<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Noires représailles]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Super PNJ</p>
<div style="text-align:right"><span style="color:#990000"><strong>-Ordre Sith-</strong></span><br />     </div><div style="text-align:center"><span style="color:#ff00ff"><strong> <img src="https://img.xooimage.com/files3/s/t/star-wars-smiley-047-43b37.gif" alt=":bith:" class="xooit-smileimg" /> <br />Dark Karelan</strong></span><br /> </div><i><br />Utapau, dans le système de Taraba.<br />Dark Karelan et ses deux apprentis avaient gardé le silence radio depuis le concile de Mustafar, chacun savait ce qu'il avait à accomplir et chacun savait pourquoi il le faisait.<br />Ses deux adeptes, des frères Twil'ecks étaient arrivé les premiers sur la planète rocheuse, ils avaient eu le temps de se fondre dans la masse, trouvant un petit emploi dans une industrie locale au niveau le plus profond de la cité, mais peu importait pour le moment.<br />Ils avaient un travail, un logement et étaient passé inaperçu aux yeux des autorités confédérées en obtenant rapidement un titre de travail.<br />Inconnu des fichiers , désarmés, les deux frères étaient passés pour deux natifs de Ryloth cherchant du travail comme nombre de leur compatriotes, ils avaient fait profil bas, passant leur temps à travailler ou à méditer dans leur petits appartements, ils n'avaient qu'une hâte que leur maitre les rejoigne afin qu'ils puissent passer à l'action.<br /><br />Et trois semaines plus tard, on leur annonça l'arrivée tant attendu, voyageant incognito le visage grimé et sans aucune bagage Dark Karelan se présentait enfin sur Utapau.<br />Il avait passé tous ce temps sur Clak'Dor IV sa planète natale, il avait trouvé un endroit ou enterré un holocron retraçant toute sa vie, de ses débuts sur Mustafar comme simple apprenti  avec Valtar à sa participation au noir concile au cœur d'un volcan , la boucle était bouclée, il avait enterré l'holocron et son sabre laser peut être qu'un jour, un jeune adepte du coté obscur s'inspirerait du grand Dark Karelan. <br /><br />Le Bith revint au réel en passant les portiques de sécurité, qui bien entendu ne détectèrent rien, il passa les contrôle de sécurité sans problème grâce à sa fausse carte ID, un ultime cadeau des ex services de renseignements Impériaux. Il n'avait plus qu'a rejoindre ses deux 'fils'.<br />Deux sensitifs qu'il avait détecté dans la force alors qu'ils n'étaient que de jeune enfant sur Ryloth, il avait fait tuer les parents par des assassins bon marché, et il était passé pour leur sauveur en tuant ces mêmes assassins avec son sabre laser.<br />Les deux frères s'étaient donc voués corps et âme à leur sauveur qu'eux même considérait plus comme leur père que comme leur mentor.<br /><br />Après s'être assuré qu'il n'avait pas été suivi par les forces de sécurité locale ou un espion de la CSI, Karelan fila en direction de l'appartement , il enleva son maquillage en entrant dans le turboélévateur, il ne pouvait se présenter à eux ainsi, il restait tout de même leur maitre.<br />Il frappa à la porte, ce fut le cadet qui ouvrit la porte après avoir vérifié via la Force qui se trouvait sur le palier, il ouvrit brièvement la porte et le maitre s'engouffra dans l'appartement.<br />Les deux frères se regardèrent , heureux de retrouver leur maitre malgré les circonstances, ils savaient que bientot ils allaient tous périr mais nul n'ignorerait ce qu'il en coutait de s'en prendre aux Sith. Enlevant son manteau démodé, le Bith écarta les bras.<br /><br /></i><div style="text-align:center"><span style="color:#ff00ff">    <strong>-Mes enfants...</strong></span><br />  </div><span style="color:#66ff00">     <img src="https://img.xooimage.com/files4/3/0/d/sittwilek-5de252.png" alt="" class="xooit-smileimg" />     -Aucun problème avec la douane maitre?<br /><br /></span><div style="text-align:center"> <strong>   <span style="color:#ff00ff">-Non, ses faux papiers ont eu leur utilité.</span><br /><span style="color:#ff00ff">Avez vous terminé les préparatifs?</span></strong><br />  </div><span style="color:#669900">     <img src="https://img.xooimage.com/files4/3/0/d/sittwilek-5de252.png" alt="" class="xooit-smileimg" />     -Oui...<br />Nous avons réussi à acquérir des armes, mais que des blaster et de simple vibrolames!</span><br /><i><br />L'ainé ouvrit un sac, dévoilant les armes qui allaient servir à leur attaque, rien de spectaculaire mais suffisamment efficace . <br /><br /></i><div style="text-align:center">    <strong><span style="color:#ff00ff">-Cela suffira, votre tache sera de me protéger le temps que je déchaine le coté obscur.</span></strong><br />  </div><span style="color:#66ff00">     <img src="https://img.xooimage.com/files4/3/0/d/sittwilek-5de252.png" alt="" class="xooit-smileimg" />     -Bien maitre!</span><br /><span style="color:#669900">     <img src="https://img.xooimage.com/files4/3/0/d/sittwilek-5de252.png" alt="" class="xooit-smileimg" />     -Oui maitre!</span><br /><i><br />On pouvait lire le regard de la dévotion dans les yeux des deux twil'ecks.<br /><br /></i><div style="text-align:center"><strong><span style="color:#ff00ff">    -Vous savez ce que vous avez a faire ensuite?</span></strong><br />  </div><span style="color:#66ff00">     <img src="https://img.xooimage.com/files4/3/0/d/sittwilek-5de252.png" alt="" class="xooit-smileimg" />     -Nous nous sommes procuré deux grenades, pour chacun d'entre nous.<br /><br /></span><div style="text-align:center"><strong>    <span style="color:#ff00ff">-Essayez d'emporter le plus d'ennemis que vous pourrez...</span></strong>  </div><span style="color:#ff00ff"><br /><br /></span><i><br />Et surtout Karelan comptait sur cette diversion pour disparaitre sur Utapau, même s'il savait que ces chances étaient minces, il tenterait tout de même de rejoindre le nouvel ordre Sith mais il avait tout de même crée son holocron juste au cas ou...<br /><br /></i><div style="text-align:center"><strong><span style="color:#ff00ff">    -Avez vous le plan des lieux?</span></strong><br />  </div><i><br />le cadet dévoila le plan de la cible, ensemble ils établirent un plan d'action simple, chacun entrerait par une entrée differente après s'être débarassé des gardes , puis les twi'lecks condamneraient les issues de l'extérieur le temps que leur maitre utilise le champs de mort à l’intérieur exterminant toute vie.<br /><br /></i><div style="text-align:center"><strong><span style="color:#ff00ff">:   -Nous passons à l'action à l'aube. Ce soir nous méditerons.</span><br /><span style="color:#ff00ff">Demain la galaxie saura que l'ordre Sith n'est pas mort sur Cathar comme la CSi essaye de le faire croire.</span></strong>  </div><i><br /><br /></i><div style="text-align:left"><i>Assis en tailleur dans le salon minuscule , les trois adeptes du coté obscur méditèrent toute la nuit, au petit matin ils passeraient à la postérité, du moins ils l’espéraient...<br /></i>     </div><div style="text-align:left"><br />     </div><div style="text-align:right"><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler</cite><div style="display:none"><span style="color:#ffff00">By</span>     <img src="https://img.xooimage.com/files42/a/6/c/gand-6056c9.png" alt="" class="xooit-smileimg" />     </div></blockquote><br /><br /><div style="text-align:center"><span style="color:#990000"><strong>"La Force me libérera."</strong></span><br />   </div>  <br />   </div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20659/noires-représailles</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:21:56 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/20659.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:55 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:03 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°27<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Nathrin vient de quitter les réfectoires du croiseur. La nourriture était loin d'y être excellente ; là, le cuistot, un gros besalisk grossier, a jugé bon de leur servir une espèce de gelée marronâtre et informe, au goût plus que discutable. Mais heureusement, il a prévu le truc ; il a refilé sa ration à un camarade de table, il a dans sa cabine des provisions dans lesquelles il puisera. Pas question de manger n'importe quoi non plus. Notre homme commence à se lasser de cette mission de blocus. Il espérait plus d'action, au final il ne s'est rien passé dans les derniers jours. Le lieutenant, comme à son habitude, est avare sur les informations. « Compartimentation et segmentation des tâches » dirait-il sans doute de sa voix anormalement grave et métallique. Mais bon, la paie est extrêmement correcte. Et puis, organiser les mouvements de dizaines, centaines de droïdes en coordination avec des capitaines de gigantesques croiseurs de guerres...Il y a quelque chose de grisant à la tâche : on ne fait pas ça tout les jours, c'est une opportunité unique qui ne se présente qu'une fois par vie. Mais avec le lieutenant, ce genre de chances se présente très souvent, et les récompenses sont toujours à la hauteur. Eh, il sait rendre les choses intéressantes au moins.<br /><br />Le personnage se dirige vers les hangars du vaisseau tout en rajustant son chapeau sur sa tête. Il doit à présent s'occuper de finaliser les ultimes préparatifs pour qu'on puisse faire atterrir la navette de ravitaillements sur Utapau. Dans sa poche il sort une petite barre chocolatée qu'il commence à mastiquer paresseusement pour apaiser son estomac gargouillant. Il tire une nouvelle bouchée de la confiserie élastique, mâchouille à son aise. Ses papilles bénissent le met. Ah, là on touche à de la vraie saveur ! Rien à voir avec ce que le cuistot et son air bourru voulaient lui faire avaler – de gré ou de force.<br /><br />Il achève son délicieux bonbon chocolaté, allant jusqu'à se lécher ses doigts encore gras de sucre alors qu'il débarque dans les hangars. Il fouille dans sa poche, constate avec regret qu'il n'avait emporté qu'une barre depuis sa cabine. Quelle tristesse ! Enfin, il aura le temps de se rassasier convenablement (en d'autres termes de se bâfrer allègrement) dès cette menue affaire terminée. On attend juste qu'il vienne faire acte de présence devant la navette en réalité ; là l'attend un gros vaisseau neimoidien à l'allure de scarabé. Les droïdes attendent docilement au poste de pilotage, tandis que trois humains en blouses oranges achèvent de charger les paquets dans la navette, notant tout sur une petite liste holographique au fur et à mesure. Armés de lunettes cybernétiques, les trois individus terminent les préparatifs. Ils reviennent vers lui, échangent quelques mots de pur protocole, et enfin les voici prêts à partir ; Nathrin n'est là que pour attester que ce sont des pilotes séparatistes aux commandes – mesure de sécurité dans le blocus. La navette projette son souffle brûlant dans le hangar, décolle lourdement. Avec un ronflement de turbines, elle s'éjecte dans l'espace. Brr, c'est qu'il gèle dans ce hangar ! Notre homme se frictionne les bras pour tenter de ramener un peu de chaleur dans ses membres, quand il entend son holopad biper. Hm, on tente de le contacter ? Il sort le petit appareil. Communication entrante du lieutenant Tericarax. Ah, il faut la prendre celle là, pas le choix. Il enclenche la liaison pour voir de quoi il en retourne. Mais ce ne sont pas les traits squelettiques et sinistres du cyborg qui l'attendent de l'autre côté de l'hologramme : il est accueilli par le frêle visage d'une jeune fille en bien piteux état. Il la reconnaît avec difficulté. Ses cheveux sont emmêlés, ses joues éclaboussées de boue, de gros cernes forment des poches noires sous ses yeux...La générale Yvanol ? Il choisit de ne pas activer son image, d'attendre de voir ce qu'elle a à dire. Que fait-elle dans le vaisseau du lieutenant ? Pourquoi a-t-elle un air aussi abattu ? Que manigance encore Tericarax ? Il n'aurait quand même pas tenté de la disséquer, toute sensitive qu'elle est, si ?! Il tente de former un sourire rassurant sur son visage, pour engager la liaison et transmettre son image.<br /><br />Soudain, la nouvelle tombe. Le sourire de Nathrin meurt aussi vite qu'il vient de naître. Tericarax...Est mort ? Une boule douloureuse se forme dans l'estomac de l'humain. Son holopad glisse de sa main et tombe au sol avec un cliquetis plaintif. Il se sent soudain nauséeux, comme si on venait de lui donner un violent coup de poing dans le ventre. Un poids écrase ses épaules, il a du mal à respirer. Tericarax...Est mort... ? Mais...Pourquoi... ? Nathrin sent ses traits se déformer incontrôlablement. Les larmes lui montent aux yeux. Le kaleesh n'est plus...La voix de la générale s'énerve à l'autre bout du fil, elle s'impatiente. S'il n'agit pas, Tericarax sera mort en vain...Il renifle bruyamment, ramasse l'holopad à ses pieds. Il faut répondre, il doit répondre. Ses mains, ses bras, sa voix, tout son être tremble d'émotion alors qu'il répond. Habituellement enjoué, son timbre est rauque, marqué par la tristesse et le choc.<br /></i><br /><strong><span style="color:#663300">- Je vais vous trouver un moyen de sortir de là générale... « Il faut être logique et agir », c'est ce qu'il aurait dit...Bonne chance générale...J'aurais...Bonne chance.</span></strong><br /><br /><i>Il n'a pas la force de demander comment le scientifique est mort. Il sent les larmes lui brûler les joues. Après quelques autres mots, la communication s'achève. Mais il ne peut pas trahir maintenant : il entre en communication directe avec les capitaines des vaisseaux amiraux autour de lui :</i><br /><br /><span style="color:#663300"><strong>- Un vaisseau d'évacuation express, un modèle Belbullab 22, doit passer le blocus. Vous avez pour ordre de le laisser passer. Les droïdes ne doivent en aucun cas ralentir cet appareil, c'est une urgence qui nécessite une extraction chirurgicale.</strong></span><br /><br /><i>À son grand soulagement, les autres ne discutent pas. Moins d'une minute plus tard, l'ordre est relayé. Les yeux lourds, tout son corps engourdi par une soudaine lassitude, Nathrin aperçoit une minuscule forme s'élever, puis disparaître avec un insignifiant flash lumineux vers la noirceur des étoiles. Et...Et maintenant ?<br /><br />***<br /><br />Le lendemain, les autorités découvrent le cadavre d'un bith calciné, au milieu des décombres de la station. On trouve, cloîtré dans ses appartements, un jeune Twi'lek qui correspond aux signalements du fugitif Sith toujours en cavale, et qui est embarqué par les forces séparatistes, droit vers Géonosis. L'incident de la station est imputée au maître obscur. Le corps du défunt lieutenant Tericarax demeure introuvable, englouti par la mer souterraine de Pau-city.<br /><br />La générale Lyzs Yvanol s'est mystérieusement échappée de la planète. L'attaque terroriste est terminée. Le blocus est levé en début de matinée. Alors qu'un joyeux et ardent soleil vient tirer Pau-city de son sommeil, les grands croiseurs et les escouades droïdes quittent les lieux, et disparaissent en hyperespace, vers Géonosis.</i><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler</cite><div style="display:none">De grands remerciements à Lyzs, pour ses idées purement géniales et ses brillantes suggestions tout au long de ce RP. C'aura été un vrai plaisir d'écrire ce récit en ta compagnie! <br /><span style="color:#66ccff">Edit Lyzs : N'est-ce pas ?</span><br />Merci évidemment à ceux qui ont pris le temps de tout lire. J'espère que vous aurez trouvé autant de plaisir à nous suivre que j'en ai pris à écrire dans cette aventure.<br /><span style="color:#66ccff">+1</span></div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171164</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171164</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:03 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°26<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>Lyzs a traversé l’épaisse brume. Elle a repéré son partenaire et tout tenté pour l’aider depuis les airs. Ses tirs ont labouré le sol d’acier, ses ailes ont flirté avec les missiles et le feu. Mais, elle a échoué... Dans un ultime virage aérien, elle peut voir une braise tombante s’éteindre dans le vide abyssal. La gorge serrée et les yeux humides, elle redresse son appareil pour, au moins, se sauver elle-même. A travers la Force, elle sent une main tendue vers elle. Une main qu’elle ne peut saisir, une conscience qui s’éloigne en silence pour rejoindre le néant. Elle ne pourra jamais revoir Tericarax, ni même lui accorder de funérailles. Si elle plonge le rejoindre, elle ne remontera pas. Alors, elle fera en sorte que son sacrifice ne soit pas vain.<br /><br />Dans le nuage noir, on ne lui tire plus dessus. La républicaine est laissé seule avec la longue complainte de ses deux moteurs criant en chœur. Elle lâche les commandes et se tient la tête pour crier sa frustration. Perdue dans sa colère, elle martèle ses genoux de ses poings rageurs. Cette mission est un échec total. La douleur en est si intense que la fille ne se sent même pas lutter contre la gravité : l'appareil fend l’air à toute allure. Presque à la verticale, il quitte le nuage noir dans un éclat cendré. Derrière l’engin, une longue traînée obscure relie la générale à cette planète qui l’aura marquée à jamais. Puis, elle s'en détache.<br /><br />Lyzs se laisse bercer par sa déception, par la douleur et par le son des réacteurs pendant quelques milliers de mètres encore. C’est un bip qui la tire de sa plainte, maintenant silencieuse. Les mains sur le visage, elle écarte ses doigts pour que son œil rougit puisse y voir à travers. Le radar lui signale qu’elle ne va pas tarder à arriver au niveau du blocus spatial. Tout devient plus sombre encore à mesure qu’elle quitte l’atmosphère de la planète. Les lumières du tableau de bord se font plus intenses et la carte spatiale qui y est dessinée montre que les vaisseaux séparatistes ne sont plus très loin. Elle ne peut pas prendre le risque de passer en hyperespace à cette distance. Les chances de percuter l’un des chasseurs bloquant le passage sont trop élevées. Cependant, elle n’aura peut-être pas d’autre choix.<br /><br />La générale se reprend en main, elle pourra se lamenter une fois sortie d’affaire. Si elle se laisse avoir, la mort de Tericarax n’aura plus aucun sens. Elle appuie sur quelques interrupteurs et ralentit. Prendre le risque de traverser n’est pas chose facile. Elle cherche une autre option... Sur sa gauche, un menu est actif. Y sont inscrits diverses coordonnées qui varient à un rythme régulier. Du doigt, elle fouille dans les options du petit écran. Liaisons radar, coordonnées transmises et reçues, localisation actuelle, communications… Communication ! Des noms bleutés apparaissent. Dans la liste de coordonnées se trouve un nom familier qui s’éclaire au milieu des autres : Nathrin. La fille hésite un instant. Est-ce la bonne chose à faire ? Peut-être pas, mais ses chances d’obtenir de l’aide sont très certainement plus élevées que ses chances de traverser le mur spatial mis en place par les séparatistes. Elle tente finalement d’entrer en communication. Un nouveau bip se fait entendre. Il est suivit d’un grésillement. L’appareil lui indique alors qu’elle est en liaison, mais elle n’entend aucune communication entrante. Ça ne marche peut-être pas… Mais, Lyzs n’a plus d’options. A la manière d’une prière, elle se décide de s’exprimer sans savoir si on l’entend ou non. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Nathrin… C’est Lyzs, Lyzs Yvanol. Tericarax est… Il est… mort. Nous avons creusé trop loin. Et, Tericarax en est mort.</span> <i>Elle avale sa salive avant de bruyamment reprendre sa respiration.</i> <span style="color:#66ccff">Nous avons découvert que quelqu’un de haut placé manigance quelque chose et… il veut nous faire taire. Ce Sharkaran veut nous faire passer pour des traîtres. Il a tué tous les témoins. Si je ne réussis pas à passer le blocus, Tericarax sera mort pour rien. Les conséquences seront terribles et nous n’aurons plus aucune chance de faire la lumière sur les affaires de Sharkaran.  </span><br /><br /><i>Le ton est grave, mais on peut sentir dans la faible voix de Lyzs qu’elle lute pour garder son calme. Ses propres mots la font larmoyer. Alors, pour évacuer cette chaleur qui s’accumule en elle, elle frappe le tableau de bord de ses deux poings. Peu à peu, la gravité perd de son emprise sur le cockpit…<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">—	Nathrin ! Répondez-moi, bon sang ! Si vous ne voulez pas qu’une guerre éclate et que la CSI continue à servir de terrain de jeu à ce Sharkaran, il faut m’aider ! Faites quelque chose… Vous devez me croire ! Répondez-moi !</span><br /><br /><i>La républicaine perd sa contenance. Elle réfugie sa tête dans ses bras qu’elle croise et pose devant ses commandes. Elle soupire longuement, bruyamment. Sous son nez se trouve le manche et cette gâchette avec lequel elle a craché le feu quelques instants plus tôt. Seule dans l’espace silencieux, elle se maudit de ne pas avoir été plus efficace. Peut-être que Tericarax aurait pu s’en sortir si elle avait trouvé un moyen de bloquer les droïdes ? Peut-être même qu’elle aurait dû rester avec lui malgré l’arrivée des droïdes ? Lyzs soupire, désespérée. Ces secondes lui semblent tellement longues. Peine perdue, probablement... Il va sûrement falloir prendre le risque et passer en hyperespace malgré les conditions. Elle essaie de se motiver, de se convaincre qu'elle peut le faire pour avoir le courage d'amorcer la manœuvre. Quand, d’un coup, un nouveau grésillement. La fille relève la tête. Elle regarde l’espace et tend l’oreille, pleine d’espoir.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171163</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171163</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:03 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°25<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto">personnel, la générale ne pourra pas s'en tirer. Comme une lance, il projette le bâton électrique dans la direction du sergent, et tant pis pour la discrétion. L'arme percute la machine en plein torse, le fait tomber au sol alors que les deux autres droïdes hurlent de surprise (et le sergent d'une douleur préprogrammée). Tericarax bondit hors de sa cachette, ses lames au clair, droit sur le trio, massacrant impunément les deux encore debout. L'autre, sujet à une peur programmée dans ses algorithmes pour tenter de lui conférer un air plus organique, lance ses ordres :<br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files4/b/8/1/droideb2-5dbed4.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>-/ Il est là, à la station ! Tericarax est là ! À toutes les unités.../</strong></span><i><br /><br />Il ne finit pas sa phrase, sa tête est écrasée sous la serre de l'ex lieutenant, qui extirpe ensuite le pôle magna du torse B1. </i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Dors</span></strong>, <i>commande-t-il à sa victime. <br /><br />Le mal est fait. La générale bénéficiera du temps dont elle a besoin pour s'échapper...Mais lui vient de se mettre en posture catastrophique. Les droïdes les plus proches se tournent dans sa direction à présent dévoilée. Ils arquent leurs tirs. Un sifflement. Sifflement ? Roquette. Fort de son expérience récente, le cyborg se jette sur le côté alors que le sol derrière lui explose en une colonne de terre et de poussière. Tericarax arrive au contact de ses ennemis les plus proches. Il ne leur laisse pas le temps de tirer, sectionne leurs bras sans autre forme de procès, passe derrière eux, s'en sert comme de boucliers cybernétiques pour intercepter les tirs de leurs camarades. Il roule au-dessus d'un B1, passe dans son dos, tranche son torse. Dans son sillage, les droïdes explosent, ratent leurs tirs qui abattent leurs confrères plutôt que leur cible. Un tir de blaster vient frapper Tericarax au torse ; la décharge se heurte aux plaques sur son torse, s'y écrase en crépitant mais ne cause pas plus de dégâts. Pendant ce temps le personnage découpe soldat de plomb sur soldat de plomb. Il raccourcit un militaire juste sous le torse, l'attrape par la tête. L'autre gémit de douleur, mais le kaleesh ne prête pas attention à ses plaintes ; comme une grenade de fortune, il l'expulse vers un groupe de tireurs plus loin, où il va exploser, emportant avec lui les siens.<br /><br />Les lasers pleuvent de toutes les directions. Le sol éclate une nouvelle fois (une roquette qu'il évite de justesse). Il roule au milieu, se redresse. L'air est opaque. La fumée de l'incendie se mêle à la terre tourmentée par les multiples explosions. Des lasers viennent au milieu de ce minéral et noir frimas, des lumières étirées et fugaces qui s'abattent par grésils innombrables, la fureur B1 qui se déverse tout autour de lui. Un nouveau tir vient le frapper à la jambe, lui fait sous le choc ployer le genoux. Les droïdes avec lesquels il était aux prises se débattent, l'assaillent de coups.</i><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files10/8/e/3/droideb1-5dbebb.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>- / Rendez-vous !/ Abandonnez !/</strong></span> <i>disent-ils - futilement - à son intention.<br /><br />Ils le frappent de leurs blasters, tentent de viser, mais ses lames tranchent les canons avant qu'ils ne fassent feu. Les B1 se résolvent à le marteler de leurs poings et de leurs pieds. Un autre laser trouve refuge dans l'épaule droite de Tericarax. Le choc le projette sur le côté. Les tirs se font plus précis...Un des B1 devant lui est percé par les tirs de ses camarades. Les derniers boucliers qui protègent Tericarax de la mort tombent un à un...Les coups des B1 autour de lui sont trop faibles pour le blesser, mais ils l'empêchent de se mouvoir, le restreignent à un endroit...Le cerveau du kaleesh fléchit, tente de trouver un nouvel axe d'assaut. Ses vibrolames ne seront pas suffisantes, ils sont trop nombreux. Le bâton électrique non plus. Il ne peut se défendre des tirs que sur un côté, pas tout autour de lui. <br /><br />Les droïdes se mettent soudain à crier, montrer le ciel et axer leurs tirs vers au-dessus. Plusieurs roquettes partent vers le ciel, une seconde l'attention est dirigée ailleurs que sur lui. Une pluie enflammée se déverse au sol et terrasse les droïdes à sa droite avec un fracas qui aurait terrifié le cyborg s'il était apte à ressentir la peur. Les B1 autour de lui ne regardent plus, erreur, cruelle erreur ! Ils finissent décapités. Les tirs partent vers le ciel alors que Tericarax se remet sur pied et tousse. Tous ces efforts commencent sérieusement à entamer sa respiration. Il entend au-dessus de lui passer un chasseur aux puissants moteurs, s'élance. Il lui faut un angle de vue dégagé. Seul un pilote d'exception aurait pu accomplir une manœuvre aussi périlleuse ; échapper à des missiles, bombarder le sol et toujours être vivant, un exploit digne du plus fin des as. Un pilote ? Non, une pilote, le doute n'est pas permis. C'est Lyzs Yvanol, venue pour éponger sa dette et sauver Tericarax comme lui lui a donné une opportunité pour s'échapper. Il ne faut pas la manquer, ne pas la gaspiller. L'échec n'est pas permis. <br /><br />Tout ce qui se trouve sur le chemin du cyborg est découpé promptement. Les droïdes sont en rangs désordonnés, offrant l'occasion parfaite pour leur ex supérieur ; un à un, il les fauche, passe entre eux pour éviter les tirs, toujours en mouvement. Il voit la solution droit devant lui ; au-dessus du gouffre se balance une grue industrielle, la tête est au niveau de cet étage – sans doute un chantier de réparation pour les habitations en dessous, et une formidable plate-forme. Le feu tombe à nouveau du ciel, les B1 derrière lui hurlent avant d'être emportés dans le souffle des missiles belbullab. Ceux encore vivants tirent dans toutes les directions, faute d'un officier compétent – organique et pensant – pour les coordonner efficacement, beuglant toujours leurs « /Rendez-vous !/ Abandonnez !/ ». Avec toute la fumée au-dessus, Tericarax ne parvient pas à repérer directement son chasseur et l'humaine à son bord, la grue servira à cet effet. Il s'engage sans hésitation au-dessus du vide, avance sur l'acier grillagé et épais. Un fort vent souffle, fait claquer furieusement son habit autour de lui,  comme si les éléments eux-mêmes se révoltaient contre sa fuite : Utapau elle-même réclame son sacrifice. Le destin des combattants est la mort, mais rien n'est écrit ; il revient à Tericarax seul de décider de quelle encre teinter le livre de sa vie. Avec l'aide de Lyzs, il va sortir de ce piège à rats, et marquer cette page du sang d'un certain killik. La grue grince, soudain tangue ; un tir de blaster vient de heurter l'un des lourds filins d'acier qui la maintient en place. Avec un claquement métallique, elle se porte sur le côté. Le Kaleesh manque de perdre l'équilibre, mais ses serres s'agrippent. Non, l'échec n'est pas envisageable. Il tousse, mais se force à rester en mouvement. Comme les flammes dévorent le sol, rongent la station, comme le vent souffle, le feu avale et consume ses poumons, mais l'on s'en inquiétera plus tard. Il arrive au bout de la grue. Le violent mistral fait siffler ses oreilles. Ses iris reptiliens se portent au-dessus du nuage. Là, il l'aperçoit ! S'extirpant de la brume à vitesse folle, son propre chasseur, sa carrure ne fait aucun doute. Il aligne son poignet gauche avec la trajectoire de l'appareil, anticipe ses mouvements (le vaisseau fait un brusque demi-tour et évite trois missiles qui vont s'écraser contre une paroi, délogeant de gros blocs de pierre). Les lasers autour de lui pleuvent, mais les trajectoires sont mal calculées, tous le manquent, tout est dirigé vers le chasseur. Il ne faut pas rater cette opportunité, il n'en aura pas d'autre...Doucement...Le grappin de Tericarax claque et est éjecté puissamment, droit vers le chasseur belbullab. Adieu Sharkaran. Attendez vous à des répercussions très bientôt. Les représailles seront noires.<br /><br />Douleur.<br /><br />Le Kaleesh ne réalise pas immédiatement ce qui se passe. Son souffle est complètement coupé. Ses oreilles sifflent, complètement assourdies. Ses deux yeux ne distinguent pendant un instant rien d'autre que le blanc. Qu...Qu'est-ce qui vient de se passer ? La couleur revient, les reliefs se dessinent. Au loin, il distingue les B1 qui évoluent au ralenti, comme figés dans une photographie guerrière. Au niveau de son torse achève de mourir un grand nuage embrasé, derrière lequel vient une colonne de fumée...Une...Une roquette...Huh ? Ses pieds, tout son corps, tout a quitté la grue, projeté au-dessus de l'abîme. Il ne sent plus ses poumons. Un mal lancinant lui déchire la tête et tout le torse, mais malgré cela il arrive toujours à réfléchir calmement. Sereinement. La fatigue de toutes les dernières heures s'abat sur lui, impitoyable maîtresse. Il se sent lentement sombrer vers l'inconscience. Le noir le réclame. Il n'a...Plus la force...De bouger les bras...Tout se déroule au ralenti.<br /><br />Au-dessus de lui, l'immense caverne s'ouvre en un disque étoilé. Le ciel semble infiniment grand. Pourrait-il apercevoir Kalee par nuit claire... ? Il distingue juste en bordure du disque l'ombre de son propre chasseur belbullab, s'extirpant de la fumée noire...Il a raté son opportunité...Tericarax bouge sa main gauche – tremblante, tente de s'accrocher à la forme de l'appareil, comme s'il allait recevoir la moindre aide...Mais son ultime et unique requête s'égare dans la nuit, sans personne pour l'entendre.<br /><br />Devant ses yeux, des bouts d'acier craquelés – son armure brisée – commencent à apparaître. Il sent un goût amère, maladif dans sa bouche. Il...Lui reste tant...À faire...Non...Il doit...Comprendre...La Force...S'échapper...D'Utapau...<br /><br />Sous la terrible torpeur qui le saisit, Tericarax tente de ne pas fermer les yeux. Une larme coule le long du gauche, et va se perdre au milieu des multiples points blancs dans le ciel. C'est terminé.<br />Les orbes reptiliennes du scientifique se ferment. Il sombre dans l'inconscience, et tombe dans le gouffre de Pau-city.<br /><br />La planète a eu son sacrifice.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171162</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171162</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:02 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°25<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Lyzs saisit la main de Tericarax, et recouvre la poignée franche de son autre main. Les yeux du cyborg s'agrandissent devant l'action. Que fait-elle ? Il réalise subitement. C'est vrai...C'est une coutume humaine, serrer ainsi la main de ceux qu'ils nomment « ami ». Bien qu'incapable d'empathie, il comprend néanmoins pleinement le message que veut lui faire passer sa...Camarade – est-ce le terme approprié ? Des remerciements, huh ? Mais il n'y a pas à le remercier, il ne l'a sauvée de rien. Tous deux sont des militaires, voués au trépas...Elle-même en a sans doute conscience...Pareille fin est inéluctablement réservée à tous les combattants – à eux plus qu'à tous les autres, piégés dans une cité infestée de droïdes hostiles qui ne demandent qu'à les tailler en pièces. Tericarax patiente, laissant tout le temps qu'il faut à la jeune femme. Finalement, elle relâche son étreinte, dans l'état piteux où elle se trouve. Le combat ne l'a pas laissée en pleine forme, loin de là. Est-elle seulement capable de marcher jusqu'aux quais où est stationné son vaisseau ?...Ses muscles pourraient lui faire défaut en route, elle pourrait défaillir et tomber sur le pavé, pour y être récupérée par une patrouille chanceuse...Mais sa volonté n'est pas brisée, le cyborg le sait. Tant que la détermination brûle dans son esprit, tant que ses glandes surrénales produisent toujours de l'adrénaline, elle aura la force d'avancer. Ainsi fonctionnent les êtres organiques : cette hormone est le plus puissant des moteurs lorsqu'un danger se présente, un fantastique neurotransmetteur qui génère parfois des réponses physiologiques surprenantes. <br /><br />Enfin, elle sort de la pièce, accompagnée par le regard de Tericarax. Il suit la frêle silhouette dissimulée sous l'épaisse cape noire, la regarde s'enfoncer dans les ténèbres puis disparaître dans la noirceur du complexe industriel, passant finalement hors de sa vue. Le Kaleesh, bien qu'inerte émotionnellement, reste néanmoins totalement silencieux pendant de longues secondes, immobile sous les néons grésillants. Face à lui, le cadavre du Sith achève de se consumer. Sa peau est rongée par des veinules incandescentes, carbonisée et noircie par le souffle qui l'a terrassé, son visage est méconnaissable, tordu, déformé, écrasé par l'explosion.<br />Oui...C'est une coutume humaine de serrer la main de ceux qu'on appelle ami. Il observe son organe griffu, squelettique, fait jouer ses doigts et métacarpes osseux, constate les mouvements artificiels de cette prothèse cybernétique...Décidément il n'a plus rien de vivant. Quel étrange hasard d'avoir, au milieu de tout ce chaos, trouvé une humaine qui spontanément le considère non pas comme un lieutenant, non pas comme un supérieur, non pas comme une interface avec les séparatistes, mais comme un égal et un camarade...<br /><br />Ses yeux passent dans l'obscurité où elle se tenait quelques instants auparavant. La mort est le destin de tous les combattants...Mais le futur n'est pas écrit. Il fait un pas en avant. Oui, n'a-t-il pas tant de fois trompé la mort ? L'avenir n'est pas une finalité indiscutable, inscrit par une quelconque puissance cosmique dans les étoiles, connu seul de l'univers jusqu'à sa réalisation. Non, pareille chose serait illogique, car toutes les actions indépendantes de toutes les créatures de cette galaxie et des autres seraient alors corrélées dans un plus grand dessein : illogique. Non, le futur n'est que la conséquence de ses propres choix. Et la situation est très claire aux yeux du Kaleesh : Aussi longtemps qu'il se tient debout, le combat ne fait que commencer. Sharkaran les veut morts...Alors Tericarax va lui faire vivre un véritable enfer. Attend donc, killik. Il époussette une fois de plus son habit alors qu'il plonge à son tour dans l'obscurité, enjambant le corps de son défunt adversaire. Attend donc ô consul, car un fantôme de Kalee désire une entrevue en tête à tête. <br /><br />Il traverse en chemin inverse les installations, guidé seulement par les ombres. Il entend les droïdes qui commencent à s'amasser, attirés par le boucan des affrontements mais leur pas est encore éloigné. L'objectif est simple : il doit gagner du temps pour Lyzs, lui offrir une fenêtre d'opportunité pour qu'elle puisse s'échapper. C'est la seule consigne claire à l'heure actuelle. Mais qu'en est-il de sa propre fuite ? Il n'a pas l'intention de se laisser tuer pour une finalité soi disant « plus grande ». Tericarax n'est pas un héros de ceux dont on entend parler dans les livres pour enfants. C'est une créature sinistre et monstrueuse, une aberration technobiologique guidée par sa soif de connaissances et par sa logique. La première n'est toujours pas étanchée, aussi la seconde dicte-t-elle la survie. Mais il n'a pas encore tous les éléments suffisants à ce sujet. Pour pouvoir formuler un nouveau plan, il lui faut des informations qui se trouvent à l'extérieur. Sans cela, concrétiser tout projet de fuite est purement impossible. Mais une chose à la fois. D'abord, il faut faire diversion. Il dépasse de grandes formes, des cylindres qui s'élèvent en de sombres tours spectrales autour de lui, passe à côté d'un gros panneau de contrôle – mais tous les voyants sont éteints ; ses serres claquent contre un sol métallique, grillagé. Enfin, il s'arrête devant une massive porte industrielle. Il pose sa griffe contre l'épais acier qui bloque sa progression. Large de quelques cinq mètres pour trois de haut, c'est un mastodonte de fer, une mâchoire artificielle qui éclaire Tericarax sur sa position : il est à l'entrée principale.<br /><br />Il tourne autour de la porte quelques secondes avant de trouver le panneau de contrôle. Il l'effleure d'un contact, l'active. Un petit écran se déroule du mur, s'illumine de bleu et commence à projeter les options possibles devant les doigts du personnage, en langue Utapaun. Manque de chance. Tericarax ne connaît absolument pas cette langue. Il y a un total de trois gros boutons sur lesquels il peut appuyer...	Il observe les caractères inconnus, tente d'en percer les secrets, de chercher des similitudes avec les dialectes qu'il parle lui-même. Rien à faire. Il n'arrive pas à deviner la logique derrière les lettres, qui s'enchaînent en cercles et en vagues. Il lui faudrait pour ça un exemple de traduction, à partir de là, la question deviendrait triviale par déduction...Mais il n'a pas le temps pour pareille chose. Une chance sur trois de trouver la bonne option. Quels autres paramètres pourraient bien se déclencher ? Probablement allumage ou extinction des lumières. Et puis ? Peut-être une alarme, destinée à la base aux employés, pour signaler le début comme la fin de la journée de travail ? Hm, de toute évidence il ne peut pas hésiter. Dans le pire des cas il testera tous les boutons et voilà. Sa griffe tombe sur celui au milieu, dépourvue de doute comme d'appréhension. Un petit « bip » aigu, puis de longues secondes silencieuses. Tericarax patiente, au sol son de sa respiration asthmatique. Rien ne se passe. Peut-être que ceux qui ont programmé cette interface ont mis des options supplémentaires, inutiles ? Il reste encore à patienter, dans le doute, mais rien ne vient hormis l'immobilisme de la nuit et le son régulier des machines industrielles. Tss, qui aurait pensé que les ingénieurs Pau'an pouvaient être si stupides ?<br />Il reporte son attention sur le panneau de contrôle. Donc l'option du milieu n'était pas la bonne visiblement...« Chlak » font des mécanismes sur sa droite. Tericarax relève les yeux, se tourne vers la source du bruit. À cet instant plusieurs gros verrous commencent à se débloquer. La porte se met à biper, de puissants vérins s'actionnent, projetant une épaisse vapeur autour des battants. Seul, Tericarax fait plusieurs pas pour se mettre de face, bien centré vers la sortie principale, alors que l'ouverture se poursuit. Il n'y avait donc qu'un long délai à l'ouverture de l'entrée industrielle, huh ? <br /><br />Il existe une légende sur Kalee, un proverbe. Nsaath Vor Dontrhak, littéralement « Le champion marche avec les fantômes ». Le peuple Kaleesh, hautement spirituel, voue un culte sans fin à la guerre et au combat. Les anciens et plus grands guerriers entrent dans la légende, et parfois deviennent des divinités adorées, une part intégrante et capitale du panthéon Kaleesh ; des fantômes qui lient une génération à l'autre. Il est dit que les combattants marchant seuls souffrent, séparés de leurs camarades : ils ont oublié ce que leurs ancêtres ont accompli pour eux, et progressent hors du chemin tracé par les spectres.