<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Silent Footsteps. [Base Vergesso]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<div style="text-align:center"><div style="text-align:center"><img src="http://image.noelshack.com/fichiers/2016/45/1479049857-vergesso.jpg" style="max-width:100%" /></div></div><br /><br /><div style="text-align:center"><u><strong>Base Vergesso. (Bordure Extérieure)</strong></u><br />Système Lybeya.<br /><br />Type : Artificiel (champ d'astéroïdes)<br />Terrain : Cavernes et corridors.<br />Température : Tempérée (artificielle)<br />Gravité : Standard (artificielle)<br />Atmosphère : Type 1 - Respirable (artificielle)<br />Hygrométrie : Aucune (systèmes de survie)<br />Durée du Jour : 24 heures standard.<br />Durée de l'Année : Année standard.<br />Population : 85.000.<br />Races Intelligentes : Toutes ou presque.<br />Spatioport : Classe stellaire (équivalent)<br />Gouvernement : Transports Ororo (Syndicat Tenloss)<br />Niveau Technologique : Galactique.<br />Principales Importations : Nourriture, fournitures diverses.<br />Principales Exportations : Aucune (port-franc)</div><br /><br /><div style="text-align:center"><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Flotte de défense :</cite><div style="display:none"><br /><i>° Frégates Nébulon-B x2<br />° Plusieurs escadrons de chasseurs de tous genres.</i></div></blockquote></div><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><i><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t6768-T-tes-br-l-es.htm" target="_blank">Précedemment.</a></i><br /><br /><br /><br /><i>Base Vergesso.<br /><br />Installée au cœur du plus gros planétoïde du champ d’astéroïdes, une immense ville vient éclairer le morne et froid espace avec ses lumières de mille couleurs. Une beauté sans nom sur laquelle les rayons du soleil font briller les lueurs chamarrées des verrières. Ce joyau de la galaxie est l'endroit idéal pour les marins des rues, sans port ou belles histoires à raconter. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs, s'il s'agit du plus grand port-franc que la galaxie puisse compter. On se presse des quatre coins du monde connu pour fréquenter ses casinos, ses hôtels et ses bars. Comment telle merveille est donc possible, dans un endroit aussi reculé ?  <br />Beaucoup l'ignorent, et ceux qui ont une petite idée derrière la tête préfèrent se taire. Sous la gouvernance des Transports Ororo, les affaires se développent rapidement, et il n'est pas difficile de faire fortune ici. Du moins faut-il tomber sur les bonnes personnes. Car si la cité spatiale reflète la richesse de l'entreprise, elle n'est en réalité que la façade rayonnante d'une organisation plus vaste et bien moins glorieuse. Dans les recoins les plus sombres de la base, à l'abri des regards et des soupçons, les activités illégales voient le jour, pour le plus grand plaisir du cartel. Ceux qui osent s'aventurer dans les zones peu fréquentées du planétoïde ne reviennent jamais de leurs petites expéditions. Vendus sur le marché aux esclaves ou tout simplement liquidés, ils ne font plus parler d'eux. La curiosité est parfois un vilain défaut...  <br /><br />C'est dans ce lieu atypique où tout semble possible que deux vaisseaux cargo viennent faire halte. Après avoir passés quelques contrôles aériens, les engins se voient attribuer des hangars et se posent sans encombre.<br /><br />Base Vergesso. L'endroit idéal pour faire quelques affaires juteuses... Ou pour semer le trouble. </i><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>Débarcadère numéro onze.<br /><br /><br />La rampe s'abaisse, les suspensions crachent leur fumée infecte. Un vaisseau si mal entretenu ne mérite pas d'accueillir en son bord une délégation impériale. Et pourtant, c'est le type de vaisseau idéal pour passer inaperçu. Dans l'esprit du Chiss, rien n'est laissé au hasard. Après s'être assuré d'avoir un équipage frais et prêt à partir au moindre problème, le lieutenant se décide enfin à descendre. Il est précédé par quelques impériaux impeccables dans leurs uniformes de terrain, qui viennent former un périmètre de sécurité autour du transport improvisé. Gilet tactique, protections pour les coudes et les genoux et armement de pointe viennent équiper les membres de son escorte. Une escorte dont les soldats sont triés sur le volet et dont les dossiers ont été soigneusement étudiés par l’humanoïde à peau bleue lui-même. Néanmoins, ces hommes, aussi qualifiés et expérimentés soient-ils, ne sont que la partie émergée de l'iceberg.<br />Car dans l'ombre du Chiss, dissimulée derrière la silhouette frêle du cadet Doxal, une menace bien plus grande sommeille... L'officier du BSI peut en effet compter sur l'intérêt incompréhensible que lui porte l'Anzat pour veiller sur ses arrières. La pâleur de son visage fin contraste avec le noir de l'uniforme militaire impérial qu'elle revêt. Une créature à la plastique irréprochable prête à répandre le sang pour son propre plaisir... Un véritable instrument de mort, au service de Nash Futhark... Au service... De l'Impérium. Plusieurs questions demeurent à propos des Anzat, dont la civilisation entretient le mystère avec autant de soin qu'un fermier qui cultive ses champs. Mais ces questions auront probablement un jour ou l'autre une réponse... Le Chiss y veillerait personnellement.<br />Un souffle glacial vient se glisser sur la nuque du jeune cadet, dont les poils se dressent presque instinctivement. Azah Suutrar est à quelques centimètres seulement... Cette pensée lui glace le sang. Non pas qu'il a peur, quoi qu'un peu tout de même... Il se demande juste la raison de sa présence ici. Ne devrait-elle pas participer à la mission comme tout le reste de l'escouade ? Si le lieutenant juge bon de l'avoir à ses côtés, cela signifie qu'il faut se préparer au pire. Le gosse déglutit et remet nerveusement en place le col de son uniforme de terrain. Il ne s'est pas encore habitué à être équipé comme un commando, lui qui jusque là, n'a jamais connu de sa vie un seul combat. Cela viendrait peut-être assez rapidement visiblement. Mais est-il prêt pour ça ? Oh, il a bien reçu un entraînement comme tout le monde, mais il n'avait jamais été très doué avec une arme. De nombreuses idées macabres lui traversent l'esprit, et viennent troubler sa préparation mentale. Car il s'est préparé toute la nuit aux nombreuses éventualités... Le lieutenant Futhark était resté assez évasif la veille sur la raison de leur venue ici... Comme à son habitude. </i><br /><br /><span style="color:#666600"><strong>- Relax gamin, ton heure n'est pas arrivée !</strong></span> <i>Lâche en ricanant l'Anzat, venant tapoter l'épaule du cadet.</i> <span style="color:#666600"><strong>Dites Lieutenant, où est-ce que vous trouvez vos petits toutous... ? Entre le grand méchant Major Corvell, la furie rouquine et celui-là, il y a de quoi monter une comédie !</strong></span><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Gardez vos paroles acerbes pour vos petits camarades... Soldat. Nous ne sommes pas dans une cour de récréation. </strong></span> <i>Répond froidement l’humanoïde à peau bleue sans se tourner vers la rebelle.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>J'espère ne plus avoir à vous rappeler à l'ordre... </strong></span><br /><br /><span style="color:#666600"><strong>- Quel rabat-joie vous faites Lieutenant !</strong></span> <i>Soupire doucement la femme en prenant un air faussement vexé.<br /><br />Un regard en coin de la part de l'officier suffit à refroidir ses ardeurs. Elle a appris à ses dépends à ne pas contredire le Chiss, dont l'humeur est régulièrement massacrante. L'Anzat se demande d'ailleurs s'il s'agit là d'un trait de caractère spécifique à l'espèce ou si le lieutenant est le seul à être aussi... Désagréable avec les femmes. Tant de mystères, tant de choses à découvrir ! Et tant de souffrance... Car même s'il cache habilement ses douleurs derrière son visage de marbre et son intransigeance, il lui est impossible de dissimuler certaines choses à la demoiselle. Elle le sent, elle le sait, l’humanoïde tire de ses souffrances une certaine énergie et un certain... Charisme. Si l'impérial ne représente aux yeux de certains qu'une simple loque ambulante, l'Anzat le voit plutôt comme l'archétype du soldat qui n'abandonne jamais, malgré les blessures et les obstacles. Un profil bien différent de tout ce qu'elle avait pu voir jusqu'à présent. Elle en a tué des soldats, des mercenaires et autres types du genre, mais aucun d'entre eux n'avait autant de détermination. Que peut-il bien cacher ? Il n'y a pas dix mille façons de le savoir. Il lui faudrait s'infiltrer dans les quartiers de l'officier... Un jour ou l'autre.<br />Mais elle n'a pas le temps d'aller plus loin dans ses planifications. Un détachement des forces locales vient à la rencontre du cortège. Un vieux pirate à la barbe hirsute, paré de pierreries et revêtu d'un bandeau rouge délavé se présente au lieutenant. L'officier à peau bleue est reconnaissable à des kilomètres à la ronde. L'homme renifle, et lorgne de son seul œil valide l'alien qui lui fait face, avec une certaine répugnance. Il crache au sol, remonte une ceinture trop grande pour lui, à laquelle pend un blaster tout neuf, et se décide enfin à tendre une main sale à l'impérial.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Capitaine Helg. Bienvenue sur Base Vergesso ! A en juger votre dégaine, vous devez sûrement être le fameux Lieutenant que le boss attend avec une certaine impatience... </strong></span> <i>Lâche finalement le chef de la sécurité en reniflant de plus belle. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- C'est exact. Nous sommes d'ailleurs attendu. Il serait mal vu d'arriver en retard à un rendez-vous n'est-ce pas ?</strong></span> <i>Répond avec sa froideur naturelle le Chiss, sans offrir sa main à celle du truand.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Oh là ! Pas si vite ! Vos gars vont rester ici bien sagement, on ne veut pas de débordement monsieur l'émissaire de l'Impérium. </strong></span> <i>Continue le pirate en portant la main à son blaster, comme s'il se voulait menaçant.</i><br /><br /><i> En guise de réaction, quatre blasters viennent braquer l'ingrat, prêts à décharger leurs salves mortelles sur la silhouette malingre et alcoolique du porte-flingue. Le "comité d'accueil" ne tarde pas à les imiter. Les gardes de sécurité ont l'avantage du nombre. Doxal déglutit avec peine. Le cadet sent la tension monter, et il est incapable de lever son arme. Ses membres sont tétanisés par la peur. Est-ce qu'ils vont vraiment finir par se tirer dessus ? Non, ce n'est pas ce que semble avoir prévu le Chiss. Celui-ci reste étrangement silencieux. Le lieutenant détaille calmement la troupe de soudards rassemblée par le vieux marin. Il en vient finalement à transpercer l'unique œil du principal concerné avec son regard de braise, comme il le fait si souvent avec ses propres hommes. L'autre recule de quelques pas, et grommelle dans sa barbe grise. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Ces hommes viennent avec moi. Vous ne voudriez pas déplaire à votre... "Patron" ? Je me trompe ?</strong></span> <i>Reprend plus fermement l’humanoïde en resserrant son emprise sur sa canne.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Ouais ça va, ça va ! Mais faites en sorte qu'ils se tiennent à carreau... </strong></span> <i>Cède finalement le chef de la sécurité en soupirant.</i><br /><br /><i>La silhouette malodorante du vaurien se détourne et plusieurs de ses hommes ouvrent la marche. Le Chiss traîne ce qui lui reste de jambe jusqu'à arriver à hauteur du pirate, qui semble bien pressé tout d'un coup. Le vieux roublard jette un coup par dessus son épaule, et se perd sur le roulement de hanches de l'Anzat. Il en oublie de regarder devant lui ! Sur les poils de fesses de l'Oméga, s'il avait bien quelques années de moins, il irait bien lui proposer plus qu'un verre à celle-là ! L'homme manque de trébucher sur une plaque en métal mal fixée au sol. Il lâche quelques jurons et mastique, sous l’œil moqueur de Suutrar, qui a bien remarqué l'intérêt que lui porte le vieux débris. </i><br /> <br /><span style="color:#0033ff"><strong>- La route est droite "Capitaine"... Gardez les yeux bien en face des trous... C'est un conseil.</strong></span> <i>Indique sans une pointe d'ironie l'officier du BSI. </i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Du calme ! Je ne faisais que passer vos troupes en revue "Lieutenant"...</strong></span> <i>Renâcle le gaillard en remontant une fois de plus sa ceinture. </i><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>Débarcadère numéro deux.<br /><br /><br />Le vieux cargo YT 1300 vomit ses quelques sept passagers aux tenues bariolées. Zha Hidad, un contrebandier ayant déjà rendu quelques petits services à l'Impérium, sort un mouchoir noirci par le cambouis et le secoue ironiquement. Il est bien content de se débarrasser de tous ces impériaux ! Non pas qu'il ne les aime pas... Oh ça ils payent bien. Juste qu'il a quelques petites affaires à régler au sein de son vaisseau, et qu'il ne tient pas à être dérangé par les règles morales de quelques soldats. Après tout, notre Corellien reste un contrebandier ! Et Base Vergesso est l'endroit idéal pour vendre ses cargaisons illégales. Ah... Il se voit déjà couler plusieurs jours heureux ici, dans un bar branché, ou dans un hôtel chic de la ville artificielle. Le tout en compagnie de magnifiques créatures, suspendues à ses bras. Oh oui, le rêve ! C'est donc le cœur léger et souriant qu'il laisse ces braves petits gars aller à leur devoir. Il ne comprendrait jamais l'intérêt de se faire tuer pour quelques misérables crédits, quand on a l'occasion d'en tripoter des centaines en faisant trois fois rien.<br /><br />La petite troupe arpente désormais les couloirs annexes aux hangars, devant parfois jouer des coudes pour se frayer un chemin. Marchands itinérants, tueurs à gage, explorateurs, nombreux sont les personnes à se presser ici, dans ce qui considéré comme un El Dorado de l'espace. Avec leurs tenues civiles, et dans cette foule dense, les impériaux passent presque inaperçus. Et pourtant, dans un coin reculé du spatioport, une jeune femme les observe silencieusement. Voilà déjà bien une bonne heure qu'elle se tient là, adossée contre un pan de mur, à attendre que son objectif se pointe. Et visiblement, sa patience semble payer. L'agent sous couverture n'entend plus que les battements affolés de son cœur. Elle a presque l'impression que l'organe va finir par se décoller et traverser sa poitrine.<br /><br />Une sensation qu'elle n'a pas éprouvé depuis la mort de son mari, il y a de ça bientôt un an déjà.<br /><br />Impériale de la première heure... L'agent Fringilla Morgana n'avait pas hésité à servir sous les drapeaux lorsque le moment était venu. S'il avait été difficile pour une femme de s'élever dans un monde particulièrement machiste, elle y était parvenue. Et cela avait été payant. Rapidement remarquée par le Bureau de la Sécurité Impériale, les efforts de la jeune femme portèrent leurs fruits. Sa force de conviction ne tarda pas à tourner au fanatisme, et ses méthodes efficaces, bien que peu orthodoxes, lui permirent de devenir l'un des nombreux instruments de terreur du régime. C'est à peu près dans ces années là qu'elle rencontre son mari lors d'une mission. Lui était un membre talentueux des commandos employés par l'Empire. Le coup de foudre est presque instantané pour les deux tourtereaux, qui se retrouvaient parfaitement dans les idéaux portés par un régime totalitaire. Et puis, finalement, le charme s’estompe et la guerre prend un tournant inattendu. Le régime impérial s'effritait, rongé par ses détracteurs, et enchaînait les défaites militaires. C'est au cours de l'une de ces nombreuses batailles sanglantes que le mari de l'agent Morgana perd finalement la vie. Il fut présenté en héros, mais nul doute qu'il ne s'agissait là que de la forme. Fringilla l'avait imaginé agonisant dans la boue, l'arme à la main, défendant des idéaux qu'il porterait jusqu'à ce qu'il expire son dernier souffle. Cette image qu'elle se faisait de lui n'avait rien de glorieux, mais se rapprochait probablement de la vérité. Et rien qu'à cette pensée, elle avait trouvé l'énergie nécessaire pour continuer le combat. Pour honorer sa mémoire, et pour honorer l'Empire. Puis vient le jour de la désillusion. Le régime s'effondre complètement, face à la puissance scientifique des armées mécaniques implacables de la Confédération des Systèmes Indépendants. Cathar... Un épisode qu'elle était loin d'oublier. Elle n'était pas présente ce jour là. Comme nombre des agents du BSI, elle avait été abandonné à son sort après la destruction de la Forge Stellaire et la proclamation de la Nouvelle-République Fédérale. Dans leur retraite, les Sith et leurs pantins avaient oublié l'élément le plus fidèle de leur régime... Nombreux sont ceux, qui au sein des services de renseignements, vouent depuis ce jour une haine intarissable à l'égard des Sith et des grandes têtes impériales.<br /><br />Des sombres jours pour l'Empire...<br /><br />Mais les temps changent, et l'Empire renaît de ses cendres, tel un phénix, prenant dès lors comme emblème ce même animal mythique. Sur les ruines d'un empire décadent est façonné un nouveau régime. Le sang mêlé à la sueur et aux larmes, pour bâtir les fondations d'un nouvel empire... Ainsi est né l'Impérium, privé des influences néfastes des Sith, et de la souillure de leur corruption.  <br /><br />C'est la première fois depuis la naissance de cet Impérium qu'elle rencontre à nouveau des camarades impériaux. Jusque là, on s'était contenté de lui transmettre ses ordres via des messages cryptés. C'est dans un mélange d'appréhension et d'excitation qu'elle se dirige en toute discrétion vers la troupe. Des années d'entraînement et de mise en pratique lui ont permis de développer sa furtivité. Aussi silencieuse qu'une ombre, plus agile qu'un félin, elle se faufile avec aisance entre les passants. Ses cheveux noirs noués en une unique tresse volent à peine au vent. Seules quelques mèches rebelles viennent ici et là se soulever. </i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>- Et les gars ! Mais voyez qui va là... Un bail !</strong></span> <i>S'exclame t-elle faussement en venant tapoter l'épaule de Corvell.</i> <span style="color:#99cc66"><strong>Vous avez sûrement un tas d'histoires à me raconter ! Venez, je connais un endroit parfait pour ça !</strong></span><br /><br /><i>Tout en leur adressant un grand sourire, la jeune femme leur faire comprendre par un simple signe de tête qu'elle est leur contact sur le planétoïde. Le groupe ne tarde pas à comprendre, et tous se pressent à sa suite. Plusieurs regards entendus sont échangés entre les hommes de l'escouade. Les deux frères en viennent même à ricaner, à la surprise de plusieurs passants, qui n'aiment pas vraiment qu'on leur ricane dans les oreilles. Les minutes passent, et l'on quitte peu à peu les endroits fréquentés pour les milieux plus défavorisés et moins accueillants de Base Vergesso. On est désormais bien loin des projections virtuelles de danseuses, des musiques entraînantes et des projecteurs. Assez loin pour voir l'honnête population être remplacée peu à peu par des types louches en tout genre.