<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Un rapport d&#x27;envergure]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Trent Kith</p>
<p dir="auto"><i><div style="text-align:justify">Les derniers moteurs du vétuste cargo commercial s’éteignirent poussivement, lâchant des volutes de vapeur autour. La trappe principale s’abaissa lentement, tandis que les passerelles de débarquements se collaient aux écoutilles. Trent, courbaturé, et de très mauvaise humeur, passa une botte à l’extérieure de la sortie bâbord, puis tout son corps, et se retrouva à l’air libre du spatioport de la cité flottante d’Hikahi. La lumière l’éblouit quelque peu, l’air marin assaillit ses narines. Derrière lui, les quelques passagers du vol s’échappait de la carcasse métallique rouillée, et il fut rejoint par Seil et Aald.<br /><br />Les trois jeunes militaires, dont les uniformes détonaient avec le reste des passagers, s’élancèrent vers les baies de sortie du complexe. Leurs pas raisonnaient sur le tarmac à mesure qu’ils avançaient. Le ciel était d’un bleu éclatant, le soleil leur tombait directement dessus, et l’on pouvait entendre au loin, par-dessus les bruits des moteurs, le son des vagues. Cependant, le jeune lieutenant conservait une première impression négative de Mon Calmari, car c’était bel et bien la première fois qu’il visitait le monde aquatique. </div></i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Un vol commercial bon sang</span></strong><i> finit-il par éclater lorsqu’ils arrivèrent aux portes automatiques.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Vous ne vous en êtes toujours pas remis</span></strong><i>, sourit Seil.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Une mission d’une telle importance, et l’Etat-major est tout juste bon à nous trouver des places éco sur un cargo qui date de la guerre en hyperespace…</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Cela ne se serait pas passé comme ça avant.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Avant ?</span></strong><br /><br /><i>Trent s’arrêta alors que le petit groupe récupérait ses bagages au centre de tri. Les paroles du colonel Thor résonnèrent en écho dans sa tête. Il fixa suspicieusement Seil. La curiosité le démangeait.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Vous voulez dire sous l’Empire ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- On peut dire ça oui</span></strong><i>, répondit évasivement Seil qui remarquait que quelque chose clochait. </i> <br />  <br /><strong><span style="color:#ffffff">- Possible. Mais on peut se dire aussi que si les choses avaient été faites avant, on n’en serait pas là</span></strong><i>, rétorqua Trent en affichant un franc sourire.</i><br /><br /><i>Ce franc sourire, il le savait, déstabilisait souvent les gens au cours des joutes verbales. On n’était peu habitué à avoir un opposant aussi souriant. Le lieutenant marin ne répondit rien, et se contenta d’emboiter le pas d’Aald qui se dirigeait vers la sortie.<br /><br />Ici aussi on enlevait les drapeaux impériaux, on changeait les hologrammes, et on arrachait à la va vite les affiches enjoignant la population à dénoncer jedi, rebelles et autres terroristes. Ce genre de détails faisait sourire Kith, surtout quand il s’agissait de changer le décorum, alors qu’au fond rien ne bougeait réellement. <br />Cette pensée fit naître chez lui une série d’autres idées, sur sa vie à lui, sur son chemin, son devoir et son engagement. Il ne parvenait toujours pas à prendre suffisamment de recul pour observer et juger le chemin qu’il avait parcouru. Et cette envie de réfléchir s’imposait de plus à plus à son esprit.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Bien, qui doit nous recevoir ?</span></strong><br /><br /><i>Mais le devoir, la charge et l’urgence de la situation repoussait toujours cela à plus tard. L’espace d’un instant Trent se vit dans le futur, se réveillant et se demandant pourquoi il avait gâché tant d’années. Mais le visage semi-perplexe de Seil le ramena durement à la réalité. </i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Normalement une estafette de la garnison locale, les chantiers sont déjà au courant de notre arrivée, ce n’est pas tous les jours qu’une telle réorganisation a lieu.</span></strong> <br /><br /><i><div style="text-align:justify">Le petit groupe récupéra ses affaires, et Trent chaussa ses lunettes de soleil, ses yeux abîmés n’allaient pas supporter les reflets des immenses océans planétaires. Bien lui en prit, car à la sortie principale de l’aile secondaire de l’astroport, il n’y avait qu’un immense boulevard pour les séparer des eaux Mon Cals. Un speeder marqué des symboles républicains les attendait un peu plus loin, avec deux simples soldats pour les conduire.<br /><br />Un quart d’heure plus tard, le trio se retrouvait dans l’un des postes militaires de la mission Enclume, chargée de protéger les chantiers du monde aquatique. Ils étaient désormais loin des grandes tours du centre-ville, autour du camp militaire s’étendait surtout des immeubles bas et des maisons simples, disposés sur les extérieures de l’immense cité flottante. Une banlieue de bâtiments gris et blancs s’étiraient à l’infini. <br />On les avait fait entrer dans le bâtiment de commandement, en leur indiquant qu’un responsable s’occuperait très prochainement d’eux. Depuis, Trent était rivé à l’imposante baie vitrée, ses yeux ne se lassant pas de contempler le vaste paysage qui s’offraient à eux. <br /><br />D’aussi loin qu’il pouvait se souvenir, le jeune Kith avait toujours été passionné des grands espaces. Ayant grandi dans l’univers confiné et cloisonné des cité-minières, où il ne faisait pas bon d’être claustrophobe, les ouvertures sur des horizons géographiques plus larges étaient rares et précieuses. 	<br />Il se surprit à repenser à son enfance sur Burnin Konn, et à sa vie d’autrefois. Une vague impression de nostalgie mais surtout de dégoût le fit s’arrêter rapidement. Il n’y avait généralement rien de bon à remuer le passé, et encore moins ce passé-là.<br /><br />Finalement un lieutenant-colonel du nom de Bragg se présenta, et les invita à le suivre dans son bureau. L’officier en question était un colosse humain, bien que son ventre semble montrer un début de gonflement, il était certain que Bragg disposait d’une condition physique exceptionnelle. En s’installant sur l’une des chaises de pur style impérial que le lieutenant-colonel lui présentait, Trent s’estimait heureux d’être dans le même camp que cet individu. </div></i><br /><br />* J’en connais un qui a dû avoir les meilleures notes en corps-à-corps à l’Académie…*<br /><br /><i>Après avoir échangé des platitudes du protocole militaire, et accepté une tasse de thé confectionné à base d’extraits de Krakan, ils abordèrent rapidement le sujet de leur visite.</i><br /><br /><strong><span style="color:#00ff00">- J’ai cru comprendre que votre mission revêtait un caractère de la plus haute importance, au vu de vos accréditations</span></strong>,<i> lança Bragg en croisant ses énormes doigts devant son visage.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- C’est effectivement le cas</span></strong><i>, répondit Trent en posant la tasse de l’infect breuvage sur le bureau sombre.</i> <strong><span style="color:#ffffff">Et au vu de ce caractère particulier, vous comprendrez aussi qu’il faut que cette mission soit terminée le plus rapidement possible.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ff00">- Je vois où vous voulez en venir lieutenant, sachez que toute la garnison locale se tient prête à vous aider, dans la mesure du raisonnable évidement.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">-Evidement.