<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Adega [Garde Républicaine]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Aikin</p>
<p dir="auto"><i>Le vide spatial, tout autour de la navette. Plusieurs heures depuis notre départ, et pourtant elles se sont écoulées comme des minutes pendant que je somnolais. J’aurais peut-être dû me reposer un peu avant d’entamer un voyage de ce genre, mais les bruits devenaient insupportables. Un bourdonnement incessant, omniprésent, comme des insectes rongeant l’intérieur de mon crâne. Même mon sommeil n’était pas épargné : des rêves ponctuaient mes insomnies. Rêves d’une planète, d’une grotte sombre. J’avais peur, au départ, mais en parler avec Aldia m’a fait comprendre que c’était certainement l’appel d’un cristal, que ça ne serait pas idiot de l’écouter, et que je ne pouvais pas faire grand chose, vu mon état. Et me voilà dans une navette en direction d’Adega.</i><br /><i></i><br /><i>La douleur dans tout mon corps se réveille rien qu’à cette pensée. Je peux remercier l’armure de Garde. Sans elle, j’aurai perdu la vie des mains de ce Wookiee. Je devrais être énervée contre lui, satisfaite d’avoir fait en sorte qu’il ne soit plus une menace, et pourtant… Rien. Du vide. Aucune satisfaction, aucune jubilation. Peut-être juste une pointe de déception, mais envers qui ?</i><br /><i>Mon attention se porte vers le poste de pilotage. Elle est toujours aux commandes, concentrée sur sa maîtrise du vaisseau. Elle s’est isolée dans son coin tranquille dès que possible, minimisant ainsi ses interactions avec moi. Je comprends bien que je ne suis pas la plus sociable, mais est-ce que je mérite un tel traitement ?</i><br /><i></i><br /><i>Quand Aldia m’a autorisé à aller sur Adega, il fallait trouver quelqu’un pour m’emmener, et ma supérieure m’a bien fait comprendre que j’allais devoir me débrouiller par moi même. Alors, j’ai demandé à une autre recrue que je connais bien, mais il m’a révélé qu’il était aussi doué en pilotage que moi. Cependant, il m’a aiguillé vers une connaissance commune, et nous y voilà, dans un vaisseau un peu trop étroit pour l’idéal de solitude de ma pilote.</i><br /><i>Pourquoi a-t-elle accepté alors, vu son air agacé depuis le début du trajet ? </i><br /><br /><i>Timidement, je me lève de mon siège et part pour la rejoindre. Le voyage va encore être long, et je n’ai pas le courage de rester seule avec mes pensées.</i><br /><i>Elle me remarque, tourne légèrement la tête, mais ne prend pas la peine de tourner la tête vers moi. Sans un mot échangé, je m’assieds sur la place de co-pilote. Quelques minutes passent, en silence. Elle pilote, mais je n’ai pas l’impression qu’elle fasse grand chose. Est-elle restée ici pour m’ignorer ? </i><br /><i>Etouffée par le silence, je risque une approche :</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Désolé de te déranger, mai... </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Attends.</span><br /><br /><i>Sa réponse, ferme, me surprend et me fait me taire. Comme pour accorder le geste à la parole, elle se met à faire quelques manoeuvres dans le vide, actionne quelques manettes, et je sens une accélération : on passe en hyperespace.</i><br /><br /><i>L’opération effectuée, elle se tourne enfin vers moi, l’air sévère.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Qu’y a-t-il ?</span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je me… euuuh… Si vous... </span><br /><br /><i>Elle hausse d’abord un sourcil, puis émet un léger rire devant ma détresse. Ses traits s’adoucissent, et elle pose sa main sur mon épaule.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— C’est bon, respire un coup, je t’emmène pas à l’abattoir.</span><br /><br /><i>Toujours mal à l’aise, je m’exécute sans trop réfléchir, ce qui lui vaut un autre rire discret. J’aurais pu me vexer, mais la voir comme autre chose qu’un bloc de glace me réconforte un peu. Ma maladresse a du bon, en de rares fois.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je… Erm… Je me demandais si les attentats ont un impact sur votre formation... </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Ca s’agite un peu plus dans les couloirs, mais je pense qu’on est pas assez formés pour être déjà utiles. Du coup, pas grand chose.</span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Oh, d’accord. Je vois. </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Pourquoi cette question ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Ce… Simple curiosité. </span><br /><br /><i>Une pause.