<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Dans l&#x27;ombre du Phénix.]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<div style="text-align:center"><i><img src="https://img.xooimage.com/files116/8/2/f/alexandre-ansart-003-copy-5a4a3b9.jpg" style="max-width:100% !important;aspect-ratio:1920/768;width:1920px;max-width:100%" /></i><i>L'imposant et élégant palais de la Grande Moff, situé en plein cœur de la capitale de Borosk.</i></div><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>C’est sous une pluie battante que la corvette de la commandante Irons est autorisée à accéder aux secteurs militarisés de la capitale de Borosk. Avec ses imposants complexes fortifiés, ses innombrables casernes, ses immenses terrains d’entraînement et ses multiples batteries de défense anti-aérienne, la planète natale de la Grande Moff mérite bien son surnom de "monde forteresse". Quiconque chercherait à s’imposer par la force sur Borosk perdrait des dizaines de milliers d’hommes rien qu’en essayant de pénétrer les défenses de la capitale. Et que dire des autres forteresses protégeant les autres villes de la planète ? Il faudrait au bas mot des mois, voire des années entières, pour s’emparer de ce monde. Et les pertes nécessaires à un tel succès seraient colossales pour ainsi dire. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">L’Empire a passé des années à fortifier la planète et lorsqu’il s’est effondré au profit d’une Nouvelle République, Ashe a repris à son compte les travaux entrepris par le régime impérial en réhabilitant d’anciennes forteresses et en posant les fondations de nouvelles structures militaires. Lorsqu'elle a finit par prendre la tête des Vestiges de l'Empire, le nouvellement nommé Impérium, la naine a su profiter des ressources offertes par le nouveau régime impérial pour poursuivre ses grands projets. Si la capitale actuelle de l’Impérium est Cathar, il ne fait aucun doute que dans les années à venir Borosk sera le véritable centre du pouvoir impérial. Ce monde l’est déjà un peu, d’une certaine manière… Mais nombreux sont ceux qui refusent de le voir ou de l’admettre, autant par fierté que par déni.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">La silhouette du palais de la Grande Moff apparaît peu à peu, se distinguant des bâtiments militaires et des imposantes fortifications qui l’encerclent de par son élégance marquée. Trois intercepteurs TIE passent à proximité de la corvette, le feulement rauque de leurs moteurs ioniques quelque peu effacé par les coups de tonnerre. L’activité autour du palais n’est en rien changée par le mauvais temps. Plusieurs éclairs viennent percer les nuages, illuminant les façades arrondies de la résidence personnelle de la Grande Moff alors que le ciel se met à gronder de plus belle. En contrebas, les patrouilles pédestres sont nombreuses, les soldats postés en faction de part et d’autre du complexe bien visibles et les systèmes de défense opérationnels à cent pourcent de leurs capacités. Dans les airs, plusieurs groupes d’appareils impériaux (TIE, transports de troupes et canonnières de surveillance) survolent régulièrement la zone, témoignant ainsi de l’activité qui règne dans les environs du palais.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Une aire d’atterrissage installée à proximité de l’imposante résidence impériale a été préparée pour l’occasion et mise à disposition de la commandante Irons. Le personnel de sécurité (six Manteaux de Nuit dirigés par un lieutenant vêtu d’une capote par ce temps exécrable) se charge d’accueillir l’officier séparatiste, vérifiant son identité et ses codes d’authentification. Une fois les formalités d'usage effectuées, l’homme conduit l’agent de la générale suprême Valkoinen jusqu’au complexe qui abrite les quartiers privés de la Grande Moff. Le cortège traverse plusieurs points de contrôle gardés par les soldats personnels de la dirigeante impériale, les discrets mais pas moins redoutables Manteaux de Nuit, dont les armures d’un gris sombre reflètent parfaitement la nature sinistre de leurs obligations. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">A l’intérieur du palais, les couloirs sont sobrement décorés, reflètent une austérité martiale. Quelques statues et projections holographiques de héros natifs de Borosk s’observent en chien de faïence. Ce sont pour la plupart des soldats, revêtus de leur plus bel uniforme et figés dans une posture parfaitement militaire. Ici et là, les bannières de l’Impérium représentant un phénix aux ailes déployées. De temps à autre, un pot de fleur sur une colonne ou un arbuste bien taillé pour agrémenter les murs. Le personnel qui travaille au sein de la résidence impériale est avant tout militaire. Officiers du renseignement, soldats d’élite de la garde rapprochée de la Boroskaise, amiraux, généraux et autres personnalités des états-majors de l’Impérium accompagnés de leurs assistants… Tout ce beau monde défile dans les couloirs du palais afin de vaquer à leurs occupations. Les conversations se font à voix basse, ou ne se font pas du tout. Quelques-uns ont les yeux rivés sur leur bloc de données, rejoignant leur affectation du jour en consultant les derniers rapports. Une rare poignée de diplomates, de fonctionnaires ou de représentants de grandes familles errent au milieu de ces militaires, reconnaissables entre tous à cause de leurs habits colorés, parfois excentriques, qui tranchent avec les uniformes bien coupés et les armures sombres des soldats de la Grande Moff.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Après d’innombrables minutes passées à traverser ce dédale de couloirs, le lieutenant s’arrête finalement devant une porte. Derrière la commandante, les six Manteaux de Nuit s’immobilisent comme un seul homme, silencieux. L’homme glisse un cylindre codé dans la console de la porte, qui s’ouvre dans un chuintement distinctif.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#44b8ff"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Par ici, commandante.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La main de l’officier se tend vers l’entrée. La porte se referme dès lors que la séparatiste pénètre dans la pièce, une sorte de salle de conférence où attendent déjà deux personnages singuliers. Le premier individu présente un physique particulièrement marquant. Doté d’une impressionnante stature, la face droite du visage couverte de brûlures qui ne semblent pas cicatriser complètement, un oeil remplacé par un implant cybernétique dont l’iris rouge se fait menaçant et une main en duracier dont les longs doigts effilés viennent machinalement tripoter la manche gauche de son uniforme écarlate… Le capitaine Vestrit a en effet tout du monstre impérial comme on pourrait se le représenter dans la propagande rebelle. A ses côtés, une silhouette plus frêle, féminine, mais qui apparaît au moins aussi rigide et stricte que celle de son collègue. Avec ses longs cheveux noirs arrangés en chignon, son regard intransigeant et son uniforme à gorgerin typique des officiers issus de Borosk, la directrice des services de renseignements de la Grande Moff semble au moins aussi implacable que le colosse qui se tient près d’elle.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#339900">- Commandante Irons… Bienvenue sur Borosk. Je suis le lieutenant-colonel Veed, à la tête du Service Stratégique Boroskais, police politique et services de renseignements de la Grande Moff Ashe. Et voici le capitaine Vestrit, du Département Investigation et Interrogation du Bureau de la Sécurité Impériale. Inutile de vous présenter les fonctions du BSI, j'imagine.</span> <i>Indique la femme, qui semble avoir passé les trente ans.</i> <span style="color:#339900">Mais je vous en prie, installez vous. Il semble que nous avons beaucoup à nous dire…</span></span></strong>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20005/dans-l-ombre-du-phénix.</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 02:16:14 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/20005.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:37 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Dans l&#x27;ombre du Phénix. on Wed, 25 Feb 2026 18:02:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atréïs écoute. Note mentalement. Ce qu’ils disent, et ce qu’ils ne disent pas. Les attitudes, les positions, les vibrations de leurs voix. Il n’a pas besoin de beaucoup pour se rendre compte que sa légitimité ici est mise en cause. Et pas de beaucoup plus pour en avoir confirmation. Les Impériaux devant lui ne le voient que comme un simple messager. Reporter à sa hiérarchie, mise en contact avec un obscur agent, bref… Faire les commissions. Non pas qu’il leur en veuille. Pire, il les comprend. Mais il ne peut pas s’empêcher de trouver ça vexant. Valkoinen ne l’a pas préparé, elle l’a juste envoyé de manière à prendre les informations et revenir, comme une bonne estafette. Il y a de quoi être agacé de l’attitude générale à son égard, de son point de vue, tout en la comprenant.<br /> <br />Vestrit n’en a rien à faire. C’est un militaire, qui est manifestement plus ennuyé d’être ici qu’autre chose. Un homme de terrain, lui semble-t-il, et de poigne, le genre à faire les choses par lui-même sans que rien ne soit jamais parfait. Le simple fait de le voir rendre gorge comme ça, cracher du sang, lui fait dire que ce type n’a rien à faire autour d’un bureau sur Borosk, et qu’il préfèrerait sûrement être en train de faire la chasse à l’Oiseau de Feu lui-même.