<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Avant d&#x27;enlever la paille de l&#x27;oeil de ton voisin...]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Super PNJ</p>
<p dir="auto"><i>Un événement rare allait se produire sur Raxus Prime. Pour la première fois de l'année galactique, Becky Katinsale, sous-préfète officielle de la planète, allait poser le pied sur le monde qu'elle administrait. Qu'elle représentait serait plutôt le mot juste, et encore, tant la représentation ne se faisait qu'au pied de la lettre dans son cas. Peu encline aux longues discussions politiques ainsi qu'aux prises de décisions communes, elle préférait usuellement écouter, vaguement hocher de la tête et se laisser à nouveau happer par son datapad personnel, où figuraient quantité d'informations nettement plus intéressantes obtenues Dieu sait comment.<br /><br />Pourtant, ce caillou de petite taille à l'échelle planétaire était des plus intéressants pour qui savait où regardait. Contrairement à sa planète sœur, luxuriante, calme, agricole, Raxus Prime était un monde que l'on qualifiait facilement de décharge, tant les pièces mécaniques et robotiques de toutes sortes s'y empilaient, pour le plus grand bonheur de la communauté locale de Jawa qui en faisait le commerce avec la CSI de manière exclusive. C'était en quelque sorte un accord de principe et de bons procédés, entre ce peuple qui excellait dans la ferraillerie et se trouvait dans son élément naturel, et une Confédération toujours plus avide de métal pour ses immenses flottes et ses innombrables droïdes de combat. Et quoi de mieux qu'une planète recouverte de métal pour abriter des chantiers navals, des usines d'armements, le tout exploitant les ressources de la planète.<br /><br />Depuis sa navette, Becky Katinsale observait les montagnes de déchets qui n'attendaient que d'être triées, avec un pincement au cœur. Cette planète était jadis, dit-on, aussi merveilleuse si ce n'est plus que sa voisine Raxus Secundus. Oh, elle n'enviait pas la planète-soeur, en aucun cas, mais elle regrettait de n'avoir pas pu voir cela de ses propres yeux, la grandeur et la déchéance d'un monde. A la base de celle-ci, on trouvait une corporation séparatiste, Sienar, qui pendant des années n'avait privilégié que le profit et l'efficacité, se fichant bien de l'écologie, la planète n'étant le berceau d'aucune espèce indigène. De fait, le gros million d'âme présent sur la planète correspondait uniquement aux ouvriers des spatioports et aux Jawas locaux. Si les premiers ne quittaient que peu leurs stations protégées de l'environnement hostile, les seconds eux s'étaient appropriés les grandes décharges, et y faisaient plus ou moins la loi. <br /><br />Regroupés en grands clans, ou « familles », les Jawas se déplaçaient en chars des sables, plus petits que sur Tatooine, mais plus rapides. Leur organisation, certes rudimentaire, se figeait autour d'un conseil de chefs de clans, qui tenait plus de la négociation des tarifs à appliquer à la CSI que du réel conseil tel qu'on pouvait l'imaginer. Au final, leur nom était à prendre au pied de la lettre : chaque clan prenait finalement ses propres décisions, mais il était rare que celles-ci aillent à l'encontre de leurs aînés. Répartis entre les cultivateurs, les protecteurs, les mécaniciens... les places étaient relativement figées, dans l'intérêt suprême du char des sables, et de la famille. Chacun se devait de faire son travail du mieux possible. Régulièrement, les Jawas arrivaient aux postes de transformation de la CSI, et monnayaient leurs trouvailles, ou les troquaient pour de l'eau et des vivres, suivant les besoins des moments. Une fois l'échange fait, ils repartaient pour les dunes de ferraille. Quant à leurs marchandises, elles étaient rapidement recyclées, modifiées, et envoyées par tonnes sur les vastes chantiers.