<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Réquisition de personnel chez les Corelliens.]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i>Deux véhicules s’enfoncent dans le quartier Corellien après avoir montré leur accréditation de niveau cinq aux gardes du poste de contrôle. Ils traversent sans encombre les rues principales et remontent jusqu’au commissariat de la milice Corellienne. Les deux véhicules s’arrêtent devant l’entrée. Le chauffeur du speeder de classe XJ-2, un simple soldat en uniforme noir, descend le premier et vient ouvrir la porte du côté passager. Il fait claquer ses talons lorsque sa supérieure descend. Le colonel Wexley a tout de l’officier que l’on doit craindre et détester. Son air strict, ses cheveux rassemblés en un chignon, son uniforme tiré à quatre épingle et aussi noir que sa peau… Sans oublier l’implant cybernétique sophistiqué qui remplace son oeil gauche… Tout est fait pour imposer le respect et/ou la terreur dans le coeur de ceux qui croisent son chemin. En tant que directrice de la police politique et des services de renseignements du Seigneurat de Bajic, le Coeur Ardent, le colonel Wexley a l’obligation d’être impeccable sous tous les angles. Elle sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur.<br /><br />Elle enfile sa casquette sur sa tête, tire une dernière bouffée sur sa cigarette puis vient l’écraser sous sa botte. Le jeune homme qui lui sert de conducteur déglutit doucement, plus rigide qu’un I. Du deuxième véhicule, un modèle similaire au premier, descendent deux autres agents du Coeur Ardent qui arborent pour leur part l’habituel uniforme vert olive strié de bleu. Ils ont l’air tout aussi sympathique que leur supérieure hiérarchique.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Reste ici pour surveiller les speeders.</strong></span> <i>Ordonne froidement la directrice du Coeur Ardent à son chauffeur.</i><br /><br /><span style="color:#33ff66"><strong>- Bien mon Colonel.</strong></span><br /><br /><i>Deux miliciens armés jusqu’aux dents sortent du commissariat et s’approchent du cortège sans intention hostile. Il s’agit probablement d’une escorte. Chose qui se confirme lorsqu’ils exécutent un salut militaire.</i><br /><br /><span style="color:#ffcc00"><strong>- Colonel Wexley, le Capitaine nous envoie pour vous conduire jusqu’aux cellules.</strong></span> <i>Annonce le plus grand des deux types.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Très bien. Allons-y.</strong> <br /></span><br /><i>Le colosse Corellien passe devant, suivi par les trois représentants du Coeur Ardent. Son camarade ferme la marche. Les couloirs du bâtiment qui sert de quartier général à la milice locale est propre et bien entretenu. Ces casques rouges, comme on les surnomme dans l’ensemble de Base Vergesso, ont un chef particulièrement responsable et méticuleux. Après une bonne dizaine de minutes passées à déambuler dans l’ensemble de l’édifice, le petit groupe arrive enfin aux cellules. <br /><br />Une demi-douzaine de détenus est alignée en face des geôles qui leur sert de logement de fortune. Plusieurs miliciens munis de matraques surveillent attentivement les divers prisonniers, prêts à faire usage de la violence en cas de nécessité. Ils sont très peu, contrairement à ce qu’aurait pu croire Wexley. Elle avait déjà fait vider les multiples garnisons de quartier de leurs “indésirables”, sur ordre du seigneur Hivernus. Plus de deux cent malfrats en tout genre ont été envoyés dans les chantiers navals du système, afin de servir de main d’oeuvre peu coûteuse. D’autres, les plus prometteurs, ont été intégrés dans une unité militaire spécifiquement conçue pour eux. Ici, les criminels ne sont qu’une poignée. Il faut croire que ces Corelliens savent mieux tenir leur quartier que les autres… Le capitaine des casques rouges s’avance et offre un salut militaire impeccable à celle qui dirige les services de renseignements du Coeur Ardent. Cette dernière lui rend son salut, un léger sourire aux lèvres. </i><br /><span style="color:#cc3300"><br /><strong>- Colonel Wexley.