<br /> <br />Quant à Veed… Elle lui semblait être plus l’archétype de l’agent de bureau. Méticuleuse à l’extrême, dotée d’une mémoire suffisante pour emmagasiner rapport après rapport. Pourtant, c’était celle qui avait le moins parlé des deux. Une observatrice, sans doute. Le genre à faire les mêmes conclusions que celle que tirait actuellement le Gurlanin. Un duo glaçant pour quiconque de normal se retrouvait opposé à eux. <br /> <br />Le bureau entre eux formait une ligne de démarcation claire. La CSI d’un côté, l’Imperium de l’autre. Malgré les belles paroles, les accords formels et les prises de position informelles, il restait de la défiance entre les deux entités. A nouveau, c’était logique. Mais contre-productif dans le cas présent, face à une menace autrement plus insistante que celle de la République Fédérale. L’ennemi commun venait de passer de monstre tentaculaire bureaucratique à cellule invisible, une tumeur dans les organes officiels.</i><br /> <br />-Comme je l’ai dit, nous allons désormais prendre des mesures drastiques. Je vais faire en sorte que chaque chantier naval, chaque usine d’importance soit supervisé par nos soins. Si quelque chose d’inhabituel s’est produit, nous serons au courant. Si il y a la moindre trace d’activité suspecte, nous agirons rapidement. Il est plus que temps que nous prenions réellement le taureau par les cornes.<br /> <br /><i>Comprendre « sans se soucier de l’avis des politiques », ceux qui avaient décidé, en leur âme et conscience, et sans doute sous l’impulsion du Consulat, de ne rien faire des annonces de l’Imperium sur la menace qui planait. Il était temps que l’armée prenne le relais.</i><br /> <br />-Je rendrais compte à ma hiérarchie de ce que nous nous sommes dit ici. Dans l’intervalle, je vous ferai communiquer les informations pertinentes. Que cette collaboration soit fructueuse pour tous. Lieutenant-colonel, Capitaine. Je vous remercie de m’avoir reçu. Je ne prends pas plus de votre temps.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164596</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164596</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Dans l&#x27;ombre du Phénix. on Wed, 25 Feb 2026 18:02:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La dernière question de la séparatiste arrache au capitaine Vestrit un sourire cynique. Après tout, il s’est posé la même interrogation lorsque l’agent Chimère a évoqué pour la première fois cette menace d’une guerre imminente. Personne ne veut croire à une telle déclaration sans prendre de pincettes… Il faut s’assurer de la crédibilité des informations, vérifier l’authenticité de la source. Et visiblement, la commandante Irons les rejoint en ce sens.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#663333">- Il ne s’agit pas d’arguments, commandante… Mais de faits et d’observations. Notre agent a été le premier à remarquer que ces attaques ciblées, comme celle dont Raxus Secundus a été récemment victime, n’avaient pas uniquement pour but de déstabiliser le régime impérial, de tester sa réactivité. </span><i>Déclare froidement le cyborg.</i><span style="color:#663333"> Des rebelles Cathars ont été armés sur l’Arche de l’Empire, des mercenaires Talz ont été engagés à la surface de Hoth, des pirates se sont livrés à des séries de raids le long des voies de la Bordure Extérieure… Et de violentes grèves ont éclaté au sein de nos chantiers navals. Ces actes ont beaucoup en commun. Ils portent la marque de l’Oiseau de Feu, servent à nous éprouver, à nous ébranler. Et bien plus encore…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’homme inspire doucement, un gargouillis immonde venant parasiter sa respiration. Il tousse un coup pour faire passer cette gêne, racle le fond de sa gorge puis reprend son explication.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#663333"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Notre agent a en effet constaté que les pirates ciblent en priorité les convois qui embarquent à leur bord du matériel minier, matériel ensuite utilisé par des groupes rebelles et mercenaires qui, en échange d’un soutien financier ou militaire, doivent extraire pour le compte de l’Oiseau de Feu diverses matières premières. Plusieurs exploitations minières ont pu être découvertes par nos services de renseignements et viennent confirmer cette première hypothèse. Une seconde hypothèse, émise tant par la Grande Moff que notre agent, a également permis de mettre en lumière le vol de composants de vaisseaux de guerre au cours des grèves qui ont eu lieu dans les chantiers navals de nos mondes. Et nous savons désormais, grâce au travail d’enquête de cet agent, que l’Oiseau de Feu a noué de nombreux partenariats avec d’importants groupes pirates et cartels criminels.