<br />Finalement, la jeune femme s'engage dans une étroite ruelle, et disparaît entre deux poubelles. Un chuchotement à peine perceptible parvient aux oreilles des membres de l'escouade Tête de Mort. Un pan de mur se détache et laisse entrevoir le visage à peine tanné de l'agent. Une fois le groupe à l'intérieur, la porte dérobée se referme et l'obscurité de l'endroit est peu à peu happée par les lueurs timides de quelques lampes installées ici et là.<br />L'installation est sommaire, creusée à même la roche, mais le confort est là. De nombreux tapis recouvrent le sol naturel de la maison et retiennent la fraîcheur au sol. Un espace entier est occupé par des fauteuils que les criminels s'empressent d'aller essayer. L'agent Morgana pousse un soupir, découragée par l'attitude peu professionnelle de ces gars-là. </i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>- Et bien... Il semblerait que nous n'ayons pas encore été présentés Major... Agent Fringilla Morgana Monsieur. Rattachée au service d'opération du Lieutenant Futhark. Mais vous pouvez tout simplement m’appeler Opérateur 1. </strong></span> <i>Débute t-elle en exécutant un salut militaire impeccable. </i> <span style="color:#99cc66"><strong>Et vous devez sûrement être la nouvelle. Agent Yzalli, c'est bien cela ? Sympa de voir un visage féminin dans les rangs de l'Impérium. Il faudra par contre revoir votre démarche, parce que la rigidité impériale, c'est bien pour les parades, mais en territoire ennemi, ce n'est pas réellement discret. Bien... Visiblement, vos hommes sont déjà prêts à être débriefés, cela va nous faire gagner un temps fou.</strong></span><br /><br /><i>L'impériale présente une paire inoccupée de fauteuils aux deux derniers membres du groupe. Avec une légère pression sous la table basse du salon, une projection vient irradier la pièce d'une nouvelle lueur. Un visage creusé par les ans et tiré par la fatigue se présente à eux, suivi de près par plusieurs clichés montrant un professeur particulièrement attentif au travail. </i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>- Votre cible. Le professeur Zimmer, un brillant scientifique réputé pour ses recherches sur les avancées technologiques en matière de droïdes de guerre. Sans emploi suite à la chute de l'Empire Sith, notre homme se réfugie ici avec la totalité de son labeur. Incapable de payer ce qu'il devait aux Transports Ororo, on lui propose de travailler pour le compte de la société écran en échange d'une certaine autonomie et d'un relatif confort... Le Syndicat Tenloss s'intéresse de très près à ses projets, qui pourraient bien marquer un nouveau tournant dans l'histoire de la robotique... </strong></span><br /><br /><i>Le visage buriné du professeur laisse place à une figure plus imposante. Celle d'un chien droïde recouvert par une épaisse fourrure, semblable à une matière laineuse. Deux photorécepteurs font figure d'organes visuels et la présence d'une mâchoire d'acier renforce l'aspect mécanique et intimidant de la bête. </i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>- Le Projet X-23, sur lequel travaille actuellement le professeur Zimmer. Une merveille technologique. Un chien robot disposant d'un processeur cognitif très performant, qui lui permet d'apprendre de ses erreurs et peut ainsi agir intelligemment en fonction des conséquences. L'épaisse fourrure que vous voyez là est en fait un assemblage minutieux de fibres à absorption d'énergie, destinées à réduire les dégâts liés aux armes de type blaster. De même, l'alliage qui compose la carcasse du droïde pourrait apparemment encaisser plusieurs coups avant que ce dernier ne rende l'âme. Le Lieutenant Futhark s'intéresse tout particulièrement à ce projet. Il pense que l'on pourrait réutiliser ce concept à des fins militaires, et fournir ainsi à l'Impérium des chiens de garde d'une valeur inestimable. Si nous parvenions à reprendre le projet, et à l'améliorer...<br />Imaginez-vous l'espace d'un instant de telles bêtes pour garder les endroits stratégiques d'une base, pour faire régner l'ordre, ou même pour détecter les engins explosifs dissimulés. Pour le moment, le Projet X-23 n'en est encore qu'à la phase prototype, toutefois, il est impératif pour nous de reprendre pour notre compte le professeur et son travail. Si cela nous est impossible, alors il faudra empêcher par tous les moyens qu'un puissant syndicat du crime puisse utiliser une arme de ce genre à des fins personnelles... </strong></span><br /><br /><i>Les images du Projet X-23 sont rejetés en arrière plan, de la même façon que le pauvre professeur, et laissent place à une nouvelle série de clichés. Morgana adresse un regard noir au Dévaronien, qui semble préférer savourer son fruit à la mission. L'alien murmure une excuse, sourit bêtement, et quitte sa nonchalance pour une attitude plus professionnelle. La jeune femme souffle sur une mèche noire qui vient barrer son visage, et reprend plus vivement.</i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>- Bien... Attendez vous à une sécurité complète. Zimmer est protégé par un système efficace et complet. Il vous faudra passer plusieurs sas sécurisés, éviter ou éliminer les sentinelles et désactiver les protocoles de défense. La relève des gardes a lieu toutes les trente minutes, et le scientifique est surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Heureusement pour vous... Ma formation et mes accréditations me permettent de vous assister à distance. Je pourrais donc vous prévenir et vous aider en cas de problème majeur. </strong></span><br /><br /><i>Après avoir fait la distribution d'oreillettes à l'ensemble de l'équipe, l'agent du BSI se dirige finalement vers un débarras, duquel elle tire plusieurs sacs. Armes, gilets tactique et équipements en tout genre débordent des contenants en tissu et semblent prêts à être utilisés. </i><br /><br /><span style="color:#ff6600"><strong>- Vous avez fait passer nos armes en douce ? Hmm. Malin. On aurait pu en faire autant ! N'est-ce pas Jek ?</strong></span> <i>Ricane doucement l'homme en donnant un coup de coude à son frère.</i><br /><br /><span style="color:#ff6633"><strong>- Et comment ! Il n'y a pas meilleur que nous dans le domaine ! </strong></span> <i>Surenchérit le deuxième. </i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>- Vous deviez être très doués en effet, pour vous faire prendre par le Bureau de la Sécurité de l'Impérium.</strong></span> <i>Constate la femme en cachant à peine son dégoût pour ces deux abrutis.</i> <br /><br /><i>Les principaux concernés tirent une sale tronche. Ridiculisés par la gente féminine ! La honte ! Les autres se marrent, bien contents de voir les "meilleurs" de l'escouade être humilié de la sorte. Morgana, alias Opérateur 1, ne perd pas plus de temps et passe dans une seconde salle. Au fond de la pièce, un couloir creusé à même la roche semble se perdre dans l'obscurité. L'agent infiltré invite les impériaux à entrer à l'intérieur. L'endroit n'est pas climatisé par les machines de la base et le froid vient mordre avec insistance la peau des différents membres du groupe. Après quelques minutes passées à marcher dans une nuit sans étoiles, l'escouade Tête de Mort atteint enfin un large conduit excavé. Le dessus semble avoir été découpé soigneusement à l'aide d'un outil de pointe. Sans se poser de question, on se glisse à l'intérieur, un souffle chaud vient fouetter le visage des intrus. Le conduit est étroit, assez pour faire suffoquer les plus claustrophobes. La progression se fait en rampant, et de temps à autre, des carrefours se présentent à l'équipe. Heureusement, Opérateur 1 veille à ce que les commandos s'engagent dans la bonne direction. </i><br /><br /><span style="color:#ff6600"><strong>/-/ Pssst ! Jek !</strong></span> <i>Chuchote doucement le contrebandier à son frère, dans son comlink intégré au gilet tactique.</i> <span style="color:#ff6600"><strong>T'en dis quoi de notre contact ?/-/</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff6633"><strong>/-/ L'agent Morgana ? C'est un sacré morceau ! </strong></span> <i>Répond avec amusement l'autre.</i> <span style="color:#ff6633"><strong>La compétition va être rude !/-/</strong></span><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>/-/ Sans vouloir casser votre délire les gars, allez au diable ! Le prochain qui  me sort pareille connerie, je lui colle tout un peloton de sécurité sur le dos.</strong></span> <i>Vient ajouter avec agacement Morgana dans la communication du groupe.</i> <span style="color:#99cc66"><strong>Major Corvell, vous êtes au dessus du laboratoire... Bonne chance !/-/</strong></span><br /><br /><span style="color:#cccc99"><strong>- Boss, on attend vos instructions. Vous avez un plan ?</strong></span> <i>Lâche finalement Dekar Lin pour briser le silence qui s'installe à la suite de l'intervention de la femme.</i><br /><br /><i>Plusieurs gardes passent en dessous des conduites, se livrant de petites anecdotes. Les impériaux vérifient nerveusement l'état de leur équipement, et se préparent à combattre. Les trois gars du bas ne s'attendent pas à se faire agresser, et continuent tranquillement leur ronde en riant. Leur vigilance semble être relâchée, mais ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde au sein du laboratoire... </i>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19975/silent-footsteps.-base-vergesso</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 08:59:28 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/19975.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:01 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:03 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°7<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i>Un fracas assourdissant arrive à surprendre les soldats impériaux chargés d’inspecter les quartiers du directeur de la base. Les deux hommes communiquent par le regard et ne tardent pas à braquer leurs armes dans la direction du bruit. Ils se déploient rapidement dans la salle annexe au salon et découvrent une esclave Cathar - d'après sa tenue "trop" légère - prête à les écorcher avec un morceau de verre entre les mains. Lorsqu'elle constate qu'il ne s'agit pas des hommes de main du grand patron de Base Vergesso, elle dépose son arme improvisée sur la table où elle préparait les boissons et met ses mains en l'air. Toutefois, le regard farouche qu'elle leur oppose semble mettre les commandos sur leurs gardes. Des Cathars, les impériaux en côtoient plein sur la planète du même nom qui sert actuellement de capitale à l'Impérium. Et les deux hommes savent très bien qu'il ne faut pas prendre à la légère la menace que représente un de ces félins bipèdes. Même s'ils sont en apparence désarmés, ils peuvent se servir de leurs crocs et de leurs griffes pour blesser mortellement leurs adversaires. D'un simple signe de tête, ils font comprendre à l'esclave de passer devant et la conduise jusqu'au salon où elle ne tarde pas à se faire remarquer.</i><br /><br /><span style="color:#6699cc"><strong>- Sergent, on vient de trouver cette esclave dans les quartiers privés du directeur. Elle essayait apparemment de se faire "discrète". Qu'est-ce qu'on en fait ?</strong></span> <i>Demande l'un des deux soldats en poussant doucement la féline bipède devant son supérieur.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Passez-lui les menottes et gardez-la à l’œil.</strong></span> <i>Ordonne Slaryn en détaillant avec méfiance la femelle Cathar.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Ce ne sera pas nécessaire Sergent, elle n'est pas une menace pour notre opération.</strong></span> <i>Intervient alors le lieutenant Chiss en figeant son regard de braise sur la jeune femme.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Et bien Mademoiselle, je vous en prie, ne soyez pas timide. Il y a une lueur en vous qui ne demande qu'à se révéler, je le vois bien.</strong></span><br /><br /><i>La principale concernée semble être troublée par le rouge vif et intense des yeux de l’humanoïde à peau bleue et préfère éviter son regard en s'attardant sur les autres personnages présents dans la pièce. Les autres esclaves l'observent en silence, intrigués par sa présence, tandis que son bourreau et maître, le directeur Kase, semble s'être métamorphosé. Lui qui, d'habitude, porte sur elle un regard plein de désir et de colère, a désormais l'air d'un petit chien battu et craintif... Il est plaisant de voir que les rôles sont enfin inversés. Les soldats, de leur côté, affichent un air impassible et détaché, comme s'ils sont inexpressifs. Tout ceci semble bien curieux. Et où sont donc passés les gardes, ou plutôt les "toutous", du grand patron ? Ils ont tout simplement disparu ! Pouf ! Comme ça, comme par magie. Elle parvient à trouver une réponse à sa question silencieuse en remarquant les traînées de sang au sol et les impacts de tir sur les murs. Ses soupçons se confirment. Elle avait bien entendu des coups partir et un combat s'en est visiblement suivi. Une chance pour elle, ce sont les hommes de main de Kase qui en ont fait les frais. Voilà qui est d'autant plus réjouissant ! Ils n'auraient plus l'occasion de venir la tripoter avec leurs grosses mains sales et puantes. D'une certaine façon, ces mystérieux soldats et leur chef bleu sont ses sauveurs. </i><br /><br /><span style="color:#996633"><strong>- J'espère Monsieur, que vous ne m'en voulez pas d'avoir manqué à mon devoir en ne vous apportant pas votre lait bleu...</strong></span> <i>Commence t-elle sur un ton qui se veut railleur.</i> <span style="color:#996633"><strong>Mais... Qui êtes-vous sans indiscrétion ? J'aimerai bien connaître le nom de mon "sauveur". Car vous êtes venus nous libérer n'est-ce pas ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Vous êtes pardonnée Mademoiselle.</strong></span> <i>Répond simplement l'officier impérial en hochant doucement la tête.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>J'imagine que je vous dois des réponses en effet. Mon entrée fut des plus fracassantes, je l'admets volontiers. Je suis le Lieutenant Hivernus du Bureau de la Sécurité de l'Impérium... Mes hommes et moi-même formons l'avant-garde de l'Impérium. Pour ce qui est de la libération des esclaves... Cela n'est qu'une... Simple formalité.</strong></span><br /><br /><i>L'Impérium ? Alors ce régime existe réellement ? La Cathar en a vaguement entendu parler, au contact du directeur et de ses invités, mais elle pensait jusqu'ici qu'il s'agissait de simples rumeurs. Visiblement, les impériaux ne sont pas morts, et ils semblent toujours bien décidés à réaliser quelques sombres projets. La jeune femme ne comprend pas l'intérêt que ce lieutenant peut porter à des esclaves. Mais peut-être pourrait-elle rejoindre les siens si l'occasion se présentait. Il y a peut-être un espoir après tout... Il se dit que Cathar est impériale, et qu'une cité immense se construit et accueille les partisans d'un ordre nouveau. Elle n'y croyait pas, mais désormais, elle ne peut que se convaincre du contraire. S'il est vrai que l'Impérium et sa planète natale sont désormais liés, avec elle a peut-être l'opportunité de faire ce qui est juste, et d'honorer son clan de cette manière. </i><br /><br /><span style="color:#996633"><strong>- Je ne sais pas ce que vous préparez Lieutenant Hivernus, mais je veux en faire partie.</strong></span> <i>Réussit-elle à ajouter.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Naturellement, il y a de la place pour tous ceux qui veulent s'investir dans une juste cause.</strong></span> <i>Acquiesce avec sa froideur naturelle le Chiss. </i><span style="color:#0033ff"><strong></strong></span> <span style="color:#0033ff"><strong>Toutefois, qu'avez-vous à apporter à notre empire ? Est-ce que l'on vous a appris à combattre ? A manier des armes ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#996633"><strong>- Les membres de mon clan m'ont enseigné bien des choses sur l'art de la chasse et du combat, il y a de cela des années Lieutenant. Je ne demande qu'à me rendre utile. </strong></span> <i>Rétorque la féline bipède en gonflant de fierté sa poitrine et relevant son menton pour se grandir.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Je n'en doute pas une seconde.</strong></span> <i>Reprend-il avant de se tourner vers les autres esclaves, qui semblent attendre ses directives.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Messieurs, Mademoiselle, vous êtes ici parce qu'il semble, aux yeux du directeur Kase, que vous êtes les meilleurs combattants esclaves dont il dispose... Des combattants endurcis, obéissants et sans peur. Vous êtes nés esclaves, mais vous vous élèverez bientôt en tant que citoyens de l'Impérium. Vous serez le glaive et le bouclier de notre empire, et vous serez confrontés à de nombreux dangers. Je vous offre la possibilité, non pas de combattre pour un quelconque maître, mais de combattre pour des valeurs, des idéaux, une cause. Me ferez-vous l'honneur de porter les armes au nom de l'Impérium ? </strong></span><br /><br /><span style="color:#009900"><strong>- Quand les Huks sont venus sur Kalee et qu'ils ont massacré et réduit en esclavage ma tribu, j'ai perdu toute raison de vivre, de me battre... Mais aujourd'hui, vous m'honorez en m'estimant de la sorte, et vous me permettez de retrouver une raison de combattre.</strong></span> <i>Débute avec sa puissante voix tonitruante le Kaleesh, en s'avançant vers l’humanoïde à peau bleue.</i> <span style="color:#009900"><strong>Je jure sur ce qu'il me reste d'honneur de donner ma vie pour votre empire... De vous offrir ma loyauté.</strong></span><br /><br /><i>Une scène étonnante a alors lieu sous les yeux des impériaux. Le Chiss se redresse péniblement et s'appuie sur sa canne, comme pour saluer l'intervention du guerrier reptilien avec tout le respect qui lui est dû. Les deux personnages s'observent en silence et échangent quelques paroles par le regard. Le rouge mystérieux et flamboyant se mêle au jaune profond et vif. Le Kaleesh vient finalement plaquer son poing fermé contre son torse et incline la tête. Les autres esclaves rejoignent l'alien au masque tribal et imitent son geste, sans peut-être pour autant comprendre la portée de ce geste. L'officier impérial arque doucement un sourcil, à la fois intrigué et étonné par cette réaction étrange des nouveaux hommes sous son commandement. Le bruit des chaînes qui s'entrechoquent n'enlève en rien l'aspect sacré de cette cérémonie improvisée. Il y a une sorte de respect mutuel entre guerriers qui s'échange, et semble les unir par un lien invisible mais pourtant bien présent. L’humanoïde à peau bleue hoche finalement la tête en guise de réponse, avec l'air inexpressif qui le caractérise.  </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Sergent Slaryn, ôtez donc ces chaînes qui ne conviennent pas un soldat impérial, et trouvez à nos nouveaux compagnons d'armes de quoi s'habiller et s'équiper.</strong></span> <i>Finit par répondre le lieutenant avec une froideur renouvelée.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- A vos ordres mon Lieutenant.