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Vous vous connaissez d’où, Adrien et toi ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— On… On s’est engagés le même jour. </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Oh. </span><br /><br /><i>Une pause.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Et du coup… Pourquoi t’avais besoin qu’on t’emmène sur Adega ? Il m’a dit que c’était urgent, mais a pas su m’expliquer pourquoi. </span><br /><br /><i>Mes bras se croisent, cachent des ecchymoses sur mon corps. Posture défensive. Futile.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Depuis que… Depuis le centre d’affaires… Je sens quelque chose. Je… je n’arrive pas à y mettre des mots… Mais quand j’en ai parlé à Al… la lieutenante Aldia, elle a compris que c’était certainement un cristal qui m’appelait, comme d’autres avant moi. Et du coup, je me suis dit qu’il fallait y aller, d’une manière ou d’une autre… Et… voilà. </span><br /><br /><i>Un silence.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— M’okay.</span><br /><br /><i>Je lève la tête vers elle. Réflexe humain. Futile. Mais je suis surprise. Elle n’est pas agacée qu’on l’ait dérangé pour si peu ? Par ma réclamation, mon caprice ? </i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Bah, c’est important, des moments comme ça. Autant pas retarder l’échéance.</span>. <i>Une pause. </i><span style="color:#00ffff">— Puis notre instructeur nous dit de s’inspirer des plus expérimentés que nous. Au moins, je serai pas complètement paumée si ça m’arrive.</span><br /><br /><i>Je respire, et mon anxiété semble s’effacer à chaque expiration. Je m’attendais au pire, qu’elle se renferme encore, mais elle est… amicale. Franche, même. Ma migraine me fait voir le mal partout....</i><br /><i>Un instant de calme. Elle part chercher quelque chose dans ses affaires, et ma posture se relâche. Tout n’est pas noir…</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Tu en veux ?</span><br /><br /><i>Trop relâchée, je ne l’ai pas vu revenir. Elle me tend une moitié de biscuit, l’autre déjà dans sa bouche. J’accepte dans un petit hochement de tête, et le consomme silencieusement.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Je crois que je comprends pourquoi Adrien t’aime bien.</span><br /><br /><i>Je me fige, des miettes encore autour de la bouche.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Il aime bien faire le “grand frère”, si tu vois ce que je veux dire. Et vu que tu as un air de “fleur fragile”... Sans offense, hein. C’est pas un problème, tant que t’es pas QUE ça. </span><br /><br /><i>Je termine mon biscuit, à la limite entre la surprise de cette nouvelle, et la réalisation que je suis toujours la même jeune femme incertaine qu’il y a quelques mois, avec une dose de violence refoulée en plus.</i><br /><i></i><br /><i></i><br /><br /></p><div style="text-align:center"><i>*****</i><br /><i></i><br /> <br /> </div><i></i><i>Nous arrivons enfin. L'atterrissage se fait plus ou moins en douceur. Je suis soulagée d’atteindre enfin la terre ferme, surtout après avoir passé plusieurs dizaines de minutes à me concentrer pour donner des directions à ma pilote afin d’être au plus prêt, entrecoupés de ses râlements et son énervement passager quand je lui donnais des directions impossibles. Mais nous y voilà. Adega. Le climat est tempéré, ici. Alya a trouvé une clairière où se poser, et vérifie que tout est en ordre avant de me laisser partir. J’empoigne difficilement mes affaires, douleur musculaire oblige, et attend plusieurs minutes qu’elle revienne. Plusieurs minutes insupportables. Plus on se rapprochait, plus le bourdonnement dans ma tête s'intensifiait. Et là, j’ai l’impression qu’il est à son paroxysme, prêt à exploser mon crâne pour libérer un essaim enragé.</i><br /><span style="color:#00ffff">— Bon, bah, je vois pas de gros soucis. J’ai peut-être un peu rayé la carlingue, mais bon, ma copilote était débutante.</span> <i>Elle agrémente la remarque d’un clin d’oeil plutôt complice quand on prend en compte le fait que nous étions de parfaites inconnues il y a quelques heures à peine. [</i>color=#00ffff]— J’ai mon comlink, tu as ton comlink, tu me dis si tu as un soucis.