</span></strong><br /><br /><i>Trent opina du chef. L’officier Bragg était vraiment étrange. Ses manières et sa façon de parler tranchait radicalement avec son aspect physique, donnant un résultat des plus troublants. Le jeune sous-officier soupçonna le lieutenant-colonel d’user de sa bonhomie extérieure pour tromper d’éventuels adversaires, incapables de deviner l’intelligence qui se retranchait derrière ces monceaux de muscles. </i><br /><br /><strong><span style="color:#00ff00">- Dans l’immédiat, et compte tenu du voyage sûrement éprouvant que vous avez effectué, j’ai pris la liberté de vous réservez plusieurs chambres dans le bâtiment réservé aux officiels, nos baraquements sont saturés voyez-vous, et j’ai pensé que vous aimeriez vous reposer un peu avant d’attaquer le cœur du problème.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- C’est une attention très délicate de votre part, lieutenant-colonel, vous avez toute notre gratitude.</span></strong><br /><br /><i>Les deux autres officiers de Coruscant acquiescèrent silencieusement tandis que Bragg les raccompagnaient vers la sortie. </i><br /><br /><strong><span style="color:#00ff00">- Un véhicule viendra vous chercher à 09-00 demain matin, d’ici là vous avez toute la soirée pour explorer une petite part de Mon Cal</span></strong><i>, déclara Bragg en souriant. Il rajouta en chuchotant à l’intention Seil :</i><strong><span style="color:#00ff00"> le thé de Krakan est réputé pour ses vertus aphrodisiaques, et ces derniers temps l’été bouscule le sang des locaux.</span></strong><br /><br /><i>Le visage du lieutenant de Marine vira au cramoisi tandis qu’il s’empressait de rejoindre la cour, en dépassant une Aald intriguée. Trent se fendit d’un sourire franc et quitta chaleureusement l’officier Bragg. Décidément oui, il était content d’être dans le même camp. <br /></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20341/un-rapport-d-envergure</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:11:13 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/20341.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Un rapport d&#x27;envergure on Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Trent Kith</p>
<p dir="auto"><i><div style="text-align:justify">Les concepts philosophiques et politiques ont toujours eu un aspect flou et impénétrable pour Trent. Ce n’est pas que son esprit eut été trop limité pour les comprendre (encore que…) mais plutôt qu’il n’avait jamais eu le temps de bien les étudier, de les envisager pour tenter de les percer à jour. D’une manière générale, le jeune homme n’avait jamais eu le temps pour grand-chose. Peu de temps pour étudier car accablé par le travail industriel ; peu de temps pour se forger un esprit critique car compressé par l’entraînement et l’endoctrinement impérial ; peu de temps pour se définir car pris par sa carrière militaire. <br /><br />Peut-être donc que sa situation actuelle était à mettre sur le compte du manque de temps ? Qui sait, s’il en avait eu le temps, Trent aurait peut-être pu déterminer l’allégeance de Seil, ou même comprendre qu’une attaque de pirates/déserteurs sur un petit cargo commercial sans intérêt avait un but caché ? Toujours pris dans l’urgence des situations, à chaque fois face à des choix cruciaux, jamais il n’avait fait le bon choix, du moins lui semblait-il. <br /><br />La majorité des êtres vivants conscients ont tendance à chercher par tous les moyens un bouc-émissaire, un coupable à accuser de leurs problèmes et des catastrophes qui s’abattent sur eux. Kith lui n’avait qu’une seule personne à accuser au fond, lorsque toutes les couches de problèmes étaient soulevées, il ne restait plus qu’un coupable : lui-même. <br /><br />Coupable d’avoir plus ou moins subis sa vie, sans vraiment se décider à la vivre volontairement. Seul sa décision de rejoindre l’armée impériale à ses 18 ans lui semblait être l’unique exemple de libre choix ; mais en y réfléchissant bien une seule motivation l’avait poussé : quitter sa planète. C’était donc encore un autre impératif qui l’avait jeté dans cette voie, une autre chose qu’il n’avait pas choisi. Trent sentait que dans cette réflexion qu’il avait amorcée depuis son réveil à l’Hôpital central de Coruscant se trouvait la clé de son errance. Une vérité conditionnée à son existence qui lui permettrait de vivre plus librement et d’une meilleure façon. <br /><br />Telles étaient les pensées qui tournaient, un peu en vrac, dans l’esprit à moitié-comateux de Trent. Il n’avait pas de notion du temps qui passait, ou des lieux dans lesquels il se trouvait. A dire vrai, il ne savait pas s’il était mort, ou s’il avait encore une quelconque existence physique.</div> </i><br /><br />* <strong>Un truc comme dans ces holofilms de sf pourris, où le héros se fait découper, et que son cerveau reste en vie dans une cuve… </strong>* <br /><br /></p><div style="text-align:justify"><i>Toute une série d’images plus horribles les unes que les autres traversèrent son esprit, une panique s’y infiltra et saisi tout son mental. La peur. La vraie peur. Pas l’anxiété ou la peur que l’on ressent dans les combats. Quand on se bat, on ne peut pas réaliser toute l’étendue de sa peur. Elle est certes violente, mais l’adrénaline et l’environnement font qu’elle ne peut jamais s’exprimer entièrement. A ce moment précis, Trent se retrouvait face à une peur qui ne trouvait aucune barrière, aucune limite à son expansion. Il crut devenir fou. Puis quelque chose lui permit de reprendre le contrôle. <br /><br />Paradoxalement c’est bien la peur qui le ramena à la réalité, et lui fit constater, douloureusement, qu’il était en vie. La violence de la peur qui massacrait son esprit se répercuta, et finit par toucher son corps même. Ce-dernier commença à être parcouru de spasmes violents et non maîtrisés. Les spasmes firent revenir la conscience corporelle. Le lieutenant républicain revint alors de son monde intangible où il était prisonnier, et tenta d’ouvrir les yeux.<br /><br />Une foule de petites douleurs physiques l’assaillirent aussi tôt, puis plusieurs grosses sensations se firent sentir. D’abord, la soif, puis le froid, ensuite les courbatures et enfin la douleur plus forte que les autres à son épaule droite. Instinctivement il tenta de soulever son bras droit. Le poids de sa prothèse métallique fut plus éprouvant que d’habitude, mais il parvint à déplacer son membre. Un premier pas vers le salut. <br /><br />La mémoire refit son arrivée, et avec elle, l’entièreté de son esprit, désormais à l’abris de la peur. Les deux éléments constitutifs de sa vie se rencontrèrent enfin, et Trent refit surface. Il se souvint de tout, y compris de la douleur du dernier coup que lui avait infligé un des pirates. Ses paupières se relevèrent lentement, découvrant une pièce carrée plongée dans l’obscurité.<br /><br />Le froid régnait en maître dans cette salle. Il s’infiltrait dans la tenue de Kith. Ce-dernier remarqua alors qu’il n’avait plus sa veste, et qu’un bandage entourait son épaule blessée. Ses bottes avaient disparu, son pantalon était tâché et froissé, et évidemment aucune trace de son blaster. Il était adossé par terre à une paroi de pierre froide, courbaturé et pourtant reposé. De la drogue, c’était la seule explication. Un coup, même violent, n’aurait pas pu le mettre KO au point que ses assaillants eussent pu avoir la possibilité de le déshabiller et le panser. Quel triste état pour un militaire républicain. <br /><br />Il tenta de se redresser, mais se ravisa au vu de la douleur de son épaule. Il n’osa pas enlever le bandage pour étudier sa blessure. Mieux valait éviter d’aggraver son état précaire. Des bruits se firent entendre au loin, ses oreilles ayant été habituées au silence détectèrent facilement leur avancée. Des pas, Trent en était certain. Un bruit de serrure, et une sorte de porte s’ouvrit en face de lui, laissant s’engouffrer une lumière artificielle. La luminosité fut trop forte pour l’humain qui ferma les yeux par réflexe. Quelqu’un venait de pénétrer dans la pièce, et Kith avait une petite idée de qui il pouvait s’agir.</i></div><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Bienvenue chez les vivants</span></strong><i>, lança Seil en s’accroupissant pour être à son niveau.</i> <strong><span style="color:#ffff00">Vous avez l’air minable Trent.