<br /><br />Car Sienar avait fait de Raxus une de ses bases principales. Cette corporation, liée au Clan Bancaire Intergalactique et au Techno-syndicat, était spécialisée dans la fabrication de larges croiseurs, laissant les chasseurs notamment à Utapau, et sortait régulièrement de ses usines les fameuses frégates Providence, ou les Munificent, redoutables armes de guerre. C'était officiellement pour gérer la production de ces vaisseaux lourds que Becky Katinsale avait été nommée, quelques années auparavant, mais personne n'était réellement dupe. Sa faible présence locale, le fait qu'elle préfère largement les douceurs d'autres mondes aux vapeurs polluées de Raxus, son absence des différents conseils, tout portait à croire qu'elle n'était qu'une femme de paille, jetée là pour donner le change. Pourtant, il suffisait qu'elle lève le doigt pour qu'on l'écoute, et il lui suffisait d'un geste pour changer le destin d'un homme, fut-il ouvrier ou cadre supérieur. Le fait qu'elle arrive sur la planète était d'ailleurs mauvais signe pour de nombreuses personnes, et tous redoutaient son jugement.</i><br /><br /></p><div style="text-align:right">Kryann</div><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20376/avant-d-enlever-la-paille-de-l-oeil-de-ton-voisin...</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:20:45 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/20376.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:37 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Avant d&#x27;enlever la paille de l&#x27;oeil de ton voisin... on Wed, 25 Feb 2026 18:17:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><a rel="nofollow ugc" href="https://youtu.be/eduwBgDcMwY" target="_blank">Thème musical</a><br /><br /><i>Le Prédateur faisait pâle figure à côté des énormes Providences, Munificent et autres vaisseaux de guerre assemblés dans les gigantesques chantiers navals de Raxus Prime. Toute la planète n’était dédiée qu’à un seul objectif, la construction de ces machines surpuissantes capables de réduire à néant une flotte de vaisseaux légers sans même faiblir un instant, dotées d’une chasse surarmée et d’un armement surmultiplié. Oui, la Confédération, depuis des années, se préparait à la guerre. Personne ne savait vraiment contre qui, contre quoi, pourquoi ou quand. Mais tout le monde, dans les hautes sphères, s’attendait à une guerre. Atréïs ne pouvait pas être d’un autre avis. En voyant toutes ces armes de destruction massive, une seule pensée lui venait : de gré ou de force, la CSI ferait la guerre. Mais il ne comptait pas y participer, de son côté. Un autre conflit l’intéressait, et c’était pour cela qu’il accostait sur Prime.<br /><br />La station Prime était le seul et unique endroit qui se voulait habitable, en tout cas pour des êtres civilisés et donc si l’on exceptait les Jawas exploités par la Confédération pour la récupération des métaux locaux. Il n’y avait à bord que très peu d’organiques, un service de sécurité trié sur le volet et des administrateurs soumis au secret professionnel et d’État, et donc sans famille, amis ou accointances. C’était une bulle close de laquelle rien ne devait sortir hormis les commandes des différents systèmes, et les informations de la sous-préfet Becky Katinsale.<br /><br />Celle-ci se remettait difficilement de l’attentat qui l’avait touchée. Physiquement sur pied, elle attendait impatiemment la venue d’Irons, dite Vasburg, dite Helcar. La femme, ou plutôt, l’homme aux nombreux visages. Son dossier avait été empilé sous de nombreux autres, bien à l’abri dans la paperasse administrative confédérée, mais son nom avait fini par ressortir. Becky devait bien admettre que la Générale Suprême avait bien joué ses cartes : user de son influence pour faire du Gurlanin ses yeux et ses oreilles était un coup qui semblait anodin mais pourrait bien se retrouver être un atout majeur dans les conflits qui viendraient. Le désormais Commandant avait fait montre de talents pour l’infiltration, l’assassinat et la déduction qui en faisaient un pion important sur l’échiquier politique dont elle n’avait pourtant que faire. Malheureusement, ses capacités n’avaient pas été à même de lui éviter le pire des sorts, la mort. Ou presque. Et c’était là qu’elle entrait en scène.