<br /><br /><span style="color:#ffffff">— Tu… tu es sûre que ça fonctionnera, si je m’enfonce ? </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Boh, on verra. Si jamais t’as un GROS soucis, tu sais envoyer un appel de détresse, non ? Je bidouillerais un truc pour te localiser. Evite juste de te péter les jambes, j’avais pas pris l’option “poids sur le dos” à l’entraînement. </span><br /><br /><i>Comment peut-elle rester aussi désinvolte dans une telle situation ? Remarque, ce n’est pas elle qui va chercher son cristal, aujourd’hui… J’arrive à laisser échapper un petit rire.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je… Je vais essayer. Je ne sais pas combien de temps ça va prendre. J’espère pas trop... </span><br /><br /><i>Je m’écarte un peu, et arrive à formuler finalement.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Merci. </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Pas de soucis, tu sais où me trouver ! A plus tard ! </span><br /><br /><i>Je la vois retourner vers le vaisseau, accompagnée d’un salut approximatif de la main. La rigueur militaire n’était pas un passager clandestin de la navette, au moins. Je réajuste mon petit paquetage, et progresse dans la forêt, me dirigeant mécaniquement dans une direction inconnue, et pourtant presque familière, comme mûe par une Force extérieure. Mais il n’y a pas que ça. De la curiosité, oui, mais aussi une volonté de se reprendre en main, de ne plus être victime, mais acteur. J’aperçois la grotte devant moi, et ne m’arrête même pas pour essayer de jauger la profondeur de la caverne.</i><br /><i></i><br /><i>Je ne serai plus le personnage secondaire de ma propre histoire.</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19930/adega-garde-républicaine</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:10:28 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/19930.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:01:23 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Adega [Garde Républicaine] on Wed, 25 Feb 2026 18:01:23 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Aikin</p>
<p dir="auto"><span style="color:#009900">—  Suis-moi ! Ne traîne pas !</span><br /><br /><i>Mon père tire sur mon bras, me traînant presque comme une poupée de chiffon. Je peine à tenir la cadence de mes parents. Ma mère ouvre la marche, fendant de ses bras la fumée et la poussière pour en respirer le moins possible, mais l’odeur âcre qui stagne dans mes narines m’indique que cela a peu d’effet. Mes petites jambes galopent au maximum de leur capacité, mais ce n’est pas suffisant pour fuir le danger qui nous menace.<br /><br />Des tirs, plus proches. Des cris, en réponse. </i><br /><br /><span style="color:#ffff99">—  Attention !</span><br /><br /><i>Ma mère s’arrête, étend ses bras pour nous bloquer, puis nous faire reculer de quelques pas. Un débris brûlant frappe le sol devant nous. Et nous reprenons notre fuite.<br /><br />Des tirs, encore. Pas de réponse.<br /><br />Le terrain est cahoté. Il l’a toujours été, mais je n’y faisais pas attention quand j’y jouais, petite. La course est pénible, et je ne peux absolument pas me permettre de me fouler la cheville.</i> <br /><br /><span style="color:#009900">—  Par là !</span><br /><br /><i>Sa prise se raffermit encore, et j’essaie de comprendre où nous allons. La forêt. Oui, si on y arrive, ils ne pourront pas nous trouver. Ne pourront plus.<br />Soudainement, ma mère se jette sur nous deux, et nous roulons dans une dépression, légèrement dissimulée derrière un bâtiment effondré. Avant de pouvoir protester, sa main masque ma bouche. La surprise passée, je peux apprécier mes alentours. Un individu encapuchonné, armé d’une vibroépée longue. Il regarde tout autour de lui, reste immobile. Il bloque la route. <br />Le silence, la tension. Il observe le chaos auquel il a participé, jubile devant leur oeuvre collective. Satisfait, il s’apprête à partir, quand un de ses acolytes hurle :</i><br /><br /><span style="color:#ff0000">—  J’en ai vu fuir, par là ! Deux adultes et un gosse ! Ils ont pas pu aller bien loin !</span><br /><br /><i>Une cohorte de cris incohérents et enthousiastes se fait entendre à sa suite. Le martèlement de leurs pas sur le sol se fait plus proche, plus anxiogène. Une petite dizaines d’individus, identiques en tout point à l’autre, si ce n’est leur armement, se mettent à quadriller la zone. C’est.... c’est la fin ?<br /><br />Je sens mes parents se lover contre moi, comme cherchant à me protéger dans une dernière preuve d’amour, acceptant leur funeste destin. Cependant, une lueur dans le sol m’intrigue. Mes petites mains grattent la terre, révélant un petit objet métallique, transmettant sur ses parois la danse des flammes tout autour de nous. Je… j’ai l’impression de connaître cet objet. Mais quand ? Où ?