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Pas autant que vous. Où sommes-nous ?</span><br /></strong><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Rhen Var. Plutôt loin de l’antique citadelle, mais quand même dans sa région. Elle nous sert de point de repère. </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- J’imagine que le chauffage central coûte trop cher.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Ironiser la situation ne la rendra pas plus douce Trent.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Je suis prisonnier, et vous voulez même m’enlever ma liberté de plaisanter Seil ? Franchement bravo, vous avez bien choisi votre camp, vous feriez un parfait petit dictateur en robe.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Vous êtes devenu officier politique pendant le trajet ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Non, juste doué de bon sens. Qu’avez-vous fait du reste de l’équipage et des passagers ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Nous conservons les passagers avec nous comme otages.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Et l’équipage ?</span></strong><br /><br /><i>Seil se releva tranquillement ; Trent commençait à pouvoir rouvrir les yeux, et entrapercevait l’uniforme noir de son interlocuteur.<br /></i><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Qu’avez-vous fait de l’équipage Seil ?</span></strong> <i>la question était plus insistante.<br /></i><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Nous nous sommes débarrassés d’eux, pas de risque de voir quelqu’un piloter s’échapper et rameuter du renfort.</span></strong> 	<br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Sale chien de traître…</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- En voilà un comble ! C’est moi le traître dans toute cette histoire !</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Ce n’est pas une histoire votre affaire, c’est une farce, de très mauvaise facture qui plus est.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Vous avez abandonné l’Empire Trent ! Vous avez renié vos serments, votre honneur, votre passé, et plus que tout, vous avez trahis les vôtres ! </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Bla bla bla, j’ai fait un choix, et ça c’est ce qui vous emmerd* le plus, c’est tout. </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Vraiment, vous avez choisi ? Non, je ne vous crois pas. La vérité est que vous avez agi avec couardise. Pourquoi n’avez-vous pas arrêté les sénateurs comme ordonné par l’Empereur ? Pourquoi avoir désobéi ? Parce que l’armée coruscanti attendait dehors, parce qu’un DCI stationnait au-dessus du Sénat, et que vous ne vouliez pas finir vaporisé, voilà tout.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Intéressant de voir que vous passez votre temps à éplucher les dossiers des autres. Je n’ai pas obéi parce que personne ne m’a donné d’ordre. J’espère que vous savez ce qu’est une chaîne de commandement Seil. Que l’Omega ordonne, exige autant qu’il veut, un soldat ne s’exécute que si son officier direct lui donne l’ordre. Et mes ordres à moi à ce moment précis était de mettre aux arrêts des espions confédérés. Et savez-vous quel a été mon ordre suivant ? De quitter le Sénat pour une opération spéciale du BSI. </span></strong><br /><br /><i>Trent toussa. La soif revenait à la charge et tiraillait sa gorge. La douleur était là, mais il voulait continuer à parler. Il voulait montrer à cet individu qu’il haïssait à quel point il était dans l’erreur, à quelle point la cause que Kith défendait était juste.</i> <br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Alors que l’Empire mourrait de son propre cancer, j’accomplissais une mission pour son plus fervent défenseur. Voilà ce que je faisais. Et quand tout cela a été terminé, j’avais le choix. Celui d’aller vers l’avant, ou celui de rester recroquevillé sur le passé, au risque de tout détruire. Ce que vous, vous avez choisi, par stupidité je pense.</span></strong><br /><br /><i>Le coup de poing heurta sa bouche de plein fouet, et augmenta la douleur par la puissance de la surprise. Sa tête ballotta quelque peu, et un filet de bave et de sang coula sur son maillot de corps. </i><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- J’ai choisi ma voie par fidélité et loyauté. Comment votre République peut-elle imaginer survivre si elle est servie par une bande de couards et de faibles comme vous, prêts à changer d’allégeance au moindre coup de feu ? C’est ridicule. </span></strong><br /><br /><i>Seil marcha d’un pas ferme vers la sortie de la pièce. Avant de sortir il se retourna vers Trent.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffff00">- Essayez de vous mettre debout, nous allons faire une petite balade d’ici quelques minutes. </span></strong><br /><br /><div style="text-align:justify"><i>La porte se referma lourdement, plongeant de nouveau le prisonnier dans l’obscurité. Brisé physiquement, mais pas psychologiquement, c’était ce à quoi Trent se rattachait. Il passa son temps à se remémorer l’endoctrinement impérial qu’il avait reçu à l’Académie militaire. Ironie du sort, il avait appris à se défendre et à se débrouiller face à ce genre de situation dans le cas inverse. On lui avait enseigné comment tenir en tant que soldat impérial face à des rebelles, résistants qui pouvaient facilement capturer le personnel militaire de l’Empire. Désormais il était du côté institutionnel de la majorité de ce qui furent lesdits rebelles, et luttaient face à des résistants impériaux. Drôle de changement.<br /><br />Le temps passa, sans que Trent ne puisse jamais mesurer sa vitesse d’écoulement. La porte s’ouvrit de nouveau. Deux hommes, en treillis, entrèrent, l’agrippèrent et le forcèrent à se tenir debout. Sans aucune parole, ils lui firent enfiler une veste, ainsi qu’un lourd manteau, avant de le sortir de la salle. Le jeune homme se retrouva dans un couloir éclairé par plusieurs lumiglobes. Au fond du corridor un escalier en colimaçon, que ses geôliers lui firent grimper. <br /><br />Il fut escorté ainsi jusqu’à ce qu’il estima être le 5ème étage depuis sa cellule. Les premières salles qu’il traversa étaient vides, froides et donnaient sur l’extérieur. La lumière était violente, un flash continu de lumière se reflétant sur les vastes étendues de glace et de neige de Rhen Var. Trent parvint à déterminer que le bâtiment dans lequel il se trouvait était une vieille ruine, probablement bâtit par ceux ayant construit la célèbre Citadelle de la planète. Les immenses pièces recouvertes de glace et de givre étaient vides, à l’exception d’un lumi-globe par-ci et un braséro par-là. <br /><br />Le jeune lieutenant pensa immédiatement que le véritable campement de ses ravisseurs devait être souterrain, afin de supporter les terribles conditions de vie de ce monde glacé. Son esprit poursuivi son raisonnement. Combien pouvaient-ils être ? Les souterrains étaient-ils grands ? Sur combiens de klics s’étendaient-ils ? Des véhicules ? D’autres vaisseaux que le navire qui les avaient abordés ? Les chasseurs TIE étaient-ils au sol ? Une sorte de réflexion tactique pris le pas sur toutes les autres considérations de Kith. Chassez le naturel, il revient au galop. <br /><br />Enfin, ils passèrent ce qui autrefois devait être une porte d’entrée, et descendirent une volée de marches. Le prisonnier se retrouva alors dans une grande cour intérieure, verrouillée par les murailles abîmées voire affaissées de la structure. Il devait probablement s’agir d’un ancien avant-poste fortifié. Au milieu de la cour, plusieurs speeders recouverts de bâches étaient stationnés, entourés de caisses et divers conteneurs. Un groupe de personnes, en rang, lui faisait face. Ses deux geôliers l’amenèrent devant le groupe, où on lui fit faire un demi-tour, pour contempler le bâtiment principal, véritable donjon éventré sur la droite. <br /><br />Seul le bruit des bottes s’enfonçant dans la glace transperçait le silence pesant de la cour. Pas de vent, pas de paroles, rien. Le froid commençait à s’attaquer aux jambes de Trent, et notamment sa botte gauche trouée. Malgré le manteau, il sentait aussi sa prothèse métallique devenir chaque instant plus froide ; un poids mort de plus, un poids profondément désagréable. Chaque respiration lui donnait l’impression d’avoir des pics de glace enfoncés dans la gorge. Pourtant il ne bougeait pas de sa place, yeux fermés, il attendait, tentant de clarifier son esprit toujours perturbé. Il y eut plusieurs sons de l’autre côté de la cour, de légers râles, et des pas. <br /><br />Un autre convoi de prisonnier arrivait. Ils étaient 4, et en aussi mauvais état que Trent. Ils furent placés à côté de lui. Kith identifia deux civils, et deux soldats républicains, dont un sous-officier. Le soldat, uniforme ravagé, semblait avoir été sévèrement tabassé. Quelques minutes à peine après avoir été placé, il s’écroula la tête la première dans la neige, évanoui. L’un des civils tenta de le remettre debout, mais il fut roué de coup par un des loyalistes. <br /></i></div><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Lieutenant Kith, 31ème corps mécanisé</span></strong><i>, souffla-t-il au sous-officier à côté de lui.