<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Histoire d&#x27;un aller et retour]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Jil Charce</p>
<p dir="auto"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t7388-Sequelles-Varonat.htm" target="_blank"><span style="font-family:Times New Roman, serif"><ul><i>(Précédemment...)</i></ul></span></a><br /></p><ul><span style="font-family:Times New Roman, serif"><br /><div style="text-align:center"><img src="http://img.xooimage.com/files110/d/e/b/frontier-53571aa.jpg" style="max-width:100%" /><br /></div><br /><br />‒ <span style="color:#336600">Non, il a raison. Cet empereur est pernicieux. Nommer commandant de ses armées un membre du Conseil… Je ne comprends pas comment Maître Greyback a pu accepter une chose pareille.</span><br /><br />Celle qui vient de parler, c’est Karrga, et Karrga est une Dowutin. Elle peut se permettre de donner son avis sans se soucier des conséquences : c’est une montagne de muscles. Elle a beau être jeune, elle fait tout de même le double de ma taille, et je suis plutôt grand pour mon âge. Nous avons fait notre noviciat ensemble, alors je la connais bien. C’est une crème, un exemple de gentillesse et d’attention – après tout, nous sommes des choses bien fragiles et souffreteuses à côté d’elle – mais lorsque vous n’êtes pas au fait de son caractère, vous préférez généralement prendre des gants pour expliquer à une armoire à glace haute de quatre mètres que vous n’êtes pas d’accord.<br /><br />Et si vous la connaissez, vous redoublez d’attention, parce que si vous savez qu’elle s’énerve difficilement, vous savez aussi que lorsqu’elle le fait, elle est tout à fait capable de passer à travers portes et murs comme à travers du papier.<br /><br />‒ <span style="color:#336600">On ne peut pas accomplir ce pour quoi on existe si on n’est pas neutres, et on ne peut pas rester neutre à la tête d’une armée impériale.</span><br />‒ <span style="color:#ccff66">Au contraire ! Disposer d’une armée est le meilleur moyen de conserver sa neutralité : qui voudrait te mettre sous sa coupe y réfléchirait à deux fois.</span><br /><br />Là, c’est Defer qui parle. Un Balosar, aussi chétif que Karrga est énorme. Je ne l’aime pas beaucoup, je crois. Il réfléchit trop, et pas dans le bon sens. C’est une anguille et un couard qui cherche généralement le confort et la sécurité.<br /><br />‒ <span style="color:#9966ff">Nous donner une armée est un excellent moyen pour l’empereur de nous mettre sous sa coupe, Defer. Il s’assure la reconnaissance de Greyback, et lui donne quelque chose à défendre, comme à un chien de garde. C’est intelligent de sa part, et bien stupide venant de Greyback, qui n’a apparemment pas plus de jugeote qu’un certain Padawan.</span><br /><br />Le Balosar encaisse sans broncher la pique du Nikto. Varcis est un costaud, mais il est du genre à rester discret et à utiliser sa tête. Il le fait d’ailleurs mieux qu’aucun d’entre nous.<br /><br />Nous sommes au réfectoire du Temple, sur Coruscant. En tant que padawans, nous voyageons la plupart du temps par monts et par vaux, attachés à nos chevaliers respectifs, nos mentors. Il est donc rare que nous nous retrouvions ensemble, mais la Force a voulu que nos maîtres rentrent faire leurs rapports au même moment, et nous profitons d’un moment de répit pour discuter des derniers événements.<br /><br />Aujourd’hui, c’est Rylen Korr qui nous occupe. Vous connaissez ce nom, n’est-ce pas ? Même si vous n’êtes pas familier avec l’Ordre Jedi. Il a disparu quelques temps, mais il vient de réapparaître, frais comme un gardon. Les choses ont changé, en son absence. Et un peu comme Karrga, son statut lui permet d’ouvrir bien grand la bouche lorsqu’il a quelque chose à dire. C’est lui qui s’est rendu compte que les Sith existaient toujours, voyez-vous. Il a été le premier à en tuer un, alors il a quelque chose qui en impose. Une aura.