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le colosse laisse ses doigts en duracier effleurer le bois de la table le temps de quelques battements de cœur, laissant ses paroles flotter dans l’air. Il ne plaisante pas, n’exagère rien. Tout ce qu’il dit est glaçant de vérité, fruit de longs mois d’investigations et de recherches.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#663333"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Notre agent ne se trompe pas quand il dit que cette organisation secrète se prépare à la guerre. Pourquoi chercher à extraire des minéraux utilisés dans la conception d’armes et de vaisseaux, dérober des composants et des pièces d’artillerie conçus pour ces derniers si ce n’est pour se créer une importante armada de guerre ? La question se pose… D’autant plus que notre agent affirme avoir vu de ses propres yeux une partie de cette flotte. Imaginez un peu les dégâts que l’Oiseau de Feu serait capable d’infliger s’il venait à activer des dizaines de cellules dormantes, à enrôler l’aide de mercenaires, de rebelles, de criminels et de pirates avant de lancer son armada contre nous…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#339900"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Cela fait beaucoup à prendre en considération, à digérer… Nous en avons bien conscience. Et nous ne sommes même pas certains d’avoir en notre possession ne serait-ce qu’un quart des informations pouvant nous permettre de bien discerner cette nébuleuse organisation qu’est l’Oiseau de Feu. C’est un groupuscule semblable à une hydre, aux têtes innombrables et dont les ramifications se situent parfois en dehors des frontières impériales. Nous ne connaissons pas l’étendue de son influence… Ni la portée de ses actes. Il reste encore beaucoup à découvrir et nous vous invitons donc à prendre contact avec votre hiérarchie afin de les informer de la situation.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Pour les Impériaux, il ne fait aucun doute qu’il faudra coopérer avec la Confédération des Systèmes Indépendants pour mettre un terme aux agissements de ces conjurés. Mais pour cela, il faut que les séparatistes soient d’abord conscients des enjeux, qu’ils soient prêts à faire le nécessaire… Car jusqu’à présent, ces derniers se sont montrés assez frileux face aux avertissements impériaux. Et ils en ont payé le prix.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#339900"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Nous vous mettrons en contact avec notre agent lorsqu’il sera revenu de sa mission…</span></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164595</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164595</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Dans l&#x27;ombre du Phénix. on Wed, 25 Feb 2026 18:02:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>A chaque seconde qui passait, Atréïs se fondait un peu mieux dans cet environnement. Ou plutôt, ce nid de vipères dans lequel on l’avait placé. Il voit bien les yeux perçants du lieutenant-colonel s’interroger sur sa présence, les optiques du capitaine le juger silencieusement. Leurs gestes expriment tout le doute qu’ils ont. Et quelque part au fond de lui, le séparatiste ne peut pas les blâmer. Il a ressenti les mêmes questions, les mêmes pensées depuis qu’on lui a assigné cette mission diplomatique. Personne ne l’a jamais formé à cela, il devait apprendre sur le tas. Au moins avait-il deux professeurs involontaires face à lui.<br /> <br />Pas de notes, hormis mentales. Pas de gestes parasites qui pourraient traduire un inconfort soudain face aux explications des deux impériaux. Pas de réponses inappropriées au milieu de leur laïus. Le discours était ficelé, un peu trop bien même si il devait juger, comme si il avait été pratiqué encore et encore depuis un certain temps, appris par cœur même. Ils en savaient tellement, où étaient les actions concrètes de l’Imperium ? En miroir, où étaient celles de la Confédération ? Le système gangréné par la corruption, rouillé de l’intérieur, montrait ses brèches face à son allié… Et Valkoinen comptait sur lui pour se faire le porte-voix de ceux qui allaient le réparer. La corde était aussi fine que tendu.