</strong></span><br /><br /><i>Slaryn fait signe aux esclaves affranchis de le suivre, accompagné par l'un de ses commandos, tandis qu'un nouveau silence s'installe dans la pièce. Carth Kase, toujours recroquevillé comme un bambin mort de trouille dans son canapé, reprend ses esprits et parvient à chasser ses peurs. S'il est toujours hanté par le souvenir de ses porte-flingues massacrés sous ses yeux, il parvient à chasser ces images atroces de sa tête en faisant marcher son cerveau. Réfléchir est au final tout ce qui lui reste à faire pour le moment. Le représentant de l'Impérium s'est jusque là montré assez énigmatique sur sa présence ici. Et il ne semble laisser que peu d'indices sur ses véritables intentions. Il souhaite apparemment libérer les esclaves de cette base, mais dans quel but ? Que cherche t-il à faire ? A prouver ?<br />Une idée vient germer dans son esprit... Hivernus a parlé d'avant-garde... Est-ce qu'il est là pour planifier et préparer une invasion ? Mais oui ! C'est évident ! Il cherche à se constituer une armée pour s'emparer du planétoïde. L'Impérium est donc tant dans le besoin pour en venir à recruter des esclaves, des moins-que-rien, des bouseux de première catégorie ? Les impériaux sont donc tombés bien bas... Le directeur se met à rire, attirant ainsi l'attention sur lui. Est-ce qu'il a perdu la tête ? C'est possible... Il y a une lueur dans ses yeux qui n'apparaît plus, comme s'il a perdu une partie de son âme. Mais cela n'a nullement l'air de gêner l'officier qui lui fait face. </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Vous pensez pouvoir prendre possession de Vergesso en recrutant des êtres insignifiants et sous-entraînés Monsieur Hivernus ?</strong></span> <i>Lâche alors le grand patron de l'endroit entre deux ricanements.</i> <span style="color:#ff0000"><strong>Vous ne savez pas ce qui vous attend. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! </strong></span><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Je suis étonné de constater que l'homme élégant et courtois a autant de facettes différentes...</strong></span> <i>Reprend en souriant doucement le Chiss, caustique dans ses propos. Son sourire disparaît toutefois très rapidement.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Mais vous vous trompez sur toute la ligne, assurément. Votre père vous a donné de bons conseils... Mes instructeurs et mes mentors en ont fait autant en m'enseignant l'art de la stratégie et de l'analyse. Il faut savoir connaître son adversaire pour mieux anticiper ses mouvements, ses réactions et de cette manière, mieux l'anéantir. Je dois avouer que le Syndicat Tenloss a eu d'excellentes idées pour établir son empire... Mais cela sera insuffisant, je le crains.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Vous... Vous ne pouvez rien faire contre la puissance du Syndicat ! Nos armées de mercenaires vous surpassent largement en... En nombre !</strong></span> <i>Continue le directeur sur sa lancée, mais il semble déjà qu'il devient moins confiant.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Je vous assure que mon but n'est pas de prendre possession de cette base Monsieur le Directeur. Ou bien, cela ne sera que l'une des nombreuses issues possibles au conflit qui va avoir lieu dans les minutes, les heures, les jours à venir. Vous savez Monsieur Kase, en permettant au crime de se développer sous toutes ses formes au sein de Base Vergesso, vous avez fait de l'endroit une véritable poudrière.</strong></span> <i>Ajoute froidement l'officier impérial sans quitter du regard son interlocuteur.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Lorsque la population apprendra sous peu que le Syndicat Tenloss, sous le couvert des Transports Ororo et de l'Association Natori, n'a plus aucun contrôle ici, de nombreux groupes vont sortir de l'ombre pour s'emparer d'un morceau des ruines de votre empire sur Vergesso. Et nombre de quartiers seront dès lors contrôlés par des milices populaires et des gangs ambitieux.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Que... Qu'est-ce que vous avez fait ? Pau... Pauvre fou !</strong></span> <i>Parvient à bégayer Carth en devenant blême. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- En grand amateur d'art et de culture, vous avez sûrement du apprendre de nombreuses choses sur l'Empire Sith, n'est-ce pas Directeur ?</strong></span> <i>Demande mystérieusement l’humanoïde à peau bleue avant de faire quelques pas vers quelques statues dénudées et présentées dans le salon sans aucune pudeur.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Beaucoup considèrent que les impériaux sont morts avec leurs maîtres Sith sur Cathar, lorsque les séparatistes et leurs alliés sont venus envahir le "dernier" bastion impérial de la galaxie. D'une certaine façon, ces personnes ont raison. Nous sommes morts sur Cathar, pour connaître une renaissance. Des ruines d'un empire consumé par la corruption, les luttes de pouvoir et les ambitions démesurées des uns est né l'empire des autres. Un nouvel empire né des cendres de son prédécesseur, et purgé des influences néfastes de quelques vils êtres. Les empires naissent et s'effondrent, mais le Mal demeure éternel. C'est un fait avéré. Toutefois, si nous ne pouvons pas repousser ou éradiquer ce fléau, nous pouvons réduire son influence. Base Vergesso connaîtra aussi ce renouveau... Sa population sera purgée des mauvaises influences du Syndicat Tenloss lorsque je l'aurai écorché et saigné.</strong></span><br /><br /><i>Les yeux du directeur de la base s'écarquillent à l'extrême et son visage se fige en une expression d'horreur. Hivernus vient de réaliser un coup de maître. Le Syndicat Tenloss est condamné à perdre sa pièce maîtresse s'il cherche à conserver une grande part de son pouvoir. Mais il serait alors privé d'une importante source de revenus et de prestige. Dans le cas contraire, s'il est bien décidé à reprendre le contrôle du planétoïde, il lui faudrait mobiliser d'importants moyens. Il serait alors vulnérable si l'on venait à le poignarder dans le dos. Un choix des plus cornéliens... Mais peut-être reste t-il un moyen d'endiguer les soulèvements à venir en se débarrassant rapidement des impériaux... Il n'y a plus qu'à espérer que les autres capitaines de l'Association Natori soient plus réactifs et compétents que cet abruti de Helg et envoient rapidement des forces pour sécuriser ses appartements privés...</i><br /><br /></p><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>A observer la frêle silhouette du professeur Zimmer, on ne parvient pas à l'imaginer en concepteur d'armes mortelles. Et pourtant, il travaille de son plein gré sur des projets qui lui tiennent à cœur en échange de la protection et des ressources du Syndicat Tenloss. L'Empire avait été un très bon mécène, mais il se révélait trop exigeant. En outre, les impériaux étaient toujours derrière son dos, à lui mettre la pression, à lui barrer la route lorsqu'il s'écartait trop de son chemin. Ici, il a au moins le loisir de réaliser ses projets avec l'aide de quelques assistants tenus au secret par la menace et le chantage. Bien sûr, les principaux lieutenants du Syndicat Tenloss exigent des rapports réguliers sur l'avancement des concepts et la réalisation des projets, mais cela n'est qu'une pure formalité destinée à faire patienter le grand patron, là où les impériaux s'amusaient à lui mettre la pression. C'est d'ailleurs assez étonnant de se dire que des criminels de la pire espèce puissent être plus polis et respectueux que des militaires à cheval sur le protocole.<br />L'homme se penche actuellement sur des plans à dessiner, des équations à résoudre et de nouveaux concepts à inventer, tandis que ses petites ouailles se chargent de monter les pièces de sa plus grande fierté. Le projet X-23. Un projet qu'il réservait à l'armée impériale. Mais celle-ci n'avait pas cru bon de lui répondre, malgré les cinq dossiers définitifs qu'il avait envoyé. Frustré par ce manque d'intérêt de la part des officiers impériaux, il avait décidé de fuir avec ses projets les plus fous et les plus complets. Désormais, son chien de garde robotique prend vie, sous ses yeux admiratifs. Le professeur ne peut s'empêcher, à cette pensée, de jeter un coup d'oeil à l'avancement du premier prototype, qu'il a hâte de tester. Il est étincelant comme un diamant, et son petit sourire satisfait achève de le rendre des plus radieux. Il passe une main dans sa longue barbe en observant les progrès de ses assistants. <br /><br />Toutefois, il perd rapidement son sourire lorsqu'une sirène d'alerte vient perturber le travail de ses aides. Quelqu'un attaque donc le laboratoire ? Est-ce que les impériaux l'ont retrouvé ? Non ! Cela ne peut pas être le cas ! C'est impossible ! Au dehors, de nombreux bruits de pas remontent le long des couloirs. Les hommes de main du Syndicat vont probablement se charger des intrus. Tant mieux ! Il ne peut pas se permettre de perdre plus de temps à cause de deux ou trois imbéciles. Pourtant, les nombreux bruits de tir qui parviennent à ses oreilles ne tardent pas à le rendre toujours plus nerveux. Il se sent menacé, et il craint que ses recherches soient dérobées, ou pire, détruites par quelques personnages mal intentionnés.<br />Finalement, plusieurs mercenaires entrent dans la salle de recherche, les armes bien en évidence. Leur présence ne rassure pas Zimmer, et il a instinctivement un mouvement de recul. Les assistants abandonnent leurs occupations pour se tourner vers les hommes armés. Ils sont loin de se douter de ce qu'il va se passer... Le chef de la petite bande, un Nikto, s'approche du vieux et l'agrippe par le bras. Ce dernier lâche un cri de surprise et se voit poussé vers le reste des porte-flingues.</i><br /><br /><span style="color:#cc9900"><strong>- Débarrassez-moi de ceux-là, le boss ne veut pas de témoins gênants. Et occupez-vous de sécuriser les recherches du vioc'.</strong></span> <i>Ordonne alors le Nikto en emmenant le professeur à l'extérieur de la pièce.</i><br /><br /><i>Les petites mains de Zimmer sont exécutées sans autre forme de procès et les détonations parviennent jusqu'aux oreilles de celui-ci. Au final, les mercenaires du Syndicat Tenloss ne valent pas mieux que ces foutus impériaux. Les quelques truands présents à l'extérieur semblent bien nerveux et piétinent d'impatience. Est-ce qu'un danger sérieux menace les plans de l'organisation sur Vergesso ? Le scientifique n'a pas le temps d'aller plus loin de ses réflexions. Lorsque le reste des hommes de main ressort avec les plans et le premier prototype, le groupe quitte les lieux, sur ses gardes. Certaines personnes disent que l'entraînement des mercenaires employés par l'Association Natori dépasse de loin celui des milices planétaires. Mais cela n'est qu'une supposition, puisque les seuls pouvant témoigner de ce fait sont les soldats de fortune eux-même. <br />Toutefois, il y a fort à parier qu'ils ne sont pas préparés à affronter la redoutable perfidie de quelques impériaux prêts à tout. Lorsque les tourelles se déploient et se retournent contre eux, les hommes de main de la base sont incapables de réagir convenablement, et plusieurs d'entre-eux s'écroulent sans vie sans savoir ce qu'il se passe. Les rescapés commencent à fournir une couverture en tirant sur les tourelles, afin de permettre la fuite de leur chef et du professeur. Dans leur retraite précipitée, les soudards oublient complètement de récupérer les plans et le prototype, qui sont laissés à l'abandon avec les cadavres de leurs compagnons.</i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>/-/ Opérateur 1 à Major Corvell, j'ai réussi à détourner les tourelles. Je vous ai dégagé la voie jusqu'à votre objectif. Il ne reste qu'une poignée d'hommes à neutraliser. Récupérez les plans, le prototype et le professeur et regroupez vos hommes. Extraction prévue dans quarante minutes. Assurez-vous d'être dans le vaisseau avant le départ. /-/</strong></span><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164449</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164449</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:03 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Kirtan Corvell</p>
<p dir="auto"><i>Voilà plus de 10 minutes que le groupe Beta avait quitté le reste de l’escouade pour prendre possession des systèmes de surveillance. Kirtan qui n’avait jusqu’à maintenant jamais géré un groupe et encore moins jamais pris d’initiative sur le terrain était en proie à un certain stresse. Il était dur pour le major de savoir s’il avait pris la bonne décision en séparant ainsi le petit groupe de commandos impériaux. Pour ne rien amélioré à sa tension artérielle il fallait être vigilant de toute patrouille et être le plus discret pour le bien de la mission. Cela impliquait ne pas pouvoir recevoir régulièrement des rapports par comlink du second groupe. C’est donc nerveusement que Corvell s’appuie dans un angle du couloir qu’il protège, avec le reste de ses hommes, son arme solidement entre ses deux mains le regard scrutant son bout de couloir à surveiller. <br />Bizarrement depuis le départ de Silara aucune patrouille n’avait encore croisé le groupe du Major, lui qui était habitué sur les bâtiments impériaux à une surveillance régulière de chaque couloir. Cette attente de l’affrontement qui s’emblait inévitable fit également un peu angoissé Lars Narson qui jouait avec le réglage de son arme la faisant cliqueter. Si dans un premier temps le sous-officier impérial, trop occupé à surveiller son angle de visé, nota la chose comme une simple mise au point le bruit régulier lui fit rapidement comprendre qu’il se trompait. Le bruit l’agaçant plus qu’autre chose, il fit clairement comprendre  en se tournant vers le contrebandier humain qu’il devait vite arrêté de l’énerver s’il ne voulait pas se faire malencontreusement briser les os. Tout simple sans un mot, juste grâce à son expression facial et des signes des mains assez explicité sur la volonté de retrouvé du silence.<br /><br />Ce fut justement à ce moment qu’une patrouille ce révéla alors dans le couloir que surveillait Kirtan. Ayant acquis brièvement l’attention de toute l’escouade en formulant son ultimatum muet au contrebandier ses derniers avaient pu observer l’arrivé des troupes. Ils se mirent alors naturellement en embuscade dans les angles du couloir. Le sous-officier quant à lui ne compris la situation en entendant les bruits des bottes dans son dos et la réaction de ses « frères » d’arme. Il se plaqua alors immédiatement dans son angle pour se cacher de la patrouille. La configuration étant donc que sur leur route Kirtan se trouverait derrière le premier angle de l’arc sur leur droite, tandis que Dekar Lin, le Rattataki, serait à leur gauche. Lars Narson quant à lui était un arc du couloir cinq mètres plus loin qui donnait sur un nouveau couloir vers la droite. <br />Mais contrairement à ses camardes, il avait dû contourner sa protection pour se cacher, là où les deux autres n’ont eu qu’à se reculé d’un pas pour ne plus être visible. Cela avait inévitablement attiré l’attention des patrouilleurs qui étaient au nombre de trois. N’étant pas vraiment préparé à un possible infiltré dans le cœur de leur base cette silhouette apparaissant pour les gardes plus comme quelque chose de curieux que de menaçant. Ils n’en étaient pas à la première rencontre d’un collègue courant pour un soulagement expresse aux toilettes après plusieurs heures sans avoir eu l’autorisation de quitter leur poste. Plus interloqués que méfiants, les mercenaires continuèrent d’avancer le cœur léger rigolant entre eux de qui cela pouvait bien être. N’ayant pas pour autant l’intention de ne rien vérifier, les gardes s’approchèrent de Lars et par la même occasion des deux impériaux se trouvant sur le chemin. Kirtan et Dekar se regardèrent alors l’un interrogeant l’autre d’un regard sur la stratégie à adopter. Le chef de groupe leva se main ouverte en signe d’attente. Il misait sur le possible fait que s’ils ne bougeaient pas, il n’y avait pas de raison qu’ils soient vu par les gardes qui ne s’amusaient sans doute pas à scruter chaque coin de couloir. <br /><br />Le contrebandier, lui, étant isolé et ne pouvant voir les instructions du Major perdait peu à peu son sang-froid. Il était devenu la cible des gardes qu’il pouvait entendre rire et ce rapproché dangereusement de sa position. S’il lui était arrivé plusieurs fois de se faire tirer dessus, il était loin d’être aguerrit et à l’aise face à ce genre de situation. L’humain craignant pour sa vie commença à préparer son blaster contre la patrouille qui s’approchait dangereusement au mépris des règles de discrétion instauré par Kirtan. Les mercenaires commencèrent alors à passer devant les commandos impériaux se trouvant de chaque côté du couloir regardant fixement les gardes, prêt à les abattre au premier mauvais mouvement. <br />C’est alors que surgit devant eux le frère Narson vidant son blaster sur le groupe adverse d’un air paniqué. Il n’avait pas résisté à la pression et c’est dit que sa dernière chance était de les prendre par surprises. Ce trouvant soudainement sous le feu les gardes ne purent réagir promptement celui se trouvant en tête de ligne étant tué par les salves. Le plus gros des lasers lui avait été destiné mais les deux autres étaient encore en vie et s’apprêtaient à faire feu sur l’humain. Le sous-officier ayant manqué de se prendre lui aussi une charge de blaster du contrebandier, se trouvant dernière eux, profita tout de même de l’initiative pour neutraliser au corps à corps un des gardes encore en vie. Le Rattataki en fit de même sur le second sautant sur ce dernier et se battre au poing. Kirtan préféra utiliser son blaster E-11 pour prendre à la gorge son adversaire qui lui tournait le dos.<br /><br />S’en suivit une pression exercée au maximum au niveau de l’arme pour étouffer au plus vite l’ennemi. Dans la bataille ce dernier chuta en arrière facilitant la prise que Kirtan avait sur lui continuant à tirer au plus fort son arme vers lui et bloquant ses jambes. Malgré tout dans sa lutte il réussit à se libéré de la prise du Major et tenta à son tour de profité d’être de tout son poids sur l’impérial pour à son tour le prendre à la gorge. Kirtan sentant bien la situation lui échappé repoussa d’une main son adversaire au niveau du visage et utilisa la seconde pour ce saisir de sa vibro-lame de la taille d’un couteau de combat dissimulé dans son gilet. Il la planta alors instantanément dans la gorge du garde qui rapidement mourut de sa blessure crachant de son sang avant son dernier souffle. Ecartant alors le cadavre le bloquant et commençant à le recouvrir de sang le Major pu constater que la terroriste impérial venait d’en finir lui aussi de son côté. Il put également constaté que Lars n’avait pas bougé pendant leur affrontement au corps à corps se cantonnant au rôle d’observateur. <br />Si cette constatation de l’inefficacité de l’humain, qui en plus de ne pas respecter ses instructions, laissait les membres de son groupe se battre pouvait mettre en rage le sous-officier. Ce dernier préféra dans un premier temps s’occuper des corps. Il ordonna alors de tirer ces derniers dans une pièce adjacente avant que du sang ne se repende partout. Chacun des hommes saisir alors les corps par les mains avant de les entasser dans une petite pièce à proximité. Le groupe Alpha se trouvait maintenant dans cette petite pièce pour récupérer, reprendre leurs esprits et surtout s’assuré que les tirs n’avaient alertés personne. Kirtan en profita aussi pour vérifier via les comlinks ennemis que leur soudaine disparition n’alertait personne. <br /><br />C’était justement à ce moment qu’une alarme se déclencha faisant s’arrêté pendant une fraction de seconde le cœur de chaque membre du groupe. Si le chef de groupe indiqua à ses hommes de préparer leurs armes une communication de Opérateur 1 vint les informés de la situation. Visiblement ce n’était ni leur groupe ni celui de Silara qui était responsable de cette soudaine panique au sein de la base. Il s’agissait d’une révolte d’esclave qui allait sérieusement compromettre les plans du Major qui avait déployés ses hommes pour une infiltration et ainsi séparé était extrêmement vulnérable. Alors que l’impérial s’apprêtait à informer le groupe Beta de se retrouver à un point de ralliement une communication de ses derniers leurs parvint. Il s’agissait de Jek Narson qui était en possession du comlink et était charger des communications. Quand ses paroles parvinrent au groupe Alpha il était possible d’entendre des tirs de blaster.