<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[L&#x27;Enfer sur Terre]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Nar Shaddaa. Parmi toutes les planètes de la Galaxie, celle-ci était bien la dernière sur laquelle Kryann avait envisagé de se poser un jour à nouveau. Trop de souvenirs y étaient attachés et aucun n’était bénéfique pour elle. Il y avait en elle une blessure qui ne demandait qu’à se rouvrir et à saigner à nouveau, malgré le temps passé et les cicatrices qui s’oubliaient. Physiquement, elle n’avait pas tant changé : toujours la même Cathar maigrichonne aux yeux farouches, au corps marqué par les fers. Rien ne pouvait réellement la soigner de ce côté. Alors que son esprit commençait lentement, lui, à se faire à l’idée d’un nouveau foyer, d’une nouvelle famille. Et même…<br /> <br />Ses yeux se posèrent sur la Savareen qui lisait tranquillement, assise sur le siège de copilote, alors que Kryann vérifiait avec les droïdes les systèmes annexes. Sarina était tout pour elle. Un Maître. Un guide. Et surtout, une… mère. Cela devenait de plus en plus difficile à contester, même pour un esprit aussi indépendant que celui de la Cathar. L’affection dont elle faisait preuve à son égard, malgré le Code Jedi. La rédemption qu’elle lui offrait sans aucune condition. L’accueil qu’elle avait eu, sans regard pour sa trahison. L’attention qu’elle lui offrait presque à chaque instant. Tout en Sarina reflétait l’amour filial qu’elle ressentait pour sa Padawan, un lien s’était formé entre elles, inexplicable au vu des circonstances et de ses actes, mais bien réel, et Kryann le ressentait enfin.<br /> <br />Malheureusement, les actes ne suivraient jamais les pensées, puisque l’alarme retentit. La sortie d’hyperespace automatique leur fit enfin découvrir la planète honnie, grisâtre, recouverte de cette jungle urbaine, sale et décrépie. Pendant les manœuvres d’approche, Sarina sourit à Kryann.</i><br /> <br /><span style="color:#c10300">-Nous profiterons de notre présence ici pour approfondir tes connaissances sur la Force, Kryann. C’est un tout autre genre de forêt que celles que nous connaissons, mais il y a tout de même des similitudes qui pourraient te paraître étranges. La vie est tout aussi présente, le danger aussi. Pour l’heure, ne nous éloignons pas l’une de l’autre. J’ai donné rendez-vous à ce cher Himron dans un bar de ma connaissance, l’Enfer sur Terre. Le nom est certes charmant, mais l’ambiance est moins pire que ce que cela laisse présager, je te rassure.</span><br /> <br /><i>Kryann se contenta d’un sourire. Timide, certes, mais franc. Comment pouvait-il en être autrement avec l’optimisme débordant de son maître ? Si elle n’était pas inquiète, alors autant ne pas être plus impérialiste que l’Imperium… Et c’était avec le même optimisme que les formalités douanières furent expédiées. Quelques crédits sous le manteau, un joli sourire et la bonne humeur de Sarina firent le travail. Kryann s’en étonna. Pas de remous, d’éclats de voix, de colère, c’était si… différent. Autour d’elles, c’était comme si une bulle de protection s’était installée, et ne pouvait plus jamais être enlevée. Proche de son Maître, la Cathar se sentait bien. Pourtant, elle pouvait sentir autour d’elles qu’il y avait eu ici d’innombrables crimes, des vies brisées sans un regard en arrière, des meurtres, des délits, tout ce que la Galaxie produisait de mauvais se retrouvait ici. Mais peu importait. <br /><br /></i> <i><br />L’Enfer sur Terre n’en avait réellement que le nom. En réalité, l’intitulé n’était qu’un vestige du passé, lorsque le boui-boui avait du avoir, conséquence inattendue d’un concours de circonstances, une popularité de quelques semaines ou de quelques mois. Comme tout bar de Nar Shaddaa qui se respectait, il s’y croisait toute la fine fleur de la faune galactique, et il y avait eu un temps où des barons du crime s’y retrouvaient. Mais désormais, c’était un bouge de plus sans autre intérêt que celui de proposer des boissons peu chères ou un revendeur de bâtons de la mort, occasionnellement. Mais il restait plutôt animé, ce qui en faisait l’endroit parfait pour une rencontre officieuse. Suffisamment de monde pour se cacher, l’éternel groupe Bith qui harcelait les oreilles avec une musique atroce, une clientèle à peu près sage, l’idéal en somme. Le videur ne fit pas de manières pour laisser entrer la Cathar et la Savareen, tout au plus s’en fichait-il éperdument. <br /><br /></i> <i><br />Assises sur une table un peu trop collante à leur goût, des boissons à la couleur et à l’odeur étranges qui ne seraient sans doute pas touchées, elles se distinguaient par leur comportement. Kryann était agitée, un peu nerveuse, rien de plus normal lorsqu’on rencontre un officiel de l’Imperium. Sarina, rompue à l’exercice, était détendue, dans la banquette, un bas le long de celle-ci, et masquait parfaitement le fait qu’elle était ouverte à la Force et totalement alerte. En fait, elle était la plus réceptive aux éventuels problèmes. Kryann était bien trop concentrée sur le bruit ambiant, sur ceux qui parlaient et riaient trop fort pour se rendre compte des éventuels problèmes. Mais personne ne faisait attention à elle, alors pourquoi s’inquiéter pour l’heure ? C’était un coup à souffrir deux fois. Alors que de l’autre côté de la table, crispée, Kryann se disait qu’elle aurait mieux fait d’emmener son HK…</i><br /><br /> <br /><span style="color:#c10300">-Bien, Kryann. Quelques petites choses avant que ce cher Himron n’arrive. Premièrement, comme beaucoup d’hommes de l’Imperium, il se méfie de nous. Jedi, Sith, cela n’a pas d’importance. Comme beaucoup, cela n’est qu’une question de philosophie, et on ne peut pas réellement lui donner tort. Ensuite, j’attends de toi que tu lui présentes des excuses. Ta disparition sur le croiseur lui a causé bien du souci avec sa hiérarchie… Et enfin, le sujet. Je suis curieuse de savoir l’attitude de l’Imperium après tout ça, et leurs envies. Quant à nous, il est sans doute temps de se révéler un peu plus aux yeux du monde. Nous verrons où cela nous mène.