<br /><br />La porte achève de s'ouvrir, dévoilant une volée de cinq marches larges puis une allée bordée de bassins fluorescents, qui jettent un éclairage pâle sur le chemin. On devine sur les côtés les grandes ombres des installations extérieures de la station. Juste au bord des marches, à quelques cinq mètres se tient un groupe de B1. Alors ils sont déjà là, huh. Pas de temps à gaspiller, il a une humaine qui ne demande qu'à s'échapper. Tericarax bondit en avant, ses deux vibrolames se déplient ; d'un saut il arrive en bas des marches, tombant sur les premiers automates comme la foudre. Ses ennemis se parent sous l'éclairage artificiel et faiblard des lacs de teintes blanches et éthérées, lui est une grande forme noire. Le guerrier contre les fantômes...Non, compte tenu de son apparence il incarnerait plutôt le Trépas. Ses deux armes fauchent le métal, les têtes tombent avant que les blasters ne puissent cracher leur feu mortel. Un des droïdes tente de viser sa direction, il finit sectionné en deux dans le sens du torse, s'effondre au sol. Les serres de Tericarax écrasent son crâne de fer alors que ses autres camarades s'effondrent un à un, leurs algorithmes ne leur permettent pas de suivre la cadence foudroyante imposée par le cyborg.<br /><br />Il doit fournir une diversion suffisante pour la générale, et pour cela il doit attirer l’œil des troupes. Le tumulte commence déjà à faire accourir d'autres patrouilles. Un droïde qui s'était approché trop près finit la gorge éclatée par un vigoureux coup de poing, projetant un jet d'huile, sanglant dans l'obscurité. Les étincelles de ses camarades enflamment le liquide, le transforme en un soudain jet enflammé qui vient crépiter au sol et se déverse en une nappe brûlante et suffocante aux pieds du Kaleesh. Il plaque ses yeux reptiliens sur les ruelles environnantes. Les lointains et éparses lampadaires dévoilent sous leur lumière tremblante l'arrivée de troupes fraîches. L'esprit de Tericarax s'actionne. Il doit certes attirer l'attention, mais il doit également survivre. Il ne doit pas se laisser cerner, les B1 ont déjà repéré sa position et ils ne sont pas les seules troupes stationnées sur Utapau. Il ne doit pas se laisser prendre au piège.  Sur ce constat, il fait volte-face et vire sur la droite. L'allée principale ne le mène que vers sa perte, il doit longer le bâtiment, attirer les gardes stationnés là pour dégager la voie à sa camarade d'infortune, puis revenir sur ses pas afin de faire tourner en bourrique les patrouilles.<br /><br />Au milieu de la nuit noire, il passe et s'écarte de la place principale, longeant un chemin large de deux mètres le long des bassins lumineux, terreux. Sur sa droite, les murs impénétrables du complexe, sur sa droite ces étranges bassins. La nuit lui donne un avantage : les B1 ne possèdent pas une vision nocturne performante, et il est loin d'être visible. Il a toutes les chances de s'échapper s'il se déplace correctement. Les ténèbres seront de précieuses alliées pour les minutes à venir. Mais avant tout, il ne doit pas tomber tête baissée dans un guet-apens car - un sifflement le sort de sa piste de réflexion. Il n'a que le temps de remarquer le son, quand il est violemment projeté au sol. Ses oreilles sifflent, blessées par un son trop élevé et trop proche. Ses yeux sont aveuglés, tout le monde devient un instant blanc. Fiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii font ses oreilles. L'esprit du personnage cherche les origines possibles, toutes mènent vers la même conclusion ; une explosion. Le sifflement était un tir de roquette qui l'a manqué de peu. Tericarax secoue la tête, se force à se relever alors que les douleurs commencent à s'estomper. Derrière lui, le mur a volé en éclats, projetant des tonnes de gravats sur la route, coupant sa retraite. Hélas, il n'a pas le temps de réfléchir plus : alors qu'il se remet sur pied, il entend le soudain crépitement de bâtons électriques. Bondissant par dessus le tas de débris encore fumant, plusieurs gardes magna se jettent sur lui. Il distingue dans le noir trois disques rouges, leurs yeux et leur capteur de buste, et la pourpre foudre de leur arme éclaire leurs formes émaciées, complétant à merveille cette scène sinistre. C'est un tableau où les anges de la mort s'affrontent, l'un, plus massif et sombre, isolé, contre les autres forces du Décès qui tentent de le jeter à bas. Des lasers commencent à frapper les murs autour d'eux, des traînées luminescentes qui s'écrasent sur les pierres avec fracas, explosent au contact physique. Tericarax pare les assauts électriques qui se déchaînent devant lui, car les IG-100 ne lui donnent aucun répit. Les arcs pourpres se succèdent sur tous les axes, épuisent ses rétines, mais ses bras suivent sans y penser, interceptent les trajectoires, dévient les coups alors que ses jambes reculent à pas maîtrisés en arrière. Des traits verts viennent s'écraser dans le décor, le manquant car il se maintient en mouvement : il est sur la défensive, recule devant l'assaut de ces nouvelles unités. Les disques de lumière viennent se heurter à ses lames mat, éclairent ses iris reptiliens, mais son corps reste dissimulé sous ses habits, il demeure une ombre dans la nuit, aux contours inconnus et incertains. <br /><br />Il repousse en arrière l'arme d'un de ses assaillants. Un bond en arrière. Une grêle de traits lumineux éclate au sol et sur les murs – maintenant à sa gauche - où il se tenait quelques secondes auparavant. Les IG-100 se moquant du déluge avancent, reprennent leur abordage. Tericarax pare l'un d'eux puis le dévie vers son camarade ; ils ne peuvent avancer de front que par deux. La stratégie la plus logique est de les gêner mutuellement, pour leur faire perdre du temps. Ils passent sous un échafaud grillagé, silencieux devant cette scène que nul témoin ne contera jamais. Qui soupçonnerait qu'à cet instant, dans la nuit, quelque part sur la Bordure Extérieure se joue pareille pièce ? Personne. Seules les étoiles muettes et la nuit sans fin se souviendront de cet acte ; et ce public n'applaudira pas à la tombée de rideaux. Un estoc adverse, Tericarax dévie. Le bâton échappe aux mains robotiques de l'assaillant, virevolte en l'air et retombe entre les doigts du cyborg, éteint. À ce rythme, il ne tiendra pas longtemps. La présence des gardes fait que les B1 n'osent pas rapprocher leurs tirs : c'est une couverture faite pour permettre aux IG-100 de se rapprocher et de l'abattre, de former un étau en quelque sorte. D'autres parts, ils n'arrivent sans doute pas à déterminer précisément où se trouve leur cible, et visent plus aveuglément que posément. Toutefois, s'ils venaient à changer de stratégie pour l'abattre à tout prix...Et puis il ne peut pas s'échapper sous pareille condition. Une idée germe brusquement dans son esprit alors qu'il désarme et décapite le second magna. Ses frères vont bientôt s'avancer pour prendre sa place dans l'offensive sans d...<br />Un brusque poids s'abat sur ses épaules. Illogique. Qu'est-ce qui pourrait bien...<br />Second choc, il pose un genoux à terre sous l'effort. Incompréhensible. La prochaine vague de gardes se tient docile et immobile devant lui. Ils...Attendent ? Ce poids était donc prévisible...Du coin de l’œil, il aperçoit sur ses épaules des jambes de fer. Aah, c'est donc ça. Des droïdes lui ont sauté dessus. Ils devaient se tenir sur la grue. Il n'a pas le temps de se relever, d'autres automates – des B1 modifiés pour gagner en agilité, communément nommés « commando B1 »  - s'entassent sur lui, un peu à l'image des abeilles sur un frelon. Il sent toutes les masses sur ses bras, ses jambes, bientôt les robots l'entourent à tel point qu'il ne voit plus que les torses et les membres de fer autour de lui. Ils l'enserrent, empêchent ses vibrolames de bouger...Ils veulent sans doute l'immobiliser en attendant de trouver un point où le frapper mortellement. Tericarax est enseveli sous l'acier. Il est tombé dans le piège séparatiste tête baissée. <br /><br />Il est une croyance Kaleesh. Les guerriers souffrent, séparés du reste de leurs camarades, esseulés. Car combien sont revenus, alors que les membres de leurs clans étaient décimés et tombaient au combat ? Bien peu, et tous périssent ensuite du désespoir. Enterré sous l'essaim robotique, Tericarax a du mal à respirer. Sa toux revient hanter ses poumons, son œsophage se déchire. Les guerriers abandonnés souffrent et trépassent...Mais nul n'est vraiment seul. Chaque personne est guidée par des traditions, des valeurs. Il ne mène pas cette bataille pour lui seul. Il marche au milieu des fantômes de son futur, ses plans à venir et ceux qu'il n'a pas encore abouti. De misérables automates ne sauraient le retenir. Ainsi est la logique. Reculez, pantins de fer, il est temps de briser vos chaînes. Ses deux bras se font brusquement quatre. Les deux nouvelles mains attrapent les droïdes les plus proches, écrasent leurs circuits, leur arrachent la vie comme eux tentaient de voler la sienne. Tericarax repousse ses assaillants en arrière de toute la force dont il dispose. Plusieurs de ses ennemis sont expulsés par le choc alors que le monstrueux Kaleesh se relève, écrase sous sa serre un robot qui se maintient encore à sa jambe (et la tête éclate avec un craquement sonore), attrape sur son dos un autre parasite et le disloque en deux dans un mouvement féral et glacial. Le monstre anciennement séparatiste se relève, clame l'existence d'autres machines qui avaient oser tenter de le vaincre. Agenouillez vous, pièces de technologie désuètes. Reconnaissez votre maître et ployez devant sa force. Les bombardements de laser reprennent, mais Tericarax sait à présent comment agir.<br /><br />Aussi longtemps que son esprit fonctionne, tant que son intelligence lui dicte comment agir, il vaut une armée à lui seul. Il est un, mais il n'est pas seul à cet égard. Les IG-100 se jettent sur lui, sans doute avaient-ils pour ordre de le mener vers l'embuscade. Mais notre personnage n'a plus deux vibrolames, mais bien quatre armes à sa disposition. Du bâton électrique qu'il avait récupéré, il frappe l'IG-100 à la tempe, fait voler son crâne en éclat dans un fracas de circuits broyés. Son bras gauche libre transperce le capteur optique situé sur le torse de son infortuné opposant, ses autres bras abattent son compagnon. Alors, Tericarax soulève sa première victime et d'un geste vigoureux l'envoie – encore crépitante et palpitante d'énergie – sur la prochaine vague de magna, un pantin désarticulé qui servira à merveille pour ralentir ses ennemis. L'autre garde tombe à genoux, toute sa connectique brisée, et sombre dans le lac luminescent, qui l'engloutit goulûment. De grosses bulles remontent paresseusement à la surface. Notre scientifique avise, change le bâton de main ; il le porte à présent dans sa seconde main gauche et fait volte-face, cette arme improvisée sera orientée du côté des B1. Il reprend sa course et commence à faire tourner les pôles de fer irisés à un rythme effréné en même temps que son poignet. Bientôt le bâton forme un disque violet continu, un bouclier que les lasers auront bien du mal à passer. Ces mortels rotors le garderont au moins des assauts de blasters. Il continue à longer le lac. Le mur du complexe laisse place sur la droite à un second bassin. Une brume industrielle et basse s'étire le long de la route, un tapis épais et toxique qui se prélasse à quelques centimètres du sol, flottant au-dessus des liquides à bâbord comme à tribord. S'extirpent quelques mètres plus loin la tuyauterie colossale qui fait tourner toute l'installation. S'il peut atteindre ce couvert, il pourra sans doute perdre les B1 voire les semer, et...<br /><br />De derrière les tuyaux sortent soudain d'autres gardes magna. La muraille d'acier et d'électricité devant lui est une nouvelle difficulté. Combien de pièges a-t-on prévu sur ce maudit trajet ? Lyzs est-elle aussi tombée dans pareille embuscade ? Tericarax revoit pendant une fraction de secondes l'image de l'enterrement. Il revoit les allées de militaires, tous au garde-à-vous sous la pluie battante, saluant cette tombe où l'on a déposé quelques fleurs, et devant laquelle les officiers tout en présentant leurs hommages, mènent un discours embrasé sur la fidélité, le devoir et la guerre. Cette scène est inacceptable. Tericarax saute ; ses serres tombent sur le magna directement face à lui, ses lames trouvent refuge dans le torse de ses camarades. Avec un affreux crissement, sa première victime éclate, terrassée par son poids. Il fait jouer le bâton électrique, attrape un autre ennemi et lui écrase le visage contre un tuyau. De l'autre côté de la cachette, les B1 se bornent à tirer sans comprendre qu'ils feraient mieux de contourner pour trouver un meilleur angle de tir. <br /><br />Comme un typhon placide et glacial, un terrible ouragan que nulle digue ne saurait retenir, Tericarax terrasse le mur d'acier qu'on a tenté de dresser contre lui. Les cadavres s'empilent, les corps craquent sous ses pieds, ses armes trouvent toujours une victime sur laquelle s'abattre, son bras libre arrache membres et circuits avec l'avidité d'un chaman à la recherche de cœurs. Mais il n'a pas le temps de contempler ses victimes : sitôt ôte-t-il la vie qu'il reprend son avancée, accompagnant son mouvement d'un grondement asthmatique sinistre. Au milieu de la nuit, les spectres se livrent un ballet mortel, cruel rituel qui réclame le sacrifice de l'un des deux partis à sa conclusion.<br /><br />Les rangées de tuyaux deviennent des remparts et des plafonds, bientôt des couloirs complets qui filent de face et de côté, sur sa droite. Derrière lui, les IG-100 le pourchassent. Droit devant il aperçoit déjà de nouvelles escouades de B1 qui accourent sous les lampadaires. Face impossible donc, on doit poursuivre à droite. Un B2 se retourne, lève son poids vers le cyborg, mais il y perd son bras et bientôt ses jambes puis sa tête avant de pouvoir répliquer. Heh les patrouilles ont bien mordu à l'appât, c'est le moins qu'on puisse dire. Cela ne garantit pas que la générale se soit échappée, mais cela augmente assurément ses chances de s'en tirer. Il longe la tuyauterie, passe sur une plate-forme de laiton, dépasse un rideau de chaînes. Des marches l'emmènent vers le haut, ses pas résonnent, portés et amplifiés par toutes les canalisations, mais il n'a pas d'autre choix, il doit avancer, abattre tout ce qui lui bloque la route. Tous les cylindres sont extrêmement larges, les passages sont parfois très étroits pour son large corps d'acier. Il se colle aux grands bras circulaires. Une électricité statique vient parfois chatouiller son armure, des petits éclairs courent le long du sol. Le phénomène est étrange, inhabituel. Mais il n'a pas le temps de chercher une explication, tout occupé qu'il est à sa fuite ; on pourra étudier les installations Utapaun tranquillement depuis son laboratoire un autre jour. Devant lui, il aperçoit un espace dégagé.<br /><br />Enfin, il débouche sur un promontoire à l'air libre. Les tuyaux plongent vers la terre en un angle droit, et lui continue à l'horizontale, sur ce qui ressemble à un ponton, au milieu d'un lac aux eaux noires, qui s'étend tout autour de lui. Il poursuit sa course dans le vaste espace. Il aperçoit les ombres de la galerie Utapaun, au-dessus de lui s'étendent les étoiles. Mais il s'arrête soudain ; de l'autre côté de la passerelle il aperçoit des B1 commandos, qui s'engagent dans sa direction. Il tourne les yeux en arrière. Les magna sont à vingt mètres.  Peut-il sauter dans l'eau, tout en ignorant ce qu'elle contient, et espérer survivre ? S'il s'agit d'un composé basique extrêmement agressif, il n'y survivra pas. Un éclair traverse la surface aqueuse. Un éclair... ?<br /><br />Un vrombissement soudain l'alerte. Il s'accroche à la rambarde métallique quand une monstrueuse explosion fait voler en éclats la station à sa gauche : un souffle titanesque et bleu ravage en une vague électrique et thermique tout le périmètre, éclipse les lumières présentes. Le souffle colossal fait s'élever de grosses vagues le long de la plate-forme, qui tangue. Les IG-100 sont engloutis par les flots. L'esprit de Tericarax, dépourvu de peurs ou d'appréhensions, lui livre un ultime coup de fouet. Sous ces vagues électriques et aqueuses, il s'avance sur les commandos. Éclaboussé par la foudre et les pluies, le géant de fer s'avance pour faucher ses ultimes assaillants. Non, ni les B1, ni les IG-100, ni les commandos, ni personne ne se dressera sur sa route. En parallèle il cherche la raison de l'explosion. Alors qu'il écrase entre ses griffes la gorge d'un droïde commando puis le jette dans les eaux noires, une image lui revient en mémoire : le magna s'effondrant dans le lac luminescent. Au milieu des flots tempétueux, Tericarax se remet en marche. Certaines cultures utilisent effectivement une technologie désuète pour stocker de l'énergie, sous forme liquide, un carburant hydrocarbure. Une gelée énergétique, en quelque sorte. Bien inutile lorsqu'on peut calibrer un réacteur pour fournir une puissance appropriée à la demande des installations, et ce liquide est supposé diablement inefficace. Serait-ce donc ça ? Y faire tomber le magna aurait provoqué une réaction en chaîne, d'où le souffle et les chocs électriques. L'électricité résiduelle constatée dans les tuyaux était en fait un signe avant-coureur, huh ? S'il avait su plus tôt pour les lacs, il aurait sans doute pu contrôler plus efficacement l'explosion, pour permettre une fuite coordonnée de Lyzs et lui-même. Quelle malchance qu'il n'ait pas été au courant...Non, cette piste de réflexion est inféconde. Rien ne sert de blâmer le passé et ce qu'il ignorait. S'il avait su, les choses auraient sans doute été différentes, mais une telle perspective ne l'avance en rien, elle ne sert ni à l'apprentissage ni à la formulation de la suite de ses actions.<br /><br />Après une course de plusieurs minutes, il arrive enfin de l'autre côté de l'immense lac noir. Là, une petite maisonnette lui offre un abri temporaire, loin des regards inquisiteurs. Il constate que les droïdes sont tous occupés par l'explosion : la station est éventrée, éclatée, répandue sur le pavé. Après le cataclysme, des flammes fauve dévorent la pierre, parfois l'azur vient s'y mêler. On tente de combattre l'incendie, mais rien à faire ; on parle ici d'une réaction chimique après tout. De l'eau n'y ferait rien, mais ça les B1 ne peuvent pas le savoir. Le sol même a été fissuré, de grandes plaies noires s'ouvrent et courent de la station jusqu'au gouffre. Tout Utapau aura sans doute été éveillée par la catastrophe. Bruit de pas qui s'approchent. D'autres patrouilles viennent. C'est évident, ils ont un fugitif sur les bras, et toute l'action récente ne laisse plus aucun doute sur son identité. Moins de dix mètres devant lui, un droïde observe tout le chaos, des jumelles en main. Les flammes lointaines jettent des ombres vacillantes sur son corps rectangulaires. Une seconde unité, en provenance de la station, vient à sa hauteur. Tous deux sont frappés de jaune, ce sont des modèles de commandement OOM.</i><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files4/b/8/1/droideb2-5dbed4.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>- /Le fugitif est probablement encore dans le périmètre sergent. Les cellules IG-100 n'ont pas réussi à l'intercepter./ L'explosion a brouillé leurs capteurs./</strong></span><br /><br /><img src="https://img.xooimage.com/files4/b/8/1/droideb2-5dbed4.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>- /Continuez les recherches./ Le fugitif doit être intercepté à tout prix, ordres de l'état major./</strong></span><i>, répond celui avec les jumelles. Accourt alors un troisième B1.<br /></i><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files10/8/e/3/droideb1-5dbebb.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>- /Sergent, sergent !/</strong></span><br /><br /><i>Les deux, comme un seul homme – ou plutôt une seule machine – se tournent vers le nouvel arrivant, qui mime un garde-à-vous sommaire puis enchaîne d'une voix synthétiquement aigu :</i><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files10/8/e/3/droideb1-5dbebb.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <strong><span style="color:#ffff00">- /Un vaisseau non autorisé vient de quitter les hangars./</span></strong><br /><br /><i>Vaisseau non autorisé ? La conclusion s'impose d'elle-même : la diversion a porté ses fruits, Lyzs a réussi à atteindre le vaisseau Bellbulab et commence à s'échapper. Avec l'explosion de la station, la majorité des patrouilles rappliquent sans doute ici. Un hasard cruel pour Tericarax, mais favorable dans la réalisation de son objectif premier, la fuite de l'humaine. Maintenant qu'ils ignorent à nouveau sa position exacte, il va pouvoir songer à une façon de s'échapper...La navette de ravitaillement va bientôt descendre, ce n'est qu'une question de minutes. S'il peut s'y accrocher, assurément il aura un moyen de s'échapper.</i><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files4/b/8/1/droideb2-5dbed4.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>- /Ce sont les fugitifs. Relayez mon message à toutes les unités :...</strong></span><br /><br /><i>La réaction du cyborg est instantanée. Si l'OOM ordonne qu'on livre la chasse à son vaisseau</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171161</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171161</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:02 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:02 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°24<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>Une dernière inspiration. Puis, plus rien. Le vide, le néant. Une absence de pensées, d’existence. Trop épuisée, Lyzs n’a pas le courage de faire face à sa terreur. Les bras croisés sur son visage, elle s’est abandonnée à l’obscurité la plus totale. Sa perception du temps s’est altérée. Si bien que l’éternité pourrait tenir au creux de sa main sans qu’elle ne s’en rende compte. Quand, soudain, une explosion à faire se réveiller les morts la sort de sa léthargie. Un souffle divin secoue sa cape et ses sens, la fille retrouve conscience… Comme si elle ne l’avait jamais perdue.<br /><br />Lyzs ouvre les yeux. Elle ne réalise pas vraiment ce qui est en train de se passer. Ses membres sont engourdis, ses nerfs sont secoués de douleurs électriques. Son esprit revient d’ailleurs, désorienté lui aussi. Tout son corps se crispe : avec peine, elle reprend le contrôle. Inconcevable… Elle respire. Au-dessus d’elle, le cyborg se relève et avance se main. Les yeux fatigués de Lyzs s’ouvrent un peu plus grand. Elle fixe les doigts squelettiques tendus vers elle, l’air étonnée, un peu perdue. Tericarax l’a sauvée ? Cette explosion a emporté le Sith avec elle ? </i><br /><br /><span style="color:#990000">— Générale ?</span> <i>Demande Tericarax d'un ton calme.</i> <span style="color:#990000">Lyzs ? Relevez-vous. Nous ne devons plus tarder, le temps presse.<br /></span><br /><i>La fille force pour cligner des yeux. Elle n’en revient pas d’être encore en vie. Timidement, fragile comme fleur fanée, elle attrape la main glaciale pour se laisser relever. Ses oreilles sifflent. Sa tête tourne et se redresse avec mollesse en suivant le mouvement imposé par son corps. Son prénom. Elle est sûre d’avoir été appelée par son prénom. Lyzs… Oui. La générale républicaine en avait presque oublié jusqu’à sa propre identité. Elle n’est pas qu’un outil, c’est aussi une personne. Une simple humaine qui doit rester en vie pour ne pas laisser trembler la galaxie. Les enjeux placés sur sa vie sont trop importants pour se laisser noyer par les mots d’un Sith. Si sa volonté était étouffée par un brouillard de doutes et de résignation, la lumière commence enfin à percer et à la libérer. <br /><br />L’ex-lieutenant secoue le long vêtement de Lyzs. Perdue, elle ne comprend pas vraiment ce qu’il fait. Elle est bien loin, toujours en train de nager dans ses pensées pour revenir au monde qui l’entoure. Un monde qui tourne… Qui tourne… Stop ! Fuir. Survivre. Elle secoue la tête. Ses moyens lui reviennent enfin, à leur rythme. Le cyborg a fini de fouiller, il lui explique la situation. Tericarax cherchait en fait la clé de son vaisseau. Et, même si nombre de mots sont déformés par les sifflements et les vertiges, la générale comprend qu’il va falloir faire route à part. Le cyborg explique qu’il trouvera un moyen de s’en sortir, mais cela ne plaît pas à Lyzs. Son visage et son silence expriment son malaise. Ce genre de discours n’annonce généralement rien de bon… Elle prend tout de même la clé, il n’y a sûrement pas d’autre solution. Convaincue qu’il en est largement digne, elle décide de faire confiance à son partenaire. Mais, ce n’est pas sans regrets.<br /></i><br /><span style="color:#990000">— Ceci marquera la fin de notre collaboration, générale Yvanol. Ce fut un plaisir de travailler avec vous.</span><br /><br /><i>Devant cette main tendue, devant ces faits, Lyzs a envie de protester. Elle voudrait trouver un autre moyen, plus sûr. Quelque chose qui lui permettrait de savoir que tous les deux s’en sont sorti indemne. Mais, elle se tait. Elle n’a pas la volonté de tenir tête à Tericarax. Pas après tout ça. D’un revers, elle essuie le sang séché berçant son regard. Enfin, elle serre la main du kaleesh. C’est une poignée ferme, aussi sincère que douloureuse. Les yeux saphir de la générale sont plongés dans les iris dorés du cyborg. Elle le remercie, en silence, de sa deuxième main qui vient recouvrir cet ultime salut. Même si l'ex-séparatiste ne peut pas en sentir la chaleur, Lyzs n’a pas le courage de s’exprimer autrement. Elle a l’impression d’abandonner celui qui vient à peine de la sauver. Sa gorge est serrée. Gravement, respectueusement, elle fait un dernier signe de la tête avant de tourner le dos au grand cyborg et de remonter la cape sur sa tête.<br /><br />Cachée sous le vêtement séparatiste, Lyzs traverse la zone calcinée par l’explosion. Elle se tient droit, elle est déterminée. Il ne faut pas que ce plan-ci échoue. Il ne faut pas décevoir la république, ni Tericarax. Elle doit rentrer chez elle et empêcher la CSI de faire pression grâce aux mensonges de Sharkaran. Ces premiers pas lui servent à souffler sur les braises de sa volonté. La fille tend son bras dans le vide. Y vole son sabre, ou du moins ce qu’il en reste. Elle n’accorde même pas un regard à l’arme détruite. Elle la secoue pour que les parties brisées -qui tenaient les unes aux autres grâce à des fils brûlés- se détachent de la chambre du cristal. Un bref coup d’œil. La pierre est toujours là. Elle fourre l’objet dans l’une de ses poches avant d’emprunter la porte qui s’ouvre sans bruit. La voilà dehors. Maintenant, il ne faut pas se faire repérer…<br /><br />Comme une ombre, elle glisse le long du mur. Le gouffre à sa gauche… Elle vérifie qu’elle est sur la bonne direction. Elle se tient le bras : la douleur ne veut pas partir. Tous ses nerfs sont endoloris. Se déplacer est une véritable épreuve. Montrer qu’elle a encore des ressources devant Tericarax était une chose, mais se prouver à elle-même qu’elle peut continuer dans cet état en est une autre. Mais, elle n’a pas le choix. Après un arrêt, elle se donne un coup de fouet pour reprendre sa route à bon rythme. Les unités séparatistes approchent, le temps est précieux. En fait, les droïdes sont même sont déjà là, tout autour du complexe. Ceux-ci ne sont pas nombreux, pour l’instant, mais il ne fait aucun doute que les renforts ne vont pas tarder à arriver. Il lui faut donc prendre de la distance. Et, vite. Car, si elle se fait repérer, tout est fini. <br /><br />Sans bruit, elle quitte son mur pour passer derrière un petit bâtiment. Elle échappe à la vue d’une patrouille qui passe là. Ensuite, elle se sert de la lumière des étoiles pour se guider à travers toute la machinerie qui relie les immenses cuves au bâtiment principal. Il y a des droïdes de tous les côtés. La discrétion est de mise et le chemin est étroit. De là où elle est, elle peut atteindre et longer les conduits qui la mèneront jusqu’au dernier bassin qu’elle devra contourner pour arriver à la sortie de la station… Et après ? Il lui reste toujours cette immense place à traverser. Tout ce chemin à découvert... C'est de la folie ! <br /><br />D’un coup, elle entend le pas de la patrouille qui vient de passer qui s’accélère. Puis, des tirs ! Cachée jusque-là, elle prend le risque de sortir son museau de sa cachette pour voir que tous les droïdes semblent se rassembler au même endroit. C’est donc pour ça, que Tericarax est resté ? Logique… Digne de lui. Elle sent le besoin d’y retourner, d’aller le sortir de là. Mais, ce serait stupide ! Il ne faut pas gâcher cette chance. Il fait tout ça pour elle, après tout ! La fille souffle pour se donner du courage et se lance pour rejoindre le fameux conduit. Elle le longe en prenant soin de ne pas dépasser de celui-ci. Enfin, elle arrive à la cuve. Elle peut se redresser et continuer son chemin. Elle lute pour ignorer les bruits de tirs. Puis, une explosion attire son attention. Que fera-t-elle si elle tente d’aider Tericarax ? Elle n’a plus son sabre et l’ennemi est en bien trop grand nombre. Elle se crispe, jure et se maudit. Elle continue sur sa lancée, il est trop tard. Chaque pas qu’elle fait est une prise de risque. Et si un B1 était resté là ? Si un pas de trop la faisait tomber nez à nez avec lui ? Dans d’autres circonstances, elle serait prise d’angoisse et ralentirait. Mais, pas maintenant. Elle accélère et arrive au bout. Là… rien, personne. La voix est libre ! Elle file alors à toute allure et traverse ce vide qui la sépare des rues Utapaun. Soulagée, la générale touche le premier mur qui se trouve là, comme pour se montrer a elle-même qu’elle a pu s’en sortir. Elle reprend son souffle en marchant, puis reprend un rythme plus rapide. D’un coup, un flash illumine le ciel. Il est suivit d’une puissante détonation et d’un souffle brûlant. Tout vient de la station. Lyzs s’arrête et se retourne un instant, mais elle ne lute plus. Elle ravale son empathie et reprend sa fuite pour s’en sortir, comme convenu. <br /><br />Après plusieurs minutes de marche rapide, notre républicaine aperçoit enfin le hangar. En traversant les petites ruelles, elle a pu entendre que les rues censées être désertes étaient empruntées par de nombreuses unités séparatistes. Ce mouvement est à la fois inquiétant et rassurant : la situation à la station ne doit toujours pas être désamorcée. Tericarax est sûrement encore en vie et son chemin jusqu’au vaisseau est libéré. Cet endroit devrait être gardé, en effet, mais il n’y a pas âme qui vive et c’est tant mieux. Lyzs quitte les petites rues avec précaution. Elle s’assure à nouveau que personne n’est là pour la repérer et emprunte quelques larges marches pour s’allonger le long de ces dernières. Elle ne laisse dépasser que sa tête pour balayer l’endroit du regard. Elle a atteint l’immense structure logée dans la roche. Le hangar est une large brèche qui enserre à elle seule toute une partie du puits naturel. Comment trouver un chasseur en particulier dans un endroit si vaste ?<br /><br />A l’intérieur, quelques lumières sont allumées. Il y a du mouvement, mais tout est plutôt calme. Et, à première vue, rien ne correspond à la description du chasseur de Tericarax. Elle ne devrait pas le manquer, disait-il... Le vaisseau devrait donc être mis en évidence quelque part. Ses yeux quittent donc l’intérieur pour regarder autour d’elle. C’est là, quelque chose attire son attention : les plateformes d’atterrissage. Peut-être que l’engin s’y trouve ! Elle force sur sa vue pour regarder dans l’obscurité. De grands disques d’acier surplombent le vide. Sur l’un d’entre eux se trouve un étrange chasseur. A la manière des podracers, un cockpit est attaché à deux sortes de moteurs… Des ailes rondes, c’est bien ça ! Lyzs ne perd pas une seconde de plus et fonce vers la machine sans se soucier du bruit. Elle a bien vu qu’il n’y avait plus personne pour monter la garde, ici. Et ce ne sont pas les machines du hangar qui vont s’en prendre à elle.<br /><br />La républicaine arrive enfin devant la plateforme où s’activent deux magnagardes. Il y avait donc encore de quoi lui poser soucis, ici ? Pourquoi attendre qu’elle s’approche tant du chasseur ? La générale jette un œil au vide. Un combat rapproché à quelques mètres du bord, peut-être ? Ou bien ce sont simplement des IG-100 qui n’ont pas reçu l’ordre –apparemment- général ? Les deux machines s’avancent dangereusement en activant leurs bâtons électriques. Lyzs ralentit sa progression et penche la tête en avant. Elle se demande si c’est un complot. Peut-être que quelque chose, ou que quelqu’un, essaie de lui mettre des bâtons dans les roues. Encore et encore, il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Peut-être même est-ce la Force qui se joue d’elle ? Enfin… Quoi qu’il en soit, sous sa cape ramenée en capuche, elle n’affiche pas son habituelle appréhension. Elle est plutôt lasse, voire agacée, de voir qu’on essaie encore de l’empêcher d’agir. Pas de temps à  perdre avec ces incapables… Elle tend sa main tremblante vers les machines qui s’élancent vers elles. Puis, sans même s’arrêter, d’un seul geste, elle les balaie dans le vide comme de vulgaires déchets. Les sons des bâtons électriques s’éteignent dans la chute des gêneurs alors que Lyzs ne leur accorde pas la moindre importance.<br /><br />Arrivée au cockpit qui s’ouvre. Elle saute dans le chasseur et loge la clé rectangulaire dans son compartiment. De petits écrans, un holoviseur, divers boutons et d’autres instruments s’illuminent ensemble. Les réglages basiques s’opèrent. Le siège s’avance pour qu’elle puisse atteindre le manche. Elle fait craquer sa nuque et ses épaules pour faire glisser la cape sur sa chevelure. Elle observe le tableau de bord et saisit les commandes. Tout est assez similaire à ce qu’elle connaît déjà. Bien. Pour l’instant, les paramètres standards feront l’affaire. Quelques boutons sont pressés. Les moteurs se mettent en marche et font voler la poussière qui s’est accumulée là à cause des vents sévissant en surface. Le puissant ronronnement surprend la générale qui s’était habituée aux sons artificiels des simulateurs. Cette fois, les sensations sont bien réelles. Sans hésiter cependant, elle met les gaz. L’engin s’élève alors pour suivre les mouvements donnés au manche avec précision. Derrière elle, dans le hangar, on s’agite pour comprendre ce qu’il vient de se passer. Mais, le chasseur a déjà filé.<br /><br />La générale prend un moment pour regarder les étoiles encerclées par la roche. Elle pourrait filer, rentrer chez elle et suivre le plan, mais non. D’abord, il faut prêter main forte à Tericarax. Elle est maintenant aux commandes du chasseur. C’est un outil puissant. Peut-être qu’elle peut en faire quelque chose ? Ne pas prendre plus de risques et s’enfuir, c’est le programme. Mais, Lyzs n’est pas prête à regretter de ne pas avoir tout tenté. Alors, elle s’oriente vers la station de traitement des eaux. L’engin l’y conduit en un rien de temps. Les deux moteurs dévorent les mètres avec une facilité déconcertante. La générale, sanglée et clouée à son siège, peut vite apercevoir le complexe.<br /><br />Des flammes, des tirs de blaster et une épaisse fumée noire. Ce sont les premières choses qui frappent Lyzs alors qu’elle incline le vaisseau pour mieux voir. Quelque chose a éventré le bâtiment principal. En est pour preuve le feu qui se fait attaquer par de maladroits jets d’eau s’échappant des canalisations brisées. Un véritable raz-de-marée de métaux s’abat sur l’endroit : des centaines de droïdes sont en train de converger vers une zone assaillie de mille tirs. La républicaine ne perd pas de temps. Ils sont certainement en train d’essayer d’abattre Tericarax. Il faut donc agir vite. Son appareil se redresse avant de plonger vers la zone. Mais, très vite, ses instruments virent au rouge : le chasseur est verrouillé par un missile. L’objet est vite repéré car il arrive de face. Par réflexe et par précaution, Lyzs vérifie que le bouclier est bien actif. Tout est en marche, mais il est hors de question de se laisser toucher pour autant. Quelques mètres avant l’impact, l’engin vrille et évite le projectile de peu. Les instruments se calment et l’alerte se tait. <br /><br />Alors que le missile va s’écraser contre la pierre, loin derrière, la jeune pilote se concentre sur son objectif. Il lui faut trouver un moyen de causer le plus de dégâts au sol avec seulement trois canons. Elle se rapproche de la station à toute vitesse. Et, comme elle pouvait le prévoir, son viseur vire à nouveau au rouge. De nouveaux missiles sont tirés. Quatre… cinq, puis six missiles sont lancés ! Mais, la générale ne peut pas changer sa trajectoire avant d’avoir porté son premier coup. Pour ne rien arranger, une partie des droïdes semble avoir reçu un nouvel ordre : les tirs commencent à partir vers le ciel et dépassent les missiles. Heureusement, l’engin est trop loin pour eux. Il échappe à la plupart des feux et les quelques chocs qui se perdent sur son bouclier n’ont plus assez de puissance pour le faire céder. Cependant, ils masquent la visibilité en s'ajoutant à la fumée qui forme un nuage de plus en plus épais. Presque en s’en remettant entièrement à la Force, Lyzs fronce les sourcils pour trouver l’objectif à temps. Ca y est ! La cible est alignée, la républicaine presse la gâchette à son tour. Trois tirs filent à toute allure vers le sol. Trois tirs qui ne seraient peut-être jamais parti si la garde avait pris en compte les conséquences, mais la vitesse, l’urgence et l’alarme de verrouillage qui retentit ont un effet des plus désinhibant.<br /><br />A peine le geste effectué, Lyzs change de trajectoire pour perturber les missiles. Tandis qu’elle se lance dans des manœuvres d’évasion, ses lasers percutent le métal. En bas éclate la paroi d’un bassin que contournait le gros des troupes séparatistes. Finissant de céder sous le poids de l’eau, le grand réservoir déverse brusquement tout son contenu sur les droïdes qui se trouvent là. Ce sont des dizaines et des dizaines de pantins armées qui sont emportés vers le vide alors que le son des missiles ayant manqué leur cible raisonne dans le puits naturel. La républicaine s'en est sorti, mais la concentration que requiert le pilote met ses nerfs à bout d'épreuve. Haletante, la générale effectue un virage pour amorcer son second passage. En plus du combat contre l’infanterie, elle se bat contre elle-même. L’adrénaline éclipse sa douleur, mais ses bras tremblent de fatigue et ses yeux sont brûlants. Elle secoue la tête, comme pour chasser sa propre faiblesse, avant d’essuyer la sueur de son front. Elle accélère ensuite pour rejoindre à nouveau la station. Mais, impossible de voir le résultat de son attaque ou de trouver l’ex-lieutenant. Le nuage de fumée commence à surplomber tout l’endroit et la lumière des flammes n’est pas assez puissante pour aider à voir au travers. Il va lui falloir plonger dans la purée de pois pour repérer Tericarax et tenter de l'aider…</i><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none"><span style="color:#66ccff">On pourrait penser que j'impose beaucoup de choses à Tericarax, mais ce sont bien sûr des choses dont nous avons discuté. </span></div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171160</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171160</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:02 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°23<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Comment tenir les Sith en échec ?<br /><br />Alors que Tericarax se sent violemment projeté en avant, cette question vient à nouveau hanter son esprit. Comment peut-il stopper les utilisateurs du Côté Obscur ? Autour de lui, les ombres des machines filent à toute vitesse, comme un couloir d'arbres qui s'étirent lorsqu'on est à pleine vitesse sur un speeder, une allée de formes noires et titanesques, une assemblée spectrale qui ne dévoile que trop bien sa vitesse. Avec quelle puissance a-t-il donc été éjecté ?