<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Les coulisses du pouvoir]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Un jour de congé. Ce n’était absolument pas habituel pour Atanae Tel’Illma qui passait régulièrement dans le bureau des responsables des Ressources Humaines qui l’imploraient de poser ces fameux jours pour se reposer, faire autre chose… Mais à chaque fois, elle ressortait en les rassurant que tout irait bien pour elle et qu’elle le faisait de bonne grâce, et non forcée par une quelconque hiérarchie. Et maintenant qu’elle posait une journée, les mêmes responsables essayaient de la joindre pour savoir quelle mouche l’avait bien piquée pour qu’elle ne se décide à poser une journée, ainsi, au débotté.<br /><br />Débottée, c’était son cas actuellement. Défroquée aussi, si on allait par là. En simples sous-vêtements et haut, elle traînait lamentablement dans son lit froid et solitaire, les paumes de main pressées sur ses yeux clos. Depuis le malencontreux événement avec Leiel Osso, qu’elle avait pourtant tant estimée, elle se sentait affreusement seule. Ce qui était étonnant puisque techniquement, sa situation n’avait pas tant évolué. Elle mangeait seule, vivait seule, travaillait seule, mais au moins avait-elle des retours sur ses travaux, et jusque là, ils avaient toujours été élogieux, ou au moins constructifs. Mais cette interaction là lui restait en travers de la gorge, définitivement, et elle ne se sentait absolument pas capable d’affronter cet environnement sans le soutien de sa supérieure.<br /><br />Ce fut dans l’après-midi qu’elle s’extirpa de son lit, trébuchant presque sur la bouteille d’alcool qui ornait le pied du sommier, manquant de s’étaler au sol. Sans doute fallait-il voir dans ce flacon la raison du trou noir qui l’habitait entre la veille et son réveil. Ainsi que l’estomac retourné et le mal de crâne qui lui donnait l’impression d’un tambour de guerre sous ses cheveux. Elle évita le miroir aussi habilement qu’elle le pouvait, se faisant couler un café. A cet instant, la Wroonienne n’avait qu’une envie : retourner dans son lit, pleurer un peu et sans doute se rendormir jusqu’au lendemain. Mais elle n’y parviendrait sans doute pas, de toute façon. Alors, autant réfléchir à la suite, si elle y parvenait.<br /><br />Il était évident à ses yeux que, toute anti-carriériste fut-elle (elle aurait pu depuis bien longtemps convoiter et obtenir des places plus élevées), la sienne venait d’en prendre un coup. Son travail consistait à comprendre, connaître et synthétiser les informations qu’elle recevait de partout, tirant à la fois parti des accointances qu’elle avait obtenues, et des nombreux dossiers qu’elle parcourait. Son excellente mémoire faisait le reste. C’était peu, dans la globalité de la sous-préfecture, mais suffisamment valorisé pour que son travail ne tienne qu’à cela. Sans tout cela, elle ne pouvait plus vraiment justifier son salaire.<br /><br />Café en main, elle s’affala dans son fauteuil. La situation semblait inextricable. Regagner la confiance des uns et des autres après un tel blâme serait très long, et jamais la sous-préfète n’accepterait de s’expliquer, ou même de s’excuser. Quand elle pensait qu’elles avaient… travaillé ensemble ? Et ensuite ? Atanae avait toujours valorisé sa vie privée, qu’elle gardait jalousement. De fait, elle n’avait jamais réellement échangé avec Leiel, hormis dans le cadre du travail. Elle n’avait donc aucune raison de penser à elle, actuellement. Le soupir qui s’échappa de ses lèvres à cette unique pensée aurait fendu l’âme la plus endurcie, tant l’humanoïde était désespérée et pitoyable. Et à la simple évocation des regards qu’elle aurait à affronter le lendemain, elle se tassa un peu plus dans son fauteuil, espérant y disparaître.<br /><br /><br /><br />Le lendemain fut aussi pénible qu’elle l’avait escomptée. Absolument pas habituée à l’alcool en grande quantité, elle avait la sensation que tout le personnel de la sous-préfecture ne regardait qu’elle, alors que la Wroonienne avait tout fait pour être à la fois seule et invisible. Mais rien n’y faisait, et chaque seconde qu’elle passait loin de son bureau fermé était un calvaire. Le pire se situa au réfectoire, alors qu’elle mangeait seule, à son habitude. Une goutte de sueur perlait sur son front, et malgré ses efforts pour garder la tête baissée sur son assiette, elle se sentait comme transpercée par des regards.</i><br /><br />-Permettez que je m’asseye ?<br /><br /><i>Elle releva la tête, sans doute un peu trop brutalement pour être honnête, regardant le visage qui se voulait sans doute souriant de Delmach Sapoj, Secrétaire de la sous-préfete. Elle bégaya un long moment avant de formuler sa réponse.</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-M… M… Mais je vous en prie, Monsieur.