<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[L&#x27;université d&#x27;Umbria[Annulé]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Senara</p>
<div style="text-align:center">Titre: L'université d'Umbria <br /> </div><div style="text-align:center"> <br /> </div><div style="text-align:center">Chapitre 1: Début octobre. Rentrée universitaire. <br /> </div><div style="text-align:center"> <br /> </div><div style="text-align:center">Type: alors là euh... je sais pas trop... vous me direz ce que vous en pensez! <br /> </div><div style="text-align:center"> <br /> </div><div style="text-align:center"> <br /> </div><i>Yoann regardait les grands bâtiments qui lui faisaient face.</i><br />  <i>Non, décidément, l’université avait beau être l’une des plus réputée du pays, il n’arrivait pas à apprécier le campus à l’américaine qui avait été créé de toute pièce, à vingt bons kilomètres de la grande ville. Il y avait tout sur place bien sûr. En tout cas, tout ce qui était indispensable à un étudiant. Mais pas le « superflu », ce qui était indispensable à des jeunes gens pleins d’énergie, mais qui ne servait qu’à les distraire d’après la présidence de la fac.</i><br />   <br />  *En même temps<i>, pensa Yoann,</i> je ne suis pas venu pour m’amuser, mais pour avoir mon diplôme. Bon… elle avait dit qu’elle m’attendrait là… elle est quand même pas en retard ? C’est pas son genre…*<br />   <br />  <i>En cette semaine de rentrée universitaire, une foule bigarrée allait et venait sur les pelouses devant l’entrée principale. Etudiants, professeurs, visiteurs, appariteurs… Difficile dans ces conditions de retrouver quelqu’un.</i><br />  <i>Même si cette personne était suffisamment remarquable pour attirer l’attention n’importe où. Agacé, Yoann attrapa son portable. Il était prêt à tenter un appel qui resterait sans doute sans réponse. Elle était plus du genre à oublier son portable dans un coin, ou à le laisser sonner, qu’à se laisser déranger par des importuns, comme elle le disait elle-même.</i><br />  <i>Il jeta un dernier regard circulaire. Remarqua un groupe de sportifs qui roulaient des mécaniques devant une bande de midinettes en pamoison, et un peu plus loin, trois jeunes qui se marraient sans raison apparente. Ils montraient un point que Yoann ne pouvait pas voir de là où il était. Un point caché par une des deux horribles statues de lions qui flanquaient le perron. Leurs jumelles attendaient au haut de ce même perron, de part et d’autre de la grande porte.</i><br />  <i> </i><br />  <i>Yoann se décala de quelques pas, en se doutant de ce qu’il allait voir. Oui, c’était bien elle. Assise sur le socle de la statue, et adossée au roi des animaux. Les yeux fermés, insensibles aux commentaires qui devaient pourtant lui parvenir, elle était sans doute encore perdue dans son monde inaccessible.</i><br />  <i>Yoann resta un moment à l’observer, comme la plupart des autres passants.</i><br />  <i>Il faut dire qu’elle faisait tâche dans le paysage.</i><br />  <i>Ses vêtements d’abord. Elle était la seule, en cette fin d’été, à porter un pantalon et un T-shirt à manches longues. Le tout d’un noir uni, très simple. Mais qui avait de quoi donner chaud à n’importe qui. Mais plus que ses vêtements, ses cheveux attiraient l’attention. Ils étaient coupés en carré court, mais d’un blanc de neige, coupé de deux mèches rose pâle, une de chaque côté du visage. Ils intriguaient toujours autant les gens. Pourquoi cette étrange couleur ?</i><br />  <i>Si elle avait eu les yeux ouverts, ils auraient eu la réponse, se disait Yoann. Car les yeux de la jeune fille étaient sans doute ce qu’il y avait de plus surprenant chez elle, de presque dérangeant. Ils détenaient aussi la clé du mystère capillaire et vestimentaire qu’elle représentait.</i><br />  <i>Il se décida enfin à l’appeler.</i><br />   <br />  <strong>-Gwen !</strong><br /><strong></strong><br /><br />  <i>Elle se redressa, le regarda avec un grand sourire, puis se laissa glisser au bas de son siège improvisé. Les gens qui la fixaient encore l’instant d’avant s’étaient détournés toute vitesse. Il faut dire que ses iris rouges avaient de quoi perturber. Elle n’y pouvait pas grand-chose pourtant. Elle était née comme ça.