<br /><br />Il cherche une accroche, mais futile : il a bien trop accéléré, il ne ferait qu'arracher ce qu'il pourrait bien agripper dans sa course, ou y laisser même un bras. Ses vibrolames se rétractent, inutiles et gênantes. Fascinant processus, comment son ennemi a-t-il pu le propulser si puissamment ? A-t-il subi un contre-coup ? Car toute action provoque une réaction opposée et de force égale, c'est un principe fondateur de la physique classique. Non, probablement pas, il n'aurait pas prit le risque de...Roc noir, droit devant lui. Roc ? Non, mur. C'est un mur noir, c'est une ombre qui se dresse et occulte tout. Réaction rapide, il ramène ses bras devant lui en protection. Mais cela n'amortit pas le choc ; avec fracas il heurte l'obstacle, aveugle dans cette obscurité silencieuse et dure. Le fer gémit dans ce duel rapproché, avec un hurlement il se déforme, la tôle se froisse, tient bon mais cède ultimement au corps gigantesque du cyborg propulsé à une terrifiante vitesse. Clonc ! Font des gonds invisibles, et Tericarax se retrouve à rouler au sol, incontrôlable. Ses yeux cherchent des images à analyser comme ses griffes cherchent un relief où s'accrocher. Si les seconds échouent, les premiers captent de nouveaux éléments : une aveuglante lumière, puis un passage au noir, puis vert, lumière, noir. Non, ce n'est pas du noir, c'est un grillage. Lumière, plafond, grillage, vert (vert ?). Un ultime tour, soudain le vide.<br />Le sol se dérobe sous son corps et s'ouvre brusquement en un précipice. Privé de plancher sur lequel rouler, ses sens de l'équilibre peinant encore à le situer, Tericarax se met à chuter. Il secoue la tête, tente de reprendre ses esprits, le monde tangue encore, mais à présent il chute, au diable les malaises et les vertiges ! Une désagréable sensation, celle de son cerveau mis dans un manège lancé  à pleine vitesse, et des images étirées l'accompagnent vers sa perte.<br /><br />Ses bras fouettent l'air à la recherche d'un appui. Bien vain effort, ses griffes se referment sur l'air riant, il n'a qu'une seule prise : le néant. Ridicule. Tout ça pour ça ? Illogique, ce n'est pas acceptable. Il faut une solution, il faut une solution. Brusque coup de fouet de son esprit et de tous ses implants cérébraux, une sensation électrique parcourt tous ses organes vitaux, son pouls s'accélère pour favoriser les réactions rapides. Un ordre, un seul : il faut agir, et vite. Les processus tuent son malaise : les images cessent de se tordre autour de lui, la sensation de tournoiement meurt elle aussi. Libre de penser, il faut observer. Ses yeux passent extrêmement rapidement autour de lui, détaillent une série de visions : son habit, déformé en d'innombrables plis ondulants dans sa chute, au-dessus une plate-forme grise, plus haut un plafond. Là, différence de couleur, il perçoit un relief, une grue de fer. Relief, prise, attache, c'est ce qu'il lui faut ! Sans réfléchir plus longtemps, il ramène devant lui son bras dans cette ultime direction, ce cap inespéré et projette son grappin. Le petit objet s'éjecte au son de la bobine de fer qui se délie. Vzzzzzzzzz. Tchak ! Tericarax sent brusquement sa chute s'arrêter, se terminant sur une violente secousse. La grue se déforme et se courbe sous son poids. Va-t-elle tenir bon ? L'acier s'échine, se ploie sous cette charge imprévue même du meilleur ingénieur. Quelques articulations cèdent, la grue se déforme, se déchire à certaines portions ; deux nouvelles secousses font descendre Tericarax d'un bon mètre plus bas, toujours suspendu à son fil de survie. Vacillant, notre cyborg tousse.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Hnnrgh</strong></span>, <i>fait-il, car cette position rend sa respiration particulièrement bruyante.<br /><br />Au-dessus de lui, de gros néons blancs éclairent toute la pièce. Le plafond est constitué par des poutres métalliques courbées, sur lesquelles reposent d'épaisses tôles ondulées. Un entrepôt. Il baisse les yeux...Mais en-dessous nulle marchandise entreposée, nulle caisse stockée, nulle armoire où l'on aurait déposé des biens, non : à la place s'étend une gigantesque piscine où bouillonne un liquide verdâtre, fluorescent - comme radioactif. Des vapeurs funestes en remontent, des bulles épaisses éclatent parfois à sa surface. Le mélange toxique et vicié n'attend que Tericarax, impatient de goûter son corps froid et de le fondre, plasto-céramique comme duranium.<br /><br />Maintenant pleinement en possession de ses moyens, l'esprit de Tericarax s'apaise : l'impulsion mentale se tranquillise, le Kaleesh réfléchit à nouveau à son rythme habituel. Les néons grésillent au-dessus de lui. La grue agonisante gémit son malheur. Les bulles éclatent dans des tonalités graves et visqueuses, liquides et malfaisantes, la voix affamée de cette piscine obscène qui réclame son sacrifice. Malheureusement, la chèvre qu'on a choisi ce soir de lui livrer mesure deux mètres, pèse cent soixante quinze kilos, est composée à 86.3% de métal, plastique et autres alliages artificiels, et s'appelle Tericarax. Il s'agit probablement de la cuve d'où proviennent tous les produits nécessaires au traitement des eaux : là nagent des agents extrêmement agressifs, probablement une soude assez puissante pour ronger la plupart de ses composants électroniques, des anti-microbiens et peut-être même certains mélanges enzymatiques pour plus facilement détruire les excréments. Une mare corrosive qui, s'il était tombé dedans, aurait sans doute rongé une bonne partie de ses systèmes électroniques. Coup de chance que la grue ait supporté son poids. Non, ce n'est pas tout à fait de la chance ; juste un risque qu'il était prêt à prendre, car la probabilité d'un succès aussi infime soit-elle était préférable à celle d'un échec définitif et d'une indiscutable chute dans cette mare bouillonnante. Il active son grappin, qui commence à le remonter – lentement pour ne pas forcer la grue et la faire définitivement céder.<br /><br />Faisons la part des choses. Au début de sa rencontre avec le Sith, Tericarax avait senti revenir en lui des effluves courroucées et sanglantes ; il ne ressent plus rien, à nouveau son esprit bat à des pulsations glaciales et méthodiques. Quelle que soit l'origine du phénomène, il semble que celui-ci ne soit que passager ; comme un fil électronique génère un champ magnétique quand on y fait courir du courant, il se peut que son esprit se mette à ressentir, par un phénomène d'induction, sous certaines circonstances. Seulement, quoi ? Est-ce donc la Force qui aurait produit ça ? Non, ce n'est pas correct ; il n'a rencontré aucun sensitif lorsqu'il s'est impatienté quelques jours plus tôt et a violemment giflé un Pau'an un peu trop sûr de lui. Une origine liée à la Force est à écarter. Mais alors, quoi ?<br /><br />Revenu à une hauteur suffisante, ses griffes se posent enfin sur la plate-forme grillagée. Il tire d'un coup de poignet, pour déloger son grappin, qui revient en sifflant. Toutefois, le mouvement tord encore la grue ; avec un craquement, elle tombe sur le flanc, et chute. Tericarax ne lui prête plus attention, occupé à ses réflexions.<br /><br />L'origine du phénomène n'a pas d'importance, c'est aussi simple que ça ; ou plutôt son importance est moindre face à d'autres problèmes plus urgents. Son grappin achève de reprendre sa place dans son poignet gauche, l'ex-séparatiste se met en marche. Il doit parcourir le chemin inverse au plus vite, mais il ne peut pourtant agir dans la hâte. Il enjambe une porte désarticulée, arrachée et jetée au sol - sans doute est-ce avec celle-ci qu'il a subi le choc initial qui l'a envoyé rouler – puis replonge dans l'obscurité. Ses yeux s'habituent peu à peu aux ténèbres, son esprit entame toutes les pistes simultanément. Son pas est rapide. S'il a été expulsé dans une direction, il est tout à fait raisonnable d'imaginer que la générale a été expulsée dans celle opposée. Si elle aussi a heurté un mur, aura-t-elle survécu ? Pas si elle a pris une accélération supérieure ou égale à celle de Tericarax ; ses organes internes ne sont pas dans une cuve pressurisée comme le sont les siens, la vitesse les aurait broyés. Le pas du Kaleesh s'accélère. Cette hypothèse est plausible, mais les Sith sont connus pour aimer à corrompre leurs ennemis, les Jedi. Or, le Bith avait incorrectement pris Lyzs pour une Jedi. L'hypothèse d'une mort brutale sous le coup du choc est peu probable. Mais peut-être a-t-elle été sonnée, et que le Sith profite de sa faiblesse pour la mettre hors d'état de nuire. N'avait-il pas manifesté de l'intérêt pour son sabre laser ? Il désire plus l'objet que celle qui le manie alors. Le pas est à présent une course. Tericarax avance dans l'entrepôt, guidé seulement par ses propres pas. Les machines continuent autour de lui leur incessant bourdonnement. Pssshh fait un engin avant de lâcher un nuage de vapeur devant lui – qu'il traverse sans s'en préoccuper. Il retrace le chemin inverse, pour revenir à sa position de départ. Hypothèse suivante : il est envisageable que le Sith et la générale aient engagé un duel. Cela se fait sous hypothèse que la poussée de Force initiale imprimée à l'Yvanol ne l'ait pas sonnée, rendue inconsciente ou tuée, mais l'on a observé que pareil cas n'était pas très vraisemblable à la lumière de la psychologie Sith communément admise et observée. En cas de duel, qui l'emporterait des deux sensitifs ?<br /><br />Question impossible à résoudre en l'état actuel des choses. Les observations sur les spécimens sont insuffisantes pour...Spécimens ? Est-ce que...Est-ce que tout ceci n'est à nouveau qu'une expérience ? Cet affrontement ici et maintenant entre une républicaine et un manipulateur du Côté Obscur ne relève de rien de plus qu'une simple...Tericarax tousse bruyamment.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Après tout, n'est-ce pas par le hasard que se sont faites maintes découvertes ?</strong></span><br /><i><br />Si c'est une nouvelle observation, ne devrait-il pas rester en dehors de ce combat ? Intervenir reviendrait à influencer la manipulation, donc à fausser le résultat et toutes les conclusions qu'on peut en tirer. Mais ce n'est pas le résultat que Tericarax recherche. Côté Obscur et Côté Clair, il se moque de savoir lequel domine l'autre. Un outil n'est puissant que proportionnellement à la maîtrise de celui qui l'utilise, cette vérité est indiscutable. Peut-on discourir sur les puissances respectives d'un blaster et d'un sabre laser si l'on donne l'un à un expert tireur, l'autre à un enfant maladroit ? Non, on ne peut rien conclure, car il y a une variable cachée qu'on a pas pris la peine de contrôler. Et quand bien même, il n'a que faire des puissances respectives des deux dogmes. Lui n'a qu'une envie : comprendre le fonctionnement intrinsèque des choses, apprendre et découvrir les mécanismes et règles qui dictent l'existence de la Force. Est-ce que savoir que la générale a vaincu le Sith ou l'inverse va l'aider dans cet objectif ? Absolument pas. Ce n'est qu'un résultat stérile, vide d'intérêt comme de conclusions.<br /><br />Une chose à la fois de toute évidence. La survie de la générale est prioritaire ; sa mort signerait le début d'un conflit sanglant à une échelle galactique. Bien que Tericarax n'ait aucune considération pour les vies en jeu, une guerre n'est aucunement souhaitable. Il a un killik qui réclame qu'on règle son compte, il a des expériences à poursuivre, encore bien des choses à accomplir ; une guerre ne serait ni plus ni moins qu'une contrainte supplémentaire, une difficulté ajoutée à tous les obstacles qui se dressent entre ses objectifs et lui. Il passe à côté d'une machine broyée. Le sol n'a pas supporté le choc, déformé, tordu, déchiré même. La silhouette de l'objet est familière ; c'est celle que le Sith avait tenté de faire tomber sur lui au début de l'affrontement. Il est de retour au point de départ. Il s'arrête un instant pour écouter. Le boucan des machines couvre tout, ainsi que sa respiration asthmatique...Il faut écouter. Malgré la contrainte de temps, notre cyborg est toujours parfaitement calme. Sons de turbines...Grondements des canalisations...Vibrations des moteurs...Cliquetis multiples...Cliquetis ? Il se concentre sur ces bruits. Ce n'est pas la vibration d'un moteur...C'est celle d'un sabre laser.<br /><br />Le Kaleesh reprend sa course à l'aveugle. Il passe entre les lourdes machines, arrive finalement devant une...Porte ? Une porte ? Il écoute à nouveau. Derrière, il distingue les sons de sabre laser. Des voix lui parviennent, mais l'acier l'empêche d'entendre ce qui se dit. Stoppé par une porte ? C'est hors de question, c'est inacceptable. Il cherche autour de lui ; il doit bien y avoir un panneau de contrôle pour l'ouvrir. Avec le cœur magna toujours en sa possession, il peut sans doute créer un court circuit et ouvrir la porte. Là, le voici. Un petit rectangle, juste sur la gauche. Il s'en approche vivement...Des étincelles jaillissent de l'écran - éventré...Le Sith a tout massacré, huh? Alors la porte est retenue non pas par l'électronique mais par la Force...Toute action entraîne une réaction opposée. Assez de temps perdu. Il sent chaque seconde passer comme une éternité, la vie de Lyzs est sur la balance. Il écarte les bouts de verre massacrés...Hmm...Pas besoin du coeur magna en réalité. Les fils sont là, mis à nu, il ne suffit que de les reconnecter. Avec application, Tericarax attrape deux fils, les fait se toucher. Une led rouge s'allume devant la pièce. Mauvais choix, mais il s'en moque. Il prend deux nouveaux cheveux électriques et les connecte. La lumière passe à l'orange, au bleu, clignote. Sur la porte, des led se mettent à biper furieusement. Quelle séquence? Bleu, rouge, rouge, bleu, rouge, bleu. Il change de fils. Bleu, bleu, rouge, bleu, rouge, bleu. Il change la configuration des fils. Bleu, bleu, bleu, bleu, bleu, bleu. Toutes les led se figent sur cette teinte,puis passent au vert. Un lourd verrou mécanique bouge, et la grande mâchoire industrielle s'ouvre. Une lumière artificielle se déverse dans le couloir, aveuglant le scientifique. Nouveau coup de fouet dans l'esprit du scientifique, ses yeux ignorent la douleur. Il voit une ombre penchée au-dessus de Lyzs Yvanol, tenant un sabre blanc entre ses mains. Sans réfléchir, son bras attrape à sa ceinture son blaster sonique, vise puis tire. </i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- J'ai besoin de cette humaine vivante</strong></span>,<i> dit-il en pressant plusieurs fois la gâchette.<br /><br />Il est encore aveugle à cause du brusque changement de luminosité mais distingue bien les effets de son action : la forme est désarmée par le coup, mais s'écarte vivement. Dans les teintes changeantes, blanches, noires, grises (revoici enfin les couleurs de sa rétine Kaleesh) il ne voit qu'elle. Une soudaine force lui arrache son arme et l'envoie voler dans la pièce. L'image se précise, il distingue le Bith. Il tend les doigts vers lui. Hors de question de lui laisser le temps d'agir ! Les vérins surpuissants activent les jambes du cyborg, il s'élance d'un bond et décoche un fantastique uppercut au maître obscur, lui arrachant un gémissement de douleur et l'envoyant en arrière, contre un établi où les outils crient, dérangés par le fracas. Le Sith sourit, ricane.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">- Ah ah, oh oh, tu es du genre énerv-</span><i><br /><br />Il n'a pas le temps de finir sa phrase, un nouveau coup manque de lui écraser le crâne, déforme l'établi derrière lui. Tericarax décoche un coup de pied. Le Bith roule entre ses jambes, se remet en posture de combat, haletant. Le combat contre Lyzs l'a sans doute éprouvé. Pas de chance. Il tend la main, rattrape le sabre de la générale, mais les vibrolames de Tericarax viennent intercepter l'attaque en traître. S'il avait été capable d'éprouver la moindre patience, celle-ci serait à présent à son terme. Il n'a plus le temps d'étudier ce spécimen, il n'a pas le temps de vérifier sa façon de combattre pour trouver une stratégie contre lui, pas le temps, pas le temps, pas le temps. Ses vibrolames se déplient et sifflent, et tous ses gestes accompagnent ce constat. Chaque seconde compte, mais il faut aller plus vite que la seconde, frapper au-delà de la perception rétinienne, là où seuls les réflexes comptent, là où la fatigue devient la plus cruelle des maîtresses !<br />Gauche, droite, estoc, quarte, Tericarax ne réfléchit pas, les heures d'entraînement en compagnie de son magna dictent tous ses gestes. Il ne considère aucun mouvement défensif, tout son talent se porte sur l'offensive. Ce n'est pas une danse de lames, non : le géant d'acier déploie une tempête de coups, avance sans perdre une seconde sur le Sith trempé par la sueur et essoufflé par l'épuisement. Comment mettre en échec les Sith ? La réponse est simple.<br />Sa vibrolame manque de peu la nuque du Sith, qui évite sur le côté, tranche une baguette d'acier qui vient s'écraser au sol. Un nouveau coup découpe un tuyau, laissant une estafilade dans le mur. Pas question de lui laisser la moindre ouverture. Tericarax accélère, pousse son corps cybernétique au maximum de ses réflexes. Deux coups à la seconde, puis quatre, puis huit, neuf...Dix. Il attaque de tous les angles, coup de taille et d'estoc se succèdent et se superposent, des rotations de ses poignets accompagnent les gestes pour semer le plus de confusion possible. Vibrolames et regard froid contre sabre et regard courroucé. Comme un prédateur, l'ex séparatiste foudroie son ennemi d'une tempête de coups pour l'empêcher de répliquer.<br />Son ennemi fait un bond en arrière, et lance ses deux mains vers lui. Tericarax se sent brusquement propulsé à l'opposé. Il resserre ses griffes au sol, glisse, s'écrase contre un mur, tousse, atterrit au milieu des outils, une clef à mollette lui tombe sur l'épaule. <br /><br />Le bith, après une révérence, s'élance vers la porte que le Kaleesh a déverrouillée pour lui. Il s'échappe, il compte s'échapper ? Sa fuite serait un immense problème, car il emporte le sabre de la générale avec lui. Et il n'a pas la permission du cyborg pour fuir. Celui-ci bondit sur ses jambes, attrape au sol l'épaisse baguette d'acier découpée dans l'échange avec son ennemi, et la projette comme une lance, puis envoie d'un second mouvement un petit objet circulaire vers le Bith. Coup de Poker, c'est sa dernière chance. L'autre se retourne, tranche la baguette dans sa course, et d'un deuxième arc lumineux tranche la sphère. Tericarax plonge devant Lyzs. La dernière vision qu'il a du maître obscur est un sourire satisfait et insolent. Échec et mat, mon petit maître du noir. Comment tenir les Sith en échec ? Par la force et la ruse, trivialement : il vient de trancher le cœur magna, une source d'énergie hautement instable et inflammable. Le liquide énergétique qui l'alimente s'embrase et soudain, un souffle terrifiant, et une déflagration qui balaie l'endroit, secoue le sol, fait vibrer les outils, chauffe l'air à blanc, accompagné du soudain cri de douleur de leur ennemi. Tericarax s'est penché sur la générale pour la protéger de son corps de fer et encaisser le souffle à sa place ; l'explosion est très localisée, insuffisante pour ravager toute la pièce, mais le souffle aurait pu la blesser ou même l'achever compte tenu de son état. Elle est salie, blessée, haletante. Le combat l'a autant éprouvée qu'il n'a éprouvé le Sith. Sans ça, jamais Tericarax n'aurait pu espérer lui faire face de front et le tenir en respect. Au final, c'est elle qui a mené véritablement la bataille, lui n'a fait que ramasser les morceaux...Elle a gagné son grade par sa compétence et son mérite, cela ne fait aucun doute.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Générale ? </strong></span><i>Demande Tericarax d'un ton calme</i><span style="color:#990000"><strong>. Lyzs ? Relevez-vous. Nous ne devons plus tarder, le temps presse.</strong></span><br /><br /><i>Il tend une main vers la jeune fille pour l'aider à se relever. Elle est mal en point, va-t-elle seulement tenir la course à travers les égouts ? Si le produit corrosif qu'il a vu dans la cuve coule dans les conduits, survivra-t-elle aux vapeurs toxiques ? Son organisme ne va-t-il pas faire un terrible choc dans un milieu aussi purulent et malsain ? La réflexion est coupée court par des sons : il les entend et les connaît presque par cœur. La marche des B1. Comment a-t-il pu négliger pareil aspect ? Quel imbécile. Tout le vacarme qu'ils ont produit, l'explosion...Tout ceci a naturellement alerté les patrouilles ! À l'heure qu'il est, ils savent que des gens se trouvent dans le bâtiment. Les issues seront bientôt bloquées, les autres relais de la station surveillés. Le plan s'écroule en morceaux...À cause de sa négligence. Il s'approche de la jeune, fouille dans sa cape, qu'elle porte sur ses épaules, en tire un petit objet : une clef.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Écoutez moi bien générale. C'est la clef de mon vaisseau personnel, un chasseur belbullab. Coque mat, ailes rondes, vous ne pouvez pas le manquer. Les escouades droïdes seront bientôt sur nous. Il va être impossible de nous enfuir par la même route, j'en ai peur. Je vais constituer une – ultime – diversion pour que vous puissiez vous échapper. Je suis bien plus aisément repérable que vous. Je vais attirer les forces séparatistes. Vous, continuez à longer les ombres, suivez la route en gardant le gouffre à votre gauche. Lyzs ?</strong></span><br /><br /><i>Tericarax s'assure de bien avoir son attention. Il parle aussi clairement que possible pour lui laisser le temps de tout assimiler – elle est très intelligente, mais il ne doit pas sous-estimer la fatigue.</i><br /><span style="color:#990000"><br /><strong>- Vous vous échapperez avec mon propre vaisseau. Partez par la porte où nous sommes entrés. Je passerai par l'entrée principale. Si le killik a ordonné ma mort, mon profil étant bien connu des troupes séparatistes, je mobiliserai aisément leur attention. Ne vous inquiétez pas, je trouverai moi-même une façon de m'échapper ensuite.</strong></span><br /><br /><i>Il tousse, puis porte ses deux iris dorés dans ceux d'un bleu marin de son interlocutrice, tendant sa main en ultime signe de confiance.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Ceci marquera la fin de notre collaboration, générale Yvanol. Ce fut un plaisir de travailler avec vous.</span></strong><br /><i>Il rajuste sa tenue, digne d'un voyageur du désert. L'heure n'est hélas pas à la discussion; ils n'ont qu'une chance et une seule pour que Lyzs puisse, dans son état actuel, s'échapper. Le fantôme de Kalee est prêt à agir. Il a une guerre à empêcher; car qui voudrait voir pareil événement dans les manuels d'histoire, quand on peut y lire à la place de fantastiques découvertes scientifiques?</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171159</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171159</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°22<br />
Auteur : Lyzs</p>
<blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none"><span style="color:#66ccff">J'ai écris ce post avec plusieurs musiques, mais j'ai adoré celle-ci. Je ne vous dis pas de l'écouter impérativement avec le post. Si ça se trouve elle ne colle pas vraiment, mais je la mets à titre indicatif.</span><br /><br />[Flash unavailable]<br /></div></blockquote><br /><br /><i>Lyzs sent le côté obscur planer dans les lieux comme un brouillard de mort, mais elle n’en trouve pas l’origine non plus. Le Sith est doué, il se dissimule. Sa présence est fondue dans un nuage à travers lequel il est impossible de voir. Puis, d’un coup, quelque chose se décroche du plafond. Notre garde lève les yeux et s’écarte, mais elle n’est pas en danger : c’est Tericarax qui est visé. Celui-ci esquive d’un bond tandis que la générale se protège les yeux, au cas où. Après un grand fracas accompagné d’un long crissement, Lyzs observe l’impact. Tout autour de la lourde machine fumante,  le sol est déformé, plié. Des débris sont éparpillés ci et là, mais l’homme est toujours invisible. Il reprend :</i><br /><span style="color:#ff00ff"><br />—	Si je vous tue...Est-ce que j'aurai mon billet de sortie ?<br /></span><br /><i>La républicaine dégaine et allume son sabre, pas de doutes possibles : il s’agit du fugitif. Mais, où peut-il bien se cacher ? La fille lève les yeux. Plusieurs passerelles sont suspendues au plafond, mais elle ne voit ni n’entend personne. Quand, soudainement, quelque chose tombe de cet obscur nuage imaginaire. La générale se retourne alors pour placer son sabre devant elle sans savoir ce qui l’attend. Il s’agit du Sith qui se laisse choir pour atteindre son niveau. Mais, avant même qu’il ne touche le sol, lumière ! Lyzs se protège avec son arme. Elle y redirige d’incroyables éclairs de Force naissant du bout des doigts de son agresseur. Ce ne sont pas là de simples étincelles, il s’agit de véritables démons de lumière s’agitant en tous sens. Des démons imprévisibles dotés d’une incroyable vitesse et d’une intensité monstrueuse, si bien que la jeune femme peine à les contrôler. La foudre s’abat partout autour d’elle en des dizaines d’éclats assourdissants et brûlants. Il lui faut la maîtriser plus possible, appliquer la théorie, se concentrer, respirer, ne pas paniquer… Pour l’instant, tout va bien. Au milieu de la tempête et des explosions, la générale tient bon. Mais, pour combien de temps ?<br /><br />Puis, tout s’arrête. Lyzs, qui s’était mise sur ses appuis, se redresse. Sa vue se réhabitue doucement à l’obscurité pour qu’elle devine Tericarax. Il est là où se tenait le Sith et décroise ses deux imposantes vibrolames. Elle n’y voit pas de sang : il a donc manqué son coup. Pas étonnant, l’ennemi n’est pas un débutant. Non. Les pouvoirs dont il vient de faire la démonstration trahissent une incroyable maîtrise du côté obscur. Il ne se serait jamais fait avoir par une simple attaque isolée. Mais, comment fait-il pour se déplacer ainsi ? Confuse, la générale se remet de ses émotions et reprend immédiatement la recherche du dark. A nouveau, elle ne le trouve pas. Par contre, elle l’entend encore :</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Une Jedi, ici... Avec ton sabre laser j'ai mon billet de sortie, petite.</span><br /><br /><i>Lyzs, une Jedi ? Non. Mais peu importe ! Le Sith a pris de la distance. Sa voix semble venir de partout à la fois, mais notre garde se doute bien qu’il n’est pas loin. Plus rapide, Tericarax a l’air de l’avoir détecté alors que la républicaine perdait son temps à essayer de le sentir à travers la présence obscure. Elle voit que le cyborg se protège, mais de quoi ? La « Jedi », ne s’étant toujours pas réhabituée au manque de lumière, se cache en vitesse derrière son partenaire. Elle le sent : quelque chose arrive, mais quoi ? Et, au moment où elle comprend enfin ce dont il s’agit, de nombreux débris viennent s’écraser tout autour des deux « traîtres ». Elle se laisse tomber sur ses genoux et place ses mains sur sa nuque. Sabre éteint, un peu en panique, elle compte sur Tericarax pour tenir le choc. S’en suit un tir de blaster qui perfore l’habit du lieutenant pour passer juste au-dessus de la générale. <br /><br />Puis, silence. Lyzs se relève alors, pas vraiment sûre d’elle, pour voir que le Sith a disparu une fois encore. S’en suit une nouvelle recherche. Elle fouille la pénombre du regard. Cette fois cependant, c’est la bonne : après quelques secondes, elle sent enfin quelque chose. Sur ses gardes, elle relève les yeux et entend un craquement : un nouveau projectile, plus gros encore que le premier, leur arrive dessus. Lyzs jette alors son bras gauche en avant. L’épais amas de métaux craque à nouveau, comme s’il venait de percuter quelque chose, puis tombe quelques mètres devant les deux partenaires. Lyzs, qui s’était crispée pour se protéger du choc, s’agite lorsqu’elle entend un rire des plus condescendants. Celui-ci raisonne dans l’endroit, comme si sa nature était fantomatique.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Ah ah ah ! Ohhh… oh oh. Je vois… Un par un, alors ?</span><br /><br /><i>Là, le Sith apparaît de nulle part. Comme s’il avait toujours été présent, il se retrouve entre Tericarax et Lyzs. Avant qu’ils ne puissent réagir, l’homme a déjà une main sur les épaules de chacun de ses ennemis. Subitement, ils sont tous deux projetés dans des sens opposés. Combien de mètres parcourt la générale ? Quinze ? Peut-être vingt ou plus encore ? Elle rentre le menton avant d’entrer en contact avec un mur. Sa combinaison la protège partiellement du choc, mais la taule pliée et son hurlement de douleur ne mentent pas : le choc est violent. Elle tombe au sol. Poussant sur ses bras, peinant à se relever, elle aperçoit l’ombre noire à travers ses cheveux tombants sur son visage. Il fait un geste de la main avant qu’une large et épaisse porte se referme derrière lui comme une immense mâchoire de fer. Soudain, quatre puissantes lumières éclairent la pièce depuis le haut de l’unique sortie, maintenant condamnée.<br /><br />Lyzs, éblouie, arrive à peine à distinguer les yeux plissés du Bith. Sourit-il ? Non, plus important : où est le sabre ? Où est-il ?! Elle balaie l’endroit du regard. Luttant contre la luminosité, elle voit un long établi longeant la pièce qui n'est pas très grande. Engourdie par le choc, elle se relève avec peine pour découvrir que, sur celui-ci, se trouve une véritable quincaillerie. Outils, schémas, pièces détachées… Si le sabre a atterri là-dedans, le trouver ne sera pas facile. Mais, les réflexions sont interrompues : le Sith à finit de se faire craquer les doigts après avoir fait quelques pas. Il tend maintenant ses mains vers la fille. Celle-ci se relève plus encore, mais ce ne sont pas ses muscles qui l’aident à se dresser contre son adversaire. Il s’agit d’autre chose… Tout son corps tremblant lui fait mal. Mal comme s’il lui demandait d’abandonner, de lâcher prise. Derrière la républicaine, la cape frappée aux couleurs de la CSI danse étrangement. Elle ondule comme un court d’eau que l’on aurait perturbé alors que sa propriétaire s’élève lentement pour quitter le sol. Lyzs veut parler, crier, mais sa gorge est serrée. Elle n’arrive à transmettre que sa douleur dans une longue plainte avant de serrer les dents. De la pointe des pieds, elle tente d’atteindre le sol pour prendre appui, mais elle arrive à peine à bouger ses chevilles. Paniquée, elle cherche une échappatoire. Pas de sabre. Pas de temps, plus de temps ! Il lui faut faire quelque chose ! Le Sith fait un nouveau pas, puis deux. Il se rapproche lentement... Ses doigts crochus sont comme plongés dans l’âme de sa proie. </i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Alors… On résiste encore ?</span><br /><br /><i>De ses deux bras, il donne une impulsion. Lyzs soubresaute avant de laisser s’échapper un long hurlement de douleur. Sa peau est rouge, ses veines sont gonflées, son cœur bat à cent à l’heure alors que, pour elle, les secondes sont des heures. Elle ne veut pas se laisser tuer. Elle ne veut pas mourir des mains d’un Sith. Elle ne veut pas abandonner, mais la douleur est si intense ! Non, non… il lui faut tenir bon ! Partout, dans cette pièce, il y a des outils tous plus lourds les uns que les autres.  Il y a forcément un moyen de s’en sortir, de les utiliser. Mais, comment ? Aucun objet ne veut obéir à la générale. Nulle pièce de métal ne veut bouger. Aucune clé, aucun écrou, aucune vis ! La républicaine est paralysée mais ses pensées filent à mille à l’heure. Cette insupportable douleur secoue ses sentiments et fait grandir en elle la plus grande des rancœurs. Elle rêve de déchaîner une tempête d’acier sur le Sith pour lui déchirer la chair, pour prendre le dessus et lui rendre la monnaie de sa pièce. Ses yeux bleus, qui brûlent d’une volonté malsaine, d’un désir motivé par un sentiment dont se nourrit le côté obscur, se plantent dans ceux du Sith. Et, cet immonde personnage, cette raclure, ose afficher un air satisfait. Il est ravi, même.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	En colère, Jedi ?</span><br /><br /><i>Un nouveau cri. Cette fois, il s’agit de rage ! Lyzs tente de donner un à-coup pour se libérer. Cependant, son épaule bouge à peine avant que la prise invisible ne s’intensifie plus encore. La pression de fait plus grande. Elle veut respirer, mais sa bouche s’ouvre sans bruit. Sa tête commence à tourner. Son champ de vision se rétrécit. La lumière se fait plus intense. Le Sith devient une silhouette. Son emprise est trop écrasante, la fille ne peut plus luter. La côté obscur est trop puissant. Et, pourtant, Lyzs ne veut rien lâcher. Elle ferme les yeux et continue à espérer que la Force lui accorde le pouvoir de se libérer de ces chaînes, de terrasser le Sith. Malgré tout ce qui pèse sur elle, elle se concentre. Elle maudit ses faiblesses. Elle maudit le Sith. Elle maudit l’univers ! Ses mains ne veulent pas bouger ! Elles ne peuvent pas guider la Force. Impossible de faire bouger cette ferraille. Si seulement l’un d’entre eux voulait bien se soumettre à sa volonté. Si seulement sa volonté pouvait dépasser ses gestes ! <br /><br />Puis, enfin, le miracle se produit. Derrière de Sith, de lourdes pièces commencent à trembler. Puis, à vibrer. Puis… à s’agiter ! Le cliquetis provoqué par le métal tremblant s’intensifie pour devenir une musique produite par les métaux s’entrechoquant et claquant contre l’établi. Le Bith tend ce qui lui sert d’oreille. Il se retourne à peine. Peut-être que c’est le cyborg qui essaie de forcer la porte ? Bon sang ! Non ! Il se disperse ! Sa prise faiblit un instant ! Il se reconcentre mais il est déjà trop tard : comme sortant de l’eau après avoir frôlé la noyade, la « Jedi » prend une longue inspiration. Elle rouvre les yeux et foudroie le Sith du regard avec toute la rage qu’il sut faire monter en elle. D’un coup, une longue tige d’acier file vers l’ignoble fanatique. Avec aisance, le monstre obscur se baisse pour l’éviter. Mais, c’est maintenant une lourde clé qui file sur lui et le cogne aux côtes. Il tombe au sol et perd le contrôle. Il grogne et peste ! Lyzs, elle aussi, est par terre. Elle est maintenant libérée de l’emprise. Elle se relève en se tenant les bras pour se rassurer. Il lui faut retrouver son sabre, mais elle n’a pas le temps, car le Sith se redresse lui aussi et lance ses griffes vers elle !<br /> <br />Promptement et avec violence, la générale projette elle aussi sa puissance vers le dark. Animée d’une colère provoquée par ses nerfs torturés, elle ne se laisse pas faire. La concentration se mêle à la rage, à la colère et au désir de vaincre. Les dents serrées, les deux ennemis s’assassinent l’un et l’autre du regard. Se souhaitant mutuellement de craquer, de lâcher prise, les combattants résistent à une pression faisant gonfler leurs veines, faisant suer leur peau, faisant trembler jusqu’à leurs os ! Tous deux ont la sensation d’être écrasés par un étau illusoire. Leur crâne bourdonne, leurs tympans chantent une ode à la douleur et leur mâchoire grince comme si elles allaient se briser. Les deux adversaires, grognant leur effort, sont figés dans une furieuse bataille invisible. Les quelques mètres qui les séparent sont secoués c’est un terrible ouragan paranormal. Si bien que cette violence impalpable se transmet peu à peu à tout ce qui se trouve là. Les outils en tremblent, l’établi s’éveille sous une cacophonie des plus inquiétantes. Les pièces les plus légères s’envolent, les moutons de poussière s’agitent et tournoient dans une danse aérienne vide de sens avant de se déchirer dans l’air. La cape et la bure claquent contre leurs propriétaires qui s’acharnent toujours plus l’un contre l’autre. <br /><br />Lyzs, les yeux injectés de sang, sent ses bras chanceler. Ils sont secoués par un pouvoir qui la surpasse. Son corps faiblit mais son obstination grandit. Pourtant, le Sith commence à baisser les bras comme s’il écrasait cette volonté grâce à la force brute. Notre générale est accablée par cette terrifiante puissance. Ses jambes fléchissent, son dos se courbe. Bientôt, elle met un genou au sol pour ne pas tomber. Elle gémit et grogne à cause de la douleur. Elle se retient de hurler pour ne pas montrer sa faiblesse, mais le Sith la domine. Du sang perle au coin de ses yeux rouges. Elle tousse et goûte au fer de son hémoglobine qu’elle recrache pour mieux respirer. L’homme en noir fait un pas, victorieux. Il ne lâche rien, mais Lyzs non plus. Le vainqueur s’apprête à savourer son triomphe quand, soudain, parmi les outils agités par les torrents invisibles, se détache un cylindre chromé qui file vers lui. Il lâche prise et tente de se saisir de l’objet, mais il échappe à sa portée pour rejoindre la main de Lyzs qui bondit déjà vers le bith. Sa lame blanche apparaît alors pour fendre l’air afin de s’abattre sur le maître obscur tandis que la gravité s’empare à nouveau de tout ce qui volait autour d’eux.<br /><br />Un choc, puis deux. La républicaine tente d’en finir avec cette erreur de la Force mais elle n’y parvient pas : ses coups sont bloqués. Le Sith veut dégainer son blaster, mais il a besoin de ses mains pour intercepter le sabre. La fille se déchaîne comme une furie. Sans maîtrise aucune, elle veut briser la défense du dark. Elle s’acharne comme jamais, mais sa maîtrise de la Force est incroyable : les coups sont interceptés à quelques centimètres des paumes du maître. A chaque contact, c’est un son et lumière qui se joue. Comme si des disques spectraux, à peine bleutés, se formaient juste avant les impacts. Les chocs sont lumineux, puissants, explosifs. Ils éblouissent aussi bien Lyzs que le Sith qui ne s’arrêtent pourtant pas dans leur lancée. Plus la fille frappe, plus elle accompagne ses gestes avec des cris rageurs qu’elle ne se serait jamais crue capable de lancer. <br /><br />Sous la tempête, l’ennemi reste concentré. Il n’a pas le temps de grogner ou de se plaindre. Il doit intercepter cette lame et stopper cette folie furieuse. Quand, tout à coup, il se retrouve face à l’imprévu. Malgré sa fureur aveuglante, la « Jedi » ne fait pas que de donner des coups au hasard. Elle s’est servie des chocs pour gagner du terrain. Le Sith est dos au mur et Lyzs lui assène un imprévisible coup de pied au ventre. Tout en tombant, le dark se prépare à intercepter la plus violente des attaques de son ennemie. Elle a saisi son arme à deux mains et donne toute sa puissance dans ce coup fatal. La pointe blanche creuse dans le métal à toute vitesse pour se retrouver, d’un coup, figée entre les deux mains du bith. Assis et adossé à la paroi, alors que le métal orange crépite au-dessus de lui et que les débris brûlants viennent roussir sa peau et creuser sa bure, il ricane.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Tu n’es pas une Jedi, alors ?! </span><br /><br /><i>Il n’a pour réponse qu’un grognement. Lyzs appuie plus fort encore sur sa prise.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Ta rage te mène à moi. Elle te mène au côté obscur !</span> <i>Dit-il en plissant les yeux. </i><span style="color:#ff00ff">Arrête de te battre ! Tu t’acharnes pour rien, comme tous les ignorants. </span><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Je me bats… pour la justice !</span><i> Lui répond enfin la fille, les dents serrées.<br /><br />Une fois encore, elle donne un à-coup. Cette défense finira bien par céder ! </i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Ah ! </span><i>Lance le dark, hautain.<br /><br />Le bith ramène sa jambe vers lui et pousse sur son pied pour se lever. Suivant son geste, la lame se déloge du métal. L’homme la pousse de ses deux mains, comme s’il tenait l’énergie blanche avec d’épais gants de Force. Le Sith, à peine plus petit que la générale, a pourtant, en cet instant, l’air bien plus grand qu’elle. <br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	La justice n’est qu’un prétexte, gamine... Tu caches tout au fond de toi, mais aucun verrou ne résiste au côté obscur. Je lis en toi comme dans un livre ouvert ! Ton regard trahit ta haine. Tu cherches la vengeance, simplement la vengeance ! Tu es malhonnête, tu te mens à toi-même ! Ou... es-tu simplement ignorante ? Tu vaux moins encore que ceux que tu abhorres !</span><br /><br />Lyzs se perd un instant. Elle doute. Peut-il vraiment lire ces choses-là ? Est-il vraiment entré dans son esprit aussi facilement ? Pense-t-elle vraiment les choses de cette façon, en vérité ? Non ! Ce ne sont là que des paroles vouées à la déstabiliser ! Des paroles de Sith, des paroles sans valeur aucune !</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Les Sith sont le fléau de la galaxie. Il n’y a rien qui vaille moins que vous !