Début de l'Ascension
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Post n°16
Auteur : Zaden KryosAu fond du bosquet, là où les arbres créaient une ombre parfaite, le Seigneur Sith humanoïde apparu. Sa silhouette imposante le démarquait clairement au milieu des arbres et ses pas ne produisaient aucun bruit sur les feuilles mortes. Derrière lui, deux gardes de l'académie l'accompagnaient, leurs visages dissimulés sous leurs casques, chacun armé de pique, ils accompagné leur nouveau maître des lieux.
L'Anzat observa les deux corps inconscients étendus sur le sol terreux. Le Rodien et l'Humain respiraient encore, leurs poitrines se soulevant faiblement. Une satisfaction envahit Zaden alors qu’il regardait les deux pauvres âmes à ses pieds. Mais la faim... la faim le dévorait de l'intérieur comme un brasier.
Depuis sa mutilation aux mains de Dark Tyrax, se nourrir était devenu un supplice. La perte de sa mâchoire inférieure et d'un de ses appendices proboscidiens avait transformé ce qui était autrefois un acte naturel en une épreuve douloureuse et frustrante. L'enseignement d'Ajunta Pall lui avait montré de nouvelles possibilités, mais la théorie ne remplaçait pas la pratique. Il devait expérimenter, adapter ses nouvelles connaissances à sa condition physique altérée.
D'un geste, il ordonna aux gardes de se saisir du Rodien. Les deux soldats obéirent sans un mot, soulevant le corps inerte avec une efficacité mécanique.
- Emmenez celui-ci aux laboratoires de l'académie, ordonna-t-il d'une voix gutturale, déformée par son vocodeur. Que personne ne s’approche de lui sous aucun prétexte, mes recherches débuteront par lui.
Les gardes hochèrent la tête et disparurent dans l'obscurité, emportant leur fardeau vers les entrées secrètes de l'académie. Zaden resta seul avec Finall et l'Humain inconscient.
Le Seigneur Sith s'agenouilla lentement près du corps de l'Humain. L'homme était jeune, peut-être vingt-cinq ans standards, les traits émaciés par la malnutrition et la vie dans les bas-fonds de Volak. Ses vêtements sales témoignaient d'une existence misérable, mais son visage avait encore une certaine innocence. Cela ne ferait que rendre l'expérience plus... instructive.
Zaden posa sa main gantée sur le front de l'homme. Les paupières du vagabond papillonnèrent, puis s'ouvrirent lentement. Il fallut quelques secondes pour que la conscience revienne pleinement, puis la peur explosa dans ses yeux.
- Qu'est-ce que... où suis-je ? balbutia-t-il en tentant de se redresser.
D'une pression ferme, Zaden le maintint au sol. L'homme découvrit alors le visage de son ravisseur dans la pénombre. La peau pâle de l'Anzat, ses yeux d'un rouge profond, et surtout... la partie inférieure de son visage, déformée par les cicatrices et l’imposante prothèse mécanique qui remplaçait partiellement sa mâchoire détruite.
Un cri de terreur pure s'échappa de la gorge de l'Humain.
- Silence, murmura Zaden, et sa voix déformée rendit l'ordre encore plus terrifiant.
Il use légèrement de son influence mentale, pas assez pour endormir sa proie, mais suffisamment pour paralyser ses cordes vocales. L'homme continua de hurler, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur tandis qu'il réalisait qu'il ne pouvait plus émettre le moindre bruit.
- Bien mieux, hurler ne t’aidera malheureusement plus… soupira Zaden avec une satisfaction cruelle.
Il approcha son visage de celui de sa victime, l'appendice proboscidien qui lui restait émergea lentement de sa narine. L'Humain tenta de se débattre, mais une nouvelle pression de la main du Sith coupler à l’usage de la Force l'immobilisa complètement. Seuls ses yeux pouvaient encore bouger, exprimant une terreur absolue tandis qu'il comprenait ce qui allait lui arriver. L'appendice se glissa délicatement dans la narine de l'homme. Au lieu du drainage brutal et rapide qu'il pratiquait autrefois, Zaden tenta quelque chose de différent. Inspiré par les fragments de connaissance d'Ajunta Pall, il chercha à établir une connexion plus subtile, plus... intime.
L'énergie vitale commença à s'écouler, mais lentement, par à-coups. Zaden ressentit immédiatement la différence. Au lieu de simplement absorber la force vitale, il pouvait maintenant percevoir les émotions de sa victime, ses souvenirs les plus récents, ses peurs les plus profondes.