</span><br /><br /><i>Elle qui était si sûre d’elle habituellement, si posée, se maudissait de se retrouver dans cette situation étrange. Surtout qu’elle n’avait jamais réellement apprécié Sapoj, qu’elle trouvait à la fois libidineux, intrigant et retors… Mais si elle voulait regagner la confiance…</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-En quoi puis-je… vous aider ?</span><br /><br />-Eh bien, c’est plutôt à moi de vous poser la question, ma chère Tel’Illma. J’ai ouï dire, comme tout le monde, que madame Osso n’avait guère pris de gants à votre égard. Je pourrais, si vous le désirez, en glisser quelque mot à ce sujet. Je sais que la confiance de notre chère sous-préfète vous tient à coeur et que vous ne désiriez ni la contrarier, ni perdre votre travail.<br /><br /><span style="color:#0000ff">-Vous feriez cela pour moi ?</span><br /><br />-Bien entendu ! <br /><br /><i>Il baissa doucement la voix. Ils y étaient. Un politicien ne faisait jamais les choses gratuitement, Delmach Sapoj ne ferait pas exception, et il se pencha doucement vers Atanae pour que seule lui l’entende.</i><br /><br />-Simplement, je souhaiterais que vous me teniez informé de vos dossiers une fois que vous aurez retrouvé votre place… Mettez cela sur le compte d’une coopération, afin que nous soyions plus efficaces, ensemble.<br /><i><br />Elle le haïssait, c’était officiel. Mais elle ne pouvait pas laisser une chance pareille. Elle s’apprêtait à répondre au moment où sa mémoire lui revint, son cerveau s’activant enfin, lui offrant une minuscule porte de sortie.</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-Mais… Pourquoi pas. Il serait même possible que j’aie des informations extraplanaires. J’ai pu retrouver le contact du Lieutenant Elfriede Vasburg, qui avait visité Raxus Secundus. Peut-être vous en souvenez-vous ?</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20395/les-coulisses-du-pouvoir</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:13:25 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/20395.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:27 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Les coulisses du pouvoir on Wed, 25 Feb 2026 18:18:29 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°7<br />
Auteur : Leiel Osso</p>
<p dir="auto">Leiel écoutait, en silence, stupéfaite, les raisons d'Atanaé, pour réaliser enfin qu'elle n'avait pas compris ce que son assistante attendait. Tel'Ilma voulait l'oubli. Et ça, Osso était incapable de le concevoir. <br /><br />Elle se souvint du moment où Dae'mid avait introduit son assistante. La blanche avait immédiatement considéré la bleue comme une rivale. Pourtant, il avait fallu revenir sur cet a priori. Atanaé n'avait été que soutien discret et guide bienveillant avec elle. Pas de sortie ensemble, pas de liens tissés autres que ceux issus du partage d'un même bureau et d'une même tâche. Atanaé, déjà, ou plutôt depuis toujours, était à l'abri dans son coquillage et ne souhaitait pas en sortir. Leiel, elle, n'espérait que cela.<br /><br />Alors c'est avec une certaine affliction, une certaine fatalité qu'elle écouta Tel'Ilma énoncer ses intentions jusqu'à la fin. Elle la perdrait. Il était hors de question de la forcer à rester. Leiel l'estimait trop pour lui jouer un tour pareil, et elle ne se berçait d'aucune illusion quant au travail qu'un tel collaborateur contraint pourrait fournir. Oui, elle remplacerait Atanaé. Évidemment. Avec deux droïdes, deux organiques... tout ce qu'il faudrait pour qu'elle accomplisse le travail qu'elle avait à réaliser. Mais Atanaé n'était pas n'importe qui. Même si la Wroonienne en doutait. <br /><br />Osso dut prendre un instant pour se souvenir concrètement de qui était Vasburg. Oh, oui. Les yeux noirs, l'air tour à tour goguenard ou blasé, le recrutement et la disparition de ce cher monsieur Veral. Vasburg qui avait approché son assistante, assez pour que l'idée de s'envoler sous de nouveaux cieux lui reste en tête. Une crispation des doigts blancs fut cachée dans un frottement de mains. Vasburg, les services secrets, l'idée de surveillance... l'idée de surveillance inversée. Qu'avait dit Tel'Ilma ? De la « tenir informée » ? <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Mademoiselle Tel'Ilma... je crois que vous avez pris votre décision. J'espère qu'elle sera la meilleure pour vous. Vous quittez donc la Préfecture, mais votre absence sera regrettée.</span><br /><br />Et c'était vrai. Leiel ne se savait pas si sentimentale.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Si vous collaborez avec le Lieutenant Vasburg, je serai ravie d'avoir des nouvelles périodiquement. En revanche, je ne peux pas vous garantir un autre poste si jamais les choses ne se passaient pas comme vous l'espériez... Mais votre idée de garder contact me rassure un peu. Vous pensez suivre le Lieutenant ?</span><br /><br />Elle sourit doucement. Quelques nouvelles, de temps en temps, pour savoir ce qu'elle faisait. Oui, l'idée lui plaisait. Beaucoup.