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19868/l-enfer-sur-terre</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 02:18:19 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/19868.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:35 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Tue, 31 Mar 2026 20:23:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto"><em>Sarina ne pouvait pas s’empêcher, malgré toute son expérience, tout son vécu, tout son entraînement, de ressentir la peine immense qui venait d’envahir le coeur de ses compagnons d’infortune. Que ce soit Riggs ou Himron, ils avaient le poids de cette perte sur leur conscience, comme elle aurait pu le ressentir à l’annonce de la mort de l’un de ses frères Jedi. Elle s’empêcha de leur parler de retour à la Force, de les retrouver plus tard, c’était inutile pour des soldats qui ne partageaient pas sa conviction. L’un comme l’autre ne comprendrait pas, pire, ils pourraient mal prendre la tentative d’atténuation de leur douleur. Ils étaient des hommes de terrain, des pragmatiques, terre-à-terre comme de juste pour des forces spéciales. Ils n’avaient pas besoin d’entendre parler de mysticisme. Alors elle se contenta de baisser lentement la tête en sentant que la peine laissait peu à peu place à une colère froide dont elle ne pouvait être que coutumière. Les paroles rejoignent les états d’esprit. La suite promettait d’être décisive, autant que sanglante… Mais elle ne pouvait pas se défaire d’un sentiment difficile : elle était, au moins en partie, responsable de ce qui se déroulait ici.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-Non, Capitaine, votre sergent a raison. Il n’est pas question que nous jetions un voile sur le fragile équilibre que nous sommes parvenus à construire. Nous sommes ici pour collaborer, Impériaux et Jedi, et je ne me défilerai pas à la première difficulté venue. Vous pouvez compter sur notre soutien.</span></p>
<p dir="auto"><em>Ce fut à ces mots que Kryann sortit de sa torpeur. Son esprit avait enregistré tout ce qui se disait, malgré la situation compliquée, malgré son âme tourmentée, malgré la fatigue accumulée. Elle se redressa difficilement, gémissant de douleur en se tenant le ventre. Ses abdominaux lui faisaient souffrir le martyre, et son cerveau cognait contre sa tête en même temps que son coeur suivait un rythme erratique. Mais tout ces troubles n’étaient rien face à ceux de ses alliés de circonstance. Leur colère ne faisait qu’attiser la sienne, celle qui bouillonnait au plus profond de ses tripes. Le duel face à cet homme modifié avait réaffirmé sa volonté de frapper fort, de faire du mal… Bien loin de son entraînement. Avec un couinement de douleur ridicule, elle surenchérit sur les mots de son Maître.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#008E02">-Nous sommes allées trop loin avec vous pour vous abandonner au dernier moment. Vous pouvez compter sur nous… Mais nous ne devons plus nous séparer, hormis urgence. Cette fois, nous affronterons la menace ensemble.</span></p>
<p dir="auto"><em>C’était une évidence pour les deux Jedi, et sans doute aussi pour les Impériaux. Cette recherche séparée les avaient presque menés à leur perte commune. Mais ce n’était pas le seul paramètre. Si le piège des longs manteaux n’avait eu qu’un succès mitigé, il avait mis en lumière deux éléments qu’ils ne pouvaient plus oublier, maintenant. Premièrement, leurs ennemis, des soldats entraînés, disposait de matériel haut de gamme, de qualité militaire. Ils étaient du niveau d’Himron ou de Riggs, c’était une certitude. Et en second lieu, la trahison de Doll laissait à penser que rien n’avait laissé au hasard de leur côté. Tous leurs mouvements avaient été anticipés. Sans cette taupe, désormais, ils étaient nettement plus libres. Et donc… imprévisibles.</em><br />
<span style="color:#C10300"><br />
-Récupérons déjà les corps de vos camarades. Quand tout sera fini, nous pourrons leur donner une sépulture décente, après les avoir vengés.</span></p>
<p dir="auto"><em>La Padawan était en piteux état, mais pouvait-on le lui reprocher ? Certainement pas. Le regard que posa sur elle le Chevalier Darel l’exemptait de mots. Il y avait un peu d’inquiétude, mais beaucoup de fierté. Au-delà de tous ses enseignements, elle n’oubliait pas ce qu’elle était naturellement : une Jedi fière, sans doute un peu trop, et indomptable. Elle le prouvait, une fois encore. Sarina avait toujours l’intime conviction qu’il lui suffisait de passer outre sa colère, de s’en servir à bon escient, pour devenir la Jedi qu’elle était supposée être. S’en servir comme d’un moteur face à l’injustice, sans puiser dedans, pour se rappeler ce qui était nécessaire. En faire un point d’équilibre, sans perdre de vue la dangerosité de ce sentiment. Oui, c’était marcher sur un fil tendu. Mais si elle y parvenait, elle serait parmi les plus puissantes de leur temps.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-Kryann a raison. Chaque chose en son temps, et l’heure est à un regroupement et à du repos. Nous aurons besoin de chacun dans les meilleures dispositions. Nous vous accompagnerons pour récupérer les corps des soldats Delurei et Rikaan. Puis, nous devrons trouver un endroit où échafauder un plan. Nous savons où ils se cachent, nous n’avons plus qu’à frapper en plein coeur. </span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#008E02">-Et le temps de la récupération, monsieur Tyne aura peut-être réussi à soutirer quelques enseignements précieux à notre prisonnier. Ne perdons pas de temps.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/203403</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/203403</guid><dc:creator><![CDATA[Kryann]]></dc:creator><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 20:23:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Sat, 28 Mar 2026 08:57:17 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto"><em>L’annonce de la mort de Delurei et Rikaan a un effet terrible sur Riggs. S’il ne montre rien, le sous-officier n’en demeure pas moins très affecté par la nouvelle. Il enrage silencieusement, ferme doucement les poings pour contenir sa colère. S’il n’y avait que lui, il serait déjà parti au casse-pipe pour venger ses camarades. Il s’imagine déjà infliger les pires supplices à ces enfoirés en longs manteaux et armures noires pour soulager son chagrin, même si ça doit lui coûter une partie de son âme et de son humanité. Himron n’a pas la même approche. Il est plus sinistre, se contente d'afficher un air maussade. En l’espace de deux missions, il a vu l’ensemble des hommes de son unité périr au combat et cela semble l’anéantir. D’une certaine manière, c’est une partie de sa vie qui vient de disparaître.</em></p>