</span><br /><br /><i>Sous ses deux bras levés, l’homme en noir prend le temps d’observer son adversaire presque essoufflée, mais qui tient bon. Sa peau est salie par son propre sang et par la sueur mélangée à la poussière. Ses yeux sont cernés d’une marque pourpre glissant sur ses joues. Elle a le regard de quelqu’un qui ne se laisse pas convaincre, de quelqu’un qui n’a pas la tête à raisonner. Du point de vue du Sith, la fille est perdue. Sa haine est véritable et son ignorance absolue. Tant pis. <br /><br />Le bith soupire alors, résigné. Puis, il lâche prise. La lame, libérée, descend d’un seul coup, mais elle ne tranche que l’air agité par le départ du Sith. Lyzs n’a pas le temps de comprendre, il est bien trop rapide. Après son pas de côté, le maître obscur écrase son poing dans le ventre de la pauvre ignorante qui tombe au sol. Sans se presser, il lui marche ensuite sur la main pour lui faire lâcher son sabre fumant. Celui-ci roule jusqu’aux doigts du dark qui s’en empare avec légèreté. </i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	C’est fini, maintenant. Tu seras restée dans le faux jusqu’à la fin, pauvre imbécile…</span><br /><i><br />Avec son talon, il frappe contre Lyzs pour la retourner. Toujours sous le choc du précèdent coup, elle suit le mouvement en toussant. Sur le dos, elle peine à respirer et voit l’étrange forme du crâne du Sith assombrie par le contrejour des spots qui se trouvent juste au-dessus de celui-ci.</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Dommage. </span><i>Lance le dark en s’approchant un peu plus. <br /><br />Lyzs qui essaye tant bien que mal de bloquer la lumière avec ses mains, retient sa respiration : elle aperçoit le Sith en train lever ses deux bras joints autour du sabre allumé. Terrorisée, paniquée, la jeune fille se crispe et enfouit son visage sous ses bras. Elle se réfugie dans les ténèbres et leur rassurante chaleur avant d’entendre sa propre lame entamer la descente finale…</i>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171158</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171158</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°21<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Rapide. Assurément, les gardes viennent d'agir de façon extrêmement rapide – et efficace par ailleurs. Une intervention habile et intelligente, et les magna ne sont plus qu'un souvenir. Tericarax se penche et récupère dans les débris tranchés un cœur d'IG-100 ; une pile énergétique, concrètement. Les explications attendront. Pour l'heure, il faut se mettre en route. Sous les rayons mourants du Soleil Utapaun, le petit groupe se met à arpenter les rues. Le temps presse. La nuit tombera bientôt, ce qui ne laisse que peu de temps pour traverser les égouts ; la fenêtre d'opportunité dont ils disposent ensuite pour entrer dans la navette est courte, bien trop courte. Le groupe de fugitifs progressent dans les rues désertes. Autour d'eux, les fenêtres des maisons sont fermées, on a abaissé les rideaux sans doute devant les patrouilles séparatistes, les portes sont closes. Pau-city est aveugle à la fuite qui se trame au sein de ses propres rues, ses seuls yeux sont ceux des B1 qui arpentent le pavé au pas de l'oie. Il est du devoir de Tericarax de mener le groupe toujours dans l'angle mort des patrouilles.<br /><br />Plusieurs fois, le cyborg est forcé de modifier l'itinéraire : un bataillon passe dans ce boulevard et pourrait les repérer. Là, une rigide phalange d'automates B1 passent par malchance dans la ruelle qu'il comptait faire emprunter au groupe. Certaines fois, il fait le choix de l'arrêt, car il ne connaît aucun autre chemin et n'est pas prêt à prendre de risques, parfois il détermine mentalement une route alternative, et préfère la suivre plutôt que de gaspiller de précieuses minutes ; la lumière déclinante est son sablier, la nuit son échéance – et le crépuscule est si proche, il sent les ultimes rayons du Soleil mourir à ses pieds, s'écraser – sanglants- sur son habit improvisé ; il force à presser le pas, le groupe passe à un petit trot. Tericarax guette chacun des signes autour de lui; un nom d'enseigne, un virage de rue particulière, un bâtiment qu'il avait mémorisé, tous les indices sont bons pour savoir où ils se trouvent – approximativement. L'absence d'émotions lui permet de garder l'esprit clair et de rester pleinement concentré sur sa tâche : l'erreur n'est pas permise et il ne la commettra pas.<br /><br />À mesure que le jour décline, les maisons d'Utapau s'illuminent. Derrière les portes filtrent des halos orangés, derrière les fenêtres on devine la vie. Avec l'arrivée du crépuscule, la ville fantôme reprend des couleurs vivantes, comme pour montrer qu'elle n'est pas encore morte. Ces éclairages sont une nouvelle entorse pour la progression, car Tericarax redoute des regards indiscrets quand les habitations reprennent vie ; il modifie encore son plan de route pour n'emprunter que les ruelles les moins éclairées, ces passages d'arrière-boutique où de rares lampadaires jettent des lueurs tremblotantes et incertaines ; les lampadaires sont encore éteints car la nuit n'est pas venue, mais on évitera ainsi que des yeux par hasard tombent sur les fugitifs et ne les dénoncent aux patrouilles ; l'erreur n'est pas permise et il ne la commettra pas. De ruelle en ruelle notre quatuor passe – fugace et sûr, car l'hésitation et l'exubérance seraient leur perte à tous.<br /><br />Le Kaleesh fait s'arrêter le groupe quand, devant une boutique, un Pau'an sort les poubelles. Ils restent figés ainsi dans les ombres qui s'allongent alors que l'autre, chantonnant dans sa langue natale un air dissonant, jette les gros sacs dans des bennes d'acier rectangulaires. Le cyborg reste parfaitement immobile. Il prend soin de retenir sa respiration pesante ; son cœur proteste, résonne à grands coups dans ses oreilles, en cruel besoin d'oxygène, mais son maître s'y refuse : la discrétion est de mise après tout. Pendant ce temps, le natif d'Utapau se frotte les mains, referme la benne et enfin retourne à l'intérieur. Sitôt la porte fermée derrière lui,  le cyborg reprend son mouvement – et sa respiration, imité des autres. Après une cinquantaine de mètres, encadré par des murailles muettes et serrées de maisons, l'allée débouche sur une place plus large. Au centre de cet espace se dresse l'ombre de la station d'épuration. Sous les rayons monochromes et décolorés caractéristiques des premiers instants du crépuscule – ce linceul d'argent et de cendres - il distingue de sept grandes formes cylindriques, plongeant dans le sol comme autant de tentacules démesurés et immobiles. Des tuyaux, d'un très large diamètre. On devine autour des bassins, une odeur nauséabonde en vient. La station est un gros bâtiment, ses formes sont plus industrielles que les habitations de ce niveau ; sans doute est-ce là une installation d'une firme séparatiste et non pas un produit des architectes locaux, ce qui explique la différence évidente d'esthétique. L'objectif est là, sous ses yeux reptiliens. Leur porte de sortie est toute proche. Il tient toujours, sous son manteau improvisé, le cœur magna. Bientôt le jour mourra, il ne faut pas perdre un instant. Mais, dépourvu d'impatience, il observe et, hélas : des patrouilles encadrent naturellement la station. Il n'aurait pas laissé pareil point non-gardé de l'extérieur, évident et logique. Un instant, il estime la distance qu'ils ont parcouru ; ses yeux se portent vers le gouffre au cœur de Pau-City. Ils ont parcouru, avec le trajet vers les appartements de Blaum puis celui vers la station, une distance non-négligeable. S'ils poursuivaient, peut-être seraient-ils au Q.G en une dizaine de minutes...<br /><br />Son vaisseau n'est au final pas si loin...Non, absurde. Il est probablement sous surveillance, et par ailleurs il serait impossible de transporter dans ce chasseur monoplace qui que ce soit : la carrure de Tericarax emplit tout le cockpit, personne d'autre ne pourrait venir avec lui, ce qui est vide d'intérêt ; une alternative stérile en somme. Non, leur clef est là, la station est juste devant eux. Mais les patrouilles en sont l'ultime gardien hélas. Quelle ironie. Jamais n'aurait-il songé que de misérables B1 puissent le mettre en pareille situation. Malgré toute leur incompétence, il leur accordera au moins cela : leur nombre fait leur force. Son esprit se met à tourner sur un plan. Passage par la force ? Impossible, ils donneraient l'alerte, ne serait-ce que par leur soudaine disparition. Par ailleurs, le temps de tous les éliminer, d'autres patrouilles pourraient venir, et les quatre seraient alors pris au piège, sans plus aucun espoir d'échappatoire. La discrétion ? Non plus. La place est large, il y a plus de deux cent mètres qui séparent la ruelle de la station : les deux bataillons qui arpentent machinalement le pavé auraient tôt fait de les repérer et de donner l'alerte. Ne reste alors qu'une seule solution possible...</i><br /><br /><span style="color:#66cc99">- Ils tournent bêtement autour de l'endroit. Je vais faire diversion, et vous passerez,</span> <i>murmure un des gardes de Lyzs.<br /><br />La seule solution qui puisse être mise en œuvre, songe Tericarax. Néanmoins, il y a deux patrouilles : un seul ne tiendra pas, il ne pourra pas faire distraction assez longtemps pour que le reste du groupe puisse avaler la distance qui les sépare de leur objectif. Le deuxième humain enchaîne immédiatement, pour accompagner son compère. Précisément ce qu'allait réclamer le pragmatique Kaleesh. Oui, ce n'est qu'ainsi qu'une ouverture est possible pour la générale et lui. La seule solution possible est un sacrifice. La supérieure hésite. Pourquoi hésite-t-elle ? Il n'y a pas de doute à avoir : s'ils ne vont pas attirer l'attention des B1, alors tout est perdu. Il n'y a pas de doute à avoir, c'est la seule possibilité, car tout autre choix mènerait à terme à leur perte ; l'erreur n'est pas permise et ils ne la commettront pas. Enfin, elle acquiesce, et le duo s'élance dans les rues, suivi par le regard du scientifique. Cette impulsion héroïque de ces deux ne leur coûtera sans doute pas la vie, mais c'est probablement autre chose qui les a fait bouger. Une affection pour leur supérieure peut-être ? Ou simplement une loyauté sans faille ? Difficile d'établir une véritable distinction entre les deux ; cela n'a de doute façon pas d'importance .<br /><br />Les deux petites ombres deviennent presque invisibles, alors que l'obscurité commence pleinement à envahir les lieux. L'une des patrouilles s'immobilise soudain, devant les deux individus en liberté après le couvre-feu. C'est le déclic. Les algorithmes droïdes ont compris qu'il y avait des cibles à appréhender, toute la rigidité de leur programmation va les centrer sur cette tâche unique et leur faire oublier le reste. Tericarax prend son élan et s'élance, la générale sur ses talons. Au loin, les armes sont tirées. On aperçoit la lueur des sabres lasers et des tirs de blaster, des traits colorés et luminescents dans la noirceur grandissante de la nuit. Notre cyborg observe devant lui, tout en prenant garde de maintenir son habit en place d'une main ; de l'autre il tient le cœur magna. Ils passent près des bassins, d'où s'échappent une brume opaque. La générale est-elle toujours derrière lui ? Oui ? Parfait. Les deux cohortes de B1 sont toutes axées vers l'escorte de la républicaine ; d'autres droïdes viennent en renfort, chassent les fugitifs vers les rues où ils se réfugient. Leur objectif est là. Ils progressent au milieu des bassins, passent entre les conduits et les brumes aussi vite qu'ils le peuvent, et enfin arrivent devant une porte d'acier coulissante ; elle s'ouvre devant eux, se referme après leur passage dans un son vaporeux.<br /><br />Tericarax s'arrête, son asthme résonne, pesant et pathologique, ses poumons en feu. Il n'est pas épuisé, non, mais il doit reprendre son souffle. Pendant qu'il inspire bruyamment, il observe les alentours, cet intérieur éclairé uniquement par l'obscurité. On devine les formes des machines industrielles et des installations, leurs arêtes se découpent sous les rares rayons lumineux, qui filtrent par des fenêtres hautes dans le hangar ; il devine là un petit balconnet, sans doute d'acier, qui permet d'accéder à d'autres instruments logistiques. Il n'y a que le son des machines dans cet endroit, continu, suffisant pour couvrir même la respiration de Tericarax. Bien évidemment ; il faut drainer et purifier les milliers de mètre-cube de déchets produits par ce niveau d'Utapau, puis l'envoyer dans les niveaux inférieurs pour continuer le traitement, jusqu'à finalement le déverser encore purulent et vil au tout dernier niveau, là où ne vivent que les plus pauvres, au milieu de la peste et des excréments. Ne reste qu'à utiliser le cœur magna, cette source d'énergie improvisée. Avec, il pourra faire disjoncter une porte de service, et obtenir l'accès vers enfin les tuyaux. Avec, ils pourront s'échapper sans faire le moindre bruit suspect. Leur temps est presque écoulé. Il ne faut plus tarder.<br /></i><br /><span style="color:#ff00ff">- Alors...C'est à cause de vous tout ça, dehors ?</span><br /><br /><i>Tericarax, qui vient de faire un pas, ne s'arrête pas ; son esprit ne peut ressentir la surprise. Mais ses pensées changent face à cet événement imprévu : un nouveau chiffre vient d'apparaître dans ses calculs, tout doit être revu. Il cherche mentalement ; pour quelles raisons quelqu'un se trouverait ici ? Ses yeux fouillent machinalement les ombres, mais c'est un futile essai, une tentative précautionneuse mais vouée à l'échec naturellement : il ne voit rien. Un pas de plus, et un autre. La générale derrière lui est toujours immobile. L'esprit de notre cyborg est partagé. Il hésite à proprement ignorer cette voix, ils doivent poursuivre leur route. Mais une autre parcelle de son esprit compile toutes les données à sa disposition pour déterminer l'identité de cette voix. Son timbre et son accent lui sont purement inconnus – on dirait l'expression d'une personne qui n'a pas de nez, l'expiration des paroles est étrange - mais le contexte est unique, riche en conclusions. Un travailleur est hors de propos. Cela pourrait être un simple badaud, mais alors il serait là depuis longtemps, avant les patrouilles. Sa réflexion se poursuit. Un simple errant, dans les zones favorisées de Pau-city ? Dans une station d'entretien ? Il lui faudrait un sens de la discrétion et de la dissimulation hors du commun. Et le ton assuré n'est pas celui d'un Utai ou d'un Pau'an; l'accent ne concorde pas non plus. Espèce sans nez, sur Utapau. À ce niveau de la cité, à cet instant précis.<br /><br />Un son brusque ; Tericarax fait un bond sur le côté alors que s'écrase une lourde machine là où il se trouvait juste avant. Elle est tombée du plafond, et l'aurait sans doute broyé sur le coup. Incohérent, illogique, une machine ne se libère pas par hasard de ses attaches.</i><br /><span style="color:#ff00ff"><br />- Si je vous tue...Est-ce que j'aurai mon billet de sortie ?</span><br /><br /><i>Billet de sor...La solution apparaît évidente aux yeux de notre Kaleesh. Soudain, une vive lumière, et la foudre traverse l'air, s'abat en un tonnerre vers la générale. Tericarax plisse les yeux, l'éclairage livide et crépitant est si brusque qu'il lui blesse douloureusement les rétines et l'aveugle presque. Toutefois, il aperçoit un instant le visage à l'origine de la voix...Évidemment. Pas de nez...Ce niveau de la cité, au milieu des ombres. C'est le Bith, l'un des Sith fugitif. L'esprit du cyborg se trouble. Il sent que commence à venir un bouillonnement funèbre en lui, mais il n'y prête pas attention : il n'a pas le temps de s'en occuper. Il lâche le cœur magna au sol, déploie ses deux vibrolames qui chantent à l'unisson de leur macabre vibration. L'autre interrompt son assaut contre la générale ; il est à cinq mètres sur la droite. D'un bond en avant, Tericarax se jette vers lui, la scène replonge dans l'obscurité. Les lames du cyborg battent l'air, mais ne tranchent rien ; le Sith a profité du changement de lumière pour s'échapper. Tericarax se sent brusquement projeté sur le côté et tombe au sol. Il se rattrape et se relève, rajuste son habit en fixant ses alentours directs. La générale, à sa gauche, est éclairée par la lumière de son sabre laser, un blanc pur qui projette un halo autour d'elle. Elle n'a pas l'air d'avoir souffert des éclairs ; sans doute a-t-elle trouvé une façon de les parer, avec son sabre peut-être ? Pas le temps non plus de s'en occuper. Les iris dorés de Tericarax scrutent la pénombre. À nouveau, ils sont au milieu du vrombissement des machines. La voix s'élève une seconde fois, comme amplifiée, multidirectionnelle.</i><br /><span style="color:#ff00ff"><br />- Une Jedi, ici...Avec ton sabre laser j'ai mon billet de sortie petite. </span><br /><br /><i>Le Kaleesh détecte du mouvement, près de la carcasse de machine. Brusquement, un mur noir file dans sa direction et celle de Lyzs : une pluie de débris. L'obscurité l'empêche de distinguer quoi que ce soit ; il se protège de ses bras, alors que la tempête de projectiles s'abat contre la montagne d'acier qu'il est. Ses griffes s'accrochent au sol pour tenir le choc, déformant les plaques de tôle avec un crissement – mais bien moindre comparé au boucan que font tous les débris projetés vers lui et sa compagne d'infortune républicaine.<br /><br />Il plisse les yeux. Quelle perte de temps. Quelles étaient les chances de tomber ici et maintenant sur le Sith ? Très faibles. Un hasard malheureux, qui pourrait bien saboter tout son plan. Soudain, une raie lumineuse ; les processus cognitifs du personnage doublent de vitesse. Un projectile file dans sa direction. Blaster. Ces lettres s'impriment dans son esprit en un quart de seconde. Il a tout juste le temps de ramener un bras sur la trajectoire de la décharge énergétique ; les alliages qui le composent font leur travail, le tir s'écrase contre son acier, laissant derrière une trace carbonisée – et un disque rouge sur son manteau improvisé. La tempête se calme.<br /><br />Tericarax jette un regard vers son binôme de combat, qui a su résister au dernier assaut elle aussi. Les sensitifs peuvent se sentir mutuellement. Vers où se porte son regard actuellement ? Où se cache le Sith, qu'il sépare son joli crâne enflé du reste de son corps ?</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171157</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171157</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°20<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>« Organiques ». En voilà une expression tout à fait séparatiste. Une frissonnante désignation qui rappelle à Lyzs que la CSI base la quasi-totalité de son effort militaire sur l’exploitation de machines. Là-bas, on doit employer ce genre de termes au quotidien. Cependant, la petite républicaine trouve que ce mot, si pertinent pourtant, manque cruellement d’humanité. Ceci mis à part, l’objectif est fixé,  au moins. Il faut atteindre la station de traitement des eaux afin de passer par les égouts pour d’atteindre les niveaux inférieurs de Pau-city. Une fois là-bas, il faudra s’échapper avec l’un des cargos d’approvisionnement. L’idée de tremper ses pieds dans les canalisations ne réjouis pas la générale, mais elle le fera. C’est sûrement la meilleure solution, après tout. Car, même si ce plan tient sur des connaissances que Lyzs ne possède pas, les précédentes démonstrations logiques de l’ex-lieutenant lui font penser que, s’il propose une telle option, c’est qu’il s’agit de la plus viable.<br /><br />Le groupe finit de traverser les appartements et arrive à la fin du long escalier en avançant silencieusement. Derrière le portique grillagé, donnant sur le jardin, se trouvent trois magnagardes. Ceux-ci vérifient que personne ne s’approche de la demeure au propriétaire absent pour toujours. Il faut trouver un moyen de s’en débarrasser rapidement, sans quoi les fugitifs se feront repérer. Lyzs attrape alors son sabre et se tourne vers ses hommes. Peut-être qu’il est un peu tard pour parler, les machines ne sont pas bien loin et la générale ne connais pas la sensibilité de leurs capteurs. Pour communiquer, elle utilise donc des gestes. D’abord, elle tend les doigts de sa main gauche, puis elle serre le poing pour le ramener vers elle dans un geste d’attraction. Enfin, elle désigne son sabre. Les deux gardes républicains acquiescent ensuite d’un hochement de tête synchrone. <br /><br />La jeune femme s’avance, suivie de près par sa petite équipe. Une fois arrivée devant le portique, elle fait un nouveau signe par-dessus son épaule. Les deux sensitifs tendent alors leurs mains puis, d’un coup, les trois IG-100 se mettent à glisser vers la générale. Et, avant même que ceux-ci n’aient touché le grillage, le sabre blanc s’est allumé pour les trancher deux fois, eux et le portique. Son geste à peine fini, Lyzs éteint et raccroche son arme à sa ceinture tandis que les morceaux de métal retombent en silence : l’un des gardes a jugé bon de se concentrer pour éviter que tout s’écrase avec fracas. Une initiative des plus plaisantes, s’il en est. <br /><br />Un regard pour le cyborg qui s’approche. Puis, le groupe enjambe les débris pour se mettre en route. A partir de là, il faut faire confiance à Tericarax : Lyzs n’a aucune idée de là où peut se trouver la station d’épuration. Ainsi, les trois humains encapuchonnés suivent leur guide mécanique à travers les petites rues utapaun. Ils longent les murs, choisissent les passages les plus étroits. De temps à autre, le groupe s’arrête pour vérifier qu’aucune patrouille ne les menace. Quand le chemin est sûr, ils s’activent. Quand il ne l’est pas, ils patientent. <br /><br />Parfois sur la pointe des pieds, parfois au trot selon la taille des allées à traverser, les quatre fugitifs se rapprochent peu à peu de la station. Lyzs en oublie les curieux bâtiments et ne sent plus l’humidité caverneuse de l’endroit. Elle ne voit plus que l’objectif à atteindre : les vaisseaux, la station. Non, plus proche encore : elle voit Tericarax. Chaque mètre qu’il parcourt, elle doit le parcourir aussi. Pour l’instant, il est le seul à savoir où se trouvent ces objectifs à atteindre. Il faut lui faire confiance : elle n’a pas le choix, pas après avoir été aussi loin en tous cas. La jeune femme ne sait pas si elle serait capable de retrouver son chemin, en cas d’ennui. <br />Une longue heure plus tard, après avoir parcouru un chemin que quelqu’un effectuerait bien plus vite s’il n’avait pas l’armée séparatiste sur le dos, le groupe arrive au bout d’une ruelle sombre. Ils peuvent apercevoir, dans la pénombre, un grand bâtiment mal éclairé duquel s’échappent plusieurs grands conduits. Autour de celui-ci se trouvent de grands bassins circulaires remplis à ras bord. L’odeur est déjà déplaisante d’ici. Pourtant, le complexe se trouve à l’écart de tout. Entre le groupe et la station, il y a un véritable vide.<br /><br />Lyzs lève les yeux, la nuit est presque tombée. Très vite, quelque chose d’autre capte son regard bleuté : des droïdes B1 sillonnent l’endroit. Avec une rigueur mécanique, la patrouille effectue un quart de tour sur sa droite et continue sa ronde machinale. A peine s’efface-t-elle derrière l’un des bassins qu’une nouvelle lumière apparaît : nouveau groupe se montre et prend le relais de ce côté-ci de la station. L’endroit est bien gardé. Peut-être est-il surveillé à l’intérieur, aussi ? La générale attrape ses macro-jumelles pour observer les quelques fenêtres. Deux minutes plus tard, elle est formelle : il n’y a pas de mouvement à l’intérieur. Une information rassurante, mais il est de toute façon impossible de passer sans se faire repérer. Il faut trouver un moyen…</i><br /><br /><span style="color:#66cc99">—	Ils tournent bêtement autour de l’endroit. Je vais faire diversion, et vous passerez.</span><i> Lance l’un des gardes.</i><br /><i><br />Lyzs est un peu surprise par une telle proposition. Mais, avant qu’elle ne puisse dire quelque chose, le second soldat prend la parole.</i><br /><br /><span style="color:#999966">—	Tu n’y vas pas seul. Nos chances seront meilleures à deux.<br /></span><br /><i>La générale se tait. Peut-être que ce n’est pas la pire des options ? Les deux militaires, eux, attendent son approbation. Leur résolution peut se lire sur leur visage. Lyzs est presque touchée : elle repense à il y a peu, quand elle avait du mal à se faire respecter en tant que générale. Elle en a du mal à donner l’ordre. Elle n’a pas envie de les envoyer au casse-pipe. Finalement, c’est le premier encapuchonné qui relance :</i><br /><span style="color:#66cc99"><br />—	C’est vous, qu’ils veulent. Si on se fait attraper, on s’en sortira sûrement.</span><br /><br /><i>Deux longues secondes passent, mais cela suffit finalement à faire acquiescer Lyzs. Sans un mot de plus, les deux soldats se reculent dans la ruelle pour emprunter un nouveau passage. Lyzs et Tericarax attendent là, en silence. Puis, au bout de quelques minutes, ils aperçoivent deux ombres qui s’avancent vers la station. La patrouille de gauche s’éclipse derrière le bâtiment et la patrouille qui arrive à sa droite s’immobilise d’un seul coup. De loin, la scène est plutôt difficile à cerner. Sans plus attendre cependant, l’ex-lieutenant et la générale s’élancent vers la station. <br /><br />Alors qu’elle court, le plus vite et le plus silencieusement possible, la générale ne détache pas ses yeux de la scène. Très vite, les deux sabres bleus sont dégainés et quelques tirs de blaster foncent s’écraser contre eux. Les droïdes avancent et déjà de nouveaux tirs viennent de plus loin : la deuxième patrouille a du rejoindre la chasse. Les deux gardes reculent progressivement en déviant les lasers, puis ils finissent par atteindre les rues bordant la place pour s’enfuir. La plupart des droïdes les prend en chasse. Lyzs et Tericarax, eux, finissent de franchir une lourde porte coulissante qui se ferme derrière eux. Ils sont à l’intérieur. <br /><br />La jeune femme n’est pas sereine, son cœur bat à cent à l’heure. C’est sûrement parce qu’elle vient de « perdre » deux soldats de plus. Mais, il y a autre chose. Elle sent que tout ne se déroule pas comme prévu. Elle est désorientée… Non, il s’agit de quelque chose d’autre encore. Elle tourne la tête, cherche quelque chose du regard. Puis, après quelque pas dans cette salle où se trouvent plusieurs machines inconnues, une voix se fait entendre :</i><br /><br /><span style="color:#ff00ff">—	Alors… C’est à cause de vous tout ça, dehors ?</span><br /><i><br />Les ombres, le côté obscur... Il s’agit d’un Sith, Lyzs en est sûre. Mais, d’où vient sa voix ? </i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171156</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171156</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:01 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°19<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Les serres du cyborg claquent contre le plancher carrelé. Sa réflexion continue, au son de la voix de Lyzs il arpente son propre esprit labyrinthique – et les appartements de Blaum. Il écoute les remarques de la républicaine, mais n'y répond pas : elle-même connaît déjà les réponses. Elle-même sait qu'elle va devoir abandonner ses hommes à leur sort, car leur survie est secondaire. Tericarax compile les connaissances à sa disposition. C'est un officier séparatiste. Il a étudié les procédures de la Confédération. Il a mis en place le blocus lui-même, il sait dans quelles mesures les troupes sont habilitées à agir. Le blocus originel était destiné à traquer les Sith, et à les empêcher de quitter la ville avant tout. Un virage sur la gauche de ses pensées. Les Sith ont attaqué au niveau où Tericarax et Lyzs se trouvent actuellement, c'est là que le blocus est le plus important. Une petite allée éclairée seulement d'une lumière artificielle dans ses idées. Pau-city est coupée du monde. La générale a raison, les vaisseaux sont surveillés. Ils n'arriveront pas à rejoindre la navette Républicaine, et quant bien même, elle serait interceptée par le blocus orbital. Mort assurée. Inconcevable. Il faut prendre une autre approche. La Force peut-être ? Non, les droïdes sont sélectionnés spécifiquement sur ce critère dans le blocus : la Force ne peut influencer leur esprit car leurs pensées ne répondent qu'à des algorithmes, ils n'ont pas d'esprit à influencer à la base. Faire tomber leur intelligence artificielle ? Les pirater ? Dispositifs affiliés aux contrôles droïdes en orbite et aux vaisseaux capitaux tels que la Main Invisible. Ondes trop puissantes pour permettre une telle manœuvre. Tericarax n'a de toute façon pas les compétences nécessaires pour bricoler pareil matériel : les protocoles militaires de pensée droïdes sont chose complexe, on n'entre pas par intrusion dans les algorithmes d'un B1 en bricolant une carte-mère dans une cantina. Le cyborg poursuit sa réflexion, toujours silencieux : cela doit faire déjà quelques minutes qu'ils descendent, pour sortir des appartements de Blaum. Le chemin emprunté est sensiblement différent de l'aller cette fois, on passe naturellement par les portes arrières. Tericarax mène la route, suivi de près par cette Lyzs Yvanol. Ils descendent à présent des marches, pour arriver bientôt en vue d'un petit portique grillagé – une entrée assurément réservée aux domestiques, car sur la gauche se trouve un évier, d'où tombent régulièrement quelques gouttes d'eau. Derrière le portique, on devine un charmant – et stérile – jardinet, et, faisant dos au portique, trois gardes magna, assurant la protection du feu Tarun Blaum.<br /><br />Évier ?<br /><br />Tericarax arrête le groupe. Un évier... ?<br />Il vient de prendre un lacet dans son esprit, remonte le long d'une longue route pentue. Il retrace son raisonnement jusque là. Où en était-il avant ? Cantina, il en était à la cantina. Pareil endroit est naturellement surveillé par les droïdes, car on tient à filtrer la population, ce n'est pas quelque chose qui aura échappé à la vigilance du Kaleesh lorsqu'il a mis en place son blocus : tous les bars de Utapau sont sous bonne garde. En revanche, on cherche également à maintenir la population de la planète en vie. Si les rues de Pau-city sont désertes à cause du couvre-feu, il n'en reste pas moins que des opérations d'approvisionnement doivent être effectuées, des opérations pour assurer que les habitants ne manquent de rien. La CSI intervient pour protéger les Utapaun, pas les laisser mourir de faim pendant qu'on chasse les Sith sur leurs terres. À cet effet, on garde également les installations de la ville dans un état fonctionnel. Les installations vitales...Les installations essentielles...Sont maintenues en état de marche : protocole séparatiste imposé dans l'intervention sur un territoire allié, on doit maintenir – protéger – les installations sur le territoire pour minimiser de potentielles pertes matérielles et stratégiques, mais on ne doit pas empêcher leur fonctionnement.<br />Si le couvre-feu a été établi, c'est parce qu'on ne peut contrôler des fugitifs courant dans les rues au milieu d'une foule avec des droïdes. Bien sûr, les mines sont alors fermées, car elles représentent beaucoup d'emplois sur la planète : les garder ouvertes générerait trop de flux dans les allées, les mineurs allant à leur travail. Elles ne sont par ailleurs pas nécessaires à la survie immédiate des Utapaun.<br /><br />Mais cet évier livre la clé à toute cette affaire. Tericarax est toujours affairé au parcourt de ses pensées, insensible pour l'heure à son environnement – et aux trois humains liés à sa propre existence. On entend depuis le portique les murmures du vent, paisible. La maison elle-même est sereine – assoupie, ignorant le décès de son propriétaire. Des ombres paresseuses, typiques de la fin d'après-midi, s'étirent le long des murs, s'étalent de marche en marche. Mais comme tout ce monde ignore le décès de son maître, le Kaleesh ignore le monde, absorbé par ses ultimes calculs logiques.<br /><br />Placement des troupes séparatistes. Probabilité d'un trajet. Itinéraires possibles et envisageables. Connaissance approximative de Utapau à prendre en compte. Basée sur la mémoire photographique du scientifique ; considération de l'inexactitude. Temps de trajet par des routes déviées, en ajoutant la méconnaissance relative des lieux. Scénarios alternatifs ? Défavorables. Très bien. Assez d'excursion dans son esprit, place aux actes. Les différentes séquences possibles ont été déterminées, ne manque plus qu'à combler les trous manquant entre ces dernières par l'action.</i><br /><span style="color:#990000"><strong><br />- Vous vous trompez également en pensant que nous menons des scanners orbitaux, générale, dit Tericarax. Pau-city est creusée à même la roche : même des radars militaires ne peuvent percer à travers pareille matière, pas quand elle est si épaisse, encore moins quand il y a des vents ravageurs à la surface pour brouiller encore plus les ondes. J'ai un plan, annonce-t-il d'une voix vide d'enthousiasme comme de fierté. Les patrouilles vont avoir ordre de tirer à vue sur nous, mais Sharkaran ne va pas tenter de modifier le blocus : quoi qu'il ait voulu négocier avec Tarun, puisqu'il a choisi de le supprimer c'est qu'il ne veut pas perdre l'appui d'Utapau dans l'affaire. Il se doit donc d'attraper les Sith – en en retirant tout le mérite naturellement, et pour ça il ne peut toucher aux patrouilles en l'état : s'il dirigeait toute la chasse contre nous, les Sith seraient bien évidemment capables de fuir. Il alertera sans doute les hauts dirigeants de la planète pour nous livrer la chasse et continuer à forger notre réputation de meurtriers – en envoyant bien sûr les troupes gardées en réserve à nos trousses, puisqu'il ne peut toucher à celles qui assurent le couvre-feu et l'isolation de Pau-City. Sous hypothèse que les patrouilles suivent leurs habituels trajets, il y a une faille. Elle ne permet pas de fuir la ville, générale, mais elle nous permettra de nous mettre en meilleure posture. Un repositionnement, une temporisation jusqu'à la phase suivante.<br />Il y a un dispositif et un seul qui lie tous les niveaux de Utapau en dehors des routes habituelles – et gardées : les égouts, descendant des niveaux supérieurs jusqu'à ceux les plus bas comme vous le soupçonnez. Les canalisations. Les règles d'intervention séparatistes imposent que les installations aussi capitales que celles traitant l'eau soient protégées – mais qu'on n'interfère pas avec leur activité excepté en cas de force majeure – empoisonnement des eaux par exemple. Il en est probablement de même dans votre armée, c'est une règle de bon sens ici.<br />L'isolation de Utapau a été fixée Centax*, nous sommes Zhell, deux jours plus tard, et le soir approche. Trois jours d'isolation, générale : ce soir, on commencera à distribuer les provisions amenées à bord de la flotte que vous avez pu voir en orbite. Et l'on ne laissera pas de simples B1 distribuer la nourriture, non ; certes les B1 devront assurer l'ordre, surtout quand on ira distribuer dans les bas-fonds de Pau-city, encadrer la foule qui se ruera pour avoir des provisions, si rares dans les zones pauvres de la cité, mais ce seront des organiques qui établiront les rations, on veut après tout faire bonne figure auprès de la population.<br /><br />Des organiques, qui seront en conséquence sensibles à vos pouvoirs, tous trois que vous êtes. Et qui vous permettront alors de monter à bord de leur navette, car on ne décharge pas pareilles provisions en amenant les croiseurs ou les chasseurs à terre. Ces navettes d'approvisionnement, générale, sont notre clé pour nous échapper, car bien qu'ex-séparatiste je connais toujours les codes nécessaires et les procédures pour mener pareil appareil.<br /><br />Toutefois, seuls les quartiers les plus purulents, les plus infâmes, les plus répugnants de Pau-city pourraient nous convenir : il nous faut une foule sale, désordonnée, pas un groupe poli et propre sur soi comme ce serait le cas à ce niveau. Pour descendre, nous utiliserons les canalisations. Ce ne sera pas une partie de plaisir, même moi ignore ce qui peut bien se cacher dans les conduits Utapaun. Il y a une station principale d'assainissement des eaux, à l'opposé du quartier général. L'atteindre ne sera assurément pas facile, ce sera même la partie la plus périlleuse de notre voyage. Toutefois...</strong></span><br /><i><br />Il pointe la lumière qui vient du haut des escaliers, en provenance des fenêtres à l'étage. Les rayons s'écrasent contre les murs, faiblards, colorés de doré.</i><br /><span style="color:#990000"><strong><br />- Le jour déclinera bientôt. Nous aurons les ombres pour nous dissimuler. Êtes-vous prête...Lyzs ?</strong></span><br /><br /><br />*</p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler</cite><div style="display:none">Centax et Zhell désignent les jours. Dans SW, il y a 5 jours par semaine, Primeday,Centaxday, Taungsday, Zhellday, Benduday. Traduits approximativement en français, on a Prime, Centax, Taung, Zhell et Bendu.</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171155</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171155</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°18<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>Lyzs enfile la longue cape noire. Celle-ci est plutôt lourde, mais c’est un détail qui a dû échapper au cyborg. L’épais vêtement est inodore, comme s’il n’avait jamais été porté jusque-là. Etonnant, mais logique : son propriétaire n’a pour odeur que celle du métal dont son armure est composée. Ce parfum si discret ne marque pas la fibre qui, secouée par beaucoup moins de puissance maintenant, ne vole plus. Avec ceci, elle échappera effectivement aux premiers algorithmes droïdes. Mais, il faut prendre plus de précautions encore. Alors la jeune femme appuie sur son col, tout prêt de son comlink, pour que les lumières bleues de son armure s’éteignent. Tant pis pour la praticité : pour connaître son état de santé, il faudra faire à l’ancienne. <br /><br />Ainsi, la CSI va chercher à les retrouver et à les faire taire, elle, ses gardes et l’ex-lieutenant… Ce dernier souhaite coopérer afin de trouver un moyen de s’enfuir, par ailleurs, ce qui retire une véritable épine du pied de Lyzs. Dans son nouvel habit, l'armure vivante lui rappelle des histoires au sujet de peuples nomades traversant de longues étendues désertes. Masqué par ces vêtements, Tericarax est bien moins menaçant, mais tout aussi imposant. Cependant, il n’est pas l’heure de parler chiffon avec lui. La générale se tourne vers ses gardes :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Faites de même. Et retirez vos casques, c’est trop voyant. Occupez-vous de Blaum, aussi.</span><br /><br /><i>Les deux acquiescent avant de s’y mettre. Il y a bien assez de rideaux ici pour y tailler de longues pièces de tissu. Ils recouvrent alors le cadavre du pau’an avec l’un de ces draps avant d’imiter l’ancien séparatiste. Pendant ce temps, Lyzs réfléchit à tout ce que pourrait causer sa mort : une garde républicaine fragilisée, une république en alerte, une CSI criminelle… Tericarax n’a pas tort lorsqu’il parle des enjeux de leur mort, mais il n’a pas entièrement raison. S’il disparaît, c’est un incroyable témoignage qui s’envole. Une preuve, une manifestation, qui serait nécessaire à Lyzs si, elle, venait à s’en sortir. Mais, cela, il ne peut le savoir. Parce que, évidemment, chacun regarde de son côté en ignorant l’autre. Un mur sépare les systèmes et personne n’ose jeter un œil par-dessus celui-ci. Cependant, la générale a eu un aperçu de ce qui se trame, de l’autre côté de la muraille. Et il faut que le cyborg s’en sorte lui aussi afin de faire tomber les masques. Il faut dénoncer ce Sharkaran. Il faut le faire tomber de son estrade pour rétablir une justice dans le système séparatiste. Car, si l’équilibre de la CSI est maintenu en exécutant ceux qui pèsent trop lourd sur la balance, si l’huile permettant aux engrenages confédérés de tourner n’est que le sang de ceux qui gênent, et si personne n’y fait rien… Alors, le système lui-même est pourrit jusqu’à la moelle. Pour la républicaine, c’est une confirmation : la confédération des systèmes indépendants n’est pas aussi idéale qu’elle prétend l’être. Un dirigeant, un consul de ce que lui font comprendre ses récents souvenirs « lointains », est prêt à risquer une guerre pour son profit personnel. Il est prêt à mettre la vie de centaines de milliers d’innocents sur la table en espérant avoir pioché les bonnes cartes. Pour l’instant, il sourit. Sur le tapis se trouve un as qui va de pair avec le sien, mais l’issue d’une partie n’est décidée que lorsque toutes les cartes sont tirées…</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Une fois sortis d’ici, il faudra faire en sorte que Sharkaran réponde de ses actes.</span><br /><br /><i>La pierre est jetée. Lyzs n’a pas l’intention de fermer les yeux parce que le problème se trouve de l’autre côté du mur. Sa vie est menacée, mais ce n’est pas tout : ce qu’elle estime être la « justice » l’est aussi. Mais, jusqu’où ce système est-il gâté ? le kilik agit-il seul  ou bien est-il soutenu par les autres consuls ? Peut-être que la petite générale compte s’attaquer à trop gros pour elle. Peut-être que cet obstacle est insurmontable… Seul l’avenir le dira. Si avenir il y a. Pour l’instant, il faut se sortir d’affaire. La générale s’active donc et rejoint Tericarax. Elle jette un dernier regard au cadavre masqué du long linceul improvisé pendant que ses hommes la rejoignent.