<br /> <br />Le fil de ses pensées fut interrompu par le cyborg qui se mit ni plus ni moins qu’à cracher du sang. A nouveau, cela n’impressionna pas le Gurlanin. Il en avait vu d’autre, et si tout ça n’était pas vraiment ragoûtant, le fait que ni Veed ni Vestrit ne semblent s’en inquiéter ou s’en formaliser lui donnait la conduite à tenir. Ignorer l’interruption, continuer l’entretien comme si de rien n’était. Personne ne panique à la vue du sang. Un instant il se pose simplement la question du pourquoi. Est-ce parce que leurs yeux en ont trop vu qu’ils ne sont même plus émus par quelqu’un qui tousse et crache du sang ? Ou bien simplement sont-ils si habitués à collaborer que ce genre de choses devient usuel ? <br /> <br />Il les laisse terminer leur numéro de duettistes. Des évidences prononcées, des avertissements qui semblent masquer des menaces et des pistes à explorer. Beaucoup d’informations en une fois, même pour un cerveau cybernétique. Son IA enregistre, trie et travaille tout d’un seul coup, prête à régurgiter les compte-rendus dès lors qu’on lui demandera. Ce que révèlent à nouveau les Impériaux aurait pu donner à Atréïs un frisson dans le dos. L’Oiseau de Feu était organisé, silencieux et brutal. Définitivement ce qu’il avait vu sur Raxus Secundus. Mais ce n’était pas de la peur ou de l’horreur qui bouillonnait en lui. Non, c’était plutôt une forme de rage sourde, parce qu’il savait très bien qu’il était déjà jugé. Mais pas pour ses actes.</i><br /> <br />-Merci d’avoir brossé ce tableau récapitulatif. Capitaine, j’entends bien vos explications, et c’est bien ce que nous redoutons qui se produit sous nos yeux. Si ce que vous exprimez est vrai, il est plus que probable que nous ayons nous aussi des agents infiltrés dans les hautes sphères de la Confédération. Vous n’êtes pas sans savoir que la CSI a subi dernièrement plusieurs vagues d’attentats. Nous pensons, de notre côté, que ceux-ci ont été permis grâce à une passivité bien pratique de certains hauts-placés. Des personnes manipulables, encore peu aguerries à leur fonction. Des individus offrant des prétextes parfaits à la révolte.<br /> <br /><i>Il laisse un instant planer cette déduction sur la pièce, ses yeux venant ensuite se poser sur le Lieutenant-colonel.</i><br /> <br />-Comme vous le savez, la Confédération est actuellement en état d’urgence. La Générale Suprême Valkoinen a décrété l’état d’urgence. Il ne sera désormais plus du ressort des préfets d’assurer la sécurité de leurs planètes, entre autres choses. Malheureusement, cette décision arrive bien tard pour enrayer efficacement le processus de rébellion qui s’installe au fur et à mesure. Nous ne pouvons que constater les premiers dégâts fait au système du fait de l’indigence de certains dirigeants. Cette menace n’a pas été prise au sérieux par tout le monde, et c’est bien ce qui cause ces dommages.<br /> <br /><i>Il avait évidemment en ligne de mire Leiel Osso, cette parvenue de sous-préfète qui pensait plus à sa petite réputation qu’à protéger sa planète, mais il y en avait d’autres. Le Consulat, bien caché, qui ne s’était pas prononcé sur le sujet, l’Assemblée des Préfets, silencieuse et coupable d’inaction, et évidemment, Lam Cinder, ce soi-disant Maréchal qui avait rencontré Veed père et s’était bien gardé de mettre en place la moindre surveillance, la moindre action. Et maintenant, tout cela leur retombait dessus comme si ils étaient les uniques coupables ? Quitte à être jugés, autant prendre en main la totalité des actions.</i><br /> <br />-Ce genre d’incidents arrivera encore. Le feu a déjà été mis aux poudres, comme vous l’avez souligné, et on ne répond pas à ces individus par des demi-mesures. D’où ma présence ici, pour mettre sur pied une action concrète et commune. Je vais transmettre à nos services vos recommandations et nous éplucherons les comptes de chaque planète, chaque système, pendant que nous réfléchissons à la manière de répondre à ses agressions.<br /> <br /><i>Une dernière question lui vint, alors que le silence s’installait à nouveau.</i><br /> <br />-Ce… meilleur agent que vous évoquiez. Il estime que nous devons nous préparer à la guerre. Sur quels arguments se base-t-il ?</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164594</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164594</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Dans l&#x27;ombre du Phénix. on Wed, 25 Feb 2026 18:02:37 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le regard affûté de la directrice des services de renseignements de Borosk se pose instinctivement sur la silhouette de la commandante Irons. Elle prend note de ses faits et gestes, observe attentivement son comportement, prend en considération l’intonation de sa voix. Ce n’est pas volontaire… Il s’agit de fait d’une déformation professionnelle. A force de voir des ennemis partout, on finit par rester sur ses gardes en toute circonstance, à se méfier de tout le monde. Veed fille constate que la séparatiste n’est pas tout à fait à son aise. Elle semble manquer de confiance et d’assurance. Curieux… La trentenaire se serait attendue à ce qu’une envoyée de la générale suprême Valkoinen, commandante de surcroît, soit familière de ce genre de réunions. Elle pose une main sous son menton, perplexe. De nombreux flots de pensées viennent perturber le cours de ses réflexions. S’agit-il d’un test ? Impossible à dire. Mais voilà qui semble étrange.