<br /><br />Lorsque la Corvette Corellienne se posa sur la plate-forme d’atterrissage, ce fut une commandante Irons tirée aux quatre épingles, et seule, qui posa le pied sur la décharge planétaire. Ses hautes bottes claquaient sur le sol métallique, ses cheveux roux dansaient doucement autour de son visage alors qu’elle marchait au devant de deux droïdes B1 qui s’approchaient d’elle, blasters baissés. Ils la saluèrent avec respect, lui faisant signe d’attendre alors que plus loin, un Neimoidien forçait le pas dans sa direction. Les yeux noirs d’Irons se posèrent sur le petit humanoïde qui lui semblait ridicule. Son IA lui indiquait pourtant qu’il s’agissait là de l’un des administrateurs généraux, mais seule Katinsale l’intéressait à cet instant. Focalisé sur son objectif, il avait laissé à ses acolytes le soin de s’occuper du vaisseau et des tâches administratives. Ils auraient largement le temps de savoir ce qui se passait plus tard. </i><br /><br />-Co… mmandante… Irons…<br /><br /><i>L’alien était essoufflé, lamentable dans ses habits trop chics pour un endroit pareil et ne s’attirait de la part de la militaire qu’un regard condescendant et méprisant alors qu’elle croisa les bras pour attendre qu’il veuille bien reprendre son souffle.</i><br /><br />-Je vous souhaite la bienvenue… aaah… sur Raxus Prime, chantier naval de la glorieuse Confédération. Soyez assurée de notre pleine coopération et de notre ravissement quant à votre venue. Madame Katinsale vous attend, mais peut-être désirez-vous un rafraîchissement ? Manger quelque chose ? Vous reposer ? Vous seriez notre obligée…<br /><span style="color:#ffffff"><br />-Coupons court aux mondanités, administrateur Neko. Je n’ai guère de temps à perdre.</span><br /><br /><i>« Contrairement à vous » aurait-elle pu ajouter sans rien risquer. Raxus Prime tournait à la perfection grâce au génie technique des droïdes séparatistes, et ce en dépit des incompétents que l’on plaçait à la tête des usines, des financiers qui n’avaient par pour objectif de faire briller la CSI, mais bien leur compte en banque, et Neko faisait partie de cette caste, comme nombre de ses semblables. Il était d’ailleurs surprenant, pour Atréïs, qu’une race aussi peu habile de ses mains ait pu survivre si longtemps dans le concert galactique. Mais maintenant qu’ils étaient là à faire de la politique, il fallait compter avec et sur eux. Aussi, sans un mot de plus, il fit mine de prendre les devants sans même un regard pour les droïdes, se faisant tout juste devancer par le Neimoidien qui devait aimer s’entendre parler tant il vantait les mérites mille fois connus de la planète et de son efficacité, donnant presque une migraine au Gurlanin qui devait se retenir de lui dire de se taire. Heureusement, la station n’était pas immense et ils furent bientôt au bureau tant attendu. Enfin. <br /><br />Laissé seul, il ferma les yeux. Beaucoup de choses s’étaient passées et il espérait que cette rencontre mettrait une réponse sur bon nombre de ses questions, quitte à en ouvrir de nouvelles. Peut-être cet espoir serait-il déçu mais le message qu’avait laissé la sous-préfète en charge de la planète était porteur de cet espoir-là, malgré son ton lugubre. Ce qui n’était guère étonnant de la part de la politicienne. En poste depuis des années, elle n’avait que rarement fait usage de son droit à la parole à l’Assemblée des Préfets, se contentant d’apporter sa voix lors des divers votes ou de donner des indications vagues. En somme, elle était utile, car elle faisait tourner la planète sans faire de remous, laissant la place vide aux ambitieux qui savaient qu’elle ne serait pas dans leurs pattes ni dans les rangs de leurs ennemis. Un pantin, une marionnette que l’on faisait bouger à sa convenance pour les grands groupes et conglomérats qui constituaient la CSI. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">-Sous-préfète Katinsale. Je suis la Commandante Irons, du Prédateur.</span><br /><br /><i>Un sourire léger s’étala sur le visage de la femme lorsque la militaire entra. Avec une certaine peine, elle se leva de son siège, se laissant soutenir de ses mains plaquées sur son bureau. On était bien loin de l’image qu’Atréïs pouvait s’en faire, de cette femme distante et discrète, voire distraite.</i><br /><br />-Commandante Irons. Je vous souhaite la bienvenue sur Raxus Prime, à mon tour. Je vous en prie, asseyez-vous, nous avons beaucoup à nous dire.<br /><br /><i>Atréïs s’exécuta, scrutant la femme, droit dans les yeux, s’attendant clairement au pire.</i><br /><br />-Je vous remercie d’avoir fait le trajet aussi rapidement, eut égard aux circonstances. J’ai appris votre accident, en même temps que je découvrais votre existence.