L'homme s'appelait Dek. Il avait perdu son emploi dans les mines de Volak trois mois plus tôt. Sa femme l'avait quitté. Il vivait dans la rue, survivant de mendicité et de petits larcins. Des images floues de son passé déferlèrent dans l'esprit de Zaden, une enfance heureuse sur une ferme, des rêves brisés, une lente descente vers la misère.
Mais ce qui fascinait le plus l'Anzat, c'était la qualité de cette connexion. Il ne se contentait plus de voler la vie, il la comprenait. Chaque souvenir, chaque émotion absorbée enrichissait sa propre expérience. C'était comme si les fragments de personnalité de sa victime venaient se greffer temporairement sur la sienne. La terreur de Dek était exquise, absolue, non diluée par l'espoir ou la colère. Zaden savoura chaque nuance de cette peur, comme un connaisseur savoure un grand cru.
Cependant, sa condition physique limitait encore ses possibilités. L'absorption était irrégulière, parfois douloureuse. Les modifications génétiques partielles reçues sur Korriban n'avaient pas encore pleinement compensé ses mutilations. Il lui faudrait du temps, de la pratique, et probablement d'autres sujets d'expérimentation.
Dek s'affaiblissait progressivement, son teint devenant livide, petit à petit le peu de vie qui restait dans l’homme s’en alla, rejoignant la longue liste de victimes à l’actif de l’Anzat Sith.
Zaden se tourna vers Finall, qui avait assisté à toute la scène sans broncher. L'apprenti Miraluka se tenait parfaitement immobile, son bandeau tourné vers son maître, impossible à déchiffrer.
L'Anzat essuya le sang qui coulait encore... L'alimentation restait un processus douloureux, mais les nouvelles techniques montraient des promesses intéressantes. Il faudrait simplement s'adapter.
- Approche-toi, apprenti, ordonna-t-il d'une voix plus ferme.
Il observa Finall s'avancer d'un pas mesuré. Le Miraluka avait prouvé sa compétence sur Nar Shaddaa, et maintenant sur Vinsoth. Il était temps de lui confier une mission plus complexe, quelque chose qui testerait vraiment ses capacités.
- Ton travail sur Nar Shaddaa était satisfaisant, commença Zaden. Exactement ce que j'attendais d'un apprenti de valeur.
Il marqua une pause, laissant ses mots résonner dans le silence du bosquet.
- Mais les véritables défis ne font que commencer. L'Ordre a des préoccupations qui dépassent les simples missions d'extraction. Il y a sept continents sur Vinsoth, et chacun abrite des installations stratégiques de l'académie.
Zaden se mit à marcher lentement autour de son apprenti, ses pas produisant désormais un léger crissement sur les feuilles mortes.
- Sur le continent d’Echine, l’ordre a installé une station d’écoute nous permettant de détecter les intrusions dans le système afin de nous préparer au pire. Mais il y’a désormais trois cycles standard, nous n’avons plus reçu de signal de leur part, silence radio…
Il s'arrêta devant Finall, plongeant son regard rouge dans le bandeau qui dissimulait les orbites vides de son apprenti.
- Je veux que tu te rendes sur Echine. Découvre ce qui s'est passé à l’avant-poste. S'il s'agit d'un simple dysfonctionnement technique, alors reste sur place le temps que cela soit réparé. S'il s'agit de sabotage... élimine les responsables. S'il s'agit d'autre chose...
Le regard de Zaden, devint plus intense, comme si il refusait de continuer lui-même sa propre phrase.
- Utilise ton jugement. Tu as carte blanche, mais je veux un rapport complet à ton retour. Cette mission te permettra de prouver que tu es plus qu'un simple exécutant. Il te faudra faire preuve d'initiative, d'intelligence, de capacité d'adaptation.
Le Seigneur Sith sortit de sa robe un petit dispositif de communication crypté et le tendit à Finall.
- Echine est un continent hostile. Grandes chaînes de montagnes, faune dangereuse, conditions climatiques extrêmes. L’avant-poste Umbral a été construit au sommet d’un pic, l'accès reste difficile. Tu devras faire preuve de prudence autant que de détermination.
Il se détourna légèrement, contemplant la tour sombre de l'académie.
- Le personnel était composé de douze personnes : six gardes, quatre opérateurs, un commandant et un technicien en communication. Tous des individus loyaux et compétents. Leur silence simultané est... préoccupant.
Zaden pivota à nouveau vers son apprenti.