<br /><br />Ces questions s’effacent. Je sais ce que je dois faire.<br />Je me déplie. Mes parents essaient de me retenir, mais n’osent pas se lever ou faire du bruit pour m’arrêter. J’avance dans la plaine, presque immédiatement repérée, attirant la folie meurtrière des cultistes. Je charge à mon tour, l’arme dans mes mains s’activant au dernier moment, son bruit caractéristique effaçant le monde autour de moi.</i><br /><br /></p><div style="text-align:center">*****</div><br /><br /><span style="color:#00ffff">— … kin ! ...ey ! Qu’es… a ...a ?</span><br /><br /><i>J’émerge lentement. Que… Qu’est-ce qui vient de se passer ? Un… un cauchemar ? N...non… Mais, ça semblait si réel… Mais… Je sais que ça ne s’est pas comme ça…<br />Je ressens des secousses au niveau de mes épaules, et des piaillements incessants dans mes oreilles. Qu’est-ce qu’il se passe ?<br /></i><br /><span style="color:#00ffff">— Ai...in ! Hé ...o ! ...u es cons...te ? </span><br /><br /><i>Mes sensations me reviennent. L’herbe contre mes bras, contre l’arrière de ma tête. Je… suis sur le dos.<br /></i><br /><span style="color:#00ffff">— Aikin ! A...kin ! Oh merde… Tu m’entends ? </span><br /><br /><i>Difficilement, je bouge la tête vers la source du bruit. Mon corps est rigide, comme si on m’avait recouvert de pierre pour me transformer en statue. Je… je reconnais cette voix. J’essaie de reprendre le contrôle de mon corps, mais mes articulations sont toujours douloureuses.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Oh punaise. Oh punaise. J’ai l’impression que tu es consciente, mais je sais pas comment vérifier… Ah ! Si tu m’entends, serre ma main. </span><br /><br /><i>Sa paume s’insère dans ma main gauche, et mes doigts appliquent une faible pression dessus. Elle les empoigne, comme soulagée. </i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Ok… Ok… Tu es consciente, mais tu m’as l’air en sale état. Qu’est-ce qui s’est passé, en bas ? Comment tu es remontée ? </span><br /><br /><i>Sa main est chaude… Non, c’est autre chose. J’ai froid. A cette pensée, mon corps est parcouru d’un frisson, suivi de tremblements. Devant mon silence, elle continue.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Merde, tu trembles ! Désolé, je devrais pas t’assaillir de questions alors qu’il y a plus urgent. </span><br /><br /><i>Elle dépose quelque chose sur moi. Le poids n’est pas uniforme, ce n’est pas une couverture. Sa veste, peut-être ?<br />Je plie les jambes, essaie de m’asseoir, mais l’effort est toujours compliqué.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Hey. Doucement. Tiens. </span><br /><br /><i>Elle lâche ma main pour m’aider à me redresser, une main dans le dos par sécurité. Elle a repris son assurance. <br />Tous mes muscles me font mal, mais je peux à peu près les bouger. J’essaie de m’étirer, avec plus ou moins de succès, mais mon bras reste tétanisé, fermé dans un poing. Pourquoi ?</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Ca va mieux ? </span><br /><br /><i>Je me tourne vers l’origine de ces paroles. J’y porte ma main libre, et rentre en contact avec la joue d’Alya. Elle a un léger mouvement de recul au départ, puis comprend le geste et reste immobile. Oui, c’est bien elle. Mais alors pourquoi je ne peux pas la voir ?<br />Je tourne la tête tout autour de moi. Mes sensations me sont revenues, pourtant ! Il devrait y avoir de l’herbe, des arbres, des rochers ! Pourquoi n’y a-t-il que le vide ?</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Un problème ? Réponds, s’il te plaît. </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je… je... </span><br /><br /><i>Je n’arrive pas avoir le courage de formuler à voix haute ma réalisation. J’arrive à me lever, et titube au hasard devant moi, le bras tendu, sous les protestations de la Kiffar. Elle reste près de moi, mais ne m’arrête pas. Pourquoi ?<br /><br />Ma main touche finalement quelque chose. Froid. De l’écorce. Il y a un arbre. Plutôt large, même. Mais pourquoi alors reste-il absent d’un de mes sens ? Pourquoi tout semble invisible, soudainement ?<br />Ma main se fait retirer du bois, et Alya me fait m’écarter de l’endroit. Non, je suppose qu’elle me rapproche du vaisseau. Elle m’aide à m’asseoir, mais ne me lâche pas.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Calme toi. Respire. Tout va bien. </span><br /><br /><i>Je m’exécute, mais n’arrive pas à me convaincre que tout va bien. Pas maintenant.