<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Une démonstration de force.]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i>Base Vergesso. Quartier des affranchis. 8h03.<br /><br />Dans les rues jouxtant un vieux théâtre, dix opérateurs du commando Szabo se déploient sans un bruit depuis une poignée de canonnières de police. Les soldats, munis du kit Comodo, glissent le long des cordes avant d’atterrir au sol. Les premiers éléments ainsi déployés, armes à la main, sécurisent la zone pour permettre au reste de leur unité de descendre sans danger. Lorsque l’ensemble des commandos est à terre, les transports cessent leur vol stationnaire pour s’éloigner rapidement. Au signal du sergent-chef Jorran, à la tête du groupe, les commandos se mettent en mouvement afin de rejoindre l’objectif qui leur est assigné. Les soldats neutralisent deux sentinelles placées dans l’arrière-cour avant de grimper les escaliers de la sortie de secours. D’un simple geste de la main, le sous-officier déploie ses hommes de chaque côté de la porte.</i><br /><span style="color:#ff9900"><br /><strong>- Bravo Leader à Commandement. Deux hostiles traités. Nous sommes en position.</strong></span> <i>Indique le chef d’unité sur une fréquence sécurisée.</i> <br /><br /></p><div style="text-align:center"><strong>« Bien reçu Bravo Leader. Lancez l’assaut. »</strong></div><br /><br /><i>Nouveaux signaux, nouveaux ordres. Les commandos entrent en silence dans le bâtiment, le premier d’entre eux étant équipé d’un bouclier balistique et d’un blaster de poing AML-P1. Jorran, armé d’une carabine blaster AML-C1, maintient le contact avec son équipier en s'agrippant fermement à son épaule. Alors qu’ils investissent le couloir, les hommes du commando Szabo sont surpris par un combattant ennemi. Le bougre n’a ni le temps d’alerter les siens, ni le temps de riposter. Il est abattu d’un tir en pleine tête.<br /><br />Les hommes enjambent le corps sans vie du vaurien afin de poursuivre leur progression. Ils investissent la salle de spectacle et évoluent désormais entre les différentes rangées de sièges, rencontrant les premiers signes de résistance. Les traits laser se mettent à fendre l’air dans tous les sens. Plusieurs commandos, à couvert derrière le mobilier, répliquent afin d’empêcher l’ennemi d’intensifier le tir, permettant ainsi au reste de l’escouade d’avancer. Un défenseur est touché à la poitrine par un opérateur et s’écroule contre une caisse, mort ou inconscient. Dans les étages supérieurs, l’agitation est totale. L’ennemi, alerté par les tirs, s’arme pour riposter. L’écho furieux de dizaines de voix et de bruits de pas se répercute sur les murs.<br /><br />Mais il est déjà trop tard pour eux. <br /><br />Les soldats du commando Szabo, venus à bout des trois voyous défendant le rez-de-chaussée, quittent désormais la salle de spectacle pour s’enfoncer dans ce qui semble être le hall d’entrée. Les opérateurs encerclent l’énorme escalier qui mène à l’étage du dessus en veillant à ne pas se laisser surprendre par un quelconque ennemi. Au signal de leur supérieur, les hommes débutent leur progression dans les marches. Un combattant adverse se présente sur le palier et fait feu sur les commandos. Les traits laser s’écrasent sur le duracier du bouclier en crépitant, sans toucher le moindre opérateur. La riposte est impitoyable. Le gredin, frappé par plusieurs tirs, tombe dans l’escalier et dévale les marches une par une dans un bruit assourdissant. <br /><br />Le sergent-chef Jorran communique un nouvel ordre d’un geste de la main lorsqu’il grimpe la dernière volée de marches. Les soldats se déploient en deux colonnes de cinq hommes. La première se charge de protéger les arrières de la deuxième en prenant position le long du garde-fou. Plusieurs défenseurs se ruent déjà vers le bas de l’escalier, armes à la main. Les moins chanceux d’entre-eux sont abattus avant même de pouvoir ouvrir le feu. Ils s’écroulent, la poitrine fumante, sans se rendre compte de quoi que ce soit. Les autres se replient en bon ordre avant d’être cloués sur place à leur tour. L’accès à l’escalier étant désormais interdit aux coupe-jarrets, la deuxième colonne peut avancer sans se soucier de ses arrières. Le sous-officier, placé derrière le porteur de bouclier, est le deuxième homme à s’enfoncer dans le vestibule. Ils sont reçus par une poignée de défenseurs désespérés. Cependant, les commandos, bien mieux organisés et entraînés que leurs adversaires, avancent en formation serrée en se servant du bouclier de leur équipier pour poursuivre leur progression. L’usage de grenades incapacitantes, couplé aux tirs de suppression, forcent les bandits qui ne sont pas encore neutralisés à reculer.