<p dir="auto"><em>Ce sont des membres de sa propre famille qui sont partis pour toujours.</em></p>
<p dir="auto"><em>Les yeux de l’Impérial brillent d’une tristesse si profonde qu’on pourrait se noyer dedans d’un simple regard. Il se sent responsable. Il culpabilise. Le capitaine sent un vide grandir en lui… Un vide que rien ne peut combler. Il s’épuise mentalement à se remettre en question, à se convaincre qu’il n’aurait pas dû accepter cette mission et n’entend qu’à moitié le rapport que le sergent consent finalement à faire.</em></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Ce qui s’est passé ? On s’est fait enfumer du début à la fin. Voilà ce qui s’est passé !</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Le sous-officier marque un temps de pause, cherche à calmer sa hargne en prenant une inspiration profonde.</em></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Désolé… On a posé beaucoup de questions et ça a fini par payer… Mais pas de la plus belle façon qui soit. On a eu des démêlés avec des types armés qui n’aimaient visiblement pas qu’on fasse notre tambouille dans leur coin de Nar Shaddaa. Mais c’est pas le pire…</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Riggs donne un coup de botte dans la jambe de son supérieur, cherchant à le secouer.</em></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Restez avec nous, capitaine.</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>L’homme reste un moment à errer dans ses pensées, ravagé par le doute et la culpabilité. Puis d’un coup, le voilà saisi d’une énergie nouvelle. Himron relève la tête, le regard plus vif qu’auparavant, une lueur vengeresse dans le coin de l'œil. Il gratifie le sergent d’un hochement de tête approbateur, sorte de remerciement pour les gens pudiques tels que les militaires, et se redresse complètement. Il vient empoigner la main de son camarade avec vigueur.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Je suis avec vous, sergent. On va leur faire passer l’envie de se frotter aux soldats de choc de l’Impérium.</strong></span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Le problème, capitaine, c’est que j’ai comme l’impression qu’on est venu foutre les pieds dans une sorte d’opération clandestine impériale. On ne risque pas de se frotter à grand-chose si ce n’est des Impériaux.</span></strong></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Expliquez-vous.</strong> </span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Ces gars qui nous ciblent… Ce ne sont pas des petites frappes locales. Ce sont des soldats. Et du peu que j’ai vu, ils ont l’entraînement, l’équipement et les méthodes d’approche des forces spéciales impériales. Cela expliquerait pourquoi Doll s’est foutu de notre gueule, capitaine. Il sait des choses et s’est bien gardé de nous le dire... Probablement parce qu’il bosse avec eux.</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Le capitaine demeure silencieux le temps d’un bref instant, cherchant à comprendre. Il semble perplexe… Non pas parce qu’il doute de l’intuition ou de l’analyse de son subordonné mais parce qu’il ne comprend la logique d’une telle opération. Pourquoi l'Impérium irait jusqu'à sacrifier ses propres hommes ? Pourquoi les faire s’entretuer ? Non. Cela ne fait aucun sens.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Qu’avez-vous découvert exactement ?</strong> </span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Bonne question, capitaine. Un tas de trucs, pour sûr. Mais rien de bien concret. Les types qui nous sont tombés dessus appartiennent apparemment à une organisation nébuleuse nommée “Légion”. On ne sait pas encore grand chose de leurs activités et de leurs objectifs mais de ce que j’ai pu comprendre, ils auraient des entrepôts bourrés d’armes et d’appareils spatiaux dans le coin, voire même un destroyer stellaire qui se pointe en orbite de temps à autre si on se fie aux ragots.</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>L’officier se gratte la tête, perdu dans ses réflexions. Tout ceci lui semble bien étrange...</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- L’Impérium aurait donc une sorte d’armée de l’ombre sur Nar Shaddaa ? Dans quel but ?</strong> </span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Ce n’est qu’une piste parmi tant d’autres, capitaine. Si ça se trouve, on vient de tomber sur un nid de traîtres et de conspirateurs. La lune des contrebandiers est un endroit idéal pour planquer ses activités loin des territoires impériaux… D’autant plus idéal d’ailleurs si le but est bel et bien de se constituer une armée dans le dos de l’Impérium.</span></strong></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Hmm. On s’est foutu dans un sacré merdier hein… Bon sang ! On avance dans le noir. Il nous faut des preuves, Riggs.</strong> </span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Je sais, capitaine.