<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[[CHANGEMENT] L&#x27;Evangile selon Satan]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Vlad Todd</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffffff"><strong> <span style="font-family:sansserif"><i>Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires, et qui avait sept têtes et dix cornes. </i></span><span style="font-family:sansserif"><i>4</i></span><span style="font-family:sansserif"><i> La femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or pleine d'abominations : les souillures de sa prostitution. </i></span><span style="font-family:sansserif"><i>5</i></span><span style="font-family:sansserif"><i> Sur son front un nom était écrit, mystérieux : « Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre. » </i></span><span style="font-family:sansserif"><i>6</i></span><span style="font-family:sansserif"><i> Et je vis la femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus</i></span></strong></span>  <br /> <br /> <br /> Livre de l'Apocalypse, Chapitre 17<br /> <br /> <br /><i> Au commencement, il n'y avait rien. Et puis, la Vie créa l'homme. L'homme était fait d'une pâte nouvelle, que la vie avait jalousement gardé pour elle jusque là : la Folie. Mais, lorsque ses premières pâtes furent finies, elle ajouta une seconde couche, que les hommes allaient prendre pour leur véritable peau : la raison. Tous les hommes qui grattaient leur faux épiderme pour retrouver leur état originel furent jetés en prison ou exécutés par leurs semblables et la Vie décida de les punir. Elle envoya sur la Terre des Hommes un homme déguisé mais dont la seconde peau pouvait glisser à tout moment. La femme, être pernicieux, ne manqua pas de déshabiller l'émissaire de la vie et il se révéla comme le prophète de la Folie. Il était le temple du Verbe de la vie et il dit : «  L'amour n'existe pas. L'amitié n'existe pas. La guerre n'existe pas. Seul compte la folie ». Il dit et il rassembla des émissaires pour l'aider à prêcher la bonne parole. Ceux qui ne la méritaient pas furent brûlés et l'on alluma un grand feu pour que la folie se nourrisse de la raison et construise un monde meilleur.</i><br /> <br /> <br /><i> Pour une liste complète des émissaires en question et du renouveau Cerberien, voir : <a href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t2899-Compte-de-Cerberus.htm" rel="nofollow ugc">http://star-wars-rpg.soforums.com/t2899-Compte-de-Cerberus.htm</a></i><br /> <br /> <br /><i> Chaîne d'information première de Coruscant</i><br /><i> Chaîne d'information première de la Bordure Extérieure</i><br /><i> Chaîne de jeunesse galactique</i><br /><i> Chaîne de cuisine de Ryloth</i><br /><i> Galactisport</i><br /><i> Chaîne d'information seconde de Coruscant</i><br /><i> Chaîne privée de propagande impériale</i><br /><i> Chaîne d'information en continue spécialisée</i><br /><i> Chaîne d'information du Sénat galactique</i><br /> <br /> <br /><i> 20h35, heure de Coruscant</i><br /> <br /> <br /><i> L'éclair ne dura qu'une fraction de seconde. Le temps de choquer la rétine du spectateur et de le paralyser devant son écran. Le temps de le décrocher de son journal, de son acte sexuel, de sa conversation ou de sa cuillerée de pâtes. Puis, l'image fut remplacée par une autre. Plus bancale, plus colorée, et prise en légère contre-plongée. Du travail bâclé – ou mis en scène –, aucun professionnalisme. Et la bande son n'était pas mieux. Sans prévenir, un rire horriblement aigu s'échappa de nulle part, et se diffusa dans des millions d'oreilles, soudain persuadées qu'un petit malin tenté d'accéder à leurs boîtes cranniennes avec un marteau piqueur. Malgré l'habitude, le rire le plus comédienne que prenait parfois le Joker resterait toujours insupportable. Une main passa devant l'image et imprima un mouvement à la caméra. Le fond de l'image – des couleurs en vrac sur un mur sans identité, recouvert d'un smiley vert fluorescent – ne changea pas mais une figure hilare vint envahir l'écran. Le tueur bouffon. Il avait maigri, et ses cheveux étaient coupés, mais impossible de se tromper. Seul lui