<br /><br />Pendant ses vacances forcées, la République est devenue un Empire. Un Empire démocratique, attention ! Avec un empereur à sa tête, un certain G.Man. Et cet empereur a confié son armée à un membre du Conseil Jedi, Nogash Greyback. Rien de moins. Voilà qui n’a pas plu à Maître Korr, qui ne s’est pas privé pour le faire savoir haut et fort. Le Conseil, en retour, lui a fait savoir qu’il pouvait garder son avis.<br /><br />Voilà la source des tensions du moment. Il y a ceux qui jugent que l’Empire est mauvais, et que nous, les Jedi, ne devrions pas nous y frotter, que nous devrions écouter Rylen Korr. Karrga et Varcis. Defer et nos deux autres camarades – Res Jia et Arnjek, que je n’ai pas eu l’occasion de présenter, une Nautolane et une Humaine – pensent au contraire que c’est une bonne chose. Une opportunité de peser dans la balance galactique. Pour ma part, je pense comme Karrga et Varcis. L’Ordre est sur une pente dangereuse, et il va nous falloir être vigilants si nous ne voulons pas être utilisés comme arme de guerre par l’Empire.<br /><br /><div style="text-align:center"><em></em></div><br /><br />‒ <span style="color:#cc0000">Il est parti, Maître. Il est parti, et des dizaines d’entre nous l’ont suivi.</span><br />‒ <span style="color:#3300cc">Entre ceux-là et ceux de nos camarades qui sont morts pour défendre Coruscant, pour défendre le Temple, je crains que l’Ordre ne soit plus que l’ombre de lui-même.</span><br /><br />Cette fois, c’est à mon maître que je m’adresse. Aamaras, un Chagrien. Digne de son espèce, grand, solide, doté d’une volonté inébranlable. Il s’est illustré durant cette bataille, au cœur des combats à sabrer à tours de bras des dizaines et des dizaines de droïdes.  Lui aussi n’est plus que l’ombre de lui-même, à présent, maigre et hâve, allongé sur son lit d’hôpital. Une explosion l’a laissé infirme, les jambes mortes, les organes détruits au point que les soins ou le bacta ne peuvent que soulager un peu la douleur. Dans son état, il sera probablement mort d’ici quelques semaines. Mon mentor Aamaras, un Chagrien brisé.<br /><br />‒ <span style="color:#cc0000">Nous sommes soumis au traité Confédéré et l’empereur a accepté la présence des Sith sur Coruscant… Par la Force, ils ont une enclave légale à quelques kilomètres, et l’assurance que l’Ordre ne peut les pourchasser. Et d’entre tous, c’est l’homme qui aurait pu inverser la vapeur qui s’enfuit.</span><br />‒ <span style="color:#3300cc">Maître Korr a ses raisons. Il pense faire ce qui est juste.</span><br /><br />Pour le moment, j’ai du mal à distinguer ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. De la petite bande de padawans dont je faisais partie, il ne reste que Karrga et Defer. J’ai assisté aux cérémonies et aux veillées. Elles ont duré, poursuivies sans interruption pendant des jours, le temps de commémorer nos centaines, nos milliers de camarades morts. Le Balosar s’est débrouillé pour sauver sa peau, et Karrga… Sa peau à elle est trop épaisse. Ils sont en vie, mais leur humeur à tous les deux s’est faite sombre. On n’échappe pas à une bataille comme celle-ci. Lui sursaute au moindre bruit, et elle laisse son regard se perdre dans le vague.<br /><br />Le départ de Rylen Korr et de dizaines d’autres est un coup de plus porté à l’Ordre. Nous sommes réduits à une fraction de ce que nous étions, et l’immense Temple semble bien désert désormais.<br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br />‒ <span style="color:#ff6600">Kilas ! Un vaisseau Sith vient de se poser près de votre secteur. Vous et Quhria, gardez-les à l’œil. Ne prenez pas de risque, j’ai besoin de vous deux en vie.</span><br /><br />J’ai l’impression que la précédente bataille s’est déroulée hier, et me voici pourtant aux commandes d’un chasseur stellaire à devoir défendre à nouveau Coruscant face aux mêmes ennemis, la voix de Maître Tharond me vrillant les oreilles à travers le communicateur.