</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Valen Tyne, jusque-là resté en retrait, se manifeste alors en s’approchant des deux impériaux et de leurs alliées Jedi. Il n’a plus tout à fait cette attitude nonchalante et arrogante du détective privé qui a tout vu et tout fait mais garde néanmoins un brin sarcastique dans la voix. Il reste malgré tout fidèle à son personnage…</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffcc33"><strong>- Si je peux me permettre, nous avons réussi à mettre la main sur un type qui a probablement des réponses à nous fournir… M’enfin si on arrive à lui tirer les vers du nez.</strong> </span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Si j’étais de meilleure humeur, je pourrais tailler la bavette avec notre invité mais dans le cas présent, je doute pouvoir lui soutirer des informations sans lui péter les genoux et les dents. Et de toute manière, il y a fort à parier qu’il refusera de parler.</span></strong></p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffcc33"><strong>- Capitaine ? Vous voulez tenter votre chance ?</strong></span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Négatif. J’ai un devoir envers mes hommes.</strong></span> <em>Himron a une faiblesse dans la voix qu’il tente de réprimer à l’aide d’un raclement de gorge.</em> <span style="color:#669999"><strong>C’est ma responsabilité de les ramener à la maison, morts ou vivants. Et je compte bien honorer cet engagement. Avec ou sans aide.</strong></span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#cc6666"><strong>- Je suis avec vous, capitaine.</strong> </span></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#ffcc33">- Et Kephesh vous accompagnera. Il connaît mieux que personne les environs et saura comment éviter les patrouilles ennemies.</span></strong> <em>Indique le cyborg, un sourire aux lèvres.</em> <span style="color:#ffcc33"><strong>Bavarder avec une crapule me convient bien. Peut-être que j’arriverai à lui soutirer quelques secrets inavouables.</strong></span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Merci, Tyne. On récupère nos camarades et ensuite… Ensuite on botte le cul à tous ces enfoirés et on leur donne une leçon qu’ils ne seront pas prêts d’oublier.</strong></span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#cc6666"><strong>- Du baume pour les oreilles…</strong></span> <em>Le sergent se tourne vers les deux Jedi.</em> <span style="color:#cc6666"><strong>Kryann, Darel, vous êtes avec nous ?</strong> </span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#669999"><strong>- Il y a déjà eu assez de morts, Riggs. Les Jedi ne sont pas obligées de se joindre à notre vendetta. C’est une mission suicide après tout…</strong></span></p>
<p dir="auto"><em>La dernière remarque fait sourire le sous-officier. Une mission suicide. Oui… Il est vrai que ça en a l’air. Peu de chance de s’en sortir vivants et des objectifs lunaires. Pour autant, l’Impérial a bon espoir. Il a vu de quoi est capable Kryann. Reste à savoir si les Jedi sont motivées…</em></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/203392</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/203392</guid><dc:creator><![CDATA[Hivernus]]></dc:creator><pubDate>Sat, 28 Mar 2026 08:57:17 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Thu, 19 Mar 2026 19:58:39 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto"><em>Kryann était ailleurs. Le poil légèrement roussi sur le visage, les oreilles tombantes, la respiration difficile, son état n'était pas encore critique, mais il lui fallait du repos et de l'aide. Deux choses qu'elle ne pouvait pas obtenir à ce moment. Et malgré son inconscience, son esprit était encore parfaitement fonctionnel. Elle était ailleurs, un endroit qu'elle ne connaissait pas, à la frontière entre deux mondes. D'un côté, des armatures métalliques digne des plus gros vaisseaux qu'elle avait pu rencontrer, merveilles de technologie qu'elle ne pouvait pas comprendre dans son esprit étriqué, résultat net de la réflexion de certains des esprits les plus brillants de la Galaxie. Les bardages de duracier s'entrelaçaient dans des formes complexes qui ne faisaient qu'accroître la résistance des croiseurs républicains ou séparatistes, plongeant la jeune Padawan sous une montagne de progrès où elle se sentait parfaitement mal à l'aise, et hors de sa place. De l'autre côté, quelque chose de nettement plus simples, des arbres semblables à ceux qu'elle gardait en souvenir, les forêts luxuriantes de Cathar où elle avait grandi. Ces rares flashs de mémoire que les mauvais traitements des esclavagistes n'avaient pas réussi à effacer, malgré les très nombreux essais, lorsque son esprit était à deux doigts de sombrer dans la folie. Entre deux mondes, elle ne savait pas où se placer. Qui était-elle ?</em></p>
<p dir="auto"><em>Deux mondes s'affrontaient dans son esprit. D'un côté, il y avait son devoir, ses pouvoirs, sa responsabilité. Sensitive et Jedi, elle se devait d'oeuvrer pour le bien commun, de guider la Galaxie et les individus sur un chemin plus propre, plus paisible. Le chemin que Sarina s'efforçait de lui faire emprunter, au gré de leurs trop rares entraînements. La voie du Jedi, qu'elle découvrait jour après jour malgré les épaisses couches de mystères, l'appelait chaque fois un peu plus fort. La Cathar sentait bien que ce faisant, elle renierait sa nature profonde. Celle qui aurait dû rester la sienne, dans les hauts arbres de Cathar, à vivre une existence bien plus simple, éloignée des tourments de la Force, du Côté Obscur, de la diplomatie... A vivre comme une espèce nettement plus primitive, finalement. A n'utiliser sa sauvagerie animale qu'elle déchaînait contre ses ennemis uniquement dans une optique de chasse. C'aurait dû être sa vie. Et maintenant, plongée dans l'inconscience, son esprit bataillait entre les deux visions. Entre Kryann la Jedi et Kryann la Cathare. Un choix cornélien qui, dans un monde parfait, n'aurait jamais dû exister. Elle aurait dû être repérée dès son plus jeune âge, elle aurait dû être dans le Sanctuaire auprès d'un Maître, qui aurait su concilier les deux. Mais depuis tout ce temps, les deux facettes de sa personnalité n'avaient fait que s'opposer, sans jamais être en harmonie.</em></p>