avait cette plaie à la place de la bouche. Jetant au loin une boîte de maquillage suspecte, il se tourna vers la caméra et, l'espace d'un instant, une peur fugitive passa dans ses yeux, en écho à celle qui faisait battre les globes oculaires de tout ses auditeurs. Et bien évidemment, vu l'heure et le nombre de chaînes attaquées par le Cerberus, ils étaient nombreux. Très très nombreux. Beaucoup parmi eux connaissaient le visage de ce Public Enemy, qui semait la terreur partout où il passait. Pas plus tard que la semaine dernière tiens, il avait attaqué Dantooine et mis l'Empire en défaite, tout en causant le meurtre de gamins innocents. Une partie de la planète capitale avait paniqué, suite à cette attaque, craignant d'être elle aussi salie par l'atroce personnage.  </i><br /> <br /> <br /><i> La folie reprit le contrôle de ses prunelles, tandis qu'il commençait à trépigner sur sa chaise, comme un pantin dont on viendrait de couper les fils et qui tente de s'habituer aux mouvements humains. Son sourire éternel se plissa légèrement. Il allait parler. Étrangement, sa voix était en total décalage avec le rire diffusé à l'instant. Mais personne n'eut le temps de se poser des questions.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Mesdames, mesdingues, bonsoir ! Je sais que vous êtes content de me voir ! Surtout toi, Valou, j'en profite pour te passer le coucou ! Mais où en ét.. Ah oui ! Le vieux Joker commence à perdre la mémoire, je ne sais plus ce que je dis ! Aidez moi donc, combien d'enfant mes hommes ont il tués à Khoonda ? Vingt ? Trente ? Quarante peut être, quarante bouilles craquantes et croquantes !  Allons aidez moi ! Je sais que vous en mourrez d'envie ! De quoi ? De faire comme moi voyons. De vous relâcher. D'accomplir vos rêves, le fond de vos pensées quotidiennes. Ne me faites pas croire que vous n'avez jamais eu envie de tout arrêter, de tout brûler et de laisser libre court à votre liberté ! Vous le répétez tout le temps ! Liberté par ci, liberté par là, liberté de ci et de ca mais vous n'allez jamais jusqu'au bout ! Vous ne serez jamais libres si vous ne vous bougez pas.</i></span><br /> <br /> <br /><i> Il hochait la tête vivement, faisait des gestes amples et exagérés avec ses mains, ou ses doigts, mimant tout ce dont il parlait, et, sans s'en rendre compte, l’Audimat, dégoutté, était captivé.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Moi même, des fois, je me sens comme chatouillé par tous ces carcans qui vous arrêtent ! Pitié, chasteté, respect ! Haha haha ! Hihi, je me pose des questions, je m'arrête, tout seul. Parfois, je comprend votre problème. Vous avez peur, c'est ça ? Hein ?! Allez avouez, vous avez peur de la mort ! Ou vous avez peur de quelque chose d'encore pire, et lorsque vos pensées, votre vraie folie revient vous hanter, vous vous la donnez, la mort ! Tout, mais pas ressembler à moi. Tout ! Voyez donc ce qu'il se passe, lorsqu'on oublie de s'arrêter à temps ! Je suis le relâchement de votre raison, vos instincts les plus bas enfin li-bé-rés. La vraie transcendance ! Voilà longtemps que je n'ai plus peur de faire...</i></span><br /> <br /> <br /><i> Surexcité, son discours avait progressé jusqu'à atteindre un point de non-retour, au niveau vocal comme au niveau artistique, où la mise en scène était tellement exagérée qu'on ne pouvait détacher ses yeux de ce véritable OVNI, si lointain et pourtant.. Et pourtant..</i><br /><i> La même fascination que l'humanité éprouvait pour les romans noirs et les films d'horreur, et qui ordonnait les nouvelles du jour en mettant en gros titres les serial killer et autres tarés. La fascination qu'avait l'humanité envers elle-même. Chaque jour, les gens rencontraient une part d'ombre, chacun de leurs sens leur rapportait un peu d'obscurité et de folie, et il la repoussait immédiattement au fin fond de leur esprit, dans un endroit que seuls les psychologues osaient explorer. Le terreau de leurs peurs et de leurs pensées profondes. Vlad avait ouvert la porte de cette cave et fait brûler tout le reste de la maison. Encore hallucinés par la lumière de l'incendie, les hommes le détestaient bien sûr, mais restaient sous l'admiration de son horrible terreau répandu dans la galaxie. Comme ils restaient fascinés, dans une autre galaxie, par Jack l'Eventreur ou Emile Louis.