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Vous allez peut-être vous transformer en agent de terrain, comme monsieur Saad.</span><br /><br />Osso se leva, indiquant ainsi la fin de l'entretien. Elle tendit à la main à son ancienne collaboratrice avec le même sourire.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Faites attention à vous, mademoiselle Tel'Ilma. Ne sous-estimez pas vos talents. Je conçois maintenant que vous préférez l'ombre, mais vous avez toujours eu le potentiel de briller.</span><br /><br />La capacité, pas le potentiel. Leiel ne se corrigea pas. Déjà, avant même qu'Atanaé ne réponde, elle l'imaginait déjà franchissant la porte de son bureau pour disparaître dans l'immensité de la galaxie. Déjà elle pensait à qui pourrait la remplacer, comment améliorer le poste, comment répondre aux besoins de monsieur Saad en plus des siens. Atanaé n'avait pas quitté la pièce qu'elle n'était déjà plus là. Pourtant, une dernière remarque.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">N'oubliez pas de me tenir informée. Bonne chance à vous.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168611</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168611</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:29 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Les coulisses du pouvoir on Wed, 25 Feb 2026 18:18:29 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Les arguments de la sous-préfète se tenaient. Ils étaient cohérents, précis et sûrement pas vraiment préparés, ce qui avait tendance à faire tiquer intérieurement Atanae. Elle était intimement persuadée que la jeune femme était devenue ce qu’elle avait toujours voulu être, une femme du monde, une femme d’importance, une femme reconnue et qui n’avait plus de temps à perdre avec les citoyens comme elle qui avaient pourtant servi la CSI avec une loyauté sans faille et éprouvée par le temps, loin de ces couches de vernis qui se craquelaient à la moindre secousse. Son esprit appartenait à la Confédération, c’était un fait. Mais il avait été si longtemps ici, dans ce palais… Elle ne savait plus que penser.<br /><br />C’était une réalité que de dire que son champ d’action avait été amputé, mais il était vrai aussi que personne n’avait réellement pris son poste, auquel cas elle aurait été mise à la porte… Elle croisa les mains devant elle, légèrement plus fébrile d’un seul coup en se rendant compte que Leiel faisait preuve de contrition. C’était inhabituel chez elle, ça aussi, et si Atanae s’était trompée ? Si elle n’avait pas bien compris les tenants et aboutissants de cette remontrance, puis de ses conséquences ? D’un seul coup, toute sa jolie assurance était remise en cause, elle qui était si sûre de vouloir partir.</i><br /><br /><span style="color:#3300ff">-Madame Osso… Il est vrai que Monsieur Saad n’a jamais pris ma place et je doute qu’il en ait voulu un jour, mais je crains que mes informations ne soient jamais la primeur ou ce qu’il espère, de fait, de nombreux dossiers me sont revenus inutilisés du fait de mes… retards. Je n’ai guère la puissance de calcul des machines toujours plus sophistiquées, ni l’esprit aussi affûté que vos autres collaborateurs. C’est ainsi que je voyais les choses.</span><br /><br /><i>Il y avait en elle une petite sensation de faire une erreur en présentant cette lettre de démission. Mais en même temps, n’était-ce pas ce qu’elle voulait, cette nouvelle liberté ? Elle ferma les yeux un instant, respirant profondément, cherchant à trouver du calme et de la douceur au plus profond de son esprit. Non qu’elle fut une adepte de la méditation, mais elle était naturellement ainsi. Et quelque chose dans sa tête, son esprit si organisé, la poussait à reconsidérer sa réflexion et sa décision. Malgré tout, elle tiqua de nouveau, un rictus étirant ses lèvres à contrecoeur.</i><br /><br /><span style="color:#3300ff">-Je n’ai jamais souhaité être vue, madame Osso, et vous le savez, sans doute mieux que quiconque, mieux que n’importe qui. Mais ces derniers temps, malgré toute ma bonne volonté, je me retrouve à devoir… composer avec cette donnée nouvelle, et je ne peux m’empêcher de faire correspondre cette situation avec votre arrivée au pouvoir. Encore une fois, je ne vous le reproche pas, mais en me… valorisant inconsciemment, vous m’avez plus ou moins placée dans le feu de certains projecteurs.</span><br /><i><br />Elle se tordit les mains un instant, puis s’humecta les lèvres. Sa bouche était sèche désormais, et une légère goutte de sueur transparaissait sur son front bleu, roulant sur sa tempe, puis sa joue pour se perdre dans les plis de ses vêtements simples. Pour un peu, on aurait pu la confondre avec une larme, mais ses yeux étaient à l’aune de sa langue. Sans la moindre trace d’humidité.