<br /></i><br /><span style="color:#ff6633">-Ici groupe Beta, on a tenté une progression vers la poste de sécurité après l’alarme mais notre avancé est bloqué par des tirs de tourelles et on a peur de se faire flanqué par d’éventuelles renforts. Nous avons besoin de votre aide !</span><br /><br /><span style="color:#0099cc">-Négatif Beta, oubliez les derniers ordres, le poste de sécurité n’est plus une priorité. Je vais vous donner un point de ralliement où vous replier pour vous joindre à nos forces.</span><br /><br /><span style="color:#ff6633">-Impossible, des tourelles sont aussi déployées dans notre dos. On est coincé et il… Ho @£*!&amp;% ! Des ennemis arrivent ! Venez nous aidez !<br /><br /><span style="color:#0099cc">-Allo ? Groupe Beta, est-ce que vous me recevez ? Merde, les communications passent plus.</span><br /><br /><span style="color:#ff6600">-On va les aider, hein Major ?</span></span><br /><br /><i>La question de Lars ne reçoit pas de réponses immédiates de son supérieur qui fait de son mieux pour mettre tous les paramètres en ordre. En prenant en compte les tourelles, la sécurité renforcée et la mort quasi certaine du groupe Beta il ne restait qu’une possibilité pragmatique à exploiter. Préférant ignorer le soldat irresponsable par ses actions qui lui faisait face le Major préféra contacter Opérateur 1 qui avait une plus grande marge de manœuvre pour les aider. </i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Opérateur 1, ici Alpha, en combien de temps est-il possible de désactiver les tourelles ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#99cc66">-Je dirai entre 20 à 30 minutes, Major.</span><br /><br /><span style="color:#ff6600">-Quoi ? On va pas attendre tout ce temps quand même, Major ?</span><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-La ferme soldat, c’est moi qui donne les ordres et on reste ici le temps que la situation ce calme. Si on sort maintenant on va se faire allumer par les systèmes de défenses et là, la mission sera un échec total.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff6600">-Vous n’allez tout de même pas condamner l’autre groupe ?</span><br /><br /><span style="color:#0099cc">-<strong>S’ils meurent ce sera uniquement à cause de leur incompétence. Ils ont leurs instructions, ils n’ont qu’à s’y pliés. Une fois les tourelles désactivées on récupérera le scientifique avec ou sans eux.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff6600">-Hors de question que je laisse mon frère crever ! Faites comme vous voulez mais moi j’y vais !</span><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Soldat, je vous interdis de sortir de cette pièce.</strong></span><br /><br /><span style="color:#ff6600">-Vous pouvez bien aller vous faire foutre, « Major »  ! </span><br /><br /><i>Après ses paroles le contrebandier tourna le dos au sous-officier avant d’approcher sa main de la console pour ouvrir cette dernière. Si le Rattataki observait la scène d’un air neutre, le Major,lui, avait vu rouge et n’avait pas l’intention de laissé un rebelle dévoiler leur position. Il pourrait bien essayer de le raisonner, mais même s’il y arrivait pour le garder assez longtemps jusqu’à la désactivation des tourelles son frère serait sans doute mort. Il risquerait alors de se retourné contre lui après un tel constat et il valait mieux maitriser toute menace. Constatant qu’il avait toujours sa vibro-lame en main le Major observa celle-ci  puis le contrebandier. Ce dernier allait presser la touche de déverrouillage de la porte quand la lame lui traversa l’arrière du crâne pour ressortir par le front de l’humain. La mort fut instantanée et l’ancien criminel tomba de tout son poids après que le Major ait retiré sa lame. Le sous-officier savait qu’il n’avait pas eu le choix et que de toute manière c’était un minable criminel, mais le fait d’avoir ainsi tué de sang-froid un homme sous ses ordres lui était détestable. <br />Il relativisa en se disant que chaque criminel avait été prévenu dès le début de la mission qu’il était libre de la sanction à appliquer en fonction de la tare. Un refus d’obéissance plus un non-respect de la hiérarchie était suffisant pour la peine qu’il venait de lui infliger. Il commença alors à mieux comprendre l’action du soldat Silara contre les hommes de sa propre unité durant la bataille du Cathar. Tout cela restait relatif la situation et les personnes exécuter n’étant pas les même. Il n’était de toute manière pas le premier mutin que Kirtan abattit et resta convaincu que la cause impérial mérité ceux genres de sacrifice. Si le Major pouvait avoir ainsi un sentiment de remord à faire taire c’était avant tout parce qu’il avait dû tuer un humain. Il ne se serait pas sentit gêné en appliquant sa sentence à un alien dont la vie ne vaut rien à ses yeux, qu’il soit sous ses ordres ou non.<br />Parlant d’alien l’impérial se tourna vers Dekar Lin qui ne semblait pas spécialement dégouté ni surpris de la tournure des événements. Il avait surement vu pire voir même fait pire. Il n’y avait pas vraiment de sentiments à attendre d’un terroriste.</i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Et toi, tu as aussi envie d’aider l’autre groupe ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#cccc99">-Non, moi je suis très bien à ma place, Major.</span><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Très bien, maintenant on la boucle pour pas se faire repérer par d’éventuelles patrouilles et on attend le signale d’Opérateur 1.</strong></span><br /><br /><i>Les deux soldats s’assirent alors chacun d’un côté de la salle de faisant ainsi face s’observant l’un l’autre. Le terroriste s’était assis sur les cadavres des gardes, plus confortable que le sol dur. Kirtan quant à lui était un peu plus respectueux et ce posa à même le sol, mais n’eut rien à redire au Rattataki. La veillée funèbre finit par être interrompu par un appel entrant d’opérateur 1 qui confirma avoir repris le contrôle des tourelles et qu’elles allaient pouvoir se retourner contre leurs possesseurs. La voie étant maintenant libre et les communications avec Beta étant impossible il allait falloir finir la mission à deux. Pourtant lors de leur avancé tout de même prudente jusqu’aux  laboratoires, armes à blaster en main, des bruits de pas au rythme de course arrivèrent dans leur direction. Ne comprenant pas comment un individu pouvait parvenir jusqu’à eux Kirtan demanda à Opérateur 1 si des groupes ennemis se rapprochaient d’eux. N’ayant pas le temps de répondre et les impériaux mettant en joue le couloir d’où provenait le son il se trouva qu’il s’agissait de "Nightbeast" qui surgissait comme un diable sortant de sa boite. <br />Ce dernier s’arrêta alors comprenant qu’il était avec des amis et repris son souffle. Il semblait avoir pas mal couru et Kirtan le questionna sur ce qu’il était advenu du groupe Beta. Il avait apparemment perdu le contact avec eux quand les tourelles ont commencés à les canardés et n’ayant pas de comlink il n’avait pas pu retrouver leur position. Il n’avait pas vu de perte et semblait avoir brisé la formation bien avant les affrontements contre les garde que semblait avoir rencontré l’autre groupe. Explication bien floue pour la Major qui voyait là plutôt une tentative de désertion du Kiffar. Il fut donc décidé de le mettre en première ligne par me Major durant l’avancé du groupe jusqu’à attendre la pièce où se trouvait le scientifique. Les tourelles qui se trouvait à l’intérieur de cette pièce n’avaient pas encore était détourné pour pouvoir les utiliser au moment de l’assaut. Cette fameuse entré de labo était dorénavant face à eux et il ne restait plus qu’à avoir un rapport des force en présence pour pénétrer efficacement et nettoyer la zone.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164448</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164448</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:03 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto">question Monsieur le directeur. Je suis probablement parmi ce qu'il se fait de pire dans l'Impérium.. Dans l'obscurité, je vais, je viens... Je suis du terrible Bureau de la Sécurité Impériale... Un de ceux qu'il ne faut contrarier sous aucun prétexte... Et votre misérable capitaine a hélas eu la mauvaise de me contrarier... En m'offensant moi, c'est l'Impérium tout entier qu'il a dénigré. Et il va en payer les conséquences dès à présent. <i>Répond froidement le lieutenant en venant s'installer à nouveau dans le canapé, face au directeur désormais.</i><br /><br /><span style="color:#666600"><strong>- Vos caprices sont mes désirs Lieutenant... </strong></span> <i>Lâche avec amusement l'Anzat en devinant les pensées du Chiss.</i><br /><br /><i>Azah fait se lever le capitaine et lui sourit doucement... Sa main froide vient caresser l'une des joues du gaillard, avant de venir se glisser sur sa nuque. En l'espace d'un bref instant, et sous les yeux du directeur, deux tentacules s'extirpent hors des joues et se nichent dans les narines de son second. Le reste de la scène le dégoûte tellement qu'il décide une nouvelle fois de se dérober. Pourtant, il ne peut pas s'empêcher d'écouter à contrecœur les râles d'agonie d'Helg. Au bout de quelques minutes, les gargouillements cessent et un corps tombe sur le sol. C'est fini...  <br />Lorsqu'il ose enfin se tourner vers l’humanoïde à peau bleue et sa comparse, qui vient le rejoindre en souriant de plus belle, il tourne de l’œil, et retient avec peine sa bile. Les membres tentaculaires préhensiles de la jeune femme s'agitent dans tous les sens en éparpillant ici et là de la matière cérébrale, avant de disparaître dans les joues. Des monstres... Il est tombé sur des monstres ! Il en est persuadé... Ces impériaux sont du côté des démons ! Ils sont de véritables abominations dans cet endroit qui est son paradis... Des forces maléfiques envoyées par la Mort pour répandre la dévastation et la destruction partout où elles sont amenées à aller. Le lieutenant avait raison. Il faut craindre le Bureau de la Sécurité Impériale. Helg avait fait l'erreur de s'en prendre aux impériaux, sans craindre les conséquences... Et cela avait failli coûter la vie de son patron. Quel abruti. Carth ne ferait pas l'erreur d'employer à nouveau un type de ce genre. Il y a une lueur terrifiante dans le regard de l'émissaire de la Mort, et un éclat tout aussi malsain, si ce n'est plus, dans les yeux de l'Anzat... D'intenses frissons parcourent le corps de l'homme. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Bien... Bien. </strong></span> <i>Conclue le Chiss à propos de cette mort étrange et sinistre, sans relever le commentaire de son garde du corps.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Monsieur le directeur, vous saurez bien assez tôt ce que je vous veux... </strong></span><br /><br /></p><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>Après s'être extirpés des couloirs d'aération, les soldats de l'escouade Tête de Mort se divisent en deux groupes, selon les directives du major Corvell. Les hommes d'Alpha gardent la position, selon les ordres, tandis que le groupe Beta progresse silencieusement le long des couloirs vides. Il semble bien que les entraînements du major Telsh et les discours du lieutenant Futhark portent leurs fruits. Les criminels de la Tête de Mort savent ce qu'il risque de se passer s'ils échouent misérablement, et ils ne cherchent pas à retourner de suite en cellule... S'ils ne meurent pas ici. D'un simple signe de la main, la colonne menée par Jek Narson s'arrête. A l'angle du couloir, deux mercenaires s'éloignent. Jitti Cooc et Nightbeast sortent leurs vibro-lames respectives et suivent discrètement les deux hommes, jusqu'à arriver à leur hauteur... Deux gorges sont tranchées en un temps record et les corps sans vie sont réceptionnés avant de s'écrouler lourdement. Les corps sont rapidement dissimulés dans une remise annexe et la progression peut reprendre... <br /><br />Puis soudainement, une sirène d'alerte vient emplir les couloirs du complexe secret. Des bruits de pas précipités et des ordres relayés entre gardes ne tardent pas à résonner de toute part. Les groupes Alpha et Beta se dissimulent dans des petites pièces adjacentes au couloir, le temps de laisser passer des groupes de vauriens armés. La panique générale semble s'emparer des hommes chargés de la sécurité du laboratoire et des phalanges entières de soudards courent dans tous les sens en recevant des directives contradictoires.</i><br /><br /><span style="color:#99cc66"><strong>/-/ Opérateur 1 à Escouade Tête de Mort, il semblerait que des groupes d'esclaves et de détenus se soient emparés de plusieurs secteurs de Base Vergesso. </strong></span> <i>Commence Morgana dans la communication de groupe.</i> <span style="color:#99cc66"><strong>Vous allez pouvoir profiter de cet élément pour vous introduire plus facilement dans le laboratoire. Il y a déjà plusieurs groupes de gardes qui quittent leurs positions pour aller renforcer la sécurité dans Base Vergesso. Le problème, c'est qu'ils ont activé les protocoles de défense du complexe. Je vais essayer de m'introduire dans le système et d'utiliser les tourelles déployées à notre avantage, mais cela risque de prendre un peu de temps... Terminé./-/</strong></span><br /><br /><i>Devant le poste de sécurité, la vigilance des gardes est renforcée, et les effectifs de surveillance sont doublés. Quatre hommes sont en faction devant la porte blindée de la salle des contrôle. A l'intérieur, deux autres porte-flingues s'assurent que personne n'entre ou ne sort, tandis que plusieurs autres font le tour des caméras afin de surprendre un potentiel intrus dans la zone. Aux endroits stratégiques du complexe, les tourelles automatiques sortent des murs et sont prêtes à faire feu sur le moindre assaillant. De même, la sécurité du laboratoire est accrue, et de nombreux gardes viennent renforcer la troupe déjà réunie sur place. Douze hommes, répartis en quatre groupes de trois individus, se chargent de quadriller le secteur où le professeur effectue ses recherches. Les criminels recrutés de l'escouade Tête de Mort échangent des regards inquiets et perplexes, et attendent désormais les ordres de leurs supérieurs. </i><br /><br /><div style="text-align:center"><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Spoiler</cite><div style="display:none"><br /><br /><span style="color:#0066ff"><strong>Attaques frontales ou subterfuges, vous avez carte blanche pour vous emparer (ou non) du professeur et de ses travaux. Vous pouvez avancer dans votre RP jusqu'à la capture, ou tout du moins la rencontre avec la cible en question, si cela peut vous aider à faire de beaux et sympathiques posts. N'hésitez pas à vous concerter entre vous et à m'envoyer des MPs si vous avez besoin de renseignements ou de conseils !</strong></span></div></blockquote></div><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164447</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164447</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:02 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i>Quelque part dans Base Vergesso.<br /><br />Les hommes du major Telsh se préparent pour les combats à venir. Ils vérifient nerveusement l'état de leur équipement et échangent quelques blagues à voix basse, afin de se détendre avant le début des opérations. Les affrontements risquent d'être violents, et surtout, nombreux. Le sous-officier fourre plusieurs cartouches de gaz tibanna dans les poches de sa veste tactique. Il vaut mieux avoir trop de munitions plutôt que pas assez... C'est ce que le major a appris à ses dépens, lorsqu'il a subi son baptême du feu lors des premiers affrontements entre impériaux et séparatistes. Cette histoire remonte à très loin, mais c'est le souvenir qu'il aime se rappeler, afin de ne pas commettre une seconde fois la même erreur. Et c'est d'ailleurs l'exemple qui illustre parfaitement ses propos lorsqu'on lui donne pour tâche d'entraîner un groupe de bleus. Il est vrai que se retrouver à court de munitions en pleine offensive est un fait particulièrement gênant... Surtout quand on se retrouve coincé entre les tirs croisés des troupes impériales et séparatistes. Au final, tous les stratagèmes avaient été bons pour se sortir de cette situation délicate... Et il avait été remarqué lors de la bataille. Quelques jours plus tard, il se retrouvait propulsé dans les unités spéciales impériales.<br /><br />Aujourd'hui, il n'a pas besoin de "conseiller" les hommes sous son commandement, ce sont tous des soldats expérimentés et talentueux. Ils obéissent aveuglément aux ordres, travaillent avec un esprit de cohésion et sont aussi mortels et efficaces que peut l'être une meute de Tuk'ata dans la nature. Telsh esquisse l'ombre d'un sourire rien qu'à cette pensée. Il glisse son blaster SC-4 dans le holster de jambe et rejoint le reste de son équipe. </i><br /><br /><span style="color:#993333"><strong>- Escouade Griffe du Loup, rassemblement !</strong></span> <i>Chuchote assez fort le major à l'attention de ses hommes.</i><br /><br /><i>Les commandos impériaux ne mettent pas longtemps à se regrouper et s'agenouillent, prêts à recevoir leurs instructions. Malgré la tension, il y une certaine fierté sur les visages de ces hommes qui est largement communicatrice. Ils sont heureux de servir sous la bannière impériale, ça se voit ! Et Telsh ne connaît que trop bien ce sentiment de fierté, lui-même étant un fervent défenseur de l'idéologie impériale. Il imite ses soldats et leur sourit.</i><br /><br /><span style="color:#993333"><strong>- Bien. Parfait !</strong> </span> <i>Continue donc le sous-officier en activant un projecteur holographique. Une carte miniature fait son apparition et tressaute quelques secondes avant de devenir nette.</i> <span style="color:#993333"><strong>Messieurs, c'est un grand jour pour les Opérations Spéciales Impériales ! Nous allons prendre d'assaut cette base, avec pour seuls effectifs notre escouade et l'escouade Tête de Mort. Autant dire que nous entrerons dans l'Histoire si nous réussissons à mener à bien notre mission. Le Lieutenant Futhark n'a pas jugé nécessaire de me renseigner sur les objectifs de l'escouade Tête de Mort, mais les nôtres sont clairs et bien précis. Nous allons devoir infiltrer les quartiers de détention de Base Vergesso et libérer tous les détenus. Ceci devrait occuper les forces de sécurité un bon moment, le temps nécessaire pour nous permettre ensuite d'investir le marché aux esclaves et de réitérer notre opération de libération. Si tout se passe comme prévu, ils ne sauront plus où donner de la tête ! Gardez toujours un œil sur vos camarades, personne ne doit être laissé en arrière. Soyez rapides et précis, comme vous l'êtes d'habitude, et n'ayez aucune pitié pour ces sales vermines ! </strong></span><br /><br /><i>Des ricanements viennent accompagner la fin du discours et les mains se rejoignent au centre pour valider un serment que les commandos de Telsh réitèrent au début de chaque opération. Tous de fiers soldats... Oui. L'Impérium peut se vanter d'avoir les meilleurs soldats de la galaxie. Soudain, les mains se lèvent vers le plafond et des voix viennent murmurer un "Pour l'Impérium !" à l'unisson.