<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Repas de famille [Broh]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t5794-Un-vaisseau-pour-Jeabro.htm" target="_blank">Lien</a> vers les événements précédents. </div></blockquote><br /><br /><i>Le spatioport de Lumina, la capitale de Broh, n'avait rien d'exceptionnel. Pourtant, c'était l'un des préférés que Pete Jeabro ait connu. Il devait le concéder, à part celui de Coruscant, il n'en avait pas vu d'autres. Les passerelles du Sanctuaire d'Endor n'étaient pas réellement un spatioport, bien qu'un lieu de trafic important. Le jeune homme revenait sur Broh pour la première fois depuis son départ, quelques semaines plus tôt. Mais en si peu de temps, il avait énormément changé : il avait déserté l'armée impériale pour devenir le padawan du vénérable Jedi Phyl Reez. Son soudain changement de camp coïncida avec la chute de l'Empire, au profit de la République Fédérale. Cette série d'événements l'avait conduit à rejoindre Endor pour entamer sa formation de Jedi. <br /><br />	Tout au long du trajet, il n'avait cessé de repenser à l'impact que pouvait avoir ce changement de régime sur sa planète natale et, surtout, sur sa famille. Son père était un lieutenant impérial respecté. Sa mère était ambassadrice de Broh auprès de l'Empire. Tous deux étaient des pro-Empire, comme l’intégralité de la population de cette planète. La désertion de leur fils suivi du passage à la République Fédérale avait du être un terrible choc pour eux, et les autorités locales. Revenir ici n'était certainement pas une bonne idée. Mais Pete avait besoin de mettre les choses au clair avec ses parents et, surtout, savoir comment ils allaient. Lorsqu'il avait décollé en compagnie de son maître Jedi, il ignorait encore leur destination. Ce n'est qu'en entrant les coordonnées GPS dans son navigateur qu'il réalisa ce qui se passait : Phyl Reez estimait le jeune homme prêt à revenir chez lui et affronter les conséquences de ses actes. Jeabro avait rapidement éliminé la vague de stress qui l'avait subitement envahi. Il se demandait pourquoi Maître Reez avait fait tant de mystères. Il était surpris d'une telle décision mais, heureusement, il aurait tout le trajet pour se remettre de ses émotions. En plus, il pilotait pour la première fois depuis son entrée dans l'Ordre Jedi, et cela le rendait heureux. Il adorait ça et, en ce moment, il avait la chance d'être aux commandes d'un  Intercepteur Jedi Actis Eta-2, un petit chasseur rapide et très mobile. <br /><br />	C'est donc une sorte d'appréhension qui habitait Jeabro lorsqu'il se détacha de son anneau d’hyperpropulsion. Ce sentiment fut renforcé par le paysage qui s’offrait à la vue des deux Jedi. La planète était éclairée par l’astre central du système. Pete n’avait jamais eu l’occasion d’observer sa terre natale sous cet angle mais, malheureusement, il ne put pas s’attarder sur ce spectacle. Une petite flottille républicaine stationnait en orbite autour de Broh, sans doute en position de blocus. <br />Cela n’annonçait rien de bon. À peine Pete avait-il entamé sa manoeuvre que déjà, un groupe de chasseurs venait à leur approche. Dans la foulée, un message audio bourdonna dans l’holocom dont il était équpé : </i><br /><br />		<span style="color:#cc33cc">- Chasseurs Jedi, ici le Commandant Harper, du Croiseur Républicain <i>Liberator</i>. Nous vous prions d’accoster dans le Hangar 4 de notre vaisseau. Nous envoyons une escouade vous escorter. Veuillez coopérer. </span><br /><br />	<i>En entendant cette annonce, le sang de Jeabro ne fit qu’un tour. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center">*<br />* *</div></span><br /><br /><span style="color:#cccccc">… Cadets, repos ! Dispersez-vous !</span><br /><br />	<i>Face à cet ordre du sergent-instructeur, Pete Jeabro détendit ses muscles. Le jeune homme avait encore du mal à s’habituer à cette immobilité qui était de rigueur lorsqu’un gradé prononçait un discours. Celui-ci, qui plus est, avait paru particulièrement long. Le jeune cadet venait d’entrer dans l’École Militaire de Broh, où il avait passé différent test avant d’être officiellement accepté. Le discours de bienvenue touchait tout juste à sa fin et Pete, comme la centaine de recrues autour de lui, allait bientôt rejoindre ses coéquipiers. L’intégralité des soldats de Broh étaient regroupés en petites escouades, comprenant idéalement quatre membre. Jeabro ne connaissait pas encore ses compagnons d’armes, mais ils étaient réunis en fonction de leurs résultats aux tests. L’idée derrière cette organisation, avait expliqué le sergent-instructeur, était de composer des groupes efficaces en réunissant des personnalités aux compétences complémentaires. Pete appréciait cette stratégie et espérait découvrir des compagnons chaleureux et sympathiques. Quelque part en lui, il redoutait d’avoir échoué aux tests et de tomber sur des bras casser. Car il ignorait toujours les résultats de ses récentes épreuves. La seule chose qu’il espérait, c’était de ne pas faire parti de l’escouade la plus misérable de Broh ! <br /><br />	Le soldat Jeabro suivit les instructions envoyées sur son datapad. Le point de rendez-vous était la chambre dans laquelle les quatre coéquipiers allaient loger jusqu’à la fin de leur formation… s’ils tenaient jusque là. La formation pour devenir soldat impérial était réputée pour être exigeante. Il fallait faire preuve d’endurance, de persévérance, d’abnégation et de motivation. Sur ce dernier point, Pete Jeabro en débordait ! Fils de lieutenant, il avait toujours écouté avec passion les histoires militaires de son père. Sa mère était politicienne et prônait avec fougue les valeurs de sécurité, de droiture et de justice de l’Empire. Cependant, Jeabro n’était pas une tête brûlée appréciait guère l’éventualité de tuer des gens. C’est pourquoi il rêvait de devenir pilote. Ainsi, il serait moins exposé aux combats (à l’exception des batailles spatiales). De plus, il nourrissait une passion pour tout ce qui comprenait un moteur et qui pouvait voler un minimum ! <br /><br />	Enfin, le jeune homme sortit de sa rêverie lorsque se dessina devant lui la porte de la cabine où il avait rendez-vous. Il vérifia les coordonnées sur son datapad, puis appuya sur l’interrupteur. Dans un bruit furtif, la porte coulissa, faisant apparaître un espace séparé en plusieurs compartiments. Des cloisons métalliques séparaient les différents espaces de repos des quatre soldats qui allaient vivre leurs prochaines années ici. Trois personnes occupaient déjà les lieux. Le premier avait un corps massif, un air arrogant et donnait l’impression de vouloir prendre tout l’espace. Le second était un peu plus petit. Son corps était élancé et son front bombé dégarni de tout cheveux. Il avait l’air d’être le plus sympathique des trois et accueilli Jeabro avec un sourire franc. Enfin, le dernier était le plus frêle de tous. Son regard fuyant semblait indiquer qu’il était timide et que, contrairement au plus imposant d’entre eux, voulait se faire le plus petit possible. </i><br /><br />		<span style="color:#ffffff">- Bonjour ! </span><i>fit le « sympathique ». </i><span style="color:#ffffff">Je suis Gantz. À ma gauche, voici Harper et, le baraqué, là, c’est Oliver ! Et toi, qui es-tu ? </span><br /><br />	<span style="color:#0099ff">- … Bonjour ! </span><i>Répondit le nouveau en bafouillant légèrement.</i><span style="color:#0099ff"> Je suis Jeabro. </span><br /><br />	<span style="color:#ffffff">- Enchanté, Jeabro !</span> <i>répondit Ganz.</i><span style="color:#ffffff"> Un soldat va venir nous voir d’un moment à l’autre afin de nous donner nos résultats et définir nos rôles. </span><br /><br />	<i>En effet, une femme les rejoignit un peu plus tard et leur attribua différents rôles. Ganz avait obtenu les meilleurs résultats sur la moyenne de l’ensemble des tests. Il avait eu les minimums nécessaires pour pouvoir prétendre au titre de chef d’escouade. Oliver avait un profil et des compétences plus utiles dans la destruction et l’équipement lourd, selon l’avis de l’Académie. Harper, doté d’une vision exceptionnelle malgré son regard fuyant, et d’un sang-froid hors du commun serait un excellent tireur d’élite. Enfin, Jeabro, avec son habileté à diriger un vaisseau et sa dextérité surprenante serait pilote. Il sera en charge d’assurer les déplacements de l’escouade sur les sites stratégiques. Chaque cadet bénéficiera d’un enseignement lié à sa spécialisation, avec ses homologues des autres escouades. Ces quatre jeunes hommes, eux, répondaient au nom d’escouade Alpha. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center">*<br />* *</div></span><br /><br />	<i>Ainsi, Harper avait rejoint le camp des Républicains. Pete devait s'attendre à ce genre de retrouvailles, en revenait sur Broh. Mais il aura toujours du mal à s'y faire. Son coeur se mit à battre plus vite alors qu'il repensait à ses parents et se demandait ce qu'ils étaient devenus. Jeabro n’eut pas besoin des recommandations de son maître Jedi pour obtempérer à l’ordre donné par son ancien camarade. Il orienta son vaisseau dans la direction des chasseurs républicains et, quelques minutes plus tard, entama la manoeuvre d’amarrage dans le Hangar 4. Il pénétra au coeur d’un croiseur (anciennement Impérial) ou seulement une poignée de soldats attendait de l’autre côté d’une vitre que les vaisseaux atterrissent. Aussitôt cela fait, ils se précipitèrent dans le hangar dépressurisé pour aller à la rencontre des nouveaux venus. </i>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20402/repas-de-famille-broh</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:12:18 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/20402.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:41 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:44 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°10<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br /><i>L’étau se desserra alors que Pete assistait à la scène la plus invraisemblable qu’il n’aie jamais vécue. Oscar Jeabro avait tranquillement levé son blaster pour le pointer sur la tête de Léopoldine. Celle-ci, aveuglée par sa folie meurtrière, n’avait pas fait attention à lui. L’instant d’après, un rayon laser traversait son crâne. La femme s’affaissa sur le sol, sans avoir eu le temps de prendre conscience de la situation. <br /><br />L’assemblée, constituée de Phyl Reez, Pete Jeabro et une poignée d’Impériaux, regarda avec stupeur le soldat qui venait d’assassiner une Sith : sa femme, de surcroît. Les yeux emplis d’une peine profonde, Oscar se tourna vers son fils. Ce dernier constata, en observant son visage, qu'il avait du vivre des événements éprouvants depuis le départ de son fils. Oscar balbutia : </i><br /><br /><span style="color:#0033ff">- Elle n’était plus ma femme depuis longtemps. </span><br /><br /><i>Pete voyait ce que son père entendait par là. Dès lors que Léopoldine avait été corrompue par Dark Pyrthel, une partie d’elle-même avait disparu. Malheureusement, rien n’avait été possible pour ramener la mère du padawan à la raison. Ce dernier constata que, bien qu’affecté par la situation, il n’était pas triste. Une sorte de sérénité remplaçait ce qui, autrefois, aurait été de la tristesse. Ce qui devait être accompli, l’avait été : la Force en avait décidé ainsi. En revanche, Oscar n’était pas dans cette état de quiétude, aussi ajouta-t-il : </i><br /><br /><span style="color:#0033ff">- J’ai abrégé ses souffrances ainsi. </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- En effet, </span><i>répondit Pete, d’une voix calme. </i><span style="color:#0099ff">Je vous suis reconnaissant de nous avoir sauvés, mon maître et moi. </span><br /><br /><i>Oscar leva son regard vers Phyl Reez, qu'il ne semblait pas avoir remarqué jusque là. Alors que Pete allait ajouter des paroles pour apaiser la douleur de son père, une clameur agita les soldats. Le padawan se retourna, pour voir un officier traverser le petit groupe. Jeabro le reconnu immédiatement : il s’agissait de Gantz, son ancien supérieur. Celui-ci scruta rapidement Pete, puis ses yeux balayèrent la scène. Il prenait connaissance de la situation, tout en faisant tourner ses méninges à plein régime. Gantz finit par lâcher : </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Sergent Jeabro, tuez ces terroristes. </span><br /><br /><i>Pete nota que l'officier, qui avait conservé son manque de clairvoyance, possédait un grade supérieur à celui d’Oscar. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Attendez ! </span><i>implora Pete en levant les mains, dans un geste d’appel au calme.  <br /><br />Il avait réagit promptement, par réflexe. Il ne voulait surtout pas que les soldats fassent feu sans la moindre réflexion. Avant d’être abattu par un peloton d’exécution improvisé, Jeabro voulait d’abord vendre chèrement sa vie, en argumentant. Cependant, la réaction des soldats le surprit : </i><br /><br /><span style="color:#cccccc">- Nous attendons,</span> <i>répondirent-ils d’un ton anormalement neutre. <br /><br />Le padawan se demanda ce qui était en train de se passer, mais Phyl Reez intervint. Il fit un geste de la main et dit : </i><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- Vous allez sortir de cette grotte et oublier ce que vous y avez vu. </span></strong><br /><br /><span style="color:#cccccc">- Nous allons sortir de cette grotte et oublier ce que nous y avons vu,</span> <i>répondirent en coeur les soldats, comme s’ils étaient hypnotisés. <br /><br />Puis, au grand effarement de Pete, ils obtempérèrent. Il se remémora alors que Phyl avait déjà utilisé ce stratagème lors de leur rencontre, sur Coruscent, afin de le libérer des mains d’un chef de gang jawa. À l’intérieur de la grotte, il ne restait donc que le padawan, son maître, son père et les deux cadavres. </i><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- L’holocron,</span></strong> <i>rappela Phyl Reez, qui ne perdait pas de vue l’objectif de la mission. </i><strong><span style="color:#9900ff">Pete, aide-moi.