<br /></i><br /><span style="color:#00ffff">— Il s’est passé quelque chose, en bas ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— O...oui… Et non… Je ne sais pas si c’est moi, ou s’il s’est vraiment passé quelque chose.</span><br /><br /><i>Je marque une pause, fouille mes souvenirs. Elle va me prendre pour une folle, mais me laisse continuer.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff">— Je suis arrivée en bas… Ca devient trouble, à partir de ce moment… Mais je sais que j’ai récupéré le cristal. Mais après l’avoir extirpé de son gisement, c’est le noir total. </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Mais, comment tu es remontée, du coup ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je… Je ne sais pas.</span><br /><br /><i>Elle ne répond pas, mais lâche un grognement insatisfait. C’est improbable, mais je suis prête à jurer que c’est ce qu’il s’est passé.<br />Un silence. Puis elle reprend.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Ce que je sais, c’est que tu es partie plusieurs heures. J’ai même pu dormir un peu. Et, plus tard, quand je commençais à être à court de trucs à vérifier dans le vaisseau, je reçois ton appel de détresse. J’y vais avec de l’équipement, pour qu’on évite qu’il y ait deux personnes à aller aider au lieu d’une, mais je me rends compte que le signal est en surface. Et, quand j’arrive, je te vois là, allongée sur le sol, ayant quelques spasmes de temps en temps. Je me suis dit qu’il y avait un truc de grave, que tu t’étais peut-être gravement blessée… Mais je ne vois rien. Alors j’attends une bonne dizaine de minutes, toujours un peu paniquée, que tu reviennes à toi. Et tu connais la suite. </span><br /><br /><i>Je baisse la tête, à moitié par honte de ne pas me souvenir de tout ce qu’il s’est passé, et également par honte d’avoir causé tant de soucis à une personne que je connais depuis aussi peu de temps. Elle doit le remarquer, car elle continue :</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Allez, c’est pas grave. T’es remontée et t’as rien, c’est l’important. T’as gardé le cristal sur toi, au moins ? </span><br /><br /><i>Je tourne la tête vers mon bras toujours tétanisé. Ca en devient presque douloureux. <br /></i><br /><span style="color:#00ffff">— Et bien ? Tu ne me montres pas ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je… Je n’arrive pas à ouvrir ma main... </span><br /><br /><i>Pas de réponse. Je décide d’avouer le reste.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff">— Et… Je ne vois rien… </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Merde. </span><br /><br /><i>Silence, encore. J’attends, dans le vide, espérant que la solution me tombe du ciel. Mais non, rien ne vient aussi facilement. Je suis rentrée dans cette grotte avec l’espoir d’en ressortir grandie, et j’en ressors finalement affaiblie, et encore une fois incapable de m’occuper de moi même. Je suis pathétique.</i><br /><br />Après quelques instants pesants, ma pilote brise le silence :<br /><br /><span style="color:#00ffff">— Tu as au moins vu de quelle couleur il était ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— N… Non plus… Ou… je ne m’en souviens plus... </span><br /><br /><i>A cet instant, comme dans un dernier tour ironique, les muscles de mon bras lâchent, parcourus de fourmillements intenses. Les doigts de ma main s’ouvrent comme les pétales d’une fleur, représentant le trésor qui m’a causé tant de soucis à récupérer. Je sens le cristal dans ma paume. Plutôt sphérique, mais parcouru d’irrégularités. Il n’est pas lisse. Pas parfait. Mais semble dégager une étrange chaleur, presque réconfortante. Je sens que ce cristal m’est spécial. Que c’est bien lui que je suis venu chercher. Mais le jeu en valait-il la chandelle ?<br /><br />Je soulève mon bras, montrant que j’en ai repris le contrôle. Mais la réaction de la Kiffar n’est pas aussi satisfaite que la mienne.<br /></i><br /><span style="color:#00ffff">— Oh. </span><br /><br /><i>Est-elle déçue par sa forme ? Est-il mauvais, par rapport aux cristaux standards, rendant ainsi toute cette expédition inutile ? Le caprice d’une recrue ?<br />Comme en réponse, une sensation me parcourt, et mon bras se révèle de nouveau à moi. Puis mon buste. Puis mes avant-bras et le bas de mon bassin, ainsi que le sol autour de moi. Ma vision me revient ! Ce n’était qu’un blocage temporaire, alors ?