<br />Les hommes rassemblent ensuite leurs équipements et se glissent un par un dans une bouche d'aération suffisamment large pour qu'un humain puisse se mouvoir en rampant. Ils reçoivent tous une tape amicale de la part de leur chef, qui ferme la marche après avoir remis en place la plaque d'aération. Il ne peut s'empêcher de penser évasivement à l'autre escouade dépêchée par le lieutenant Futhark. Au final, il ne sait que peu de choses sur la mission et les réelles motivations de l’humanoïde à peau bleue. Mais cela n'a pas tellement d'importance à ses yeux. Si le lieutenant a jugé bon de ne pas lui dévoiler l'intégralité de l'opération, c'est peut-être pour éviter aux éventuels capturés de se faire soutirer des informations. Oui, c'est plus que probable. Le Chiss a toujours eu un don pour rester énigmatique, mystérieux même. Et aussi étrange que cela puisse paraître, Telsh lui remet sans hésiter sa vie, ainsi que celles de ses hommes. Le major chasse de son esprit les nombreuses interrogations qui font leur apparition et se concentre désormais sur la mission.</i><br /><br /></p><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>Le rythme de la marche est donné par le Chiss, qui traîne presque misérablement sa "patte folle" dans les couloirs de la base. Helg ne peut s'empêcher de le dévisager avec un certain dégoût. Comment ce type a t-il pu être nommé officier ? Visiblement, il n'a ni la forme physique, ni les compétences pour occuper un tel rôle. Boah... Papa et Maman ont probablement dû faire jouer leurs relations ! C'est bien connu ! Il paraît que c'est très à la mode dans l'armée impériale d'être pistonné par quelques aristocrates ou officiers supérieurs... Si ça se trouve, il ne sait même pas manier les blasters qui pendent dans ses holsters de jambe. Oh ! C'est même sûr et certain ! Les petits nobliaux n'ont jamais été très doués avec les armes. Le vieux capitaine borgne se rappelle d'ailleurs de son premier meurtre. Une vieille bourgeoise qui n'en faisait qu'à sa tête, et qui venait embêter tout le monde pour un rien dans la rue. Nombreux avaient été ceux à vouloir sa mort... Et elle avait crié comme une truie que l'on égorge avant de rendre l'âme. Ah... C'était probablement le meurtre le plus jouissif de sa carrière. C'est vrai qu'elle avait la langue pendue la mégère ! Hautaine et méprisable à souhait ! Un peu comme ce type bleu d'ailleurs. Dommage qu'il ne puisse pas le tuer... Du moins... Pas dans l'immédiat...</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Dites moi "Lieutenant", vous avez de sacrés engins qui pendouillent à vos jambes, vous avez déjà eu l'occasion de vous en servir ?</strong></span> <i>Ricane doucement le borgne pour détendre une atmosphère trop pesante à son goût.</i><br /><br /><i>Il faut dire qu'entre les réponses froides et hostiles du Chiss, et son escorte muette, il n'y a pas grand chose pour le divertir. Même la jolie demoiselle à la droite de l’humanoïde à peau bleue semble vouloir sa mort. Oh, en fait, c'est même plus que certain. Il y a une lueur dans son regard qui ne trompe pas. Elle semble presser à l'idée de pouvoir le liquider... Enthousiaste même ! Enfin, quand elle n'est pas occupée à se mordiller les lèvres... Cette garce est probablement la plus demeurée de tout le groupe ! Tous des tarés ! Tous ! Et on s'étonne encore de la chute de l'Empire Sith... Au final, les impériaux ne valent pas mieux que ces abrutis de Sith. Qui se ressemble s'assemble comme on dit...<br />Et alors qu'il s'amuse déjà à penser à toute cette bande de joyeux tarés, le regard de braise du Chiss vient se poser sur lui. Il déglutit, et sent les poils de ses bras se redresser. Il faut vraiment que ce lieutenant arrête de le fixer de la sorte... Sinon il se jure qu'il va lui crever les yeux ! Et tant pis pour le boss ! Après tout, ce serait facile de trouver une excuse...</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Bonne question "Capitaine". Je n'ai hélas pas encore eu cette occasion... Mais cela ne saurait tarder... Assurément.</strong></span> <i>Rétorque l'officier impérial dans un demi-sourire, avec tout le mystère qui le caractérise.</i><br /><br /><i>Helg serre doucement ses poings, tandis que ses mâchoires se crispent. L'autre se moque de lui ! Il le cherche ! Rah ! C'est tellement énervant. Il aimerait bien effacer ce sourire moqueur du visage du bleu, et lui enfoncer les yeux dans les orbites. Il rêve de beaucoup de choses, et faire souffrir ce foutu alien est probablement ce qui le réjouit le plus en ce moment même. Vivement que l'entretien avec le boss se termine... Histoire qu'il puisse lui mettre la raclée de sa vie ! On ne se moque pas impunément du capitaine Helg ! Après le meurtre de la vieille bique, ce serait probablement la mort la plus satisfaisante de son palmarès... Et il pourrait alors se renommer... Le tueur d'aristocrates ! Ah oui, cela sonnait bien. Et au passage, il en profiterait pour récupérer les deux Westar 34 du lieutenant. De tels bijoux ne méritent pas de finir dans les mains d'un de ces foutus buveurs de vinasse.<br />Mais pour l'instant, il se contera d'écouter ce qu'il va se dire entre le grand patron et ce petit être insignifiant... Après tout, quelques informations pourraient s'avérer utiles, précieuses... Et l'idée de pouvoir les revendre satisfait d'autant plus le truand. Après tout, se faire des crédits sur le dos des impériaux sera toujours une revanche de plus sur ce maudit lieutenant ! Après une nouvelle succession de couloirs arpentés de long en large, le cortège arrive enfin à destination. Le borgne crache par terre, remonte sa ceinture et se tourne vers ses invités.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Mon "Lieutenant", vos gars vont devoir rester dehors. Ordre du grand patron !</strong></span> <i>Lâche t-il, exécrable, un sourire mesquin en coin.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Je n'irai nulle part sans mon aide de camp et mon garde du corps... "Capitaine".</strong></span> <i>Répond froidement le Chiss, prenant appui sur sa canne pour rester droit.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Bon d'accord... Vous êtes dur en affaire Monsieur ! Mais je vous préviens, je n'hésiterais pas à abattre le premier qui fait un geste de travers... Que ce soit clair ! </strong></span> <i>Soupire finalement Helg en venant se gratter l'entre-jambe. </i><br /><br /><i>D'un simple geste de la tête, il fait signe aux deux soudards gardant la porte de les laisser passer. Boah ! Il n'y a rien à craindre, vu le nombre de gardes présents au mètre carré ! De toute façon, il y a une escouade entière prête à abattre les trois trous du cul qui restent à l'extérieur... Quant aux trois autres, le "gratin" impérial, il veillerait à les éliminer personnellement en cas de pépin. Ou sur un coup de tête... La porte glisse dans le mur au passage du capitaine et des invités de marque, puis reprend sa place initiale. L'intérieur est somptueux. De nombreux canapés luxueux meublent le centre de la pièce, tandis qu'une fontaine attire l’œil dans le coin gauche de la salle. Ici et là, quelques statues -probablement celles d'un artiste reconnu- se confondent avec les gardes du corps silencieux du directeur de la base. Ce dernier, affalé dans l'un des canapés, profite du spectacle offert par deux danseuses esclaves. Les personnages riches et influents se complaisent toujours dans la célébration criarde du rang et du pouvoir. De tels étalages permettent de cimenter le pouvoir de ces abjectes personnes sur ceux qui oseraient remettre en question l’objet de leur allégeance. Après tout, il est sûrement plus facile de tenir en laisse les hommes de main et les esclaves quand on étale son pouvoir et ses richesses de la sorte. Un comportement plus que futile et méprisable aux yeux du Chiss. Il n'aime pas plus les entrepreneurs fortunés que les politiciens. Ils sont tous dans le même sac de toute manière. Seuls l'argent et le pouvoir comptent à leurs yeux. De véritables rapaces. Non, des vermines ! Des rongeurs prêts à s'entretuer pour les restes puants d'une même carcasse... Un tel comportement est des plus risibles. C'est presque pathétique...<br />Le trio impérial passe devant un duo de gardes Gamorréens ventripotents. Les créatures porcines lâchent quelques grognements en tenant fermement la ceinture à laquelle pend une hache de guerre. Il y a aussi un Nikto armé d'un blaster de poing dans un autre coin de la pièce, ou encore un Farghul muni d'une carabine laser posté en sentinelle devant une porte. Sans bien évidemment oublier Helg... Que du beau monde ! A l'approche des "invités", le directeur congédie d'un simple geste de la main les danseuses. </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Bienvenue sur Base Vergesso ! Je vous en prie, prenez place, Messieurs... Et Madame bien sûr.</strong></span> <i>Débute presque d'un air solennel la crapule, un sourire bien affiché aux lèvres.</i> <span style="color:#ff0000"><strong>Peut-être pourrions-nous faire les présentations... Carth Kase, directeur de Base Vergesso et grand patron des Transports Ororo. Et à qui ai-je l'honneur de m'adresser ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Pour la plupart des mortels de ce monde, je ne suis qu'une simple ombre, sans visage et sans nom. Mais vous pouvez m'appeler Hivernus.</strong></span> <i>Donne pour toute réponse le Chiss en prenant toujours appui sur sa canne.</i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Je vois ! Vous êtes du genre mystérieux n'est-ce pas ? Laissez-moi deviner... C'est un surnom ! Ou... Un nom de code ! Oh ! Ne vous en fait pas, je respecte bien évidemment votre discrétion. Il est vrai que ce n'est pas le meilleur endroit pour discuter de certaines... Affaires.</strong></span> <i>Continue le directeur sur sa lancée, il est presque enthousiaste à l'idée d'échanger avec cet inconnu... </i> <span style="color:#ff0000"><strong>Dites moi Monsieur "Hivernus", est-ce que vous vous intéressez à l'art ? Oh, quelque chose me dit que vous avez quelques connaissances dans le domaine ! Vous savez... Mon père me disait souvent : "Fils, si tu veux t'enrichir sur le dos des autres, apprends à connaître les us et coutumes de chacun de tes associés ou de tes clients. C'est le meilleur moyen d'exploiter les faiblesses !" Je dois avouer que ce fut de bon conseil... Mais dites moi Monsieur "Hivernus", je n'ai pas l'impression d'avoir rencontrer ne serait-ce le moindre individu de votre... Espèce. Sans vouloir vous offenser bien sûr... C'est une énigme que j'aimerai bien élucider avec votre précieuse aide. Je suis sûr qu'il y a beaucoup de choses à apprendre sur vous ! </strong></span><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Il n'y a pas grand chose à savoir sur mon espèce Monsieur le directeur, si ce n'est que nous cultivons le mystère et veillons à ce que personne ne nous importune. Et je ne suis pas là pour parler d'art et de cultures avec vous. Vous avez quelque chose pour moi... Et j'ai quelque chose pour vous.</strong></span> <i>Reprend froidement le lieutenant en prenant enfin place dans un canapé.</i><br /><br /><i>Carth hausse un sourcil. Il pensait les impériaux plus civilisés ! Voilà qu'il tombe sur un officier froid et rigide... Il a bien choisi son surnom pour le coup. Le directeur plisse les yeux en se rendant compte que le lieutenant est le seul à s'installer. La femme humanoïde et le jeune homme restent debout, prêts à défendre au péril de leur vie ce grossier personnage qui leur sert de supérieur. Ah les impériaux et leur sens du devoir... Il faut toujours qu'ils se plient à leurs foutus protocoles militaires ! Pas moyen de tomber sur des hommes respectables dans cette nation de soldats. Pourtant, Carth se souvient d'un officier d'infanterie, un capitaine, qui s'était montré très intéressé par les œuvres d'art exposées dans son salon. Ils avaient passé toute une journée à déguster de bons crus, tout en échangeant leurs avis sur certains des plus grands artistes galactiques. Probablement l'une des meilleures journées du directeur, assurément. Il se demande d'ailleurs ce que ce cher capitaine devient. Si ça se trouve, il est mort. Ou peut-être qu'il a pris sa retraite et tient désormais une galerie d'art. Qui sait ?  <br />L'homme soupire. Hélas, ce n'est visiblement pas aujourd'hui qu'il aura une conversation des plus civilisées. Bien... Cela n'est pas un problème ! Les affaires sont les affaires ! Et plus vite il en terminerait avec ce "charmant" individu bleu, plus vite il pourrait retourner à ses petits divertissements... De son côté, Helg trépigne d'impatience, il fait les cents pas. Cet abruti à peau bleue ose contrarier le patron... Voilà une raison de plus pour le faire taire définitivement... Il sourit doucement à l'Anzat qui rive son regard sur lui. Il s'occuperait bien d'elle aussi... Avant de la jeter par un sas. </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Oh... Je vois. J'espère sincèrement ne pas vous avoir offensé. Désirez-vous prendre quelque chose ? Un scotch corellien peut-être ? Oh. Ou peut-être... Un verre de Membrosie !</strong></span> <i>Lâche alors le directeur en sirotant son verre de whisky. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Un verre de lait sera amplement suffisant Monsieur le directeur. Un verre de lait bleu, si possible.</strong></span> <i>Réplique avec sa froideur habituelle l'officier impérial.</i><br /><br /><i>Le vieux baroudeur qu'est Helg ne peut s'empêcher de ricaner. Un rire gras, presque nerveux. Un buveur de lait ! Voilà qui rend d'autant plus ridicule les impériaux. Un officier buveur de lait ! Elle est bonne celle-là ! Il a presque pitié pour ce pauvre type au final. Un unijambiste buveur de lait. On doit beaucoup se moquer de lui dans l'Impérium ! Les nombreux regards noirs qui viennent le dévisager l'incitent à se taire. Carth se racle la gorge et fait claquer ses doigts. Une esclave Cathar vient à sa rencontre. Il y a quelque chose dans son regard qui retient l'attention du Chiss. Il arrive à percevoir dans les yeux de la femme une forte détermination, et son visage fermé inspire la sévérité. Visiblement, elle n'est pas esclave depuis longtemps. Et il se peut même qu'elle ait à subir des violences fréquentes... Afin de la "dompter". L’humanoïde à peau bleue s'interroge sur les origines de sa captivité ici. Et finalement, lorsqu'elle repart et dévoile son dos à l'assemblée, l'impérial ne peut que confirmer ses soupçons. Sous la magnifique fourrure de l'esclave, il est possible de discerner ici et là les traces de quelques coups de fouet. Des zébrures qui viennent étrangement s'harmoniser avec le corps de la femme. Le lieutenant réprime le dégoût qui s'empare de lui et se concentre sur la conversation. Il est tellement captivé par ce qui l'entoure qu'il n'a rien suivi de ce que lui raconte le directeur.</i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- ... Il est donc grand temps de vous présenter vos nouvelles acquisitions Monsieur "Hivernus". C'est ce que nous avons de mieux en réserve ! J'espère que vous serez satisfait de la qualité de notre... "Marchandise".</strong></span> <i>Continue alors Carth, intarissable.</i><br /><br /><i>Cinq esclaves, dont les mouvements sont entravés par des chaînes, pénètrent dans le salon, escortés par deux agents de sécurité. Voilà donc deux porte-flingues de plus à prendre en compte... Le Chiss se redresse péniblement et vient examiner une par une ses nouvelles propriétés. Quatre humains, dont une femme, et un Kaleesh. Au premier coup d'oeil, ils ne semblent pas avoir subi de maltraitances. Probablement parce que l'on ne veut pas "abîmer" une marchandise qui peut rapporter gros. Et celle-là rapportait gros en effet... Le lieutenant s'attarde sur le combattant Kaleesh. Il paraît que cette espèce met au monde de redoutables et fiers guerriers... Il faudrait à l'occasion qu'il ait une conversation avec cet alien, afin d'en savoir plus sur les traditions des Kaleesh.  Le directeur Kase a raison sur un point : il est toujours utile de se renseigner sur son ennemi afin de mieux le cerner, de mieux le comprendre... Et d'agir en conséquence. Un souvenir précis vient s'immiscer dans les pensées du Chiss et lui arrache un étonnant sentiment de mélancolie. Il se souvient de son service à bord du "Résolu", et les nombreux moments passés en compagnie du capitaine Talbot. Il avait été son seul soutien sur le destroyer, et d'une certaine façon, son mentor. L'officier avait développé un profond intérêt pour les arts et la culture. Il tenait d'ailleurs régulièrement à jour un dossier sur ses impressions et ses observations sur la société Chiss. L'Empire et l'Ascendance Chiss auraient probablement pu nouer de solides liens, mais sa mort avait réduit à néant les chances d'une relation durable et cordiale entre les deux puissances. Nash Futhark vient de réaliser une chose en ce moment même, une chose qui jusque là, ne lui avait pas traversé l'esprit. L'héritage du capitaine Talbot est entre ses mains désormais. Il a la possibilité de reprendre ses travaux, de poursuivre sa voie. Oui... C'est son héritage. Il ferait honneur à son mentor. Mais pas pour le moment. Pas à cet instant précis...  </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Messieurs, Mademoiselle, ceci est votre jour de chance. Je suis le Lieutenant Hivernus et je vous offre la possibilité de repartir à zéro, d'avoir une nouvelle vie. Je suis prêt à vous accorder la liberté, et à vous offrir la citoyenneté impériale...</strong></span> <i>Débute doucement l'officier Chiss en détaillant un à un les visages des esclaves.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Il ne vous sera demandé que deux choses. Deux choses simples... Qui peuvent changer le cours de votre existence... </strong></span><br /><br /><i>Helg pose la main sur la crosse de son arme, l'air perplexe et méfiant. Qu'est-ce que cet alien de malheur essaie de faire... ? Il sent que quelque chose ne va pas. Le boss n'a pas l'air de comprendre ce qu'il se passe, mais semble toujours aussi enthousiaste à l'idée d'en apprendre plus sur ce mystérieux officier impérial. Ce dernier effectue un hochement de tête discret en direction de ses deux acolytes... Une expression de terreur parcourt l'espace d'un instant le visage émacié du vieux pirate. Trahison ! Il le savait ! Mais avant qu'il ne puisse prévenir ses hommes, la fureur impériale s'abat sur eux.