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Ca.</i></span><br /> <br /> <br /><i> Son dernier geste, était donc dans la lignée d'une bonne minute de discours et d'actions sans aucune logique et tous suivirent le pistolet qui venait d'apparaître dans sa main, tous le virent monter sans réagir, s'apposer sur la tempe et faire perler le sang si noir du Démon. La détonation fit siffler le son mal réglé de l'enregistrement. Ce seul son, associé à une image, venait de faire perdre leur enfance à des milliards de télespectateurs. Perdre son confort et des années de nuit tranquille à plusieurs autres milliards de gens. Ils avaient tous dèja «  tout vu » au cinéma et sur l'Holonet, mais un suicide en live...</i><br /> <br /> <br /><i> Lentement, un nouveau rire semblable au tout premier retentit dans tous les postes. Ce qui avait été la tête de l'homme, et qui ressemblait désormais à une pastéque pourrie qu'on aurait frappé à coup de bâton s'affaissa au sol, alors qu'une partie de son corps, bien que couvert de sang et de matière cérébrale, restait sur la chaise. La caméra bougea. Toujours hilare, le visage du véritable Joker apparut à l'écran et il leva la main pour un coucou tahitien, la paume ouverte et les doigts se refermant et s'ouvrant à la manière d'ailes de papillon. Rien de plus mignon. Son rire dura bien vingt secondes. Assez pour glacer le télespectateur et neutraliser les derniers neurones résistants au fond de son bulbe, mais pas assez pour qu'il reprenne assez conscience de lui et change de chaîne.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Coucou. Pas besoin de me présenter, j'imagine ? Tu me reconnais. Cette bouche, ces yeux, toute cette horreur, mais c'est bien sûr ! Je suis Toi ! Je suis ton père, ta mère, ton amie ! Je suis tes cauchemars, je suis toi, sans hypocrisie, sans récompense sociale ! Je suis ta réalité. Et tu m'as dessiné, pendant des siècles. Comment m’appelles tu donc ?</i></span><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>Le Joker ? Brillant !</i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>El Diablo ! Voyons !</i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>Bête Noir ? Excitant !</i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>L'agent du Chaos ? ORGASMIQUE !</i></span><br /> <i><span style="color:#ffffff"></span></i><br /><span style="color:#ffffff"><i> </i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>Attends ici, veux tu, j'ai un message à te faire passer. Lucy ?! Lucy chérie, où es tu ? Qu'on m'apporte Lucy ! Surtout, reste avec moi mon chou, tu vas voir Lucy faire.</i></span><br /> <br /> <br /><i> ….</i><br /> <br /> <br /><i> Lucy n'avait plus aucun cheveu sur le crâne. A la place de son ancienne chevelure rousse flamboyante, des croûtes horribles et des bouts de peaux plus ou moins fissurés témoignaient des difficultés avec lesquelles elle avait arraché une à une toutes les parties de son cuir chevelu, pendant des semaines, et les avait mangé, d'abord avec dégoût, puis sans y penser. Elle avait cru qu'ainsi dépossédée de sa crinière, les hommes que le Diable lui envoyait allait arrêter de venir, et surtout de la toucher. Qu'une fois qu'il lui aurait donné à manger, il la laisserait nue comme un ver, perdue dans ses pensées. Peine perdue. Ils revenaient à peu près tous les deux soirs, sans prévenir. Et d'après ce qu'elle entendait, toutes les nuits où elle essayait de dormir, d'autres anges avaient été sacrifiés et accueillait comme elle chaque soir les envoyés du démon.