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Venons en au but, sous préfete, je vous prie. Je doute que vous convoquiez ainsi une militaire sans une bonne raison.</span><br /><br /><i>Le sourire sur le visage de Katinsale s’élargit. Elle tira un brouilleur d’un tiroir de son bureau et le posa devant elle. Immédiatement, elle perdit son sourire alors qu’elle l’activa.</i><br /><br />-Puisque vous y tenez. Je sais que vous n’êtes pas ce que vous prétendez être, « commandante ». Pas plus que vous n’êtes un Lieutenant de la Marine, pas plus que vous n’êtes un soldat. Sans offenses.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Il n’y a pas d’offenses tant que c’est justifié, sous-préfète. J’attends la dite justification, désormais.</span><br /><br />-Celle-ci est assez simple. Je sais que vous êtes un agent du SIS, ou plus précisément, un agent double du SIS et de la Générale Suprême Valkoinen. Inutile d’être surpris : c’est moi qui ai poussé pour vous faire recruter dans la branche du DCRS lorsque j’ai eu vent de vos… capacités. Laissez moi me présenter à nouveau : Kate Beckinsale, directrice du SIS.<br /><br /><i>Les deux se regardèrent pendant une longue minute, se jaugeant du regard. Alors comme ça, elle jouait cartes sur table, directement ? C’était inattendu, mais révélateur de ce qui se passait. La règle d’or au DSP et au DCRS était la discrétion et la confidentialité absolue. Quelque chose se tramait, et c’était plus gros que tout ce qu’il pouvait imaginer.</i><br /><br />-C’est à moi que vous devez votre réussite sur Utapau, Agent. Quand bien même celle-ci fut toute relative, puisque vous n’êtes pas parvenu à l’exploiter comme il se devait. Oui, c’est bien moi qui vous ai dévoilé le complot ourdi par Eljdurath. Mais cela n’a plus guère d’importance, désormais, car nous sommes arrivés bien trop tard. Vous êtes arrivé bien trop tard. Eljdurath est mort, entraînant ses secrets et ses raisons avec lui dans la tombe.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Pourquoi m’avoir révélé cela, dans ce cas ? Si c’était trop tard ?</span><br /><br />-Car j’avais besoin que vous gagniez la confiance de la Générale Suprême. Toute intelligente est-elle, il lui manque des informations sur le combat qu’elle mène, car elle n’a placé ses pions que trop tardivement. <br /><br /><span style="color:#ffffff">-Dois-je comprendre que nous sommes tout trois du même bord ?</span><br /><br />-Pour l’heure. Mais les lignes bougent, à tous les étages, et il nous revient la lourde tâche que de stabiliser l’ensemble.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Pourquoi le SIS ? La menace est-elle extérieure ?</span><br /><br />-Externe et interne, c’est pour cela que nous sommes concernés, que nous devons utiliser le minimum de moyens pour un maximum de résultats. Vous avez gagné la confiance de la Générale, vous êtes l’un de ses hommes, vous avez les mains libres pour agir, en plus de vos… capacités naturelles. Le danger ne vient pas des morts, mais bien des vivants.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-De quels vivants parlons-nous, Directrice ?</span><br /><br />-De ceux qui rongent l’intérieur de la CSI, Agent. Le Consulat et leurs apostats, leur engeance, l’Assemblée des Préfets Séparatistes. En se tirant dans les pattes et en tirant la couverture à eux, ils en oublient l’essentiel de leur mission, et cela fait d’eux ni plus ni moins que des traîtres. Les mêmes traîtres que ceux que vous a chargé de châtier Valkoinen. Les mêmes traîtres qui ont ordonné votre exécution.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Mon… ?</span><br /><br />-Qui d’autre aurait pu vous retrouver si facilement, Agent Helcar ? Qui d’autre que la main du Consulat lui-même pour éliminer ses ennemis ? Vous vous êtes fait une némésis puissante en la personne du Colonel Cinder. Lorsqu’il apprendra votre survie, il n’aura de cesse de vous poursuivre tant que sa mission ne sera pas achevée.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Pas plus que je n’aurais de repos tant que je n’aurais pas accompli la mienne, Directrice. Mon devoir envers la CSI m’oblige, et je m’acquitterai de cette mission.</span><br /><br />-Alors, c’est parfait, commandante. J’espère que vous serez couronnée de succès et que vous aurez à coeur les intérêts de la CSI.