- Tu partiras à l'aube. Une navette cargo te déposera aux coordonnées que j'ai programmées dans ce communicateur. À partir de là, tu devras te débrouiller seul. L’avant-poste se trouve à environ cinquante kilomètres du point de largage, à travers un terrain particulièrement inhospitalier.
Il marqua une nouvelle pause, semblant peser ses mots. L'Anzat observa attentivement la réaction de Finall, il était difficile à déchiffrer, mais sa posture suggérait une attention totale aux instructions reçues.
Zaden se dirigea vers l'orée du bosquet, signalant que l'entretien touchait à sa fin. Il s'arrêta une dernière fois, sans se retourner.
- Tu as jusqu'à la fin de la semaine standard. Pas un jour de plus. Si tu n'es pas revenu d'ici là, je considérerais que tu as échoué... définitivement.
Le silence retomba dans le bosquet. Derrière eux, le corps de Dek gisait…vide. Zaden contempla un instant sa propre création, satisfait des progrès accomplis mais conscient du chemin qui restait à parcourir. -
Post n°17
Auteur : Finall Kel’qsoLa lumière rougeâtre filtrait à travers les brumes du soir quand Finall franchit enfin les grilles de l’académie. Les soldats Sith s’écartèrent sans un mot, l’observant passer, silhouette solitaire couverte de poussière et de boue, le pas boitillant, le regard perdu dans l’invisible.
Il ne salua personne. Ne chercha pas d’aide.
Le sabre pendait à sa ceinture, grossier encore, brut, mais vibrant d’une présence sourde. Les rares acolytes croisés sur son chemin s’étaient figés en le voyant, attirés par ce qu’ils ressentaient — ou repoussés.
Il grimpa les marches de pierre noire comme un condamné. Le silence l’accompagnait. Pas même les statues des anciens Seigneurs ne semblaient le juger.
Devant les portes du hall principal, il s’arrêta.
Une fraction de seconde.
Juste assez pour souffler.
Puis il entra.
Pas un mot. Pas une explication.
Juste ce regard opaque, usé jusqu’à l’os, et la Force autour de lui — plus dense, plus lourde, comme chargée d’un feu qui ne demandait qu’à être attisé.
La salle d’audience baignait dans une lumière rouge sombre, presque suffocante. L’air était chargé, lourd de non-dits et d’attentes silencieuses.
Finall entra, le pas mesuré, les muscles tendus. Chaque mouvement portait le poids des heures passées à lutter, à fuir, à survivre. Il s’arrêta à quelques mètres de l’ombre imposante qui ne bougeait pas, attendant simplement.
Il inclina la tête en un salut bref, sa voix rauque s’échappa dans le silence.
La station était morte quand je suis arrivé. Douze morts, pas de Sith. Des mercenaires, précis, professionnels.
Il laissa ses mots flotter un instant, le souvenir du combat crispant ses poings.
J’ai désamorcé leur engin explosif, tué l’escouade mais le chef s’est empoisonné. Pas d’interrogatoire possible.
Le Seigneur Sith demeura immobile, une présence lourde pesant sur ses épaules.
Ils avaient verrouillé le site.
Finall marqua un temps. Son regard se posa sur la ceinture, là où pendait son arme achevée.
Sur le chemin du retour, j’ai découvert une grotte. Les vibrations dans la Force étaient fortes, instables. Un gisement naturel de cristaux Kyber.
Il le retira de sa ceinture, dévoilant l’arme brute.
J’en ai extrait un.
La pièce sembla se refermer sur eux. Le silence était dense, presque palpable.
Je l’ai saigné instinctivement. Il a résisté, mais a cédé. Le cristal est encore instable. Il brûle… différemment.
La silhouette devant lui ne fit aucun geste, mais Finall sentit le poids du regard, scrutateur, presque jugé.
Il n’était plus le jeune Miraluka qui avait fui son passé. Plus l’ombre apeurée qui s’était glissée dans les marais.
Il était un apprenti. Forgé par la souffrance, affûté par le combat.
Le silence dura encore un instant, puis Finall se redressa, serrant les poings.
Le sabre battait doucement contre sa hanche, pulsant avec une promesse nouvelle.
Dans la Force, une trace de son passage restait, lourde et déterminée. -
Post n°18
Auteur : Zaden KryosZaden observait son apprenti avec l'intensité d'un prédateur étudiant sa proie. Le jeune homme venait de terminer son rapport sur la mission d'Echine, et chaque mot résonnait dans l'esprit calculateur du Seigneur Sith comme les pièces d'un puzzle macabre. Une attaque, pas un accident. Des mercenaires, pas des pirates opportunistes. Les implications étaient troublantes.