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Notre navette est forcément hors d’atteinte et les hangars les plus proches doivent être surveillés, eux-aussi. Sans oublier que personne ne se déplace puisque vous avez fait libérer les rues et que vos radars vont repérer le moindre mouvement aérien… Si vous connaissez une faille dans vos procédures c’est le moment de l’exploiter. Et, s’il n’y en a pas, il ne nous reste plus qu’à nous faire repérer au plus proche d’un vaisseau et le plus tard possible.</span><br /><br /><i>A ses propres mots, elle sent un frisson parcourir ses bras. Ça ne va pas être une partie de plaisir. Tout a changé, les plans ne sont plus les mêmes. L’enjeu lui aussi est tout autre. Une guerre ? Une tension ? La stabilité de la république ? Si elle avait su, elle ne serait pas restée sur Utapau. Mais, alors, elle aurait envoyé quelqu’un d’autre à la mort. Quelqu’un qui aurait pu aussi en apprendre autant mais dont la disparition n’aurait pas fait de vagues. C’est une pensée… répugnante. Non : ce qui est fait est fait et il faut vivre avec. Il faut s’adapter. Tant pis pour les Sith : la priorité est maintenant de revenir en vie. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Il me faut trouver où sont retenus mes soldats. </span><i>Dit-elle, un peu plus bas.</i><br /><br /><i>Son air convaincu ne dure qu’un temps. Elle soupire et regarde ce masque encapuchonné, si froid, si vide d’émotions. Ce manque est presque inspirant, pour la républicaine. Peut-elle vraiment sauver ses hommes ? Ses priorités seraient-elles dictées par ses sentiments, par son empathie ? Ou par son sens du devoir ? Que va dire l’ex-lieutenant Tericarax ? Elle sent qu’il va répondre. Elle appréhende cette déplaisante réaction. Appréhender ? Le mot parle de lui-même : elle sait. Lyzs regarde alors ses pieds, déçue par cette dure réalité. Forcément, il n’y a pas besoin de la Force pour connaître le raisonnement du cyborg à ce sujet.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Non... Je me trompe encore. Si on se fait attraper et tuer en essayant de les sauver, c’est fini. Ils devront attendre.</span><br /><br /><i>Sa résolution n’en est pas atteinte pour autant, il faut s’échapper pour avoir l’occasion de récupérer ces soldats. Elle trouvera un moyen. La CSI cédera. Elle cligne des yeux avec insistance pour se donner du courage. Puis, elle remonte enfin le regard sur son nouveau partenaire. Alors, a-t-il un plan ?<br /></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171154</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171154</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°17<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Chaos. Alors que le cyborg relève les yeux vers la jeune humaine, c'est la seule définition correcte qui lui vienne. Autour d'elle, le monde éclate ; arrachés par une tempête furieuse, les vases, les rideaux, les magna, les vitres sont soufflés par le vent du pouvoir, le souffle de la Force, l'impulsion de sa volonté. Ecrasés, les droïdes, malmenés avec la même violence qu'une feuille dans un ouragan. Le lieutenant reste immobile, sa cape s'envole furieusement derrière lui, menace d'être arrachée, mais lui tient bon, droit au milieu de la tempête. Un magna démonté, un tas de boulons déconstruit et désorganisé s'écrase sur lui ; mais cette pluie de vis et de circuits ne fait mourir sur son squelette de duranium : les gouttes mécaniques frappent contre les plaques d'alliage blindées sans guère y laisser plus qu'une rayure en souvenir, risible trace – éphémère et futile. <br />Tericarax est fixé sur Lyzs, ses yeux sont captivés par l'humaine.<br />La Force. Encore et toujours la Force.<br /><br />La jeune fille, elle, reprend une posture de combat. Proprement singulier...Un tel pouvoir dans un corps si frêle...Son sabre en main, le regard assuré, la voici qui combat de nouveau ses assaillants. Chair contre acier, foudre contre laser, crépitement contre éclat, elle les repousse. Deux contre un, mais les IG-100 sont en désavantage. Sans trace d'hésitation, pas après pas, la générale mène sa danse, ses ennemis vont à son rythme, marchent à son tempo. Un coup, un autre, une traînée blanche, pas une fausse note. Un zigzag illuminé, et les magna ne sont plus qu'un souvenir, un tas de fragments aux bords incandescents.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">- Je suppose qu’il nous faut nous replier… Lieutenant, nous sommes véritablement dans le même vaisseau, à présent.  </span><br /><br /><i>L'interpellé rajuste sa cape – délogée par le redoutable souffle de Force. Elle dit vrai, mais Tericarax ne lui répond pas immédiatement : il bouge, ignorant les cadavres des magna, et s'agenouiller devant Tarun Blaum. Immobile, le Pau'an est couché au sol. Le souffle l'a projeté contre un angle du mur. Tericarax ouvre ses paupières de son index et de son pouce. Blaum le fixe depuis l'au-delà.<br />Il sort le mouchard. Puisqu'ils sont découverts, l'avoir en sa possession ne sera d'aucune utilité : les pistes seront sans doute effacées des archives séparatistes par Sharkaran avant que Tericarax ne puisse quitter Utapau. Il lâche le petit appareil au sol et l'écrase sous son pied.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Ex-lieutenant</strong></span>, <i>corrige-t-il d'un ton neutre. </i><span style="color:#990000"><strong>Si des gardes magna séparatistes m'ont attaqué, assurément ce killik se sera assuré de m'ôter toute autorité dans la CSI...Que je ne représente plus une menace compromettante. À l'heure qu'il est, il doit trouver tous les prétextes pour m'accuser de haute trahison, et me condamner à la peine capitale.</strong></span><i> (Ses doigts de fer accablent la dépouille de Tarun)</i><span style="color:#990000"><strong> Nous ne pouvons pas l'emporter avec nous, mais soyez certaine que vous et moi porterons aux yeux du monde la responsabilité de sa mort. Une meurtrière, voilà ce pour quoi il vous fera passer à travers toute la galaxie, Lyzs Yvanol. Il veut vous supprimer ici et maintenant, et annoncer ensuite votre crime ; le jugement avant le procès, car il ne faut aucun témoin, car sa parole contre la vôtre revient à un duel de conviction, mais les morts n'ont nulle conviction. Me supprimer moi, car j'étais au mauvais endroit au mauvais moment, et parce qu'il sait pertinemment que nulle procédure, nulle enquête, nulle corruption de juge, nul pot-de-vin ni nulle menace ne sauraient le soustraire à mes griffes pour sa trahison.<br /><br />Toutefois, il ne tuera probablement pas tous vos gardes, car pareil acte serait déclarer directement la guerre, ce serait s'avouer coupable et annoncer à tous que les raisons de notre exécution commune ne sont que mensonges.</strong></span> <i>(Le cyborg fixe les fenêtres, puis l'escorte de Lyzs : il mène son raisonnement à voix haute) </i><span style="color:#990000"><strong>Non, il a besoin de vos hommes vivants, car ils ne savent rien, et de vous morte car vous n'ignorez pas tout. </strong></span><br /><i><br />Il se stoppe. Dans un revers de logique, il assemble tous les éléments à sa disposition aussi vite que cela lui est permis. Ses neurones fonctionnent à plein régime, nullement occultés par la moindre forme de panique ou d'angoisse. Les paroles de Lyzs résonnent dans son esprit. Dans le même vaisseau...Il revoit tout ce qui s'est produit jusqu'ici. Il se revoit, la carte galactique à quelques centimètres de lui. Il revit la générale, qui l'air pensif montre Utapau puis Félucia, illustre la distance faramineuse qui les sépare. Il revoit son doigt passer de Utapau, dans la bordure extérieure, traverser la bordure médiane, écraser Coruscant dans le noyau, repasser enfin à l'autre extrême galactique et s'arrêter sur Félucia...Le même vaisseau... ? Il entend Nathrin lui résumant la chute des Vestiges, la naissance de la nouvelle République. À la façon dont on construit une carte, il assemble tous les éléments ensemble. Il voit les rangées de gardes serrées, tous le torse bombé, saluant sous une pluie battante une tombe où sont déposées des fleurs blanches. Malgré la fureur de l'intempérie – habituelle sur Coruscant – les militaires restent dans cette posture respectueuse, tandis que plusieurs gradés, le visage fermé, la mine grave, viennent discourir sur la compétence et l'exception de cet individu – CETTE individue – tombée dans l'exercice de ses fonctions. D'une héros, elle passe martyr, la pierre fondatrice des luttes à venir, l'exemple des prochaines générations, son nom gravé à jamais dans les archives républicaines. Il voit les débats enflammés au Sénat, et la défunte utilisée comme ultime argument pour mettre le feu aux poudres. Il voit les armadas décoller, emplissant les ciels de dizaines de mondes, nuées glorieuses qui s'élancent aux hymnes de la glorieuse République, sur les ailes de la liberté, portées par un vent de justice et de vengeance. Il voit des planètes ravagées. Il revoit Kalee, et ses plaines carbonisées. Le plafond menace de s'effondrer, les bombes sifflent, et soudain une poutre vient percer son ventre ! Le métal incandescent carbonise ses organes alors que son sang s'échappe, bouillonnant et brûlant. Il entend dans le chaos tout qui s'effondre, puis ce n'est plus que le noir.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Non, </strong></span><i>dit brusquement le personnage. Il revient au présent, ayant pleinement envisagé les conséquences possibles et imaginables en se basant sur des données récoltées empiriquement. Il n'a aucune empathie, mais ses expériences passées lui permettent de prédire ce qui va se dérouler, car ainsi fonctionne son esprit. Ainsi survit son âme. </i><span style="color:#990000"><strong>Nous ne sommes pas dans le même vaisseau. Votre mort ici et maintenant générale, serait le début d'un conflit ravageur, à une échelle galactique : pareil affrontement est à l'heure actuelle illogique. Pour venger votre perte, la République déchaînerait sa fureur contre la Confédération ; toute la puissance de nos deux mondes respectifs se heurterait. L'opposition consumerait des dizaines, des centaines de systèmes. Un nombre incalculable de vies seraient détruites ou...Pires,</strong></span> <i>ajoute-t-il en se désignant lui-même.</i><span style="color:#990000"> <strong>Voilà le futur que ma logique dicte, si vous veniez à périr.<br />Si je suis tué, assurément c'est un problème d'une ampleur moindre : un nom oublié, qui sera perdu dans l'histoire comme des lettres dans le sable sont effacées par les vagues. Mais que le vôtre soit retenu comme déclenchement d'une guerre galactique n'est pas souhaitable.</strong></span><i> (Il s'arrête, soudain incapable de parler. Il n'arrive plus à respirer, fait un pas en arrière et se tient contre un mur. Ses poumons se déforment dans son torse, il tousse douloureusement, puis inspire difficilement)</i><span style="color:#990000"><strong>...Ne tardons pas plus longtemps. Les patrouilles vont bientôt être lancées à notre recherche. Malgré tout notre savoir-faire combiné, un désavantage numérique écrasant serait notre perte.</strong></span><br /><i><br />Il sort son datapad, le lance à ses pieds puis l'écrase sous sa serre.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Précaution simple,</strong></span> <i>explique-t-il.</i> <strong><span style="color:#990000">Il serait malheureux que l'on nous retrouve par mon datapad. Avec le blocus en orbite comme sur Pau-city, s'échapper devient une tâche complexe. Il faut se montrer astucieux...discrets</span></strong>, <i>souffle-t-il. Ses doigts viennent dégrafer sa cape. Il la saisit, l'ôte de ses épaules, puis s'avance vers la générale, et lui tend son fidèle manteau. Une petite broche en acier accompagne l'habit, rembourré de rouge dans sa bordure intérieure. </i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Si des équipes vous cherchent, vous serez recherchée avec votre manteau et votre armure. Les droïdes sont stupides pour ce genre d'affaires, si vous ne ressemblez pas au signalement énoncé sur un nombre suffisant de caractéristiques, ils ne vous arrêteront que pour le blocus que j'ai mis en place.</strong></span><br /><br /><i>Il passe à son côté, et entre dans le boudoir du défunt Blaum. Sa cape frappée des symboles séparatistes, remise à une générale républicaine, l'ironie est forte. Toutefois, les dimensions imposantes de celle-ci permettront à l'humaine de s'en envelopper et de dissimuler efficacement ses habits. Ce n'est certes pas une solution optimale, mais il ne voit pas d'autre alternative.<br /><br />Une fois dans le bureau, il arrache sans effort une des tentures ornementant les murs, un large pan de cinq mètres sur trois ; Tarun avait par chance des goûts plutôt sobres, les coloris du tissus sont dans des tons désaturés et neutres. Il découpe de sa vibrolame pour se confectionner un « manteau » de fortune. Un habit simple en réalité, dans lequel il a tôt fait de s'envelopper, dissimulant un maximum de son propre corps dont son visage en priorité. Heh. On croirait un errant de Kalee, ainsi vêtu, l'un de ces arpenteurs des landes arides. Enfin, le cyborg ressort de la pièce.</i><br /><br /><span style="color:#990000"><strong>- Il faut bouger rapidement, les patrouilles seront là d'une minute à l'autre, nous ne pouvons pas nous permettre de les affronter de face.</strong></span><br /><br /><i>Et là-dessus il commence à avancer dans le couloir. Il faut réfléchir à un itinéraire. Oui, mais un itinéraire vers où ?</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171153</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171153</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°16<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>Prête à bondir, la jeune femme regarde par-dessus son épaule. Trois IG-100 se sont détachés de leur groupe pour tenter de submerger l’imposant cyborg. Il n’a pas dégainé pour elle. Alors, dans une expiration rassurée, elle se concentre à nouveau sur les deux droïdes qui n’ont pas l’air décidé à lâcher l’affaire. Tout ça doit être l’œuvre de ce Sharkaran. Le mouchard lui aura permis de savoir qu’elle, ainsi que Tericarax, en savent trop. Il veut donc les supprimer ? Ne craint-il pas qu’ils s’échappent ? Celui qui tire les ficelles risque gros, mais il a les moyens de prendre ce pari… Si toutes les unités séparatistes ont reçu ses ordres, Utapau devient alors un véritable bourbier. Cependant, il faudra s’attarder sur ces détails plus tard. Pour l’instant, il faut survivre à ce combat : la générale n’est pas tirée d’affaire.<br /><br />Côte à côte, les magnagardes séparatistes donnent quelques coups d’estoc, comme pour jauger leur adversaire. Lyzs écarte donc les pointes électriques avec une certaine aisance, mais elle use plus de son instinct que d’une quelconque technique. Son sabre est en avant et sa main gauche est prête à attraper tout ce qui pourrait passer à sa portée. En maintenant cette posture si amateur, si sauvage, elle se déplace de quelques pas vers la droite. Sa respiration se fait plus forte et son pouls s’accélère : ça fait un moment qu’elle n’a pas eu à se battre en situation réelle. D’un geste de la tête, elle écarte quelques cheveux de son champ de vision avant de parer une nouvelle attaque, puis une autre. Les deux machines cherchent à la faire reculer. Forcée par de nouveaux coups répétés qu’elle dévie encore, elle prend de la distance. Maladroitement et de justesse, elle esquive une attaque latérale d’un petit bond vers l’arrière. Ses adversaires la guident vers le mur, vers un obstacle fatal que les omoplates de la jeune femme touchent bientôt. <br /><br />Respirant avec plus de peine qu’à son habitude, la générale essuie la sueur perlant sur son front. Pourquoi tant de panique ? Les IG-100 avalent la distance qui les sépare de leur proie et se mettent à lancer des assauts répétés. Les quatre pointes électrisées mises en rotation par les puissants moteurs des droïdes viennent, de secondes en secondes, fragiliser la garde de la jeune femme en détresse. Elle bloque, pare et esquive. Quelques coups mal calculés viennent brûler le mur contre lequel elle s’appuie et carmer le sol sur lequel elle se tient. Entre étincelles et foudre, une fumée noire naissant de ces contacts répétés entre les armes et l’environnement commence à se lever. Lyzs commence à s’essouffler. Elle ne comprend pas pourquoi elle est aussi faible, aussi peu apte à remplir son rôle. Pourquoi ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à se battre comme à son habitude ? Ses coups sont amateurs, sa garde est fragile et, pourtant, les droïdes ne la percent pas. Elle vaut mieux que ça. Et elle le sait. Cependant, quelque chose la bloque. Et cette chose lui donne la chair de poule, la terrifie. C’est la peur de la mort. Une peur qu’elle assimile à ces piques, à ces éclairs qu’elle essaie désespérément de garder loin de son corps. Mais, cette foudre meurtrière-ci ne pourra pas être bloquée par un coup de sabre, non. Son dernier geste était trop ample, trop peu contrôlé. Elle serre les dents et pense à abandonner lors d’un instant. Un instant trop long à son goût : il lui faut trouver le courage d’affronter cette mort et ces armes. Alors, sa main gauche plonge vers le terrible engin pour en saisir sa hampe. Sa prise, trop proche alors du générateur du bâton, lui fait subir le choc d’étincelles venant glisser sur son gant noir. La générale,  presque condamnée, sent son bras trembler à cause du choc des éclairs. Mais, malgré cette affreuse douleur nerveuse, elle tient bon : elle écrase ses dents les unes contre les autres plus fort encore et use de ces heures passées à tenter d’être plus forte, plus vivace. Son bras lutte contre les servomoteurs et la foudre pour enfin finir par gagner. Le bâton se dévie et gêne le deuxième IG-100 dans sa prochaine frappe. Le sabre blanc lancé sur la droite revient alors, elle va réussir à couper les jambes de ces pestes mécaniques ! Mais elle n’immobilise qu’une seule arme : l’autre fait glisser son bâton jusqu’à brûler le sol et intercepter la lame d’énergie juste à temps. S’il tente autre chose, il ne pourra pas empêcher l’ennemie de les trancher lui et son partenaire. Le second droïde, lui, n’attend que de voir l’humaine lâcher prise : le courant secouant son bras gauche aura bientôt raison de son endurance. Oui. Bientôt, elle sera morte. <br /><br />Ces droïdes, semblant si grands, si impressionnants, si puissants, fixent les yeux de la malheureuse fille se trouvant devant eux. Ils observent son expression qu’ils ne comprennent pas vraiment. Peur, terreur, déni, et angoisse sont combattus par d’autres émotions lui donnant la force de tenir encore un peu plus. Leurs armes, émettant un bruit si oppressant et menaçant… Ces piques mortelles, si proches du visage de la générale en détresse. Tout pourrait se finir ici. Cependant, Lyzs a quelque chose que ces magnagardes n’ont pas : la volonté de vivre et, surtout : la Force. Alors, toujours sous plus de pression, elle grogne à travers sa mâchoire crispée. Le mur qui soutient son dos, celui qui l’empêche de tomber alors qu’elle résiste à ces moteurs trop puissants pour elle, lui sert de dernier recours. Elle pousse plus fort encore, sur le bâton, sur son arme et sur ses omoplates.  Ses doigts serrent le métal comme ils n’ont jamais autant serré quoique ce soit auparavant. Mais, malgré cette allure de dernier effort, d’ultime résistance, ils se relâchent. Et, alors que plus rien ne retient ces engins de mort, Lyzs respire. Quelque chose les maintient en place. Quelque chose… d’immatériel. Ce n’est pas une simple poussée de Force, ni de la télékinésie, il s’agit plutôt de l’expression de la volonté de la jeune femme : elle veut mettre de la distance entre ces machines et elle. Elle veut se libérer de cette situation. Puis, après ce bref moment de suspens, une sorte de détonation se fait entendre. D’un grand boom sonore, Lyzs est écrasée contre le mur par son propre pouvoir. Les droïdes sont propulsés au loin dans un violent torrent invisible et s’écrasent avec fracas contre un guichet de pierre se trouvant au loin. L’un d’eux est littéralement explosé et éparpillé par la puissance du choc tandis que l’autre ne perd, par « chance », qu’un seul bras. Le vent surnaturel, lui, finit par s’éteindre en secouant ce qui se trouve sur les bureaux et les étagères du grand hall. Quelques plantes en pot sont encore délicatement secouées par la fin de cette mystérieuse explosion sans flammes. Babioles et objets divers finissent de trembler à leur rythme. <br /><br />La jeune femme reprend alors son équilibre et fait quelques pas. Elle serre et desserre son poing gauche à plusieurs reprises : la douleur est encore présente. Elle tend ensuite son bras droit pour que son sabre, qui a lui aussi été éjecté, puisse revenir à sa propriétaire. Il file jusque dans sa main avant de s’allumer de sa plus radieuse blancheur. Le combat n’est pas terminé, il reste des ennemis dont il faut se débarrasser. Le regard de la générale file vers ses hommes. Ils s’en sortent bien : il manque une tête et un bras à leurs ennemis. Le combat, qui a été interrompue par la détonation, reprend de plus belle. Cependant, le décapité s’extrait de sa bataille pour rejoindre l’IG-100 qui affrontait la républicaine. Celui-ci finit de calculer les ajustements qu’il doit apporter à son style de combat, compte tenu de la perte de son bras. A nouveau, Lyzs se retrouve face à deux adversaires. Sauf qu’ils n’ont plus qu’une tête et trois bras pour deux corps métalliques.<br /><br />La distance se réduit : ils avancent. Mais, Lyzs aussi, met un pied devant l’autre. Elle se tient droite et contrôle sa respiration. Son sabre est en avant, sa main libre est détendue. Il ne faut pas avoir peur. Ce ne sont que de vulgaires machines… de pâles imitations humanoïdes tentant de se battre au corps à corps contre des sensitifs maniant de nobles sabres laser. Contre des personnes maniant la Force, pouvant sentir des mouvements avant qu’ils ne soient exécutés. Pouvant parfois apercevoir le futur, le vrai. Vivant parfois même une seconde entière derrière leur propre conscience lorsque la situation l’exige. Non, ces bâtons, ces engins de mort ne sont rien dans les mains d’incapables. Si impressionnant soit leur bruit, si puissante soit leur foudre. S’ils n’atteignent pas leur cible, ils ne sont guère plus que du vent. <br /><br />Les deux machines lancent l’assaut : quelques coups d’un enchaînement programmé viennent fendre l’air avant même d’arriver à portée de la générale, mais elle ne recule pas pour autant. Son sabre vient interrompre la rotation d’un bâton, puis de l’autre. Son dos se ne courbe pas, sa respiration de varie pas. Puis, elle pressent l’attaque suivante, ramène sa poignée devant son ventre pour que la lame s’aligne avec son nez. Elle cambre son dos pour reculer le haut de son corps. Derrière le fil blanc de lumière barrant sa vue, à quelques centimètres de ses lèvres séchées par la tension, elle voit les deux piques se croiser là où aurait dû se trouver sa tête. Puis, d’un coup, ses réflexes explosent : l’attaque passe, puis elle se redresse pour trancher bras et troncs. Un coup, puis deux. La lumière blanche a fait son travail : les droïdes s’écroulent en d’incandescentes pièces découpées.<br /><br />Un regard au sol : elle observe le résultat de son assurance. Puis, elle se tourne vers ses soldats. Ils finissent d’éliminer le dernier droïde. Sa mémoire musculaire lui fait dessiner deux cercles dans les airs de la pointe de sa lame avant que celle-ci ne s’éteigne, véritable tic résiduel de son entraînement quotidien. Elle respire, soulagée et enfin dans le calme.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Je suppose qu’il nous faut nous replier… Lieutenant, nous sommes véritablement dans le même vaisseau, à présent. </span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171152</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171152</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:29:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:59 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°15<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Tericarax reste silencieux. La générale en face de lui s'exprime, mais il n'est pas dupe : elle mène sa réflexion à voix haute, ses mots ne lui sont pas destinés. Néanmoins, il salue sa logique : la jeune humaine finit par arriver à la même conclusion que lui – encore que ce soit ici par manque d'éléments plutôt que par une inférence purement logique, mais la conclusion n'en reste pas moins la même que la sienne. Et elle accepte de laisser cette affaire à la charge de la CSI. Logique, ce sont là des problèmes internes qui ne concernent que la Confédération. Le datapad du cyborg sonne. Il fouille dans sa cape, en extirpe le petit objet, qui vibre et sonne. Une pression de ses doigts froids suffit à enclencher le message : devant lui apparaît le visage cyclopéen de SVE-97. L'image bleue, légèrement troublée par des vagues de parasites à sa surface, se stabilise.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Lieutenant, décodage terminé. Espèces identifiées. Nous avons trois individus, deux Twi'lek et un Bith. Vous devriez recevoir la vidéo dans 3...2...1...</span><i>(Un nouveau bip confirme la réception du fichier. Notre Kaleesh ne relève pas pour ne pas interrompre l'automate en face de lui.</i>) <span style="color:#ffff00">Ils entrent tous les trois dans le bâtiment et commencent à massacrer les gardes présents. Pas de doute, ce sont bien nos terroristes. Les images sont trop floues pour pouvoir obtenir un faciès net.</span><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Identités connues ?</span></strong><i> Réclame froidement Tericarax. Si les visages sont indiscernables à cause de la faible qualité des données, il faut utiliser les connaissances périphériques dont on peut disposer. Il est possible que ces individus aient déjà fait des vagues : agressions, comportements violents, quelque chose qui aurait laissé une trace, une trace à laquelle on puisse remonter. Son interlocuteur hoche négativement de la tête.<br /></i><br /><span style="color:#ffff00">- Négatif. Les bases de données de Utapau sont maigres, à peine informatisées, mais nous n'avons rien trouvé au sujet d'un Bith ou de Twi'lek. De vrais fantômes.</span><br /><br /><i>Prévisible, songe Tericarax. La galaxie est vaste, et rares sont les planètes qui disposent des moyens pour créer une base de données où répertorier chaque individu présent sur son sol : même Géonosis ou Coruscant ne possèdent pas pareille technologie. Les Sith sont probablement venus dans l'ombre qu'ils affectionnent tant, sans identité réelle et sans se faire répertorier où que ce soit. Peu importe, on avance déjà. En connaissant leur espèce, on écarte 99.9% de potentiels suspects et on facilite grandement les recherches.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Bien. Envoyez le signalement aux patrouilles. Ensuite préparez les scanners satelli...</span></strong><br /><i><br />L'image se trouble en une nuée de parasites, ne devient plus qu'une forme discontinue de lignes blanches et bleues, et la communication se coupe. Tericarax reste insonore devant l'événement. Problème technologique ? Il fixe son datapad, lorsqu'un crépitement familier se met à résonner dans le couloir. Un crépitement électrique, le son d'un bâton électrique. Tous les gardes IG-100 de Blaum viennent comme un seul homme d'allumer leurs bâtons. Soudain, l'un d'eux frappe Blaum en plein torse. La foudre parcourt son corps, fait convulser ses membres, lui arrache un cri. Tout semble se dérouler au ralenti. Sous les impulsions de tonnerre, le corps entier du Pau'an, ranimé un instant par une énergie nouvelle, s'agite en tout sens. Ses yeux, bien plus ouverts que pendant tout l'entretien avec la générale, fixent le plafond, le sol, les murs, le lieutenant, une expression où se fondent la terreur et la douleur hante chaque parcelle de peau de Tarun. Avec une ultime impulsion, il s'effondre au sol. Tout n'a duré qu'une seconde au plus. La surprise n'existe pas dans l'esprit de Tericarax, mais il n'a pas le temps d'agir ni de voir le reste : car soudain, une forme entre dans son champ de vision.<br />Tous les processus cybernétiques et biologiques du Kaleesh se mettent en action. Par réflexe, il se protège de ses deux bras ; ses avants-bras interceptent une arme électrique, qui vient chanter sa foudre à quelques centimètres de son visage. De petites langues pourpres et blanches viennent lécher le bord de ses bras, s'écrasent contre son masque mortuaire. Il plisse les yeux. Il repousse en arrière le garde, de sa force colossale renvoie le bâton en arrière. Ses deux vibrolames se déploient en claquant de ses poignets. Un autre garde se jette sur lui de la droite alors que le premier reprend son équilibre, projetant sa lance en une fente. Tericarax dévie le coup sur le côté de sa lame droite. Les dizaines d'heures passées à combattre son propre garde IG-100 lui font exécuter ces mouvements par réflexe. Il fait un pas en avant, sa deuxième lame – la gauche - tranche la gorge cybernétique du garde. <br /><br />Le Kaleesh, d'une seconde entaille, tranche le bras armé du garde, se remet de face et sectionne son torse de sa vibrolame droite. Mais l'action a laissé le temps au deuxième IG-100 de se remettre en posture ; le droïde se tient en posture de combat à une distance raisonnable, ses deux photorécepteurs rouges plongés dans les iris reptiliens du Kaleesh. Un troisième IG-100 est à côté de lui, pour assurer l'avantage numérique contre Tericarax. Derrière le duo d'acier, il aperçoit la générale Lyzs et ses gardes, en plein combat contre les cinq autres magna.<br /><br />Illogique retournement de situation. Un de ses assaillant tente une fente, assisté du deuxième. Ils se mettent à harceler Tericarax par des coups d'estoc, profitant de l'insolente allonge de leurs bâtons électriques. Le lieutenant repousse, quarte sur sixte, se penche sur la droite pour laisser filer un coup qu'il n'a pu intercepter et qui menaçait de lui emboutir l'épaule. Est-ce vraiment illogique ? Il repousse ses ennemis, manque de décapiter un des droïdes, mais une contre-offensive du premier des deux lui fait interrompre son assaut. Défaillance technique non envisageable, pas à une telle échelle. Les gardes magna ne suivent pas un ordinateur central, ils reçoivent des ordres individuels.<br />Il fait un pas en arrière. Un des bâtons vient heurter le mur en un arc de cercle, laissant une trace brûlée derrière lui. Ordres alors ? Source(s) possible(s) ? Il pare un coup latéral, dévie un nouvel estoc. La réponse est évidente. Sharkaran Edjurath.</i><br /><br /><br /><em><strong><br /><i><br />Ce n'était pas prévu. Ce n'était pas du tout ce qui était prévu. Tarun Blaum devait disparaître, et avec  le dernier témoin « gênant » aurait été réduit au silence. Voilà ce qui aurait dû se passer. Un laser au milieu de sa boîte crânienne Pau'an, et une éternité muette. C'était ça qui devait se passer. C'était ça qui était prévu. Grâce au mouchard dans le bureau, il avait tout entendu. Par son homme sur le terrain, il avait été prévenu : le séparatiste qui commandait l'opération d'intervention sur Utapau, le lieutenant Tericarax, connaissait son identité. Tout ça à cause de cette républicaine. Une enfant et une machine allaient le mettre à mal, lui ? <br />Sharkaran Eldjurath crissa, et déchiqueta tout ce qui se trouvait sur son bureau de ses pattes chitineuses. Il envoya voler une porcelaine sans prix contre le mur en face de lui, renversa les piles de dossier, menaça d'écraser entre ses bras son datapad.<br /><br />Puis il se calma. Non, ce n'était pas encore terminé. Il n'en était pas à son premier témoin gênant. Le nombre de morts engendrés par ses ordres était incalculable, c'était le maître exécuteur, qui purgeait l'ombre séparatiste : opposants et fanatiques tombaient tous par sa main. Il n'avait nul ennemi qui ose se déclarer ouvertement contre lui, car pareil fou était promis à une mort rapide, maquillée naturellement en suicide – et sans enquête ouverte derrière, car on ne s'opposait pas à lui, et son influence était partout.<br /><br />Le killik se reprit. Il inspira et acheva de se calmer, tout en s'asseyant à nouveau derrière son bureau, insensible aux ravages qu'il venait de provoquer. Tericarax...Il ne l'avait jamais aimé. Un droïde prétentieux, et difficile à cerner. Il l'avait à l’œil depuis quelques temps déjà. Suite à son succès sur Taris, Sharkaran avait décidé de mobiliser le cyborg pour négocier avec Atin Jnum, assuré que le tempérament explosif du sénateur serait incompatible avec l'assurance froide du kaleesh. Mais celui-ci avait accompli brillamment sa tâche, et était revenu avec un deal plus qu'avantageux pour la CSI. Même si ces matériaux allaient apporter beaucoup à la Confédération, Sharkaran n'en avait que moins aimé Tericarax. Il était compétent...Trop compétent. Il n'avait pas ce fanatisme décérébré qu'ont la plupart des officiers. Il était intelligent, un scientifique aux projets obscurs. Et c'était une machine de guerre. Tous ces éléments en faisaient un rival dangereux.<br /><br />Le consul ne l'avait jamais apprécié : il ressemblait trop à l'ex général Gelmir, c'était un monstre engendré par la guerre, né pour la guerre. C'était un candidat parfait pour prétendre à son poste, et lui piquer la vedette. Cela en faisait un ennemi de Sharkaran ; et les ennemis du killik n'avaient jamais une espérance de vie très longue. Et cette générale républicaine...Une jeune fille ! Une gamine ! Nommée sans doute à ce poste parce qu'elle avait un joli minois, parce qu'elle avait tapé dans l’œil du Chancelier, c'était la seule explication possible ! Mais une sensitive néanmoins, une dangereuse sensitive. Lorsque le reste du Consulat avait demandé la présence de la République, le Killik avait choisi de ne pas s'y opposer ; c'était l'occasion de récolter des informations capitales sur leur façon de procéder, placer des mouchards sur leurs vaisseaux, répertorier les visages des militaires pour plus tard pouvoir exercer une pression sur eux, par des réseaux illégaux : soudainement faire vendre leur maison, faire s'enliser un procès, corrompre les juges, détruire leur vies ! Cette générale n'avait personne. Pas de famille proche, pas d'amant, pas d'enfant. Comme Tericarax, elle était dévouée corps et âmes à sa cause. Le Killik observa les traits fins de la femme. Si jeune...Elle aurait fait une parfaite esclave...Mais l'un comme l'autre avaient entendu son nom. Il n'y avait qu'une chose à faire, les supprimer.<br /><br />Sharkaran entra en communication avec les gardes magna qui étaient mobilisés sur place. Une broutille quand on était consul confédéré, toutes les fréquences vous étaient ouvertes à tout moment.  Au même moment, il envoyait ses ordres aux ordinateurs centraux stationnés en orbite de Utapau. Le message était clair :<br /></i><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Le lieutenant Tericarax s'est rendu coupable de trahison aux côtés de la garde républicaine. Capturez par la force si nécessaire les gardes. La générale Lyzs Yvanol, le lieutenant Tericarax et Tarun Blaum doivent être supprimés. Le lieutenant Tericarax est déchu de son statut de militaire et n'a plus aucune autorité dans la CSI.</strong></span><br /><br /><i>Un son de confirmation des ordres émis en basic. Et Sharkaran se laissa enfin aller dans son fauteuil. Personne ne s'opposait à lui. N'était-il pas après tout l'un des leaders suprêmes de la CSI ?</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Adieu lieutenant, adieu générale Yvanol...Ce n'a pas été un plaisir de vous connaître</span></strong>, <i>murmura l'insecte à lui-même.</i><br /><br /><br /></strong></em><br /><i><br />Logique, logique. Il a probablement entendu depuis le mouchard. C'est une explication plausible, et même tout à fait cohérente. Mais donner l'ordre de supprimer Tericarax et une générale républicaine ? Le cyborg saute en l'air, évitant qu'un des gardes ne lui fauche les pieds de sa lance crépitante. C'est certainement bien plus osé qu'il ne l'avait imaginé. Mais c'était aussi une éventualité à prévoir. Il abat sa lame vers le garde qui livre tout son torse, ayant manqué son balayage, mais le second vient le protéger. Par ses ordres, ce consul chamboule encore les opérations du lieutenant. Le garde est complètement déséquilibré par la force monstrueuse du cyborg, mais alors que Tericarax retombe souplement au sol et s'apprête à le frapper, le bâton de l'autre entre dans son champ de vision, le forçant à faire deux pas en arrière. Il se remet en garde.<br />Les deux en face de lui se remettent également en garde. Ils n'ont pas été affectés à la protection de Blaum pour rien : ces IG-100 sont assurément des unités d'élite, des vétérans. Ils se battent comme de vrais loups. Tericarax souffle et tousse, mais ne quitte pas les deux de son champ de vision. Des loups...Eh ? Il fait des pas lents sur le côté, et l'un des gardes fait de même tandis que l'autre prend la direction inverse de rotation. Ils tentent de l'encercler, uh ?<br /><br />Brusquement, ils repassent à l'attaque, chacun d'un angle différent. L'un attaque du flanc gauche de Tericarax, mais lui s'est immobilisé.  C'est exactement comme sur Myrkr. Exactement comme avec les Vornskr. Ils ont à nouveau marché dans son piège. Il extirpe son blaster sonique, pointe sur sa droite le garde, à bout portant. D'une quinte, il repousse l'assaut sur sa gauche, et tire. VOOM, une onde verte déforme l'air. Le garde est projeté violemment en arrière, ses circuits éclatent sous le choc. L'attention de Tericarax passe immédiatement sur celui à sa gauche, qui se rétablit. Trop lent. Faille sur son flanc droit. Il se retourne, et l'attrape de son pied ; sa serre d'acier se referme sur le crâne du droïde, étau implacable et froid. En équilibre sur une seule de ses jambes, Tericarax plie le genoux et effectue soudain un acrobatique saut : lorsqu'il retombe au sol, il écrase sous son poids la tête du garde. Sa vibrolame vient découper son torse et son photorécepteur. Il se remet en position de combat, mais constate que l'autre IG-100 n'a pas survécu à son tir sonique : toutes ses pièces ont été déformées et détruites par l'onde sonore. Il secoue la tête, son fusil disparaît à nouveau sous sa cape, puis se redresse. La générale, qu'en est-il de la générale ?</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171151</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171151</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:59 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:59 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°14<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>Lyzs, assez perplexe, écoute le cyborg. Celui-ci s’exprime à la manière d’un auteur. Métaphores et tournures de phrases alambiquées sont de la partie. Mais, au moins, le message passe : Sharkaran Eldjurath est quelqu’un d’important. Un ennemi du lieutenant, peut-être ? Ou bien une personnalité confédérée ? Il faudra se renseigner à ce sujet mais, pour l’instant, ces affaires n’ont pas vraiment d’intérêt pour la jeune femme. Tout ce qui compte, c’est de savoir si cette personne a un lien avec les attaques Sith. Piège « mortel » ou non.<br /><br />Pendant que la républicaine fait du ménage dans les sentiments volés à Tarun Blaum durant l’extraction de son petit fragment de souvenir, Tericarax, lui, s’attelle à réduire un bureau en miettes. Peut-être que c’est ce nom, qui lui fait cet effet ? Probablement pas. Après tout, la générale a du mal à percevoir une simple variation d’humeur chez le cyborg. Les chances pour qu’il s’énerve sur ce meuble pour passer ses nerfs sont bien trop faibles.<br /><br />La pauvre créature guidée par sa logique et sa loyauté revient enfin pour présenter sa trouvaille : un mouchard. S’en suit un raisonnement sur la récente tentative de meurtre et sur la découverte du petit gadget. Bien qu’il soit unique en son genre, il faut reconnaître que le lieutenant est diablement efficace dans son domaine d’expertise : le raisonnement logique.<br /><br />D’un coup, celui-ci s’esquinte ce qui lui reste de sa gorge avec sa plus impressionnante toux. La générale semble prise d’empathie : rien qu’entendre cet immonde bruit lui fait mal aux bronches. Il se calme enfin et Lyzs se décrispe à son tour. Puis, le cyborg explique sa conclusion : Sharkaran Edjurath n’est pas lié aux Sith. Le tireur d’élite serait lié à cette personne. Et non aux adeptes du côté obscur. Pourquoi pas ? Cela semble tenir la route. Cependant, tout cela manque de preuves tangibles. Lyzs, pensive, se tient le menton en reliant les points.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Sharkaran aurait quelque chose à voir avec les victimes. L’attaque des Sith aurait précipité ses actions… Probable. Mais, peut-être que les Sith eux aussi agissaient sous ses ordres ? Le fait que nous les traquons les empêche de finir le travail, alors on aurait fait appel à ce tireur…</span><br /><br /><i>Les yeux bleus de la générale quittent le vide dans lequel ils s’étaient plongés pour revenir sur Tericarax. La petite républicaine n’est pas satisfaite.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	C’est une hypothèse tout aussi valable non ? Je comprends bien que  l’affaire Eldjurath est très certainement un « jeu » interne à la CSI. Ce sont vos affaires. Par contre, si celui-ci a quelque chose à voir avec ces Sith, c’est une autre histoire…</span><br /><br /><i>Nouvelle réflexion. Peut-être a-t-elle parlé un peu vite ?</i><br /><span style="color:#66ccff"><br />—	Hm… Non, non. Vous avez certainement raison. Je manque d’informations au sujet de cette personne. Je ne vois pas pourquoi un confédéré ferait appel à des Sith pour faire ce genre de travail. Je ne vois pas non plus pourquoi il ordonnerait des attaques Sith sur différents mondes séparatistes... Ou alors ce serait bien plus grave que prévu. C’est un peu tiré par les cheveux.<br /></span><br /><i>Elle affiche un air déçu. La faute au peu d’informations utiles apporté par cette virée dans l’esprit du pau’an. Un effort pour rien…</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Je pense que vous avez raison. Ce sont deux problèmes différents. Ce qui ne nous avance pas dans notre recherche. </span><br /><br /><i>Elle se tourne à moitié pour s’adresser au survivant.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Donc, Tarun…</span><br /><i><br />Une interruption. Quelque chose sonne. L’attention de Lyzs se porte à présent sur son datapad. Il s’agit des résultats des travaux séparatistes : les vidéos ayant captées les déplacements des Sith. Son comlink s’active ensuite :</i><br /><br />—	Générale, nous avons relayé les vidéos. C’est assez flou, mais on distingue bien nos hommes : le bith et le twi’lek. Avec les heures de capture, on peut en déduire qu’ils ne sont pas bien loin. Ils sont séparés et leurs déplacements sont hasardeux. Ils doivent chercher quelque chose.<br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Parfait, vous pouvez commencer les… </span><br /><br /><i>Un puissant grésillement vient agresser les oreilles de la républicaine : la communication est comme brouillée. Elle trouve vite le récepteur sur son col pour le couper. Sur ses gardes, elle jette rapidement un œil à son datapad pour comprendre ce qu’il vient de se passer : les communications sont bloquées. Dans le même temps, les magnagardes semblent entrer en action. <br /><br />Au son des bâtons électriques se dépliants, Lyzs dégaine et allume son sabre. Sans qu’elle ne puisse intervenir, l’un des droïdes plante la pointe de son arme dans le torse de Blaum ! Il l’électrocute avec toute la puissance dont il dispose et, après quelques convulsions et un long cri de douleur, le pau’an s’écroule. Sa plaie fumante dégage une désagréable odeur que les magnagarde ignorent : ils ajustent leur formation en avançant leurs piques serties d’étincelles bleues. Les deux gardes de la générale, qui étaient de l’autre côté, n’ont pas le temps de traverser le mur de droïdes pour rejoindre leur supérieure. Celle-ci se trouve entre les magnagardes et le cyborg. Ils ne peuvent que se défendre eux-mêmes.<br /><br />Lyzs, de son côté, n’a même pas le temps de se questionner : on l’attaque ! Elle pare un coup, puis deux avant de réussir à se reculer pour retrouver ses esprits embrouillés par la surprise. Les gardes républicains, eux, se lancent dans une riposte et s’engagent dans le combat. Leurs sabres bleus viennent faire jaillir des étincelles au contact de la foudre des bâtons électriques. Trois droïdes, dans le plus mécanique des styles, repoussent leurs assauts à l’arrière tandis que les autres continuent d’avancer.<br /><br />Alors que ses hommes échangent de violents coups avec ces magnagardes, la jeune femme tente de trouver un moyen de s’en sortir en gardant ses distances. La CSI les attaque et les droïdes s’avancent vers elle, décidés à en découdre. D’ailleurs trop concentrée sur ceux-ci, elle tourne complètement le dos à l’imposant lieutenant. Seulement, le son des vibrolames qui se déploient lui fait comprendre son erreur…</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171150</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171150</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:59 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:59 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°13<br />