</i><br /><br /><span style="color:#3300ff">-J’aurais souhaité que rien de tout cela ne se fasse, que je reste celle que je fus toujours, cette… assistante… discrète, invisible. Je n’ai jamais voulu autre chose. Jusqu’à… jusqu’à ces rencontres impromptues, Monsieur Alotran, Monsieur Saad, vous, le Lieutenant Vasburg.</span><br /><i><br />Ses yeux se perdirent à nouveau dans le vague et le flou et elle les ferma à nouveau. La simple évocation de Vasburg faisait dresser les poils sur son échine et passer un courant aussi agréable qu’étrange dans sa colonne vertébrale. C’était sans doute ça, le facteur déclencheur, au final… Elle devait à Leiel une certaine honnêteté.</i><br /><br /><span style="color:#3300ff">-Je… Je ne peux pas nier que cette… militaire… a été dans les facteurs déclencheurs de cette décision. Je l’ai contactée car je… ne savais quoi faire, et… cette froideur, cette rigueur m’ont rappelé mon quotidien et ce que je faisais avant.</span><br /><br /><i>Et toujours cette petite voix qui tournait dans sa tête. Mais d’un seul coup, elle redressa le visage.</i><br /><br /><span style="color:#3300ff">-Madame Osso. Je n’ai pas d’utilité à la sous-préfecture, pas plus que je n’en aurais à assister monsieur Saad. Mes informations n’ont guère d’utilité, en revanche… Eh bien… Le Lieutenant Vasburg n’a pas émis de réelle objection quant à une collaboration avec elle, bien que je ne sache ce que cela signifie. Accepteriez-vous de me laisser… tenter ma chance dans cette direction et de vous en tenir informée ?</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168610</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168610</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:29 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Les coulisses du pouvoir on Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Leiel Osso</p>
<p dir="auto">Atanaé parlait, posément, comme toujours, avec une assurance grandissante. Ce qu'elle disait ne plaisait pas à Leiel. Parce qu'il fallait voir les choses comme elles étaient : la Sous-Préfète ignorait bien ce qui se passait dans le bureau le plus proche du sien. Le malaise de Tel'Ilma était donc ancien. Alotran n'avait été qu'un déclencheur.<br /><br />Osso, une fois encore, hésitait. Quand Atanaé eut fini de parler, elle ne répondit pas tout de suite, fixant, un peu trop longtemps, la jeune femme bleue. Puis elle hocha une fois la tête, s'avança un peu sur son bureau, réduisant l'espace entre elles.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Tel'Ilma... je vous demanderai de me corriger si je me trompe, et comme je suis visiblement passée à côté d'un certain nombre de choses, la probabilité n'est pas nulle. Je vois... deux chemins. Mon préféré, de loin, est celui dans lequel votre poste et vos capacités sont réévaluées à leur juste mesure. Le travail que vous effectuez, n'en doutez pas une seconde, ne peut être fait par les secrétaires droïdes qui hantent ces couloirs. Vous êtes utile, vous êtes douée, vous avez votre place ici, avant moi, après moi. Ce sentiment de décalage... cette souffrance que je n'ai pas su voir, cela vient du fait que vous aimez ce que vous faites, et que ne pouvez pas le faire comme vous le souhaitez.</span><br /><br />Oh oui. Elle espérait vraiment qu'Atanaé tope là, soupire de soulagement, retourne à son poste. Seulement la blessure était plus ancienne que ça. Plus grave, aussi.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">M. Saad ne fait pas votre travail. Il est un homme de terrain. Un homme d'action. Et la grande majorité des informations sur la base desquelles il opère viennent de vous. Vous êtes la synthèse, lui est l'agent. Il n'a pas pris votre place, cela n'a jamais été ni son intention ni la mienne.</span><br /><br />Imaginer Atanaé sur le terrain était une gageure pour Leiel. Elle était si... carrée. Cadrée. La souplesse n'était absolument pas une de ses, nombreuses, qualités. Aurait-elle suivi, sur Kashis ? Qu'aurait-elle pu apporter de plus que ce qu'elle faisait déjà à l'abri de son bureau ? <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Si vous le souhaitez, la route devant vous reste à la Préfecture. Avec... plus de moyens, plus d'espace ? Des collaborateurs ? Cela vous serait sans doute utile, même si je n'ose m'avancer sur ce que vous-même estimez nécessaire. Cela n'a pas d'importance : vous obtiendrez ce que vous demanderez. Je... me suis largement reposée sur vous. Je n'ai jamais pris la peine de...</span><br /><br />Houla. S'excuser ? <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">… m'assurer que tout allait bien. L'épisode malheureux auquel vous faites référence... vous n'y étiez pour rien, Tel'Ilma, et mon exaspération n'était pas dirigée contre vous. Je vous prie de m'excuser.</span><br /><br />Non, non, ça ne passait pas facilement. Mais elle était en tort. Elle détestait être en tort.