<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[En partance pour nulle part[One Shoot]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Mufus</p>
<div style="text-align:center">  <br /><u>Titre :</u> En partance pour nulle part<br /><br /><u>Chapitre :</u> Partie I<br /><br /><u>Type :</u> Ère industrielle, XX <sup>ème</sup> siècle parallèle, vagabondage d'un bucheron nihiliste en autocratie. <br /><br />Il s'agit d'un ancien entrainement pour écrire au présent. C'est un petit texte bien qu'il existe une partie de la suite. Mon objectif personnel était d'être à même de rédiger quelque chose au présent en racontant les aventures d'un bucheron nihiliste dans un régime autocratique. La découverte et l'exploration du monde sous les yeux d'un homme ayant perdu toute forme d'espoir en un avenir meilleur. Chaque nation de cet univers porte le nom de sa représentation physique féminine, Britania, Marianne, Germania et tant d'autres ...<br /><br />------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br />    <br /> <br /> </div> C’est l’heure du repas. Marco est affalé sur son fauteuil devant sa télé, un plateau repas sur les genoux. A l’écran c’est toujours la même chose, un personnage en total veston énumère une liste interminable de nouvelles positives : une croissance toujours en hausse, un taux de chômage proche de zéro, et les nouvelles de la guerre. Selon les dires du présentateur c’est une nouvelle victoire pour les forces de Britania. Étrangement, depuis le début de ce conflit, aussi longtemps que se souvient Marco, il n’a jamais entendu parler d’une défaite militaire. Et à vrai dire, Marco s’en fou.<br />C’est bien là la personnalité de Marco. Les gens qui pensent (chose très rare à notre époque) se demandent comment cella se fait. Ils émettent des théories, posent des questions, se demande si les médias sont corrompus, si la guerre existe vraiment ? Marco, lui, n’en à rien à faire.<br /> <br />Durant toute sa scolarité, ses professeurs l’ont définis comme un enfant intelligent mais sans aucune ambition. Les psychologues, eux le classait dans un état nihiliste provoqué par le manque affectif. Son père, lui, disait : « mon fils est un con ». De toute façon Marco s’en moquait et il s'en moque toujours.<br /><br />Marco est le genre de types à qui on ne veut pas chercher les crosses. Il est plutôt grand et assez bien bâtit. On a pourtant jamais sut si c’est des muscles ou de la graisse, mais le fait est que Marco semble assez costaud et il ne faut pas le faire %$!#. Une barbe rustre de plusieurs semaines court le long de ses joues jusqu’à son menton. Un chapeau de paille qu’il ne quitte que pour dormir cache une très belle cicatrice en forme de banane sur son front. Il avait eut celle-ci lors qu’il était enfant lors de la visite scolaire d’une usine de chaussure. C’est pour cela qu’il n’a jamais porté de chaussure, Marco en à peur, il ne met que des bottes. D’une manière générale, cet homme aurait put être un individu normal s’il n’avait pas une aversion pour la société actuelle, une peur des chaussures et un je m’en foutisme à toute épreuve. Son style de vie et sa manière d’être ont fait de lui ce que les autres nomment un : marginal. Et à vrai dire, ce qu'en pensent les autres, il n’en a rien à foutre.<br /><br />A la fin du journal télévisé il éteint la télé et va jeter son plateau repas. A cette époque il est primordial de se débarrasser des biens usagés et de ne pas les réutiliser. La majeure partie des ustensiles sont jetable. Jeter est une des choses primordiales que l’on apprend à L’école, il faut ainsi toujours consommer le même produit pour participer à la croissance. Participer à l'essor de la nation, participer à la grandeur de Britania.<br />Une fois s’être débarrassé de ses couverts et de son plateau repas, Marco enfile un long manteau. Il faut s’habiller chaudement pour faire à bicyclette le trajet de nuit pour aller en ville. Mis à part les trains et les navires il n'y à pas de moyens de locomotion motorisés pour la population civile. Marco va passer quelque temps au PUB. Après tout, il n’a rien d’autre à faire de ces nuits. Ça demeure est à l’écart de la ville, en haut dans les collines entouré par la forêt. A vrai dire c’est cella que Marco apprécie. Il n’aime pas la foule et la foule ne l’aime pas.<br /> <br />Après une bonne heure de route, Marco arrive enfin à destination. La petite ville industrielle de FairFax. L’homme passe devant les grandes usines en sommeil. Quelque heures plus tard, lorsqu’il fera jours, toute la machinerie de chair et d’acier entrera en production sous un lourd vacarme qui durera toute la journée. Les cheminées cracheront leurs lourdes fumées noirâtres qui iront se mêler aux nuages, défigurant le ciel et tuant la majorité des oiseaux. En forêt il n’y à plus d’animaux depuis longtemps. Tous sont morts, tués par les rejets de l’industrie. Marco l’a bien vue lors de son travail. Il est bucheron, c’est un métier pour les solitaires. C'est un métier pour Marco. Toute la journée il coupe à la hache des arbres qui sont ensuite récupérés par des hommes en bleu de travail qui les charge dans leurs grands camions. Ce qu’il advient ensuite des arbres, Marco ne le sait pas. Ce qu’il sait, c’est que les forets sont vides et même les arbres se meurent. <br /><br />Sur les murs des gigantesque usines, sont lisibles une multitude de graffitis, la majeure partie sont des messages d’écologistes et opposant au régime en vigueur. Tout en continuant sa route vers le PUB, Marco lit des « vous tuez notre planète enfoirés », «nous allons tous y rester si vous ne cessez pas immédiatement de polluer ! », « cessez la guerre ! ne pouvons nous point vivre en paix ? ».  