</i><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff">- Caporal Heor, 57ème Légion… On s’est fait choppé avec des réfugiés sur la passe après Mon Cal.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Dans le secteur Mon Cal moi aussi. Combien de temps ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff">- Une semaine pour moi et le soldat. Je crois qu’il passera pas la nuit… Vous ? </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Aucune idée, je viens de me réveiller tout à l’heure. m****, je ne sais même pas si on est le matin ou le soir.</span></strong><br /><br /><i>L’autre fit un léger sourire face au marches au loin. Trois silhouettes apparurent à leur droite, et vinrent se poster devant le groupe. <br /></i><br /><strong><span style="color:#00ffff">- Le capitaine Urahs, un fils de chien de la Marine, avec ses sbires : l’artilleur Kvenner, et le lieutenant…</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Seil, c’est lui qui m’a amené ici.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff">- Urahs et Seil sont des passionnés, qui croient pertinemment à leur mission et à leur idéologie ; des impériaux à la dure, de la trempe de Valiant sous G.Man. Les autres, Kvenner y compris, le font pour le fric, ou par dépit. Il paraît que c’était un équipage complet qui aurait déserté à l’avènement de la République et que…</span></strong><br /><br /><span style="color:#0000ff"><strong>- Silence !</strong></span><br /><br /><i>Un impérial fit tomber la crosse de son DC-15 sur le dos de Heor, qui accusa le coup en gémissant faiblement. Trent serra les dents, repoussant son envie de fracturer la mâchoire de l’agresseur. Le fameux capitaine Urahs, fringant dans son uniforme s’avança, mains dans le dos. </i><br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Il n’est qu’un pouvoir dans cette galaxie impitoyable : la force ! Ho non, je ne parle pas de cette croyance de dégénéré sensitif, non ! Je parle de la puissance, de la violence que l’on peut déchaîner, de la force aussi bien physique que mentale ! Une force, que seule l’Empire a su maîtriser ! Aujourd’hui, vous autres traîtres « républicains », vous allez être témoins, d’une démonstration de ce pouvoir.</strong></span><br /><br /><i>Il s’écarta de son estrade improvisée. Plusieurs pirates traînèrent le soldat évanoui et les deux civils à l’endroit où il se tenait ; ils firent en sorte qu’ils restent à genoux, les mains sur la tête, tremblant dans le froid polaire. Urahs se plaça derrière le premier civil, sorti son blaster de son holster et tira un laser dans son crâne. La victime s’écroula, tandis que son collègue hurlait à côté, en larmes. </i><br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Faibles.</strong></span><br /><br /><i>Un autre tir, un autre corps par terre dans la neige, sur les pierres froides.</i><br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Inutiles.</strong></span><br /><br /><i>Le bras du capitaine se tendit. La pointe du canon toucha les cheveux sombres du trooper à ses pieds. Il eut une légère hésitation, puis dans un rictus de haine pressa rageusement la gâchette. </i><br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Traîtres !</strong></span><br /><br /><i>Des rugissements de joie et de contentement retentirent dans les rangs des loyalistes. Trent avait regardé toute la scène, soutenant les exécutions de son regard dur. Le déchaînement de violence allait à jamais rester inscrit dans son esprit.  Au milieu de la clameur de ses troupes, Urahs se retourna vers les deux derniers républicains.<br /></i><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Demain, ce sera à vous de payer pour vos insultes envers l’Empire. </strong></span><br /><br /><i>Une phrase aussi énigmatique sembla bien stupide pour Kith. Ses mains se serraient et se desserraient dans son dos à mesure que le flot sanguin augmentait en pression.</i> <br /><br />* <strong>Mon royaume pour un blaster, que je te refasse le portrait espèce d’enflure de première</strong> *<br />	<br /><i><div style="text-align:justify">Les gardes derrière les invectivèrent et les poussèrent sans ménagement vers le bâtiment latéral. Rapidement l’esprit de Trent se mit en marche, à mesure qu’ils avançaient. Les données tactiques, la situation, son métabolisme, les ennemis, le terrain, toute ces informations tournaient en lui, formant inconsciemment le début d’un plan. Ils passèrent un portail, pénètrent dans le bâtiment, puis s’enfoncèrent dans une enfilade de corridors plus abîmés les uns que les autres. Lorsqu’il fut certain qu’ils se trouvaient à bonne distance de la place d’exécution, le jeune lieutenant passa à l’action. <br /><br />Utilisant un avantage stratégique que ses tortionnaires n’avaient pas repérés, il se retourna violement, et lança son poing gauche métallique en plein dans le visage du premier garde. Avant que le deuxième n’eut le temps de réagir, Trent envoya son genou dans l’entrejambe de l’adversaire, le forçant à s’écrouler dans un râle sourd. Heor se jeta dessus pour le maîtriser, tandis que Trent bloquait au dernier moment une contre-attaque de sa première cible.<br /><br />Il para les coups de poings, mais une botte ferrée le percuta violement, le forçant à reculer essoufflé. Son attaquant tenta un revers du droit, que Kith intercepta avec son bras-prothèse. Un avantage, non, plus une bénédiction en fait. Il agrippa le poignet de l’homme, et le brisa d’une pression sèche. L’individu hurla et se tordit de douleur. Le républicain en profita pour lui asséner plusieurs coups dans les côtes. Lorsque son ennemi fut suffisamment affaibli, il se plaça derrière lui, et visualisa en boucle le schéma qu’il avait appris durant son stage-commando. Attrapant la mâchoire de l’autre, il plaça ensuite sa main droite sur le crâne ennemi, et appuya de toute ses forces. Un craquement désagréable, bien que léger, se fit entendre, et le loyaliste s’écroula, la nuque brisée. <br /><br />Trent, légèrement essoufflé, se retourna pour voir Heor finir d’écraser la gorge du dernier geôlier. L’action s’était déroulé en moins de deux minutes. Deux minutes d’une rare violence. Les deux prisonniers ne prirent pas le temps de réfléchir. Récupérant les armes des deux morts, ils s’échappèrent du corridor. Suivant les indications du caporal clone, Kith parcouru le dédale de salles plus ou moins vides de l’avant-poste. Par chance, ou par miracle, ils ne croisèrent personne. <br /><br />Ils convinrent tous deux de la nécessité de libérer les autres soldats retenus quelque part dont Heor avait entendu parler. Tentant de se repérer dans le complexe antique, ils arrivèrent finalement à une sorte d’antichambre de contrôle. Estimant qu’ils étaient suffisamment en profondeur pour ne pas faire trop de bruit, Trent ouvrit le feu à bout portant sur l’unique garde en faction, qui s’écroula rapidement. Les républicains découvrirent une console d’information avec un plan de la base et diverses annotations. Ils constatèrent avec enthousiasme que les cellules se trouvaient derrière la porte blindée qui leur faisait face. <br /><br />Attrapant tous ce qu’ils purent d’équipement et d’armes, ils s’évertuèrent ensuite à ouvrir ladite porte. Mais, sans les codes de sécurité la tâche s’avéra plus ardue qu’ils ne le pensaient. Excédé par la résistance du boîtier de contrôle et par la perte de temps engendrée, Heor colla le canon du DL-44 qu’il avait récupéré sur le clavier, et fit sauter l’appareil. Comme dans un mauvais holo-film de guerre (tel que Marbo IV) la porte s’ouvrit. S’engouffrant dans un énième couloir glacé, Trent observait méthodiquement toutes les cellules qu’il trouvait. Finalement dans les deux dernières, ils trouvèrent un trooper mort et deux sous-officiers blessés. La captivité ne leur avait pas réussi. Ils les prirent avec eux et se dirigèrent vers les plateformes extérieures.