<br /><br />‒ <span style="color:#99ccff">Je vous suis, Maître !</span><br /><br />Voici Quhria. J’ai été fait chevalier après la mort de Maître Aamaras, et j’ai choisi de prendre en charge cette jeune padawan. Elle est fougueuse et ne doute de rien, et se bat déjà comme une diablesse. Avec un sabre entre les mains, c’est son sang Echani qui s’exprime, et il chante avec beaucoup d’ardeur.<br /><br />Nous allons en avoir besoin. Les choses sont mal engagées : l’Empire se voit assailli à la fois par la Confédération qui a foulé aux pieds son propre traité et par les Sith auxquels il a ouvert les bras. Nous vous l’avions bien dit, semble clamer Rylen Korr de là où qu’il est – où qu’il puisse être. Je ne peux m’empêcher de penser que sans sa défection, nous aurions une chance raisonnable de remporter ce combat.<br /><br />Nous abattons quelques chasseurs droïdes sur notre chemin et nous enfonçons dans les entrailles de la planète. Je ne sais pas encore pourquoi ce vaisseau Sith est allé se poser dans les bas fonds et ce que ses occupants comptent y faire, mais nous avons bien l’intention de les surveiller.<br /><br />Nous nous posons non loin, cachant nos chasseurs et finissant à pieds. Nous avons le petit transporteur Sith en visuel lorsque nous tombons dans l’embuscade que nos ennemis nous ont réservée. Je pense que je les aurais senti venir, si la Force n’avait pas été si troublée, si agitée par les milliers de soldats qui tombent un peu partout sur la planète. Quhria en abat un, puis un second, tandis que je me démène pour tenir tête à l’un d’entre eux. Dieux, que je suis fier de cette gamine, fier de la voir danser entre les lampions rouges qui cherchent à lui trouer la peau, et qu’elle défie avec une audace insolente. Et quelle douleur de la voir blessée d’un premier coup de sabre, puis d’un second. Je me précipite pour l’aider, au mépris de toute prudence, mais j’échoue ; et ma main directrice y perd trois de ses doigts, et j’y perds mon arme, et j’y perds mon équilibre. Je chute, et sens un sabre fouailler mes chairs au passage.<br /><br />Je sombre peu à peu, immobile, sur le dos. La pluie huileuse de la surface parvient à tomber jusqu’à moi, me glaçant le visage. Pourquoi faut-il toujours qu’il pleuve ?<br /><br /><div style="text-align:center"><em></em></div><br /><br />Je suis un Firrerreo. Mon peuple dispose d’une faculté de régénération bien supérieure à la normale.<br /><br />Il faudra plus que quelques coups de sabre pour me tuer. Et de toutes façons, cette satanée pluie m’agace trop pour je puisse crever en paix. Lorsque je reviens à moi, je ne saigne plus, mais j’ai mal, et j’ai froid. Ma pauvre Quhria est plus froide encore, mais elle a rejoint la Force, et ne doit plus souffrir. Je ferme ses yeux argentés, observe son visage blanc devenu bleu.<br /><br />Les environs sont calmes. Je ne perçois plus autant de violence qu’auparavant. J’ignore combien de temps s’est écoulé, mais il semble que la bataille soit terminée.<br /><br />Je ramène mon apprentie à nos chasseurs, toujours là où nous les avions laissés. Sans trop d’espoir, j’essaie le communicateur de mon Delta-7. Il fonctionne, mais nul de me répond. Ne pouvant me résoudre à l’abandonner, je charge Quhria dans mon cockpit. Il n’est prévu que pour une personne, mais elle n’est pas très grande, et nous nous serrons un peu.<br /><br />Je côtoie la mort d’un peu trop près, ces derniers temps.<br /><br />A la surface, un bref coup d’œil suffit à m’éclairer. Le Temple est en flammes, des vaisseaux ennemis posés partout. J’en profite pendant qu’ils ne font plus attention aux cieux, je vole l’un des nombreux anneaux d’hyper-espace abandonnés en orbite, et je m’enfuis vers la première destination dont je me souvienne. Varonat, une planète paisible sur laquelle j’avais accompagné mon Maître en mission, il y a quelques années de cela.