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">A ses côtés, le capitaine Vestrit semble lui aussi dubitatif. Mais pas pour les mêmes raisons. Irons évoque une prise de conscience tardive de la Confédération des Systèmes Indépendants concernant la menace que représente l’organisation secrète de l’Oiseau de Feu malgré les avertissements du désormais maréchal Veed, père de notre chère directrice du Service Stratégique Boroskais. L’inaction des séparatistes le surprend. Pendant des années, les séides de la CSI ont terrorisé l’Impérium, mené une chasse aux Sith et à leurs partisans, ont traqué inlassablement les ennemis du régime où qu’ils se trouvent, se sont préparés à un conflit avec la République. Aujourd’hui, ils se sont laissés surprendre par une sordide histoire de rébellion qui aurait pu être prévenue. Sont-ils tombés si bas ? Ont-ils manqué de vigilance à ce point ou sont-ils, à l’instar de l’Impérium, rendus partiellement aveugles par l’infiltration de conjurés impériaux au sein de leurs rangs ?</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Non. Il ne comprend pas. Les avertissements de l’Impérium étaient pourtant clairs. La Confédération des Systèmes Indépendants aurait dû redoubler d’attention, faire renforcer ses dispositifs de surveillance, mener une enquête interne pour identifier de potentielles menaces… Tout ceci ne fait aucun sens.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#339900">- Une implication de l’Oiseau de Feu sur Raxus Secundus semble probable… Nous avons en effet déjà pu observer ce genre de tatouages sur les corps de certains agents conjurés abattus par nos forces. Et cette rébellion soudaine sur Raxus Secundus ressemble en tout point à ce que nous avons nous-même pu expérimenter à de nombreuses reprises.</span> <i>Commente le lieutenant-colonel Veed, impassible.</i> <span style="color:#339900">Les parjures identifient des groupes d’opposants ou des individus qu’ils peuvent aisément retourner contre le régime… Ils prennent le soin de les armer, de les former aux tactiques de combat de l’Impérium ou aux techniques de guérilla puis les envoient sur un monde pour cibler des infrastructures, des convois ou des personnalités d’une importance stratégique. La main d'œuvre ne leur coûte rien et si ces idiots meurent, ils savent comment les remplacer.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le capitaine Vestrit racle le fond de sa gorge plusieurs fois puis se met soudainement à tousser. La quinte de toux est brutale, si violente qu’on pourrait croire que le cyborg en vient à s’en décoller les poumons. Pour autant, cela ne semble pas le faire paniquer. Ni lui, ni la fille du maréchal Veed par ailleurs. Du sang gicle sur la table. L’homme tire un mouchoir de sa poche, qu’il porte ensuite à sa bouche pour essuyer ses lèvres désormais couvertes d’un liquide aussi écarlate que le rouge de son uniforme.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#663333">- Si l’Oiseau de Feu est vraiment derrière votre rébellion, commandante, il sera aisé de trouver des traces de son implication.</span> <i>Déclare calmement l’officier du D2I en venant nettoyer la table d’un revers de mouchoir.</i> <span style="color:#663333">L’Oiseau de Feu aime détourner le matériel local pour le retourner contre son propriétaire. Des sympathisants et des agents infiltrés au sein de l’Impérium ont ainsi utilisé leur position au sein des forces armées pour faire disparaître des registres des cargaisons entières d’armes et d’armures qu’ils ont ensuite envoyé dans des camps d’insurgés locaux. Et l’avantage du circuit court de ce détournement, c’est qu’il ne coûte pas cher et qu’il ne laisse que peu d’opportunité aux autorités pour retrouver le matériel volé une fois qu’ils s’en sont rendus compte… S’ils s’en rendent compte.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Nouveau raclement de gorge. Le capitaine porte son mouchoir désormais maculé de pourpre à ses lèvres, crache machinalement du sang dedans, le replie délicatement et le range dans une poche de son uniforme.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#663333">- En cherchant bien, vous trouverez peut-être des registres modifiées, des rapports d’inventaire incomplets, des commandes et des séries de chiffres qui ne font aucun sens…</span> <i>Poursuit-il, toujours imperturbable.