</span> </strong><br /><br /><i>Instinctivement, Jeabro imita une nouvelle fois son maître. Il se rapprocha de l’objet en lévitation et tendit les mains en sa direction, avant de fermer les yeux et de baisser la tête. Il se concentra et s’ouvrit à la Force. Une énergie sombre émanait du cube noir. Pete demeura sourd aux échos qui en sortaient et convoqua toute la lumière qu’il y avait en lui. Il la canalisa pour l’orienter vers l’objet obscur. Soudain, une forte énergie s’échappa des mains des Jedi pour irradier l’holocron. Dans un éclat de lumière, il disparut. Un court silence s'en suivit. Le jeune homme lança quelques regards prudent aux alentours, mais l'entité Sith était définitivement détruite. Peu après, le duo se redressa. Le padawan se hasarda tout de même à une remarque : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Comment pouvons-nous être sûrs que le savoir que cet objet renfermait n’aurait pu nous être utile ? </span><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- Nous ne le savons pas,</span> </strong><i>répondit Phyl Reez</i>. <strong><span style="color:#9900ff">Mais ainsi, nous évitons de nous soumettre à une tentation qui n’aurait rien apporté de bon. Il peut-être tentant d’ouvrir un holocron Sith mais, cela apporte toujours plus de tort que de bien. </span></strong><br /><br /><i>Oscar Jeabro avait assisté à la scène, sans vraiment réagir. Il était toujours troublé par ce qui venait de se produire. Pete s’adressa à lui : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Père, venez avec nous. Rien de bon n’a subsisté dans l’Empire. Venez avec nous sur… </span><br /><br /><i>Maître Reez coupa net son apprenti : </i><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- Nul besoin d’en dire davantage. </span></strong><br /><br /><span style="color:#0033ff">- Non, Pete, </span><i>intervint Oscar, </i><span style="color:#0033ff">l’Empire est ma vie, je ne peux m’en défaire. Je crois encore en lui. Je ne peux te suivre. </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Mais cela signifie que nous allons être ennemis ! </span><i>s’offusqua Pete. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff">- Je le crains. Mais sache que je respecte ta décision. J’espère simplement que nos routes ne se croiseront pas à nouveau car je suis un soldat au service de l’Imperium. </span><br /><br /><i>« L’imperium » : était-ce le nouveau nom de l’Empire ? Pete devrait vraiment se mettre à jour, concernant les événements géopolitiques récents. Il ne pouvait en vouloir à son père d’être aussi formaté par l’Empire. Lui-même l’avait été jusqu’à peu. Culpabilisant légèrement, Jeabro tendit donc la main vers son père et dit : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Tu vas rejoindre les autres soldats et oublier ce que tu as vu. </span><br /><br /><i>D’une voix monocorde, Oscar répéta : </i><br /><br /><span style="color:#0033ff">- Je vais rejoindre les autres soldats et oublier ce que j’ai vu. </span><br /><br /><i>Puis il s’en alla. Avec regret, Pete regarda son père jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision. C’était certainement la dernière fois qu’il le voyait. Du moins, l’espérait-il. Le padawan ferma les yeux, respira profondément, et chassa toutes ces inquiétudes. Désormais, Broh n’était plus son foyer. Sa mère était morte et son père avait accepté sa conversion, même s’il ne l’approuvait pas. En venant sur Broh, Pete Jeabro avait combattu ses démons les plus profonds. Comment se sentait-il après ça ? Il n’était ni triste, ni content. En fait, il aurait dit qu’il était soulagé. Il se sentait libéré d’un lourd fardeau : il était parvenu à accomplir ce qu’il considérait juste, sans pour autant aller à l’encontre de ses valeurs. <br /><br />Au moment où il ouvrit les yeux, un sourire paisible éclairait son visage. Il sentait au fond de lui qu’une étape importante de sa formation s’achevait : Pete était un Chevalier Jedi. </i><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Après</cite><div style="display:none"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t6642-De-l-obscurit-la-clart.htm" target="_blank">Adoubement</a></div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168668</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168668</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:44 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°9<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>Les lames s’entrechoquèrent dans ce vrombissement sonore auquel Pete était désormais habitué. Il avait redouté que Léopoldine tente de le déstabiliser avec des propos perturbants, mais elle tint sa langue. Elle avait certainement décidé de couper tout lien avec sa famille. En tous cas, elle ne paraissait pas être elle-même. Alors que Jeabro parait une nouvelle attaque de sa mère, il songea qu’il n’avait eu aucune nouvelle de son père depuis son retour sur Broh. Même si le conseil de Phyl Reez avant de se lancer dans la bataille avait été des plus sages, Pete ne pouvait se résoudre à tuer sa mère sans la moindre explication. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Comment va Père ?</span> <i>demanda-t-il du ton qu’il voulut le plus assuré possible. <br /><br />En entendant cette phrase, Léopoldine éclata de rire et répondit : </i><br /><br /><span style="color:#00ffff">- À l’heure qu’il est, il doit être en train de décimer les traitres qui vous ont accompagnés jusque là ! </span><br /><br /><i>Même si elle restait ambiguë, cette phrase était très déstabilisante. Oscar Jeabro était-il un Sith, lui aussi ? Et ces traitres faisaient références aux Jedi ou aux Républicains ? La gravité de la situation perturbait ls sens de Pete. Il décida de se recentrer sur le combat, ignorant la réponse et les questions qu’elle suscitait. Qui plus est, il éprouvait moins de difficulté à affronter sa mère, qu’il n’en avait eu à affronter Dark Pyrthel. Pour le moment, d’ailleurs, Phyl Reez semblait tenir face à lui. Mais impossible de dire lequel des deux avait réellement l’avantage. Pete, quant à lui, refusait d’attaquer frontalement Léopoldine et, même s’il s’était entraîné ardemment, se contentait de parer ses attaques. <br /><br />Soudain, une idée lui vint à l’esprit. Elle était tellement évidente qu’il n’y avait pas pensé auparavant. S’il parvenait à neutraliser sa mère, sans la tuer, alors il pourrait aider son maître à vaincre le seigneur Sith. Ensuite, il suffirait de détruire l’artefact et d’examiner l’état de Léopoldine. Jeabro refusait de croire qu’il était impossible de la sauver ! </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Mère, il existe une solution. Vous n’êtes pas comme ça. Libérez-vous de l’obscurité ! </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">- J’ai voué ma vie à la politique et à l’Empire ! Je n’ai rien récolté d’autre que le rejet et le discrédit ! Car tu nous as trahis, Pete ! Heureusement, le Seigneur Pyrthel m’a ouvert les yeux ! Il m’a révélé la puissance qui sommeillait en moi et m’a orienté vers de grands desseins ! Pour la première fois, des horizons glorieux se dressent devant moi ! </span><br /><br /><i>Étrangement, maintenant que ce qu’il avait toujours redouté d’entendre de la part de ses parents avait été prononcé, cela n’affectait pas Pete autant qu’il ne l’aurait cru. Sur le moment présent, le coup n’était pas si difficile à encaisser. Mais il était désorienté par la noirceur qui semblait s’être emparée de l’âme de sa mère. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Je ne veux pas vous faire de mal !</span> <i>murmura-t-il en parant un nouveau coup. </i><br /><br /><span style="color:#00ffff">- Tu as cessé d’être mon fils dès lors que tu as déserté ! Tu es un terroriste ! </span><br /><br /><i>L’invective fut suivie par une brusque attaque que Pete évita en faisant un pas de côté. Dans une telle position, il lui était possible d’attaquer son adversaire au bras armé, ou directement à la tête. Mais il n’en fit rien. Même s’il avait l’impression d’affronter la cruauté à l’état pur, il refusait éperdument de blesser sa mère. Le jeune homme effectua un tour sur lui-même afin de s’éloigner de Léopoldine. Ainsi, il se retrouvait dans son dos. Il brandit son arme, dans une posture « neutre offensif », comme il l’avait appris récemment. Cela revenait à être solidement ancré dans le sol, la lame orientée vers l’adversaire, afin de le dissuader d’attaquer. Néanmoins, le matriarche pivota à son tour et frappa brusquement la lame bleu qui était tendue vers elle.  <br /><br />Pete n’était pas satisfait de la tournure que prenaient les événements. Il ne parvenait pas à neutraliser sa mère car il s’avait qu’au fond de lui, il en était incapable. Il changea donc de stratégie et décida d’attaquer directement Dark Pyrthel. Le padawan se sentait assez fort pour perturber les seigneur Sith et repousser les assauts de son apprenti en même temps. D’abord surpris par l’intervention imprévue de Jeabro, l’adepte du Côté Obscur s’adapta rapidement à la situation. Toutefois, le padawan nota que son nouvel adversaire ne lança aucune remarque narquoise, comme il en avait pris l’habitude. Phyl Reez devait lui donner trop de fil à retordre et l’ajout d’un combattant supplémentaire ne devait pas arranger les choses. <br /><br />Sans réellement s’en rendre compte, le padawan se lia à l’esprit de son maître. Les mouvements des deux Jedi se coordonnèrent et, bientôt, les Sith affrontèrent deux ennemis parfaitement coordonnés. Pete Jeabro se rendit compte de cela par l’efficacité de leurs coups, qui mettaient de plus en plus à mal Dark Pyrthel. De plus, le jeune homme parvenait à aider efficacement son maître tout en repoussant les assauts de sa mère. Enfin, il ressentait la connexion de Force qui s’opérait entre lui et Phyl Reez. Ce n’était pas comme la fois où ils avaient unis leurs esprits afin de soutenir Tev dans la Montagne Noire. Cette fois-ci, c’était autre chose, quelque chose de plus… naturel, plus instinctif. Les mouvements de Pete n’étaient plus qu’une série de réflexes, cherchant tant à contrer les coups adverses, qu’à en percer la moindre défense, profiter de n’importe quelle opportunité. Évidemment, ses gestes étaient bien plus lents que ceux de Dark Pyrthel, mais l’appui considérable de Phyl Reez permettait de mettre en difficulté le duo Sith. Ce dernier ne disposait pas de la complicité innée dont profitaient le duo Jedi. <br /><br />À force de persévérance, de concentration et de prise de conscience de ce lien dans la Force, Maître Reez parvint à transpercer l’abdomen de Dark Pyrhtel ! Le temps sembla passer au ralenti. Le seigneur Sith tituba légèrement, en prenant une grande inspiration, alors qu’il interrompait son action. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise, ou de douleur. Il porta un regard haineux sur son assassin et un rictus de rage défigura son visage. Il émit un râle et tenta un dernier assaut, désordonné. Léopoldine, elle, se jeta sur son maître, ne pouvant envisager que ce monument Sith puisse faillir à sa tâche. Mais cela parut renforcer la haine qu’elle nourrissait à l’égard des Jedi et, surtout, de son fils. Il releva la tête et brandit ses mains dans les airs, dans la direction de ses ennemis, e fit mine d’étrangler une forme invisible. Surpris, Pete commença à suffoquer en sentant une force comprimer sa trachée. Il laissa choir son arme, qui s’éteignit, et porta instinctivement ses mains à son cou. Toutefois, il ne parvint pas à soulager la douleur, de plus en plus écrasante. Du coin de l’oeil, il vit que la même chose arrivait à son maître, et il ne comprit pas pourquoi ce dernier, pourtant si puissant, ne parvenait pas à se libérer de l’emprise de Léopoldine. Finalement, tous les espoirs de survie de Jeabro furent anéantis au moment où des soldats impériaux entrèrent dans la caverne. Sa mère avait probablement dit vrai : les forces de l’Empire avaient marché sur les avant-postes qu’ils avaient cédés aux Républicains. <br /><br />Dans une dernière vision, floue, Pete Jeabro eut la surprise de voir son père, Oscar. Il était arrivé en même temps que les renforts impériaux et, désormais, avançait seul vers sa femme. La dernière question que le jeune homme se posa fut la suivante : qui de son père ou de sa mère l’achèverait ? </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br /><i>L'ambiance du bar était tamisée. De la fumée, provenant certainement d'épices, assombrissaient le lieu et transformait les occupants en silhouettes. Certains clients installés autour d'une table étaient occupés à inhaler des bâtons de la mort. D'autres étaient avachis sur des banquettes, le regard vitreux, certainement en proie à de mystérieuses hallucinations. Néanmoins, la plupart d'entre eux se braquèrent, lorsqu'ils virent des officiers impériaux pénétrer dans leur repaire. Jeabro n'eut aucun mal à reconnaître le chasseur de primes. Il se tenait prêt du comptoir, au centre de la pièce. Fidèle à la description qui avait été faite, c'était bel et bien un Skokoan doté d'un inhalateur pour pouvoir survivre dans cette atmosphère qui lui était hostile. Il était équipé de deux blasters qu'il n'hésita pas à utiliser contre les forces impériales. Car sa réaction fut prompt et, malheureusement, violente. Il dégaina immédiatement et ouvrit le feu sur les représentants de l'Empire. D'ailleurs, il n'était pas seul à s'en prendre aux soldats : c'était une embuscade ! Visiblement, les voyous avaient anticipé l'arrivée des forces de l'ordre. En un instant, la cantina devint une boucherie. Des tirs fusèrent de partout et Jeabro dut s'abriter derrière une table renversée, en compagnie de Harper. Les deux militaires s'échangèrent un regard angoissé, mais déterminé. Voilà qui n'arrangeait pas le casier du chasseur de primes. <br /><br />Une odeur de brûlé envahissait l'air, alors que les cadavres s'amoncelaient. Des vingt soldats partis en mission, au moins la moitié était tombée. Mais les pertes étaient sévères chez les contrebandiers. Moins bien entraînés que les troopers, nombre d'entre eux avaient succombé. Jeabro tenta d'attaquer le chasseur de primes, objectif de la mission. Il se mit à découvert, se relevant, partiellement protégé par la table. Il visa mais avant de pouvoir tirer, il « le » vit. Sorti de nulle part, un chevalier Jedi dégaina un sabre-laser violet et affronta le chasseur de primes. Celui-ci, surpris par une telle intervention n'eut pas le temps de s'adapter à la situation et fut transpercé par la lame du sabre. À défaut d'être un ennemi de l'Empire, le Jedi avait au moins exécuté la mission pour laquelle l'escouade Alpha avait été envoyée. <br /><br />À la fois satisfait par l'accomplissement de la mission et la mort du dernier assaillant, Jeabro était toutefois intrigué par l'attitude du Jedi et se demandait ce qui allait se passer. Mine de rien, cet homme venait de sauver l'opération et la vie de soldats impériaux. Pourquoi avait-il fait cela ? Quel était son objectif ? Avant d'agir, le jeune homme fit vite le bilan des pertes : Oliver avait