Auteur : Tericarax</p>
<div style="text-align:justify"><i>L'humaine se lance sans attendre dans un nouvel interrogatoire. L'escorte de IG-100 autour du Pau'an se dresse contre la générale, mais Tericarax leur fait signe de s'écarter d'un geste de la main, laissant la générale à ses procédés. Il aimerait, naturellement, observer le protocole – sans interruptions cette fois. Mais l'heure n'est pas à l'observation, il faut travailler en parallèle, car sinon l'on prendra du retard. Le temps manque, l'heure est à l'efficacité et plus à la curiosité.<br />Le personnage s'éloigne encore plus de la générale. Il ne faudrait pas faire échouer sa manœuvre, on lui fera donc confiance. Et si elle obtient des informations critiques sur la CSI ?<br />Le cyborg avise. Il y a en tout et pour tout huit magna gardes. Avec lui, cela fait bien assez de bras pour la réduire au silence, si elle devait s'avérer une menace. Malgré toute la compétence qu'il veut bien lui accorder, il n'est personne qui ne puisse triompher avec un désavantage numérique si conséquent. Mais cette piste de réflexion est futile – une perte de temps protocolaire digne d'un politicien, qui n'a aucun futur.<br />Il y a plus important : pourquoi Tarun Blaum a-t-il été visé à l'instant, et comment ceci se lie-t-il à tout se qui s'est passé ces derniers jours ?<br /><br />Il tapote sur son datapad tout en réfléchissant aux événements dont il a connaissance. Attentat contre une assemblée de représentants haut placés. Selon les messages d'alerte, les responsables sont des Sith, on appelle la CSI à l'aide. En arrivant sur les lieux, on trouve un cadavre de Twi'lek :  supposément l'un des Sith. Mais qu'est-ce qui vient l'affirmer ? À la réflexion, il ne manipulait qu'une vibrolame, pas le sabre laser emblématique des Sensitifs. Tericarax peut utiliser quatre de ces lames à haute fréquence, cela ne fait pas de lui un Sith ou un Jedi pour autant ; il n'existe aucune corrélation entre l'utilisation de cet outil et une appartenance à l'un des...Dogmes de la Force. Aussi, il n'y a rien qui étaie à l'heure actuelle le fait que le Twi'lek soit bien un Sith. Cela pourrait tout aussi bien être un simple meurtrier qui se serait jeté dans la salle du conseil avec une vibrolame et des grenades.<br /><br />Élément suivant.<br /><br />Les deux cadavres dans la ruelle. Faute d'empreintes sur la gorge, ils sont supposés morts par un étranglement de Force. Ceci est cohérent avec l'attaque des Sith : la ruelle où ils ont été trouvés est un chemin de fuite du siège, c'est une route pour fuir la scène du crime. Un terroriste Sith aurait pris ce chemin et fait taire les témoins, de malchanceux badauds au mauvais endroit au mauvais moment. Correspondance parfaite. La façon dont ils sont morts corrobore parfaitement l'étranglement de Force : les signes biologiques sont clairs, ils sont morts de suffocation, mais sans que leur gorge ait été touchée physiquement. Une force s'est exercée sur leur œsophage, violente aux marques et aux déformations de l'épiderme et de la trachée, mais il n'y avait toutefois pas la moindre substance qui indique un toucher direct : pas d'empreintes extérieurs, pas de particules laissées par exemple par des gants, pas de stries laissées par une corde...Cet élément concorde avec l'hypothèse 1 : des Sith ont attaqués le conseil, et ces témoins sont morts par l'un des Sith en fuite.<br /><br />Élément problématique.<br /><br />L'assassin, véritable cheveux sur la soupe.<br />Le tireur embusqué met à mal les hypothèses précédentes. Il ébranle les certitudes et remet en question les raisonnements et suppositions établies précédemment. En effet, la supposition était que les Sith ont attaqué le conseil pour faire passer un message ; pour se venger sans doute de l'assaut sur Cathar, un ultime acte d'arrogance futile pour se croire importants.<br />Toutefois, des terroristes suicidaires n'auraient pas été jusqu'à aller quérir un tireur de précision pour abattre toutes leurs cibles. Si les profils supposés par le lieutenant sont corrects, les individus ici sont par hypothèses désespérés au point d'être prêts à donner leur vie pour envoyer un message à la galaxie entière, mais aussi prêts à périr dans un coin boueux et perdu comme Utapau.<br /><br />Incohérent avec l'engagement d'un tireur d'élite : bien trop méticuleux pour une attaque montée à la hâte. Hypothèses alternatives ?<br /><br />La première, la plus triviale, est que le tireur soit le responsable de toute cette affaire ; le corps serait peut-être un complice, et les messages d'alerte seraient faux, pour brouiller les pistes. Ainsi, on forcerait les troupes séparatistes à chercher dans la mauvaise direction, pour avoir le champ libre et assassiner tranquillement les rescapés de l'attentat.<br /><br />Tout en composant les identifiants sur son appareil, le lieutenant poursuit sa réflexion. Bien entendu.  C'est plausible. Mais à quel point ceci est-il vraisemblable ? Sa mémoire fait le récapitulatif : Fondamentalement, plusieurs mondes sont attaqués simultanément par des pseudo Sith. On accuse en premier lieu une attaque sur Mygeeto, annoncée par un droïde OOM. Ensuite, des messages d'alerte quasiment simultanés, mais en retard de quelques heures par rapport à Mygeeto, en provenance de Muunilinst et Utapau. On dépêche des troupes sur Félucia au cas où. Quelles sont les chances que des tueurs posant comme des Sith puis des séparatistes aient sévi sur tous les mondes simultanément ? Quelles sont les chances que le message originel de l'OOM soit falsifié, et un piège tendu à la Confédération toute entière ?<br /><br />Probabilités très faibles. Chances qui tendent vers zéro, quasiment nulles, inexistantes. Hypothèse improbable donc. Seconde hypothèse : des tueurs profitant des attaques Sith sur d'autres mondes pour en simuler une ici et tuer leurs cibles ni vu ni connu.<br /><br />Le lieutenant avise. Ceci semble plus vraisemblable, toutefois les tueurs n'auraient eu aucun intérêt à lancer des messages d'alerte. S'ils avaient réussi par eux-même à passer la sécurité Utapaun, ils n'auraient alors pas eu à lancer une quelconque alerte ou à poser pour des Sith, car dans la situation actuelle ç'aurait été le meilleur moyen d'attirer l'attention et faire rater toute leur opération : un plan extrêmement stupide, vide d'intérêt, stérile. Cette hypothèse là ne peut être retenue. Il en reste une troisième...</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Lieutenant,</span> <i>dit en guise de salutation le droïde.<br /><br />La réflexion du cyborg s'arrête un instant. Ses yeux se fixent sur la communication qui vient de s'engager. Devant lui se tient un automate aux allures cyclopéennes. L'unique lentille de son subordonné s'ajuste, comme un humain ajusterait une paire de lunettes devant ses yeux. De l'autre côté de la communication, le séparatiste tape rapidement. Il recule hors du champ de la caméra, puis revient brancher de larges fils entre eux. Enfin son attention revient sur son supérieur.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Nous avons quasiment fini de restaurer les données. Ils ont massacré les caméras, mais les données ont été épargnés. Quasiment. Les systèmes sont archaïques, des cassettes holographiques. Mais c'est du solide, plus faciles à réparer que des disques. La baisse de courant a causé une boucle de retour qui a fait péter les circuits à hauteur de 78.3%. Pour pouvoir retrouver les images, on a donc dû extrapoler à partir du peu de signaux restants. Les images ne seront pas très nettes, lieutenant. Dans dix minutes on devrait avoir ça.</span><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Bien, vous enverrez ceci également à la générale Yvanol. Au plus cette information est dupliquée, au moins nous risquons de la perdre par une corruption lors de l'émission</span></strong><i> rétorque le Kaleesh sans enthousiasme.</i><strong> <span style="color:#990000">SVE-97, vous êtes un expert en signaux et en communications, n'est-ce pas ?</span></strong><br /><br /><i>Le droïde hoche affirmativement de la tête tout en poursuivant ses tâches, concentré.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- C'est exact lieutenant.</span><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Par où passent les communications entre Géonosis et Utapau ?</span></strong> <i>Réclame notre squelette d'acier. L'autre penche la tête sur le côté, pensif.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Utapau possède deux relais Holonet avec une portée suffisante : chaque relais s'occupe de la moitié des utilisateurs de la planète, répartis géographiquement.</span><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Trouvez celui depuis lequel les dernières communications ont été lancées,</span></strong><i> commande Tericarax.<br /><br />L'autre dé zoome avec son œil. Il s'éloigne de sa chaise, sort à nouveau du champ. Il revient avec une tablette, la branche à un écran devant lui – invisible pour Tericarax – et commence à chercher. Après quelques secondes, il annonce :</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- C'est fait. Il s'agit du relais id 160-946-ad64-055. Celui affilié à cet hémisphère de la planète.</span><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Trouvez un relais qui aurait émis il y a moins de quelques minutes, à destination de Utapau-même. Id de l'appareil, et s'il émet encore sa position géographique.</span></strong><br /><br /><i>À nouveau,  SVE-97 se met à chercher silencieusement de l'autre côté de l'hologramme, laissant Tericarax seul avec sa lourde respiration. Les recherches sont plus longues cette fois, car il faut trier parmi des dizaines – des centaines de données. Malgré le blocus imposé, il est normal que des communications continuent à entrer et sortir, on ne peut pas bloquer l'HoloNet. Notre montagne d'acier se fend d'une douloureuse quinte de toux. La fraîcheur du bâtiment a beau être plus clémente pour ses problèmes d'asthme que l'étouffante chaleur des rues, elle ne peut soigner ses poumons : rien dans la galaxie ne le peut. Pendant ces quelques instants, Tericarax entame une nouvelle piste de réflexion.<br /><br />En supposant la troisième hypothèse, quelles raisons peuvent justifier la mort de Tarun Blaum ?<br /></i><br /><span style="color:#ffff00">- Je l'ai,</span><i> dit le droïde. <br /><br />Cela serait assurément pour le faire taire qu'on a tenté de le supprimer. </i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Je vous écoute,</span></strong><i> dit Tericarax.<br /><br />Mais le tireur s'est trouvé plus pressé que prévu. Il avait sans doute prévu de le tuer, mais l'opération et les ordres du lieutenant ont contredit ses plans ; avec la garde autour de Blaum, il a dû attendre un moment plus opportun. Eloigné des fenêtres, cloîtré entre tous ses gardes IG-100, le Pau'an n'offrait pas d'angle de vulnérabilité. Il n'en a offert un qu'au moment le plus critique, lorsque la générale Yvanol a commencé à l'interroger. À le faire lever.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Dix mètres, lieutenant. Dans la pièce adjacente à là où vous êtes. Id impossible à déterminer, la communication est encryptée.</span><br /><br /><i>Tericarax lâche un « Merci » glacial, et interrompt la communication. Le tireur s'est montré impatient. Il devait faire taire Blaum, mais en voyant la garde républicaine et la Confédération si près de sa cible, il savait sans doute qu'il n'avait plus de temps. Ses dernières chances de supprimer le responsable Utapaun avant qu'il ne livre les précieuses informations se raréfiaient de seconde en seconde...</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Et donc il a tiré alors même que nous étions présents,</span></strong><i> souffle le Kaleesh pour lui-même.</i><strong> <span style="color:#990000">Mais c'était sans compter la présence de la générale...Elle a en même temps mis Blaum en danger et en même temps l'a sauvé.</span> </strong><br /><br /><i>Il tousse, reprend le chemin de la salle. À cet instant, ses yeux s'arrêtent sur une petite figure qui s'avance dans sa direction. Petite, élancée, c'est la générale Yvanol. Ayant posé son manteau, elle porte à présent une armure articulée, veinée dans ses courbes d'un bleu électrique. Ses yeux bleus trahissent une expression que le scientifique a déjà aperçu chez elle : le trouble. D'une voix perturbée – comme hésitante, elle demande :</i><br /><span style="color:#66ccff"><br />-  Qui est… Qui est Sharkaran El… Eldj… Eldjurath ?</span><br /><i><br />Sharkaran Eldjurath. Si l'esprit du cyborg pouvait encore être marqué par la surprise, sans doute ses yeux trahiraient-ils un choc pur et simple. Ce nom, prononcé par ces lèvres...C'est véritablement quelque chose que l'esprit du scientifique n'avait pas envisagé. Mais, incapable de ressentir l'étonnement face aux revers les plus surprenants du hasard, Tericarax se contente d'observer la Républicaine de ses pupilles glaciales, dévorant de ses deux iris ternes chaque parcelle de la jeune femme. Position des mains, tenue de la colonne vertébrale, expression faciale, dilatation des pupilles, fréquence de la respiration, le cyborg note tous ces signes, tentant de déterminer s'il s'agit de bluff ou non.<br /><br />Effort inutile, mais dont il s'encombre néanmoins : son esprit étant vide de sentiments, il est également incapable d'empathies. De ce fait, il ne peut pas deviner ce que tous ces indices comportementaux trahissent actuellement chez la jeune à la chevelure de jais. Elle pourrait être en train de bluffer ou d'être réellement étonnée, mais le séparatiste est purement incapable de distinguer les deux. Sharkaran Eldjurath.<br /><br />Le nom fait soudainement l'effet d'un choc électrique à l'esprit du cyborg.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Je vois, </span></strong><i>dit le séparatiste d'un ton algide, si sinistre qu'il en ferait frissonner jusqu'aux magna. </i><strong><span style="color:#990000">Puériles machinations, subtiles mais futiles intrigues, embûches infécondes, complots périlleux et inutiles. C'est donc de sa main que ce tireur vient semer le chaos dans mes hypothèses, c'est donc par ses ordres qu'on chamboule mes opérations ?</span></strong> <i>(Il fixe à nouveau ses yeux sur son interlocutrice. Le regard reptilien est fixe, comme magnétisé par les iris bleus de l'humaine.)</i> <strong><span style="color:#990000">Vous venez de marcher sur une toile dangereuse, générale, tissée par une araignée habile. Une que, même avec vos pouvoirs, vous ne pourrez pas dévorer seule.</span> </strong><br /><i><br />Il bat l'air de la main, éloignant tout caractère menaçant de ses propos à la façon dont on éloigne un insecte agaçant.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Savoir à quoi correspond ce nom ne vous apportera rien : au contraire, ceci vous mettra dans le même danger si ce n'est même pire que notre ami Blaum </span></strong><i>(le doigt rachitique du cyborg désigne fatalement le Pau'an alors qu'il parle).</i><strong><span style="color:#990000"> Mes assignations sont d'obtenir votre aide pour traquer les Sith ; pas de vous entraîner par accident et jeu de coïncidences dans un piège mortel. Ceci ne serait pas bénéfique à nos deux mondes, vous en conviendrez.</span><br /></strong><br /><i>Sur ces énigmatiques paroles, le cyborg entre dans le boudoir où se reposait Blaum avait qu'on attente à son existence. Ses griffes passent sur les éclats de verre, éraflent le parquet, laissent la marque de Tericarax comme une balafre. Les meubles sont sans intérêt. Le sofa juste à la gauche de l'entrée est secondaire. La bibliothèque au fond de la pièce, sans importance. Non, c'est le bureau au centre qui  attire tout l'intérêt du lieutenant. La pièce à côté de vous disait SVE-97. <br /><br />Sur le meuble de bois, des papiers sont rangés avec le soin d'un apothicaire. Des feuilles  - une denrée rare sur un monde comme Utapau – reposent sur le bureau, à côté dort un porte-plume attendant son encre. Tericarax contourne le pupitre, repousse d'un geste un luxueux siège rembourré, et s'agenouille pour se mettre au niveau du meuble. Trois tiroirs lui font face. Sans attendre, il tente de les tirer et de les ouvrir ; mais les tiroirs ont une serrure, et elles réclament une clef. La vibrolame du cyborg se déploie en claquant et se met à vrombir.<br /><br />***<br /><br />Lorsque Tericarax revient au niveau de Lyzs, il tient dans sa main droite une petite puce, qu'il tend à la Républicaine.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Un mouchard,</span></strong><i> dit-il.<br /><br />Il tousse, puis se redresse. Derrière lui, le bureau n'est plus qu'un tas de bois déchiqueté et méconnaissable, et pour cause : le mouchard était logé à même le bois, pas dans l'un des tiroirs comme il l'avait soupçonné au début. Il accuse le coup. Il devrait expliquer à la générale au moins une part de son raisonnement, sans quoi elle risque de penser – à tort – que Tericarax a massacré le meuble pour calmer ses nerfs. Avec l'application d'un  - sinistre – professeur, il entame :<br /></i><br /><strong><span style="color:#990000">- N'avez vous pas trouvé étrange que le tireur décide d'agir lorsque nous sommes présents ? Sûrement, il aurait pu supprimer Blaum dans les jours précédents votre arrivée, mais il ne l'a pas fait. Pendant que vous l'interrogiez, je me suis demandé pourquoi ; j'en ai déduis que c'était en premier lieu parce qu'il n'en avait pas eu l'opportunité. Traumatisé par les événements récents, notre « ami » n'a quasiment pas bougé de son sofa. Avec le peu d'immeubles présents dans la zone, ceci limite grandement les fenêtres de tir possibles. La fréquence des patrouilles droïdes par ailleurs était un second facteur limitant : notre tireur devait avoir un angle d'où il ne puisse être vu, car même en séparatiste il aurait attiré l'attention avec pareil matériel...</span></strong><i>Tericarax s'arrête. Sa trachée s'enflamme après avoir parlé aussi longtemps en continu. Sa voix se trouble en des sons gutturaux répugnants. Il exhorte, des secrétions l'empêchent un moment de respirer. Il reprend enfin :</i> <strong><span style="color:#990000">Mais ceci n'explique pas pourquoi le tireur a choisi de tirer maintenant. Votre arrivée n'aurait pas été un facteur suffisant, puisque vous étiez sensée m'aider à chasser les Sith – et Sharkaran Edjurath est tout sauf lié à ces derniers. Un tireur embusqué qui tente d'assassiner Tarun Blaum ? Des informations sensibles ? L'espionnage des faits et gestes de notre victime était un effet de bord logique, prévisible. Or, vous avez parlé vous même dans le bureau et commencé à interroger Blaum. Pourquoi le tireur n'a-t-il pas tiré à ce moment là ? Parce qu'il n'était pas encore là. Il était en train d'écouter les actions de Blaum, et votre voix l'a alerté : il a su que des gens étaient présents pour extraire des informations de sa cible, et il s'est mis en position aussi vite que possible. C'est pour cela que vous avez eu le temps de le...Prévoir. J'ai demandé à l'un de mes hommes les communications les plus directes passant par un relais HoloNet et allant d'Utapau à Utapau. Compte tenu du blocus, de telles transmissions sont tout sauf courantes. L'une d'elle provenait de ce bureau. J'en ai déduis le mouchard.</span> </strong><br /><br /><i>Il s'interrompt à nouveau en une tousse grasse et maladive ; l'on le croirait atteint de la pire des pneumonies, mais le mal qui ronge ses poumons est plus pernicieux encore. Il reprend doucement son souffle.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- C'est une affaire que je pense indépendante des Sith. C'est l'hypothèse qui me semble la plus probable : un croisement d'attaques simultanées, mais seule celle du tireur dépend de celle des Sith. Les Sith ne sont pas liés à Sharkaran Edjurath, ni à ce que sait Tarun Blaum. Vos troupes seront bien aptes à attraper le fugitif, jointes aux miennes. Mais nos fugitifs du Côté Obscur courent toujours, eux.</span></strong><br /><br /><i>Il porte ses yeux sur le Pau'an, qui est apeuré dans un coin du couloir. Le but de base était d'en tirer des informations sur les utilisateurs du Côté Obscur, et à présent on lui donne le nom d'un des énigmatiques consuls de la CSI actuelle ? Il va y avoir du ménage à faire.</i></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171149</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171149</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:59 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°12<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ff0000">—	…Ce tireur n'a pas agi sous mes ordres, si pareille idée avait traversé votre esprit, générale…</span><br /><br /><i>Lyzs s’est retournée. Le séparatiste juge bon d’être rassurant. Il fait bien : la générale raccroche son sabre à sa ceinture sans mot dire. Elle jette ensuite un dernier regard à la fenêtre avant de se diriger vers la sortie. Sans y faire attention, elle écrase quelques bouts de verre avant de passer devant Tericarax. Elle fixe alors le mur de magnagardes.</i><br /><br /><span style="color:#ff0000">—	…souhaitez-vous prendre part à la traque, ou amener notre invité en lieu sûr et poursuivre votre...Douce interrogation de sa mémoire ?</span><br /><br /><i>Elle s’arrête. De ses deux mains, elle fait signe aux droïdes de libérer le passage pour qu’elle puisse atteindre Blaum. Les gardes regardent leur lieutenant, puis s’écartent enfin. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Il nous faut plus d’informations. Le plus rapidement possible…</span><br /><br /><i>Les deux autres républicains attendent là, en se questionnant encore sur les récents événements. Ils sont sur leurs gardes. Lyzs leur adresse un regard avant de leur faire, à eux aussi, un signe de la main. Ils se redressent et éloignent leur main de leur sabre, toujours ignorants. <br /><br />La générale se rapproche ensuite du Pau’an. Celui-ci fait bien deux mètres. Elle lève donc les yeux pour observer son visage marqué par la peur. Finalement, après avoir lancé quelques coups d’œil agités par ci par là, il comprend qu’il faut porter son attention sur la jeune femme. Il incline alors la tête pour remarquer que deux yeux bleus percent à travers lui. Il a déjà vu cette petite personne, peut-être il y a quelques minutes, même. Cependant, tout lui semble si flou. Il s’agissait peut-être d’un rêve ? Très certainement. Après tout, le regard dont il se souvient était bien plus rassurant, plus doux. Ces yeux-là ne sont pas ceux d’une personne appelant au calme. Non. Il s’agit plutôt des yeux d’une personne qui veut des réponses, et vite.<br /><br />Lyzs, secouée par l’attaque, estime qu’elle n’a plus de temps à perdre. Des Sith et un assassin courent toujours sur Utapau. Des gens exécrables qu’il vaudrait mieux avoir sous contrôle et sur lesquels Blaum pourrait avoir des informations. Certes, il s’agit d’une victime, mais les circonstances sont telles que la générale se sent pressée, forcée de changer de méthode. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Tarun, je sais que vous souffrez. Mais, des gens sont morts. Et pas vous. Vous comprenez ? On vient d’essayer de vous tuer, à l’instant. Ce n’est pas un hasard…</span><br /><br /><i>Lyzs se rapproche un peu plus. Elle doit lever la tête, un peu plus encore. Tarun, lui, ne la suit que des yeux. La fille soupire. Sans trop savoir quoi dire, sentant la pression de l’instant, l’homme peine à avaler sa salive.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Si vous voulez que l’on vous protège efficacement, il va falloir nous en dire le plus possible. Vous ne voudriez pas que ces meurtriers s’enfuient, n’est-ce pas ? Vous voudriez qu’ils assassinent d’autres innocents ?</span><br /><br /><i>Elle marque un silence, observe sa réaction inhibée par ses peurs et ses doutes.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Non… C’est bien ce que je pensais. Alors, pourquoi voudrait-on votre tête ?</span><br /><br /><i>Lyzs envoie une image violente dans l’esprit du pauvre homme. Sa tête. On veut sa tête. Il détourne le regard, en imaginant une triste scène, sans doute. Puis, il revient sur la générale. Ses yeux se portent alors sur ses fins bras croisés. Plus précisément sur la pièce d’armure qui s’y trouve. Il y voit un symbole républicain gravé subtilement, puis il retourne à nouveau les deux perles bleues de la générale. </i><br /><br /><span style="color:#cc3333">—	J-Je ne… </span><i>tente-t-il, déboussolé.</i><br /><br /><i>La jeune femme comprend. Elle use de toute sa maîtrise d’elle-même pour rester forte, droite, impressionnante même. Finalement, elle arrive à afficher un sourire confiant.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Je vois... </span><br /><br /><i>Si proche du but, mais bloquée pour si peu. Lyzs décide alors de donner un peu d’espace au pau’an. Elle recule de deux pas et se libère, par la même occasion, de cette désagréable tension.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	La république collabore actuellement avec la CSI. Vous pouvez parler. Nous devons avancer. Et vite.</span><br /><br /><i>Blaum n’a pas l’air moins tourmenté, même s’il peut à présent détendre son dos. De la tête, il montre qu’il ne s’accorde toujours pas le droit de parler. Mais, il rassemble son courage. Bien qu’impressionné par l’assurance de l’humaine, il se jette à l’eau : </i><br /><br /><span style="color:#cc3333">—	Je ne peux pas. Pas à vous... Pas à une républicaine.</span><br /><i><br />Lyzs fronce les sourcils. Il ne voit pas la personne, il ne voit pas la cause. Non, il voit un drapeau, une bannière. Elle aussi, hoche négativement la tête. Embêtée, désolée, elle ferme les yeux un instant.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Ne me forcez pas, Tarun. Je vous dis que nous avons un but commun.</span><br /><br /><i>Blaum n’a pas l’air rassuré : il cherche ses mots. Sûrement pour refuser une nouvelle fois. <br /><br />Quel manque de coopération. Lyzs, agacée, perce à nouveau Tarun du regard. Elle se rapproche et attrape ses épaules. Les magnagardes, en alerte, changent leur attitude. Mais, ils n’interviennent pas : la républicaine ne fait qu’agripper le pau’an pour l’incliner vers elle. Leurs yeux sont à quelques centimètres les uns des autres. Le pauvre homme transpire, il ne sait pas quel genre de souffrances l’attendent. Il sent que l’humaine n’est pas concentrée sur ses pupilles, mais sur ce qui se trouve derrière…</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Qui pourrait… vous être hostile ?</span> <i>Demande-t-elle, insistante.</i><br /><br /><i>Sa prise s’affirme, ses sourcils se froncent un peu plus alors que ses yeux, eux, s’ouvrent de plus belle. L’homme ne peut pas répondre : sa bouche est entrouverte, mais aucun son n’en sort. Il est comme paralysé par un frisson courant le long de son dos. Il tremble un instant, avant d’être libéré : Lyzs lâche prise et secoue la tête, comme pour chasser une mauvaise pensée. <br /><br />La réponse tant désirée, celle que le pau’an n’osait pas donner, est enfin là. Une brève image. Puis un nom, prononcé par une voix inconnue, qui semble y être attaché. Il s’agit d’un souvenir vague, d’une connaissance qui aurait pu se trouver là depuis longtemps. Tout en s’éloignant, Lyzs cherche. Rien. Cela ne lui dit rien… Finalement, elle se tourne vers le lieutenant Tericarax.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Qui est… Qui est Sharkaran El… Eldj… Eldjurath ?</span><br /><br /><i>Blaum est déboussolé, terrifié. Il a l’impression d’avoir été volé... d’avoir été dupé ! Il aurait trahi la confiance de la CSI sans le vouloir ?</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171148</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171148</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°11<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>La générale révèle ce que soupçonnait Tericarax : elle a bien usé de la Force, mais pour tenter d'apaiser Blaum et le mettre en confiance. Avec les effets qu'elle a déclenchés, le Pau'an devrait parler d'ici quelques minutes. Le ton, la posture, le regard, tout est évoqué sans le moindre doute, pas de marge d'erreur : pour cette Lyzs Yvanol, Tarun Blaum va parler, c'est une certitude. La curiosité du cyborg s'anime. Il n'a que peu vu le protocole hélas ; il a vu les doigts de la générale s'agiter, puis a succombé à une inexplicable fureur. Mais un si bref geste, et la voici assurée de son succès ? Sur quelles données, sur quelles analyses, sur quoi peut-elle se baser pour affirmer si solidement les événements à venir ? La femelle humaine se désole du manque d'informations. Paradoxale et futile réflexion : si Tericarax possédait des informations, il les lui aurait transmises avant l'entretien, par soucis de clarté et par égard au fait que toute donnée est bonne à prendre. Il n'est pas dupe : ce n'est pas tout à fait à lui que s'adresse l'humaine. Moyen psychologique classique pour les êtres sapiens de décharger leurs émotions, parler dans le vent. Est-ce juste cela ?<br /><br />Mais elle change sa posture, soudain. Le prodigieux temps de réaction de Tericarax met immédiatement en marche toute la machinerie de son esprit : il retient le déploiement – presque instinctif – de ses vibrolames. La générale ne bouge pas ainsi pour lui, ce n'est pas un mouvement d'agression, non. La posture est défensive, la menace invisible. Les pupilles reptiliennes du scientifique se dilatent et ne quittent plus l'humaine, magnétisées par son image. Il ne retient plus que cette jeune femme aux cheveux noirs, si frêle mais à présent à l'expression si grave. <br />Soudain, la voici qui s'élance vers le petit boudoir de Blaum. Étonnant comportement. Quelle intuition peut justifier pareil déplacement ? <br />Sa curiosité déchaînée, mais dans le silence le plus total, Tericarax la suit du regard. La surprise est absente de son esprit, même si son pas lent – comme hésitant – pourrait faire penser l'inverse. Non, ses neurones cogitent bien sur l'agissement de la républicaine. Comment justifier son soudain revirement d'humeur ? Est-elle sujette au même phénomène dont le cyborg a été victime quelques secondes auparavant ? Il la regarde entrer. Elle fait lever Tarun qui, déboussolé, jette des regards apeurés autour de lui mais s'exécute docilement. Tericarax n'a pas le temps d'établir la moindre corrélation entre toutes les observations comportementales des dernières secondes : une fenêtre éclate soudain dans la pièce. Un fragment de seconde, un violent ricochet dans un mur, et la générale tient son arme en main.<br /><br />Un sabre laser ? Les différentes pièces, prises une à une, sont incohérentes, inconsistantes, déliées. Les puissants algorithmes de logique et de mathématique qui guident le Kaleesh déchiquettent la scène. Fenêtre qui explose. Influence météorologique hautement improbable ; ne correspond pas à Utapau. Impossibilité statistique qu'il s'agisse d'un grêlon, d'une roche ou même d'une météorite. Météos récentes, localisation de la fenêtre, angle par lequel le verre a explosé, impossible, rigoureusement impossible. Hypothèses : conséquence de la Force, tir. Première hypothèse rejetée, illogique.<br />Impact sur le mur : hypothèse : projectile. Explosion de la fenêtre : hypothèse retenue : projectile. Corrélation évidente entre les deux. Le tir est le plus probable. Explication du sabre laser : déviation du tir. Explication de la posture de la générale : hypothèse de prescience. Cette possibilité est corroborée par les informations accumulées au sujet des utilisateurs de la Force, aux réflexes prodigieux et dotés d'une pseudo-capacité à déterminer l'avenir (quoi que non vérifiée et contrôlée empiriquement à l'heure actuelle).<br />Un fragment de seconde s'est écoulé entre la déviation du tir et maintenant. Alors parvient le son d'une détonation, qui provient de la fenêtre, comme un lointain coup de tonnerre. Le son du tir, huh ? Temps écoulé entre la générale faisant lever Blaum et maintenant : une seconde et demi, songe le cerveau rigoureusement mathématique. Fabuleux réflexes. Temps de réaction extrêmement élevé, intuition et célérité hors du commun. Par quels processus neurobiologiques a-t-elle pu prévoir ainsi l'arrivée du projectile et le parer avec une telle dextérité ? Comment peut-elle se mouvoir avec pareille fluidité et réagir à des événements avant que ces derniers ne se soient produits ? Fascinant, proprement fascinant. Ceci, ceci justifie parfaitement comment elle a pu se hisser au poste de générale.<br /><br />L'autre sort une paire de jumelles. Ayant trouvé une explication rigoureusement logique à son comportement, Tericarax détache ses yeux de ce fabuleux spécimen. Ses pensées s'axent maintenant sur le tireur et les événements satellitaires autour de cette Yvanol.<br /><br />En prenant en compte le délai entre l'arrivée de la balle et la détonation, c'est un tir à longue distance. Puisque ni les gardes ni les patrouilles n'ont empêché le tir, et qu'il n'a reçu aucun message des troupes au sujet d'une quelconque intrusion, l'individu possède ou bien de fabuleuses capacités de dissimulation...Ou bien il a infiltré les troupes. <br /><br />Les magna, alertés, accourent et forment un véritable bouclier de métal autour de Tarun Blaum. <br />À cet instant, la générale revient à son niveau, après avoir distribué ses ordres. Il a noté la position qu'elle a déclaré pour l'hostile, effectue mentalement la conversion en coordonnées. Son datapad s'illumine, devant lui apparaît l'image de son propre garde magna, mais aussi de deux OOM. <br /></i><br /><strong><span style="color:#990000">- Changement de prérogatives : hostile à appréhender un niveau au-dessus, coordonnées estimées à 66-48-92. Porte l'uniforme séparatiste selon toute vraisemblance. Coopération avec les gardes républicains de mise. Armes réglées sur tirs non létaux, je le veux vivant,</span> </strong><i>commande-t-il froidement.<br /><br />L'image s'interrompt sur le garde s'inclinant et les OOM se mettant au garde-à-vous. Tericarax tousse, puis ses yeux glacés reviennent sur la générale. Intervention sans laquelle Tarun Blaum serait mort. Sniper, mais dans quel but ? Pour qui le Pau'an serait-il embarrassant au point de justifier un assassinat en règle ? Les hypothèses sont prêtes à être formulées, mais le lieutenant les écarte mentalement : ce n'est pas le moment. Il considère pendant un moment de prendre part à la chasse. Pareil événement n'est pas anodin, échouer à capturer le sniper serait un inacceptable déboire. L'on fera confiance aux troupes. C'est le moment de constater l'efficacité de la garde. <br /></i><br /><strong><span style="color:#990000">- La sécurité de M. Blaum est notre première priorité, indique-t-il autant à lui-même qu'à l'humaine. La tournure des événements indique que notre cher Pau'an ici présent a un peu trop de valeur aux yeux de certains. </span></strong><i>(Ses iris reptiliens brillent encore de curiosité).</i> <strong><span style="color:#990000">Ce tireur n'a pas agit sous mes ordres, si pareille idée avait traversé votre esprit, générale. Je présume qu'il n'a pas agit non plus sous les vôtres : souhaitez-vous prendre part à la traque, ou amener notre invité en lieu sûr et poursuivre votre...Douce interrogation de sa mémoire ?</span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171147</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171147</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°10<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>L’imposante carrure du lieutenant agit comme une bride forçant la jeune femme à garder sa perplexité pour elle. Toujours les bras croisés, elle réfléchit. Les séparatistes n’ont pas tenté d’autres méthodes et leur chef a des moments d’absence... La famille de Blaum n’a pas non plus réussi à obtenir d’informations. Et, maintenant, il faudrait se faire passer pour son fils ? En voilà une méthode ! Cette sombre histoire d’araignées et de code d’entrée ne convainc pas vraiment la garde. Pourquoi proposer un tel procédé alors que, bientôt, Blaum parlera ? <br /><br />Les yeux de la générale se plissent de plus en plus. Puis, soudainement, ils s’illuminent. Sa bouche s’entrouvre alors pour mieux inspirer tandis que son index désigne le plafond. Elle comprend enfin ! En retrouvant sa contenance, elle s’explique :<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">—	Ça pourrait marcher si notre homme était toujours en état de choc mais…</span><br /><i><br />Elle tient un silence, cherche ses mots. Le cyborg a dû penser que ces questions marquaient la fin de l’entretien. Cependant, il n’en est rien.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Sachez que ce n’est pas un raté. J’ai effectivement utilisé la Force. En fait, je lui ai suggéré de se calmer. Pour tout vous dire. Je pense qu’il devrait pouvoir répondre à nos questions dans quelques minutes. </span><br /><br /><i>Une nouvelle pause. Lyzs hésite à finir son explication. Elle évalue le risque, mais se laisse emporter par son rôle et finit par se dire que ce n’est pas si grave. Son regard, filant doucement dans le vide au long de sa réflexion, revient sur le cyborg. Elle reprend :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Je me d… j’espérais simplement en apprendre un peu plus avant de reprendre.</span><br /><br /><i>Finalement, non. Elle n’osera pas avouer que ses premières impressions sur la CSI lui ont laissé imaginer qu’ils auraient pu être brutaux avec le pau’an. Elle affiche un petit sourire gêné pour répondre à ce qu’elle pense être son propre manque de courage. Mais, cette brève expression s’efface d’un seul coup. La générale tourne la tête puis le buste vers la porte qui se trouve derrière elle. Le temps de comprendre la vision fugace qui vient de lui traverser l’esprit, elle se met en garde. Sa main est avancée et ses doigts sont prêts à réceptionner son sabre, mais le danger n’est apparemment pas immédiat. Une seconde passe le temps qu’elle se fasse une idée un peu plus claire de ce qui est en train de se passer. Puis, elle s’élance vers l’autre pièce.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	On a un problème.</span><br /><br /><i>D’un pas décidé, pressé, elle entre alors que la porte n’a même pas finit se rouvrir.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Tarun ? </span><br /><br /><span style="color:#993300">—	J-je… Qui êtes-vous ? </span><i>Demande-t-il en se redressant, surpris et perdu.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	On n’a pas le temps, il faut…</span><br /><br /><i>Soudainement, un fin projectile vient briser l’une des fenêtres. Il s’approche à toute vitesse du crâne du pau’an, mais rencontre la lame blanche de la républicaine. Déviée et à moitié fondue par le choc, la balle de métal rougit va percer dans l’un des murs. En état d’alerte, la générale met son habituel embarras de côté pour attraper l’homme par le col. Elle le force à se lever et le jette en direction de la sortie. Totalement déboussolé, celui-ci se laisse faire. C’est une scène étrange, lorsque l’on sait que les pau’an sont bien plus grands que les humains. Presque sortit, Blaum lutte contre son inertie pour s’arrêter et se retourner. Désorienté, il essaie de comprendre ce qu’il se passe, mais la petite humaine n’a pas l’air d’humeur à donner des explications. Tout en ajustant sa poigne à l’aide <br /></i><br /><span style="color:#66ccff">—	Allez ! Sortez ! </span><i>Lui ordonne-t-elle sans même le regarder.<br /><br />Les deux gardes républicains, qui se sont précipités pour entrer, sont interrompu par un ordre gestuel. Ils attrapent le pau’an et le sortent de la salle. Dans le même temps, la générale attrape de petites macrojumelles qui se trouvent à sa ceinture. Elle les place immédiatement devant ses yeux pour regarder à travers l’ouverture. L’objet de son attention est vite capté : elle zoome pour apercevoir un homme dont le visage est masqué par une visière et un foulard. Celui-ci relève un long canon auquel est attaché un trépied. Il s’empresse de décamper. Lyzs a déjà connecté le comlink logé dans son col. Sans quitter la position du tireur, elle observe les données qui défilent devant ses yeux, éteint son sabre qu’elle tenait en avant jusque-là et distribue ses instructions :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Hostile à 360m de ma position, 67 degrés, un niveau au-dessus de nous.</span><br /><br /><i>Abaissant ses lunettes, elle relève l’écran de son datapad sans le détacher de sa ceinture. Quelques points lumineux sont présentés sur un plan vide d’autres informations.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	G11, G14. Vous quittez tout et vous vous mettez dessus. Foulard gris, casque et uniforme confédéré. Un sniper en bandoulière. Agité.</span><br /><br /><i>Une dernière information plus qu’utile, pour ses sensitifs. Après tout, combien d’hommes se promènent ici sous les couleurs de la CSI ? Peut-être n’il y a-t-il pas beaucoup d’organiques, mais il vaut mieux être vigilant. <br /><br />Un peu méfiante, la républicaine jette un regard derrière elle avant de s’approcher de la fenêtre pour balayer la zone grâce à ses jumelles. Elle constate qu’il y a peu de mouvement au loin. Elle les remet ensuite à leur place, pensive. Pourquoi un séparatiste voudrait-il faire taire Tarun Blaum ? Il pourrait tout aussi bien s’agir d’un infiltré, mais Lyzs n’a pourtant pas eu l’impression d’avoir eu affaire à un sensitif. Il s'agirait d'un pion Sith voulant faire taire un témoin ? Ou bien peut-être que ce les confédérés qui mijotent quelque chose ? Elle relève la tête pour observer Tericarax, comment réagit-il ?<br /></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171146</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171146</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°9<br />