</i><br />  <i>D’ailleurs, ses parents avaient un drôle de sens de l’humour. Appeler leur fille albinos « Gwen », il fallait oser.</i><br />   <br />  <strong>-Salut Vampirella ! Ça boume ?</strong><br />  <strong> </strong><br />  <strong>-Une forme d’enfer, et toi Michel-Ange ?</strong><br />  <strong> </strong><br />  <strong>-A va, a va.</strong><br />   <br />  <i>Les deux amis, qui se connaissaient depuis toujours, éclatèrent de rire après ce salut devenu rituel. Sous les yeux ébahis des spectateurs, ils se dirigèrent tranquillement vers les portes, rejoignant la foule qui attendait l’ouverture du bâtiment. Arrivés en haut du perron, ils regardèrent les pelouses qui s’étendaient devant le bâtiment principal.</i><br />  <i>Gwen protégea ses yeux du soleil. Difficile de croire qu’on était le 6 octobre. Le grand soleil et la température étaient estivaux.</i><br />  <i>Le bruit d’un puissant moteur détourna l’attention de tout le monde vers la route. Une magnifique voiture manoeuvrait pour s’arrêter face à l’entrée.</i><br />   <br />  <strong>-Wouaouh ! Une rolls phantom ! Ça coûte une fortune !</strong><br />  <strong> </strong><br />  <strong>-Si tu le dis…</strong><br />   <br />  <i>Gwen était admirative, Yoann sceptique. Encore une fois, la jeune fille se démarquait. Elle était passionnée de mécanique, et allait d’ailleurs entamer des études dans un domaine considéré comme exclusivement masculin. Mais ça ne lui posait pas plus de problèmes que ses cheveux et ses yeux.</i><br />  <i>Yoann lui, était inscrit dans la filière cinéma et audiovisuel. Même s’il rêvait de peindre par-dessus tout. Ils observèrent la voiture qui s’arrêtait finalement. Le chauffeur en descendit, un vrai chauffeur en livrée, avec casquette, galon et tout. Il alla ouvrir la portière arrière.</i><br />  <i>Deux personnes en descendirent. Si semblables qu’ils devaient être frère et sœur. Grands, minces, très bruns, la peau mate, les yeux noirs. Le garçon, avait les cheveux mi-longs, qui tombaient en vagues souples juste au-dessus de ses épaules. Ceux de la filles, presque bouclés, descendaient jusqu’au milieu de son dos. Ils portaient tous les deux des vêtements très chics, qui étaient un peu déplacés au milieu des vêtements décontractés des autres étudiants. Ils étaient presque aussi couvrants que les vêtements de Gwen.</i><br />  <i>Après avoir salué leur chauffeur, ils s’avancèrent, sans un regard pour la voiture qui repartait. Le frère et la sœur avancèrent sans se soucier des regards posés sur eux.</i><br />  <i>Gwen les regardait, et se sentait de plus en plus mal à l’aise. Elle se décala pour se placer derrière Yoann. Mais son mouvement attira l’attention des deux arrivants, qui avaient atteint entre temps le bas du perron. Le regard de la fille ne fit que glisser sur Gwen, s’attarda un peu plus sur Yoann, puis retourna se fixer sur les grandes portes. Son frère par fit en quelque sorte le chemin inverse. Des portes à Yoann, puis de Yoann à Gwen. Ses yeux noirs croisèrent les yeux rouges de la jeune fille, sans montrer la moindre gêne. A peine un léger étonnement. Au bout de quelques secondes, il sourit. Puis il détourna les yeux.</i><br />  <i>Gwen ferma les siens. Elle inspira plusieurs fois, les bras serrés sur son ventre, pour faire passer la crampe qui s’était soudain emparée de son estomac. Elle avait presque l’impression d’avoir été frappée. Est-ce que quelqu’un pouvait vraiment faire un tel effet avec juste un regard ?</i><br />   <br />  <strong>-Gwen ? Gwen ? Ça va ?</strong><br />   <br />  <i>La voix inquiète de Yoann la ramena à la réalité.</i><br />   <br />  <strong>-Hein ? Oh… oui, oui, ça va… Pourquoi ?</strong><br />  <strong> </strong><br />  <strong>-Ben… tu es toute pâle… Enfin, plus pâle que d’habitude quoi…</strong><br />  <strong> </strong><br />  <strong>-C’est le soleil sûrement ! Ah… ils ont enfin ouvert les portes ! Viens !</strong><br />   <br />  <i>Et c’est avec un grand sourire que Gwen entraîna son ami à la suite des autres à l’intérieur du bâtiment.