succombé, ainsi que la plupart des stormtroopers, car le terrain était peu favorable aux planques. Jeabro examina rapidement l'homme qui venait de les sauver. Les cheveux mi-longs et une barbe mal rasée ; une bure sombre et un sabre violet. On l'aurait presque cru tiré d'un roman de Tolkien... Qui plus est, une aura de paix semblait émaner de cet homme, chose qui ne semblait pas visible chez les Sith que Jeabro avait eu l'occasion de rencontrer. <br /><br />À la grande surprise du jeune homme, Gantz donna un ordre bref et les soldats ouvrirent le feu sur le Jedi. Celui-ci, qui avait dû anticiper leur réaction, dévia les tirs à l'aide de son sabre. Pendant de longues secondes, les tirs de blaster se firent entendre, mais aucun ne toucha le chevalier. Au contraire, certains d'entre eux heurtèrent les soldats, s'écroulant un à un. L'espace d'un instant, Jeabro fut paralyser, ne sachant comment réagir. Il sentait que ce Jedi, ennemi de l'Empire, n'en avait pas après eux. Les soldats auraient pu décider de l'épargner, mais ils avaient décidé de l'attaquer. Cette action stupide était en train de les décimer tous. Le jeune homme croisa le regard du chevalier et le temps parut se figer. L'assaut s'était réellement arrêté, les combattants n'étant plus en état de s'en prendre au Jedi. Le temps reprit son cours lorsque l'étrange individu sortit de la cantina, comme l'aurait fait n'importe quel client en temps normal. <br /><br />Ahuri, le pilote impérial regarda autour de lui. Harper et Gantz étaient blessé, les troopers devaient être morts. La plupart des soldats étaient mal en point : inconscients sur le sol, ou gémissant, incapables de se battre. Jeabro ne fit pas attention aux réaction des clients qui avaient assisté à la scène. Il laissa choir son blaster et se précipita vers la sortie. Il sentait, au fond de lui, que jusqu'à présent, il avait fait fausse route. Les Jedi n'étaient pas les horreurs décrites par les vétérans impériaux. Jeabro venait de le vivre : ils faisaient preuve de bonté. Sinon, pourquoi ce chevalier l'aurait-il épargné ? Il comprenait enfin pourquoi il n'avait pas le sentiment d'être à sa place, à Broh. C'est parce qu'il était en décalage avec le régime actuel, avec la mentalité des soldats. Pete Jeabro devait découvrir ce qu'étaient les Jedi et savoir quelle était leur philosophie. Il en était sûr : leur mentalité n'était en rien celle qu'on lui avait présentée jusque là. Le jeune homme interpella l'inconnu qui, déjà, s'éloignait : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Je veux faire parti des vôtres ! </span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168667</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168667</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°8<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>La navette républicaine s’approchait du coeur de la forêt de Vilhaya. Les Jedi avaient appliqué un nouveau plan compte tenu de la situation. Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis le dernier affrontement entre Dark Pyrthel et les représentants de l’Ordre. Entre temps, Pete avait passé chacune de ses journées à s’entraîner au Shien et au combat au sabre laser, de manière plus générale. Phyl n’avait jamais perdu patience et l’avait conseillé avec insistance. Derrière la sollicitude de son maître, Jeabro devinait qu’il essayait de faire disparaître la véritable raison qui le poussait à s’entraîner ainsi : tuer sa mère. <br /><br />Les Impériaux avaient mis à profit ce temps de répit laissé par les Jedi. Les rapports républicains indiquaient qu’ils avaient aidé Dark Pyrthel à rechercher la relique pour laquelle il était venu. De lourdes machines avaient commencé à creuser le sol au coeur de la forêt. Apparemment, ils avaient débouché sur un réseau souterrain. Pete s’était alors demandé pourquoi les affrontements avec le Côté Obscur se faisaient toujours dans des endroits… obscurs. Après tout, peut-être n’était-ce en rien un hasard… <br /><br />Le plan était le suivant : les Républicains, qui avaient finalement accepté de venir activement en aide aux Jedi dans le cadre de cette mission, allaient attaquer les positions impériales. Pendant ce temps, Phyl Reez et son apprenti investiraient le souterrain, à la recherche des Sith. Une fois à l’intérieur, le maître affrontera Dark Pyrthel tandis que Pete devra réunir toute la force nécessaire pour vaincre sa mère. Si tout se passait bien, ils détruiraient ensuite la relique Sith, afin qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains. Jeabro n’appréciait toujours pas l’idée d’affronter sa mère en duel, mais le principe de réalité l’empêchait de faire face à Dark Pyrthel. Qui plus est, dans l'hypothèse où Phyl affronterait Léopoldine, Pete il n’était pas sûr d’accepter l’idée d’être formé par le tueur de sa mère. <br /><br />Un militaire se tourna vers Phyl Reez et cria, afin de se faire entendre : </i><br /><br /><span style="color:#cc6600">- Nous survolerons la zone d’atterrissage dans deux minutes ! Tenez-vous prêts ! </span><br /><br /><i>Les deux Jedi acquiescèrent. Avant d’entrer dans le souterrain, les Jedi devaient d’abord traverser un campement de fortune impérial, où les machines avaient creusé le sol. La navette se posa dans une clairière et une dizaine de soldats en sortit, l’arme au poing. Les Jedi les suivirent et, au fond de lui, Pete espéra qu’ils connaitraient un meilleur sort que Lokta et ses hommes. Évidemment, les Impériaux s’étaient préparé à l’offensive républicaine, et des les accueillirent à grands coups de blasters. Mais l’habileté exemplaire de Phyl Reez pour renvoyer les tirs à des endroits précis fut d’un grand soutien aux républicains. Pete tenta de l’imiter, mais ses efforts furent bien moins concluants. Toutefois, il se satisfit de ne pas avoir été touché, et d’être parvenu à protéger d’un tir malencontreux le soldat qui avançait à côté de lui. Rapidement, le camp paru sécurisé, ce qui n’était pas normal. </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Dark Pyrthel veut que l’on arrive jusqu’à lui, </strong></span><i>supposa Phyl Reez. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Pourquoi ?</span> <i>demanda Pete. </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je l’ignore. Mais, puisque nos objectifs convergent, autant aller dans son sens ! <br /></strong></span><br /><i>Un soldat ajouta : </i><br /><br /><span style="color:#99ffcc">- Nous contrôlons le périmètre, mais des renforts sont certainement en route ! Entrez à l’intérieur : nous allons défendre la sortie le plus longtemps possible ! </span><br /><br /><i>Puis il vérifia que les Jedi disposaient bien de comlink avant de les laisser s’enfoncer dans les entrailles de Broh. L’endroit paraissait moins obscure que la Montagne Noire d’Endor. Peut-être le Côté Obscur y était-il moins présent. Effectivement, les trous creusés par les impériaux menaient à une espèce de complexe souterrain. Mais Pete n’aurait su dire s’il était naturel ou non. Là encore, la progression des Jedi parut trop évidente. Il n’y avait aucun obstacle, aucune épreuve. D’un côté, cela soulageait Jeabro, mais de l’autre, il redoutait ce sur quoi ils allaient tomber. Ils débouchèrent finalement sur une vaste grotte. À chaque intersection, ils avaient suivi le chemin d’où semblait provenir une émanation de la Force. Sans aucun doute, était-elle située dans cette caverne. Deux silhouettes encapuchonnés paraissaient prier devant un cube flottant dans les airs, brillant d’une aura violette. À l’arrivée des deux Jedi, ils se retournèrent. Le sang de Pete ne fit qu’un tour lorsque, sous la capuche de la plus petite des deux silhouettes, il reconnut le menton de sa mère ! La seconde, quant à elle, releva sa capuche, laissant place au visage de Dark Pyrthel, fendu d’un grand sourire: </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Mes amis ! Vous arrivez juste à temps pour nous voir nous emparer de cet holocron que je recherche depuis trop longtemps ! </strong></span><br /><br /><i>Son visage s’arrêta sur Pete. En le voyant, le Sith afficha un air faussement choqué, et déclara : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Mais, j’y songe, nous n’avons pas fait les présentations ! Enfin… Je ne pense pas que cela soit nécessaire ! </strong></span><br /><br /><i>Puis il éclata d’un grand éclat de rire ! Il lança, à l’attention de Phyl : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Tu vas être ravi, ce n’est pas moi qui vais tuer ton apprenti, cette fois ! Je vais laisser cet honneur à d’autres ! </strong></span><br /><br /><i>Il se tourna alors vers Léopoldine et lui dit : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Libère-toi des chaînes de ton passé ! Sinon, tu ne pourras jamais accéder à la vraie puissance ! </strong></span><br /><br /><i>Un sourire lugubre illumina la partie du visage visible de la mère de Jeabro, comme elle avait eu dans la vision du jeune padawan. À côté de lui, Phyl Reez dégaina son sabre-laser et dit d’un ton neutre : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Il n’y a pas d’émotions, il y a la paix. </strong></span><br /><br /><i>Puis il se rua sur Dark Pyrthel, au moment où Léopoldine s’élançait vers son fils. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br /><i>Le destroyer stellaire victoire I allait bientôt entrer en orbite autour de Coruscant. Des coups se firent entendre à la porte de la cabine du jeune soldat impérial. Celui-ci autorisa le stormtrooper qui avait demandé la permission d'entrer  à pénétrer dans l'étroite salle : <br /></i><br /><span style="color:#ffffff">-Soldat Jeabro, vous êtes demandé sur le quai d'embarquement. Dix minutes avant décollage !</span> <br /><i><br />Pete remercia le soldat qui était venu le prévenir. Il vérifia son équipement, attrapa son casque de pilote et accouru vers l'endroit où il était attendu. En quittant sa cabine, il eut un sourire. Il allait diriger pour la première fois la navette sentinelle, et il voyait mal celle-ci partir sans sa présence à bord. <br /><br />Sur le trajet jusqu'à la plate-forme de décollage, Pete repensa à sa formation sur Broh, en compagnie de son escouade. Gantz, le leader, disposait d'un certain charisme et avait les compétences nécessaires à sa fonction: autorité, dynamisme et réactivité. Il savait se faire entendre quand cela était nécessaire et ses talents de chef d'escouade étaient remarquables. Oliver, lui, était spécialisé dans l'équipement lourd. Véritable artificier, les fusils blaster et autres lances-missiles n'avaient aucun secret pour lui ! Enfin, Harper était le tireur d'élite de l'unité. Il était capable de toucher n'importe quelle cible à plusieurs centaines de mètres, et ce en toute condition ! <br /><br />Même s'il avait passé les dernières années de sa vie auprès d'eux, Jeabro n'avait pas tissé de liens aussi fort qu'on pourrait le croire. Ses camarades semblaient obnubilés par une chose : savoir lequel d'entre eux était le plus redoutable au combat. Pete s'était pour sa part spécialisé dans le pilotage des vaisseaux. La première raison qui l'avait poussé à faire ce choix était sa passion dans ce domaine. La seconde était d'ordre moral. Ils espérait trouver ainsi un prétexte pour ne pas avoir à descendre au front et tuer grand nombre de gens. Ce qui l'intéressait dans l'armée était, en plus de l'accès à de nombreux vaisseaux, l'aspect stratégique des opérations : faire les bons choix afin de sauver des vies. Par delà cette vision des choses, l'armée était aussi le meilleur moyen que le jeune homme avait trouvé pour servir l'Empire, comme le faisait déjà son père. Cependant, Pete trouvait que quelque chose sonnait faux dans l'équation. Il ne se sentait pas à sa place. Pourtant, il faisait ce qui lui plaisait, il accomplissait un rêve de gosse : piloter des vaisseaux ! Alors, où était le problème ? <br /><br />La mission qui avait conduit l'escouade Alpha à quitter Broh pour Coruscant était l'occasion pour Pete de changer d'air. C'était sa première véritable mission, son baptême du feu. Pour la première fois, il quittait sa planète natale (un comble pour un pilote!). L'escouade venait en renfort aux autorités locales afin d'appréhender un chasseur de primes. D'après ce qu'avait expliqué son père, il n'était pas étranger au fait que ce soit l'escouade de Pete qui soit envoyée sur place. En effet, le Lieutenant Oscar Jeabro était bien vu dans l'armée impériale, du moins à Broh. Il avait réussi à convaincre les autorités de la planète éloignée d'envoyer son fils en mission. Le chasseur de prime recherché était un vil Skakoan, un de ces extraterrestres à la peau verdâtre et respirant du méthane dans des bouteilles. D'après le briefing auquel avait assisté Pete un peu plus tôt, celui-ci était accusé de contrebande et de meurtre de soldats impériaux. <br /><br />Jeabro rejoignit ses compagnons sur la passerelle d'embarquement et les salua. Gantz les invita à monter à bord et le jeune pilote se dirigea vers la cabine de pilotage de la navette. Après les procédures d'usage, il décolla et quitta le hangar du destroyer, direction le spatioport de la Cité Impériale. L'atterrissage se fit en douceur, ce n'était pas la première fois que le soldat pilotait un vaisseau. À leur arrivée sur Coruscant, les membres de l'escouade furent accueillis par deux officiers impériaux et un commando de troopers. L'un des officiers, un dénommé Gordon, fit part des dernières informations. Le chasseur de primes aurait été repéré dans une petite cantina des bas-fonds. <br /><br />L'escouade se dirigea donc vers le lieu indiqué, accompagnée du commando de troopers. Le groupe était constitué d'une vingtaine de soldats, ce qui était largement suffisant pour arrêter un malfrat. À bord d'un des overboards, Jeabro se perdit dans ses pensées, ne s'invitant pas à la conversation qui animait ses trois camarades. Il se contenta de regarder distraitement le paysage, faisant à peine attention aux quelques affiches présentant un vaillant soldat impérial, au dessus de la mention "Bsi-Investigator!" . Il tâchait de se concentrer sur la mission en cours. Il comptait essentiellement sur ses compagnons : lui n'était équipé que d'un blaster. <br /><br />Après un trajet de quelques minutes, les soldats impériaux se trouvèrent à l'entrée de la cantina. Les commandos sautèrent de leurs véhicules et se ruèrent dans le bâtiment, accompagnés par l'escouade Alpha. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168666</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168666</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°7<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>Pete entra dans la salle de réunion où se trouvaient Phyl Reez et des soldats républicains, qu’il ne connaissait pas. Le maître Jedi tourna la tête dans sa direction et le regarda un instant. D’après son expression, il avait l’air soulagé. En effet, il avait de bonnes raisons de l’être. Jeabro était resté enfermé pendant deux jours dans la chambre qui lui était réservée, dans l’infirmerie de l’avant-poste républicain. Il avait d’abord été déchiré par la tournure tragique qu’avaient pris les événements. Il s’était beaucoup interrogé sur la notion du destin et du libre-arbitre. Il avait imaginé de nombreux scénarii permettant une autre fin. Mais il ne voyait pas clairement à quel moment il aurait pu changer quoi que ce soit. Il ne devait pas être trop dur envers lui-même : à l’époque, même si c’était il y a peu, il ne disposait pas encore de la sagesse, ni peut-être de la clairvoyance, qu’il avait acquise lors de sa formation de Jedi. Cette formation était loin d’être achevée et, même aujourd’hui, il trouvait l’épreuve qui l’attendait bien trop difficile pour lui. Phyl Reez avait été pressé par le temps et avait du faire le choix délicat d’emmener son padawan avec lui. <br /><br />Jeabro n’était pas parvenu à toutes ces conclusions uniquement par la réflexion. Enfermé dans sa chambre, il était parvenu à accomplir une tâche qu’il avait toujours eu du mal à réaliser auparavant : méditer. Bien sûr, il avait déjà médité de nombreuses fois depuis son arrivée dans l’Ordre ; mais il n’y était jamais parvenu avec l’état d’anxiété dans lequel il se trouvait sur Broh. En un sens, aujourd’hui, il avait médité pour la première fois. Il avait enfin compris pourquoi cette pratique était tant prônée par les Jedi. Lui qui, auparavant, avait été adepte de la philosophie selon laquelle il valait mieux exprimer ses émotions, même négatives, plutôt que de les garder enfouies en soi, comprenait enfin la puissance de la méditation. Bien sûr, Pete Jeabro n’abandonnait pas totalement cette théorie. Mais, pour la première fois, il avait ressenti l’efficacité de la méditation. Cela lui avait permis d’y voir plus clair, de poser les choses et de prendre du recul. Il avait senti tous ses sentiments négatifs s’échapper, afin de laisser place à la lucidité. <br /><br />L’idée de tuer sa mère ne l’enchantait toujours pas, loin de là. Mais il avait compris que tel était son destin. Il n’allait pas la défaire afin de passer un rite initiatique, mais bien parce qu’elle garantissait une menace pour l’équilibre de la Force. Cependant, il trouvait cela malsain et comptait en toucher mot à son maître. Mais avant, il devait se tenir informé des récents événements. Il n’eut pas besoin de poser la moindre question, Phyl prit congé des soldats et se dirigea vers la sortie de la salle, accompagnant Pete d’un mouvement du bras. Une fois dans le dédale de larges couloirs du complexe, le maître annonça : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je suis content de te voir. Je sais que cette période est difficile pour toi. Concernant notre combat contre Dark Pyrthel, je ne suis pas parvenu à le vaincre. Des renforts républicains sont arrivés et ont forcé les impériaux à battre en retraite, Dark Pyrthel avec eux. </strong></span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Vous allez bien ?</span> <i>s’enquit Pete. </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je suis en un seul morceau, si c’est cela que tu me demandes. Les hommes avec lesquels je viens de m’entretenir m’ont rapporté qu’un de leurs droïdes sondes avait repéré d’étranges vibrations dans un secteur situé au coeur de la forêt. Peut-être que cela concerne l’artefact que nous recherchons.</strong> </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Je ne suis pas encore prêt. </span><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je sais. Tu dois d’abord m’affronter. </strong></span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Quoi ! Vous affronter ? </span><i>réagit Pete, éberlué. </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Oui, pour t’exercer au combat au sabre laser. J’ai réalisé que le Soresu ne te suffisait pas afin d’affronter un bretteur. </strong></span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Un bretteur ? Qu'est-ce ? </span><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Un bretteur est un épéiste. La République a mis à notre disposition une salle d’entraînement. Je vais t’initier aux fondamentaux, à commencer par le vocabulaire de base ! </strong></span><br /><br /><i>Phyl avait fini sa phrase dans un léger rire, au moment où les deux Jedi étaient arrivés devant une double-porte. Le maître l’ouvrit et tous deux entrèrent dans une grande salle à l’espace dégagé. Pete reconnut une salle holographique comme il en avait vues à l’Académie Impériale de Broh, lors de sa formation de pilote. Phyl se plaça en face de Jeabro et dégaina son arme. Il expliqua : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Le corps d’un combattant se divise en six zones : la tête, le flanc droit (et le bras droit), le flanc gauche (et le bras gauche), le dos, la jambe droite, et la jambe gauche. Ces zones sont numérotées de un à six. À chacune de ces zones correspond une attaque et une parade. L’attaque une, par exemple, correspond à un moment vertical visant la tête. La parade une sert à contrer cette attaque. Vise ma tête, tu vas voir ! </strong></span><br /><br /><i>Pete activa son arme et fendit l’air d’un mouvement de haut en bas. La trajectoire de sa lame fut interrompue par celle de Phyl Reez, horizontale. Il commenta l’action : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Tu comprends ? C’est aussi simple que ça. Avec la pratique, tu oublieras tous ces nombres associés à ces mouvements, tu te contentera de réagir par réflexes. Mais en attendant, tu bien les mémoriser. </strong></span><br /><br /><i>Le maître Jedi entreprit de détailler chaque attaque et chaque parade correspondante. Puis ils entama un premier exercice : donner un numéro correspondant à une attaque que Pete devait effectuer. Ensuite, ce fut Phyl qui attaque, Jeabro devant contrer en citant la manoeuvre mobilisée. Ce premier exercice dura jusqu’au soir. Le lendemain, les autres épreuves s’affinèrent. Maître Reez enseigna les préceptes de la Forme IX, qui s’appelait le Shien. Cela consistait en des mouvements vifs, nécessitant peu de dépense d’énergie et mettant à mal les parades adverses. Plus précisément, le Pete n’avait qu’à agir dès lors que Phyl entrait dans ce qu’ils avaient délimité comme étant son espace vital. Enfin, à la fin de la semaine, Jeabro mit en pratique l’intégralité de son enseignement lors d’un « dulon » : il dut affronter un ennemi imaginaire, sous le regard vigilant de son mentor. Tout d’abord, Pete se sentit un peu ridicule, à faire ainsi des mouvements dans le vide. Mais, sous les conseils de son maître, il s’imagina réellement un adversaire, aux attaques réfléchies. Finalement, le jeune homme enchaîna des mouvements moins désordonnés, comme s’il affrontait réellement un bretteur. <br /><br />Pendant ce temps, des rapports continuaient d’affluer sur d’étranges perturbations au coeur de la forêt de Vilhaya. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br /><i>Il arrivait que Pete s’entraîne seul. Il était voué à devenir pilote impérial, ce qui n’était pas le cas des autres membres de l’escouade Alpha. Aujourd’hui, il avait rendez-vous avec un instructeur-pilote, lors d’un cours réunissant l’ensemble des cadets de la promotion destinés à devenir pilotes. Le jeune homme avait été le premier à prendre place dans le simulateur de vol, aux côtés d’un autre cadet. Les pilotes, dans le cadre de cet exercice, s’entraînaient par paires. Le fait que la prestation à venir allait être observée et commentée par l’ensemble des pilotes en formation dérangeait Jeabro. Il n’aimait pas trop l’idée d’être ainsi soumis à leur jugement. </i>Mais bon, <i>pensa-t-il, </i>cela doit faire parti de la formation. <i><br /><br />Au programme aujourd’hui : une simulation de vol sur une navette lambda. Ces vaisseaux n’étaient pas réputés pour leur maniabilité, mais Pete les appréciait quand-même. À ses yeux, leur forme reflétait la droiture de l’Empire. Ces ailes droites, qui pouvaient s’abaisser pour former une espèce de triangle, l’incarnation-même de l’ordre. Cela pouvait paraître étrange, en effet, mais c’est ainsi que Pete voyait les choses. Le triangle représentait assez bien la droiture de la hiérarchie : un sommet (l’Empereur) surplombant sa base (les citoyens impériaux). Dès lors qu’il voyait une navette lambda, Jeabro voyait l’équilibre impérial. C’est pourquoi il aimait bien piloter ces engins, même sur un simulateur. <br /><br />Dans ce cas, il s’agissait de l’escorte d’un dignitaire impérial, entre deux systèmes assez proches. Un convoi était organisé : trois chasseurs accompagnaient la navette. Le groupe devait arpenter une voie hyperspatiale afin de rallier l’objectif. Comme toutes les simulations, il s’agissait d’une simple routine. Sans difficulté aucune, Pete verrouilla le sas et opéra les premiers contrôles de jauges. Dans son élément, il oublia rapidement le regard des autres cadets sur ce qu’il faisait. En effet, l’intégralité de ses actions était retranscrit sous forme d’hologramme, à l’extérieur du simulateur. Les observateurs avaient ainsi l’impression de voir la reconstitution d’un pilote réellement aux commandes d’une navette. La navette prit virtuellement son envol et, sur l’écran de Pete, le ciel laissa place à l’espace. Ensuite, Jeabro entama les manoeuvres pour le passage en hyperespace, assisté par le co-pilote. Tout se passa comme prévu. Mais, une fois arrivé aux abords de la planète, à la sorite de l’hyperespace, le convoi se heurta à une flottille de vaisseaux rebelles. Finalement, comme dans toute simulation, il y avait une part de surprise. Le but était certainement de donner envie aux recrues d’achever leur formation et de masquer la routine qu’il pouvait y avoir dans de telles missions d’escorte. L’épreuve ne fut pas aussi difficile qu’elle le paraissait au premier abord. Pete et son co-pilote parvinrent à manoeuvrer efficacement pour éviter les assauts des Rebelles. Pendant ce temps, les chasseurs défendirent la navette. L’un d’eux fut éliminé, mais les Impériaux parvinrent à repousser les forces à l’origine de l’embuscade. <br /><br />Les deux cadets sortirent du simulateur et furent attentif aux retours de l’instructeur. À la fin de la séance, Jeabro vit son père se tenir debout près de l’entrée de la salle. Il se dirigea vers lui, alors que ce dernier saluait un à un les cadets qui passaient devant lui pour se rendre au mess. Lorsqu’il vit son fils, Oscar lui déclara d’un air ravi : </i><br /><br /><span style="color:#3300ff">- J’ai discuté de ton projet aux autorités compétentes. L’idée suit son cours et est en bonne voie ! Il se pourrait que ton escouade et toi partiez bientôt pour la Capitale ! </span><br /><br /><i>Incroyable ! Pour la première fois, Pete Jeabro allait découvrir autre chose que Broh ! Et ce n’était pas n’importe quoi : Coruscant, la capitale impériale ! C’était sûr : pour le coup, son père n’avait pas fait les choses à moitié ! </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168665</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168665</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>Pete se réveilla subitement, poussant un hurlement d’agonie. Il avait encore en tête la scène qu’il venait de vivre et, même s’il ne ressentait plus une douleur aussi forte, il ne l’oubliait pas. Que s’était-il passé exactement ? Une porte, située en face du lit où il se trouvait, coulissa pour laisser place à la carrure de Phyl Reez. Jeabro qui, d’habitude, aurait posé de multiples questions sur l’endroit où il se trouvait, l’état de santé de son mentor et l’issue du combat, n’aborda aucun de ces sujets. Il dit simplement, sur un ton vif : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Elle est un Sith ! </span><br /><br /><i>Le regard que le maître Jedi posa sur son padawan fut empli d’une tendresse que le jeune homme n’avait certainement jamais vu auparavant. Révolté, Jeabro gronda : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Vous le saviez ! Depuis le début, vous le saviez, et vous me l’avez caché ! <br /></span><br /><i>Soudain, Pete comprit pourquoi Phyl Reez avait été aussi tendu depuis leur départ d’Endor. Il comprit aussi pourquoi il l’avait alerté quant à ce que pourrait dire Dark Pyrthel et pourquoi, lors de leur combat, il avait toujours évité de lui laisser l’opportunité de parler. Il comprenait enfin les propos énigmatique qu’il avait tenu avant leur départ de l’avant-poste républicain. Le jeune homme lança à son mentor un regard mêlant tristesse, colère et déception. </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je sais, c’est douloureux, Pete. C’est pour cette raison que j’ai tenu à ce que tu m’accompagnes. Je pense que c’est à toi de nous défaire de cette menace. <br /></strong></span><br /><span style="color:#0099ff">- Vous voulez que je commette un matricide ? Il s’agit de ma propre mère, la femme qui m’a mis au monde et qui m’a élevé ! <br /></span><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Ce n’est plus ta mère, Pete, c’est une apprentie Sith. Ce que j’essaie de te faire comprendre, c’est qu’en entrant dans l’Ordre Jedi, tu as rejoint une nouvelle famille. Ton passé n’a plus d’importance. <br /></strong></span><br /><i>Ces paroles étaient cruelles à entendre. D’autant plus que Jeabro ne les partageait en aucun point. Il ne pouvait tourner le dos à son passé, car il avait forgé son identité. Il pouvait encore moins se détourner de sa famille, surtout si sa mère en était au point de se tourner vers le Côté Obscur. D’ailleurs, cette pensée interpela Pete : Léopoldine était sensible à la Force ? </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je veux que tu saches,</strong></span> <i>entreprit Maître Reez, </i><span style="color:#9900ff"><strong>que tu n’es en rien responsable de ce qui est arrivé à tes parents. </strong></span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Comment pouvez-vous en être sûr ? <br /></span><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Écoute ce que te dit ton coeur.  <br /></strong></span><br /><i>Phyl marqua une pause, avant de déclarer : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Tu as besoin de repos. Un droïde médical va s’occuper de toi. Médite. Nous reparlerons de tout cela plus tard. Tu es plus fort que tu ne le crois. <br /></strong></span><br /><i>Sur ces mots, il s’en alla, laissant Pete seul avec son désespoir. Le jeune homme réfléchit longuement à la discussion qu’il venait d’avoir avec son maître, sans prêter la moindre attention au droïde médical qui venait d’entrer. Il resta de nombreuses heures assis sur son lit, ressassant sa vision et tous les événements qu’il avait vécus depuis son départ de Broh. Il avait l’impression de s’adonner à cet exercice trop souvent. En effet, peut-être était-il trop attaché à son passé. Mais, à chaque fois qu’il se plongeait dans ce qu’il avait vécu, il l’analysait à la lumière d’un nouvel éclairage. Cette fois, il repensait à tout ce que sa mère avait put faire devant lui. Il est vrai qu’elle avait toujours été avide de pouvoir, c’est pourquoi elle s’était lancée dans la politique. Même si cette caractéristique était l’apanage des Sith, Pete n’irait jamais jusqu’à dire que Léopoldine était foncièrement mauvaise. Elle avait du être pervertie suite à son départ de Broh ! Toutefois, le jeune homme se remémora les dîners mondains organisés par ses parents et revit la présence de Dark Pyrthel. Elle avait toujours parue suspendue à ses paroles. D’ailleurs, n’avait-elle pas engagé un domestique dès lors qu’il le lui avait suggéré ? Au fil du temps, le seigneur Sith avait du la corrompre, lui promettant un pouvoir qu’elle rêvait de posséder. La chute de l’Empire, plus que le départ de son fils, avait du constituer le basculement de l’avide Léopoldine Jeabro en une apprentie Sith. Même si la décision de Pete de rejoindre l’Ordre Jedi paraissait n’être qu’un élément parmi d’autres dans la perdition de sa mère, il regrettait de n’avoir pu déceler ce qui se jouait sous ses yeux lorsqu’il vivait toujours sur Broh. <br /><br />Las, fatigué, Pete ne put empêcher des larmes couler sur ses joues. Pouvait-il encore sauver ses parents ? </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Comment va Mère ?</span> <i>Demanda Pete. </i><br /><br /><span style="color:#3300ff">- Elle va bien, pourquoi ? </span><i>Répondit son père. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Je ne sais pas. Ce qu’elle avait à te dire hier soir paraissait important. </span><br /><br /><span style="color:#3300ff">- Ah !</span> <i>s’exclama Oscar Jeabro, avant un court silence pensif. </i><span style="color:#3300ff">C’était au sujet de l’un des invités que nous avons reçus récemment. Rien de bien grave, encore une histoire de politique. </span><br /><br /><i>Visiblement, le lieutenant impérial ne voulait pas entrer dans les détails. De toute façon, Pete n’était aucunement intéressé par les magouilles politiques. Il détestait cela et trouvait les relations politiciennes trop malsaines. Quel plaisir pouvait y trouver sa mère en agissant ainsi ? Oscar changea de sujet : </i><br /><br /><span style="color:#3300ff">- Je dois y aller. Mais je n’oublie pas ce que tu m’as dit. Je vais voir si une mission ne pourrait pas être intéressante pour votre escouade ! À toute à l’heure ! </span><br /><br /><i>Le soldat partit précipitamment. Pourtant, ce n’était pas son genre d’être en retard, lui qui avait passé la majeure partie de sa vie dans la culture militaire. Pete, assis à la table à manger, activa l’holonews pour regarder l’actualité. Une énième émission retransmettait l’exécution commentée du terroriste Hell, expliquant la victoire que constituait sa mort. La fin de la guerre était proche, expliquait l’intervenante. Les journalistes montraient plusieurs reportages revenant sur les méfaits odieux commis par le général ennemi, et la manière dont les soldats de l’Empire avaient agit avec brio dans des situations critiques. Jeabro n’écouta que d’une oreille discrète. Ce n’était pas sur Broh qu’il risquait d’y avoir de pareils attentats. Sa mère entra dans la salle. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Salut,</span> <i>lui dit-il. </i><br /><br /><span style="color:#00ccff">- Bonjour Pete, comment vas-tu ?</span> <i>demanda-t-elle. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Ça va bien. Père vient de partir, il t’embrasse. <br /></span><br /><span style="color:#00ccff">- Je ne vais pas tarder non plus. J’ai une réunion sur un plan de défense. <br /></span><br /><span style="color:#0099ff">- Un plan de défense, sur Broh ? <br /></span><br /><span style="color:#00ccff">- Nous ne sommes jamais trop prévoyants. L’Armée insiste pour disposer de plus de moyens. Si je fais une proposition rapidement, cela pourrait m’attirer la sympathie de généraux encore récalcitrants à m’appuyer. </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Si tu le dis,</span> <i>maugréa Pete, qui voulait éviter de se lancer dans un cours de politique. <br /><br />Il regarda sa mère finir son verre de chocolat, une boisson rare qu’elle avait reçue de la part d’un allié politique, avant de partir aussi précipitamment que son mari. Jeabro se retrouva seul dans la maison, avec Aj’eosh. Celui-ci venait à son tour d’entrer dans la pièce. Les deux individus s’échangèrent des salutations d’usage. Par soucis de politesse, le serviteur demanda : </i><br /><br /><span style="color:#990066">- Est-ce que Monsieur Pete s’intéresse aussi à la religion ? <br /></span><br /><span style="color:#0099ff">- Qu’entends-tu par là ?</span> <i>demanda le jeune homme, qui ne voyait pas où le Twi’leck voulait en venir. </i><br /><br /><span style="color:#990066">- J’ai vu que Madame avait adopté pour livre de chevet un ouvrage traitant de la Force. Elle l’avait laissé ouvert et, vous comprenez, je n’ai pas pu empêcher mon regard de tomber sur quelques mots. </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Ce n’est pas si surprenant. Je suppose que ça l’aide à converser plus facilement avec les seigneurs Sith de passage.  <br /></span><br /><i>Pete se détourna du domestique et quitta la maison familiale. Il ignorait pourquoi, mais il ne parvenait à rien faire d’autre que de broyer du noir. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div><br /></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168664</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168664</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ff0000"><strong>- Phyl Reez !</strong></span> <i>Entonna le Sith, à la cantonade, </i><span style="color:#ff0000"><strong>Je vois que tu n’as pas perdu de temps avant de te trouver un nouvel apprenti ! Dommage qu’il ne survive pas aussi longtemps que le précédent ! </strong></span><br /><br /><i>Pete était quelque peu décontenancé par une telle entrée en matière. Il se souvint de la conversation qu’il eut avec son maître le matin-même : Phyl connaissait le fameux Dark Pyrthel. Il avait semblé au jeune homme que le Jedi expérimenté nourrissait une certaine rancune envers le Sith. Si ce-dernier avait vaincu l'ancien padawan de maître Reez, alors Jeabro comprenait pourquoi son mentor était aussi tendu depuis son arrivée sur Broh. Pourvu, espéra-t-il, que le jugement personnel de Phyl Reez n’altérera pas ses décisions. D’ailleurs, Pete n’avait jamais interrogé son maître sur ses anciens padawans. À vrai dire, il ne s’était jamais posé la question. Peut-être avait-il croisé d’anciens apprentis de Phyl Reez sur les passerelles du Sanctuaire d’Endor, mais l'ignorait-il. Enfin, si Jeabro ne se concentrait pas un temps soit peu sur la situation présente, alors il ne risquerait jamais de pouvoir revenir sur le lune forestière. </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Ne fais pas attention à ce qu’il dit,</strong></span> <i>murmura Phyl, entre ses dents. </i><span style="color:#9900ff"><strong>Il est très doué pour déstabiliser ses adversaires. Reste prêt de moi et ouvre-toi à la Force. </strong></span><br /><br /><i>Le temps semblait s’être arrêté autour des trois adversaires. Les Impériaux étaient arrivés au sommet de la colline, mais se tenaient à distance raisonnable des combattants. Ils étaient en attente d’ordres, prêts à faire feu à la moindre injonction. Mais Dark Pyrthel commençait à tourner autour d’un cercle invisible, au bord duquel se trouvaient les deux Jedi. Les combattants se jaugeaient les uns les autres, évaluant leurs forces. Phyl se défit de sa cape, afin d’être plus à l’aise dans le combat à venir. Pete décida de l’imiter, ce qui valut une moquerie de la part du Sith : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Oh, je vois ! C’est la première fois que tu affrontes un seigneur Sith ! Ta formation vient tout juste de débuter, je suppose ? <br /></strong></span><br /><i>Il marque une pause, dévisageant Pete, puis s’exclama : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Mais oui ! Je te reconnais ! Tu sais, petit, tu as causé bien du tord à tes parents, en désertant ! <br /></strong></span><br /><i>En toute logique, la remarque ne plut pas à Pete. Mais il n’oublia pas le conseil que venait de lui prodiguer son maître. Il tâcha alors d’écarter les doutes que cette pique raviva en lui. Harper lui avait donné des nouvelles de ses parents, même si elles n’étaient pas des plus récentes. Cependant, toujours en suivant son cercle invisible, Dark Pyrthel enchaîna : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- C’est sûr qu’avoir un fils terroriste n’aide pas vraiment à briller en société. <br /></strong></span><br /><i>Avec un cri tonitruant, Phyl coupa court à la tirade en se jetant sur son adversaire, la lame en avant. Mais son ennemi avait anticipé l’attaque et la para sans difficulté. Il enchaîna aussitôt avec des coups rapides, qui forcèrent Maître Reez à reculer. Les lames s’entrechoquaient dans ce vrombissement représentatif. Pete n’attendit pas longtemps avant de se lancer dans la mêlée, prêt à soutenir son maître. Pour la première fois, sa lame se heurta à un autre sabre laser. Le reflet rouge illumina le visage narquois de Dark Pyrthel. Sous sa capuche, Jeabro reconnut l’être disgracieux qu’il avait déjà rencontré chez ses parents. Ce n’était que maintenant qu’il saisissait la véritable signification de ces yeux bicolores : l’homme était rongé par la haine. D’un geste, le Sith repoussa le jeune homme, à l’aide de la Force. Puis il fit un large saut en arrière, afin de s’éloigner de Phyl. Toujours aussi narquois, il demanda : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Par lequel des deux je commence ? Le maître, ou l’apprenti ? <br /></strong></span><br /><i>Jeabro n’était pas serein. Le Sith avait l’air bien plus expérimenté que lui et, encore une fois, il redoutait d’entraver les mouvements de Phyl Reez. Toutefois, à l’intérieur de lui, une petite voix lui disait d’aller de l’avant, de monter la garde de son sabre et d’attaquer son adversaire. En simultané avec son mentor, comme s’ils étaient poussés par un même élan, Pete s’élança vers Dark Pyrhel. Toujours avec une facilité déconcertante, celui-ci repoussa les attaques et porta son attention vers le padawan, sur lequel il déchaîna une série de coups que le jeune homme para difficilement. Heureusement pour lui, Phyl vint à la rescousse et profita de la diversion afin d’attaquer le Sith sur son flanc droit, découvert. Néanmoins, le bougre réagit aussitôt et évita l’assaut. Pete sentait que l’ennemi était redoutable et qu’il n’abattait pas encore toutes ses cartes. Cela l’inquiétait davantage, car il voyait mal comment en venir à bout. Indéniablement, il manquait d’entraînement. <br /><br />Ses interrogations lui furent fatal. Trop occupé à cogiter et à se remettre en question, Dark Pyrthel en profita pour l’attaquer frontalement. Il tendit la main vers le jeune homme. Celui-ci eut tout juste le temps de voir des éclairs en jaillir, avant d’être propulsé plusieurs mètres en arrière. Une effroyable douleur le saisit, comme ce fut le cas dans la Montagne Noire d’Endor, lorsque Sam l’avait attaqué. Cette souffrance, à laquelle il goûtait à nouveau, fit remonter en Pete les souvenirs amers de la trahison du Sith. Sam avait accompagné Phyl Reez, Pete Jeabro et d’autres Jedi pour les trahir au dernier moment et assassiner Olorin Vendar, membre éminent du Conseil Jedi. <br /><br />Jeabro, un peu sonné, se releva, devant des Impériaux impassibles. Ils assistaient à ce combat à mort comme s’il s’agissait d’un simple duel entre animaux, à l’instar de ceux que l’on pouvait observer dans des cantinas mal famées. La tête emplie par les souvenirs des événements tragiques d’Endor, Pete posa un regard plus déterminé sur la scène opposant son maître au seigneur Sith. Il était hors de question qu’un scénario semblable à celui d’Endor se joue ici, sur Broh. Avec un cri de rage (et certainement pour se donner du courage), il bondit vers Dark Pyrthel. Ses coups furent plus forts et moins précis, contrairement à son habitude. Le Sith lança, dans un éclat de rire : </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Moi qui croyais que les Jedi ne devaient pas utiliser la colère ! <br /></strong></span><br /><i>Un soupçon de honte envahit Pete lorsqu’il réalisa que son adversaire disait vrai. Sans s’en rendre compte, Jeabro s’était emporté, énervé par le comportement du Sith, la trahison de Sam (qui pourtant, s’était déroulée il y a plusieurs semaines) et l’inquiétude qu’il portait quant à la situation de ses parents. Dark Pyrthel sut exploiter cette faille à la perfection et sa remarque déstabilisa suffisamment le jeune homme pour qu’il baisse sa garde, le temps de recevoir un coup de pied dans l’estomac. L’attaque fut suivie d’un second coup, au visage, porté par la poignée du sabre Sith. Enfin, un jet d’éclairs propulsa une nouvelle fois le jeune homme qui se cogna la tête en retombant. Il sentit à peine la douleur sourde attaquer son crâne lorsqu’il s’évanouit. <br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br />	[i]L’environnement était sombre. La seule source de lumière semblait provenir du corps-même de Pete. Étonné, il regarda ses mains fluorescentes, qui dégageaient un éclat aux couleurs chaudes. Pourtant, aucune chaleur ne s’en échappait. Il palpa son corps : il ne portait que sa simple tunique de Jedi. Où était-il ? Avait-il péri de la main de Dark Pythel ? Il était dans un espace éloigné du temps et de tout autre lieu qu’il pouvait connaître. En fait, il était dans le néant. Il se mit à faire quelques pas en avant, mais il n’eut pas l’impression de se déplacer. Cet endroit était bien étrange… Dans un dernier élan d’espoir, il poussa un cri ; il n’y eut même pas