<br /><br />Ma concentration se porte sur le petit poids dans ma main, et révèle une petite gemme écarlate. Je ne retiens pas un sursaut de surprise, vite transformé en horreur. Que… quoi ? Comment ça ? Comment ? Pourquoi ? Des questions apparaissent et disparaissent dans mon esprit, complémentés par des doutes. Est-ce que j’ai pris le mauvais ? Est-ce qu’il ne m’était pas destiné ? Est-ce que j’ai parasité un autre sensitif corrompu, et qu’il va se rabattre sur celui que j’étais censé prendre ?<br /><br />Mais… non… Je sens que le cristal cramoisi que je porte est le mien. Il résonne sur la même fréquence que moi. Il y a un lien. Pourquoi il y a-t-il un lien ? Est-ce le cristal ? Est-ce moi ? Qu’est-ce que ça signifie ?<br />Mes questions restent sans réponse, mais ma vision me revient. Je vois tout. La clairière, les arbres, l’expression d’Alya, un mélange d’inquiétude, de peur, et d’une forme de dégoût. <br />Et ensuite, je ressens comme un clic. Quelque chose qui s’agence dans mon esprit. Involontaire, incontrôlé, et pourtant, je sais que quelque chose s’est passé. Ce n’est pas le mal de crâne que j’avais à l’aller, mais on aurait dit une variation plus légère, plus douce.<br /><br />Soudainement, des lignes se mettent à lézarder toute chose autour de moi. Le sol, les arbres, Alya, mes vêtements, le vaisseau.  Des traits, parfois réguliers, parfois non, mais recouvrant absolument tout, de manière infinie. J’essaie de me concentrer sur une ligne en particulier dans le sol, mais je me rends compte qu’elle part en ramifications, partant elles-mêmes en ramifications, encore et encore, sans fois.<br /><br />Parfois, ces lignes se croisent, sans que je sache pourquoi. Plus les lignes se développent, plus de ces noeuds se forment, sans aucune cohérence quant à leur distribution. Pourquoi certains sont plus grands que d’autres ? Pourquoi certains sont rapprochés et d’autres si éloignés ?</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Aikin… ? Qu’est-ce qu’il se passe ? </span><br /><br /><i>Je ne l’entends même pas. Mon attention est complètement monopolisée par ce phénomène. J’en oublie presque même le choc de la couleur de mon cristal. J’essaie de me concentrer sur un de ces points, au coeur d’un arbre non loin. Je le vois, oui. Mais il y a autre chose. Ce point est spécial, mais pourquoi ? En m’y concentrant, je ne me rends même pas compte que ma vision de Force n’est pas la seule chose sollicitée par cet exercice. J’essaie de comprendre, mais rien ne fonctionne. Frustrée, j’accentue la pression que j’imposais sur le tronc, et il éclate en mille morceaux, complètement pulvérisé. <br /></i><br /><span style="color:#00ffff">— Wooooh ! </span><br /><i><br />Des échardes et bouts de bois volent, et la partie supérieure de l’arbre. Par réflexe, je dresse mes bras en protection, même si rien n’arrive jusque nous. Je remarque que la Kiffar a fait de même. Elle semble choquée au départ, puis en colère. Elle se tourne vers moi. Je respire fort, comme après un effort intense. Ses paroles font écho à ma pensée.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Qu’est-ce qu’il s’est passé ?</span><br /><i><br />De la sueur perle sur mon visage. J’essaie de faire “non” de la tête, mais mon action est interrompue par un haut-le-coeur, que je retiens difficilement. Elle s’écarte, mais rien ne sort de ma bouche. Finalement, j’arrive à répondre.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je vois… Des lignes, partout...  </span><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Des… lignes ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Je… je n’ai pas de meilleur explication, d’accord ?! </span><br /><br /><i>J’ai involontairement haussé la voix. Elle a un mouvement de recul. Je baisse la tête, comme pour demander pardon.</i><br /><br />Une pause.<br /><br /><span style="color:#ffffff">— Et… des fois, ces lignes se rejoignent… Font des points, des noeuds… J’ai essayé de me concentrer sur l’un d’eux, dans un arbre… Et… voilà… Je n’en sais pas plus... </span><br /><i><br />Chaque mot brûle ma trachée pour sortir. Ma bouche m’est plus sèche que Tatooine. Qu’est-ce qui m’arrive ?