</i><br />  <i>Les étudiants furent guidés jusqu’à un grand amphithéâtre où ils s’installèrent tous pour le discours de bienvenue du président de l’université. Les deux amis se glissèrent sur un banc perdu au milieu de la salle. Un des meilleurs endroits pour ne pas se faire remarquer. Yoann sortit aussitôt un carnet et un crayon, et se mit à griffonner des caricatures et des dessins représentant les différents événements de la matinée. Gwen scrutait la salle, indifférente aux regards curieux qui la fixaient. Elle repéra le frère et la sœur, assis dans les premiers rangs, dans une attitude très décontractée. Eux aussi attiraient l’attention, mais ils ne paraissaient pas plus s’en soucier qu’elle-même.</i><br />  <i>Le président arriva enfin, entouré des directeurs d’UFR. Le silence tomba graduellement sur la salle, jusqu’à ce qu’il puisse commencer son discours.</i><br />  <i>Un discours qui n’avait rien d’original. Rappelant l’importance des études, du travail, du sérieux, la ponctualité, l’écoute, et bla bla bla…</i><br />  <i>Il enchaîna ensuite sur les règles de vie du campus. Là encore, que du classique. Pas de substances illicites, pas d’alcool, le tabac uniquement dans les espaces autorisés (ni Gwen ni Yoann ne fumaient, ils ne buvaient qu’exceptionnellement, quant aux drogues… il n’y avait pas de risques). Puis la question des dortoirs. Le bâtiment d’habitation se trouvait à quelques centaines de mètres du bâtiment administratif. C’était un immense U. les deux ailes latérales abritaient les chambres des garçons d’un côté, des filles de l’autre. Les deux premiers étages de l’aile centrale étaient réservés aux cantines, réfectoires et cuisines communautaires. Les étages supérieurs étaient séparés au milieu, et on y trouvait encore des chambres.</i><br />   <br />  <strong>-Il est bien évidemment interdit, disait le Président, d’entrer dans les ailes réservées au sexe opposé. Tout étudiant surpris dans la mauvaise aile sera sévèrement sanctionné. Les réfectoires ouvrent et ferment à heures fixes, que vous trouverez dans le fascicule de l’université. Les cuisines communautaires, elles, sont en libre accès, à charge pour les étudiants de les laisser propres et bien rangées. Les portes de la résidence fermeront à 23 heures tous les soirs. Tous les étudiants devront être rentrés avant. Tout étudiant surpris à vagabonder après 23 heures sera sanctionné.</strong><br />   <br />  <i>Gwen n’écoutait déjà plus. Elle regardait les dessins que faisaient Yoann, et avait parfois du mal à ne pas rire. Ces capacités de concentration depuis longtemps dépassées, elle commençait à s’agiter sur son siège. Elle restait discrète, mais malgré tout, quelques étudiants se retournèrent pour lui jeter un coup d’œil intrigué.</i><br />  <i>Yoann, amusé, ne l’aidait pas, chuchotant des commentaires ironiques, continuant ses caricatures…</i><br />  <i>Pourtant Gwen s’arrêta net quand le frère et la sœur se retournèrent, dans un ensemble parfait, pour la regarder. Cette fois, le frère se détourna très vite, mais sa sœur s’attarda. Encore une fois, Gwen eut l’impression d’avoir reçu un coup à l’estomac.</i><br />   <br />  <strong>-Ils sont flippant ces deux-là…</strong><br />   <br />  <i>Elle avait chuchoté, elle était sure que seul Yoann pouvait l’entendre. Pourtant, la fille se mit à sourire, un air moqueur sur le visage. Et son frère se retourna de nouveau. Lui, il avait plus l’air peiné. Gwen se sentit incroyablement gênée, pourtant, ils ne pouvaient pas l’avoir entendue…</i><br />  <i>Yoann lui, avait très bien entendu, et il regardait maintenant Gwen, étonné.</i><br />   <br />  <strong>-Qu’est-ce qui t’arrive Gwen ?</strong><br />   <br />  <i>Mais le président avait fini son discours. Tout le monde se levait et se dépêchait de quitter l’amphi. Et les deux amis en firent autant. Ils devaient passer chacun au secrétariat de leur UFR pour finaliser leurs inscriptions et valider leur emploi du temps, puis trouver leur chambre dans le dédale de la résidence, vérifier que leurs affaires étaient bien arrivées, et après, ils pourraient se retrouver pour manger.</i><br />  <i> </i><br />  <i>Ils se séparèrent donc après s’être donné rendez-vous deux heures plus tard.</i><br />   <br />]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/22236/l-université-d-umbria-annulé</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 18:40:25 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/22236.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 09:03:37 GMT</pubDate><ttl>60</ttl></channel></rss>