<br /></div></i><br /><strong><span style="color:#00ffff">- Il risque d’y avoir une surveillance importante à côté des navettes.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Nous ne prendrons que la plus petite, Mon Cal ne peut pas être bien loin, nous aurons le temps d’y retourner avant qu’ils ne puissent nous intercepter. </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff">- Et les civils ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Pas le temps pour eux.</span></strong><br /><br /><div style="text-align:justify"><i>La dernière phrase eut un goût amer pour Trent. Mais ils n’avaient pas le choix. Avec un peu de chance, les otages survivraient le temps que la République mette sur pied une expédition de secours. Après tout si les pirates les gardaient, c’était bien pour s’en servir comme d’une monnaie d’échange. Le lieutenant s’accrocha à cette idée. Mais combien de sacrifices devrait-il faire encore ? Et quand allait-il les payer ? Tous ces morts, à cause de lui, qu’ils fussent civils ou militaires ; il faudrait bien un jour que quelque chose réclame un tribut en échange de leur sang versé. L’idée tordit les boyaux de Trent, et malgré la fatigue et le froid engourdissant, il accéléra le pas. <br /><br />Le petit groupe parvint à l’air libre. L’alerte avait dû être donnée. Ils réussirent à esquiver plusieurs patrouilles légères et paniquées. Les pirates se rendaient compte qu’ils avaient désormais à faire avec des ennemis un peu mieux préparés qu’auparavant. Le groupe était suffisamment petit pour ne pas être repéré et en même temps capable d’avancer rapidement. Trent et Hoer repérèrent une navette civile légère, non-endommagée. La porte de sortie. <br /><br />Ils profitèrent du passage d’une autre patrouille peu attentive, et s’introduisirent dans l’engin. Verrouillant les écoutilles, les deux militaires s’entretinrent avec les deux autres rescapés, tous deux des enseignes de la Marine Fédérale. Rapidement l’appareil fut prêt. L’enclenchement des moteurs ne passa pas inaperçu, c’est pourquoi Trent et Hoer avait préparé leur « plan de vol », et les détails du décollage. <br /><br />La navette se souleva brutalement à grands bruits sourds ; l’alerte fut immédiate, et les lasers ricochèrent sur le léger blindage. Trop tard pour leur riposte, le petit vaisseau fonçait déjà vers l’espace. Comme prévu, tous les pilotes des pirates étaient au sol, et le temps qu’ils puissent décoller avec la poignée de TIE qu’ils avaient à disposition, le petit module équipé d’hyperdrive quittait l’espace normal. </i></div><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/168000</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/168000</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Un rapport d&#x27;envergure on Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Trent Kith</p>
<div style="text-align:justify"><i>La conclusion du rapport fut la partie la plus pénible pour le trio d’envoyés. Il s’agissait à la fois de terminer ledit rapport, mais aussi de glisser subrepticement leurs propres recommandations, sans qu’il n’y paraisse rien. Trent fit craquer une canette de jus local et savoura la première gorgée lorsqu’enfin la dernière phrase fut écrite. Le goût de la victoire.	</i><br /><br /><i>Seil se porta volontaire pour remettre le tout en bonne forme et invita les deux autres à le laisser au calme pour accomplir sa tâche. Kith se retira de bonne grâce à la fois fatigué par sa nuit d’hier et par la journée qu’il venait de passer. Flânant dans les couloirs extérieurs du camp militaire, sa canette en main il pensait. Cette planète lui retournait l’esprit en quelque sorte. Elle était devenue un havre de paix inattendu pour le soldat, qui lui donnait du recul, un recul qu’il appréciait tout autant qu’il redoutait. <br /><br /> Que craignait-il ? Le simple fait de réaliser à quel point il avait foncé tête baissée dans sa vie, sans prendre le temps de se poser de question. Plus que tout, il savait que s’il allait au bout du raisonnement il comprendrait que la perte de son bras et le traumatisme qui avait suivi, étaient directement liés à cette impulsion non réfléchie. La question de son engagement se posait toujours également.<br /><br />Il n’oubliait pas qu’il avait mené des combats contre des rebelles opposés au régime sith, même en tant que simple militaire il avait été mêlé à des actions tout ce qu’il y a de plus politique. Bien que n’ayant pas participé à des exécutions massives ou des séances de torture, il avait participé à la répression brutale globale. Le pire étant qu’à l’époque il avait trouvé ça juste et surtout nécessaire. Son raisonnement avait été simple à l’époque : la diversité actuelle est trop importante pour que chacun puisse avoir voix au chapitre, il faut un pouvoir unique, fort et incontesté pour éviter l’autodestruction de toute la civilisation galactique.  Aujourd’hui, Trent n’était plus aussi confiant dans sa théorie, il n’était plus sûr de rien à vrai dire. 	<br /><br />En surfant sur l’Holonet, il se rendit compte que la politique actuelle n’était pas non plus très stable. Les dissensions internes à la République se faisaient entendre un peu partout, malgré une situation extérieure plutôt calme. Le gouvernement faisait face à des sénateurs tous plus exigeants et, aux yeux du lieutenant, plus égoïstes les uns que les autres. Oubliaient-ils que sans cette fameuse République et son dirigeant leurs petits domaines seraient soumis à l’heure actuelle à une guerre civile des plus sanglantes ? Que leurs petites nations qu’ils chérissaient tant auraient pu être saccagées, et soumises aux affres de la guerre ? Le souffle nouveau et puissant qui avait soufflé sur les bases du nouveau régime qui s’était élevé des cendres de l’ancien semblait avoir cessé. Il était temps de consolider ses bases, et d’imposer une réalité plus dure aux citoyens individualisés de la République.</i> </div><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Teuh, on ferait mieux de tous les mettre en taule.</strong></span> 	<br /><br /><i><div style="text-align:justify">A ces mots, Kith espéra qu’il n’était pas mis sous écoute par les SSI. Nombre de ses collègues officiers étaient sous surveillance étroite, et quelques-uns même mis aux arrêts. Il se murmurait même que les SSI voulaient placer en état d’arrestation le chef de l’Enclume, ici même sur Mon Cal. Eteignant son écran holographique, le jeune homme espéra sincèrement que le tout nouveau régime tiendrait le coup, sinon son avenir lui semblait encore plus flou qu’aujourd’hui. <br /><br />Le lendemain, après avoir déjeuné avec ses deux collègues, Trent se présenta au lieutenant-colonel Bragg, le remercia de l’accueil, puis quitta la caserne. Rejoignant les deux officiers de la Marine à l’astroport. Il fulmina quelques instants en constatant que cette fois-ci aussi, l’Etat-major n’avait fait que réquisitionner un transport commercial, et pas de vaisseaux personnels. Car oui, l’Armée avait « réquisitionné » un vaisseau qui faisait le bon trajet. <br /><br />Moins de deux heures plus tard, Trent fut brutalement tiré de sa lecture d’un holozine géopolitique, genre qu’il n’avait jamais lu jusque-là, par une alarme soudaine qui résonna dans les couloirs du cargo. Se précipitant hors de son étroite couchette, il débarqua sur la passerelle de navigation, où Seil et Aald se trouvait déjà. L’équipage s’activait fiévreusement et le capitaine du navire semblait nerveux. </div></i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Situation ?