<p dir="auto"><em>Surtout en ce moment. Dans son esprit, comme toujours depuis des mois, il sentait la présence de la sorcière Sith, de Xaequa, qui diffusait son influence en elle. La Jedi sentait sa puissance qui se mêlait à la sienne, qui venait lui offrir des forces supplémentaires tout en la perturbant encore plus qu'elle ne l'était déjà. La vision de Kryann, la séparation entre Côté Lumineux et Côté Obscur, devenait de plus en plus floue, dorénavant. La frontière entre mal et bien lui semblait difficile à percevoir, et elle le montrait au quotidien. Ses utilisations des pouvoirs les plus sombres, sa manière d'exister et de combattre, tout en elle clamait, à première vue, qu'elle se rapprochait des Sith. Mais elle faisait cela pour l'Ordre Jedi, elle faisait cela pour son Maître, qui la guidait chaque jour, et qui la comprenait. Cet équilibre précaire la définissait, dorénavant, mais... Qu'adviendrait-il d'elle si elle continuait de profiter des enseignements de la sorcière ? Que se passerait-il si elle continuait de puiser au plus profond des secrets obscurs des Sith, de s'en servir pour tracer sa route ? Ces questions, incessantes et inconscientes, tournaient encore et encore, perturbant le simili-sommeil de la jeune femme.</em></p>
<p dir="auto"><em>Ballotée dans tous les sens, chargée à l'arrière du blindé à la manière d'un sac de patates, la respiration difficile, elle profite des soins rudimentaires du Sergent Riggs, qui semblent l'apaiser quelque peu, sans pour autant la ramener à la conscience. Elle entendait, nécessairement et inconsciemment, les mots inquiets de Valen Tyne qui auraient dû l'inquiéter à son tour. Mais ils ne faisaient que rejoindre le magma de pensées qui envahissait son esprit. Il lui aurait fallu un instant de répit, un moment où son cerveau s'éteignait, pour lui permettre de se régénérer. Mais la situation rendait cela impossible sans aide. Une seule personne pourrait aider Kryann, son Maître... Celle-ci les attendait, dans une ruelle sombre et humide, puante et rouillée. Adossée à un mur, ses yeux perçants posés sur Himron et Kephesh, elle réfléchissait autant qu'elle essayait d'établir le contact avec son élève. Elle la sentait se rapprocher. Mais il lui fallait un contact physique. Aussi, à peine le blindé stationné comme ils le pouvaient, la Savareen se précipita à l'arrière. Dents serrées et poings fermés, elle s'interdit de pousser un soupir de soulagement ou un râle de colère. Il fallait qu'elle maîtrise ses émotions pour guider son élève, qui n'en était pas encore capable. Bien entendu qu'elle était soulagée. Mais ils avaient trop à faire pour se le permettre. Tout ce qu'elle s'autorisa fut un bref mouvement de tête vers Riggs et Tyne pour leur signifier qu'elle serait à eux après.</em></p>
<p dir="auto"><em>Avec la douceur d'une mère, elle s'agenouilla derrière sa Padawan, faisant de ses cuisses resserrées un support pour la tête de la Cathar. Lentement, ses mains se posèrent sur ses tempes, puisant dans la Force pour établir le contact entre elles. Les yeux clos, elle se laissa porter par la Force et par ses sensations. C'était un sentiment étrange pour les deux Jedi. Elles étaient presque intimes, avec le temps, la connexion entre eux étaient évidentes, la communication fluide. Il n'y avait qu'à laisser faire. Doucement, le Chevalier s'insinua elle aussi dans les pensées de son élève, repoussant par sa simple présence celle de Xaequa. Immédiatement, elle fut prise par la vision splendide de l'esprit de la Cathar. Ou ce qui se rapprochait d'une vision. Les oreilles de la Savareen étaient atteintes par la douce mélodie qui enveloppait continuellement l'esprit de Kryann. Pour une fois, elle était douce, et particulièrement calme. Une symphonie simple, à l'image de l'élève. Aidée par la présence de son Maître, la padawan s'apaisait enfin, et parvenait enfin à se reposer. Finalement, la voix de Sarina lui parvint.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-C'est donc ainsi que tu ressens les choses, Kryann...</span></p>
<p dir="auto"><em>Il y avait dans la simplicité de la mélodie toute la compréhension de la padawan. C'était ainsi qu'elle avait ressenti la Force, depuis le début : sous formes de variations mélodiques, allant de la douce musique de fond lorsque rien ne prêtait à l'agitation, à la cacophonie la plus brutale lorsque les Côtés Obscur et Lumineux s'affrontaient et rivalisaient d'influence. Et, au milieu, toute une panoplie de variations qu'elle avait appris à reconnaître. Pour au final ne laisser qu'une chose : la sensation d'un motif qui l'accompagnait à tout moment. Et qui, pour ceux qui voyaient plus loin que la surface, pouvait participer au comportement erratique de la jeune femme. Sans cesse agitée par cette musique, elle n'était pas réellement saine d'esprit, parfois débordée par les émotions autant que par les différents rythmes qui pouvaient s'enchaîner dans l'anarchie la plus violente.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#008E02">-Maître... Que faites-vous dans mon esprit ?</span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-Je suis là pour t'aider, ni plus, ni moins. Mais... Je ne pensais pas trouver ce genre de choses. Tu ne m'en as jamais parlé en ces termes. Tu m'as beaucoup dit que tu ressentais la Force étrangement... Mais jamais ainsi.</span></p>
<p dir="auto"><em>Le silence s'installa entre Maître et élève. Elles ne se voyaient pas, hormis sous forme de courants d'énergie qui se tutoyaient et se frôlaient. Même leur discussion se faisait sous forme de ressentis, de sentiments, de sensations, jamais par la voix réellement.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#008E02">-Je ne savais qu'en penser, Maître.</span></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-Je crois que je commence à comprendre des choses qui m'étaient inatteignables, Kryann. Merci de me laisser te découvrir. Je vais te soigner. Et te laisser te reposer. Lorsque tu reviendras à toi, nous parlerons de tout cela. Repose-toi, mon élève. La suite arrivera bien vite.</span></p>