</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">— Wow… Donc… Tu t’es concentrée, et le tronc a explosé, comme ça ? Tu sais que j’ai sérieusement cru, au départ, que quelqu’un avait planqué un détonateur thermique et qu’on nous tendait une embuscade ? </span><br /><br /><span style="color:#ffffff">— Dé...désolé... </span><br /><br /><i>Je suis prise d’une toux sèche, qui se transforme en un hoquet violent. On dirait la fois où j’ai essayé de soulever le cube dans la salle d’entraînement, mais en mille fois pire… J’essaie de penser à être chose, mais partout où j’essaie de fuir, plus de lignes et de noeuds se forment, à un niveau toujours plus petit et lointain, surchargeant mes sens. Je ne suis pas capable d’arrêter. Je vois tout, certainement plus précisément qu’avant, mais je suis incapable de traiter toutes ces informations.</i><br /><br />Dans un effort difficile, j’arrive à formuler quelques mots.<br /><br /><span style="color:#ffffff">— On peut… Retourner sur Coruscant ? </span><br /><br /><i>Alya me regarde, affiche de la méfiance, mais se ravise en voyant que je semble sincère. Elle me met correctement sa veste, remarquant que mes tremblements ont repris, et m’aide à arriver jusque la navette. Une fois à bord, je m’affaisse sur la première chose ressemblant à une banquette, ou un siège, et tombe de fatigue. Le retour va être beaucoup plus silencieux que l’aller.</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164292</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164292</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:01:23 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Adega [Garde Républicaine] on Wed, 25 Feb 2026 18:01:23 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Aikin</p>
<p dir="auto"><i>Plusieurs minutes que je progresse avec prudence dans ce dédale souterrain, guidé par l’intensité capricieuse de ma migraine. Plus je m’approche de mon but, plus mes pensées sont troubles, noyées par un bourdonnement infâme, un vrombissement continu qui va me rendre folle s’il ne cesse pas après cette expédition.<br /><br />La descente est raide, presque purement verticale. La roche, lisse, glissante, me force à juger chaque pas, avec la ferme idée qu’il pourrait être le dernier. Cela me ralentit considérablement, mais la seule chose qui me presse est l’envie de libérer mon esprit de ces bruits omniprésents.<br /><br />Heureusement, je peux utiliser mes deux mains. L’obscurité n’est pas un handicap, pour moi. Je <strong> sais </strong> est où chaque pierre, chaque irrégularité de la roche. Plus que jamais, la Force guide mes pas.<br />Le temps passe, pénible. Plus je descends, plus ce que je respire m’est amer, comme sale, poisseux, même. Combiné à l’effort, chaque inspiration devient une brûlure, et chaque expiration une démangeaison. Je me surprends à tousser plusieurs fois, et me demande si je ne risque pas de mourir d’asphyxie si je continue. L’air ne semble pas se renouveler régulièrement, si bas. A quel point je suis descendue ? Depuis combien de temps je descends ? Je ne sais pas. Je dois continuer.<br /><br />Un bruit. Je sursaute et crispe mes mains contre l’excroissance rocheuse que je viens de passer, manquant de me couper sur un bout particulièrement effilé. Qu’est-ce que c’était ? Une bête ? Un autre individu ? Un avertissement ? Je n’ai que mon blaster pour me défendre, et je n’ai pas envie de devoir me débrouiller avec seulement une main de libre. Tétanisée, j’attends, en proie à mes propres doutes. Est-ce que je vais mourir ? Il n’y a pas eu d’autres bruits : est-ce que je l’ai rêvé ?<br /><br />J’essaye de calmer ma respiration, de me concentrer. Je porte une main sur mon front. Il est tiède et humide. J’ai de la fièvre ? Je touche mon bras. Non. Il fait chaud. Depuis combien de temps je suis là ? Un instant, les espaces ouverts me semblent équivalents à un rêve, puis je secoue la tête, essayant de chasser cette vision des choses. Non, ce n’est pas un rêve. Je remonterai. Quand j’aurai ce que je suis venue chercher.<br /><br />La pente s’adoucit enfin. Mon soulagement s’accompagne d’un soupir marqué. Chose étrange, je n’ai plus mal à la gorge, ici. Se pourrait-il que l’air soit un peu plus pur, à mesure qu’on se rapproche des cristaux ? Comment est-ce possible ? Ou c’est seulement une impression, m’étant accoutumée à la crasse ambiante ? Non, non. Ne pas y réfléchir. Non. Trop mal à la tête. Comme si un Bantha faisait des aller-retours pour frapper les parois de mon crâne. Je dois continuer.<br /><br />Étonnamment, le niveau le plus bas n’est pas un labyrinthe tortueux, ni une dernière épreuve cherchant à me perdre à tout jamais. Non, juste un chemin. Etroit et bas, oui, mais sans piège, sans dernière défense. Je remarque de la végétation, des champignons, mais ils ne semblent pas dangereux. Par précaution, je les évite du mieux que je peux tout de même.