</i> <span style="color:#663333">Et si vous cherchez au bon endroit, vous pourrez même remonter jusqu'aux traîtres impliqués dans ces détournements de matériel.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#339900">- Ne soyez cependant pas trop expéditive dans votre jugement, commandante. Ces conjurés sont capables du pire quand il s’agit de semer le chaos. Ils n’hésitent pas à retourner nos meilleurs agents les uns contre les autres en laissant de fausses preuves, des preuves crédibles qui font douter de la loyauté de n’importe qui, même de ceux qui ont tout sacrifié pour le régime.</span> <i>Explique à sa suite la directive du Service Stratégique Boroskais.</i> <span style="color:#339900">L’Oiseau de Feu sait comment couvrir ses traces. Plusieurs de nos enquêteurs ont disparu, d’autres ont été accusés de trahison. Et certains ont été retrouvés morts. En vous engageant sur cette voie, vous aurez une cible dans le dos.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#663333">- Nous devons cependant agir de concert et rapidement, réduire à néant cette menace que représente l’Oiseau de Feu avant qu’il ne soit trop tard…</span> <i>Reprend à sa suite le colosse, les doigts effilés de sa main artificielle venant doucement griffer le bois là où le sang a été récemment répandu.</i> <span style="color:#663333">Nos analystes estiment que ces attaques ne sont qu’un test destiné à éprouver le temps de réactivité des autorités… Cette rébellion sur Raxus Secundus n’est peut-être que la première d’une longue série à venir en territoire séparatiste. Pire encore, l’un de nos meilleurs agents considère même qu’il est probable que l’Oiseau de Feu se prépare à la guerre, qu’il mobilise en secret ressources, matériel et légions pour faire plier à sa merci les grandes puissances de cette galaxie lorsqu’elle sera suffisamment déstabilisée. Le temps presse… Et nous avons beaucoup de fronts à couvrir, de pistes à explorer.</span></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164593</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164593</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:37 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Dans l&#x27;ombre du Phénix. on Wed, 25 Feb 2026 18:02:37 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atréïs avait bien essayé de faire ses devoirs sur le pont du Prédateur alors qu’il se dirigeait en vitesse hyperluminique vers Borosk. Mais rien de vraiment concret ne pouvait en sortir. Déjà, il y avait bien trop de choses qui tournaient encore et encore dans sa tête. Et la première d’entre elle était la décision de Valkoinen de l’envoyer parler en son nom à l’Imperium. Certes, cela ne faisait pas de lui un proche ou un diplomate, mais la confiance n’était pas à exclure désormais. Bien entendu, elle le tenait en laisse et elle le savait, mais on n’envoie pas quelqu’un capable de réduire à néant d’une simple parole des années de diplomatie fragile si l’on n’a pas confiance. Et cela était un changement. De bête tenue en laisse, il était désormais la bête fidèle. Ha. C’était mieux que rien, même si c’était tout aussi rabaissant.<br /><br /></i> <i><br />Mais mieux valait se contenter de ce statut pour l’heure. De toute façon, ce n’était pas comme si il obtiendrait autre chose. Et puis, il y avait cette histoire d’Oiseau de Feu. Il avait épluché les rapports le mentionnant. Certains provenant de l’Imperium, d’autres de la CSI, mais rien qui en fasse une organisation d’ampleur suffisante pour s’attaquer à une planète. Oh, il y avait bien quelques mises en garde funestes, mais sur le moment, elles avaient du paraître exagérées. Quelle chienlit, tout ça pour se retrouver désormais à devoir réagir plutôt qu’agir. L’Imperium ne manquerait sans doute pas d’en profiter.<br /><br /></i> <i><br />Et puis, Borosk… Une planète citadelle, un monde forteresse, appelez le comme vous le préférez. La CSI elle-même se posait la question d’un tel renforcement des défenses. La réponse tenait en quelques mots. L’ambition de la Grande Moff Ashe. Reconnue comme future dirigeante par la CSI, elle s’opposerait un jour frontalement au Moff Valiant… Et à Cathar, capitale officielle de l’Imperium. Des circonstances peu réjouissantes qui ne manqueraient pas de leur tomber dessus un jour ou l’autre. Tout cela avait tendance à stresser Atréïs. C’était bien la première fois qu’il se retrouvait dans la position du plénipotentiaire. Mais au moins règlerait-il cela de militaire à militaire. C’était bien la seule bonne nouvelle qu’il voyait dans cette histoire.