<p dir="auto"><em>Le contact fondit doucement. L'esprit abîmé de la Cathar était toujours bien présent, bien vivace. C'était ce qui faisait le plus peur à la Savareen, le trouver en lambeaux, encore plus dépecé que ce qu'il n'avait pu déjà être. Mais non. Elle était encore là, prudente et farouche, presque mutique. Peu importait le reste, désormais. Sarina se retira lentement de l'esprit de sa padawan, et s'ébroua en revenant à la réalité. Quelques poignées de secondes à peine s'étaient passées, mais l'échange lui avait paru durer une vie humaine entière. Rapidement, elle releva les yeux vers le groupe d'infortune, particulièrement vers Riggs qui attendait sans doute des nouvelles.</em><br />
<span style="color:#C10300"><br />
-Remerciez monsieur Tyne et son acolyte d'avoir été là, Sergent. Sans eux, nous serions probablement morts, et vous seriez tombés dans une embuscade, vous aussi.</span></p>
<p dir="auto"><em>Elle eut un lourd soupir.</em><br />
<span style="color:#C10300"><br />
-Lorsque vos supérieurs sont revenus à eux, nous étions en train de débattre de la suite des événements. Kephesh est revenu à ce moment-là, avec cet étrange objet qu'il a remis au Lieutenant Doll. A partir de là, tout s'est enchaîné très rapidement. Doll s'est isolé pour l'étudier et demander des informations, mais... j'aurais dû être plus prudente, j'en suis la première fautive. J'imagine que c'est à cet instant qu'il a appelé ses renforts. Quelques minutes après, un monstre de métal a purement et simplement pulvérisé le mur de l'appartement.</span></p>
<p dir="auto"><em>Son regard croisa celui des deux impériaux, en particulier Riggs.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-Je suis désolée... Vos subordonnés, Delurei et Rikaan, n'ont pas survécu. C'est à peine si j'ai eu le temps de tirer mes armes pour défendre Kephesh et Himron... Nous avons battu en retraite dès que possible, faut de solution évidente ou de capacité à combattre. J'en ai honte, mais nous avons laissé les cadavres de vos amis là-bas, et je doute que nous soyons à même de leur offrir une sépulture décente, à moins d'y retourner.</span></p>
<p dir="auto"><em>Elle secoua doucement la tête, venant poser une main sur la joue de son élève qui s'agitait en gémissant de douleur.</em></p>
<p dir="auto"><span style="color:#C10300">-La situation est des plus désespérées de notre côté, et de ce que je vois, elle n'est guère plus brillante... Que s'est-il passé ?</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/203376</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/203376</guid><dc:creator><![CDATA[Kryann]]></dc:creator><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 19:58:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Sun, 08 Mar 2026 19:12:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto"><em>Les hommes de Skippy n’ont eu que quelques minutes pour bricoler à la va-vite des pièges et se mettre en position. Le lieu de l’embuscade est prêt mais sera t-il à la hauteur des espérances ? Pas sûr. En dessous d’eux, les pas lourds du colosse font trembler les murs et le sol. Il approche. Et il a l’air furieux. Un éclaireur alerte le reste de la bande lorsque le commando se pointe dans la cage d’escalier. Il y a un bref échange de tirs puis le vaurien se replie en bon ordre, servant d’appât pour attirer le monstre dans un traquenard. Skippy retient son souffle, les os de ses phalanges blanchissant sous sa peau alors qu’il serre son blaster entre ses mains. L’imposant soldat progresse dans le couloir. Le chef des gangsters entend sa respiration bruyante au travers de la paroi. Sa démarche lente et pénible résonne dans les murs. Une détonation survient brusquement, suivie d’une deuxième et bientôt d’une troisième. Il y a un grincement de tôle froissée et le crépitement irrégulier d’une source de lumière abîmée. Puis plus rien. Silence. Calme plat.</em></p>
<p dir="auto"><em>Dans les appartements adjacents, on remue. On communique à voix basse. On attend quelques secondes avant de sortir. Plusieurs criminels téméraires osent s’aventurer dans le couloir pour rendre compte de la situation, armes chargées et prêtes à l’usage. Il y a un cri étouffé, des bruits de pas précipités et des appels à l’aide. Skippy comprend ce qu’il se passe mais il est déjà trop tard.</em></p>
<p dir="auto"><em>Le piège n’a pas fonctionné. Et le colosse a l’air plus énervé que jamais. Un corps s’écrase violemment contre un mur. Une arme lourde entre en action et les traits laser se mettent à strier l’air.</em></p>
<p dir="auto"><em>Il n’y a bientôt plus une seule âme vivante dans le couloir. Seuls les râles de souffrance du terrible soldat, déformés par le vocabulateur de son casque, et le bruit sourd de cadavres qui s’écroulent lourdement sont désormais audibles au travers de la paroi. Le commando recharge son blaster, laissant tomber un chargeur vide sur le sol, puis se permet de moquer ses adversaires, conscient de leur présence même s’ils ne se montrent pas.</em></p>
<p dir="auto"><em><strong>- Vous… pouvez… sortir. L’endroit… est… sûûûr.</strong></em></p>
<p dir="auto"><em>Une raillerie morbide qui fait froid dans le dos. Autour de Skippy, on s’échange des regards discrets. Les hommes hésitent. Mais leur vieux roublard de chef n’est pas dupe. Il sait très bien ce qui les attend et refuse de jouer le jeu. Il fait signe à ses camarades de rester en position et de maintenir le silence. Dans un autre appartement, il semblerait qu’il en soit autrement. Le grincement d’une chaise qui frotte contre le sol attire rapidement l’attention du colosse, qui enfonce la porte afin de déverser sa haine sur le bougre qui a commis une erreur fatale. Le pauvre homme lutte en vain, hurle à la mort. Sa voix s’éteint brusquement et un bruit sourd indique que son corps tombe lourdement. Le monstre fait de chair et d’acier ricane doucement, sa voix rauque et déformée se répercutant contre les parois de l’appartement.</em></p>