</strong></span> <br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Des appareils non identifiés dans notre secteur qui viennent d’apparaître à l’écran.</strong> </span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Nous sommes sur une route, ce me semble normal.</strong></span> <br /><br /><i>Seil pointa l’un des écrans radars du doigt. Kith se redressa en inspirant profondément. Sur l’image, les engins en question se déplaçaient en formation triangulaire typiquement offensive. Même pour un officier d’infanterie comme lui, il comprenait que ces vaisseaux n’étaient tout sauf civils.</i><br /><i><br />Rapidement le groupe de vaisseaux passa à l’attaque, déchargeant leurs lasers sur les boucliers du cargo. Les impacts secouèrent légèrement le transport. Seil, les dents serrées analysait l’écran. Autour d’eux, l’équipage criait au moindre tir, et leur capitaine semblait dépassé.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Ce sont des chasseurs TIE ! </strong> </span><br /><br /><span style="color:#00ffff"><strong>- Bon sang, dites-leur de cesser immédiatement leur attaque</strong></span>, <i>hurla soudainement le capitaine en sueur.</i> <br /><br /><i>Trent écarta l’opérateur de communication et fit signe à Seil de s’y installer, puis il signifia à l’équipage que le navire était réquisitionné par la Marine fédérale. </i><br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Ici le cargo de la Marine Républicaine « Urarha », veuillez immédiatement cesser votre attaque et vous identifier.</strong> </span><br /><br /><i>Il n’y eut aucune réponse adverse. Le niveau des boucliers commençait dangereusement à baisser, et les chasseurs poursuivaient leur attaque sans aucun changement.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Coupez les moteurs, nous allons jouer de la montre ! </strong></span> <br /><br /><i><div style="text-align:justify">Face à la réticence, compréhensible, des navigateurs, Trent sortit son blaster de son holster, et rappela qui représentait l’autorité étatique à bord. Bientôt l’Urarha stoppa ses moteurs, ce qui permit de réalimenter les boucliers. Le lieutenant Seil termina alors un message différent. Usant des codes d’accès spéciaux et des identifiants particuliers qui leur avaient été confiés avant leur départ, Trent fit transiter un SOS par des canaux de communication directement reliés à l’Etat-major de l’Armée. <br />Un autre bâtiment plus imposant se présenta au radar.</div></i> <br /><br /><span style="color:#ff00ff"><strong>- Un abordage,</strong></span> <i>déclara calmement Aald, à la stupeur de Trent et de l’équipage.</i>	<br /><br /><i>Seil hocha la tête. Et le navire en question était aussi de type républicain, pourtant les identifications qu’il émettait étaient différentes.</i><br /><br /><strong>- Ici le « Revanchard » pour le « Urarha », intervention de la Marine fédérale à votre encontre, nous allons aborder votre navire, préparez-vous et n’opposez aucune résistance.<br /></strong><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- « Revanchard » veuillez communiquer vos identifiants et codes militaires principaux.</strong> </span><br /><br /><i>Une transmission fut émise dans l’espace silencieux, tandis que les TIE cessaient leur attaque et se repliait. Seil et Aald examinèrent les codes qu’on venait de leur envoyer. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Ces codes sont périmés depuis quelques mois, ils ne sont plus du tout d’actualité. Et celui-ci est clairement impérial. </strong></span> <br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Des déserteurs.</strong> </span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Non, des pirates. Il y a beaucoup de rapports qui font état de ce genre d’attaques sur des routes à faible passage. Des traîtres qui se reconvertissent dans la piraterie.</strong></span>  <br /><br /><i>A ces mots, les individus sur le pont furent encore plus horrifiés.<br /></i><br /><span style="color:#00ffff"><strong>- Et que fait-on ?!</strong></span><br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- On attend, et on leur réserve un petit comité d’accueil surprise.</strong> </span><br /><br /><i><div style="text-align:justify">Seil sourit légèrement, et se releva. Il organisa les « troupes », ceux qui savaient manier une arme venaient avec les officiers, et les autres restaient cachés en arrière. Un groupe de 8 personnes se dirigea alors vers le compartiment passager, et réquisitionna toutes les armes possibles. <br /><br />Le capitaine leur communiqua le lieu du futur abordage en fonction de la trajectoire du navire pirate. Trent disposa les combattants autour du point d’accès, de façon à optimiser les couverts. Mais il ne se leurrait pas, il ne donnait pas cher de ces marins terrorisés avec leurs armes hétéroclites. 	<br /><br />Une dizaine de minutes passa, des minutes durant lesquels Kith fournit un entraînement express au maniement d’armes, laissant quelques traces de tirs sur une petite paroi. Puis ce fut le silence et le bruit de la passerelle d’abordage. Le sas d’entrée latéral fut la cible des pirates. Les bords du sas s’enflammèrent, et des étincelles jaillirent telle la pluie, décrivant le mouvement du fuseur qui découpait le métacier de la carlingue. <br /><br />Accroupi derrière une pile de casier, Trent contrôlait sa respiration, les mains cramponnées à son DC-15s. Même lorsqu’il pensait faire des missions de simple routine, administratives et pacifiques, il finissait toujours par tuer quelqu’un. Les défenseurs du cargo étaient placés autour de l’ouverture, celle-ci débouchant sur trois chemins pour se déplacer dans le navire. Seil et Aald se trouvait sur le flanc gauche, Trent occupait l’allée centrale avec un passager armé, et deux marins sur le flanc droit.<br />Il y eut un flash blanc, et une explosion, puis le sas vola en éclat. Deux silhouettes en armure blanche émergèrent du trou.</div></i><br /><br /><strong>- Veuillez obtemp-… </strong><br /><br /><i><div style="text-align:justify">L’assaillant ne put terminer sa phrase. Trent aligna trois tirs de laser qui le percutèrent lui et son acolyte. Les deux tombèrent à la renverse en hurlant, et un déluge de laser éclata.  La riposte des pirates fut violente. Le civil à côté de Kith fut projeté en arrière, et un des marins s’effondra en gargouillant. Le lieutenant tentait d’aligner ses tirs le plus précisément possible pour économiser ses munitions. Plusieurs individus en uniforme de la Marine impériale s’écroulèrent sous son feu. <br /><br />Un laser frôla son visage, la chaleur s’imprimant sur sa peau. Il recula précipitamment pour se mettre à couvert, et mitrailla au jugé la position adverse. Un peu de répit gagné, mais pour combien de temps ? L’odeur d’ozone et les gémissements emplissaient l’air. A peine deux minutes de combat, une éternité pour le jeune humain. <br />Il y eut un cri plus fort que les autres. Serrant les dents, Trent se releva et abattu un assaillant. Il comprit alors d’où venait le hurlement. Aald gisait par terre, victime d’un tir. Il devait la mettre à couvert, peut-être que la blessure était superficielle. </div></i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Seil ! Aald est touchée, mettez-la à couvert !