<br /><br />Les soldats de la première colonne quittent leur position dans l’escalier pour tenir le vestibule, permettant ainsi à la deuxième colonne de reprendre son inexorable avancée dans le théâtre. Jorran désigne une pièce fermée d’un geste sec de la main. Les opérateurs de sa colonne se mettent en position de chaque côté de la porte, posent une charge explosive sur la console d’accès et patientent en silence. La détonation survient après trois secondes et la porte se dérobe dans le mur dans un grincement. Le sergent-chef tire une grenade incapacitante de la ceinture utilitaire de l’équipier qui le précède, l’arme, puis la jette dans la pièce. Une explosion assourdissante, suivie d’un éclair, parvient aux oreilles et aux yeux des soldats.<br /><br />Les commandos entrent en force dans la salle, qui s’avère être un grand salon privé, afin de procéder à la capture de deux individus recroquevillés sur le sol. Le premier d’entre eux, un Rodien se tordant de douleur, est rapidement maîtrisé. A l’inverse, son comparse, un Wookie imposant, s’avère plus difficile à appréhender. Un tir paralysant l’assomme pour de bon.</i><br /><br /><span style="color:#ff9900"><strong>- Bravo Leader à Commandement. Colis récupéré. Extraction demandée.</strong></span> <i>Annonce le sous-officier, le regard fixé sur les deux vauriens neutralisés.</i><br /><br /><i>Les hommes de la première colonne, couverts par leurs camarades de la deuxième, trouvent refuge dans le salon privé, traînant dans leur sillage un opérateur blessé. Le soldat, touché à l’épaule par un trait laser, est rapidement pris en charge par l’infirmier militaire du groupe.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><strong>« Commandement à Bravo Leader. Alpha et Gamma se positionnent pour engager l’ennemi. Delta est en mouvement. Attendez le signal avant de procéder à l’extraction. »</strong></div><br /><br /><span style="color:#ff9900"><strong>- Ici Bravo Leader. Bien reçu.</strong></span><br /><br /><i>Les hommes du commando Szabo n’ont pas à attendre longtemps. Un gaz lacrymogène se répand bientôt dans l’ensemble du bâtiment depuis le système d’aération. Les soldats enfilent rapidement les masques à gaz qui pendent à leur ceinture afin de se protéger. A l’extérieur, le combat se poursuit mais les tirs sont de plus en plus espacés, signe évident que le gaz fait effet. <br /><br />Au signal de leur supérieur, les premiers commandos sortent de la pièce afin de prendre position à différents endroits, prêts à intercepter tout défenseur s’exposant dans leur champ de tir. Le reste de l’escouade se charge de l’extraction des cibles et de leur camarade blessé. Jorran, à leur tête, les guide jusqu’à un escalier menant au toit. Deux combattants ennemis sont abattus par ses soins dans les marches alors qu’ils tentaient de fuir, pris par de violentes quintes de toux. Le sergent-chef enjambe les corps afin de poursuivre sa mission. Il grimpe sans précipitation les marches, le canon de son AML-C1 pointé vers la porte qu’il ne quitte pas des yeux. <br /><br />Une charge explosive suffit à faire sauter le verrou magnétique de la porte, qui s’ouvre bruyamment. Sur le toit, un Rattataki est couché sur son arme, la tête transpercée par un tir. Visiblement, les tireurs des forces spéciales ne l’ont pas loupé celui-là. Les opérateurs de la deuxième colonne mettent leurs captifs à l’abri. La première colonne, qui s’est entre-temps retirée afin de ne pas être submergée par le nombre, rejoint le point d’extraction et se charge de défendre l’escalier. Une canonnière de police fait son apparition dans l’espace aérien de Base Vergesso, au milieu des nombreux véhicules volants. Un deuxième transport suit le premier. L’extraction est rapide. Les canonnières déversent leur flot de soldats. Dix hommes au total, appartenant au commando Rolfe. Deux opérateurs jettent sans ménagement les prisonniers dans le premier transport, embarquent avec eux et ferment les portes. L’infirmier de l’escouade bravo, pour sa part, prend place dans le second transport avec le blessé. Les canonnières s’éloignent ensuite de la zone pour rejoindre la citadelle.</i><br /><br /><span style="color:#66cc33"><strong>- Delta Leader à Commandement. Déploiement sur zone effectué.</strong> </span><br /><br /><div style="text-align:center"><strong>« Bien reçu Delta Leader. Procédez au nettoyage. »</strong></div><br /><br /><span style="color:#66cc33"><strong>- Compris Commandement. Delta en appui de Bravo.