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Si vous souhaitez rester à votre poste, il sera amélioré à votre convenance. Si vous craignez les bruits de couloir, vous m'accompagnerez par le long chemin jusqu'à la salle du Conseil pour la réunion de cet après-midi. Vous sourirez, moi aussi, tout le monde nous verra ensemble et... j'ose espérer que cette première étape vous légitime en tant que collaboratrice incontournable.</span><br /><br />Leiel se repoussa dans son siège. Fini, le rapprochement physique, finies les attentions.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">L'autre chemin, c'est... une autre voie, une autre carrière. C'est ce que je crains, il me faut l'admettre. J'ai du mal à concevoir que vous trouviez un meilleur poste que celui qui est déjà le vôtre, mais après tout, vous serez libre de poursuivre ce que bon vous semble.</span><br /><br />Peut-être qu'Atanaé en avait assez de son bureau. Peut-être qu'elle aurait aimé le terrain, qu'elle se serait révélée dans l'action ? Osso n'y croyait pas, mais ça ne voulait pas dire qu'elle cernait bien la situation.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">La Préfecture ne s'opposera pas à votre départ, mais vous ne toucherez pas de prime de fin de contrat, n'aurez pas de lettre de référence et devrez vous plier aux clauses de confidentialité à la lettre.</span> <br /><br />Tel'Ilma l'avait laissé parler sans l'interrompre. Le contraire aurait surpris Leiel, certes, mais elle espérait vivement que ce silence soit un acquiescement. La tension, entre ses épaules, le long de son dos, était revenue. La Sous-Préfète la reconnaissait pour ce qu'elle était : elle tordait la Force pour pousser la Wroonienne dans sa direction préférée. Osso changea de position pour tenter de se défaire de ce don maudit, si pratique, si traître, croisa les jambes, posa les mains à plat sur le bureau blanc. Si Atanaé refusait son offre, là, maintenant, ce serait en luttant dans un courant contraire. Impossible de revenir sur une telle décision.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168609</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168609</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Les coulisses du pouvoir on Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atanae était étonnamment sereine alors qu’elle se jetait métaphoriquement dans le vide. Occupée à vider son bureau, elle en profitait pour faire de même avec son esprit. Toujours cartésienne, toujours organisée, elle effacerait de sa mémoire au fur et à mesure les détails des histoires qu’elle avait pu entendre au sein de la sous-préfecture, jusqu’à n’en garder que l’essentiel, que la quintessence, ce qui pourrait servir plus tard. Il était inutile pour elle de retenir que le petit-neveu de telle grande famille fricotait avec telle tante d’une autre famille dans le dos de sa femme… Que telle famille avait une dette… Que Delmach Sapoj n’avait jamais pu concrétiser sa relation naissante. En d’autres termes, tout le superflu s’effacerait à force de patience. Elle avait étrangement hâte de ce moment où elle franchirait pour la dernière fois les marches du palais préfectoral, de cet instant où elle se sentirait réellement libre, franchement sereine.<br /><br />Toutes à ses pensées, elle mit un long moment à répondre à celui qui toquait à la porte et finit par s’impatienter et rentrer au son du « Entrez » claironnant et inhabituel de la Wroonienne habituellement si posée, si neutre. Aujourd’hui était un jour de fête et elle comptait bien en profiter allègrement, pourquoi pas en veillant un peu tard, une heure avant minuit… Ou avec un repas gras, comme des légumes avec un peu de crème ! Ou pire, l’un de ces livres fantaisistes qu’elle lisait presque honteusement pour se détendre ? Ce soir serait celui de toutes les folies, du moins le pensait-elle, jusqu’à ce que Sapoj lui annonce qu’elle était attendue dans la minute dans le bureau de la sous-préfète. C’était plutôt inhabituel, elles se contentaient habituellement de communications au début de son mandat, puis elle faisait passer ses informations et ses dossiers par Sief Saad qui avait naturellement réussi à centraliser les différents réseaux.<br /><br />Un homme étrange, mais efficace. Atanae appréciait son sérieux et son calme en toutes circonstances, sa manière affable de saluer ses collaborateurs quels qu’ils soient, de prendre le temps avec chacun. Pourtant, son arrivée ou plutôt, son retour en grâce, avait coïncidé avec la perte d’intérêt d’Atanae pour son travail et, ultimement, cette démission à la fois forcée et désirée. Un sentiment étrange s’empara d’elle alors qu’elle franchissait les quelques dizaines de mètres qui la séparaient de ce que certains considéraient comme le Saint des Saints et d’autres comme le refuge du Diable. Un simple bureau, abritant une simple femme politique, certes habile et peu scrupuleuse, mais une simple humaine. Elle ne comprenait pas cette fascination pour le pouvoir et ses coulisses. C’était quelque chose qui était inconcevable pour elle, peut-être que cela venait de son éducation. Ou de sa planète. Cette question n’avait pas d’importance.