<br />L'Anzat braque son blaster sur le Farghul et l'abat d'un tir dans la poitrine avant de jeter son arme sur Helg, qui tombe à terre en réceptionnant le projectile improvisé au niveau des jambes. Elle dégaine ensuite sa vibro-lame et la plante dans la gorge graisseuse du premier Gamorréen venu, alors que celui-ci lève sa lourde hache pour l'abattre sur la femme. Il s'éteint dans un long râle porcin, un liquide visqueux venant se répandre sur le sol en bouillonnant. Dans la panique générale, le directeur de la base se cache derrière un canapé, et assiste, impuissant, au massacre de ses gardes. Un trait laser vient transpercer la gorge du deuxième Gamorréen, à quelques centimètres à peine du pauvre homme, qui hurle de terreur. La créature s'écroule lourdement sur le sol, sous les yeux écarquillés de son patron. Le cadet Doxal, dont le blaster est encore fumant, est de nouveau paralysé par de multiplies émotions qui viennent le submerger. Il vient de d'ôter la vie à une personne bien vivante ! Les jambes tremblantes, les mains crispées par une peur soudaine, il ne peut plus bouger. Il n'a pas la force, ni le courage d'abattre quelqu'un d'autre. Il se contente de fixer bêtement le cadavre de la brute épaisse. Les esclaves profitent de la confusion pour se ruer sur leurs tortionnaires, et les punir pour toutes les horreurs qu'ils ont pu subir. Les deux porte-flingues chargés de les escorter périssent sous les coups acharnés des nouveaux sbires du Chiss, non sans hurler de douleur. Il semble même qu'ils arrivent à arracher quelques suppliques à leurs anciens bourreaux.<br /><br />Et soudain, un cri, une voix. </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Cessez le combat Messieurs ! Par pitié ! Il va m'abattre ! Arrêtez !</strong></span> <i>Lâche à pleins poumons le directeur Carth, s'adressant à ce qu'il lui reste d'hommes de main.</i><br /><br /><i>Azah plante sa vibro-lame dans les côtes du Nikto à plusieurs reprises, avant de le laisser pour mort le long du mur. Un véritable carnage vient d'avoir lieu, sous le regard hébété du cadet Doxal, et l'air indifférent du lieutenant Futhark, qui tient en joue le dirigeant de l'endroit. Il avait suffit de quelques précieuses secondes pour transformer le salon en champ de bataille. Les corps des gardes jonchent le sol, ici et là, victimes de la froideur des impériaux. Helg se redresse maladroitement en s'appuyant contre un mur et pointe le canon de son blaster sur le Chiss. </i><br /><br /><strong><span style="color:#cccccc">- Salopard ! Je vais te faire la peau enfoiré d’humanoïde ! </span></strong> <i>Hurle t-il de rage, le visage empourpré.</i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Non  non non ! Capitaine ! Ne faites pas ça ! Non ! Je vous en supplie ! Réfléchissez ! Ils vont nous abattre tous les deux...</strong></span> <i>Continue Carth, la voix chevrotante, et sentant que le Westar 34 de l'impérial se presse contre sa tempe.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Non ! Il les as tué.... Tu les as tous tué ! Tu vas payer !</strong></span> <i>Gueule le vieux borgne en s'apprêtant à appuyer sur la détente.</i><br /><br /><i>Et alors qu'il est sur le point de tirer, une force invisible l'en empêche. Il ne contrôle plus rien. Helg utilise toutes ses forces dans l'espoir d'appuyer sur cette foutue gâchette... Afin d'en finir avec l’humanoïde, mais il n'y a rien à faire. Il sent peu à peu sa colère s'évanouir, et un vague sentiment de bonheur s'empare de lui. Le capitaine ne comprend pas ce qui lui arrive, mais il semble s'en accommoder. Un sourire vient étirer ses lèvres charnues. Il ricane. Personne dans la salle ne semble comprendre ce qu'il lui arrive. Est-il devenu fou ? Pourtant, il y en a bien un qui sait vers qui se tourner... Le Chiss rive son regard sur l'Anzat. Il a bien vu des enregistrements à propos de ses facultés psychiques, mais assister à une telle scène en direct dépasse de loin ses espérances. Voilà qui vient donc compléter ses analyses à propos de cette intrigante et mystérieuse espèce. Il semblerait bien que les Anzati soient sensibles à la Force après tout. C'est fort probable... Bien loin d'afficher une quelconque émotion sur son visage, il ne peut toutefois s'empêcher de s'émerveiller silencieusement. </i><br /><br /><span style="color:#666600"><strong>- Doucement Papy... Tu vas déposer ton arme à terre et te mettre tranquillement à genoux.</strong></span> <i>Ordonne alors Azah au capitaine, en resserrant son emprise mentale sur l'individu.</i><br /><br /><span style="color:#cccccc"><strong>- Je... Oui... Je dépose mon arme et je m'agenouille... </strong></span> <i>Répète docilement Helg en exécutant l'ordre.</i><br /><br /><i>Les soldats impériaux restés à l'extérieur ne tardent pas à investir l'endroit, en ne laissant dans leur sillage que les corps sans vie de quelques gardes. L'efficacité des commandos des Opérations Spéciales Impériales n'a plus a être prouvé. Ils font désormais le tour des corps à priori sans vie des hommes de main du directeur présents dans le salon.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Débarrassez-nous des corps Sergent Slaryn, ceci n'est pas propice à la discussion.</strong></span> <i>Annonce doucement le Chiss en pointant désormais le sol avec son arme.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- A vos ordres mon Lieutenant ! Il y en a encore un qui bouge ? Que fait-on de lui ?</strong></span><br /><br /><i>Un survivant ! Le Farghul... Des râles de douleur parviennent aux oreilles de l'officier impérial, qui se tient fermement sur sa canne. Lui-même éprouve des douleurs en ce moment même. Sa jambe estropiée sait toujours se montrer irritable quand il le faut. Et pourtant, il ne s'en plaint pas. Il ne supplie pas, contrairement à cette racaille intersidérale. A t-il la moindre pitié pour le blessé ? Non. Allait-il l'épargner ? Non plus. Le félin est de toute façon condamné à mourir dans d'atroces souffrances, autant le soulager tout de suite avec une mort propre et rapide.<br /><br /><div style="text-align:center"> KRA-KOW ! </div><br /><br />Le coup est parti, sans avertissement. La fripouille s'éteint sans piper mot, un trou fumant dans la tête. L'acte cruel arrache un nouveau cri de surprise au patron des lieux, qui enfouit son visage entre ses mains. C'est pitoyable et lâche de sa part, lui qui condamne à mort des centaines de personnes en les vendant comme esclaves. Helg, qui aurait l'instant d'avant hurler quelques insultes ne bronche pas, toujours sous l'emprise de l'Anzat. Parmi les impériaux et les esclaves, personne ne semble s'étonner d'un tel comportement, soit parce qu'ils sont habitués, soit parce qu'ils n'ont pas leur mot à dire. Étonnamment, Doxal ne semble pas non plus réagir, toujours dans un effet secondaire. Il reste planté sur place, le regard vide, les mains encore tremblantes et tenant une arme devenue presque trop lourde pour lui. Il faut que le sergent Slaryn s'y reprenne à plusieurs fois pour que le gamin sorte de sa torpeur et aide enfin les commandos à planquer les macchabées dans un débarras annexe. </i><br /><br /><span style="color:#ff0000"><strong>- Qui êtes-vous... ? Qui êtes-vous... ?! Qu'est-ce que vous me voulez au juste... ?</strong></span> <i>Demande finalement Carth en osant défier du regard le Chiss. </i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Voilà une excellente<p></p>
</strong></span>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164446</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164446</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:02 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:02 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Silara Yzalli</p>
<p dir="auto">L'agent Yzalli suivait le major Corvell comme une ombre. Il lui importait peu que cela puisse déranger l'homme ou non. En instant précis elle estimait que l'endroit était des plus propices pour qu'un des membres de l'escouade Tête de Mort essaie de s'attaquer à lui et s'enfuir. Elle restait résolument silencieuse en suivant chacun de ses pas. Le regard de glace de la toute jeune femme sautait du dos du sous-officier aux membres de l'escouade jusqu'à la foule les entourant. L'atmosphère relâchée des rues qu'ils traversaient perturbait la jeune femme. Elle trouvait à cette ambiance quelque chose de chaotique, un désordre qui appelait de ses bras la douce bienveillance de l'Impérium pour lui redonner un sens et un but. La jeune femme marqua un temps d'arrêt et à nouveau son regard balaya la rue les entourant. Les  odeurs de ce caillou n'avaient rien à voir avec l'atmosphère aseptisée du siège de l'Impérium. Les flagrances de nourritures grasses se mêlaient à celles des corps sales et d'années de crasses accumulées sur le sol.<br /><br />En tournant la tête sur le major elle remarqua que quelque chose avait attiré son attention. Elle suivit son regard jusqu'à l'objet de sa curiosité et avec difficulté elle repéra l'étale d'esclaves. Elle plissa les yeux en tâchant de faire fonctionner au mieux son sens de la déduction. Elle suivit l'homme qui avançait désormais d'un pas tranquille, presque prédateur vers le marchand d'esclaves. Plusieurs espèces de l'espace connu y étaient enchaînées avec des prix variables et occasionnellement des cours descriptifs. L'agent se désintéressa de l'alignement de marchandises et retourna son attention sur le visage du chef de mission. Qu'est-ce qui avait bien pu le distraire au point qu'ils s'approchent maintenant de cette étale ? Pendant d'interminables secondes elle scruta le visage de l'homme avec une concentration accrue. Puis soudain le visage de l'agent se déraidit. Ses grands yeux s'ouvrirent pendant l'espace d'une seconde quand elle nota quelque chose, un détail et pourtant l'explication de tout ce qui était en train de se dérouler. Le sous-officier des commandos impériaux arborait un masque ouvert de satisfaction et de mépris résumé dans le sourire qui étirait ses lèvres. Elle observa à nouveau l'alignement d'alien avec un regard neutre et pris une grande inspiration. Bien entendu, le suprématiste devait se satisfaire de sort de ces créatures qu'il devait considérer à leur juste place. Pour rester ainsi brisé et au vue de l'absence de vie dans leurs yeux Silara aurait eu tendance à être d'accord avec le major. Mais qu'ils soient humains ou d'autres espèces un individu brisé et incapable de faire preuve de volonté devait être destiné à l'esclavage pensa-t-elle. Naturellement ils arrivèrent jusqu'à un sujet humain et le masque du sous-officier s'effondra. La jeune femme se désintéressa alors du spectacle pour surveiller de nouveau les environs. Elle ne comprenait alors pas ce qui pouvait tant attiser l'intérêt de l'homme. Silara émit plusieurs hypothèses et commença à les confronter mentalement à une série de manuels militaires et de connaissances scolaires qu'elle possédait. Elle observait de manière absente la rue maintenant et fronçait les sourcils en cherchant à comprendre. Le major portait-il dont l'espèce humaine en si haute estime qu'il puisse se sentir investit d'une mission profonde surpassant toutes les autres ? Pensait-il qu'il faille par tous les moyens possibles élever l'humain au-dessus de tout en chaque instant ?<br /><br />Il sembla à la rouquine que le major eut fini avec l'esclave et son propriétaire dont il s'éloigna avec une nonchalance parfaitement feinte. Elle fit quant à elle son possible pour ignorer les regards insistants de certains membres de l'escouade et elle reprit son chemin en suivant Corvell. Après quelques pas ce dernier rompu le silence et s'adressa franchement à elle. Son discours ne gagna pas plus qu'un regard de biais calme, tout juste intrigué avant qu'elle ne reprenne son observation des environs avec le calme dérangeant qui l'habitait la plus part du temps. Son regard froid semblait à la fois absent et analyser au microscope chaque détail de son environnement. Son expression était d'une neutralité agaçante jusqu'à ce que le major finisse. Elle entreprit alors de lui répondre avec la même franchise et le même calme qui l'avaient accompagné jusque-là.<br /><br /><strong>" Ho, ces actions ont donc été reportées dans mon dossier ? "</strong><br /><br />Soudain le visage de la jeune femme s'éveilla. Et elle tourna un regard témoignant sa conviction et sa foi dans la cause impériale. Un sourire étrange s'épanouissait sur son visage.<br /><strong>" Vous comprenez pourquoi je l'ai fait alors ? Ils voulaient abandonner le combat, ils voulaient se rendre, nous trahir pour la faciliter. Ils allaient trahir notre rêve et notre cause. Comment était-ce envisageable, au moment où l'on avait le plus besoin de chaque citoyens comment imaginer qu'un seul puisse abandonner ? S'ils voulaient se rendre c'est qu'ils ne croyaient pas en nous et s'ils ne croient pas et se désintéressent de nous alors ils sont notre ennemi…  "</strong><br /><br />Une ferveur palpable transparaissait dans la voix de la jeune femme. Elle avait ce ton qu'ont les gens lorsqu'ils semblent atteints de démence ou qu'ils sont fanatisés. Un sourire béat semblait même naître sur son visage et illuminer ses traits si souvent inexpressifs.<br /><br /><strong>" Il est évident que l'Imperium passe avant toute chose, qu'en ce sens la mission… "</strong><br /><br />L'apparition de leur contact coupa la jeune femme dans son élan et son attitude changea avec une brutalité déconcertante. Le masque inexpressif qui la caractérisait tant avait refait surface et son attention s'attardait maintenant sur la femme sous couverture et ses alentours immédiats. Elle sembla se refondre dans son rôle d'observatrice et suivit à nouveau le commandement du Major Corvell.<br />L'escouade et la jeune femme furent briefés dans une cache du BSI avant de récupérer leur matériel et de rentrer dans le vif de la mission. Ils furent rapidement contraints dans un conduit brûlant demandant un effort considérable pour progresser. Malheureusement même ces conditions éprouvantes ne furent pas suffisantes pour faire cesser les remarques déplacées et indisciplinées des membres de l'escouade Tête de Mort. Ils arrivèrent bientôt au point d'insertion désigné par l'opérateur 1. Comme on pouvait l'attendre de la part d'un sous-officier des forces spéciales de l'Impérium le major Corvell ouvrait la voie et allait être le premier à entrer en zone hostile. L'homme était donc du genre à mener par l'exemple pensa la jeune femme. Avec un indéniable professionnalisme il transmit ses consignes à l'escouade et à la jeune en faisant defacto son assistante directe dans cette mission. Les ordres du major faisaient sens, s'emparer du poste de sécurité permettrait sans aucun doute de retourner le système contre ceux qui l'avaient mis en place. Il faudrait cependant s'en tenir à des actions discrètes et de corps à corps uniquement. Le regard absent de la jeune femme trahissait le fait qu'elle évaluer le plan du major pour y ajouter d'éventuelles suggestions quand elle se rendit compte que le major lui parlait. Elle baissa un regard presque étonné sur le fait qu'il insiste au sujet qu'elle suive les ordres. Son étonnement ne dura pas plus d'une seconde ou deux avant qu'elle ne batte lentement des paupières. Elle tendit le cou et fixa pendant encore de longues secondes le major, ses yeux de glace semblaient essayer de sonder les tréfonds de son esprit. Elle hocha lentement la tête :<br /><strong><br />" Le lieutenant Futhark vous a désigné responsable de la mission pour une raison. Vous êtes ici l'extension de la volonté de l'Impérium et de fait de ses intérêts. Comme j'essayais de vous le faire savoir tout à l'heure la mission et la cause avant tout monsieur. Il sera fait selon vos ordres. "</strong><br /><br />Se faisant elle se glissa à son tour hors du conduit et prit une bouffée d'air frais bienvenue. Elle rassembla les hommes qui lui avaient été assigné et elle entreprit de les rebriefé sur leur objectif. Elle posa un genou à terre en les faisant se rassembler tous les trois autour d'elle.<br /><br /><strong>" Le major veut que nous sécurisions le poste de sécurité avant d'atteindre notre objectif. "</strong> Commença-t-elle à voix basse sur un ton presque mécanique.<br /><br /><strong>" Nous ne devons pas alarmer les forces en présence. Nous ferons de notre mieux pour éviter le contact et l'affrontement avec l'ennemi. C'est le moment de mettre en pratique vos talents respectifs messieurs. En tant que hors la loi je ne doute pas un seul instant que vous deviez disposer de talents particuliers qui nous permettront de passer inaperçus. Afin de ne pas alerter toutes les sentinelles du secteur nous nous en tiendrons à des affrontements au corps à corps. Usez d'ingéniosité pour battre nos ennemis. Les blasters ne sont pas une option envisageable jusqu'à ce que nous ayons sécurisé le poste de contrôle de la sécurité. "</strong><br /><br />Elle observa tour à tour chacun des individus de ses yeux froids et un mince sourire traversa son visage. Ce sourire lui donnait un air sadique et froid.<br /><br /><strong>" Rappelez-vous que la complémentarité fait la force et que la force permet de dominer une situation et que la domination apporte la victoire. Obéissez et il ne vous arrivera rien. Défiez…"</strong> dit-elle en regardant ses deux derniers compagnons d'exercice <strong>" … et vous souffrirez.</strong> " Ces derniers mots avaient résonné de manière spectrale alors qu'elle les soufflait.<br /><br />Elle adressa un dernier regard au jumeau que le major lui avait assigné. <strong>" Vous passez devant. "</strong><br />Elle se retourna pour adresser un regard au major et d'un signe de tête elle lui fit comprendre que son groupe était prêt. Elle se retourna alors et d'un signe de la main elle lança son groupe en avant en suivant les indications de l'opérateur 1 pour atteindre leur objectif.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164445</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164445</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:02 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:02 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Kirtan Corvell</p>