Le Miraluka poursuivit son récit, expliquant comment il était parvenu à récupérer un cristal kyber dans une grotte non loin de la station détruite. Zaden arqua un sourcil, surpris malgré lui par cette découverte inattendue. Vinsoth n'était pas réputée pour ses gisements de cristaux kyber... À moins que l'implantation de l'Ordre Noir, plusieurs années auparavant, n'ait commencé à influencer la géologie même de la planète ? Cette question, aussi fascinante soit-elle, demeurait secondaire face à l'urgence de la situation.
L'Anzat prit la parole, sa voix grave portant une note d'approbation calculée.
— Bien, Finall. Tes compétences évoluent, c'est... encourageant. Cependant, les nouvelles que tu apportes ne présagent rien de bon. Cette attaque sur Echine n'est pas le fruit du hasard quelqu'un nous observe, nous étudie, et maintenant... quelqu'un agit contre nous. Il nous faudra creuser plus profondément cette affaire.
À peine avait-il terminé sa phrase que son holocom se mit à vibrer avec insistance. L'identifiant du capitaine Wissex clignotait en rouge signal d'urgence maximale. Zaden décrocha immédiatement, et l'hologramme du capitaine de la flotte Sith se matérialisa dans un scintillement bleuâtre.
Durant la communication il apprit qu’une attaque de grande ampleur touchait Vinsoth et que bientôt les forces ennemis commencerait leur débarquement
La communication se coupa dans un crépitement électronique, laissant la salle dans un silence pesant. Seuls Zaden et son apprenti Finall demeuraient, l'atmosphère chargée d'une tension palpable.
Le Seigneur Sith tourna lentement son regard vers le jeune homme qui venait tout juste d'acquérir son sabre laser. Un sourire sans joie étira ses lèvres, révélant une satisfaction amère.
— Ta nouvelle possession tombe à point nommé, ironisa-t-il, sa voix teintée d'un humour sombre. Il semblerait que l'attaque sur Echine n'était qu'un prélude... un test de nos défenses avant l'assaut principal. Nous sommes désormais envahis, et je crains que nous ne nous dirigions vers une défaite cuisante.
Il s'interrompit, commençant à arpenter la salle de ses pas mesurés, ses mains jointes dans le dos. Son esprit stratégique analysait chaque option qui pouvait se presenter.
— Nous quitterons Vinsoth, reprit Zaden après un long silence, mais pas maintenant. Pour l'instant, nous devons résister, leur donner l'illusion que nous nous accrochons à cette planète comme des désespérés. Il faut qu'ils croient que nous refusons la fuite... du moins jusqu'à ce que nos véritables plans soient en place.
Finall se redressa, il savait que son maître était sur le point de lui confier une mission cruciale.
— Finall, tu partiras pour Aeziel. Ce secteur stratégique ne doit pas tomber entre leurs mains. Mais d'abord, rends-toi à la cour intérieure. Tu y trouveras Plessii, impossible de le rater, c'est un Wookiee d'une stature impressionnante et d'un tempérament... explosif. Dis-lui que c'est moi qui ordonne qu'il t'accompagne. À deux, vous devriez pouvoir tenir la position et éliminer quiconque osera s'opposer à vous. Ne me déçois pas, apprenti. Cette bataille sera le véritable test de tes capacités guerrières.
Soudain, les lourdes portes de la salle d'audience s'ouvrirent avec fracas. Dark Sillius pénétra dans la pièce, son aura d'autorité sévère précédant chacun de ses pas. Sa prestance imposante et son regard perçant trahissaient une impatience belliqueuse.
— Zaden ! lança-t-il d'une voix chargée d'autorité et d'agacement. Que faisons-nous exactement ? Nous sommes sous attaque, nos ennemis osent nous défier sur notre propre territoire ! Il est temps de leur montrer ce que signifie s'opposer à la puissance des Sith. Pourquoi ne contre-attaquons-nous pas immédiatement ?
Zaden inclina respectueusement la tête, bien qu'intérieurement il trouvât cette arrogance typiquement Sith parfaitement ridicule. Cette mentalité de supériorité aveugle, cette conviction que leur simple statut de Sith les rendait invincibles... c'était précisément cette hubris qui avait conduit leur ordre au bord du gouffre à travers les âges. Mais il masqua parfaitement ses pensées, répondant avec le respect dû au rang de son interlocuteur.