<br /><br />Lorsqu’on l’invita à entrer dans le bureau, Leiel n’avait pas cette attitude habituellement accueillante, au contraire. Renfermée, elle ne l’avait pour ainsi dire jamais vue ainsi, ou très peu. Et le fait qu’elle ne l’invite pas à s’asseoir ne présageait rien de bon.<br /></i><br /><span style="color:#cc66ff">- Mademoiselle Tel'Ilma, j'ai bien reçu votre demande. Avant de l'accepter, j'aurais aimé comprendre pourquoi. Vous parlez de l'incident avec monsieur Alotran, j'ai supposé qu'il s'agissait de ma propre réaction ce jour. Vous mentionnez une situation qui s'est dégradée, et je dois avouer que je ne vois pas de quoi vous parlez. Vous évoquez votre difficulté de travailler ici, et cela aussi, je dois le comprendre. <br /></span><br /><i>Elle ne comprit pas immédiatement. Accepter sa démission ? Pour elle, c’était acté. La Sous-Préfète allait-elle vraiment aller contre sa volonté ? Elle qui ne cherchait à s’entourer que de bénis oui-oui ?</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">- Sous-préfète… Je n’aurais peut-être pas dû motiver ma démission dans cette lettre, je comprends que cela vous trouble, et sans doute auriez-vous préféré que je l’eus annoncée par moi-même. Mais depuis que vous avez accédé à ce poste, sans doute êtes vous quelque peu déconnectée de la réalité qui fut la nôtre au moment de votre arrivée. Je ne vous le reproche pas, mais le remaniement du gouvernement, quoique salutaire, m’a fait arriver à la conclusion que je n’avais plus ma place dans ce système, monsieur Saad s’occupant de mes tâches et vos autres conseillers aussi… Je ne suis qu’un doublon à l’influence limitée, madame Osso.</span><br /><br /><i>Elle inspira profondément, puis reprit.</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">- Je… Loin de moi l’idée de vous jeter la pierre, Sous-Préfète, les bilans montrent que vous parvenez à tirer Raxus Secundus de sa trop longue léthargie, et à défaut de plaire à tous, vous faites, je le crois sincèrement, ce que vous estimez bon. Mais à l’instar de cette ancienne politique, je ne suis qu’un vestige du passé, obsolète, et vous avez besoin d’être mieux entourée. Quant à moi, eh bien… Sans doute cette remontrance fut-elle l’électrochoc dont j’avais besoin pour m’en rendre compte. Je ne dirais pas que vous avez eu raison, ni tort, mais c’est un fait. Sans cela, je n’aurais peut-être pas réagi ainsi.</span><br /><br /><i>Elle finit par s’autoriser un très léger sourire. Elle savait qu’elle ne laisserait pas un trou béant dans le palais. Ni même un souvenir.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168608</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168608</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Les coulisses du pouvoir on Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Leiel Osso</p>
<p dir="auto">La dernière réunion, comme les précédentes, avait été houleuse. Osso le savait : elle allait trop vite, engageait trop de dépenses budgétaires, anticipait des rentrées pas encore concrétisées. Elle le savait, mais il n'y avait pas de temps à perdre. Alors le gouvernement suivrait. Le pouvoir est merveilleusement élastique, se disait-elle. On s'en éloigne, pour y revenir plus vite encore. Parce qu'on revient toujours. Parce qu'une fois qu'on y a goûté, tout le reste perd de sa saveur.<br /><br />Avançant à grands pas déterminés dans les couloirs de la Préfecture, escortée par une armée de secrétaires organiques ou non, elle se demandait quand le Conseil Général lui opposerait une nouvelle motion de censure. Aucune n'avait abouti, ou elle ne serait plus là, mais ce jeu était dangereux. Pour elle, évidemment. Pour ceux qui le jouaient aussi. Les Viginti tiraient des ficelles, mais les allégeances étaient aussi fluctuantes que les vagues sous l'orage. Berenger était un souci, si et seulement si il parvenait à fédérer ses petits camarades. Les Conseillers « pliables » seraient remplacés au fil des remaniements gouvernementaux. On peut rester sur la crête de la vague. Elle comptait bien ne pas chuter si facilement.<br /><br />Tout reposait sur l'Arborescence. Cette idée primordiale, cet élan à la fois gouffre financier et potentiel de développement remarquable. Seulement, et ça aussi, elle le savait, elle engageait trop Raxus par rapport aux autres planètes adhérentes. En prêtant un Sabaoth à Felucia, elle avait franchi un nouveau cap. Comment justifier qu'elle consacrait des frais conséquents à l'armement, toujours discuté, de la planète, pour ensuite confier l'objet de ces dépenses à un autre !<br /><br />- Madame Osso, la réunion avec les syndicats des transports a été repoussée d'une heure.<br />- Madame Osso, que fait-on pour le projet d'amendement de la loi...