Auteur : Tericarax</p>
<div style="text-align:justify"><i>Un léger vent soulève des nuages de poussière ocre, qui s'en vont en tournoyant le long des rues – désertes si ce n'est des B1, et du groupe actuellement à l'arrêt. Tous attendent la décision de la générale. Tericarax reste silencieux. La jeune femme s'est tournée vers ses hommes, pensive, et du même coup lui expose son dos. Lui se contente de respirer. L'air d'Utapau est sec, c'est un avantage car l'humidité et l'asthme ne font pas bon ménage. Son regard détaille les bâtiments autour de lui, passant derrière chaque fenêtre, scrutant chaque ombre méthodiquement – mais promptement. Ridicule réflexe, inutile, futile. Il est extrêmement improbable qu'il puisse apercevoir d'un simple regard les fugitifs Sith, car leur faciès n'est pas encore connu. Ses yeux s'arrêtent sur une fenêtre au premier étage d'une petite maison rondelette. Les rideaux sont écartés vers une chambre. S'il y apercevait un Twi'leck, sans doute pourrait-il envoyer son escouade immédiatement, encercler la maison, jeter à bas la porte d'entrée, monter les escaliers jusqu'à la chambre. Il n'aurait pas pris la peine de déployer ses vibrolames, non, ç'aurait été là une peine inutile. Car il aurait suffit alors de voir la réaction du Twi'leck : s'il avait tenté de combattre, ou de fuir immédiatement, il aurait été le fugitif. Alors, l'entièreté de l'escouade se serait jetée sur lui. Mais s'il avait usé de la Force ?<br />Un coup de blaster sonique probablement. Mais aurait-il ensuite pris la peine de lui casser méthodiquement chaque membre, pour l'empêcher de fuir comme d'user de ses capacités ? L'aurait-il empoigné, et aurait-il sauté avec lui à travers la fenêtre de plasto-verre ? Se seraient-ils écrasés trois mètres plus bas, au milieu des éclats coupants, le Twi'leck fracturé par la chute et par le lieutenant au-dessus de lui ? <br />Un nouveau sirocco. Un autre nuage de poussières orangée s'élève, voletant jusqu'à la fenêtre avec un son fluet. Fluet ? Il interrompt sa rêverie. Ses yeux reviennent sur le groupe, tombent par hasard sur un des gardes républicains qui lui fait face. <br />Ce n'est pas le vent qui a produit le son aigu : c'est la voix de la générale, qui distribue ses ordres. Ses hommes répartis, elle demeure accompagnée de deux gardes en guise d'escorte. Tericarax - muet comme une tombe – promène son regard sur la répartition des équipes, plus particulièrement sur ses hommes. Les organiques savent ce qu'ils ont à faire, leurs affectations n'ont plus de secrets pour eux. Pendant ce simple échange, le cyborg le leur signifie : pas d'écart, coopération parfaite avec la République.<br /><br />Ils s'en doutent bien sûr. Tous n'ont pas un passé glorieux avec la première République, beaucoup conservent une rancune qu'ils dirigent contre tout ce qui s'appelle « République », mais ce regard du cyborg – inexpressif et apathique – est sans appel : l'animosité n'a pas sa place dans cette opération.<br />Son fidèle garde magna fait un pas en avant, ses servomoteurs enrichissent le silence de leur atypique sonorité, mais Tericarax pointe un autre endroit pour lui : son doigt d'acier pointe une localisation dans l'air, vague, imprécise, mais que le garde interprète et comprend. Sans mot dire, car il ne possède pas de vocodécodeur, l'automate s'incline en signe de compréhension, puis d'un pas machinal – crispé – il se rend vers sa destination. <br /><br />Alors, le lieutenant prend la tête, la générale Yvanol et ses trois gardes dans son sillage. Ils longent l'une des routes principales de Pau-city. Bientôt, les bâtiments à leur gauche s'effacent, car la route s'approche du grand gouffre autour duquel la cité est bâtie. Le plafond rocheux s'ouvre entièrement à cet abîme, d'où perce l'implacable lumière solaire – brûlante en cette heure avancée de la journée. Sur leur droite, les maisons sont en symbiose avec la roche, extirpées des murs comme des reliefs inédits. Les saillies percent à travers la roche à la façon dont le squelette perce sous la peau d'un affamé : rachitiques, toutes en protubérances et en nervures des embryons dévoilés par le savoir-faire Utapaun, accouchés par les architectes Pau'an et les ouvriers Utai.<br /><br />Dans cette ville à laquelle Tericarax a – temporairement – ôté la vie, il n'est âme qui bouge. Seules quelques escouades B1 ici et là, pour tromper l'immobilisme qu'il a imposé. Suivant la route, ils montent sur une large plate-forme. Le sol est aménagé – renforcé car l'on approche des quartiers les plus privilégiés. Finalement, ils arrivent devant les quartiers d'où Tarun Blaum dirige le port de la ville, où il réside également. Deux garde magna gardent l'entrée, mais ils s'écartent devant leur supérieur. Alors, lui, d'une révérence froide, invite le trio qui le suit à entrer. Ils errent quelques minutes dans le bâtiment, inoccupé si ce n'est pas les gardes magna, à l'immobilisme statuaire. Le silence mortuaire de l'endroit n'est perturbé que de leurs seuls pas – légers pour les trois humains, pesant pour celui du cyborg.<br /><br />Ils entrent enfin dans un petit cabinet, décoré sobrement. Allongé sur l'unique sofa de la pièce, celui qu'ils sont venus voir : Tarun Blaum. La générale s'approche, la voici qui se met à son niveau après quelques secondes d'hésitation. Avec douceur, elle l'appelle, avec bienveillance elle l'encourage, avec mesure et courtoisie elle tente de l'apprivoiser. Mais à ses tentatives, l'autre ne répond que par un silence – tremblant d'inconscience. Le cyborg reste silencieux. Il étudie le protocole. Lyzs Yvanol soupire, lui jette un regard. Espère-telle son aide ? Il ne bouge pas : il veut voir jusqu'où elle peut aller, il veut voir ce que la garde Républicaine peut faire. Elle est générale si jeune. Elle est talentueuse alors. Et il veut voir ce talent en action. Agir serait tuer la possibilité de voir le talent se dévoiler.  Agir serait interrompre l'expérience. La question : comment va-t-elle faire. Le protocole est laissé à sa discrétion. Les résultats sont imprévisibles. L'observation est déjà lancée. Les yeux du Séparatiste fixent l'humaine ainsi que le Pau'an avec une avidité renouvelée, affamés par le moindre détail, taillant en pièces la scène comme une meute de loups une proie. Elle l'encourage à nouveau, et lève même sa main. Contact physique alors, eh ?<br /><br />Alors qu'elle fait un petit geste de ses doigts, le cyborg sent brusquement une désagréable sensation lui parcourir l'échine. Ses pensées se troublent, un bouillonnement affreux lui vient de sa moelle épinière, remonte le long de son échine jusqu'à son cerveau. Les bulles éclatent, embrasent son esprit. Tout lui paraît soudainement rouge. Son cœur est un gouffre noir au creux de son thorax, sa respiration est amère, mais ses pupilles se dilatent. D'où vient cette souffrance ? D'où proviennent ces sensations sans explication ? Il ne doit pas perdre une seconde de la scène. L'impression dans son torse se renforce : ses organes s'affolent, se débattent dans une substance qui leur est inconnue. Les yeux de Tericarax fixent toujours Lyzs et Blaum, une pensée irrite son esprit, un instinct soudain et déraisonné, incompréhensible, une couleur, un éclairage monstrueux et cireux jeté sur la pièce : une sensation similaire à celle qu'il ressentait avec le Pau'an, il se ressent l'envie de violence, une inexplicable sensation, il n'a qu'un désir : éliminer ici et maintenant tous les êtres de cette pièce.<br />Ses tempes deviennent pesantes, son esprit se rétracte sur des pans entiers. Il fait un pas en arrière, sa tête l'élance : tuer, il doit tuer. Ridicule, risible, illogique, non-efficace, ce n'est pas l'objectif. Mais il doit éliminer, il se sent investi d'une énergie qui ne saura être libérée que par la mort d'un autre, de sa main. Bancal, paradoxal, irrationnel, cela ne remplit pas les contraintes imposées par la traque, cela ne permettra pas de trouver les Sith. Faux, faux faux ! Inefficace, incohérent, incompatible avec la traque des Sith. La traque des Sith....La traque des Sith. Les images reviennent, vivaces : sa mémoire trouve un échappatoire au carquois émotionnel, s'arrache aux barreaux de pulsion meurtrière, fissurent la gangue inexplicable. Le bâtiment. Le couloir effondré. Tericarax et son équipe à la poursuite des criminels. Les carcasses de B1 et de B2, le cadavre du Twi'leck. Tarun Blaum...Le sauvetage. Les données massacrées. Les corps dans la ruelle. L'Utai. L'Etat-Major. Les ordres de Cinder. La générale Yvanol et son calme olympien. La garde Républicaine. Les forces vers Félucia...Comment tenir les Sith en échec...Comment tenir les Sith en échec...<br /><br />La braise se consume et s'éteint. La logique reprend ses droits, le calcul glacial noie les flammes, tue la chaleur. Les douleurs disparaissent. Le cyborg a une toux grasse, respiration difficile, souffle court. Que vient-il de se passer ? Les deux premières fois, il avait songé à une simple impression, mais ici...S'agirait-il d'émotions... ? Ceci n'est pas possible. Pas en des circonstances normales..</i>.<br /><br /><span style="color:#66ffff">- Vous avez obtenu quelque chose d’autre ? Quelles méthodes avez-vous utilisées, jusqu’à maintenant ? </span> <br /><br /><i>Cette ultime phrase, la douceur de la voix, le regard purement concentré sur la réflexion achèvent de  ramener le cyborg à la situation présente. Il secoue la tête, pour chasser les derniers relents de douleur du peu de portions organiques qu'il lui reste – et pour faciliter aussi sa respiration. Alors la générale a échouée, huh ? Il mène cette dernière en-dehors de la pièce. Son esprit peine encore à se remettre pleinement de l'expérience qu'il vient de vivre – bien que son corps d'acier ne puisse pas trahir sa douleur – mais il sait parfaitement que sa voix serait un son funeste aux oreilles de Tarun Blaum. Une fois à l'extérieur de la pièce, le lieutenant goûte la fraîcheur des couloirs plus vastes, et de l'air plus frais.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Non</span></strong><i>, dit-il enfin.</i><strong><span style="color:#990000"> Ce sont les proches de Tarun Blaum qui, jusqu'ici, ont tenté de le rassurer et de lui parler. Ils ont probablement utilisé des méthodes analogues aux vôtres : contacts physiques rassurants, paroles douces et encouragements. J'ai eu un moment d'absence, générale. Permettez moi de supposer ici que vous avez fait usage de la Force, à défaut d'avoir pu l'observer en détail par moi-même.</span></strong><br /><i><br />Il tousse quelques secondes, tandis que les réflexions reprennent dans son esprit leur rythme usuel.<br /></i><br /><strong><span style="color:#990000">- Nous ne pouvons pas l'approcher par la douceur ; la violence ne ferait que le briser définitivement. Mais je pense, générale, qu'il y a une autre approche possible. Connaissez vous l'araignée maari ? C'est un arachnide originaire de Naboo. Les araignées tissent des toiles, et les femelles ne laissent les mâles y pénétrer que s'ils tapent une séquence correcte sur les fils de la toile : un code d'entrée si vous préférez. Alors, la femelle rejoint le mâle pour la reproduction. Dans le cas contraire, elle dévore l'intrus. L'araignée maari se rend sur les toiles d'autres araignées, et imite le code approprié...Pour dévorer la femelle. Une stratégie...</span></strong><i>(Il s'arrête et se racle l’œsophage. Il exhorte, tousse, secoue la tête puis reprend)</i><strong><span style="color:#990000">...Similaire me semble appropriée. Certes, non compatissante. Mais son comportement trahit sa peine à reconnaître son environnement. Faites-vous passer pour son fils, générale. Il est possible qu'il ne saisisse pas la différence de timbre, et s'attache seulement aux intonations. Son fils était présent avec lui. Il le sait mort. Si vous l'incarnez un instant, il dévoilera à vous, qu'il pense perdu, des informations. Il se confiera au fantôme de sa progéniture, puisqu'il ne veut se confier à nous. Vous entrerez le code sur la toile de ses pensées.</span></strong><br /><i><br />Les yeux du scientifique se fixent dans ceux de la garde. Ce plan est loin d'être parfait, il y a beaucoup d'hypothèses, et de « et si », mais il peut probablement fonctionner.</i></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171145</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171145</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:57 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°8<br />
Auteur : Lyzs</p>
<blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : &lt; RP précèdent &gt;</cite><div style="display:none">http://star-wars-rpg.soforums.com/t6465-Orbite-de-Utapau.htm</div></blockquote><br /><br /><div style="text-align:justify"><i>Le lieutenant accueille une nouvelle fois les républicains. Du haut de son armure d’os métalliques, il apporte quelques précisions sur la situation. Lyzs lui accorde son attention tout en baladant son regard sur les étranges habitations utapaun. Une sensation désagréable la sort de ce contexte si strict et formel. Au-delà du cruel manque de mouvement qu’un tel décor suppose pourtant, il s’agit plutôt d’un sentiment de peur, de terreur, qui traîne dans l’endroit comme un gaz toxique. Sentant presque son goût amer, la générale en cherche naïvement la source. Comme dérangée par cette impression, elle revient sur le cyborg avant de secouer la tête. </i><br /><br />—	…Vous et moi, générale, irons parler avec Tarun Blaum. Seuls.<br /><br /><i>Lyzs use de tout son courage et le fixe fermement. Elle réfléchit un instant aux options proposées par le séparatiste. Quelques secondes passent. Les bras croisés, elle n’acquiesce pas sans réfléchir. Elle se tourne plutôt vers ses hommes en exposant son dos à Tericarax. Son long manteau finit de se balancer tandis qu’elle tâche de mettre de l’ordre dans son raisonnement.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Par paires, vous intégrez les équipes de recherche confédérées. Vous savez quoi faire. G0, vous restez avec moi comme prévu.</span><br /><br /><i>Les deux gardes les plus proches de la générale font un léger signe de la tête avant d’avancer d’un pas, comme pour se séparer des autres et affirmer leur position. Question de protocole : Lyzs doit être encadrée de ses deux gardes. Aussi imposante puisse être la parole du cyborg, on n’y coupe pas. Sans chercher à y accorder grande importance, la républicaine se retourne pour signaler qu’elle est prête à être guidée vers le pau’an. <br /><br />Le kaleesh se met en route et les trois humains le suivent à travers les rues vides du quartier logé dans la roche. La jeune femme, restant au niveau du lieutenant, observe l’endroit avec curiosité. Elle traîne sur d’étranges demeures dont les structures rappellent parfois d’immenses squelettes. Elles sont bien plus remarquables que les habitations les plus communes semblant être encastrées dans la terre et la pierre.<br /><br />Longeant le bord de la grande crevasse, le groupe suit une large passerelle pour atteindre un bâtiment se trouvant à son extrémité. Après quelques minutes de marche, deux magnagardes qui se trouvaient là s’écartent pour libérer l’accès à la grande porte du fameux édifice.<br /><br />Lyzs se concentre sur ce qui se trouve devant elle pour ne pas croiser le regard avec les capteurs des droïdes : ils ont une apparence à faire froid dans le dos. Sitôt entrée, elle lève les yeux au plafond arqué dont la couleur bleutée est héritée de la lumière qui filtre à travers les nombreuses et étranges petites fenêtres qui l’entourent. Elle s’étonne : cet endroit ne lui semblait pas être si grand, vu de l’extérieur.<br /><br />En avançant, elle s’aperçoit qu’il doit s’agir d’une sorte de bâtiment administratif où l’on reçoit du monde. De petits guichets déserts encadrent grand hall où quelques bancs de pierres lisses attendent que l’on se serve d’eux. Un escalier se trouvant au fond de la salle, en face de notre petit groupe, donne l’accès à chemin encerclant l’endroit depuis le premier étage. Là-haut, de nombreuses portes laissent supposer qu’il s’agit du niveau des bureaux. <br /><br />Semblant inoccupé, l’endroit laisse raisonner les pas des quelques âmes qui s’y aventurent le temps d’une enquête. Quelques pas sonores plus tard, toujours au rez-de-chaussée, Tericarax invite Lyzs à entrer la première dans une nouvelle pièce. Une fois la porte ouverte, la générale fait signe à ses gardes : il leur faudra attendre dehors. <br /><br />En entrant, la jeune femme trouve enfin Tarun Blaum. Celui-ci ne semble pas attendre de visite. Il est là, tremblant, allongé sur un sofa et replié sur lui-même. Toujours très droite, feignant la fierté, Lyzs s’avance dans ce qui semble être une salle de repos. Elle jette un œil au lieutenant qui ne dit mot. Son seul retour fut cet ai inexpressif, presque blasé, que ses yeux ont l’habitude d’afficher. <br /><br />Ne sachant trop quoi faire, la générale se tourne à nouveau vers l’individu. C’est la première fois qu’elle rencontre un Pau’an, et celui-ci n’est pas très bavard. Elle observe son visage, ses yeux humides qui ont apparemment laissé couler quelques larmes le long de ces longues rides verticales qui sillonnent ses joues. Il ne les ouvre qu’une fois et ne semble pas avoir eu le temps de comprendre qu’il a de la visite, ou de qui il s’agit. Le pauvre homme ne change pas d’attitude et ferme à nouveau les paupières pour échapper à la réalité. Pire encore : il se crispe d’autant plus.<br /><br />Prise d’empathie, Lyzs se frotte discrètement les yeux d’une main pour en chasser l’humidité. Elle prend le temps de souffler pour se reprendre avant de poser un genou au sol et de se mettre au niveau du pau’an. Doucement, elle l’appelle :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Monsieur Blaum ? Tarun ? Ouvrez les yeux s’il vous plait. </span><br /><br /><i>Elle attend un instant, mais rien ne change. Reprenant d’une voix plus douce encore, elle essaie d’avoir son attention.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Monsieur Blaum, je sais que c’est dur, mais il faut vous ressaisir. </span><br /><br /><i>Durant un instant, la jeune femme pense à lui signaler qu’elle a besoin de son aide. Cependant, ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire. Dans un tel état, le pau’an ne doit certainement pas placer la collaboration dans ses priorités. Toujours avec délicatesse, Lyzs reprend :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Vous ne pouvez pas rester comme ça, Monsieur Blaum. Il vous faut vous prendre en mains. On va s’occuper de vous. Répondez-moi, s’il vous plaît.</span><br /><br /><i>Appelé par son propre bien être, Blaum ouvre les yeux. Il ne voit pas vraiment ce qui se trouve devant lui. Sa seule réponse est un léger gémissement que ses tremblements rendent d’autant plus étrange. Il a l’air ailleurs. Il regarde dans le vide.<br />Lyzs, mal à l’aise, se mord la lèvre. Il va falloir faire quelque chose. Elle hésite un instant avant de souligner sa résignation dans un long soupir. Timidement, elle avance sa main pour tourner le visage du pau’an vers le sien. Elle essaie d’établir un contact visuel, mais rien n’y fait. La jeune femme jette alors un regard au cyborg, impassible. Il lui faut faire quelque chose… il faut progresser.<br /><br />Sans insister, la générale se redresse. Trop d’émotion, et de vêtements sûrement, lui donnent chaud. Elle quitte son manteau et le pose avoir soin sur un fauteuil. Blaum garde ses yeux là où Lyzs les a laissés : dans le vide. Elle revient alors dans son champ de vision, s’appuyant à nouveau sur l’un de ses genoux. D’un geste furtif, elle ajuste sa coiffure avant de fermer les yeux quelques secondes.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Allez. On se calme, on se reprend. </span><i>Dit-elle tant bien au pau’an qu’à elle-même.<br /><br />Une fois encore, elle avance sa main vers le visage gris. Cette fois, ses doigts effectuent une petite et gracieuse vague dans les airs avant de se poser avec légèreté sur la tempe du pauvre homme. Au contact, en un instant, le tremblement s’arrête, la respiration se calme, le pouls ralentit et les gémissements cessent. Les yeux un peu plus ouverts à présent, l’homme regarde en direction de la jeune humaine qui se trouve devant lui. A-t-elle toujours été là ? Cette question s’évanouit dans son esprit dans la seconde. Il ne dit toujours pas un mot. Lyzs, elle, tente sa chance :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Monsieur Blaum ? Répondez-moi, s’il vous plaît.</span><br /><br /><i>Tarun reste inexpressif, mais la fille est patiente. Après quelques secondes, il s’exprime enfin :</i><br /><br /><span style="color:#990000">—	M-Mon fils…<br /></span><br /><i>Il a l’air calme, mais son regard montre sa détresse. Comprenant l’origine du problème, Lyzs décide d’éviter le sujet. Toujours avec douceur, elle tente de le faire réagir un peu plus. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Vous pouvez vous asseoir ? Il ne faut pas rester comme ça.</span><br /><span style="color:#990000"><br />—	Mon fils…</span><br /><i><br />Impressionnée et désorientée par un tel état, la républicaine se lève. C’est la première fois qu’elle voit un cas comme celui-ci. Une main sur ses tempes, l’autre sur son coude, la générale cache son visage pour réfléchir un instant. Elle se tourne alors vers Tericarax, les bras croisés.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">—	Vous avez obtenu quelque chose d’autre ? Quelles méthodes avez-vous utilisé, jusqu’à maintenant ? </span><br /><br /><i>Sa tête inclinée montre qu’elle attend des réponses, cette fois, et pas juste un silence. Car, aussi imposant le lieutenant soit-il, Lyzs s’est résignée à devoir résister à son effrayante présence. Autant s’affirmer un peu, même si l’humilité reste de mise…</i><br /></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171144</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171144</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:57 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:57 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°7<br />
Auteur : Tericarax</p>
<div style="text-align:justify"><br /><i>Q.G. Séparatiste de Pau City<br />16h38, heure locale.<br /><br />L'ombre du cyborg avance d'un pas rapide. Ses griffes claquent contre le sol bétonné devant le siège du Conseil. Le quartier général a été dressé sur la place du Commerce, quelques rues plus loin. Cet emplacement n'est pas de son fait : les autorités administratives ayant anticipées de longue date une situation de crise avaient déjà prévu et réservé la place pour pareil événement. Sa respiration est bruyante, car il avance vivement, ses deux mains derrière son dos. Il est accompagné par deux Quarren, qui encadrent un Pau'an apeuré du nom de Tarun Blaum.<br />Tarun Blaum est l'administrateur du port de Utapau, une figure incontournable de la politique de la planète. Aux premières loges pendant l'attaque des terroristes Sith, c'est une pièce maîtresse pour traquer les fuyards – qui ont filé entre les griffes du lieutenant. Il a vu les visages des Sith. Il connaît leur nombre. Ces données capitales doivent être dévoilées devant l'état major au complet, afin de n'omettre aucune possibilité. C'est pour cela qu'au lieu de l'interroger directement au siège du Conseil – où il a été retrouvé par les deux Quarrens qui l'encadrent à présent et le guident – Tericarax l'amène au Q.G., qu'il n'a pas encore visité.<br /><br />Lorsqu'ils débouchent sur la place du Commerce, c'est une scène atypique qui se dévoile à eux : l'unité des relations civiles est déjà en place, et s'entretient derrière un cercle protecteur de droïdes avec les responsables Pau'au et Utai qui n'étaient pas présents au conseil.<br />Au delà de la muraille métallique, une foule en désordre se heurte par vagues successives sur le roc séparatiste, avide d'un seul regard même avec les dirigeants provisoires de leur planète, à l'affût d'une image, d'une parole.</i><br /><br /><span style="color:#669999"><strong>- Euh patron on fait quoi ?</strong></span><i> Demande un des Quarren.<br /><br />Il est vif d'esprit. Il a compris parfaitement ce qui se trame. Si une foule aussi immense est présente sur la place, cela ne signifie qu'une chose : la population n'a pas écouté ses ordres. Les Sith pourraient se cacher dans cette masse grouillante et stupide. Instinct grégaire idiot, leur curiosité irraisonnée les mènera tous à leur perte. Et que font donc les dirigeants à s'entretenir à l'air libre, sous le Soleil témoin du massacre des leurs il y a quelques heures à peine ?  Tericarax plisse les yeux. Un journaliste de Utapau news l'ayant aperçu s'approche, tend le micro. Le Kaleesh lui adresse un regard à faire geler les enfers. Il ne dit rien. Arrivé devant le mur de B1 et de B2, ce dernier s'ouvre devant lui, chaque automate au garde-à-vous. On se retourne, on observe le cyborg. Autant chez les dirigeants que chez la population, une peur taboue naît devant l'apparence monstrueuse du personnage.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Tous à l'intérieur. Maintenant,</span></strong><i> dit-il froidement. Un Utai s'approche, les pommettes rougies – probablement par de longues minutes de débat houleux avec les représentants diplomates de la CSI.<br /></i><br /><span style="color:#ff9933"><strong>- Ah, et vous voilà vous ! Vous pensez pouvoir bloquer complètement Utapau comme ça, sans prévenir ? Vous pensez qu'on peut faire ça sans nous demander? Vous vous croyez malin avec tous vos droïdes et vos vaisseaux, c'est ç-</strong></span><br /><i><br />Il n'a pas le temps de terminer sa phrase que la main de Tericarax vient le heurter au visage à pleine vitesse et le projette un mètre plus loin. Avec un pas lourd et un souffle empli de rage – est-ce de la rage ?  - il se redresse, délie ses doigts squelettiques. Si les yeux pouvaient tuer, alors le cyborg aurait commis un meurtre sanglant.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Vous ne parlez pas à un laquais sans cervelle, Utai. Vous vous adressez à un officier confédéré. Surveillez votre langue ou je vous l'ôterai moi-même. Je déteste me répéter : tous à l'intérieur, maintenant.</span></strong><br /><br /><i>On ose plus protester. L'Utai jette un regard mauvais à notre Kaleesh, mais rampe en tremblant quand Tericarax bouge. Son attention n'est plus sur l'Utai, non, les yeux d'or du personnage scrutent la populace – imprégnée d'un choc et d'une peur sourde suite à la scène dont elle vient d'être témoin. La cohue une masse hétérogène, opaque, trouble, illisible, malhonnête, dissimulatrice...Une cachette idéale pour des fugitifs. Quelle erreur d'avoir délégué une instruction aussi triviale que « maintenir les habitants chez eux » aux autorités locales. C'était sous-estimer l'incompétence possible de ces dernières. C'était sous-estimer leur inutile tendance à la discussion. Comme cet Utai scandalisé qui ignorait à qui il s'adressait, les dirigeants n'ont-ils pas supposé que c'était un ordre trop extrême et choisi de l'ignorer ?<br /><br />Cette douceur est une faiblesse, cette douceur est une erreur. Ce n'est pas un temps de paix. Pensent-ils pouvoir discuter tranquillement au Soleil alors que les terroristes sont toujours en cavale ? Sont-ils à ce point écervelés pour ne pas réaliser que pareille masse est une cible idéale ? L'on ne prendra aucun risque. Plus question de s'en remettre à des incompétents pour accomplir même le plus simple. Le cyborg s'éclaircit la gorge. Devrait-il faire un discours devant l'afflux d'Utai et de Pau'an ? Il tourne son attention vers Tarun Blaum, qui est toujours sous le choc des événements. Non, peut-être pas après tout...<br /></i><br /><strong><span style="color:#990000">- M. Blaum</span></strong>,<i> dit-il de sa voix impassible.</i> <strong><span style="color:#990000">M. Blaum</span></strong>, <i>répète-t-il devant le manque de réaction du personnage. Les iris noirs de l'interpellé se lèvent enfin vers le visage du violent séparatiste.</i> <strong><span style="color:#990000">Vous êtes administrateur de ce port. Nommez un entrepôt spacieux et disponible.</span></strong><br /><br /><i>La question – si déphasée par rapport à la situation dramatique dont vient de s'extirper l'infortuné le déstabilise. Il hésite, regarde autour de lui à la recherche d'un appui. Ses lèvres tremblent, alors qu'il souffle quelques mots – trop bas pour que le cyborg ne puisse les entendre.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Répétez</span></strong>, <i>commande Tericarax impartialement.</i><br /><i><br />Blaum inspire difficilement, toussote. Son expression affecte une mine peinée, puis un sourire grelottant alors qu'il dit d'une voix plus forte :</i><br /><br /><strong><span style="color:#cc3333">- Mon fils...Etait là-bas...</span></strong><i> risque-t-il. Les mots franchissent ses lèvres de façon décousue, le son lui-même est indécis, les phrases et leur sens hésitent, secouées par la tristesse de l'administrateur, victime d'un destin qu'il n'a pas choisi.</i> <strong><span style="color:#cc3333">Mon fils est...</span></strong><br /><br /><i>Le cyborg tousse. Informations inutiles, perte de temps. Il jette un regard aux Quarren, d'un signe de tête leur indique d'entrer eux-aussi dans le palais du Commerce – où le Q.G est sensé se situer plutôt qu'en place publique. Les deux céphalopodes bipèdes escortent donc l'unique survivant de l'attentat,  alors que ce dernier fond en sanglots en passant la porte, ne saisissant que maintenant l'ampleur de sa perte. Plusieurs dizaines de droïdes passent dans la rue. Il se racle la gorge, puis entame. Sa voix – déjà amplifiée par son vocodeur – est grandie encore par l'effort qu'il met pour faire porter ses paroles.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Devant votre refus d'obtempérer et de rester à vos domiciles comme je l'avais ordonné, vous ne me laissez pas de choix. Les terroristes Sith courent toujours. Votre insubordination vous met en danger...Je vais donc vous protéger de vous-mêmes. Droïdes. Encerclez la population. Personne ne s'échappe. Pas d'exception,</span></strong><i> dit-il en lorgnant d'un œil prédateur quelques riches Pau'an.<br /><br />Le cyborg allume son datapad tandis que les droïdes forment un mur armé autour de la foule trop curieuse. Il a accès au plan de Pau-city en tant que chef des opérations. Son œil repère rapidement un hangar vide d'activité.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Droïdes, escortez cette obstinée population à la coordonnée  Z-A084.71. Pau'au, Utai, n'ayez crainte. Vous serez inspectés par des agents compétents et aucun mal ne vous sera fait. Il ne s'agit guère que d'une précaution pour vérifier qu'aucun Sith ne se dissimule dans vos rangs.</span> </strong><i>En une ironique révérence, le scientifique et lieutenant conclut d'un ton métallique où tintent des accords de givre :</i> <strong><span style="color:#990000">Soumettez vous docilement cette fois.</span></strong><br /><br /><i>Puis il tourne les talons, et laisse les protestations des civils et des journalistes – eux-aussi embarqués par les droïdes – derrière lui. Il bouillonne d'une énergie qu'il ne connaît pas. Est-ce de la colère ? Serait-il acrimonieux ? La logique dicte que cela est impossible, mais quel est ce battement de son cœur ? Cette ardeur brûlante qui dévore ses poumons ? Déclic, retour de la froideur.<br />Comme l'élan est apparu, il meurt à présent. La nature artificielle du mental contre-intuitif reprend ses droits, et comme elle est apparue, la fureur est tuée dans le silence macabre d'une impassibilité monolithique. Acrimonieux ? Lui ? Ceci n'est plus possible depuis de nombreuses années.<br /></i><br />***<br /><i><br />Lorsque Tericarax entre dans le Q.G, les différents partis se tournent vers lui. Les confédérés saluent sa présence qui fait taire les conflits, tandis que certains représentants de Utapau le gratifient par le mépris. Toutefois, l'attention est portée surtout à Tarun Blaum. Il prend le temps de faire le point sur la situation. En dehors de l'administrateur principal, tout le conseil de Pau City a été massacré par les Sith. Un de ces derniers a été abattu peu après son intervention. Cela signifie qu'alors qu'il entrait dans le bâtiment où les attentats se produisaient – le siège du Conseil – une portion voire la totalité des Sith étaient encore eux-aussi dans ce même bâtiment. Les caméras de surveillance ont été sabotées, mais son équipe travaille dessus et pourra probablement en tirer des informations concluantes. À cela s'ajoute le cadavre Twi'leck trouvé dans la salle principale du Conseil, cadavre sur lequel Tericarax se penchera personnellement pour en extraire des données potentielles. Sa curiosité le pousse à toucher ce corps. Un utilisateur du Côté Obscur...Quelles spécificités pourrait-il trouver sous sa peau ? Y aura-t-il des systèmes vitaux supplémentaires – un organe que l'on ne trouverait pas chez un Twi'leck lambda ? L'étincelle de l'intérêt du cyborg clignote dans son esprit. Il n'a jamais pu étudier Ast'era, car il ne peut se risquer à abîmer le seul spécimen sensitif bien portant à sa disposition, mais ce Sith est mort, il peut donc se livrer à une étude approfondie sans le moindre remord. L'étincelle se mue en flamme. Peut-être y a-t-il une modification au sein des cellules qui permet aux sensitifs de manipuler la Force ? Ou bien est-ce un processus chimique des midi-chloriens en présence d'une hormone que seul un sensitif est apte à sécréter ? Une zone cérébrale particulièrement développée peut-être ?</i><br /><br /><strong><span style="color:#cccc33">- Lieutenant ?</span></strong><br /><br /><i>La flamme est soufflée par le vent de la raison. Tericarax sort de sa réflexion, cligne des yeux – l'étonnement absent de son visage. Il ne peut pas encore exploiter ce corps pour enrichir ses propres connaissances. Non, non, ce pantin désarticulé, cette marionnette sans vie ne peut que lui apporter des réponses sur les autres personnes qui l'accompagnent, rien de plus.<br />Mais plus que ce cadavre, il y a autre chose qui peut lui apporter des informations précieuses. Ce quelque chose est vivant, lui.<br />La forme rapace du lieutenant se dirige vers Tarun Blaum. Cette fois, il ne l'interrogera pas personnellement – Tericarax sait pertinemment qu'il n'a pas le caractère pour interroger le Pau'au sans le briser complètement par sa funèbre froideur. L'un des membres de l'unité des relations civiles est déjà en train de s'occuper de lui, et procède avec douceur et tact – deux outils que le cyborg ne sait manier. Avec un savoir-faire qui révèle des mois voire des années de pratique, le militaire parvient à calmer l'unique survivant du massacre.<br /><br />Pendant l'opération, deux Utai se sont approchés de Tericarax. Bien que terriblement méfiants à son égard, leur comportement trahit leur pensée : ils ont besoin de lui. Notre personnage fait un signe de tête dans leur direction – le geste suffit à en faire sursauter un.</i><br /><br /><span style="color:#ff9933"><strong>- Quelle est la suite de votre brillant plan maintenant que les Sith sont en cavale, lieutenant ?</strong></span><i> Chuchote l'un des deux sur un ton amer. Il tient de la glace contre sa joue. C'est l'Utai de tout à l'heure, le protestataire qui a goûté au tempérament de Tericarax.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Fouiller la ville que vous avez échoué à protéger,</span></strong> <i>dit l'autre. Il se tourne vers le reste de la salle</i>. <strong><span style="color:#990000">Ou bien pensiez vous que je n'étais là que pour quelques heures ? La chasse ne fait que commencer. Les Sith sont passés entre les mailles du premier filet, mais la ville est scellée. Cette fois, les populations doivent être maintenues dans leurs foyers. Tous passés au peigne fin. L'un des Sith a été trouvé – mort. C'est une source d'information que je m'emploierai à tarir. Mon équipe décrypte actuellement les vidéos de surveillance du lieu de l'attaque, la deuxième source d'information. M. Blaum sera la dernière source que vous aurez à charge d'exploiter. Dressez moi un rapport précis. Surveillez avec la plus grande attention Pau City. Je veux que plus rien ne bouge dans cette cité sans que j'en sois informé. La moindre anomalie, la moindre bagarre de cantina, le moindre mort dans une ruelle sombre, le moindre poivron acheté sur le marché à un prix inhabituel, je veux tout savoir. Si je découvre que vous avez omis un détail car considéré comme secondaire...</span></strong> <i>(Il cesse de parler pour tousser, puis reprend de son ton monochromatique coutumier)</i>.<br /><strong><span style="color:#990000">Ces fanatiques laisseront tôt ou tard des preuves pour remonter jusqu'à eux. Ils sont hâtifs, et tout hâtifs qu'ils sont, ils sont voués à commettre des erreurs. Au plus la pression se resserrera autour d'eux, au plus ils seront tentés de se débattre...Donc de se dévoiler.</span></strong><br /><br /><i>Un des membres de l'état major lève la main, Tericarax l'autorise à parler d'un regard.</i><br /><strong><br /><span style="color:#cccc33">- Vu l'heure ils n'ont pas pu aller partout. On peut essayer d'extrapoler les zones où ils ont pu aller, monsieur, pour axer les recherches.</span></strong><br /><br /><i>Le cyborg hoche de la tête en signe d'affirmation, jette un œil à son datapad, reprend.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Il est actuellement 16h57. D'ici 21h, je veux que tous les habitants qui sont actuellement « escortés » jusqu'au hangar  Z-A084.71 soient identifiés, contrôlés, et rentrés chez eux, et que plus personne ne soit dans les rues de Pau City en dehors des droïdes. Un couvre-feu sera établi pour le cadre de l'opération. Plus personne ne sort ou n'entre de la cité, et ce peu importe le prétexte. Compte tenu de l'heure tardive, vous sont accordés deux jours pour faire vos rapports. Nous sommes Centax. Je compte sur vous pour que dans deux jours à 9h, vos rapports soient prêts et complets. Rompez.</span></strong></div><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler</cite><div style="display:none">Suite ici: <a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t6465-Orbite-de-Utapau.htm#p68176" target="_blank">http://star-wars-rpg.soforums.com/t6465-Orbite-de-Utapau.htm#p68176</a> </div></blockquote>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171143</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171143</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:57 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:57 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Super PNJ</p>