<br /><br /></i> <i><br />Lorsque le Prédateur se posa sur la plate-forme d’atterrissage, il se regarda une dernière fois dans le miroir. La Commandante Irons avait fière allure. Les cheveux roux coiffés courts vers l’avant avec une légère frange relevaient les yeux noirs qui étaient le point d’intérêt principal de son visage. L’air fermé et droit, les épaules relevées et dignes, il affichait son uniforme de commandante. Les galons à sa poitrine suffisaient. Pas de médailles, pas de décorations annexes. Il était là en tant que porte-parole, les Impériaux n’avaient pas à savoir qu’il tenait plus du franc-tireur qu’autre chose. En se dirigeant vers la sortie, il croisa son second.<br /></i><br /> <br />-Pas cette fois, Tregar. Je vais négocier seul. Continue d’éplucher les différentes communications avec Naavis, je te ferai venir si besoin est. <br /><br /> <br /><i>Le hochement de tête du Besalisk n’était pas assuré. C’était tout à fait normal. Au delà du destin de l’Oiseau de Feu qui allait se jouer, c’était aussi celui de son supérieur qui risquait de basculer. Une négociation foireuse les précipiterait tous dans l’abîme, et ce n’était pas la rétrogradation qui attendait l’échec. Il aurait mieux fait de se péter une jambe que d’accepter la proposition du SIS, tiens… Mais trop tard pour revenir en arrière maintenant. Il se contenta donc de saluer le grade et de faire baisser la passerelle.<br /><br /></i> <i><br />Atréïs se montra la plus digne possible. Le dos toujours droit, et malgré la pluie battante, il salue protocolairement le lieutenant chargé de vérifier son identité. Les Manteaux de la Nuit, ces gardes si efficaces, faisaient office d’escorte. Six d’un coup. Etaient-ils si désoeuvrés, si apeurés ou si concernés qu’il faille un tel nombre ? La question se posa furtivement dans l’esprit du Gurlanin qui se reprit rapidement. Et si l’envie lui prend de regarder partout dans ce palais que bien peu pénètrent, il préfère regarder droit devant lui, aussi sérieux que possible. Combien de snipers, combien de caméras, combien de personnes prêtes à lui sauter à la gorge, se demande-t-il. Sans s’en rendre compte, il se règle sur le pas des gardes d’élite, donnant à l’ensemble du groupe un rythme inquiétant et enlevé, celui des militaires qui partent en guerre. Nul doute qu’à leur approche, le passage se fait.<br /><br /></i> <i><br />Puis, enfin, le moment de vérité. Lorsque le lieutenant lui fait signe d’entrée, il s’exécute non sans avoir salué. A nouveau, son regard se fait direct. Hors de question de commencer un entretien avec une quelconque faiblesse. Il n’est pas à domicile, mais il compte bien faire tout comme, comme si tout ce palais n’avait aucune importance et qu’ils étaient dans la première maison du coin. Ses yeux se posent immédiatement sur le duo qui l’attend. Le BSI dans toute sa splendeur. Un cyborg qui pourrait broyer n’importe qui ou n’importe quoi d’une main, et une femme plus dure que la pierre et plus tranchante que l’acier. Il reconnaît très bien ce ton direct. Pas de présentations indues, pas de ronds de jambe. Au plus direct, au plus court. Tant mieux.<br /><br /></i> <i><br />Sa main se porte à sa tempe alors qu’il salue.<br /></i><br /> <br />-Lieutenant-colonel Veed. Capitaine Vestrit. Merci de m’accueillir aussi rapidement. En effet. Il y a beaucoup de choses à dire.<br /><br /> <br /><i>Il s’installera en même temps qu’eux. Ah, qu’il aurait aimé avoir l’assurance de certains, à pouvoir se renverser légèrement en arrière dans le siège, à se délecter du silence qui annonce la tempête, à jauger ses deux confrères en face de lui. Mais il n’avait pas l’expérience de tout cela. Il n’avait pas la confiance non plus, d’ailleurs.</i><br /><br /> <br />-Permettez-moi de commencer, puisque nous sommes à l’origine de cette entrevue. Comme vous le savez, nous soupçonnons l’Oiseau de Feu d’avoir a minima participé à la rébellion sur Raxus Secundus. Celle-ci a été écrasée comme il se doit, et c’est uniquement après coup que nous avons eu la preuve de leur implication. Ces traîtres n’ont pas attendu bien longtemps avant de se dévoiler, comme le Général Veed nous l’avait dit.<br /><br /> <br /><i>Il se rappelle très bien des enregistrements. Le Général Veed et le Maréchal Cinder en pleines discussions… Au nom du Consulat, évidemment. Et qu’en était-il sorti ? De la paresse et de l’inaction. Pour quel résultat ? Des dizaines de morts, des centaines de blessés, et une population qui n’aurait plus confiance en rien.<br /></i><br /> <br />-De fait, la prise de conscience, bien que tardive, nous amène à cette discussion. Mais je vous en prie. J’ai déjà bien trop parlé sans vous laisser vous exprimer.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164592</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164592</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:37 GMT</pubDate></item></channel></rss>