<p dir="auto"><i>Voilà maintenant le vaisseau transportant le commando impérial se rapprochant de sa destination avec à son bord le fameux contrebandier dont avait déjà fait connaissance Kirtan dans sa précédente mission. Il était à la fois étrange et révélateur de le retrouvé chargé de piloter le cargo. Étrange car justement Kirtan avait très fortement déconseillé ses services au Lieutenant Futark et révélateur car cela montrait l’importance que son supérieur portait à ses paroles. Encore une charge que Corvell pouvait retenir à l’encontre de l’être à peau bleu. Une révélation qui tombait plutôt bien sachant que le chef de commando était justement en train d’éplucher les dossiers des différentes bestioles qui l’accompagnait pour cette mission. Autant il n’avait eu aucun problème pour récupérer tout ce qu’il avait à savoir sur les criminels ainsi même que sur Silara mais tous les rapports sur le lieutenant Futark étaient classés secret défense à un niveau inaccessible pour le major. <br /><br />Cette protection du dossier semblait démontré que malgré sa canne et ses airs grabataire il semblait que le lieutenant ne soit pas qu’un simple gratte papier travaillant pour le BSI. Chose dont le major pouvait maintenant faire plus que douter ce dernier participant lui-même à l’opération. Quoi qu’il en soit ce n’était pas pour autant le cas sur le quel Kirtan devait le plus se penché mais bien sur les êtres qui devraient lui obéir dans des conditions de combats dans les prochaines heures. Ayant eut le temps de télécharger les informations sur son datapad le Major consulat les dossiers dans les couloirs du cargo tout en gardant un œil sur le contrebandier auquel il ne faisait toujours pas confiance. Le point positif que constata Kirtan après avoir parcouru les dossiers est que l’Anzat se trouvait avec l’autre groupe. Visiblement cette vermine était doté de capacités que le Major n’était pas sûr de pouvoir maîtriser et qui étaient plus que dangereux. Il devenait de plus en plus dure pour lui d’avoir confiance en son supérieur qui semblait ne pas avoir conscience des risques de cette opération avec une équipe pareille. Entre le terroriste, les deux contrebandiers, le fan de sensation forte et un tueur à gage qu’allait-il bien pouvoir faire de cette équipe de déserteur en puissance ? Décidément il allait devoir énormément s‘appuyé sur la soldate Silara plus que prévu mais cette dernière n’était pas sans reproche également. <br /><br />Il se trouvait qu’ironiquement, ou pas d’ailleurs, elle est également faite un séjour en cellule après la bataille de Cathar pour un fait peu glorieux. En lisant son dossier le fait qu’elle avait tué des déserteurs n’avait pas plus ému que ça le Major qui lui aussi avait son lot de victime sur le dos, mais c’est en apprenant les détails de leurs exécutions que la pullule eut du mal à passer. Elle avait tué de sang-froid de jeunes recrues désarmé qui plus est qu’elle connaissait bien. C’était d’ailleurs assez désagréable à lire pour le major qui même s’il ne savait pas s’il aurait agi de la même façon désapprouvait le geste de la soldat. Surtout que cela lui rappelait la reprise du croiseur où il se trouvait avant de rejoindre l’imperium et qui avait changé d'allégeance pour passer à celle de la république entraînant une rapide mutinerie à bord. C’est la seul fois où Kirtan c’est retrouvé à devoir exécuter des frères d’armes mais la situation était tout autre. Premièrement faire des prisonniers risquait de compromettre la reprise du vaisseau ensuite face à lui il s’agissait des soldats formés et entraînés qui savait ce qu’ils encouraient en choisissant leur camp et troisièmement car c’était tout simplement  un ordre. Depuis ce jour-là est resté graver à jamais dans la tête de Kirtan qui reste profondément atteint par ses actes ce jour là. Il fait depuis le maximum pour ne plus y repenser pour resté concentrer sur la seule cause qui mérite son attention, la défense de l’imperium et de ses valeurs.  <br /><br />Quoi qu’il en soit bien que l’acte de Silara le laisse perplexe elle reste néanmoins la seule en qui il puisse faire confiance bien qu’il vaudra avoir une conversation avec elle pour clarifier certaines choses. Une fois les rapports et dossiers méticuleusement lu et la psychologie des criminels analysé le cargo n’était plus très loin de sa destination final. C’est en commençant sa décélération et sa descente sur la plateforme qui lui était attribué que Kirtan resongea au cas du pilote. Ce dernier était parfaitement libre de ses mouvements cette fois contrairement à l’opération sur Coruscant et pouvait très bien dénoncé l’opération impérial en échange d’argent ou tout simplement créer des problèmes dans un bar miteux local et empêcher le repli des impériaux. Quoi qu’il en soit tant de possibilités que ne semble pas avoir pris en compte la créature bleue qui avait planifié cette opération. Autant l’idée de donné tort à son supérieur de ne pas l’avoir écouté le faisait jubilé autant il aurait préféré ne pas avoir besoin de mettre en jeu sa propre intégrité pour y arrivé.<br /><br />C’est donc résigné que le major s’éloigna du vaisseau après qu’il est atterri avec son commando ne pouvant se permettre de laisser un seul homme derrière. Il ne fit pas grand cas du contrebandier qui semblait ne pas avoir mieux à faire que de s’amusé de la situation. Ce qui attira plutôt l’attention du sous-officier fut la proximité avec la quelle Silara le suivit. Était-ce là qu’un moyen de simulé une volonté de protection et de rapprochement avec son supérieur ? Une manière d’améliorer sa relation avec ce dernier qui ne se cachait pas de la voir d’un mauvaise œil. Ou cela était-il une réelle volonté de protéger les arrières de son supérieur des coups de couteaux pouvant venir des criminels de l’escouade ? Le doute était permis pour le Major bien que dans les faits ça l’agaçait plus que cela ne lui donnait une impression de protection. De toute manière il n’était plus temps de s’attardé sur les membres de son commando mais bien au succès de la mission. Pour cela il fallait déjà dans un premier temps trouver ce fameux contact et vu la populace fréquentant les rues putrides de la station il était difficile de savoir où le trouver. D’un autre coté c’était son rôle de les retrouver, le commando ne s’avait même pas à quoi ressemblait ce contact et ne pouvait que déambuler aux quatre coins de la station dans l’espoir d’être identifié le plus tôt possible. <br /><br />Bien que le Major ne se sente clairement pas dans son élément au milieu de cette foule était parfaitement calme et détendu. Ce qui le perturbait le plus était les odeurs immondes parcourant certains quartier ainsi que la multitude d’espèces toutes plus ignobles les unes que les autres. Il ne pouvait s’empêché d’en dévisagé une s’approchant trop prêt de lui non sans lui jeter un regard de dégoût à peine dissimulé. La seul chose que Kirtan avait appris de sa précédente opération sur Coruscant était d’avoir une démarche un peu plus naturel évitant également au passage de garder ses mains jointe dans son dos comme il avait l’habitude de le faire. Il prenait également une posture un peu plus penché vers l’avant comme pour tenter de trahir sa droiture habituelle. Cette façon de se tenir faisait remarquer à Kirtan le manque de noblesse de la posture.<br /><br />C’est en parcourant ainsi les ruelles de l’astéroïde qu'un stand particulier attira son attention, attention qui avait commencé à virevolté de droite à gauche à cause de l'ennuie. Le major put alors apercevoir une dizaine d’êtres enchaînés les uns aux autres dans la rue sur ce qui semblait être présenté comme un commerce. Dans ce dernier était exposé des twi’leks, des duros , des ewoks, des rodiens, Il y avait même un catharien tout ce petit commerce était tenu par un besalisk. Le major Corvell s’avança alors d’un air intéressé pour voir le reste des articles qu’il lui était resté caché non sans un léger sourire aux lèvres. Il n’était clairement pas contre ce commerce qui c’est de toute manière pratiqué de tout temps. Surtout en sachant qu’il s’agissait toujours de races serviles et inférieures qui étaient vendus. Du moins c’est ce qu’il croyait jusqu’à voir une humaine visiblement plus jeune que lui enchaîné elle aussi avec les autres créatures. En apercevant ceci le sourire du Major disparu de suite laissant apparaître un air plus grave. <br /><br />C’était malheureusement le jeu de l’esclavagisme et Kirtan n’allait rien faire contre ce constat l’ayant depuis longtemps intégré. La seule chose qu’il aurait bien fait s’il s’était trouvé en territoire impérial aurait été de vérifié si les papiers de la prisonnière étaient bien en règle. Seulement la situation actuelle est tout autre mais il n’allait certainement par risqué de compromettre la mission pour une esclave, n’oubliant pas tout de même leur statut social qui restait inférieur au sien. Il n’en reste pas moins agaçant pour l’impérial de voir une humaine dominé par une autre espèce. Sans doute dans un désir de rationaliser cette état de fait le sous-officier tenait à en savoir plus sur cette personne pour expliquer comment elle en était arrivé là. <br /><br />Il s’arrêta alors devant cette dernière qui se trouvait assise à même le sol sale surement à cause de la fatigue après des heures d’exposition. Il se trouvait qu’elle était bien pauvrement vêtue pour combattre le froid de la station et ne semblait pas des plus propre ce qui laissait deviné un manque de soin de son propriétaire. L’impérial s’approcha alors d’elle reprenant sans s’en rendre compte ses mains dans son dos et regardant de haut la marchandise comme voulant la dominer. Il baissa alors son regard sur l’être rampant la dévisageant comme pour lire en elle et constater que sa présence l’effrayait. Quoi qu’il en soit Kirtan n’eut pour seul contact avec elle qu’un échange de regard avant de lui adresser la parole. Là encore pour marquer que son statut était supérieur à l’esclave il s’adressa à elle en restant debout, tandis qu’elle restait à terre, le dévisageant avec une certaine crainte appréhendant l’inconnue qui lui faisait face.</i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Qui es-tu et d’où viens-tu ?</strong></span><br /><br /><i>La posture de Kirtan face à l’esclave déboussole cette dernière qui n’arrive pas à voir distinctement le visage de son interlocuteur, ce dernier étant caché par les rayons lumineux de l’éclairage au-dessus de lui l’éblouissant. Elle place alors du mieux qu’elle peut sa main pour dévoiler le visage de la personne s’adressant à elle faisant par le fait même s’entrechoqué ses chaines. Fronçant les yeux pour mieux distinguer ce qui lui fait face elle répond d’une voix fluette et hésitante.</i><br /><br /><span style="color:#ffcc99"><strong>-Je ne sais pas monsieur…</strong></span><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Comment ça tu ne sais pas ? Tu ne peux pas même pas me dire ton nom ?</strong></span><br /><br /><span style="color:#ffcc99"><strong>-Non… Je… Il faut demander à Gabouze… Lui il sait.</strong></span><br /><br /><i>Kirtan lâche alors un soupir d’exaspération cherchant du regard dans le reste du commerce ce fameux Gabouze. Il se trouve que le Besalisk en charge du commerce arrive derrière son esclave et observe le drôle d’acheteur potentiel.</i><br /><br /><strong><span style="color:#669966">-C’est moi Gabouze, qu’est-ce que tu me veux ?</span></strong><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-C’est pour savoir d’où elle provient cette humaine.</strong></span><br /><br /><span style="color:#669966"><strong>-En quoi ça te regarde ? </strong></span><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Disons que j’aime bien savoir d’où viennent mes possibles achats pour ne pas me faire refourgué n’importe qu’elle marchandise.</strong></span><br /><br /><span style="color:#669966"><strong>-Si tu veux tout savoir c’est une rescapée d’une navette coloniale républicaine… Disons qu’un bon ami à moi a trouvé cette fameuse navette mystérieusement à la dérive et ma revendu ce qu’il restait de passagers en vie. </strong></span><br /><br /><i>Il s’agissait donc d’une républicaine, rien de mieux pour faire déculpabilisé Kirtan de laissé ainsi  une humaine à la merci de n’importe quel acheteur mal veillant. Alors que l’impérial s’apprêtait à quitter le commerce le cœur léger. L’esclavagiste sentant une affaire possible lui passer entre les doigts décida de mettre en valeur l’article qui semblait intéresser le client. </i><br /><br /><span style="color:#669966"><strong>-Vous loupez quelque chose l’ami, croyez moi. En huit années à mon service elle ne m’a jamais posé de problème et est parfaitement docile. Dit-il tout en posant sa main sur la tête de l’humaine qui pour seul réponse baisse les yeux. D’ailleurs ça me fait mal de devoir la vendre, avant elle travaillait juste pour moi mais maintenant qu’elle a seize an c’est l’âge mure pour la revendre, vous comprenez j’imagine. Vous êtes sûr de ne pas la vouloir car elle commence à me prendre de la place inutilement ?</strong></span><br /><br /><i>Kirtan avait dans un premier temps tourné le dos à la créature quand cette dernière c’était mise à lui adresser la parole commençant à reprendre sa marche. Mais son élan fut coupé quand le marchand d’esclave annonça l’âge de la jeune fille. Elle était aussi républicaine que lui finalement, elle n’avait que huit an quand elle a dû se faire capturer par des pirates dans cette navette. C'était d'ailleurs à cause d'un traumatisme aussi jeune qui lui avait fait perdre jusqu'à son nom. Cette fois le retour de bâton qu'était la vérité était désagréable étant bien obligé de laisser une humaine innocente sur cette astéroïde. Quoi qu’il en soit il ne pouvait se permettre de l’amener avec lui. Le prix était abordable mais cela risquait déjà dans un premier temps de compromettre la mission mais surtout accepterait-elle de rejoindre l’Imperium après sa libération ? Autant Kirtan pouvait se permettre de bons sentiments à l’égard d’humains mais c’était avant tout dans l’intérêt de son camp qu’il agissait. Surtout ne risquait t’elle-même pas finalement de rejoindre la république sachant que l’imperium tolère l’esclavage ? Dure question pour l’impérial qui ne pouvait maintenant compter que sur sa propre morale pour décider du sort de l’humaine. Tous ces facteurs furent pris en compte par l’impérial en quelques seconde durant lesquelles il resta de dos d’un air songeur et terne avant de répondre. </i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Je repasserai... Peut-être… </strong></span><br /><br /><i>Sur ces mots Kirtan reprit pour de bon sa marche faisant signe de la main au reste du groupe qui s’était dispersé aux différents coins de la rue de le suivre. Le sous-officier avait finalement choisi qu’il ne prendrait cette esclave qu’à trois condition : que l’opération soit fini, que le groupe ne soit pas recherché après cette dernière et qu’il en est le temps. Son destin ne dépendrait maintenant que des simples compétences du groupe et du déroulement des événements. Ayant trouvé un compromis à son problème Kirtan se reconcentra sur sa mission parcourant les rues nauséabondes de l’astéroïde. Après un long moment de recherche l’humain commença à s’impatienté de ne trouver personne. Le fait de se demandé si faire le tour des rues est vraiment utile l’agace n’aimant pas avoir l’impression de perdre son temps. Il décide alors de commencer une discussion avec l’agent Ysalli avec laquelle il avait prévu de toute manière de mettre au clair ses agissements sur Cathar. Il profite alors que cette dernière soit encore collé à son dos pour se tourné vers elle et commence a marché à côté d’elle naturellement à l’écart des oreilles indiscrètes des criminels recrutés par l’Imperium. </i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Je ne vais pas passer par quatre chemins. Je suis au courant de ce que vous avez fait lors de la bataille de Cathar et je ne vous dis pas ça pour vous juger mais pour vous prévenir. Comme vous devez le savoir le commando dont on m’a donné la direction est rempli de criminels en tout genre. Je ne leurs fait bien évidement pas confiance mais ils restent néanmoins officiellement des soldats impériaux qui sont sous mes ordres. Je ne tolérerais donc de votre part aucune initiative personnelle à l’encontre de mes hommes. Si exécution il doit y avoir, je suis le seul à pouvoir en donner l’ordre. Si je tien à mettre ces choses au claire avec vous c’est pour être sur que je peux vous faire confiance. Je veux donc une réponse claire à ma question, êtes-vous prête à m’obéir sans prendre d’initiatives qui ne vous sont pas demandés ?</strong></span><br /><br />Au même moment une femme s’approche du groupe venant empêcher la réponse de la soldate. Il s’agissait visiblement de leur contact que Kirtan n’avait même pas entendu s’approché. Ayant encore à l’esprit la discussion avec Silara le sous-officier a du mal à rentrer dans le jeu. Il garde alors un air sérieux ne sachant pas jouer la comédie et n’y voyant pas d’intérêt.<br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-On vous suit.</strong></span><br /><br /><i>C’est la réponse qu’il offre d’une voix monocorde préférant ne pas trahir sa propre façon d’être et risquer d’attiré l’attention. C’est aussi le reflet d’une certaine méfiance à l’encontre de l’agent infiltré qui pour le moment n’avait rien prouvé de son statut. L’impérial reste alors tout le long du trajet sur ses gardes et s’abstenant dans l’immédiat de prévenir le reste du groupe de ses inquiétudes. Le geste trahissant ses soupçons fut quand les impériaux s’engagèrent dans une petite ruelle parfaite pour une embuscade. Il plaça alors machinalement sa main au-dessus de l’endroit où devait normalement se trouver son blaster se rappelant par la même occasion qu’il était désarmé. Ses doutes s’estompèrent en constatant l’installation mise en place et quand l’agent, qu’il nommerait maintenant Opérateur 1, se présenta elle et énonça le nom du lieutenant. Il répond évidemment à son salut avec autant d’application constatant qu’il n’a pas en face de lui n’importe quel agent impérial ce qui lui donne une bonne première impression. Il reste alors dans sa droiture habituelle n’ayant plus à singer des postures avilissantes. Les deux femmes échangent ensuite des politesses faisant découvrir en même temps à Kirtan que la soldate Yzalli faisait partie du BSI avec la bénédiction du lieutenant Futhark. C’était là la cachotterie de trop pour Corvell qui comprenait parfaitement que se même lieutenant s’amusait à lui cacher constamment des informations. Au moins elle ne semblait pas se caché de sa nouvelle position dans impériale qui prouvait au moins qu’elle n’était pas là pour épier le Major.<br /><br />Étant alors invité à s’assoir Kirtan constata que le reste des membres de son escouade n’ont pas attendu jusque-là pour s’avachir sur les fauteuils disponibles. Ce n’était pas vraiment le genre de chose qu’avait en tête Corvell quand ils les avaient menacés de possibles sanctions en cas de d’écartement. Décidément ils étaient pleins de ressources et à ce rythme il devrait leurs avoir tous cassés les doigts de chaque mains avant la fin de la journée en guise de leçon. Pour éviter un problème de réponse en cas de fusillade à son propre groupe il préféra s’abstenir pour le moment. Ne portant pas tant d’importance à leur comportement Kirtan se concentra sur le briefing de l’opération. Tout cela était donc organisé pour des chiens droïdes aux capacités olfactives impressionnante. Mais l’impérial voyait mal son utilité militaire sauf pour de trop rare exceptions pour réellement faire la différence avec leurs ennemis. Contrairement au blindage créer pour celui-ci qui était une occasion inespéré de surpasser ces derniers sur le terrain. Alors qu’il était extrêmement attentif à chacun des clichés qui passés sur l’hologramme le sous-officier constata que l’agent Margana se stoppa pour fixer un de ses spectateurs. L’impérial la regarda dans un premier temps pour ensuite trouver la cible de son regard. Il vit le Dévaronien ne trouvant rien de mieux à faire qu’à déguster un fruit. La seule réaction que cela provoqua chez l’humain fut un regard au ciel de désespérassions avant de revenir à l’hologramme. La sécurité du bâtiment fut finalement abordé laissant à présent le soin à Kirtan de se saisir de ces informations et de les utilisés à bon escient. Une fois que Fringilla eut fini son rapport et mit à disposions l’équipement passé en douce le sous-officier quant à lui préféra retenir le Dévaronien le bloquant d’une main et le tenant à l’écart du groupe qui s’équipait de leur côté. Ils se retrouvèrent alors les deux seuls en face à face dans un coin des coins les plus sombres de la pièce, Kirtan n’affichant aucune expression. Il regardait fixement le fruit dans lequel le Dévarionien avait croqué qui se retrouvait maintenant entre ses mains. L’alien plutôt dérangé par la situation tenta de se décalé pour aller chercher une arme avec les autres. C’est à ce moment que son supérieur choisit un mur où écraser le fruit au même rythme que le crane de l’être rouge contre le sol durant leur entrainement. Une fois le fruit complètement détruit l’humain leva son regard sur le Dévaronien plutôt confus de ce qu’il était en train de voir. Kirtan s’adressa alors à lui d’une voix froide contenant presque des timbres de vibrations meurtrières.