<p dir="auto"><em>Le sol tremble de nouveau lorsque les pas du géant le conduisent vers le mur. Skippy retient sa respiration, pointant son blaster vers la cloison. Ses deux camarades font de même. Les gangsters commencent à suer abondamment, tentant tant bien que mal de contrôler le rythme effréné de leur respiration. Après un moment de tension qui ne semble avoir aucune fin, les bruits de pas s’éloignent finalement. L’un des deux compagnons du vaurien se permet de souffler un bon coup afin de faire redescendre la pression. Il s’estime tiré d'affaires.</em></p>
<p dir="auto"><em>Mais ce n’est pas le cas.</em></p>
<p dir="auto"><em>L’immense soldat passe au travers du mur après avoir pris de l’élan. Les hommes, bien que surpris, réagissent presque aussitôt. Les tirs s’écrasent sur l’armure à moitié calcinée du colosse sans l’endommager. Les photorécepteurs rouges de son casque se braquent sur les trois criminels qui cherchent à s’extirper de l’appartement dans une manœuvre de repli bien exécutée. Le commando fonce sur eux sans chercher à esquiver les traits laser, broyant les os d’un premier individu d’un puissant revers de la main et l’envoyant valser contre la cuisine. Il empoigne le second par la gorge, le soulevant du sol avant de lui écraser la trachée d’un geste sec et soudain. La tête s’extirpe dans une gerbe de sang et roule dans un coin de la pièce. Le reste du cadavre retombe à terre, désarticulé.</em></p>
<p dir="auto"><em>Il ne reste désormais plus que Skippy. Le colosse le laisse vider sur lui un chargeur complet, les impacts de tir venant noircir l’acier de son armure sans pour autant l’abîmer. Il ricane de plus belle avant d’être pris d’une violente quinte de toux. Sa respiration est saccadée, inhumaine. Il souffre des nombreuses brûlures causées par les explosions mais semble ignorer la douleur, son attention complètement absorbée par la mission.</em></p>
<p dir="auto"><em>En face, le vieux roublard ne compte pas se laisser cueillir par la mort sans rien faire. Il lâche son blaster, sa main droite venant tirer hors de son fourreau un couteau de combat qui en a vu d’autres. Le gangster se met en position de combat, prêt à affronter ce monstre de chair et d’acier qui vient d’éliminer la moitié de son équipe en l’espace de quelques minutes. Est-ce qu’il a peur ? Certainement. Est-ce qu’il pourrait fuir ? Peut-être. Essayer du moins.</em></p>
<p dir="auto"><em>Mais Skippy a une réputation à tenir. Il ne compte pas passer pour un lâche. Et s'il doit mourir en cet instant, ce sera avec panache.</em></p>
<p dir="auto"><br /><br /><br /><br /></p><hr style="width:100%" /><br /><br /><br /><br /><p></p>
<p dir="auto"><em>L’affrontement entre Kryann et l’imposant soldat est si violent, si rapide, que la seule chose que Riggs peut discerner est une succession de traits laser et de sauts incroyables. Mais le sergent n’a pas le temps d’observer plus en détail ce combat. Les longs manteaux fondent sur lui. Utilisant l’obscurité qui règne dans l’entrepôt à son avantage, le sous-officier rampe silencieusement jusqu’au cadavre d’un commando afin de s’emparer d’une grenade incapacitante qui pend à sa ceinture utilitaire. Les hommes de Légion ne sont plus qu’à quelques mètres de lui à présent. Il a tout juste le temps de se dérober à leur vue, grimpant sur une étagère en s’aidant d’une pile de caisses, afin de préparer son unique coup de bluff.</em></p>
<p dir="auto"><em>Les longs manteaux passent discrètement en dessous de lui, adoptant une formation d’approche typique des unités de forces spéciales. Il s’écrase contre l’acier du meuble lorsqu’une lampe tactique vient balayer les étagères, échappant de justesse au regard vigilant des mystérieux opérateurs, qui poursuivent leur progression sans se presser. Riggs glisse doucement sa main vers un outil poussiéreux, essayant de faire le moins de bruit possible et le lance loin devant lui. L’objet retombe lourdement, dans un fracas assourdissant qui attire tout de suite l’attention des longs manteaux. Alors qu’ils commencent à se redéployer, le militaire arme sa grenade avant de l’envoyer cogner la tête d’un des hommes de Légion. La frappe est précise et le coup suffisamment fort pour que l’individu soit assommé. Alors qu’il chute lourdement contre une caisse, la tête ensanglantée, ses camarades en viennent à découvrir trop tard le piège. La détonation les prend par surprise et les aveugle momentanément.</em></p>
<p dir="auto"><em>Le sergent profite alors de ce bref moment de faiblesse pour passer à l’action, en neutralisant deux à l’aide de son blaster avant d’être pris pour cible par le dernier survivant. Il roule sur le côté pour éviter les tirs et, se faisant, s’écrase quelques mètres plus bas dans un craquement sourd qui lui arrache un grognement de douleur. L’Impérial s’est déboîté l’épaule, à n’en pas douter. Mais il est vivant et toujours en état de combattre. Le dernier des longs manteaux se dirige vers lui, bien décidé à en terminer avec lui. Après un violent échange de tirs qui n’aboutit sur rien, les deux hommes en viennent finalement à s’affronter dans un corps-à-corps qui laisse Riggs particulièrement désavantagé. Les coups pleuvent d’un côté comme de l’autre. Le sous-officier encaisse sans broncher, répliquant avec toute la force dont il dispose. Parades et ripostes s’enchaînent. Les deux combattants commencent à fatiguer. Malgré la douleur et son épaule déboîtée, le sergent demeure un adversaire redoutable.</em></p>
<p dir="auto"><em>Une explosion aussi soudaine que brutale détourne l’attention des deux hommes. Riggs est le premier à reprendre ses esprits. Il fonce sur le long manteau, lui assène un coup dans l’entrejambe qui le force à se plier en deux puis lui fracasse le crâne contre une poutre en fer. Le soldat tombe comme une masse, assommé ou tué.</em></p>