<br /><br />Surprise, je remarque devant moi un petit point lumineux, comme un phare. Mais lumineux n’est pas le bon terme. Ce n’est pas la lumière habituelle, celle qui permet aux autres de voir avec leurs yeux. Celle ci est plus… éthérée ? Rayonnante ? Curieuse, je m’approche tout de même. Un faible halo, se projetant dans toutes les directions, à la surface même de la grotte. J’y approche ma main, mais cette dernière ne rencontre qu’une petite pierre, lisse, froide. Un cristal. N’ayant pas le courage de faire l’effort pour le distinguer, je l’étudie avec le toucher. Une petite excroissance, différente de la roche qui tapisse les parois du couloir. Je regarde le reste du chemin : un autre halo, un peu plus intense, orne le mur, plus loin. Je suis sur le bon chemin.<br /><br />La motivation un peu retrouvée, je reprends ma route, faisant fi autant que possible du tambourinage allant crescendo à chaque pas, de manière exponentielle, comme alimenté par la proximité avec la source. Est-ce qu’Aldia a du subir ça ? Est-ce que Kanos a du subir ça ?<br />J’avance, j’avance, et traverse finalement un genre d’arche débouchant dans une grande cavité, baignée de lumière. La grotte contenant les cristaux. Le mien est ici, c’est indéniable. Je le sens, comme une pulsation traversant chaque partie de mon corps, s’intensifiant à chaque pas dans sa direction. Tout est trop aveuglant, ici. Je ne me fie qu’à mes sensations.<br /><br />J’ai l’impression de progresser, et pourtant le chemin semble infini. Le mouvement s’est fait automatique, mécanique, et je manque de trébucher plusieurs fois en essayant de me concentrer sur mes membres. Les vibrations se font plus longues et fortes que les silences les séparant. A quel moment j’y serai ? Quand il n’y aura plus de silence ? <br /><br />Quelle taille peut bien faire cette foutue grotte ?! <br /><br />Finalement, j’ai l’impression d’y être. A tâtons, j’ausculte ce qui est devant moi. Une paroi, ou un pilier très large, incrusté de gemmes. J’y suis. Oui, j’y suis. Et pourtant, je ne l’ai pas encore dans les mains. Mes mains s’agitent comme des insectes sur les cristaux, cherchant frénétiquement un endroit à chaque fois légèrement plus sensible que le précédent. Le processus est éreintant, presque douloureux avec le Rancor qui a décidé de nicher dans mon esprit.<br /><br />Enfin, je le touche. Dans cet océan glacé, une bouée ardente, unique. Ma raison me dit d’être précautionneuse, de ne pas me hâter, mais ma raison est dissimulée derrière une nappe de brouillard. Presque frénétique, j’ôte la gemme de son réceptacle, et la reçoit dans mes mains tremblantes. Elle est là. Je ne la vois pas, mais elle est là. J’ai l’impression d’être prise d’une fièvre excitée, d’une agitation impossible à calmer. Un cristal. <strong> Mon cristal. </strong><br /><br />Mais alors, pourquoi les bruits ne se sont toujours pas tus ?<br /><br />Soudainement, j’ai l’impression d’être prise au piège. Je voudrais m’enfuir, mais mes jambes me lâchent, et je suis condamnée à tomber au sol. J’amortis tant bien que mal ma chute avec mes bras, mais me rend compte que je suis incapable de contrôler mes jambes. Je suis trop fébrile pour bouger ? Pourquoi mon corps ne me répond plus ?!<br /><br />La lumière autour de moi, quelques instants plus tôt accueillante, même chaleureuse, se fait plus intimidante, puis menaçante. Imposante, elle me réduit au silence et à l’immobilité. J’essaie de me concentrer sur elle, mais ça serait comme regarder une supernova. Non, j’ai déjà eu cette sensation… Quand je m'entrainais au sabre avec Kanos. Mais à cette époque, cette déferlante était neutre, présente, aveuglante, mais pas agressive. Ici, j’ai le sentiment d’être la proie d’une entité consciente, un prédateur contre lequel je ne peux même pas me défendre.<br />La chose reste statique, monolithique. L’attente est occupée par le sang qui bat contre mes tempes et les pulsations régulières dans ma tête, toujours inexpliquées. Je n’arrive pas à formuler une pensée cohérente, comme si la lumière absorbait ma conscience. Et soudainement, elle fond sur moi, me noie dans un florilège de sensations contraires, paradoxales, insupportables pour chacun de mes sens.<br /><br />Puis il n’y eut plus que le silence.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/164291</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/164291</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:01:23 GMT</pubDate></item></channel></rss>