundus où mes collègues me voient comme un homme taciturne mais poli et serviable. J’ai retrouvé un poste dans un bureau d'étude dans le domaine agronomique que j’ai fini par racheter et la C.S.I. m’a offert l’asile. Finalement, j'ai pu mettre mes compétences dans l'administration et l'organisation au service de l'agriculture. Après coup, j’ai compris ce qu’était l’Empire Sith, la bête sournoise qui avait détruit le système pour en créer un autre encore plus mortifère. Il m’a fallu toutes ces années pour le comprendre, mais également pour comprendre que même le successeur Impérial, l’Impérium, ne valait pas mieux à mes yeux que les cendres de la bête qui lui a donné naissance. Au fond de moi, même si je sais que la rédemption ne sera pas possible, et que tôt ou tard je risque d’être découvert et de devoir assumer mes erreurs dans le passé. Si je rêve et fantasme de mettre mon savoir et mon expérience au service d’une cause juste qui me permettrait si ce n’est de réparer mes erreurs, au moins d’éponger un peu la dette colossale que j’ai contracté auprès de l’éthique et de la morale, je reste pour l’instant dans ma routine de petit directeur de bureau d'étude. <br /><br /><i>Note : le RP commencera là. J’ai pour but de rejoindre à un moment donné la DSP. Ca pourrait être un point de départ dans le jeu si ma fiche est validée. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>Points forts:</strong></span> résilience, mémoire photographique, bonnes compétences sociales.<br /><span style="color:#ffffff"><strong>Points faibles:</strong></span> rongé par le remord, lourd passé de criminel de guerre, ancien alcoolique.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/200061</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/200061</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:30:04 GMT</pubDate></item></channel></rss>