</strong></span> <br /><br /><i><div style="text-align:justify">Kith s’élança dans le couloir, tirant au jugé, et frôlant la paroi de métal. Les ennemis restaient en repli derrière le sas éventré, et arrosaient leurs positions dans l’espoir de les forcer à se replier. Jurant, et pestant de tous ses poumons, son uniforme froissé, il se plaqua contre la paroi à gauche du sas. Ses gains attrapèrent le cou de Aald, puis il constata une absence totale de pouls. Le lieutenant considéra ses options tactiques, et se prépara à sonner la retraite. Certain de retrouver Seil par terre, blessé ou mort, il se retourna pour amorcer sa course. <br /><br />Un tir frappa son épaule droite, brûlant le tissu et sa chair. Le choc fut violent, et propulsa Trent en arrière. Déstabilisé, il perdit l’équilibre, et s’effondra sur le corps de la caporale Aald. Portant sa main à sa blessure dans un geste de réflexe, il se maudit pour sa stupidité.</div> </i><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Espace d’enflure</strong></span> ,<i> articula-t-il entre la douleur et la haine.</i><br /><br /><i>Face à lui, le lieutenant de marine Seil en uniforme noir pointait son blaster sur lui. Les attaquants firent une percée, éliminèrent le dernier marin, et se dispersèrent dans le navire. Un soldat en armure abîmée, avec des marquages impériaux se présenta devant Seil.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Il y en a d’autres armées, éliminez-les tous, et embarquez les passagers. </strong> </span><br /><br /><i>Seil se pencha au-dessus de Trent.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Mon groupe et moi-même comptions rester discrets au sein de la République, mais cette mission nous a offert une très bonne opportunité.</strong> </span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- A quoi bon espèce d’imbécile, Cathar est assiégée par la CSI, les derniers impériaux ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes !</strong></span>  <i>cracha Trent, aveuglé par la douleur du tir.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00"><strong>- Ne me parlez pas de Cathar, Kith ! C’est vous qui êtes idiots de penser que nous pourrions nous rattacher à cet ersatz d’empire ridicule fondé par le sith Kovarn. Nous sommes de vrais fidèles de l’Empire, et nous le prouverons.</strong> </span><br /><br /><i>Un soldat en uniforme abattit sa crosse sur le visage de Trent, l’obscurité s’en suivit.</i>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/167999</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/167999</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Un rapport d&#x27;envergure on Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Trent Kith</p>
<div style="text-align:justify"><i>Rien ne le réveilla en particulier, mais à bien y réfléchir c’était peut-être toute cette galaxie. Trent cligna plusieurs fois des yeux, en reprenant lentement conscience. Etrangement, il avait l’impression de s’éveiller d’un profond sommeil. Des fragments de rêve épars tournaient dans sa tête, et des sensations étranges se mêlaient en lui. <br />Il se redressa doucement, déplaçant faiblement les draps chiffonnés autour de lui. Il y avait quelqu’un d’autre dans le lit, et la mémoire revint au jeune homme lorsqu’il contempla la courbe du dos de la belle zeltronne à sa droite. Il massa son front en plissant les yeux. <br /><br />La veille ils avaient suivi les conseils de l’officier Bragg et s’étaient joints à une unité en permission. Leur aventure nocturne les avait menés d’un bar à l’autre, écumant les lieux réservés aux militaires, devenus des habitués. Trent avait quelques trous de mémoire, et des flashs sporadiques lui revenaient en mémoire, comme cet aqualish mécano qui avait bu 3 bouteilles en même temps, ou encore le lieutenant Seil écroulé sur une table après un dernier vers de cognac corellien. Et… et Seil et Aald en train de s’embraser vigoureusement au milieu de la piste de danse ?...	<br /><br />Kith retourna la scène dans sa tête mais tout se confirmait. Il esquissa un sourire.</i></div><br /><br /><strong>* Si ça peut les décoincer un peu ces deux-là. * </strong> <br /><br /><i><div style="text-align:justify">Il inspira profondément en étirant sa nuque et contempla la jolie femme qui dormait encore. Le lieutenant n’avait pas vraiment de souvenirs de son retour à la caserne, ou de ce qui c’était passé après. Juste une impression vague que tout s’était bien passé, et que les deux étaient satisfaits. Trent sortit lentement du lit, en prenant soin de faire le moins de bruits possible. Il enfila ses sous-vêtements et son pantalon et sortit sur la longue terrasse grise, après avoir fait coulisser les grandes baies vitrées.<br />	<br />Il faisait encore nuit, et les milliers de lumières de la ville flottante se reflétaient dans les eaux paisibles au loin. Une légère brise soufflait sur le quartier de la caserne. Malgré l’heure tardive, l’agitation et l’activité régnait encore, et ls éclats de cette profusion de vie parvenaient jusqu’au balcon de Trent. Il s’accouda à la rambarde et laissa ses yeux dériver dans le lointain. Son crâne était un peu lourd, mais il était surpris de son bien-être général. <br /><br />Réalisant lentement qu’il avait enfin un peu de temps libre depuis un moment, il débuta une analyse introspective. Le choc de Dagobah semblait être passé, bien qu’il y ait quelques résurgences de temps à autre. Trent songea à cette étrange chose qu’était la Force, et de la relation qu’il entretenait avec ce pouvoir, et surtout ces adeptes. Un projet était toujours en gestation dans son esprit, projet qu’il souhaitait bien mettre en œuvre. De pensées en pensées, Kith se surpris en train de réfléchir à son grade, lieutenant… Si les siens là-bas le voyaient… En si peu de temps lieutenant d’infanterie. Presque incroyable. Il songea soudainement à envoyer des nouvelles à sa famille. Mais quand ? Voilà la question. Et puis, il ne sentait pas l’esprit à écrire, plus depuis qu’il avait perdu son bras. Peut-être que cela reviendrait. <br /><br />Il s’ébouriffa les cheveux et s’étira. Et maintenant ? Que faire ? Toute sa vie durant il n’avait fait qu’obéir aux ordres et tout fait pour survivre dans cette galaxie de malades mentaux. Il avait été pragmatique, logique et discret. Cela lui valait ses galons. Mais désormais, le danger n’était plus là, la violence atténuée, la paix revenue. Bientôt il commanderait plus qu’une mission de rapport, il le savait. Les défections au sein de l’Armée présentaient une chance d‘avancement singulière. Cependant, que ferait-il lui plus tard ? N’était-il pas temps de chercher une vraie voie, plutôt que de fuir tout le temps ? C’était comme si on lui offrait soudainement la libre direction de sa vie comme s’il commençait à devenir maître de son destin.	<br /><br />Cette perspective était à la fois excitante et à la fois effrayante. Il jeta un coup d’œil derrière lui, avant de réprimer un bâillement. Une tâche importante l’attendait dans quelques heures maintenant, autant poursuivre son sommeil. Faisant coulisser les panneaux de la baie vitrée, il regagna doucement le lit, en observant la veste que la jeune femme avait négligemment jeté par terre. Il constat avec surprise que cette dernière était chef d’escadrille affectée à la mission Enclume. Réprimant un léger rire, il se glissa dans les draps. Il aurait tout le temps de regretter cette entorse au règlement demain. </div></i><br /><br />[…]<br /><br /><i><div style="text-align:justify">Le lieutenant du 31ème Corps Mécanisé Kith avançait rapidement dans le couloir spacieux menant à l’entrée principale du poste militaire. Ses bottes résonnaient sur le sol propre et blanc, foulé par d’autres officiers, soldats et troopers autour de lui. Il y avait un certain nombre d’individus, majoritairement des humains qui vaquaient à leurs occupations. Le lieutenant se présenta à l’accueil où on lui signifia que son véhicule attendait dans la cour principale.	</div><br /><br />Un speeder noir officiel était effectivement stationné près de la sortie, et son conducteur le salua lorsqu’il s’y présenta.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Où sont le lieutenant Seil et la caporale Aald ?</span> </strong><br /><br /><span style="color:#00ffff"><strong>- Aucune idée monsieur, je ne les ai pas vus.