</strong></span><br /><br /><i>Les dix commandos de l’escouade delta, masque à gaz au visage, rejoignent le sergent-chef Jorran et ce qu’il lui reste d’hommes au niveau de la porte. Le groupe s’enfonce dans le bâtiment en silence. Le gaz lacrymogène, suspendu dans l’air, agit comme un brouillard de guerre qu’il est difficile de percer. Les opérateurs, du fait de leur équipement de pointe, n’ont cependant aucun problème à voir au travers. Dans cet environnement particulier, qu’ils ont appris à maîtriser, les soldats sont plus mortels que les individus qu’ils sont venus exterminer jusqu’au dernier...</i><br /><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><br /><i>Base Vergesso. Citadelle. 8h57.<br /><br />Dans la salle de contrôle et de coordination des opérations du guet de Base Vergesso, l’effervescence est totale. Des dizaines d’individus en uniforme, penchés au-dessus des consoles ou déambulant entre les diverses rangées de moniteurs, animent la pièce de leurs voix. Quelques contrôleurs sont figés devant une série d’écrans retransmettant en direct les images captées par les droïdes sondes ou les holocams intégrées à l’équipement des commandos. Datapad en main et casque comm sur la tête, ils transmettent en temps réel renseignements et instructions dans un sens et dans l’autre. Au milieu de cette foule grouillante d’analystes, opérateurs radio et autres membres du personnel, quelques personnages singuliers tentent de se frayer un chemin. Le premier homme, un Myneyrsh ayant passé la quarantaine, est le major Rantiss. Impassible dans cet élément qui lui semble familier, impeccable dans son uniforme vert strié de bleu et taillé sur mesure, l’officier progresse au milieu de la salle avec une aisance incroyable pour un individu de sa stature.</i><br /><br /><span style="color:#6699ff"><strong>- Par ici mon Colonel.</strong> </span><br /><br /><i>D’un geste de la main, l’émissaire de Ravage est convié à rejoindre le seigneur de la guerre, sa fille adoptive et quelques officiers de haut rang dans une salle de briefing. Les plus éminents membres de l’armée n’ont pas assisté à l’opération depuis le poste de commandement, bénéficiant de leur propre salle à cet effet. Le major, dont le corps se raidit instinctivement, fait claquer ses talons en arrivant à hauteur du Chiss et de la jeune femme, qui a troqué sa robe pour un uniforme similaire à ceux porté par les militaires de Bajic.</i><br /><br /><span style="color:#6699ff"><strong>- Mon seigneur, le Colonel Hamer, selon vos instructions.</strong> </span><i>Annonce le Myneyrsh en maintenant ses deux paires de bras le long de son corps, plus rigide encore que peut l’être une statue.</i><br /><br /><i>Hivernus se tourne doucement vers son invité de marque, sa main droite fermement agrippée à la canne qui le soutient péniblement. A ses côtés, Frilla demeure inexpressive, les bras croisés dans le dos.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Je vous remercie Major.</strong></span> <i>Le regard de braise de l'humanoïde à peau bleue se pose sur le colonel.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Colonel Hamer, venez prendre place parmi nous.</strong></span><br /><br /><i>Le seigneur de la guerre désigne un fauteuil libre à l’émissaire de Ravage, puis s’installe dans son propre siège. Il est rapidement imité par le reste de son entourage. Rantiss, en tant qu’officier de liaison, se place silencieusement derrière le colonel Hamer. Figé dans une posture rigide, le major demeure à ses côtés afin de l’éclairer au mieux sur ce qu’il sait de l’appareil politique et militaire du Seigneurat de Bajic. Il se penche discrètement en avant pour faire un commentaire.</i><br /><br /><span style="color:#6699ff"><strong>- Dame Frilla assiste régulièrement à des réunions et des opérations militaires afin de parfaire son éducation martiale. En tant qu’héritière présomptive du Seigneurat de Bajic, il est important qu’elle puisse faire de la guerre l’un de ses principaux attributs.</strong></span> <i>Indique le Myneyrsh en chuchotant.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Amiral Netbers, quel est le bilan actuel de l’opération ?</strong></span> <i>Demande alors le Chiss d’une voix parfaitement modulée.