<br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br />Je m’installe loin des villes. Rien d’insurmontable, la planète est une vaste jungle dotée seulement de deux maigres agglomérations. Je me trouve une petite plage à proximité d’un lac, un endroit enchanteur et paisible. J’espère qu’il le sera assez pour apaiser les fantômes et la rancœur qui m’ont suivi jusqu’ici.<br /><br />J’ai bien l’intention de me faire discret. C’est dans mon intérêt, puisque notre grand et glorieux nouveau leader, l’Omega, un type du genre pas commode qui agite son sabre rouge et provoque des tempêtes de Force à la moindre contrariété, a lancé une purge. Il semble qu’il veuille s’assurer qu’il ne reste plus aucun Jedi en vie.<br /><br />J’ai beau me cacher du mieux que je peux, je m’attends à ce qu’on me retrouve. Peut-être suis-je fataliste, mais vous me le pardonnerez, je pense. J’ai survécu à deux guerres et vu mourir tous mes proches, après tout. Je m’attends à devoir me défendre de nouveau. Je me demande bien comment, avec ma main mutilée. Avec le temps, mes capacités génétiques auraient pu faire repousser mes doigts, si la blessure n’avait pas été cautérisée par la brûlure du sabre. J’ai conservé le mien, mais je suis incapable de m’en servir. Il finira probablement planté dans le sable, allumé de nuit pour diffuser un éclairage d’ambiance, projetant des reflets bleus sur les eaux sombres du lac.<br /><br />Je cache mon Delta-7 dans la jungle. Je veux le garder à proximité en cas de besoin, mais c’est un appareil trop identifiable et il me met en danger. Quant à la dépouille de Quhria que j’ai amenée ici avec moi, je l’enterre dans un petit vallon reculé, à une demi-journée de mon campement. <br /><br />Avec elle, j’enterre également le chevalier en moi, et l’Ordre tout entier.<br /><br /><div style="text-align:center"><em></em></div><br /><br />‒ <span style="color:#663333">Je vous dit que je l’ai vendu. Il était abandonné dans la jungle sous un tas de branches, je ne pouvais pas savoir qu’il avait un propriétaire !</span><br /><br />Je pense que vous comprenez qui est en face de moi. Vous l’avez rencontré. C’est Hanzee Tahana, petit fermier sans envergure, qui arrondit ses fins de mois avec tout ce qu’il peut récupérer, retaper et revendre. Y compris mon Delta-7, sur lequel il dit être tombé par hasard.<br /><br />C’est un problème. Je dois déjà tuer un mercenaire de temps en temps, un pauvre gars venu me chercher pour toucher la prime. J’ai eu de la chance avec le premier, un tueur de Mandalore. Un corps à corps brouillon que j’ai remporté en lui arrachant son casque et en le noyant dans le lac. Son armure était trop petite pour moi, mais je peux utiliser son blaster avec les deux doigts qu’il me reste. Il sert désormais d’avertissement pour tous les autres.<br /><br />Mon chasseur en vadrouille, c’est une piste très claire pour remonter jusqu’à moi. Je panique, la colère monte. J’intimide ce pauvre homme, je lui hurle dessus. Je peux régler le problème : il me suffit d’utiliser cette bonne vieille suggestion Jedi, et il ne se souviendra plus. Quiconque l’interrogerait se trouverait dans l’impasse.<br /><br />Je regrette d’avoir perdu le contrôle. L’esprit de Tahana est endommagé, et je ne peux rien y faire. On dirait que mes fantômes sont toujours là.<br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br />‒ <span style="color:#ffcc66">Bonjour ?</span><br /><br />Je plonge. Bon sang, moi qui me pensais tranquille après toutes ces années, quelqu’un vient de nouveau me chercher.<br /><br />Nageant sous l’eau, je réfléchis à toute vitesse. Je vous ai déjà dit que Varcis était meilleur que moi à ce jeu-là, mais je fais de mon mieux. Bonjour ? Quel genre de tueur dit bonjour ? Je me dirige vers le rocher où je dissimule mon arme lorsque je nage. Je surprends l’intruse, la garde en joue.