d’échos. <br /><br />	Puis, après un long moment à être resté « debout » au milieu de nulle part (si tant est qu’il pouvait se considérer debout dans ce lieu immatériel), il perçut une source lumineuse dans le lointain. Seul repère dans en cet endroit incongru, Pete s’attela à s’en approcher. Il ne saurait dire s’il se déplaça vraiment, mais il finit par arriver à son niveau après ce qui lui sembla une éternité angoissante. Angoissante, car il ignorait tout de son état. Il était plongé dans l’inconnu, ce qui n’avait rien de rassurant. Cette lumière provenait d’une sorte de trou assez large, au dessus duquel Jeabro se pencha. Sans sentir la moindre résistance, il ne put progresser davantage. Il comprit alors qu’il allait se contenter d’observer ce qu’il y avait au fond de ce trou, sans pouvoir interagir. D’ailleurs, qu’était-ce ? Une personne à la lumière blafarde, tellement blafarde qu’il était surprenant que Pete l’ait perçue de si « loin », se tenait seule, en contrebas. Elle ne sembla pas faire attention à la présence du padawan. Le jeune homme réalisa alors qu’il s’agissait de la silhouette de sa mère ! Il voulut l’interpeller, mais il n’émit aucun son. Ce n’est qu’à cet instant qu’il réalisa, qu’ici, il n’y avait aucun bruit. Cela amplifiait l’étrangeté du lieu. <br /><br />	La silhouette de Léopoldine se mit soudainement en action, telle une marionnette attendant le lever de rideau avant de s’animer. Elle se mit à marcher, se dirigeant vers un point opaque. Là où tout était obscurité, son objectif semblait être un cube encore plus sombre. Pete n’aurait pas cru cela possible. Était-ce de l’anti-matière, un vide inexistant ? L’objet étant hors de portée, le jeune homme ne bougea pas. Il observa la scène. Puis, il remarqua qu’une sorte de brume émanait de l’objet. Le nuage qui se formait n’avait rien de rassurant. En fait, Jeabro en avait peur, il ignorait pourquoi. Tous ses sens lui disaient de fuir cette fumée, car elle n’apporterait rien de bon. Cette fois, il se démena pour crier, pour alerter sa mère et la préserver du danger, mais il n’y parvint pas. Il était aphone. L’ambiance s’alourdit. Le jeune homme sentait que la pression montait, il commençait à se sentir mal à l’aise, comme s’il allait perdre conscience. Mais, dans cet univers onirique, cela était impossible. Le moment fatidique où sa mère devait toucher le cube noir arriva. Sa silhouette se fit plus incertaine dans la fumée et à l’instant où elle toucha l’objet, l’univers qui jusqu’alors avait été noir, se teinta de rouge. L’éclat de sa mère se raviva. La fumée, comme s’il était dotée d’une volonté propre, virevolta au-dessus de Léopoldine avant de fondre soudainement sur elle ! Elle ne sembla pas s’en apercevoir et fut traversée par le nuage. Celui-ci disparut alors, comme s’il était entré en elle. <br /><br />	La mère se tourna alors vers son fils, le cube noir entre ses mains. Elle lui lança un regard mauvais, le regardant sans le voir. Estomaqué, Pete voulut réagir mais, là encore, en fut incapable. Soudain, un sifflement sourd parvint à ses oreilles. Le bruit était strident et croissant. Bientôt, ce fut un bourdonnement sonore, jusqu’à ressembler au bruit d’un réacteur de navette qui décollait juste à côté de lui. Mais il était seul avec le spectre de sa mère et son cube obscur. Alors que le son amplifiait, l’univers paraissait moins sombre. Jeabro put observer plus minutieusement le visage de sa mère, avant de plaquer ses mains sur ses oreilles et de fermer les yeux, tellement ce bruit infernal le dérangeait. L’espace d’un instant, il dévisagea donc sa mère, et put croiser son regard malsain. Mais, ce qui le choqua davantage, fut son teint grisâtre. Une vive douleur s’abattit sur lui, sans qu’il ne sache d’où elle provenait. Il avait l’impression qu’une énergie grandissait en lui et qu’il allait exploser. Ses forces l’abandonnant, il relâcha la pression sur ses oreilles. De toute manière, il avait tellement mal qu’il ne savait même plus si le son strident retentissait encore. Alors qu’il eut l’impression de mourir, tout disparut autour de lui. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168663</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168663</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:42 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>Pete, bien que fatigué, était trop agité pour dormir calmement. Ses tentatives de méditation avaient été vaines. Aussi, fut-il prêt lorsque son maître s’éveilla. Ce dernier n’eut besoin que d’un seul regard vers son apprenti pour comprendre que le jeune Jeabro avait besoin de s’expliquer avec lui. Pete, quant à lui, remarqua que Phyl Reez paraissait moins paisible qu’à l’accoutumée. Il ne fit aucune remarque à ce sujet et se contenta de demander : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Maître, comment avez-vous pris connaissance de cette mission ? </span><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- L’Ordre dispose d’un réseau d’information plus développé qu’on ne pourrait penser de prime abord. J’ignore précisément ce que recherche Dark Pyrthel, mais contre-carrer ses plans semble être une tâche de la plus haute importance. J’ai déjà eu affaire à lui et il est très dangereux. </strong></span><br /><br /><i>Ainsi, Maître Reez connaissait déjà l’homme pour lequel ils étaient venus sur Broh. Jedi et Sith étant opposés, Phyl nourrissait-il une certaine rancune vis-à-vis d’une mission passée ? Mais la réelle question que Pete se posait était toute autre : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Pourquoi suis-je ici ? </span><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Car tu es prêt. En effet, ta formation n’a débuté que récemment, mais il est temps pour toi de revenir ici. Les événements que nous allons vivre te concernent, peut-être même plus que tu ne le crois en ce moment. Les épreuves qui nous attendent vont être difficiles pour nous deux. Mais nous sommes des Jedi et nous devons empêcher le Côté Obscur de s’étendre, comme il a pu le faire sur Endor. Tes questions trouveront leurs réponses dans les jours à venir. Sois patient, mon jeune padawan. </strong></span><br /><br /><i>Les paroles du maître Jedi n’étaient en rien rassurantes. Pourquoi ne s’exprimait-il pas plus clairement ? Mais il ne laissa pas l’occasion à Pete de s’interroger plus longtemps : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Quoi qu’il advienne, Pete, n’oublie jamais ton enseignement. Tu es un Jedi prometteur, mais le Côté Obscur cherchera à tout moment à te pervertir. Il te frappera au moment où tu seras le plus vulnérable, lorsque tu t’y attendras le moins. </strong></span><br /><br /><i>Les propos de Maître Reez étaient des plus énigmatiques. Pete était plongé dans ses réflexions, cherchant à savoir ce que ces phrases mystérieuses pouvaient bien signifier. De toute évidence, son mentor n’en dirait pas davantage.  Le duo se prépara puis sortit du baraquement, afin d’aller à la rencontre de Rybben Lokta, l’officier en charge de l’expédition. Ils le retrouvèrent au mess et, ensemble, mangèrent un bref repas. Rybben prit grand soin de leur présenter les détails de l’opération. Selon lui, les Impériaux pourraient attaquer à tout moment, surtout aux alentours du vaisseau. Il en profita pour leur distribuer un comlink chacun, afin de rester en contact avec les membres de l’équipe. <br /><br />Bien que passablement tendus et sur leurs gardes, aucun des membres de la mission ne rencontrèrent la moindre embuche sur le trajet jusqu’à l’épave. En plus des deux Jedi, six soldats composaient l’unité formée pour examiner le vaisseau échoué. Après un déplacement de trois heures, Pete put apercevoir la forme d’un immense cuirassé se détacher du sol, semblable à un immeuble construit de travers. À en juger par la forme du débris, ce devait être une frégate lancier. </i><br /><br /><span style="color:#33cc99">- Il ne doit plus y avoir grand monde en état de se battre. Ce sera de la routine,</span> <i>déclara un soldat. <br /><br />La remarque optimiste (et macabre) du militaire sonna faux dans les oreilles de Pete. Selon lui, un incident allait se produire. Il était assez familier avec la Force pour savoir que ce genre de sentiment n’était pas uniquement lié à son instinct. Soudain mal à l’aise, il toucha machinalement le manche de son sabre laser. </i><br /><br /><span style="color:#cccccc">- Soldats, déploiement ! On couvre le périmètre !</span> <i> ordonna Rybben Lokta d’une voix forte. <br /><br />Le padawan resta aux côtés de son maître, observant les militaires s’éloigner les uns des autres de manière méthodique. Anxieux, il se tourna vers Phyl Reez et murmura : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- J’ai un mauvais pressentiment. </span><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Je le sens aussi,</strong></span> <i>répondit le mentor.</i> <span style="color:#9900ff"><strong>Observons la scène qui se joue devant nous. Concentre-toi sur ce que te dit la Force. Ce sera le moyen le plus simple d’anticiper le danger. </strong></span><br /><br /><i>Jeabro ferma les yeux un instant afin d’être plus attentif à ce qu’il ressentait au fond de lui. Soudain, un sifflement retentit dans les airs. Pete ouvrit immédiatement les yeux, juste assez pour voir un projectile décrire une courbe dans les airs, avant de disparaître derrière une colline située à une centaine de mètres de la position des deux Jedi. Une explosion retentit et le visage du jeune se crispa lorsqu’il réalisa qu’à l’endroit de l’impact devaient se trouver plusieurs des soldats de l’expédition ! Des bruits de tirs se firent entendre, mais impossible de savoir s’il s’agissait d’une réaction des républicains, ou une offensive supplémentaire des assaillants. Pete et Phyl Reez s’élancèrent à grandes enjambées afin d’atteindre le lieu des combats. Ils furent aussitôt rejoint par Lokta et deux autres soldats, qui accouraient depuis des directions différentes. Le groupe arriva au sommet de la colline et put voir un cratère, marquant l’endroit où le projectile avait touché le sol. Une épaisse fumée s’en dégageait. Pete crut d’abord qu’il n’y avait aucune trace des commandos de la République, mais il eut un haut-le-coeur lorsqu’il comprit que ce qu’il avait d’abord perçu comme étant des morceaux de roches étaient en fait des fragments humains calcinés. Toutefois, il n’eut pas le temps d’exprimer son dégout, car des individus aux couleurs de l’Empire pointaient leurs armes dans leur direction. Le groupe entier se jeta au sol, à l’abri derrière le sommet de la colline. </i><br /><br /><span style="color:#cccccc">- Ils sont trop nombreux ! L’Empire a du dépêcher une expédition de sauvetage !</span> supposa Rybben Lokta. <br /><br /><i>Pete évalua rapidement la situation. Il constata juste que le petit malin qui avait dit que cette mission ne serait qu’une simple routine n’était pas parmi eux. Le pauvre avait du succomber à l’attaque. Mais l’attention du jeune fut accaparée par une étrange sensation. Il prit conscience d’un mouvement furtif, au loin, dans la forêt. Il le le vit pas, ni ne l’entendit. Ce mouvement résonna dans son esprit : il le sentait à travers la Force. Une présence sombre s’approchait. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Il est là,</span> <i>se contenta-t-il de lâcher à la volée. <br /><br />À côté de lui, Phyl Reez acquiesça et se tourna vers Lokta : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- Lieutenant, retournez à l’avant-poste. Mon padawan et moi allons couvrir votre retraite. Nous nous retrouverons là-bas, une fois notre mission accomplie. </strong></span><br /><br /><i>Il avait prononcé ces mots d’un ton grave. La situation avait l’air tendue, en effet. Mais, Maître Reez, qui avait été plus serein lors des événements d’Endor, avait l’air bien plus préoccupé. Pourtant, la menace était moins dangereuse, aujourd’hui. Du moins, c’est ce que pensait Pete. Lokta acquiesça et fit signe à ses hommes de se mettre en mouvement. Les Jedi, quant à eux, se placèrent au sommet de la colline, l’arme au poing. Une demi-douzaine d’Impériaux avançaient, l’arme au poing. Ils firent feu dès qu’ils aperçurent le duo. Phyl Reez renvoya certains tirs directement vers les assaillants, comme il l’avait déjà fait dans la cantina de Coruscant, le jour où il avait rencontré Pete. Ce dernier, de son côté, s’efforçait de mettre en pratique la formation au Soresu qu’il avait suivie sur Endor. La pression due à la situation (évitant toute possibilité d’échec) s’évapora peu à peu, alors que le padawan parvenait à dévier chacun des tirs qui le visaient. Mais une série de cris mit fin à son espoir naissant. La menace qu’il avait perçue venait de s’abattre. Se mettant à couvert;, Pete Jeabro se retourna afin de voir Lokta et ses hommes périr sous les coups d’un sabre laser rouge. Le jeune Jedi resta figé, incrédule devant cette scène. Il avait certes ressenti la menace planer, mais ne s’était pas attendu à ce qu’elle soit si immédiate. Au fond de lui, il s’en voulait pour n’avoir pu assister ses hommes. Ils étaient partis à huit et, désormais, il ne restait plus que Phyl et lui. Ce dernier le saisi vaillamment par le bras afin de le relever. Il lui murmura, d’un ton sec mais inspirant confiance : </i><br /><br /><span style="color:#9900ff"><strong>- J’ai besoin de toi à mes côtés, Pete. </strong></span><br /><br /><i>Mais le jeune padawan eut du mal à se concentrer. Le Sith, en face d’eux, s’approchait lentement, la lame d’un rouge vif, rappelant la menace imminente qu’elle constituait. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br /><i>Pete rapporta la bouteille de vin corrélien dans la cuisine. Il vit le domestique ranger un plat dans réfrigérateur. Un nouveau repas mondain venait d’avoir lieu dans la maison des Jeabro. Heureusement, c’était dit Pete, ses parents avaient évité d’inviter un personnage aussi odieux que la dernière fois. </i><br /><br /><span style="color:#990066">- Laissez ça ici, Monsieur, je vais m’en occuper,</span> <i>fit le serviteur. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Ça ira,</span> <i>répondit l’intéressé,</i> <span style="color:#0099ff">je peux quand-même te filer un coup de main. Il n’y a pas de mal à ça ! </span><br /><br /><span style="color:#990066">- Madame est indisposée dès lors que je laisse quelqu’un effectuer une tâche qui m’incombe. </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- J’en prends la responsabilité, Aj’eosh. </span><br /><br /><i>Aj’eosh était le nom du domestique que la famille Jeabro avait engagé, il y a quelques semaines. C’était un Twi’leck à la peau rouge, arrivé sur Broh pour une raison que Pete ignorait. D’ailleurs, ce dernier se demandait toujours pourquoi ses parents n’avaient pas acheté un droïde, plutôt que d’engager un alien. À tous les coups, sa mère voulait plaire à l’Empire. Le jeune homme commençait à regretter l’influence qu’avaient les nouveaux amis de sa mère sur les décisions qu’elle prenait. Toujours engagée dans sa quête de politique et de pouvoir, elle commençait à faire des choix influençant trop (aux yeux de Pete) le mode de vie tranquille qu’ils avaient jusqu’alors. <br /><br />Pete donna un coup de main à Aj’eosh avant de s’en aller dans la salle à manger où son père finissait une autre bouteille de vin. En voyant son fils entrer dans la salle, il remplit un deuxième verre et le fit glisser vers lui, l’invitant par la même occasion à s’asseoir à côté de lui. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Longue soirée ?</span> <i>demanda Pete en prenant place. </i><br /><br /><span style="color:#3300ff">- On peut dire ça comme ça,</span> <i>maugréa Oscar Jeabro d’un ton las. <br /><br />Pete s’empara du verre et but une rasade de la liqueur. Visiblement, son père n’appréciait que modérément la série de soirées mondaines que Léopoldine avait lancé récemment. Le jeune homme tenta de philosopher : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Je suppose que c’est un mal nécessaire. Une fois que les élections seront passés, nous serons tous content de ces efforts fournis. Notre position n’en sera que renforcée.</span> <br /><br /><i>Oscar releva la tête et fixa Pete d’une tendresse qui lui était rare. Ce comportement inhabituel perturba le jeune homme qui, gêné, détourna la tête. Son père donnait l’impression de vouloir se livrer mais, étrangement, il ne dit rien. Il préféra changer de sujet et, d’un ton maladroit, lança : </i><br /><br /><span style="color:#3300ff">- Alors, fiston ! Comment se passent tes classes ? </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Ca va,</span> <i>répondit Pete, avec nonchalance. </i><span style="color:#0099ff">J’ai hâte d’effectuer ma première mission hors de Broh. Mais j’ai l’impression que ce n’est pas prêt d’arriver… </span><br /><br /><span style="color:#3300ff">- Pourquoi ça ? </span><i>demanda Oscar, d’un air surpris, </i><span style="color:#3300ff">tu n’aimes pas notre planète ? Tu as envie de partir ? </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Non, ce n’est pas ça. J’ai toujours rêvé d’être pilote, vous le savez bien ! Et j’aimerais tant voyager hors de notre système, effectuer de longues traversées, voyager en hyper-espace. Tout cela m’est impossible, ici. </span><br /><br /><i>Le père de Pete eut un air pensif avant de répondre : </i><br /><br /><span style="color:#3300ff">- Je verrai ce que je peux faire. Peut-être pourrais-je bientôt te dégoter une mission en dehors de notre système. Il y a des opportunités de temps en temps, il suffit de s’avoir s’en saisir ! </span><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Tu penses pouvoir faire ça ? Ce serait génial ! Une telle mission nous serait utile pour renforcer nos liens au sein de l’escouade Alpha. Les simulations ne sont pas toujours très concluantes… </span><br /><br /><i>Le ton de Pete faiblit sur les derniers mots. Il avait du mal à créer le fameux lien de complicité qu’il était sensé nouer avec ses camarades, et il ne préférait pas en parler ; encore moins à son père, qui était lieutenant dans la même garnison. Oscar respecta l’air distant que venait d’afficher son fils, aussi eut-il la délicatesse de ne pas relancer le sujet. Mais Pete put lire sur ses traits de la perplexité. Le sort de son fils l’inquiétait. <br /><br />Ils restèrent ainsi, l’un à côté de l’autre, en silence. Chacun était perdu dans ses pensées. Sans réellement s’en rendre compte, l’aspirant pilote savourait ce moment de complicité muette avec son père. Il n’avait que rarement l’occasion de partager de tels moments de calme avec lui. La plupart du temps, l’un ou l’autre était préoccupé par ses propres tâches. Mais, en cet instant, ils n’avaient rien d’autre à faire que de laisser vagabonder leurs pensées, tout en goutant un verre de vin. Ce doux moment de répit prit fin lorsque Léopoldine entra dans le salon. Elle se tourna vers Oscar et annonça : </i><br /><br /><span style="color:#00ccff">- Puis-je te parler, un instant? </span><br /><br /><i>Comprenant la requête implicite, Pete salua ses parents, puis se retira. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168662</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168662</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:42 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:42 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>Était-il responsable ? Pete ne cessait de se poser cette question alors qu’il dirigeait son chasseur vers une base républicaine située sur le sol de Broh. Il avait fait de son mieux pour écouter le briefing présenté par les responsables militaires de la République, mais les révélations de Harper l’avaient trop bouleversé. Oscar et Léopoldine avaient traversé difficilement la double-épreuve que constituait la trahison de leur fils à la veille de la chute de l’Empire. Au fond de lui, Jeabro s’en était toujours douté, mais il avait éternellement craint le moment où il l’apprendrait de source sûre. <br /><br />Dans un premier temps - et ça, c’était incontestablement lié à la décision de Pete - Oscar Jeabro perdit son grade de lieutenant. En plus de devenir sergent, il était rentré en disgrâce auprès des autorités militaires de Broh. Léopoldine, quant à elle, avait vu son ascension politique arrêtée nette. Elle bénéficiait du même discrédit que son mari. En effet, un fils quittant l’Empire pour devenir Jedi, autrement dit : « terroriste », avait de quoi pulvériser toute carrière impériale. Puis était venue la chute de l’Empire. N’importe quel optimiste aurait pu supposer que cet événement serait l’occasion pour les parents Jeabro de changer de camp et de rejoindre leur fils. Mais il n’en était rien. Au contraire, ils jugèrent bon de rester auprès de l’Empire et de lui montrer leur fidélité. Là, les choses s’obscurcissaient. Harper ayant rejoint la République, il ne pouvait donner davantage d’informations au sujet d’Oscar et Léopoldine. Il était incapable d’affirmer s’ils étaient vivants ou morts. Pete ignorait laquelle des deux solutions était préférable. Valait-il mieux qu’ils aient péri en défendant leurs croyances, ou qu’ils risquent de se retrouver à affronter leur fils ? <br /><br />Soudain, Pete se remémora la vision qu’il avait eue au coeur de la Montagne Noire d’Endor. Il se revoyait en train d’affronter son père qui demeurait sourd à ses supplications. Il savait que cette vision n’avait rien de réel. Il avait appris a posteriori qu’elle n’était que le reflet de sa pire crainte. Voilà peut-être la raison pour laquelle Phyl Reez avait tait le motif de leur mission. Il savait ce vers quoi les deux Jedi se dirigeaient. En accompagnant ainsi son maître, Jeabro allait au devant de ses pires démons : les conséquences que ses choix avaient eu sur le destin de ses parents. <br /><br />Le briefing avait, lui aussi, apporté son lot d’intérêts ; enfin, le peu que Pete avait été en mesure d’écouter. Les forces Républicaines contrôlaient un tiers du territoire de Broh et, qui plus est, formaient un blocus spatial. Toutefois, au grand dam de Harper et de ses collègues, la majorité de leurs forces étaient constituées d’Impériaux déserteurs. Ainsi, il était probable qu’une bonne partie d’entre eux soient des taupes infiltrées. Autrement dit, personne ne pouvait se fier à personne. Cette méfiance permanente affaiblissait malheureusement les Républicains. Concernant le Sith pour lequel les Jedi était officiellement venus, les soldats n’avaient que très peu d’informations. Des agissements discrets avaient été constatés aux abords de la grande forêt de Vilhaya, en territoire Impérial. Tout laissait croire qu’il s’agissait du Sith en question, un certain Dark Pyrthel. Ce nom évoquait quelque chose à Pete. Il lui fallut un certain temps avant de se remémorer l’un de ces politiciens invité lors d’une réception de sa mère. Le personnage lui avait parut odieux et prétentieux. Mais il ignorait tout de ses compétences en tant que Sith. Si Phyl Reez avait jugé bon d’emmener son padawwan avec lui, il y avait fort à parier qu’il soit redoutable. Mais au fond, Jeabro pressentait que son maître l’avait emmené ici pour d’autres raisons que la présence d’un seigneur Sith. <br /><br />Le plan était le suivant : les Jedi rejoindront la base limitrophe à la forêt de Vilhaya. La lisière marquait la frontière entre territoire Républicain et Impérial. Suite à ça, ils épauleraient une expédition militaire montée dans le but de fouiller l’épave d’un vaisseau ennemi. Ensuite, les Jedi se sépareraient des soldats pour s’enfoncer en territoire impérial et éliminer la menace Sith. Le plan paraissait simple en théorie, mais Pete savait d’expérience que la pratique se déroulait rarement de la même manière. <br /><br />Les vaisseaux Jedi se posèrent donc sur l’une des passerelles de la base Républicaine. L’un des officiers du camp les accueillit rapidement : </i><br /><br /><span style="color:#cccccc">- Bienvenue, Jedi ! Je suis le lieutenant Rybben Lokta. Je dirigerai demain l’opération de reconnaissance. En attendant, je vais vous conduire dans votre dortoir. Nous partirons à l’aube. L’épave du vaisseau se trouve à environ trois heures standard. </span><br /><br /><i>Pete n’avait aucun doute : cet officier était un ancien impérial. Sa manie à aller droit au but, en réduisant l’usage des formules de politesses et des conversations « parasites » était symptomatique d’une formation impériale. L’homme en question les conduisit donc jusque dans une bâtisse austère où une chambre leur était miraculeusement réservée. Réalisant soudainement son état de fatigue, Pete ne prit pas le temps de dîner au messe des officiers, et se coucha immédiatement, la tête emplie de doutes et de questions. Cependant, son sommeil fut agité et guère reposant. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span><br /><br />		<span style="color:#0099ff">- Derrière-toi !</span> <i>cria Pete. <br /><br />Oliver se retourna subitement et envoya une rafale éliminer l’homme qui venait de surgir dans son dos. Il se tourna vers Jeabro et le remercia d’un signe de tête tout en marmonnant un : </i>« Et de quatre ! »<i>, avant de reprendre sa progression dans la forêt. Aujourd’hui, l’escouade Alpha intervenait dans la forêt de Vilhaya afin d’empêcher des terroristes de commettre un attentat. Mais alors qu’ils s’étaient approchés du lieu supposé de leur quartier général, ils avaient été la cible d’un guet-append. Heureusement, les soldats impériaux avaient réagi assez promptement pour contrer la menace. </i><br /><br />	<span style="color:#ffffff">- Assez bavardé, les enfants !</span> <i>décréta Gantz dans le canal principal. </i><span style="color:#ffffff">On avance ! Si on arrive trop tard, pas la peine de vous rappeler ce qui se passera ! </span><br /><br /><i>En effet, personne n’avait besoin de rappeler les enjeux à Jeabro. Ces terroristes menaçaient de faire sauter des bombes dans plusieurs lieux de Lumina. Une autre escouade impériale était parvenue à remonter le réseau terroriste pour déterminer l’emplacement du quartier général. Ce point, d’après le briefing, centralisait tout le réseau de bombes. Il fallait impérativement s’y rendre pour désamorcer le système et mettre fin à la menace. Or, seule l’escouade Alpha était proche du lieu en question. Et dire que l’espoir de Broh reposait sur des cadets… Les paroles du chef d’escouade avaient remotivé les troupes, qui se remirent en ordre de marche. Gantz avançait le premier, suivi de Oliver, précédant Jeabro. Enfin, Harper fermait la marche. </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- Nous touchons au but, </span><i>murmura Pete, plus pour lui-même. </i><span style="color:#0099ff">Mais comment ont-ils su que nous arrivions ? </span><br /><br /><span style="color:#cc66cc">- Ils doivent être aux aguets, maintenant que leur plan touche à son terme,</span> <i>répondit Harper. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- La ferme ! </span><i>intervint de nouveau Gantz. </i><span style="color:#ffffff">Je vois une baraque, devant. Nous devons être arrivés. </span><br /><br /><i>En effet, une bâtisse minable se dressait timidement au milieu de la forêt. Elle était faite en bois et trônait au centre d’une clairière. Elle donnait l’impression d’avoir toujours été là. Gantz enchaîna : </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Harper, tu nous couvres. Oliver et Jeabro, derrière moi. On entre. </span><br /><br /><i>Gantz avait toujours cette manie de s’adresser à eux avec pragmatisme. Comme si l’Académie lui avait interdit de faire des phrases de plus de trois mots ! Mais au moins, ses ordres étaient clairs. Harper s’allongea dans les fourrées, scrutant les environs de la maisonnette, prêt à faire feu à tout instant. Les trois autres reprirent leur marche. Alors qu’ils s’approchaient, Gantz fit signe à Oliver de contourner le bâtiment par la droite. Jeabro resta derrière le chef, s’approchant inexorablement de la porte d’entrée. Chaque pas faisait monter l’angoisse du jeune pilote. Il détestait les interventions sur le terrain, et espérait ne pas en connaître d’autres que celle-ci. Gantz sortit un détonateur flash et se prépara à l’utiliser. De sa main droite, il indiqua le chiffre trois, puis abaissa tous ses doigts. Ensuite, il n’en redressa qu’un : le décompte avait commencé. Lorsqu’il fut arrivé à trois, il donna un violent coup de pied dans la porte et envoya sa grenade. Il s’agenouilla aussitôt et commença à faire feu, alors qu’un puissant flash éclatait à l’intérieur de la bicoque et qu’un son strident se diffusait. Jeabro s’agenouilla également et lança quelques tirs hasardeux. <br /><br />Quelques instants plus tard, le calme revint. Plus rien ne bougeait ni n’émettait le moindre son. Quelques écrans clignotaient ou émettaient de certains « bips ». Gantz fit signe à Jeabro de le suivre, puis ils entrèrent. Du bout de sa botte, le chef d’escouade vérifiait que les cadavres étaient bel et bien morts. Puis soudain, il s’exclama : </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Mais qu’est-ce que t’as fait ! </span><br /><br /><i>Surpris, Jeabro se précipita à ses côtés. Son visage devint pâle lorsqu’il vit ce que Gantz lui montrait. Il comprit immédiatement les raisons de sa question surprenante et un sentiment de malaise l’envahit. Était-il réellement responsable de ce macabre événement ? À leurs pieds gisait le cadavre d’Oliver. La disposition de la scène ne laissait aucun doute : aucun des adversaires présents n’avait pu le toucher. Il avait certainement été abattu par un tir ami. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Avant de tirer, on vise !</span> <i>vociféra Gantz, hors de lui. <br /><br />Pete se sentait mal à l’aise et ne savait pas quoi répondre. Il avait envie de partir loin d’ici, de n’avoir jamais pénétré l’intérieur de cette cabane, de n’avoir jamais rejoint cette escouade ! Puis, soudainement, un tir de blaster traversa la pièce et vint finir sa trajectoire dans la tête de Gantz. Jeabro fut bouche bée face à cette effroyable scène, ne comprenant pas ce qui leur arrivait. Tout se passait à merveille jusqu’à ce qu’ils atteignent leur objectif. Il tenta maladroitement de se ressaisir, constatant que l’un des terroristes s’était caché derrière une paroi, évitant le massacre et prenant au piège les Impériaux. Mais Pete ne fut pas assez rapide : le laser perfora son coeur. Son environnement se troubla alors, les couleurs se mélangeant pour finalement disparaître. <br /><br />Les couleurs familières de la salle d’entraînement holographique se dessinèrent à nouveau. L’instructeur toisait les quatre membres de l’escouade Alpha avec déception : </i><br /><br /><span style="color:#ff9966">- Votre manque de discipline et de discernement ont causé votre perte. Oliver, votre manque de prudence en pénétrant le QG terroriste a induit en erreur vos camarades. Gantz, votre perte de sang-froid ne vous a pas permis de réagir à l’offensive. Jeabro, votre manque d’assurance et votre passivité vous ont été fatales. Et Harper, votre manque total d’implication ne vous a pas permis de venir en aide à vos camarades. Pathétique. </span><br /><br /><i>Sans rien ajouter, l’instructeur tourna les talons et quitta la salle, laissant les soldats régler leurs comptes entre eux. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><div style="text-align:center"><em><br /></em> * </div></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168661</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168661</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:42 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Repas de famille [Broh] on Wed, 25 Feb 2026 18:18:42 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Pete Jeabro</p>
<p dir="auto"><i>Sans plus de manières, ni d’informations, l’ensemble des soldats escorta les deux visiteurs à travers le hangar. Les deux hommes marchèrent paisiblement, Pete voyant dans les regards de Phyl Reez que ce dernier n’était pas inquiet. Mais le jeune padawan, de son côté, s’interrogeait sur ce qui leur valait un tel accueil. Il ne s’était pas attendu à ce que les deux Jedi soient aussi tôt remarqués lors de leur arrivée. Au fond de lui, Jeabro s’en voulait d’avoir été trop idéaliste et maintenant, il redoutait de plus en plus le moment où on l’informerait davantage sur la situation critique de la planète. Leur trajet prit fin dans une salle de commandement où les attendaient trois hauts gradés de l’armée républicaine. Pete reconnut instantanément Harper, situé entre ses deux compagnons. Lorsque celui-ci le vit, il fut bouche bée. Son expression laissait croire qu’il venait de rencontrer un fantôme. Jeabro avait certainement affiché le même air surpris, quelques instants plus tôt, à l’intérieur de son chasseur. Face au mutisme du commandant, l’un des autres soldats prit la parole : </i><br /><br /><span style="color:#996666">		- Bienvenue, Jedi. Nous ne nous attendions pas à ce que d’anciens fugitifs tels que vous viennent nous rendre visite dans ce coin isolé de la galaxie. Que nous vaut cet honneur ? </span><br /><br />	<i>À cet instant, Harper sembla retrouver la parole : </i><br /><br />		<span style="color:#cc33ff">- Il s’agit de Pete Jeabro, le déserteur de Coruscant.</span> <br /><br />	<i>Cette phrase avait été prononcée sur un ton empli de sous-entendu. Visiblement, les choix de Pete avaient beaucoup fait parler sur Broh. D’un côté, il était vexé d’être ainsi traité par son ex-camarade. Mais il se remit rapidement en tête les enseignements dont il avait bénéficié depuis son départ : sa réaction était orgueilleuse, il ne devait pas s’arrêter à ce simple constat présenté par Harper. Ainsi, il répondit immédiatement : </i><br /><br />		<span style="color:#0099ff">- En effet, je suis Pete Jeabro. J’ai appartenu à l’Escouade Alpha. Je vous présente le maître Jedi Phyl Reez. C’est grâce à lui que j’ai pu avoir assez de discernement pour quitter l’Empire et entamer ma formation de Jedi. Je suis son padawan, autrement dit, son apprenti. </span><br /><br />	<i>La tirade de Jeabro pouvait paraître un peu autobiographique, mais il voulait en dire le plus possible à Harper, afin que celui-ci n’émet pas un mauvais jugement à son sujet. D’ailleurs, il insistait légèrement sur le fait qu’il avait changé de camp un peu avant les personnes qui se tenaient face à lui. Il ne cherchait pas à être prétentieux, mais seulement à faire comprendre qu’ils étaient tous dans la même équipe. Le haut gradé se tenant aux côtés de Harper se contenta d’observer : </i><br /><br /><span style="color:#996666">- Enchanté Monsieur Jeabro, mais cela ne répond toujours pas à ma question. </span><br /><br />	<i>Ce fut Phyl Reez qui répondit à la remarque du soldat : </i><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- Le Conseil Jedi a eu vent de la présence d’un Seigneur Sith sur Broh. Nous sommes venus pour en apprendre davantage sur ses  activités et la raison de sa présence.</span></strong> <br /><br /><i>Le militaire objecta : </i><br /><br /><span style="color:#996666">- L’Empire veut conserver cette planète. La raison de la présence de ce Sith semble évidente. </span><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- Parfois, il arrive que les choses prennent une apparence autre que ce qu’elles sont réellement.</span> </strong><br /><br /><i>Le général maugréa une phrase du genre : </i>« <span style="color:#996666">C’est bien une réponse de Forceux, ça !</span> » <i>Harper tenta de calmer le jeu : </i><br /><br /><span style="color:#cc33ff">- Il semblerait que, dans ces circonstances, les intérêts de la République et des Jedi convergent. Peut-être pourrions-nous unir nos forces. Quelles que soient les raisons de la présence de ce Sith ici, il revêt certainement une quelconque importance auprès des fidèles à l’Empire. Déjouer ses plans permettrait à la République de disposer d’un avantage stratégique concernant le moral des troupes. </span><br /><br /><span style="color:#996699">- Nos effectifs sont limités,</span> <i>rétorqua le troisième haut-gradé qui, jusque là, n’avait toujours pas pris la parole. </i><span style="color:#996699">Nous ne pouvons nous permettre d’engager une traque de telle envergure. Les Sith sont redoutables. Ils répandent la peur dans les rangs de leurs ennemis, et même ceux de leurs alliés. Nos hommes ne sont pas encore prêts à une telle épreuve. </span><br /><br /><i>Sa voix laissait comprendre qu’il avait déjà combattu aux côtés des Siths. Visiblement, cela ne lui avait pas laissé un très bon souvenir et il ne préférait pas tenter l’expérience en étant dans le camp opposé. Phyl Reez intervint à nouveau : </i><br /><br /><strong><span style="color:#9900ff">- Laissez-nous nous occuper du Sith. Nous sommes là pour lui. Je ne pense pas me tromper en affirmant que, si nous réussissons, notre aide vous sera bénéfique.</span> </strong><br /><br /><i>Le premier intervenant, celui se trouvant à la droite de Harper, hocha vivement la tête et conclut : </i><br /><br /><span style="color:#996666">- Entendu. Nous allons prévenir les autorités au sol de votre autorisation à atterrir où bon vous semble. Toutefois, en dehors de l’espace Républicain, nous ne répondons plus de rien. </span><br /><br /><i>L’inquiétude de Jeabro monta d’un cran. Cela faisait quelques minutes qu’il était entré dans un mutisme attentif. Il en voulait légèrement à Phyl de le laisser ainsi dans l’ignorance. Pourquoi ne lui avait-il pas donné plus d’informations sur la mission ? Que lui cachait-il ? De plus, cette dernière phrase du général ne laissait rien présager de bon. La situation était au sol devait être critique : la planète paraissait séparée en deux camps. </i><br /><br /><span style="color:#996699">- Toutefois,</span> <i>ajouta l’homme à la gauche de Harper, </i><span style="color:#996699">nous allons vous briefer sur la situation de la planète, avant de vous laisser partir. Je pense que vous devriez savoir certaines choses. </span><br /><br /><i>Le triumvirat invita les Jedi à les suivre dans une salle de réunion. Discrètement, Pete interpella Harper et lui demanda d’une voix masquant difficilement son inquiétude : </i><br /><br /><span style="color:#0099ff">- As-tu des nouvelles de mes parents ? </span><br /><br /><i>Le commandant le regarda d’un air gêné, un long silence précédent sa réponse. </i><br /><br /></p><div style="text-align:center"><span style="color:#ffffff"><em><br /></em> * </span></div><br /><br /><i>Oscar Jeabro referma la porte de la cave. Ses mains moites tenaient fermement la bouteille de vin corrélien qu’il venait d’aller chercher. Il soupira profondément avant d’entrer dans le salon. Ce soir, les Jeabro recevaient. C’était encore un dîner politique organisé par Léopoldine. En tant que bon et loyal mari, Oscar s’efforçait d’assister sa femme du mieux qu’il pouvait. Ensemble, ils formaient un joli couple, il fallait le reconnaître. D’ailleurs, leurs carrières avaient le mérite de se compléter : elle était versée dans la politique et, lui, était lieutenant de l’Unité Locale de la Grande Armée Impériale. Les idées politiques de Léopoldine appuyaient fortement l’armée, ce qui la rendait forte appréciée des collègues d’Oscar. Mais la contre-partie était la multiplication des dîners mondains et, ce soir, point de collègues d’Oscar. Il n’y avait que des politiciens, Pete, et un autre individu qui avait le don de rendre le lieutenant nerveux. Les Sith ne le rassuraient pas mais, pour ces fameuses raisons politiques, il était in-envisageable de ne pas l’inviter ce soir. Ce repas était une grande opportunité professionnelle pour Léopoldine. <br /><br />Pete, quant à lui, était sagement assis sur l’une des chaises bordant la table. Sa mère siégeait à la meilleure place, présidant les convives. À sa droite se trouvait un homme massif au crâne chauve : un seigneur inquiétant invité par les parents du jeune cadet. Pete mangeait à sa droite. La place à côté de lui était vacante : son père était parti chercher du vin dans la cuisine. Enfin, les deux places en face de Jeabro étaient occupées par deux politiciennes qu’il avait déjà eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises. Somme toute, ce repas était un moment d’ennui supplémentaire où, à cause de l’insistance de sa mère, Pete était tenu d’assister et de faire bonne figure. En plus, sa rentrée récente dans l’Académie Impériale de Broh avait été un argument supplémentaire utilisé par sa mère afin de le faire rester ici ce soir. Il détestait la politique et ne comprenait pas l’intérêt d’un tel repas. Tous les convives autour de cette tables savaient éperdument que cette cérémonie n’était qu’une mascarade : un semblant de relations sociales afin d’exhiber une distorsion de la réalité appelée mondanité. </i><br /><br /><strong>- Je suis surpris qu’une famille aussi noble que vous ne dispose pas de domestiques à son service, </strong><i>observa le voisin de Pete alors que son père revenait avec une bouteille de vin correlien. <br /><br />Un silence gêné s’installa : certainement l’effet escompté de la part de l’auteur de la remarque. Cet hôte prétentieux ne s’estimait donc pas suffisamment bien reçu ici ! Il fallait qu’il émette une critique acerbe et inutile afin de perturber la quiétude du repas ? L’homme sembla entendre les pensées agacées de Pete, car il se tourna subitement vers lui. Le pilote put contempler les yeux bicolores, rouge et jaune, du malotru. Un frisson parcourut son échine à l’instant où l’homme sembla parcourir le tréfonds de son âme. </i><br /><br /><span style="color:#00ccff">- Seigneur Pyrthel,</span> <i>intervint Léopoldine. </i><span style="color:#00ccff">Je vous prie de bien vouloir nous excuser si cette absence de personnel vous fait offense. Voyez-vous, notre demeure est petite. C’est pourquoi nous ne jugeons pas nécessaire d’employer de quelconques domestiques. </span><br /><br /><i>La voix matriarcale avait d’abord été hésitante, puis s’était affermie rapidement, constatant qu’aucun mal ne serait fait à son fils. De sa rhétorique politicienne, elle avait réussi à balayer la question sans blesser pour autant son interlocuteur. Mais le Seigneur Pyrhtel ne comptait pas en rester là : </i><br /><br /><strong>- C’est une question de principes, ma chère. Une famille élevée se doit de disposer de serviteurs. Cela est dû à son rang et à son prestige. Le contraire reviendrait à s’insulter soi-même et, par conséquent, l’Empire. </strong><br /><br /><i>Un nouveau silence suivit la réplique de l’invité. Puis Léopoldine bafouilla très légèrement avant de répondre : </i><br /><br /><span style="color:#00ccff">- Oui, vous avez raison, mon Seigneur. Je vous remercie de nous faire grâce de votre sagesse. </span><br /><br /><i>Le repas se poursuivit normalement, mais Pete n’avait pas la tête à s’y intéresser davantage. Tous les convives paraissaient déstabilisés par la présence du Seigneur Pyrthel. La seule à s’y habituer petit à petit était Léopoldine. À un instant, Jeabro put croiser le regard peu assuré de son père, qui s’empressa de fuir vers une autre direction, où il ne pourrait confier à son fils les doutes qu’il éprouvait. À la fin de la soirée, tous les invités s’en allèrent. <br /><br />Le lendemain, dans l’après-midi, un domestique prenait tout juste ses fonctions dans la maison des Jeabro. </i><br /><br /><div style="text-align:center"><span style="color:#ffffff"><em><br /></em> * </span></div><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168660</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168660</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:42 GMT</pubDate></item></channel></rss>