<br />- Sous-Préfète, nous avons reçu une demande expresse de la part du Groupement d'Interêt des Commerçants Raxiens. Ils souhaitent vous voir au plus vite.<br />- Une signature, Sous-Préfète ? Ca doit partir tout de suite.<br /><br />Ce surf lui plaisait. La tension permanente, le besoin de rester en mouvement pour ne pas couler, pour rester debout sur l'eau mouvante. Mais pas continuellement. La porte de son bureau se ferma derrière elle. Enfin un peu de temps plus calme, une heure, de lecture, de réponses, de pondération. L'armada secrétariale reviendrait bien assez vite. Juste quelques minutes, quelques instants pour poser les yeux sur cette étrange robe de papier bleu, suspendue parmi les œuvres d'art qui peuplaient l'espace. Une robe de deuil bellassane, portée le temps des funérailles. Etonnant comme le papier déchiré pouvait aspirer à une valeur plus haute que la page complète. Comme une pierre à laquelle on retire des pans entiers valait soudain infiniment plus que le simple matériau d'origine.<br /><br />Seulement le cours de ces pensées fut brisé lorsque monsieur Sapoj ouvrit la porte du bureau de Leiel, ignorant les consignes expresses qui commandaient son heure de calme.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Vous voulez bien sortir d'ici, Sapoj ? On verra ça dans une heure.</span><br />- <strong>Mais... madame, c'est... c'est mademoiselle Tel'Ilma...</strong><br /><br />Delmach tendit une main presque tremblante et la Sous-Préfète reçut la lettre de démission sans comprendre immédiatement de quoi il s'agissait.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Eh bien, quoi ?</span><br />- <strong>C'est sa démission.</strong><br /><br />Dans l'esprit du secrétaire particulier d'Osso, le départ d'Atanaé créait un appel d'air qui risquait fort bien de l'emporter lui. Sapoj haïssait sa patronne, mais aurait vendu qui que ce soit de nécessaire pour rester en poste. Comme Leiel avait cessé de parler, il s'inclina brièvement, plus par malaise que par nécessité, et quitta précipitamment la scène.<br /><br />La Sous-Préfète relisait la lettre. Une lettre manuscrite, pliée. Une écriture simple mais régulière. C'était... désuet. Empreint de tristesse, de désillusion, d'accusation larvée, aussi. Un peu. Quel incident ? Phlox Alotran, ce type infect... Atanaé parlait-elle d'un incident avec lui ? Ou plus simplement ce jour effroyable où dans les brumes de sa convalescence, elle avait retourné son agacement contre Tel'Ilma ? <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Oh... merde.</span><br /><br />Jamais la Wroonienne n'avait cherché à se lier avec Leiel. Si au début de leur relation Osso avait cru voir une rebuffade dans ce refus de sortir ensemble, de manger ensemble, d'avoir un semblant de contact à l'extérieur du bureau de l'ancien Préfet Dae'mid, elle avait finalement compris que pour Atanaé, c'était un système. Un mode de fonctionnement. Qu'elle ne la repoussait pas la blanche, non, que la bleue préservait sa sphère privée. A partir de ce moment-là, la future Sous-Préfète avait enfin pu apprécier sa collègue à sa juste valeur. Bien sûr que Tel'Ilma avait sa place à la Préfecture. Bien sûr qu'elle avait besoin de ses capacités de concentration, de son organisation sans faille, de sa mémoire intarissable... <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Merde !</span><br /><br />Leiel hésitait, ce qu'elle considérait être une perte de temps intolérable. Alors quoi ? Devait-elle faire une croix sur Atanaé ? Respecter sa décision, la considérer comme souveraine ? L'idée qu'elle puisse partir troublait étrangement Osso. Cet abandon de poste laissait un vide. Impossible d'imaginer quelqu'un d'autre à la place de la jeune femme bleue. Impossible de ne plus s'appuyer sur son travail. Impossible aussi de comprendre ce qui se passait à deux pas de son propre bureau. Tel'Ilma avait-elle raison ? Leiel créait-elle une atmosphère si oppressante que ses plus proches collaborateurs ne souhaitaient que fuir ? <br /><br />Ah, voilà la source de l'angoisse. Ce départ en préfigurait d'autres, plus compromettants, plus problématiques. Pourtant, quand Osso pensait aux Conseillers potentiellement démissionnaires, elle ne ressentait rien. Juste des documents à bouger d'un endroit à un autre, des silhouettes disparaissant pour faire place à d'autre silhouettes. En ce qui concernait Tel'Ilma...<br /><br />Osso pressa le comm' de son bureau.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Sapoj, si Tel'Ilma n'est pas là, trouvez-la. Je veux la voir.</span><br /><br />Quand la Wroonienne entra dans le bureau, Leiel était debout au centre de la pièce. Elle ne lui demanda pas se s'asseoir, ne sourit pas. Son attitude n'était ni hostile, ni angoissée, ni bienveillante. Attentive, peut-être. Concentrée.