<div style="text-align:justify">Le Dark, malgré l’étau qui se resserrait lentement autour de lui, ne pouvait s’empêcher d’être grisé par les récents événements. Il revoyait clairement les images dans son esprit. Le sang avait coulé à flot dans cette salle. Ce n’était anodin si le rouge représentait la colère. On ne la noie que dans le sang, un rouge pourpre. Les politiciens n’étaient finalement que des êtres faiblards et couards. Alors que les trois Sith prononçaient, à coup de blasters et vibrolames, les sentences mortelles, ceux-ci ne réussissaient qu’à supplier, crier, pleurer même. Ce n’était que joie pour lui. Ils étaient pitoyables. Supplier… La voie des faibles. Même si tout s’était déroulé il y a peu de temps, Dark Karelan ressentait d’ores et déjà un sentiment proche de la nostalgie. Le seul point noir était la perte de Lomu. Mais l’acolyte avait parfaitement rempli sa mission et n’avait apparemment pas hésité une seule seconde à utiliser la grenade en sa possession emportant nombres de personnes et droïdes dans sa chute. Une chute honorable pour un acolyte. Un de plus. <br />Malgré cela, le Dark ne se déconcentrait pas. Il n’avait pas le droit. Leur attaque avait fait du bruit. C’était escompté mais cela amenuisait indubitablement les chances de s’échapper d’ici. Il s’était volontairement débarrassé de l’autre acolyte, Jonah, dans l’espoir qu’il entraine les renforts loin de lui. Il restait encore des choses à accomplir pour lui alors qu’un acolyte… était encore en bas de l’échelle. <br /><br />A l’heure actuelle, les autorités avaient déjà probablement découvert le lieu du massacre leur fournissant les premières informations sur les événements. Mais le Dark savait qu’il leur faudrait encore du temps pour combiner les pièces du puzzle. Et ce temps, il devait l’utiliser avec parcimonie et discernement. Il n’était pas question de paniquer, l’expérience avait appris à Karelan comment maîtriser de telles situations. Il avançait prudemment le long des interminables couloirs, silencieux, ponctués simplement de bruits de pas avançant à un rythme soutenu — renforts? — plus ou moins loin de la position du Dark. Celui-ci avaient tous ses sens aiguisés en éveil, aidé par la Force. Aux dires de Jonah, le ciel d’Utapau était déjà occupé. La Confédération n’avait pas perdu de temps pour faire bouger les choses. La situation était critique, autant pour le Sith que pour la planète. <br />Seul le bruit des pas du Sith brisait le silence monotone de sa fuite. Après de longues minutes de marche — le Sith n’avait plus réellement la notion du temps —, il débouchait finalement dans une pièce un peu plus grande, probablement une salle de réunion à en juger par le mobilier présent, une longue table trônant au centre de la pièce agrémentée de chaises. La décoration était inexistante et les murs étaient d’un blanc blafard. Elle permettait cependant d’entrevoir l’extérieur et le tas de mauvaises nouvelles allant avec pour le Sith. La planète était bel et bien encerclée. Karelan se concentra quelques secondes, utilisant la Force pour sonder les alentours à la recherche d’une éventuelle forme de vie. Laissant échapper un soupir, il constata avec un léger soulagement que le centre d’attention était la salle du conseil pour le moment. L’heure n’était pas encore aux recherches. Il fallait d’abord déplorer les dégâts. Déplorer l’oeuvre du Sith. L’art du massacre. Utilisant cette hypothétique information, le Dark profita de ce moment de répit pour planifier — du moins tenter avec les faibles informations à sa disposition — le déroulement de sa possible évasion. Il était optimiste, pas fataliste et encore moins défaitiste. Il avait un objectif et allait s’y tenir et s’il ne pouvait pas… eh bien, les pertes à déplorer seraient encore plus conséquentes! <br />Retournant la tête vers l’aperçu de l’extérieur, le Dark faisait une conclusion tombant sous le sens. Il ne pourrait s’enfuir par la voie des airs. Il serait immédiatement repéré et contrôlé. Même avec ses papiers d’identité, il était peu probable que quiconque puisse décoller ou atterrir. C’était la solution logique avec ce cas d’attaque. Le reste était donc tout aussi clair, l’essentiel serait de se cacher. Et avec la quantité de couloirs interminables que possédait cette planète, la tâche serait légèrement facilitée. Descendre vers les bas-fond! Les recherches allaient vraisemblablement prendre place et s’intensifier dans la zone du conseil et aux alentours immédiat dans un premier temps. Il était donc primordial pour le Sith de s’éloigner de cette zone de tension. Les bas-fond d’Utapau étaient donc la solution idéale par leur éloignement ainsi que leur taille. <br /><br />Reprenant le chemin avec une détermination nouvelle, Dark Karelan retrouvait les froids couloirs silencieux qui ne suffisaient pourtant pas pour tempérer les ardeurs bouillonnantes du Sith. Seul la solitude raisonnait au loin. Et le Dark se surprit à chavirer une nouvelle fois dans ses pensées vengeresses. Il avait fallu attendre une vie pour qu’il puisse enfin ressentir une telle sensation. <br />Il revint pourtant bien vite à la réalité alors que des pas se firent entendre quelques mètres plus loin, au-delà d’une intersection. Faiblement éclairé, des ombres se détachaient, tremblotantes. Le Sith, légèrement pris au dépourvu, se planqua contre le mur froid et avançant lentement, se risqua à jeter un oeil dans le couloir voisin. Deux civils apparemment perdu et peu au fait des récents événements parlaient rapidement, la tension perçant dans leur voie chuchotante. C’était un risque potentiel malgré leur apparente innocence. Le Sith aurait volontiers abrégé leur vie misérable en quelques secondes mais il ne pouvait se permettre de laisser des cadavres sur la route. C’était comme des indices qu’il laissait entrevoir et qui pointaient une flèche dans sa direction. <br />Pourtant ils empruntaient le chemin le plus rapide vers la destination que le Sith s’était précédemment fixé. Il pourrait toutefois détourner son chemin mais il n’était pas aisé de faire de tel alors qu’il courrait éventuellement le risque de se faire repérer. <br />Ce qu’il s’apprêtait alors à faire pouvait être soit l’idée téméraire soit l’idée stupide. Dans les deux cas, l’autre n’était pas exclu. Rabattant sa capuche dans un mouvement tant de fois répété, le Sith avança en direction des deux civils inoffensifs qui ne soupçonnait toujours pas sa présence. Marchant d’un pas détaché au possible, le Sith dépassa les deux individus, prenant un soin particulier à ce que son visage ne soit pas visible et continua son chemin.<br /><br />La silhouette de l’homme venant de les dépasser ne manqua pas d’interpeller les deux comparses perdus qui s’échangèrent un regard interrogateur. Ils n’avaient eu accès à aucune source d’information depuis le matin et ne savaient donc pas l’état d’urgent régnant sur Utapau à l’heure actuelle. De bien piètres citoyens. C’est également pour cette raison qu’ils ne s’alarmèrent pas outre mesure de l’accoutrement de cet étrange personne. Au contraire, ils en virent à l’idée que celui-ci, marchant d’un pas décidé, pourrait éventuellement leur indiquer l’endroit qu’ils cherchaient. <br /><br />- <strong><span style="color:#cccc66">Excusez-nous. Monsieur! Vous avez un instant. </span></strong><br /><br />Putain. Qu’est-ce que ces deux énergumènes lui voulaient maintenant. Lui, un Dark en fuite sur une planète confédéré sortant tout droit d’un bain de sang de l’élite dirigeante de la planète et eux, deux paumés. Il pouvait tout simplement continuer son chemin et les ignorer.<br /> <br />- <strong><span style="color:#cccc66">Monsieur! Vous ne nous entendez pas? </span></strong><br /><br />Devant leur insistance et le ton vindicatif qu’ils utilisaient, déplaisant, le Sith, immobile, stoppé dans son élan, leur lança : <br /><br />- <strong><span style="color:#ff00ff">Quoi? Qu’est-ce que vous voulez? </span></strong><br /><br />La voix du Sith avait le mérite d’être grave, peut-être un peu trop grave et singulière même. Elle eut pour effet de les interpeller. Faisant un pas en avant — un pas de trop? —, il prirent cette fois tout deux la parole. <br /><br />-<strong><span style="color:#3366cc"> Vous… vous…  allez bien?</span></strong><br /><br />- <strong><span style="color:#cccc66">Nous… ne cherchons… qu’un peu d’aide… </span></strong><br /><br />- <strong><span style="color:#ff00ff">Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis pressé. Je n’ai pas de temps à vous accorder. </span></strong><br /><br />L’un des deux hommes s’avança dans le but de faire face au Sith. Il pouvait maintenant voir son visage tandis que le sien devenait pâle. Il échangea alors un bref regard avec l’autre, un regard empli de peur. Le Sith n’avait plus d’autre choix maintenant. <br /><br />Dark Karelan se concentra et leva ses deux mains, chacune en direction d’un des individus. Il lisait une incompréhension dans leur yeux grand ouverts alors qu’il usait d’un étranglement de Force particulièrement violent. Les deux hommes n’eurent que peu de temps avant que la vie disparaisse de leur corps. Ils tombèrent sur le sol avec un bruit lourd, lourd de conséquence pour Karelan. Il n’aurait pas du. Il laissait une piste. Une piste qu’il ne pouvait effacer maintenant. <br /><br />Lentement, il reprit la route qu’il s’était fixée. Les prochains seraient longs et décisifs. Il devrait garder un profil bas s’il voulait rester en vie. Mais le Dark savait être patient… <br /><br />—— —— —— —— —— —— —— —— —— ——<br /><br />Jonah avait accepté de se séparer du Maitre. Il n’avait pas eu de choix inverse. Mais sa peine était grande. Lomu était décédé, héroïquement et honorablement certes, mais ne faisait plus partie de ce monde quand même. Il était condamner à se sortir de ce bourbier seul. Le Maitre faisait sa route maintenant. Il se doutait que celui-ci n’agirait pas pour sauver leur vie, probablement insignifiante à ses yeux. Mais si lui, Jonah, parvenait à sortir vivant de cette attaque suicide, il serait forcément reconnu au sein de ses pairs. Une douce pensée. <br /><br />Il ne connaissait Utapau que très brièvement et avait donc un certain mal à se repérer correctement dans le dédale de couloirs atypiques de la planète. Il était perdu, autant mentalement que géographiquement. Essayant tant bien que mal, en vain toutefois, de se calmer pour remettre un ordre apparent dans ses pensées, il n’arrivait pourtant qu’à imaginer son funeste sort. C’était un perspective peu réjouissante. Continuant de marcher nerveusement, aussi attentif que possible aux bruits et détails environnants, il avançait dans une direction inconnue. Courrait-il droit dans la gueule du loup? <br />Déboussolé, paniqué, sa respiration commençait progressivement à s’accélérer. Ses poumons étaient douloureux. Il n’était pas encore assez entrainé et la panique n’était qu’un effet aggravant. Son coeur, au battement rapide, pulsait dans ses tempes. Le Twi’lek, malgré la situation, était presque honteux de se découvrir sous un tel jour. La panique le gagnait et il entamait un combat perdu d’avance contre elle, s’insinuant insidieusement dans son esprit encore tourmenté. <br />Et ses couloirs… interminable. L’air était pesant, l’odeur de la mort trainait entre ses murs confinés. L’odeur de la mort qu’il avait lui même propagé et qui cherchait maintenant à le rattraper. L’ambiance, morbide, consistait en une pâle lumière blanche artificielle éclairant faiblement les corridors. Et lui, Jonah, évoluait dedans tel un animal pris au piège, dans une immense toile d’araignée. <br /><br />Au bout de ses forces physiques et mentales, il ne put que stopper sa course effrénée. Il n’était plus d’attaque, il n’avait plus l’envie de se battre. Après tout, ils avaient réussi. A quoi bon courir après la vie? Haletant, il s’accoudait lourdement contre un mur, parfaitement à découvert pour quiconque viendrait à croiser son chemin, et entreprit de reprendre sa respiration. Laissant glisser son dos en sueur contre le mur froid, il s’asseyait par terre, les jambes relevé dans une vaine protection contre le monde extérieur. Quel honte pour un futur Sith. Il était la honte de ce qu’il aspirait à représenter. Faible, couard, paniqué, il était en loque et ne ressemblait plus au Jonah déterminé qui était entré, un peu plus tôt aujourd’hui, dans la salle du conseil avec son maitre, Dark Karelan, et Lomu. Désarmé, il perdait lentement les restants d’espoir encore présents en lui. <br />C’est souvent dans les moments les plus désespéré que la réflexion se fait. Par un biais mystérieux, son cerveau se mit à analyser plus ou moins clairement les possibilités s’offrant actuellement à lui. Et une en particulier méritait d’être retenue. Techniquement, il possédait toujours l’appartement qu’ils avaient loués sur la planète pour la préparation de leur attaque. La principale difficulté consistait donc à retourner là-bas, dans la sécurité de l’anonymat et d’attendre que l’état d’alerte dans lequel la planète avait été placée. Il était clair que se sortir de ce piège grandeur nature ne serait pas de tout repos mais la perspective de la sécurité avait insufflé un courage nouveau dans l’esprit du jeune Twi’lek. Les enjeux étaient plus grands que sa petite personne déprimée, assise dans un couloir à attendre la mort. <br /><br />Progressant d’un pas rapide, il se fixait sur chaque indication qui pourrait lui être utile pour trouver son chemin. Gardant une oreille attentive aux mouvements alentours, il prenait soin de contourner les zones qu’il considérait comme dangereuses. Par plusieurs fois, il fut contraint de se cacher afin d’éviter d’être vu. Les Twi’lek attiraient vite l’attention. Il fut même, par une fois, menacé d’être arrêté. Concentré sur la direction qu’il devait suivre, un peu à l’aveuglette, il avait pratiquement failli foncer tête baisser dans un groupe de droïdes armés avançant au pas de course. Des renforts? Décidément, ils n’avaient pas lésiné sur les moyens mis en oeuvre ici. Profitant de quelques courtes secondes, il parvint toutefois à se dissimuler in extremis de leur champ de vision, lui laissant la voie libre. A croire que Jonah était peut-être plus doué pour fuir que pour combattre. Qui pouvait réellement le dire? <br /><br />Dans un soupir profond, long et savouré, il parvenait à pousser la porte de leur ancien repère. Fier et exténué, il s’écroula sur l’un des sièges se trouvant dans la pièce principale. Ses jambes, flageolantes, n’auraient probablement pas pu le tenir plus longtemps debout. Il ne savait pas combien de temps il avait mis à rejoindre l’endroit et il n’en avait que faire. L’important, c’est qu’il était encore en vie. </div><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none">Sion,</div></blockquote>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171142</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171142</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:57 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Noires représailles on Wed, 25 Feb 2026 18:28:56 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Tericarax tousse. Pont technique du vaisseau : là d'où toutes les communications sont envoyées, en quelques sortes le gigantesque routeur qui permet aux croiseurs confédérés de communiquer mutuellement, de se brancher sur l'Holonet ou encore de capter les différentes émissions radios d'un système planétaire...Ou d'y émettre.<br />La figure glacée du cyborg s'immobilise devant un dispositif de transmission holo-lens de génération trois. La petite lentille s'ajuste pour régler la netteté de l'image, qui apparaît en couleurs. Quelques mètres plus loin dans la pièce, assis derrière un gros mélangeur qui contrôle le mélange du son ainsi que le réglage et l'affichage vidéo, un B1 coordonne les fréquences pour que le message arrive à bon port. Ayant effectué toutes les opérations nécessaires, l'unité robotique tourne sa tête vers son supérieur, en attente de son signal. Un hochement de tête de la part de Tericarax. La communication est lancée sur tous les réseaux, toutes les stations de radio, tous les holo-téléviseurs de la planète. Utilisant un code de priorité militaire, il prime sur les petits programmes sans intérêts que peuvent bien regarder les habitants de la planète. Immédiatement, sur tous les écrans ne s'affiche plus qu'une image : le visage morbide de Tericarax. Dans toutes les radios ne passe plus qu'un son, son timbre asthmatique de cuivre.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Avis à la population de Utapau. Bonjour, je suis le lieutenant Tericarax, de la Confédération. Des Sith sont en train de porter atteinte au conseil de Pau-city. Ceci n'est pas un exercice. Veuillez rester dans vos habitations – enfermés à clés – jusqu'au départ de la flotte. Ceci n'est pas un exercice. <br />Tout vaisseau a pour ordre de se poser à la surface de la planète.</span></strong> <br /><br /><i>La caméra de transmission adapte sa lentille focale avec un petit « vzzz », zoome sur la figure du lieutenant qui se tient courbé sur lui-même, une main dans le dos, l'autre gesticulant alors qu'il parle comme s'il déblatérait un exposé. Ses yeux sont fixés sur la caméra, ses pupilles se dilatent alors qu'il parle. Non pas sous le coup de l'émotion, non, car d'émotions il n'a pas. Il sent que le souffle lui manque, et c'est la douleur qui provoque ces étonnantes variations dans ses yeux vides d'expression. Désireux de passer son message rapidement, il retient sa toux, sent sa gorge qui s'irrite toujours plus à chaque phrase, chaque mot qu'il prononce.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Aussi longtemps que cette opération durera, Utapau sera entièrement coupée du reste de la galaxie. Tout vaisseau atmosphérique comme stellaire contrevenant à ces ordres sera intercepté par la flotte en orbite, de gré...Ou de force si cela est nécessaire. Les ressources amenées par la flotte seront distribuées dans les régions qui viendraient à souffrir de cette isolation – temporaire – sur la durée de l'opération...Pour votre sécurité à tous.</span><br /></strong><br /><i>Le B1 coupe l'émission. Tericarax, comme s'il évacuait une pression et un stress absents de son esprit se met alors à tousser. Mais alors qu'il tousse, il prend la direction de la porte. Là l'attend Nathrin, et son propre garde magna, mais aussi, massés dans le couloir, d'autres têtes inconnues. À l'approche du cyborg, Nathrin s'écarte, lui laissant le passage libre dans le corridor. Le regard du lieutenant se pose sur ces faciès qu'il n'a encore jamais vus. Les nouveaux arrivants se mettent tous au garde-à-vous. Respect du code militaire correctement appliqué. Bien. Il n'aura donc pas à travailler avec des subordonnés impertinents et défiants.<br /><br />Le premier individu qui attire l’œil du scientifique est un titan bleu à l'arrière du groupe. Tericarax est lui-même un géant, même lorsqu'il ramassé sur lui-même, dominant Nathrin de plus d'une tête. Mais l'autre est plus grand encore. Peau épaisse d'un cobalt profond, musculature anormalement développée, et quatre bras épais comme des troncs qui se terminent sur des doigts épais, le mastodonte est une espèce prédatrice que l'évolution a grandement favorisée. Ce tableau sauvage est renforcé par un visage sévère, bestial, violent à son expression même. Sous les lèvres du soldat naissent des dents effilées comme des rasoirs, et au milieu des plis grossiers du visage deux paires d'yeux rouges lorgnent Tericarax avec un regard féral. Un T'surr. <br /><br />Cette espèce rappelle des souvenirs contrastés au cyborg. Le seul individu T'surr qu'on lui ait envoyé était un colérique chronique, une brute gigantesque et intenable. Par quel miracle l'anesthésie l'avait-elle maintenu endormi pendant son voyage jusqu'à Kalee, le scientifique l'ignorait. Lorsqu'il s'était éveillé, il avait saccagé complètement l'aile naturelle où Tericarax lâchait ses spécimens pour les étudier. La phase d'observation comportementale avait été très peu fructueuse, mais celle ensuite de dissection avait été pire encore. Le T'surr s'était défait de ses liens avec un mélange de force brute et de fureur, et il avait failli broyer Tericarax à l'aide de ses seuls bras. C'est la mort dans l'âme que l'ingénieur avait dû lui faire exploser la cervelle, perdant ainsi de précieux échantillons.<br /><br />Un T'surr est une espèce prédatrice très violente, exclue naturellement de la scène politique galactique pour son comportement...Spontané. Mais entre les griffes de Tericarax, un T'surr peut être un merveilleux instrument. Le soldat porte une armure qui, d'après ses teintes, est probablement un néo-acier résultant d'alliages non usuels – sans doute pour convenir à son gabarit, lui aussi non usuel. Il traîne négligemment de l'une de ses mains un lance-missile E-60R. Un artilleur donc.<br /><br />Tericarax passe à la suite des membres. L'équipe n'ayant pas assez de brutes, un Kordien – grand humanoïde d'aspect primitif, simiesque, un peu comme un gorille – vient enrichir le tableau de gros bras. Il est armé d'une vibrohache. Pourquoi pas. Ensuite ? Deux humains et une Twi'leck qui portent la tenue de commando usuelle séparatiste : pantalon de camouflage, bottes tactiques, genouillères d'acier, une chemise sur laquelle est passée un gilet tactique aux multiples poches et accessoires, gants bien sûr et enfin une cagoule sur laquelle vient se greffer un casque. Classiques, déjà vu, peu dignes d'intérêts. Trois êtres au visage tentaculaire – des Quarren – viennent apporter un peu de relief. Des Quarren. Le cyborg s'attarde sur leur peau flasque, gélatineuse, et sur les tentacules qui naissent de leurs traits, frétillants au contact d'un air trop chaud et trop sec. Tericarax observe enfin les derniers membres, les deux derniers membres qui sont des...Droïdes.<br /><br />Il échange un regard avec Nathrin, qui hausse des épaules. Des droïdes. Il a réclamé les dix hommes les plus compétents du vaisseau, et on arrive à lui donner deux droïdes dans le lot. Il écarte cette réflexion d'un geste et passe à la suite. Il a pris connaissance de l'équipe sous ses ordres, c'est bien suffisant. Sans un mot, il se tourne, et prend la direction des hangars, guidé par une petite cohorte de droïdes souris qui glissent sur le sol avec un sifflement aigu. Le bataillon lui emboîte le pas après un instant d'hésitation. Nathrin marche à grandes enjambes pour se maintenir au rythme de Tericarax. Le garde magna est en retrait, comme un bouclier entre le Kaleesh et ses nouveaux subordonnés.</i><br /><br /><strong><span style="color:#663300">- Vous ne voulez pas faire connaissance avec vos subalternes lieutenant ? </span></strong> <i>Dit discrètement l'humain pour éviter que le groupe derrière ne l'entende.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Je viens de le faire</span></strong>,<i> tranche froidement le lieutenant sans se préoccuper de son niveau sonore.<br /><br />L'homme ne dit plus rien – il se doutait sans doute de la réponse de toute manière - et le reste de la marche se déroule dans le silence le plus complet jusqu'aux hangars de la Main Invisible. Tericarax est plongé dans ses pensées. Tarun Blaum a confirmé que des Sith attaquaient bien le conseil. La planète Utapau est avertie pleinement qu'elle va être coupée du monde. Tous les contrevenants seront ou bien ramenés à la surface de la planète après avoir été fouillés par Nathrin, interceptés en théorie par la nappe de chasseurs droïdes qui va bientôt être déployée, ou bien abattus. Les capitaines ont pour ordre de déployer les troupes droïdes pour isoler également la capitale. Les Sith ont attaqué un seul endroit. Tout comme sur Mygeeto, il n'y avait qu'une seule ville attaquée. Hypothèse la plus probable ? Ils n'attaquent que les villes capitales. Quel intérêt ? Coup d'éclat bien plus aisé qu'en s'attaquant à des petits patelins reclus du monde. Pourquoi Mygeeto ? Pourquoi Utapau ? Pourquoi Muunilinst ? Là encore, l'hypothèse que formule la logique du Kaleesh est simple : parce que ces Sith ne pouvaient tout simplement pas frapper à de meilleurs endroits. Ils n'en avaient pas les moyens. En frappant sur des mondes principaux confédérés, ils auraient été abattus sans faire la moindre victime, et leur but n'aurait pas été rempli. But ? Quel but peut-il y avoir à une simple destruction ? Vengeance simple et irréfléchie peut-être. Individus assoiffés de pouvoir selon les données récoltées sur Cathar ; corrélation avec une arrogance qui aurait pu mener à ces actes ? Possible également. Comment les tenir en échec ?<br /><br />Le cyborg s'arrête devant le sas donnant sur les hangars. Comment les tenir en échec ? Un petit dispositif l'identifie. Un voyant jusque là rouge sur le côté de la porte de décompression s'illumine en vert avec un « La » discret, et la porte roule dans le sol avec un souffle de vapeur. Les droïdes souris s'y engouffrent et se dispersent comme des gerbes d'étincelle, puis lui entre dans les hangars. Les unités confédérées se mettent toutes au garde-à-vous à son entrée, mais lui n'y prête aucune attention. Comment tenir en échec ces Sith ? Il remet cette réflexion à plus tard, laissant les équations nécessaires à sa réponse reposer dans un coin de son esprit. Se rendant compte que les unités autour de lui sont toujours au garde-à-vous, il laisse échapper une douloureuse quinte de toux puis d'une voix forte :</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Repos.</span></strong><br /><br /><i>Alors les droïdes et organiques reprennent leurs tâches respectives, exaltés par la présence de leur supérieur. Des transports multi-troupes décollent vers la planète, et les droïdes vautours et tri-chasseurs, eux, sont déjà déployés dans l'espace noir qui enserre la flotte. Un droïde B1 vient se placer devant Tericarax, rajuste son fusil, et après un bref salut :</i><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files4/b/8/1/droideb2-5dbed4.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#ffff00"><strong>- Votre vaisseau est prêt lieutenant/.</strong></span><br /><br /><i>Il tourne son attention enfin vers son unité.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Vous possédez vous mêmes votre propre moyen de descente vers Utapau je présume. Si cela n'est pas le cas, montez à bord d'un des transporteurs multi-troupes. Le rendez-vous est fixé à 00, au premier niveau de Pau-city, là où se trouve le bâtiment du conseil de la ville. Les instructions du colonel Cinder sont claires. Notre priorité absolue dans cette intervention directe – votre priorité absolue – est de secourir le Pau'an Tarun Blaum. Il est enfermé dans l'une des pièces blindées du conseil, et est pourchassé par des Sith qui ont exterminé le reste du conseil. Les autres détails attendront que nous soyons arrivés. Soldats, rompez.<br />Nathrin, vous avez vos instructions, appliquez les à la lettre.</span></strong><br /><i><br />Le Magna-Garde prend la direction des transports multi-troupes sans tarder, alors que le reste de l'unité se disperse également. Tericarax quant à lui reporte son attention sur le droïde B1, qui n'a toujours pas bougé.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Menez moi donc à ce vaisseau.</span></strong><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files4/b/8/1/droideb2-5dbed4.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <strong><span style="color:#ffff00">- Oui monsieur/</span></strong>,<i> dit docilement le droïde.<br /><br />Il claque des talons puis fait volte-face. Tericarax le suit entre les transporteurs, les troupes qui grouillent dans le hangar et les derniers chasseurs vautours qui se hâtent vers l'espace. C'est une cacophonie de sons et de scènes qui se mélangent sur le pont. Ici, un droïde mécanicien lâche une série de bips stridents. Là, un B2 frappe un Dum sur le crâne, qui réplique en une série d'insultes bien senties. Le droïde B1 s'immobilise devant un chasseur Belbullab. D'un design élégant, et d'un armement redoutable, il s'agit bel et bien du vaisseau que le lieutenant a commandé. Flambant neuf, sa coque d'un gris mat semblerait presque reluisante sous l'éclairage vif des halogènes. D'un hochement de tête, Tericarax congédie le droïde, qui rejoint son affectation suivante. <br /><br />Il pose ses griffes métalliques sur la carlingue de son vaisseau, avec une douceur qui a des allures de caresse. Merveille de conception technologique et d'ingénierie. Bien moins vulgaire et archaïque que le chasseur Sith qu'on lui avait prêté pour la Forge Stellaire. Alors, sans plus d'hésitation il embarque dans le cockpit. Sitôt prend-il place que la vitre au-dessus de lui glisse et se referme. Depuis le cockpit il a une vision dégagée du hangar mais, surélevé légèrement, il ne peut probablement pas apercevoir les unités trop proches. Ce bouton doit probablement servir à l'alimentation en combustible, celui-ci à faire démarrer...Il le presse de son doigt squelettique. Tous les voyants du tableau de bord s'illuminent, les moteurs du véhicule se mettent à siffler. C'est un bon début. Il saisit la barre devant lui, la tire en arrière. Le vaisseau fait un bond sur le côté en se soulevant du sol. Véhicule sensible visiblement. Le manier correctement va demander beaucoup de finesse. Ajustant son contrôle, Tericarax se force à garder une tenue de barre constante. Une autre embardée sur le côté. Il centre le nez du vaisseau, puis allume pleinement les moteurs. L'accélération brutale le plaque contre son siège, alors que le véhicule traverse en moins d'une seconde la totalité du hangar et se jette dans le vide spatial. <br /><br />Intéressant.<br /><br /><br />***<br /><br />Après un atterrissage plutôt difficile, Tericarax arrive devant le siège du conseil, lieu du rendez-vous avec son unité. Là se trouve déjà le Rhodien, qui joue avec sa vibro-hache pour faire passer le temps, et l'IG-100 garde du corps du Kaleesh. Le reste de l'unité ne prend guère longtemps à arriver,  quelques minutes tout au plus. L'endroit est déjà grouillant de forces de sécurités, et un semblant d'état-major pour l'arrivée du cyborg a été dressé à quelques rues de là – il s'y rendra plus tard si la situation l'exige. Un Utai court sur pattes salue le lieutenant confédéré et son unité.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ff66cc">- Nous avons envoyé des troupes à l'intérieur lieutenant, mais nous n'avons pas réussi à attraper les terroristes, ils tiennent bon.</span></strong><br /><br /><i>Tericarax porte ses yeux sur le bâtiment.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Quelles troupes sont engagées ?</span></strong><br /><strong><span style="color:#ff66cc"><br />- Des droïdes monsieur, des B2 en majorité.</span></strong><br /><br /><i>C'est tout ce qu'il lui faut. Le cyborg a déjà une idée qui pourrait tout à fait fonctionner. Son attention se porte sur le monstrueux T'surr. Croisant son regard, le gros mâle tend ses muscles, sentant qu'il va bientôt passer à l'action. Tericarax s'avance vers le bâtiment, la dizaine d'élite le suit. La porte principale grouille de droïdes qui tentent de sécuriser la zone, mais il n'y a rien à sécuriser, car les terroristes ne sont pas là. Des bruits de combat en provenance des étages supérieurs. Le cyborg déploie une seule de ses vibrolames, qui s'allonge de son poignet gauche sur plus d'un mètre de long et commence à chanter d'un son sourd.<br /><br />Le hall donne vers trois escaliers et un turbo-élévateur.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Deux sur l'escalier de gauche</span></strong>,<i> dit Tericarax, et deux des poulpes Quarren s'y rendent, fusils d'assaut en mains.</i><strong> <span style="color:#990000">Deux sur l'escalier de droite</span></strong><i>, pointent les doigts squelettiques du personnage,et les deux humains y accourent. </i> <strong><span style="color:#990000">Un au turbo-élévateur, désactivez le. Le T'surr et les autres, avec moi.</span></strong><br /><br /><i>Dans un froissement de cape purement cinématographique, le gros de l'équipe d'intervention gravit les marches au pas de course. Marche après marche, le tumulte de la bataille se rapproche. Alors qu'ils progressent, le sol devient encombré par des carcasses fumantes de droïdes. Ces dernières deviennent nombreuses. Là, un mur éboulé gêne la progression de l'équipe. Changement de couloir, on vire sur la gauche. Tericarax guide la troupe, implacable. Ils arrivent devant un panneau de contrôle, et à l'intérieur de la salle, des caméras de surveillance. L'un des deux droïdes se précipite vers les multiples écrans, et commence à bidouiller dessus. Les écrans sont parcourus d'interférence, et le panneau de commande crépite d'étincelles. Sabotage.<br /></i><br /><strong><span style="color:#990000">- Combien de temps pour tout relancer ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff33">- /Tout bousillé./ Au moins dix minutes/.</span></strong><br /><i><br />Tericarax avise, tousse au passage. Ses poumons ne supportent pas les courses prolongées. Il inspire profondément, ses yeux reptiliens parcourent la bande qui l'accompagne. Dix minutes est une durée trop longue. C'est un temps qu'il n'a pas.</i><br /><br /><strong><span style="color:#990000">- Maintenez le contact radio. Vous nous guiderez une fois que vous aurez le contrôle des caméras. Contactez la Main Invisible. Demandez leur d'extraire la source d'émission de Blum.</span></strong><br /><br /><i>Le lieutenant quitte la salle et suivit par le reste de la troupe, ils reprennent leur avancée, au rythme presque agaçant des tirs droïdes répétés. <br /><br />BOUM.<br /><br />Il s'arrête. Une déflagration. C'était une explosion à n'en pas douter, le doute n'est pas permis. Rien d'autre n'aurait pu faire trembler à l'instant le sol sous ses pieds et envoyer un frisson le long des murs, du sol et du plafond. Sitôt ce constat effectué, il ne reste qu'une chose à remarquer : les sons de tirs sont morts, éteints, tués, silencieux.  L'explosion n'est pas loin. À deux murs de distance tout au plus. Un virage, et l'escouade se retrouve face à une porte fermée ils rebroussent chemin, prennent un autre virage et là...Un nouveau cul de sac. Le plafond s'est effondré complètement, et un gouffre béant se tient à la place du sol. Tericarax serait bien tenté de faire comme sur Taris, et sauter au-dessus du gouffre, mais...Son escouade ne pourrait le suivre. La porte fermée donc. Ils arrivent devant. Le cyborg, d'un coup de poing rageur – rageur ? -  la fait sortir de ses gonds. Avec un hurlement, le métal se tord et vole à l'intérieur de la pièce avant de s'écraser contre un des murs. Le T'surr bondit sur la gauche du lieutenant, le garde magna sur sa droite, et lui s'avance de front.<br /><br />Mais il n'y a aucun ennemi pour leur faire face. C'est une grande salle, où trône une table et des chaises renversées. Les membres de la réunion sont tous conviés autour d'un même sujet : la mort. Droïdes et fragments de circuits et de métal, flaques sanglantes et cadavres désarticulés se sont réunis dans la pièce pour un ultime entretien dans le silence le plus glacé qui soit. Le deuxième des robots inspecte les cadavres ; à côté du cadavre d'un Twi'leck gît une vibrolame brisée. Twi'leck ? Il y a dans cette pièce des Pau'an, des Utais, des carcasses droïdes encore fumantes. Ce Twi'leck est un intrus. Ce Twi'leck est un Sith. Tericarax pose un genoux à terre près du corps. Sa peau est roussie, il est percé de tirs de blasters à plusieurs endroits.</i><br /><strong><br /><span style="color:#990000">- Extraction immédiate du corps. Ramenez le à l'état-major. Je veux en extraire la moindre goutte d'information.</span></strong><br /><br /><i>Le droïde ajuste son unique œil sur son supérieur.</i><br /><strong><br /><span style="color:#ffff33">- Les morts ne racontent pas d'histoire lieutenant.</span></strong><br /><br /><i>La griffe glacée du Kaleesh se pose sur le lobe cérébral du Twi'leck. Il ne va pas expliquer à un droïde toutes les informations qu'un corps recèle à ses yeux, mais au moins lui en donner un bref aperçu. Il est interrompu dans son impulsion par son holo-pad. Une communication du reste de l'unité.<br /></i><br /><span style="color:#ff9933"><strong>- Lieutenant, nous l'avons ! Nous avons Tarun Blaum, il est vivant !</strong></span><br /><br /><i>Sans un mot de plus, le cyborg se relève, et dans un froissement de cape tourne les talons. Ils tiennent un Sith mort. Ils ont récupéré Tarun Blaum. Il doit absolument s'entretenir avec lui. Le Twi'leck était-il le seul utilisateur du Côté Obscur présent ? Ou d'autres terroristes ont-ils profité de la mort de leur pair pour filer entre ses griffes ? Il doit en savoir plus. Une sensation désagréable le long de son œsophage, qui obstrue un instant sa respiration. Il s'arrête, tousse, s'éclaircit la gorge, reprend son souffle. Plusieurs détails manquent pour qu'il puisse avoir une idée claire de la situation. Et il n'aime pas ça. N'aime pas ça ? Un instant de pause. Quelque chose...Quelque chose se passerait-il au fond de son esprit...? La soudaine flamme avec laquelle il a enfoncé de son poing la porte tout à l'heure... ? Et cette soudaine nouvelle couleur qu'il a jeté sur la situation ? Ne pas aimer ça ? Ridicule, inapproprié. Son esprit ne connaît pas – plus les émotions. Il secoue la tête. Il doit retrouver Tarun Blaum.<br /><br />Il faut qu'il sache comment mettre les Sith en échec, et pour cela, il doit parler à ce Pau'an.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/171141</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/171141</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:56 GMT</pubDate></item></channel></rss>