</strong></span><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Capitaine Tardi.</strong> </span><i>Répond simplement la femme à peau noire avant d’observer les différents détenus.</i> <span style="color:#666666"><strong>Et bien… Qu’avons-nous là ?</strong></span><br /><br /><i>Le colonel s’approche du premier venu, un homme au teint maladif, vêtu d’un peignoir délavé qui empeste l'alcool. A en juger les nombreuses rides qui parcourent son visage, il a bien la cinquantaine.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Qu’est-ce qu’il a fait celui-là ?</strong></span> <i>Demande alors la femme à peau noire.</i><br /><br /><span style="color:#cc3300"><strong>- Il bat sa femme et ses gosses…</strong></span> <i>Le casque rouge toussote, mal à l’aise.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Je vois.</strong></span><br /><br /><i>Le colonel dégaine son blaster, le colle sur le crâne du prisonnier et appuie sur la détente. Le corps tombe lourdement sur le sol. Pas un mot de la part des autres, qu’ils soient geôliers ou détenus. Nul n’a envie de subir le courroux d’une telle femme.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Ces gens là sont dangereux pour notre société. Ils n’ont aucune utilité pour le Seigneurat de Bajic. Leur cas est perdu d’avance.</strong></span> <i>Admet t-elle, presque indifférente.</i><br /><br /><i>L’officier se plante ensuite devant un grand type grassouillet à la barbe hirsute, probablement quarantenaire, qui baisse les yeux lorsqu’on le regarde.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Un timide !</strong></span> <i>Lâche Wexley en forçant le pauvre homme à relever le menton.</i><br /><br /><span style="color:#cc3300"><strong>- Un tueur. Il a massacré un gars lors d’une bagarre.</strong></span> <i>Intervient le capitaine.</i><br /><br /><span style="color:#cc3366"><strong>- Je… J’étais pas dans mon état normal… Je… Je… J’avais trop bu… J’suis désolé ! J’vous l’jure !</strong></span> <i>Bégaye l’autre, dans une vaine tentative visant à expliquer son geste.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Tu pourras te racheter une conscience en travaillant dur à l’usine.</strong></span> <i>Réplique la dirigeante du Coeur Ardent en tapotant la joue du grand barbu.</i> <br /><br /><i>Deux miliciens emportent le détenu, qui fond en larmes, honteux. Le colonel passe au suivant, un petit maigrichon à l’âge incertain et au regard vif.</i><br /><br /><span style="color:#cc3300"><strong>- Un vendeur de drogue. On l’a chopé en train de refiler sa merde à des jeunes du coin.</strong> </span><i>Commente Tardi.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Usine.</strong></span> <i>Se contente d’indiquer Wexley.</i><br /><br /><i>Un autre membre de la milice locale l’embarque. Le présumé dealer ne se débat pas. Il disparaît dans le couloir, comme le précédent. Peut-être sait-il ce qu’il risque de se passer s’il cherche à résister à ses geôliers. Le regard de la femme se pose sur un trio bien étrange… Trois jeunes hommes, probablement à peine sortis de l’adolescence. L’oeil cybernétique de l’officier se verrouille sur le plus agité des trois, un petit nerveux qui se gratte la nuque trop régulièrement.</i><br /><br /><span style="color:#cc3300"><strong>- Ah oui… Ceux-là… De vrais énergumènes. Déjà arrêtés quatre fois pour différents délits. Vols, dégradation de biens publics et dernièrement, conduite dangereuse.</strong></span> <i>Soupire le capitaine.</i> <span style="color:#cc3300"><strong>On a eu du mal à les attraper d’ailleurs. Des cinglés au volant !</strong></span><br /><br /><span style="color:#999966"><strong>- Meilleurs pilotes que vous en tout cas, c’est sûr !</strong> </span><i>Ricane le plus fier de la bande, un gaillard à la tignasse blonde.</i> <span style="color:#999966"><strong>Vous ne valez pas grand chose…</strong><br /></span><br /><i>Un coup de poing dans la mâchoire vient faire taire le plaisantin. Une dent saute. Du sang gicle et vient maculer les vêtements du détenu voisin. Du fait de sa personnalité particulièrement perfectionniste, frôlant la maniaquerie, le colonel vérifie qu’il n’y ait pas une seule tâche sur ses gants en cuir. L’insolent, sous le choc, se contente de fixer sa dent. Elle a volé à quelques mètres. Sa tortionnaire, pour sa part, affiche l’ombre d’un sourire aux lèvres.