</i><br /><br /><i>L’amiral, un robuste gaillard ayant passé les cinquante printemps, redresse machinalement le buste à la mention de son nom. Les commandos Szabo et Rolfe, en tant que forces spéciales de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic, dépendent directement de son commandement. Cette opération, la première du genre pour les commandos de l’infanterie de marine, est un baptême du feu parfaitement réussi. L’officier, datapad en main, dresse son bilan le sourire aux lèvres.</i><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Dans l’ensemble, l’opération est un succès. Les commandos Szabo et Rolfe ont réussi à remplir tous leurs objectifs sans essuyer la moindre perte au combat. Les rapports actuels font état d’un blessé du côté de l’escouade bravo. Les autres unités déployées sur le terrain sont toujours opérationnelles à cent pourcent de leurs capacités.</strong> </span><br /><br /><i>Netbers humecte ses lèvres le temps d’un instant puis reprend de plus belle.</i><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Au cours de l’opération, trente-et-un membres de gang ont été neutralisés par les commandos de l’infanterie de marine. Huit autres individus ont été interceptés, mis aux arrêts ou traités par les hommes de l’Unité Tactique d’Intervention Rapide dans le même temps. Leurs chefs ont été appréhendés et confiés aux agents de la sécurité intérieure dans l'attente d'un interrogatoire. Soixante-huit armes de tout calibre ont été saisies. Un stock entier de documents falsifiés a été confisqué et remis aux services de renseignements pour analyse.</strong> </span><br /><br /><i>Ces résultats sont le fruit de mois d’entraînements intenses. Les opérateurs des commandos Szabo et Rolfe ont consacré la majeure partie de leur temps à se préparer mentalement et physiquement à ce genre de missions. Ils sont passés par de longues phases d’exercices… Et en sont ressortis plus grands, plus confiants et surtout... Plus dévoués.</i><br /><br /><span style="color:#6699ff"><strong>- Si l’amiral Netbers est particulièrement satisfait de cette opération, c’est parce qu’il est à l’origine de la création des commandos de l’infanterie de marine.</strong></span> <i>Commente le Myneyrsh dans un murmure.</i> <span style="color:#6699ff"><strong>La réussite de leur première mission de terrain ouvre la voie à d’autres opérations de ce genre… D’ici peu, la marine de guerre du Seigneurat de Bajic sera capable de projeter par ses propres moyens des unités de forces spéciales.</strong></span><br /><br /><i>Le seigneur de la guerre se redresse doucement en s’appuyant sur la table. Dans son dos, deux soldats d’élite de la Brigade Impera remuent un instant, se ravisent puis se repositionnent. Hivernus pose son regard embrasé sur l’assemblée, scrutant chaque visage avec une expression parfaitement maîtrisée. Son œil désormais unique, après avoir fait un tour de table, s’arrête sur le colonel Hamer.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- L’opération qui s’est déroulée aujourd’hui est une expérience enrichissante tant pour le Seigneurat de Bajic que pour l’émissaire de Ravage. Cette modeste démonstration de force est la preuve même qu’une coordination entre divers services d’une même armée est possible et capable du meilleur.</strong> </span><i>Déclare le Chiss avec assurance.</i><br /><br /><i>Le regard enflammé de l'humanoïde à peau bleue se pose sur une femme au teint hâlé revêtant un uniforme vert olive.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Major Echo, vos hommes se sont illustrés au combat aujourd’hui. L’amiral Netbers a eu raison de vous confier le commandement des commandos de l’infanterie de marine. Vous les avez bien formés… Et je ne doute pas un instant qu’ils feront la fierté du Seigneurat de Bajic lors des mois à venir. </strong> </span><br /><br /><i>Celle qui a atteint le grade de major acquiesce en silence, un sourire aux lèvres. L’œil désormais unique du seigneur de la guerre s’arrête ensuite sur sa voisine de table. Wexley, dont l'œil gauche a été remplacé par un implant cybernétique, semble moins humaine que ses camarades. Son visage sévère, déformé par les traits d’une cruauté sans nom, est fait pour imposer la terreur et non la sympathie. L’uniforme noir qu’elle porte, plus sombre encore que sa couleur de peau, reflète à perfection la noirceur de son âme.</i> <br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- L’élimination du gang de la quarante-cinquième rue devrait faire passer un message clair… Les gangs doivent se soumettre à l’autorité seigneuriale ou périr.</strong></span> <i>Hivernus prend une douce inspiration, puis reprend d’une voix glaciale.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>Colonel Wexley, vous veillerez à ce qu’ils acceptent ce jugement.