— Dark Sillius, bien sûr que nous allons combattre. Je viens justement d'ordonner à l'apprenti Finall de se rendre sur Aeziel pour défendre ce secteur vital. Je pense qu'il serait judicieux que chacun d'entre nous prenne en charge une zone stratégique clé. Ainsi, nous pourrons limiter les dégâts et coordonner notre résistance de manière optimale.
Dark Sillius hocha vigoureusement la tête, ses yeux brillant d'une ferveur combative.
— Excellente idée ! Dans ce cas, je prendrai Minas sous ma protection. J'emmènerai plusieurs acolytes avec moi, il est temps qu'ils apprennent ce que signifie vraiment servir les Sith. Cette bataille sera leur baptême du feu !
— Parfait, approuva Zaden. Quant à moi, je resterai à l'académie pour m'assurer que nos biens les plus précieux, archives, artefacts, holocrons, puissent être dissimulés ou évacués si nécessaire. Il serait catastrophique que de telles richesses tombent entre des mains ennemies. Dark Nihls est déjà partie pour Echine superviser la construction d'une nouvelle station de surveillance. Connaissant ses capacités stratégiques et son pragmatisme, elle saura parfaitement comment agir face à cette situation. Je ne m'inquiète pas pour elle. Et pour El Vins, Shin’kai s’y était rendu pour une inspection...il supervisera cette zone
Dark Sillius frappa du poing dans sa paume, galvanisé par la perspective du combat.
— Excellent ! Alors ne perdons plus de temps. Chaque seconde compte désormais !
Il tourna les talons et quitta la salle à grandes enjambées, son énergie martiale résonnant dans le couloir.
Zaden reporta son attention sur Finall, son expression redevenant grave et solennelle.
— Tu as entendu nos dispositions, apprenti. Il est temps pour toi de partir et de prouver ta valeur. Cette bataille ne sera pas seulement un test de tes compétences au combat, ce sera l'épreuve qui déterminera si tu as l'étoffe d'un véritable guerrier Sith. Ne me déçois pas. L'avenir de notre ordre pourrait bien dépendre de chacun d'entre nous dans les heures à venir.
Après le départ de Finall, Zaden se retira dans ses quartiers privés, l'esprit déjà tourné vers les préparatifs complexes qui l'attendaient.
Au-dessus de Vinsoth, la bataille spatiale faisait rage. Les chasseurs Sith, malgré leur agilité et la compétence de leurs pilotes, étaient inexorablement submergés par la supériorité numérique de l'ennemi. Les explosions illuminaient l'espace d'éclairs aveuglants, tandis que les débris de vaisseaux détruits formaient un ballet mortel autour de la planète.
Sur la surface, les forces Sith se déployaient méthodiquement vers leurs positions assignées. Chaque place forte, chaque secteur stratégique accueillait désormais ses défenseurs, déterminés à vendre chèrement leur vie.Spoiler
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Post n°19
Auteur : Finall Kel’qsoDe retour sur l'Évasion Fiscale
Alors que je descends de la navette, je ressens plusieurs émotions distinctes dans le hangar.
De la Haine dégagée par mes alliés de l'Ordre. Compréhensible. Nous avons perdu notre Académie, notre lieu de vie. Perdu des hommes et du matériel.
Malgré mon arrivée récente et la rapidité avec laquelle tout s'est enchaîné, je me demande comment nous allons nous reconstruire. Cela prendra du temps, certes. Mais nous reviendrons plus forts.
"Je reviendrai plus fort."
Les mercenaires, eux, sont d'humeur moqueuse. Ça se comprend. Nous, guerriers Sith, avons échoué à reprendre notre vaisseau. Et de la main même de nos envahisseurs.
Mais je me demande si, à leur place, ils ne feraient pas de même.
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Sentant mon flanc de plus en plus douloureux, je décide de faire mon rapport rapidement. Mettre un terme à cette mission, puis me reposer en profitant des soins disponibles.
Je traverse les couloirs en grande enjambées. Direction la salle de briefing.
Le Seigneur est là, comme à son habitude, dos tourné, fixant à travers la vitre notre Ordre. Enfin, le peu qu'il nous en reste.
Ma voix est neutre.
Le Nebula est perdu. Les forces ennemies supérieures. Repli effectué avant pertes plus importantes.
Silence.
Je serre les poings fortement.
J'ai échoué, Maître.