<br /><br />‒ <span style="color:#ffcc66">Ne tirez pas ! Ne tirez pas, je ne suis pas là pour vous causer des ennuis…</span><br /><br />Je m’avance.<br /><br />‒ <span style="color:#cc0000">Tournez-vous.</span><br /><br />J’en profite pour l’assommer d’un coup de crosse. Je l’observe un instant, affalée dans le sable. C’est une jeune femme, plutôt menue. Une brève fouille m’apprend qu’elle n’est pas armée. Je la traîne à l’ombre sous l’un des auvents, lui lie les poignets contre un arbre mort qui me sert de banc, et j’attends son réveil.<br /><br />Elle dit se nommer Jil Charce. Elle dit être une ancienne esclave cherchant à rejoindre l’Ordre Jedi pour entamer une nouvelle vie. Elle dit avoir suivi la piste de mon chasseur. J’ai beaucoup de chance. Si une ingénue pareille a pu me retrouver, n’importe qui aurait pu le faire. J’imagine que la chute de l’Omega n’est pas pour rien dans ma tranquillité.<br /><br />Je sens vaguement quelque chose à son propos. Elle est probablement sensitive, en effet. Elle a une vingtaine d’années, et pas la moindre formation. Quoi que soit devenu l’Ordre, je ne suis pas certain qu’ils l’accepteraient. Habituellement, c’est l’Ordre qui vous élève, vous grandissez en son sein.<br /><br />Elle me pose des questions en retour. Je l’impressionne, je crois. Je l’effraie, plutôt. Elle a vu Hanzee. Elle m’a vu, moi. Elle a senti ce qui m’accompagne. Alors je lui explique, je lui raconte. Ce que je suis, d’où je viens. Ce qu’était l’Ordre. Pourquoi il est tombé, quelles furent ses erreurs. Je me durcis en évoquant Rylen Korr.<br /><br />C’est stupide, je le sais. Sa défection a probablement permis à l’Ordre de perdurer quelque part. Avant la deuxième bataille de Coruscant, j’ai entendu des rumeurs à propos d’Endor. Quelque chose est peut-être resté. Mais mes épreuves de Jedi sont marquées en moi, et je ne peux m’empêcher de le tenir responsable, au moins pour partie, de la défaite que nous a infligée l’Omega. Affaiblis comme nous l’étions…<br /><br />Je la détache. Lui montre mon sabre. Peut-être parce qu’elle a demandé à le voir, comme une enfant intimidée mais curieuse, et peut-être parce qu’une part de moi est fière de mon passé. <br /><br />C’est inattendu.<br /><br /><div style="text-align:center">*</div><br /><br />Je parviens à convaincre un habitant de Varonat de me céder une petite navette antédiluvienne, en paiement d’un vieux service. La jeune femme est en grande discussion avec une adolescente du cru. Je ne comprends pas ce dont il est sujet, mais il semble que la plus jeune soit soulagée que Jil l’autorise à ne pas tenir sa parole. Peu m’importe.<br /><br />J’accompagne la Lorrdienne sur Endor. J’ai longuement hésité, croyez-moi. Je ne suis plus Jedi, et je ne crois pas le redevenir un jour. Mais l’Ordre est ma maison et ma famille, même si tout ceux que j’y connaissais sont morts depuis dix ans. Quelque chose a fait naître une curiosité mêlée d’appréhension. Je veux voir de mes yeux. Dans le pire des cas, s’ils ont pris racine sur Endor pendant tout ce temps, ils doivent au moins avoir produit quelques fruits.<br /><br />Je survole la planète. Je suis heureux d’avoir conservé mes vieux réflexes de pilote, car l’approche est difficile. Ma sensitivité est rouillée, mais c’est tout de même elle qui finit par percevoir le village, plutôt que mes yeux.<br /><br />Nous nous posons à proximité, entourés de Jedi et de petites créatures pelucheuses, et sortons ensemble de la navette.<br /><br />Bonjour, mes frères et sœurs.</span></ul><br /><br /><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t7706-Endor-sur-tes-deux-oreilles.htm#p80926" target="_blank"><span style="font-family:Times New Roman, serif"><ul><i>(La suite...)</i></ul></span></a><p></p>
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