</strong></span><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Oui mon seigneur…</strong></span><br /><br /><i>La réputation de la ministre de la sécurité intérieure n’est plus à faire. Ceux qui refusent de se plier aux règles imposées par le Chiss terminent souvent dans les sombres geôles de la citadelle. Les plus chanceux s’en sortent pratiquement indemnes. Ceux-là sont suffisamment secoués pour rester dans le droit chemin et se voient offrir une seconde chance, que ce soit dans l’armée ou via les travaux d’intérêt général. Pour les autres, la fin est bien souvent plus tragique.</i><br /><br /><span style="color:#6699ff"><strong>- Le seigneur Hivernus considère qu’il a des responsabilités envers son peuple. Il prend en considération la vie de ses concitoyens. Chaque préjudice fait à l’un des siens doit être sanctionné, d’une façon ou d’une autre. Ceux qui refusent de se soumettre à l’autorité de notre seigneur seront châtiés comme il se doit...</strong> </span><i>Explique le major Rantiss dans un énième murmure.</i><br /><span style="color:#0033ff"><br /><strong>- Major Telsh, major Echo, gardez vos unités en état d’alerte. Le ministère de la sécurité intérieure aura sûrement besoin de vos hommes durant les prochains jours.</strong><br /></span><br /><i>Le commandant de la Brigade Impera adresse un regard entendu à sa collègue de la marine seigneuriale. Les deux officiers ont appris à se connaître et à s’apprécier. Des exercices communs entre les forces de la marine et celles de la garde rapprochée du seigneur de la guerre ont permis aux hommes de nouer des liens fraternels.</i><br /><br /><span style="color:#993333"><strong>- Nous nous tiendrons prêts mon seigneur. Le colonel Wexley pourra compter sur notre soutien.</strong> </span><i>Affirme alors l’ancien commando des Opérations Spéciales Impériales.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Amiral, vous ne voyez aucun inconvénient à ce que les commandos de l’infanterie de marine soient réquisitionnés lors des prochains jours ?</strong> </span><i>Demande l'humanoïde à peau bleue en tournant son regard de feu vers le commandant en chef de la marine de guerre.</i><br /><br /><span style="color:#339966"><strong>- Mon seigneur, mes petits vermisseaux ont encore un long chemin à faire avant de devenir de terrifiants et redoutables Exogorth. Quelques expériences de terrain supplémentaires ne seront pas de trop.</strong></span> <i>Répond l’amiral, souriant à sa propre métaphore.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Bien… Ce sera tout. Retirez-vous à présent.</strong></span> <i>Commande le Chiss d’une froideur renouvelée.</i><br /><br /><i>Les divers officiers rassemblés dans la salle se lèvent, exécutent un salut militaire puis se retirent en silence. Frilla Hawan, aux côtés de son père adoptif, lui adresse un regard puis quitte son siège afin de rejoindre les autres à l’extérieur, suivie de près par les soldats de sa garde rapprochée et l’officier de liaison rattaché au colonel Hamer. Le Ravageur se retrouve désormais seul avec le seigneur de la guerre.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- J’espère que cette démonstration, certes d’ampleur modeste, a été à votre convenance colonel. Les commandos de l’infanterie de marine ont un rôle secondaire pour l’heure. Mais ils seront bientôt déployés sur de nombreux théâtres d'opérations afin d’effectuer diverses missions pour le compte du Seigneurat de Bajic. Leur présence sur le terrain aura un effet certain, à n’en pas douter...</strong> </span><br /><br /><i>Hivernus marque un léger temps de pause, pour humecter ses lèvres, puis reprend.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff"><strong>- Bien évidemment, pour projeter nos forces spéciales sur tous les fronts, nous avons besoin de transports spécifiquement dédiés à cette fonction, que ce soit dans les airs ou l’espace.</strong> </span><i>Poursuit l'humanoïde à peau bleue.</i> <span style="color:#0033ff"><strong>De nombreux véhicules ont déjà été acquis par le Ministère de la Guerre à cet effet. Et nous travaillons actuellement sur un projet qui, j’en suis sûr, retiendra votre attention. Que diriez-vous de m’accompagner au sein des chantiers navals colonel ?</strong><br /></span><br /><i>Le Chiss joint à l’invitation un geste de la main qui se veut cordial. L’émissaire de Ravage demeure libre de décliner l’offre s’il le souhaite, même si le seigneur de la guerre doute d’un refus de sa part...</i><p></p>
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