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Et bien… On fait moins le malin hein ? Voilà une leçon pour toi, raclure.</strong></span> <i>Crache avec un mépris non dissimulé la femme à peau noire.</i> <span style="color:#666666"><strong>Je connais un contremaître qui va te remettre les idées en place, bien comme il faut. Bon séjour à l’usine.</strong></span><br /><br /><i>D’un signe de tête, elle donne l’autorisation de l’embarquer lui aussi. Un des deux agents l’accompagnant traîne le jeune homme hors de la pièce, mais ce dernier se débat violemment. Un coup de matraque de la part d’un milicien, dans les côtes, achève de le calmer. Le forcené se tord de douleur et bientôt, seuls ses gémissements parviennent aux oreilles de ses compagnons de cellule.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Vous avez envie de suivre votre petit copain dans ses galères Messieurs ?</strong></span> <i>Demande froidement Wexley.</i> <span style="color:#666666"><strong>Non ? Parfait. J’ai mieux pour vous deux. Je vous offre le privilège de rejoindre le cercle restreint des pilotes de TIE. Servez avec honneur le seigneur Hivernus en volant pour lui, et vous serez récompensés comme il se doit. Ne gâchez pas votre vie en jouant les gros durs. Vous valez mieux que ça.</strong><br /></span><br /><i>Les deux fauteurs de trouble se regardent, perplexes. Ils semblent silencieusement peser le pour et le contre. D’un timide hochement de tête, ils acceptent finalement l’offre du colonel. De toute manière, pour eux, cela ne peut pas être pire que “l’usine”. Qui sait ce qu’on va faire d’eux dans les chantiers navals ? </i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Bons garçons. Vous êtes plus malins que votre ami.</strong> </span><i>Ajoute la directrice des services de renseignements, puis se tournant vers l’agent resté dans son ombre.</i> <span style="color:#666666"><strong>Il va nous falloir un véhicule de plus pour ces deux là.</strong><br /></span><br /><i>Son subordonné fait claquer ses talons et disparaît dans le couloir.</i><br /><br /><span style="color:#666666"><strong>- Capitaine Tardi, je vous remercie pour votre coopération.</strong></span> <i>Termine l’officier du Coeur Ardent.</i> <span style="color:#666666"><strong>Le seigneur Hivernus entendra parler de cette collaboration fructueuse et ne manquera pas de récompenser la communauté Corellienne pour sa bonne conduite, soyez-en assuré.</strong></span><br /><br /><i>Le casque rouge se contente d’un simple hochement de tête en guise de réponse. Peut-être qu’il n’est pas aussi favorable que Wexley à l’idée d’une coopération étroite entre la milice Corellienne et les forces seigneuriales. Ou peut-être qu’à la simple pensée d’être partisan d’une telle collaboration, il préfère garder le silence, plutôt que de déplaire à quelqu’un. Quoi qu’il en soit, le capitaine Tardi exécute un énième salut militaire, que le colonel lui rend rapidement. La femme à peau noire et ses deux nouveaux protégés s’engagent dans le couloir. Le Corellien fixe la dépouille du présumé mari et père violent. Un frisson traverse son corps.</i><br /><br /><span style="color:#cc3300"><strong>- Débarrassez-moi de ce merdier.</strong></span> <i>Grogne le chef de la milice locale à ses hommes.</i><br /><br /><i>Les casques rouges traînent le cadavre hors de la pièce. L’indépendance du quartier Corellien ne tient qu’à un fil. Après tout, seul le bon vouloir du seigneur Hivernus permet de garantir ce statut unique au sein de Base Vergesso. Keldron Iblis a compris cela dès le début. Il coopère étroitement avec l'humanoïde à peau bleue et va dans le sens de sa politique. Son responsable de la sécurité comprend aujourd’hui les enjeux. Il est préférable d’être du côté du Chiss… Le contraire pourrait bien amener des conséquences fâcheuses pour la communauté Corellienne établie dans la ville spatiale.</i></p>
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