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Bien sûr, Directrice.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168412</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168412</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Avant d&#x27;enlever la paille de l&#x27;oeil de ton voisin... on Wed, 25 Feb 2026 18:17:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Si il était une chose que l'on ne pouvait pas reprocher à la sous-préfète Katinsale, c'est qu'elle savait masquer les problèmes et les rendre intangibles. L'attentat qui l'avait frappée, au cœur même de la planète décharge, avait laissé des traces sur son cœur. Des traces, contrairement à celles de son visage réparées par la chirurgie, qui ne se refermeraient sans doute jamais. Des jours et des jours d'enquête, diligentée par ses soins, lui avaient permis de mettre la main sur les coupables. Ceux qui avaient posé les bombes, ceux qui avaient commandité l'assassinat, tous avaient été passés au blaster sous les yeux froids de la femme, qui s'était fait un plaisir de se réserver le dernier, se délectant de son regard terrifié au moment où elle appuyait sur la gâchette. Les droïdes qui l'accompagnaient virent leur mémoire effacée et elle avait pris grand soin de choisir le lieu de l'exécution sommaire. Des roturiers, des ouvriers, rien que de la chienlit. Mais la mauvaise herbe repousse toujours. Il était temps de passer aux actes.<br /><br />Et le premier d'entre eux serait de tourner son regard vers sa planète-soeur, Raxus Secundus, la florissante, la riche. Loin du tas de déchets sur lequel elle-même avait mis les pieds. Depuis que la sous-préfète Osso, avec toutes ses prétentions et ses idées, avait mis le pied dans le palais préfectoral, il y avait de plus en plus d'allées et venues vers le système Raxus. Non que cela la contrariait ou l'enchantait : Raxus Prime restait en dehors de toutes ces considérations, comme toujours. Mais cela l'intriguait, notamment ce projet d'arborescence sur lequel travaillait la jeune femme blanche. Sans doute faudrait-il un jour qu'elle se fende d'un voyage dans son palais. Mais pour l'heure, elle avait à faire.<br /><br />Reprenant place dans son bureau, elle activa son holotransmetteur, cryptant la communication. Pas d'hologramme, pas d'image, juste des sons et des voix modifiées. De l'autre côté, le comlink n'indiquerait qu'une transmission de haute importance.</i><br /><br />-Bonjour. J'ai à vous parler, de toute urgence.<br /><span style="color:#ffff00"><br />-Ca va être problématique. Ici le sergent Tregar. On a un souci avec la Commandante.</span><br /><br />-Je le sais. Communiquez-lui les coordonnées que je vous envoie dès qu'elle sera rétablie. Et faites vite.<br /><br /><span style="color:#ffff00">-Euh... Et qu'est-ce.</span><br /><br /><i>Il n'eut pas le temps de poursuivre sa phrase. Elle n'avait pas le loisir de passer son temps avec des sous-fifres qui n'étaient pas impliqués. Elle avait eu vent de l'incident concernant la Commandante Irons. Et elle savait pertinemment qui était derrière cela. C'était un jeu dangereux auquel jouait la militaire, et tant qu'elle n'aurait pas toutes les règles, elle risquait de sombrer dans l'abîme, et d'emmener beaucoup de gens avec elle. Le fauteuil de Becky se tourna vers sa grande fenêtre, vers la planète. Par la vitre, elle pouvait voir les gigantesques chantiers vomir des vaisseaux à une cadence accélérée. Ces derniers temps, les commandes affluaient. Les nuages noirs s'amoncelaient au dessus de la Galaxie.<br /><br />Bientôt.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168411</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168411</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Avant d&#x27;enlever la paille de l&#x27;oeil de ton voisin... on Wed, 25 Feb 2026 18:17:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Super PNJ</p>