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Mademoiselle Tel'Ilma, j'ai bien reçu votre demande. Avant de l'accepter, j'aurais aimé comprendre pourquoi. Vous parlez de l'incident avec monsieur Alotran, j'ai supposé qu'il s'agissait de ma propre réaction ce jour. Vous mentionnez une situation qui s'est dégradée, et je dois avouer que je ne vois pas de quoi vous parlez. Vous évoquez votre difficulté de travailler ici, et cela aussi, je dois le comprendre.</span><br /><br />Seulement alors, Osso fit un geste vers un siège pour qu'Atanaé puisse s'asseoir. Le même fauteuil qu'Alotran avait caressé. Elle devrait le brûler. Pour le moment, il serait occupé par la Wroonienne. La Sous-Préfète s'était assise en face, derrière son bureau. Attentive. Concentrée. Peut-être inquiète, après tout.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168607</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168607</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Les coulisses du pouvoir on Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Delmach Sapoj avait blémît. Non, il était devenu carrément translucide. La simple évocation du nom de la Lieutenante Vasburg lui donnait la nausée. Des sueurs froides remontaient le long de sa colonne vertébrale juste à imaginer la tignasse noire zébrée de blanc, les yeux aussi noirs que l’espace interstellaire, son sourire atrocement charmant, sa manière nonchalante qu’elle avait de vous regarder quitte à vous transpercer l’âme, sa voix moqueuse qui énonçait les pires vérités qui traversaient votre esprit et vous mettait à la merci de l’engeance la plus ignoble que la Galaxie n’ait jamais portée, Leiel Osso. Aux mots d’Atanae, il se mit immédiatement sur la défensive, pourtant, elle enchaîna.</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-J’ai pu la contacter, lui parler, et… je crois que j’ai pris ma décision, monsieur Sapoj. Je vous suis reconnaissante de l’aide que vous m’apportez, accepteriez-vous de lui transmettre pour moi ma lettre de démission ? Je n’ai pas pu me résoudre à affronter son regard, et si, comme vous le dites, vous avez sa confiance, je ne doute pas que vous trouverez les mots pour la rassurer.</span><br /><br /><i>Delmach resta comme deux ronds de flanc en prenant mécaniquement la lettre pliée que lui tendait Atanae Tel’Illma. C’était déjà improbable qu’elle quitte la Sous-Préfecture, mais elle l’envoyait directement en pâture à Osso, et elle le savait pertinemment, cette garce.</i><br /><br />-Pardonnez ma confusion, mademoiselle, mais j’ai cru comprendre que vous acceptiez mon aide en contrepartie de…<br /><br /><span style="color:#0000ff">-Oh, eh bien, j’accepte volontiers votre aide, en effet ! Mais je crains que mon heure ne soit venue au sein de ces bâtiments, je ne suis plus vraiment celle que je fus à l’époque, et si j’ai aimé travailler avec madame Osso, je crains que ce ne soit plus réciproque alors même que nous avons partagé le même bureau.</span><br /><br /><i>Elle se redressa en prenant son plateau qu’elle n’avait pas vidé. L’Heptooinien la dégoûtait déjà et elle voulait s’en tenir le plus loin possible.</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-Merci beaucoup de votre temps, monsieur Sapoj. Je compte sur vous. J’ai déjà informé madame Vasburg que vous m’aideriez en plus.</span><br /><br /><i>C’était un mensonge, mais cela, Delmach n’avait pas à le savoir. Le mettre une fois de plus dans une situation inconfortable, avant son départ, était un petit plaisir coupable qu’elle aurait bien du mal à assumer une fois dehors, une fois qu’il faudrait s’assurer d’un avenir. Mais étonnamment, elle avait le coeur léger à cette idée, comme si son espoir nécrosé par toutes ces années passées derrière un bureau et des dossiers lui revenait d’un seul coup, ou comme si elle venait d’aspirer toute la joie de vivre du Secrétaire qui venait de comprendre dans quel pétrin il s’était encore fourré…<br /><br />Quelques dizaines de minutes plus tard, il toquait à la porte de la Sous-Préfète, ses dossiers à la main dans son datapad, et la lettre d’Atanae à la main. C’était son travail. Et il ne voulait pas la décevoir. Pas encore.</i><br /><br /></p><div style="text-align:center">***</div><br /><br /><i>« A l’attention de madame la Sous-Préfète de Raxus Secundus, Leiel Osso.<br /><br />Madame,<br /><br />Par la présente, je porte à votre attention mon intention de démissionner dans les plus brefs délais. Les événements récents liés à monsieur Phlox Alotran et à la situation qui s’est considérablement dégradée pour moi ces derniers temps ne me permettent plus de donner ma pleine mesure dans ces fonctions qui furent les miennes depuis des années désormais. Je vous prie donc de bien vouloir accepter mon départ dans un mois.<br /><br />Cordialement,<br /><br />Atanae Tel’Illma. »</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168606</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168606</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:28 GMT</pubDate></item></channel></rss>