</i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Ça te rappel quelque chose j’imagine. Ecoute, si à un quelconque moment tu nous poses problème parce que tu n’as pas connaissance des risques que l’on ta pourtant expliquer ton sort n’aura rien à envié à se fruit.</strong></span><br /><br /><i>Il finit alors sa phrase en essuyant sa main recouverte du jus du fruit éparpillé plus tôt sur la veste du Dévaronien. Ce dernier laisse faire appréhendant le fait de provoquer l’humain que l’avait défiguré en combat à main nue. Une fois le sujet clos Kirtan revient à temps vers le reste du groupe pour comprendre que les frères contrebandier se sont encore laissé s’exprimé plus qu’il n’était nécessaire. C’était à se demandé s’il n’avait pas été mis à la tête d’une classe d’enfants en bas âge. Ils étaient au moins tous aussi discipliné et mature en tout cas. N’ayant pas non plus l’intention de donner des coups de règles sur les doigts à chaque remarque le Major enfile son gilet et s’équipe sans un mot, consterné. Il pouvait alors observer presque admiratif sa première vibro-lame, arme qu’il n’avait jamais utilisé hors des entraînements. Elle risquait de s’annoncé extrêmement utile pour cette opération pour une infiltration silencieuse. Le simple fait d’avoir cette arme était déjà la preuve de la stratégie qu’il comptait employer. Tout avait était pensé par le Major ayant même prévu des explosifs pour un possible repli haut en couleur. <br /><br />Il était maintenant temps de rentré dans le centre protégé où se trouvait leur cible. La crevasse dirigeant alors le groupe vers un conduit qui est loin d’être l’option de préfèrait le Major. Ce dernier n’apprécie pas beaucoup le sentiment décrassement et la restriction des mouvements que provoque ce genre d’endroits clos. Il rentre tout de même le premier essayant de ne rien montré de son inconfort. Il profite ainsi le premier des vagues de chaleurs qui l’étouffait presque. Pressé d’en finir Kirtan commence à rampé suivant les directives de Opérateur 1 à la lettre vérifiant ponctuellement qu’il est bien suivit par le reste du groupe. Il ne faut pas plus de temps aux deux contrebandiers pour trouver encore une remarque essentielle et parfaitement utile à faire. Il n’a finalement pas le temps de répondre que Morgana a déjà rétorqué d’un commentaire que l’impérial approuve moyennent. Elle sous-entend tout de même mettre en péril la mission et des membres du groupe dans sa réponse. Même sous le ton de la blague ce genre de réflexions passe mal pour Kirtan. La réponse de l’agent Yzalli lui semble plus professionnelle. <br /><br />Au même moment le groupe peut entendre résonner les bruits de pas des gardes mettant un coup de pression à tout le groupe. Kirtan étant en tête observe à travers la grille qui lui est visible avec un certain sang-froid. Il les observe alors s’éloignés tandis que Dekar Lin ne trouve pas mieux à faire que de l’ouvrir. Le sous-officier place alors son doigt devant ses lèves pour signifier de se taire faisant également sifflé un « chut » pour que ce soit explicite pour tout le monde via la radio. L’objectif étant de ne surtout pas attiré l’attention des gardes tant qu’il ne les avait pas clairement vu quitter la pièce au-dessus de laquelle ils se trouvaient. Une fois le couloir vide le Major s’adressa à tout le groupe tout en retirant lentement le grillage bloquant la descente du commando.</i><br /><br /><span style="color:#0099cc"><strong>-Voilà comment l’on va s’organisé. Dans un premier on va se séparé en deux groupes. L’agent Yzalli dirigera Jek Narson, Jitti Cooc et « NightBeast » que je désigne sous le nom Beta. Je m’occupe évidement de leader le reste de l’équipe qui se nomme, lui, groupe Alpha. L’objectif du groupe Beta est de suivre les instructions de Opérateur 1 pour atteindre le système de sécurité et de libérer ainsi l’accès à Alpha. Pendant la progression de Beta, Alpha gardera le couloir qui se trouve en dessous pour empêcher toute attaque à revers contre Beta qui pourra avancer sans craindre pour ses arrières. Une fois les systèmes de défenses désactivées et les portes sous contrôle, se sera à Alpha de récupérer les différents objectifs dans le laboratoire. Beta pendant ce temps sera chargé de gardé le contrôle du système de sécurité jusqu’à ce que sa cible soit extraite, par les conduits ou autre en cas de problèmes. Il est important que tout ce passe le plus discrètement possible au moins jusqu’à la prise du système de sécurité. L’utilisation des blasters est à proscrire et le corps à corps est a privilégié. Je vous invite à éviter les hostiles plutôt qu’à les neutralisés, ça laisse moins de traces. La seule utilisation des blasters que j’autorise est pour répliquer à une attaque. Cette restriction sera levée une fois le système de sécurité sous contrôle mais n’oubliez pas que la discrétion reste notre priorité durant toute l’opération. Si tout est clair on va pouvoir y aller. </strong></span><i>En s’apprêtant à descendre le sous-officier s’arrête finalement en pensant à un détail qu’il voulait résoudre avant l’opération.</i> <span style="color:#0099cc"><strong>Non, attendez. Soldat Ysalli, j’attends que vous répondiez à la question que je vous ai posée plus tôt. Soyez brève.</strong></span><br /><br /><i>Il était important pour le major de savoir s’il pouvait réellement lui confié une partie du groupe sans risqué de voir ses derniers périr de sa main. Après tout Kirtan suspectait cette dernière de n’être pas très stable psychologiquement. La chose lui paraissait évidente quand il la revoyait durant l’entrainement motivé les restants du parcoure à coup de ceinture. Cela avait peut-être été efficace mais ce genre de chose était bien étrange aux yeux du sous-officier. C’était d’ailleurs sur cette événement que c’était basé Kirtan pour départagé les deux groupes. Elle avait d’elle-même matée Jek et « NightBeast » durant cet exercice et pouvait donc les commander sans avoir d’opposition. Normalement… Le Jitti quant à lui avait été maté par Corvell et savait à quoi s’en tenir s’il créait des problèmes. Kirtan se gardait ainsi dans son groupe le deuxième frère pour créer une sorte de pression aux deux contrebandiers qui seraient pour la première fois séparés. Cela évitait au passage des surprises qui pouvait venir d’eux et les gardés un peu plus concentré sur leur tâche évitant les discutions inutile. De plus cela pouvait envoyer inconsciemment la menace aux deux frères que si l’un se retournait contre son groupe l’autre serait abattu. Pour finir le groupe Alpha avait avec lui le fameux terroriste Rattataki que Kirtan garderait bien à l’œil. Il n’attendait plus que la réponse de l’agente du BSI à sa question pour autorisé à l’escouade de se déployé dans le couloir encore vide.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164444</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164444</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:02:02 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Silent Footsteps. [Base Vergesso] on Wed, 25 Feb 2026 18:02:01 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Silara Yzalli</p>
<p dir="auto"><i>Le voyage jusqu'au caillou spatial que l'on nommait Vergesso avait été des plus maussade pour la jeune Silara. Elle avait été affectée à l'escouade du major Corvell qui, elle en était certaine, ne devait pas la porter dans son cœur. Le rouquine s'était efforcée de mettre tout avis de côté et s'était fondue dans le petit commando avec toute la discipline que l'on pouvait espérer de quelqu'un ayant grandit dans une académie Impériale. L'agent fraîchement promue du BSI ne saisissait pas encore pleinement le plan du lieutenant Futhark pas plus qu'elle n'avait pleinement conscience du rôle qui devait être le sien. Tout ce dont elle était persuadée c'est qu'elle se retrouverait au fur pour la seconde fois de sa vie et que cette fois elle devrait sans doute éviter d'exécuter sommairement les siens. <br />L'agent Yzalli était donc montée à bord du cargo YT-1300 en suivant le major comme son ombre. Si elle devait être honnête l'humaine craignait que le sous-officier ne fasse encore pas l'unanimité dans les rangs, et que certains des plus rusés d'entre-eux profitent d'un moment d'inattention en plein combat pour faire en sorte qu'il y ait un accident. Pour la jeune femme une telle possibilité aurait relevé de la traîtrise. Et elle n'était pas prête à accepter la dissension ou la trahison de la part d'individus appartenant désormais à l'Iméprium. Une fois à bord du cargo la jeune femme était restée avec l'escouade Tête de Mort. Elle était restée sagement à l'écart de ceux-ci et n'avait pipé mot de tout le voyage. Elle s'était contentée d'observer chacun des membres du commando pour essayer d'en apprendre silencieusement plus sur ceux-ci. Elle en avait profité également pour essayer de trouver un peu de repos en somnolant. Puis le vieux cargo corellien avait fini par arriver à destination et tout le monde était sorti en suivant les instructions du major. Le contrebandier qui les avait déposé avait été un peu trop théâtrale de l'avis de la jeune femme au moment de saluer leur départ.<br /><br />Puis la jeune Eridaéenne avait une nouvelle fois suivie le major comme son ombre. Elle trouvait curieux la sensation de porter des vêtements civils aussi disparates. Pour la première fois depuis aussi loin qu'elle se souvenait elle ne portait pas d'uniforme ou de vêtements estampillés de manière visible Impérium. Son accoutrement avait tout de celui d'une jeune femme de la classe populaire. En marge de l'étude de la mission elle avait passé la soirée de la veille a compulser des données sur les habitudes, les tendances et les attitudes en vogue parmi  les civils. Elle était même remontée à la surface pour essayer d'observer les habitants des faubourgs de la garnison. Sous une veste grise en tissu solide la jeune femme ne portait qu'un maillot de corps qui semblait avoir vu des jours meilleurs. Un simple pantalon marron accommodé de poches cargos cousues grossièrement  accompagnait son ensemble. Elle était chaussée  de solide souliers en cuir brun et patinés. Des bandes de tissus gris entouraient ses chevilles et la moitié de ses mollets. Elle faisaient office de guêtres de fortunes. Une écharpe en laine grossière lui cerclait le cou et remontait jusqu'au bas de son menton. Un bonnet usé artificiellement couvrait sa tignasse rousse. Enfin avant de partir la jeune femme s'était efforcée de salir son visage avec de la graisse. De loin l'ensemble était convaincant. Un oeil avertit et alerte aurait cependant remarqué des détails ne collant pas. A commencé par la démarche de la jeune Silara, un brun trop raid ou alors la manière qu'elle avait d'observer son environnement en tournant la tête en tout sens comme un oiseau  en panique. Son regard sévère et les traits dur de son visage contrastaient également avec l'apparence de jeune fille innocente fraîchement débarquée d'un trou paumé de la Bordure extérieure.<br />Pendant une seconde Silara avait serré les poings et commencé à se mettre en garde quand elle avait remarqué qu'une femme brune approchait pour visiblement s'adresser au major et à son escouade. Elle se détendit immédiatement en comprenant qu'ils venaient de trouver leur contact. Ou plutôt que c'était leur contact qui venait de les trouver.<br />Sans perdre un instant l'ensemble du petit groupe se pressa à sa suite à travers les quartiers douteux du spatioport avant de rejoindre une ruelle isolée. L'odeur de ces endroits était une expérience nouvelle pour la rouquine qui se retrouvait confrontée à la vie de la rue pour la première fois. Elle n'aimait pas beaucoup ça elle devait le reconnaître. Les odeurs de nourritures et de déchets gras se mêlaient à celle de la sueur des corps qui les entourait et à l'atroce chaleur humide que dégageait la foule. Les gens allaient et venaient en tout sens sans respecter le moindre signe de fil ou de logique. C'était dont ça qui la perturbait, se rendit-elle subitement compte. Le chaos et le désordre, deux notions qui s'opposaient farouchement à la doctrine impériale et sa vision de l'univers. Voilà ce qui mettait tant la jeune femme mal à l'aise. Cet ambiance, ce milieu n'obéissait à aucun code apparent ni à aucun schéma.<br /><br />L'agent du BSI sortit de ses rêveries en pénétrant dans la base d'opération secrète de l'agent sur place. L'endroit était sommaire mais il ne manquait pas d'un certain sens pratique. Silara estima sans peine que le commando y serait plus qu'à son aise pour se préparer à la mission à venir. En tout cas même les murs de roches mis à nus paraissaient plus accueillant que les revêtements métalliques lisses et froids des cellules de l'Impérium. Elle était prête à défier n'importe quel membre du commando de dire le contraire.<br />L'agent Morgana se présenta au major en exécutant un salut exemplaire et lui indiqua son nom de code pour l'opération. Lorsqu'elle reporta son attention sur elle l'agent Yzalli lui rendit un salut militaire pareil au sien. Elle se contenta d'un simple hochement de tête au  commentaire l'agent sur la parité avant de lui répondre :</i><br /><strong><br />" Le plaisir est partagé Opérateur 1. Je viens effectivement d'être promue au rang d'agent du BSI par le lieutenant Futhark. J'accompagne le Major Corvell pour l'appuyer dans la mesure de mes capacités pour cette mission. "</strong><br /><i>Silara se raidit un instant en se faisant reprendre sur sa démarche et à nouveau elle acquiesça d'un signe de tête.</i><br /><strong>" C'est entendu madame, je veillerais à être...moins rigide dans mon déplacement. "</strong><br /><br /><i>Sans ajouter quoique ce soit le jeune femme prit place à la suite du Major dans l'un des fauteuils qui lui étaient indiqués. Elle s'installa confortablement et prépara à suivre le briefing et retenir ce qu'elle jugerait important pour le bon déroulement de la mission. Quelques informations vinrent compléter le briefing administré par le lieutenant Futhark la veille. Silara prit mentalement note de la capacité des droïdes a pouvoir supporter plusieurs salves de blasters avant d'être neutralisés. Si ne serait-ce que l'un de ces prototypes était fonctionnel et défendait leur objectif le commando pourrait se retrouver en difficulté. Il lui faudrait rester vigilante face à la possibilité d'avoir à faire à l'un de ces chiens mécaniques. Elle envisagea également les applications de la "fourrure" de la bête capable d'absorber l'énergie des blasters. Intégrer un tel système à l'équipement défensif des fantassins Impériaux verrait leur résistance sur le terrain augmenter drastiquement...<br />Elle fut coupée dans son flot de pensée par le bruit d'une mastication provenant d'un des membres de l'escouade. Le petit bout de femme se contorsionna dans son fauteuil pour fixer de son regard glaçant le dévaronien et son fruit. Ce dernier posa son fruit en s'excusant. Yzalli le fixa encore pendant quelques secondes afin de s'assurer que l'attention du commando était entièrement dédiée au briefing. Elle ne doutait pas que la major saurait faire part énergiquement de son mécontentement en temps voulu. Elle se remit à suivre le briefing en écoutant la suite avec attention. Cette fois les détails de leur intervention leur furent transmis. La jeune femme se mit à douter de la marche à suivre. Plusieurs options s'offraient à eux. <br />La première  consisterait en un assaut direct et brutal jusqu'à la cible. Une telle tactique ne pouvait reposer que sur la rapidité et l’agressivité pour garder l'initiative. Le major et son escouade devaient certainement exceller dans ce domaine.<br />La seconde option aurait consisté à s'emparer d'un centre de contrôle des défenses locales. Un assaut rapide et discret aurait permis de neutraliser les défenses automatisées, d'avoir le contrôle sur les sas et de pouvoir diviser les effectifs de défense pour profiter alors de l'avantage du nombre et de la puissance de feu.<br />Avec le peu de temps qui leur était accordé c'est tout ce à quoi la jeune femme pouvait penser. Elle conserva ces deux options dans un coin de sa tête et ne les proposerait au major que si ce dernier la sollicitait d'une manière ou d'une autre. Il était clair pour elle qu'il s'agissait de son opération et de son escouade et qu'il restait en fin de compte seul juge de la marche à suivre.<br /><br />Avant long l'équipement du groupe leur fut remis et les deux frères criminels ne purent retenir un commentaire qui fut rapidement torpillé par l'agent Morgana. La répons de l'opératrice arracha un rictus de mépris à Yzalli pour les deux repris de justice. <br />Sans prêter attention aux quolibets de l'escouade qui furent échangés la rouquine s'empressa de s'équiper. Elle enfila son gilet de protection sous sa veste grise et avant de profiter des protèges genoux et coudes qui leur étaient donnés. Tout ces équipement avait visiblement connu des jours meilleurs mais il conviendrait parfaitement à un opération clandestine. L'agent du BSI farfouilla dans le sac et trouva son holster d'épaule et le DL-44 sur lequel elle pouvait compter. Elle ajusta le tout pour que l'arme tombe sur la poitrine plus que sous son aisselle. Une fois prête l'agent Yzalli vint se tenir à nouveau à proximité du major.<br /><br />Encore une fois l'ensemble du groupe ne perdit pas un instant et fut conduit par leur voie d'insertion. Celle-ci les mèna dans un conduit relativement exigüe et chaud. La combinaison des deux n'était pas idéale pour progresser à l'intérieur du tuyau. Pour une fois la jeune Yzalli se félicita de sa petite stature et se trouva mieux loti que la plupart des membres de l'escouade. Elle n'échappa pas à la suée forcée par l'environnement. Elle sentit son maillot se tremper sous son gilet de protection et sa veste. Des gouttes de sueurs tracèrent des sillons dans la fausse saleté de son visage. L'avis de Silara fut partagé quant au bonnet qu'elle portait. D'un côté il lui tenait horriblement chaud dans ce conduit, mais il empêchait également les mèches de ses cheveux de lui coller désagréablement sur le visage.<br />Encore une fois les deux frères humains ne purent s'empêcher de jacasser à mauvais escient. Ils furent rabroués promptement par l'agent Morgana. Leur échange n'amusa pas du tout Silara qui cette fois se contorsionna pour se retrouver sur le dos et mis la main à son blaster. L'arme telle qu'elle se trouvait dans son holster pointait directement derrière elle en direction des fautifs.</i><br /><br /><strong>" Tâchez de préserver votre sens de la communication pour l'intérêt de la mission et seulement celui-ci. "</strong> <i>Leur dit-elle d'une voix froide.<br /></i><br /><i>Puis Lin posa une question qui attira l'attention d'Yzalli. Cette dernière renversa sa tête pour regarder directement vers le major sans changer de position. Elle était toujours prête à lui soumettre ses deux options si cela l'intéressait.<br />Quoiqu'il soit la rouquine priait pour qu'il se décide vite. A la vitesse où allait les choses les gardes sentiraient le commando, et ce dans le sens premier du terme, avant de les voir.</i></p>
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