<p dir="auto"><i>Becky Katinsale regardait la vue depuis sa navette, à travers le hublot, pensive. Comme bien souvent, elle était plus ou moins perdue dans des pensées peu avouables et retorses. Ou bien n’était-ce qu’un masque de façade et son esprit était-il simplement occupé à divaguer de ci, de là, sans réel but constructif, ni profondeur de pensée ? Difficile à dire. De manière générale, il était compliqué, si ce n’était impossible, de deviner ce qui se tramait dans l’esprit de la sous-préfète de Raxus Prime. Tout simplement car elle avait pris grand soin de masquer ce qu’elle était réellement. Derrière son sourire poli et ses coiffures simples et strictes, il se cachait un visage indéchiffrable. Froide et distante, ses rares interventions étaient toujours réduites au strict minimum, mais ses conclusions étaient toujours implacables. C’était une des raisons qui la poussait à n’être que peu investie dans le collège des préfets. Non pas qu’elle mésestimait ses collègues, mais elle leur laissait la primeur des décisions, se contentant de trancher en un sens ou l’autre lorsque la situation l’exigeait. En cela, elle était une politicienne redoutable.<br /> <br />Bien sûr, cette réputation ne s’était pas faite seule, mais le temps aidant, elle s’était fait sa place ainsi, se montrant suffisamment indispensable pour ne pas être inquiétée, et suffisamment transparente pour ne pas être remarquée. C’était surtout cela qui lui tenait à cœur, une relative tranquillité dans un système plutôt reculé mais absolument essentiel de par ses chantiers navals. Une faible population, mais variée, des commandes qui affluaient en ces temps de course à l’armement, et surtout une influence grandissante dans l’ombre. Ce jour-là était un des rares qui la voyait revenir sur la planète qu’elle gouvernait, déléguant habituellement cette tâche à d’autres administrateurs compétents, mais moins ambitieux, la femme se contentant finalement à son tour de prendre les décisions de la plus haute importance. A quoi occupait-elle le reste de ses journées, nul ne le savait. Pas de famille, pas d’époux ni d’épouse, aucune accointance connue et une absence des radars de la CSI.<br /> <br />La navette se posa à l’astroport sans aucune cérémonie, ni trompette ni tapis rouge, aussi discrète et anonyme que sa passagère pourtant d'importance. Celle-ci mit le pied sur la planète-décharge d'un pas vif et assuré, renvoyant aussi sèchement qu'on le pouvait le droïde chargé de l'accueil sans autre forme de cérémonie. Elle n'était pas là pour être aimable, certainement pas. Les affaires des chantiers navals nécessitaient sa présence pendant quelques jours, et il n'était pas question qu'on la perturbe avec autre chose. La CSI avait manifestement des commandes en provenance d'Hypori. Un fait qui étonnait suffisamment Katinsale pour qu'elle se penche sur le sujet. Hers Rasto avait ses propres moyens de production, pourquoi solliciterait-il les fonderies Raxiennes ? Non que la perspective de faire rentrer des fonds lui déplaisait, mais le timing était étrange. Rasto était un administrateur de génie, un spécialiste de la réduction des coûts et des process. <br /><br />Toute à sa réflexion, elle rejoignit son bureau. Celui-ci, inoccupé la majorité du temps, était comme toujours et à sa demande parfaitement en ordre. Chaque meuble, chaque dossier y avait sa place, et il n'était pas question que quoi que ce soit bouge. Lorsqu'elle s'assit à sa place, ses yeux se braquèrent sur les dossiers d'investissements transmis par Hypori. Les fameux. Des commandes de vaisseaux de guerre suffisamment impressionnantes pour attirer son attention. Ce fut lorsqu'elle l'ouvrit qu'elle leva le lièvre. Trop tard.<br /><br />Un clic sonore. Becky Katinsale eut à peine le temps de se jeter au sol, dans un réflexe aussi improbable que salvateur. Au moment où elle heurtait violemment le sol carrelé, son bureau explosa dans une gerbe de feu destinée à envelopper la sous-préfete. Celle-ci, protégée par le cuir de son fauteuil, au moins partiellement, se retrouva soufflée en arrière avec les meubles, plaquée contre un mur avec violence, alors que son bureau semblait s'effondrer sur ses fondations, au moment où une seconde charge, plus loin, explosait alors qu'un droïde cherchait à rentrer dans la salle. A son tour, celui-ci fut soufflé par une explosion anti-personnelle qui masqua tout juste le cri de la sous-préfète, mêlant douleur et surprise.<br /><br />A suivre...<br /></i><br /><br />Atréïs</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168410</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168410</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:38 GMT</pubDate></item></channel></rss>