Mais Marco reste insensible à ces messages. Pour Marco il est déjà trop tard, et la planète n’est pas dans son cœur. Il le pense et le répète : « c’est un monde de merd* ». <br /><br />Enfin il arrive à destination. Phare en plein brouillard les lumières tamisées du PUB percent à travers les verres fendus de l'édifice. Une fois son vélo attaché, l’homme pénètre dans l’établissement. La, depuis une dizaine d’année, chaque soir, Marco voit les mêmes têtes. Jamais une en plus ou une en moins. Toujours les mêmes types avachi au comptoir à consommer la même chose. Le patron aperçoit Marco, il s’appelle Harry. Machinalement il pose une question dont il connait déjà la réponse. <br /><br /><strong>« Qu’est ce que je te sert mon petit Marco ? »</strong><br /><br /><strong>« La même chose »</strong>.<br /><br />Harry s’exécute. Avec délicatesse il remplit une peinte d’une bière à petit budget. Celle-ci est assez opaque, et entre les bulles qui s’échappent des profondeurs du verre, il est possible d’observer des particules flottant dans le breuvage. Ils n’ont jamais sut ce que c’est, et à vrai dire ils s’en sont toujours moqués. <br /><br /><strong>« Non pasteurisé, non stérilisé, de la pure brune comme tu les aimes ».</strong><br /><br />Marco récupère sa peinte et remercie Harry tout en lui donnant l’acompte. Cella fait maintenant 10 années jour pour jour que la même scène se répète. Et pourtant, chaque fois, aucun d’eux n’a changé ses paroles. Ils sont tous, depuis de biens belles lurettes, enfermés dans la même routine. Sans avoir la force et l’envie de vouloir y sortir. <br />Le bucheron regarde la salle. Elle n’a pas changée d’une once depuis la première fois qu’il est venu ici. Jamais un tabouret n’a été déplacé. Pourtant, cette nuit, un siège d’ordinaire utilisé demeure vide. Marco est surpris et se retourne vers Harry. <br /><br /><strong>«  Ou est le petit Billy ? »</strong><br /><strong></strong><br /><strong>« Billy ne viendra plus Marco. Dans la matinée il y à eut un accident à l’usine ou il travaillait. Un pont mobile  était trop chargé, il c’est affaissé sur les ouvriers. Billy fait partie des victimes. »</strong><br /><strong></strong><br /><strong>« Il est mort ? »</strong><br /><strong></strong><br /><strong>« Ouai, aplatit comme une crêpe à ce qu’il parait. »</strong><br /><strong></strong><br /><strong>« Ah merd*, il était marrant… »</strong><br /><br />Travailler à l’usine c’est dangereux, mais c’est aussi la garantie d’avoir des salaires bien plus élevés que la plus part de la population. A chaque salaire existe un risque.<br />Harry acquiesce tout en jetant un dernier regard sur la place actuellement prise par Billy. C’est la première fois en 10 ans qu’il manque un soir un client à son PUB. Et aussi la première fois que la routine était rompue. D’ordinaire ils n’auraient plus parlé jusqu'à ce que le bucheron reprenne une peinte, ils auraient alors discuté des informations télévisées, avant que Marco ne finisse par reprendre la route.  <br /><br />Marco descend rapidement sa bière, il a l’air songeur. Depuis qu’Harry le connait, il n’a jamais vu ce client dans cet état d’esprit. <br /><br /><br /><br /><br /><div style="text-align:center">[ ... ]<br />    <br /> <br /> </div> Les premiers rayons de soleil percent enfin les longs vitraux des usines. La faible lueur éclaire alors l’immense hall vers lequel convergent des centaines de travailleurs. Tous sont habillés en salopette de couleur grise. Chacun rejoins la place auquel il est attribué sur la chaine de production. Tous figurent au tour des tapis roulants, immobiles, ils attendent en silence le signal.<br />Celui-ci ne tarde pas a venir, un puissant son de cloche averti alors qu’il est temps pour eux de ce mettre au travail. Une fois la mélodie de pâque passée, le silence laisse place au lourd vacarme des machines en marchent. L’homme et la machine s’unissent alors, l’un dans l’autre, travaillant a la production. C’est ainsi dans toutes les usines de BRITANIA, l’ordre de travail est lancé en même temps et la tache cessera d’une manière identique.<br /><br />Ci on confectionne des chaussures, là on s’attache à fabriquer des marteaux, encore plus loin, c’est des bombes qui sont confectionnés. C’est dans une des ces milliers de fourmilières que travaille X. C’est un homme dévoué à sa nation, là ou la socialisation exercée par BRITANIA à l’école à réussit. Toute sa journée il ferme des colis, au rythme du tapis roulent il place un couvercle qu’il fixe via 4 clous. Placer le couvercle, les clous et taper 4 fois au marteau. Voila ce qu’il s’évertue à faire de sa vie. Mais il aime son métier. Il participe à la croissance. Il fait briller Britania. Mais Marco n’est pas X, Marco s’en fou. Marco, pour la première fois de sa vie se pose une question.<br />]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/22207/en-partance-pour-nulle-part-one-shoot</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 18:40:19 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/22207.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 09:02:56 GMT</pubDate><ttl>60</ttl></channel></rss>