</i><br /> <br /> <br /><i> Lucy trembla brièvement. Voilà longtemps qu'elle n'était pas sorti de sa cellule et l'odeur virile mélangée à la décomposition du cadavre la gênait encore au plus haut point. Elle avait cru que sa captivité et les choses étranges qu'on lui faisait manger altérerait ses sens mais il n'en était rien. Au contraire. Elle sentait tous les jours très précisément la morsure des rats, des créatures de basse Taris, et voyait plus bien que jamais, détaillant d'un seul coup d'oeil chaque poil des arraignées avec qui elle cohabitait et des gravats sous lesquelles elle vivait. Elle tituba jusqu'à la chaise, encore sale et ensanglantée, poussée par dux hommes aux masques de clowns, puis fit face à la caméra, dont le Diable en personne venait de se retirer. A la vue du pire de ses cauchemars, elle essaya de hurler, mais sa voix, devenue plus rauque qu'un wookie, resta enfermée dans sa gorge, sous la surveillance d'une glotte en petits morceaux. Elle s'assit, les yeux hallucinés et commença à pleurer. Elle psalmodia une prière pour persuader le Diable qu'elle était entièrement son objet et qu'il pouvait tout faire d'elle, afin de ne pas subir son courroux mais son rire plus terrible que d'habitude la dérangea, et elle se rappela alors de ce qu'il lui avait dit lors de sa dernière visite. Elle cligna alors les yeux, ravivant toutes les marques d'ongles qui témoignaient de ses essais pour retirer ses globes et ne plus jamais voir l'horreur, mais l'humidité qui la piquai disparu.</i><br /> <br /> <br /><i> Sans prendre son souffle, elle se tourna vers la caméra et débita, rapidement, sans ton.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#0000ff"><i>- Mesdames, mesdingues, bon. Soir. Le Cerberus est mort pour ses hommes. Il a disparu et emmené toutes ses affaires avec lui. Hi hi. Ha ha. Hou. Son identité peut maintenant être révélée : le Cerberus n'était rien d'autre que Valiant, qui comptait prendre le contrôle de l'Empire en utilisant notre force, et en gardant le secret grâce à un turban. Un simple turban. Mais désormais, tout a changé. Le Cerberus n'est plus pourvu de la moindre orientation politique. Non, tous ce que nous voulons, c'est nous amuser. Le Cerberus est la grande prostituée de Babylone. L'Apocalyspe est pour bientôt, et cela vaut le coup de rire un peu.</i></span><br /> <br /> <br /><i> Ses paroles étaient incohérentes, mélées d'un fil sérieux et d'une liturgie étrange, pour un monde très peu religieux, mais elle assénait des « vérités » entre chaque divagation qui ne manquerait pas de s’imprimer immédiatement dans le cerveau de tout auditeur. Les lêvres sèches, et presque dépourvues de sang de la jeune femme, jusque là totalement inexpressive se fendirent d'une légère moue, comme si ce qu'elle avait encore à dire la faisait vomir d'avance.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#0000ff"><i>- Le Joker est le nouveau Cerberus. L'organisation a par ailleurs pris pour nouvelle la plus vieille et la plus drôle des blagues. Le plus répandu des mensonges. «  La vie est belle ».</i></span><br /> <br /> <br /><i> La caméra changea à nouveau brusquement, et fut violemment retirée de son socle, portée désormais par Vlad qui la rapprocha fortement de son visage.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- La vie est belle. Héhéhéhé. Mon seul regret, c'est de ne pas être à l'origine de celle là ! Quel goût ! Quelle connerie ! La vie est belle...</i></span><br /> <br /> <br /><i> Il prit soudain un air sérieux qui ne lui ressemblait pas. Et qui démontrait à quel point chacune de ses actions étaient jouées.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Pour commencer, nous allons devoir régler quelques petites choses, votre monde et moi. Peuples de la galaxie, si vous ne voulez pas voir votre enfant tué, votre femme égorgé, si vous ne voulez pas reçevoir les mêmes souffrances que votre consoeur de Dantooine et votre bâtarde Taris, éliminez votre sénateur. Ce message s'adresse aux trois planètes suivantes : Tatooine, Dxun et Cato Nemoidia. Je veux entendre le sang de votre gouverneur couler avant une semaine, auquel cas... n'espérez pas que cela tombe sur les autres, car la chance n'est pas votre ami. Seule est la folie.</i></span><br /> <i><span style="color:#ffffff"></span></i><br /><span style="color:#ffffff"><i> </i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>Une semaine. Ce n'est que le commencement.</i></span></p>
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