</strong></span>	<br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- He bien que quelqu’un aille les chercher.</span></strong><br /><br /><span style="color:#00ffff"><strong>- Tout de suite lieutenant !</strong></span><br /><br /><i>Le soldat partit au pas de course vers l’aile des invités. Kith se pencha pour examiner les quelques éraflures sur le speeder, leur conducteur semblait être du genre nerveux. Alors qu’il consultait l’heure plusieurs cris jaillirent depuis l’entrée, suivit de détonations. Un hurlement résonna.</i><br /><br /><span style="color:#ff9900"><strong>- A terre !</strong></span><br /><br /><i>Des années d’entraînement et de conditionnement firent que Trent ne réfléchit même pas, et se laissa tomber à terre immédiatement. Une volée de lasers siffla au-dessus de sa tête et fit exploser vitres et morceaux de plastbéton. Il dégaina son blaster, et se collant au speeder, pencha sa tête vers le checkpoint d’entrée.	<br />Un Duros armé d’une antique carabine laser avançait vers la caserne lâchant des rafales au jugé. Les soldats en faction gisaient morts derrière lui, percutés de plein fouet par les tirs. Trent compta au moins 3 civils morts. Tournant son regard à droite il vit un sergent clone en armure accroupit derrière un parpaing. </i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Sergent, descendez le !</span></strong><br /><br /><i>Kith ouvrit le feu en riposte, tirant au hasard, afin d’attirer l’attention de son ennemi. Le sergent en profita, et se leva soudainement de sa couverture. Il resta une fraction de seconde ainsi, son viseur braqué sur l’assaillant. Ce fut juste assez pour aligner le tir qui frappa le front du Duros. L’adversaire fit un bond en arrière, et s’écroula lourdement sur le sol goudronné. Trent leva un pouce approbateur.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Un tir parfait.</span></strong><br /><br /><i>Le clone hocha la tête. Des sirènes retentirent au loin. Le jeune lieutenant se releva à son tour, rangea son arme et rejoignit le sergent près du cadavre.</i><br /><br /><span style="color:#ff9900"><strong>- Il a crié « gloire au Cerberus » avant de faire feu, regardez son bras.</strong></span>	<br /><br /><i>Trent se pencha. Un brassard orange au motif du groupe terroriste était enroulé sur le bras gauche du mort. Quelques soldats et un caporal débarquèrent armes à la main, sécurisant les lieux. Kith se redressa et distribua ses ordres.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Cherchez des survivants, et embarquez ce cadavre à la morgue. Sergent, je vous charge de mettre au courant les autorités compétentes.</span></strong><br /><br /><i>Les deux sous-officiers confirmèrent et s’éloignèrent. Kith observa les alentours, songeur, puis repartit vers le speeder. Seil et Aald arrivèrent presque au même moment, accompagnés de leur chauffeur.</i><br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Merd* qu’est-ce qu’il s’est passé Kith ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Un terroriste du Cerberus apparemment. </strong></span><br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- Ca complique les choses.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Je n’en suis pas sûr. Le Cerberus est pratiquement mort. Les sep’ les ont exterminés sur Taris, et presque toutes les cellules ont été démantelées par le BSI ou les confédérés. Ce devait être un élément isolé. </strong></span><br /><br /><i>Ils s’installèrent dans le véhicule et quittèrent la caserne. Plusieurs speeders de police passèrent toute sièrnes hurlantes.</i> <br /><br /><span style="color:#00ff00"><strong>- C’est vous qui l’avez abattu ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#ffffff"><strong>- Je n’ai pas eu cette chance non.</strong></span><br /><br /><i><div style="text-align:justify">Le Cerberus était une organisation dangereuse, séditieuse et nuisible. Comme tous les groupes sectaires, l’endoctrinement et le fanatisme faisait loi en son sein. Ses membres, même isolés, même sans ordres directs, se battraient jusqu’à la mort pour leur cause, et serait ravi d’emporter quantité d’innocents avec eux dans la tombe. Le sectarisme et l’obscurantisme au service d’une cause folle et meurtrière. A vous glacer le dos. <br /><br />Leur véhicule les amena en centre-ville, le long des structures les plus immenses qui n’avaient rien à envier aux buildings de Coruscant. De gigantesques ziggourats d’acier blanc et de verre se dressaient tout autour d’eux. Trent ne put s’empêcher d’imaginer l’enfer que serait une bataille dans cette jungle urbaine. Le speeder ralentit l’allure au milieu du flot de circulation, puis se gara le long d’un gigantesque trottoir. Les 3 jeunes militaires s’extirpèrent de l’engin, et furent jetés en plein milieu d’une foule d’êtres vivants en tout genre, et de toutes les classes sociales.	<br /><br />Devinant que l’immense entrée du building face à eux devait être leur objectif, notamment grâce à la quantité impressionnante de drapeaux et de bannières républicaines, Kith mena le trio au travers du fleuve de population et attint l’une des entrées. Ils furent duement fouillés par la sécurité du bâtiment, croisèrent plusieurs autres officiers, et pénétrèrent dans le vaste hall au design épuré et léger. Ici aussi beaucoup d’individus se déplaçaient en tous sens, tandis que les jeunes officiers admiraient silencieusement le décor. Au centre de la pièce triangulaire, trois hologrammes projetaient les symboles de la République, de Mon Cal, et de l’entreprise publique de construction de navires.	<br /><br />Un humain en costume gris clair vint à leur rencontre et les pria de les suivre vers une série d’ascenseurs. Après une montée bien plus rapide qu’il ne s’y attendait, le trio fut de nouveau plongé dans un autre décor, cette fois plus mince mais toujours autant épuré. Il y avait bien moins de bruits, les sons étaient étouffés, et les voix plus calmes. Quelques cadres se déplaçaient dans ce qui semblait être un dédale de bureaux et de salles de conférences constituant ce 327ème étage. Leur guide les amena devant la porte en verre d’une salle de réunion offrant une vue imprenable sur le cœur de la ville Mon Cal. Trent prit place sur un fauteuil bien trop confortable pour lui, imité par ses deux collègues. <br /><br />Deux heures plus tard, ils ressortirent de la salle, les yeux légèrement fermés pour Trent, en serrant chaleureusement les mains des directeurs et sous-directeurs qui leur avaient présenté les différents modèles de vaisseaux lourds pour la Marine. Ils en avaient longuement discuté, comparant les caractéristiques de chacun, tandis que Seil salivait face aux engins spatiaux. Il rêvait sûrement de se voir aux commandes d’un de ces monstres de plastacier. Compilant toutes les données, et les recroisant, les trois jeunes officiers tombèrent d’accord pour rédiger leur propre conseil qu’ils ajouteraient dans le dossier à renvoyer à l’Etat-major. Face aux différentes modalités, au budget alloué, et à l’objectif à atteindre, il leurs semblait approprié d’investir dans 4 Destroyer Stellaire de Classe I. 	<br /><br />La descente en ascenseur fut aussi étrange que la montée, peut-être même plus désagréable. Au niveau de l'accueil, alors qu'il marchait, Kith croisa le regard de l'officier zeltronne avec qui il avait passé la nuit. Tentant de masquer la rougeur naissante qui s'étalait sous son crâne, il vissa un peu plus sa casquette et jeta un sourire léger à la jeune femme, celle-ci répondant par un clin d'oeil. Fin de l'incident. Le lieutenant soupira de soulagement lorsqu'ils émergèrent du bâtiment. Leur véhicule les attendait toujours au pied de l’immense tour de verre, et bientôt ils repartirent pour la caserne, et la clôture du dossier puis son envoi. La journée s’annonçait longue, et pleine de mots compliqués et de termes techniques.</div> </i>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/167998</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/167998</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:58 GMT</pubDate></item></channel></rss>