<p dir="auto"><em>Comprenant que l’explosion a un lien avec Kryann, le sous-officier se met alors en tête de chercher parmi les débris et les morceaux de corps calcinés la jeune Cathar. Il la trouve inconsciente et blessée mais toujours entière. S’assurant dans un premier temps que son état est stable, le militaire impérial trouve en lui assez de force pour la traîner sur plusieurs mètres. Il cherche le moyen le plus court pour l’extraire du bâtiment, optant pour la brèche ouverte par le colosse. Dehors, des bruits de tir. On se bat toujours… Mais avec moins d’entrain semble t-il.</em></p>
<p dir="auto"><em>Un homme de Légion se présente bientôt dans l’ouverture. Son regard trouve celui du sergent. Il braque son arme sur le sous-officier, qui s’attend déjà à voir sa dernière heure arriver… Mais il n’en est rien. Un bruit de klaxon le distrait un moment. L’instant d’après, le voilà percuté de plein fouet par un camion blindé. Au volant de l’engin, un Valen Tyne pressé qui s’amuse à klaxonner de plus belle.</em></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#ffcc33">- Sergent ! Venez ! Vite !</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Plusieurs tirs de blaster s’écrasent contre la surface du véhicule, expliquant l’empressement soudain du détective privé. Au moins, il a eu le culot de voler un blindé à ces enfoirés de Légion alors qu’il avait largement le temps de se tirer loin d’ici. On peut lui reconnaître ça. Mais s’agit-il d’une preuve de bravoure ou d’opportunisme ? Cela reste encore à voir. L’arrière du camion s’ouvre et Riggs traîne de son seul bras valide le corps inanimé de la Jedi afin de la mettre en sécurité. Une fois les deux comparses à bord, le cyborg referme la porte et fonce à toute allure loin de la zone. Le sergent donne les premiers soins à la Cathar puis se remet l’épaule en place à l’aide d’une méthode peu orthodoxe qui manque de le faire hurler. Fierté masculine oblige, l’homme reste digne dans la douleur et préfère penser à autre chose.</em></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Skippy ?</span></strong></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#ffcc33">- Il survivra. Il en a vu d’autres.</span></strong> <em>Explique Valen Tyne, plus sec qu’à l’accoutumé.</em> <strong><span style="color:#ffcc33">Ses gars ont connu un sacré paquet d’opérations terribles et ils s’en sont toujours sortis. Croyez-moi.</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Le sous-officier remarque que quelque chose a changé. L’enquêteur n’a plus cette nonchalance qui semble pourtant lui coller à la peau. Il a l’air… Paniqué ? Non. Anxieux. Que cache-t-il ?</em></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Tyne ? Qu’est-ce qu’il se passe ?</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Le détective privé ne répond pas, les mains serrées sur le volant. Sa conduite est agressive et il manque à plusieurs reprises de percuter quelqu’un ou quelque chose</em>.</p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Tyne. Bordel. Vous allez me répondre ?</span></strong></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#ffcc33">- Kephesh… C’est Kephesh. Il a des ennuis.</span></strong> <em>Déclare le cyborg, inquiet.</em> <strong><span style="color:#ffcc33">Les longs manteaux… Ils ont pris d’assaut notre appartement. Et il semblerait que Doll soit de leur côté.</span></strong></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Qu’est-ce que vous me racontez Tyne… Vous avez perdu la tête ?</span></strong></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#ffcc33">- Je n’en sais pas plus que vous, sergent ! Et j’ai perdu le contact avec Kephesh.</span></strong></p>
<p dir="auto"><strong><span style="color:#cc6666">- Bon sang…</span></strong></p>
<p dir="auto"><em>Riggs passe une main sur son front couvert de sueur, comme pour balayer de son esprit cette terrible nouvelle. Il ne veut pas y croire. Cela étant, cela expliquerait pourquoi Doll est un sacré connard. Le militaire secoue la tête. Non. Impossible. Cela ne fait aucun sens. Il ne peut pas croire une telle chose. Tout se bouscule. Des tas de questions lui viennent à l’esprit. Le sergent espère sincèrement que Tyne se trompe, qu’il a mal compris… Et alors que le camion blindé poursuit sa course folle dans les bas-fonds de Nar Shaddaa, le sous-officier en vient une fois de plus à maudire cette foutue mission.</em></p>
<p dir="auto"><em>Quel merdier.</em></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/203347</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/203347</guid><dc:creator><![CDATA[Hivernus]]></dc:creator><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 19:12:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Fri, 06 Mar 2026 21:12:36 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto"><em>Inspirer. Expirer. Essayer de reprendre son souffle, de calmer l’adrénaline qui coulait dans ses veines depuis de trop longues minutes à présent, de faire redescendre la fièvre du combat qui l’animait. Elle le sait, elle le sent, son attitude la pousse un peu plus dans les bras du Côté Obscur. Chaque fois un peu plus loin. Mais peut-on l’en blâmer, alors que sans cela, elle serait déjà morte ? Elle aurait été attrapée par un fusil de blaster, ou par le Krykna, ou peu importe quoi. L’équilibre, la clé était l’équilibre. Elle savait pourquoi elle se battait, pour elle, pour Riggs, pour son Maître, pour se sortir d’ici vivante. Et si elle devait en passer par des extrémités regrettables, alors elle le ferait.</em></p>
<p dir="auto"><em>Mais même la Cathar devait l’admettre : elle s’épuisait rapidement. Malgré le peu de contacts, et les escarmouches toujours choisies, sa condition physique toujours aussi frêle ne lui permettait pas de garder le front trop longtemps. Aussi accueillait elle avec une joie contenue ce répit, sans perdre de vue qu’il restait au dehors des ennemis. Mais rien, absolument rien, n’aurait pu la préparer à ce qui les attendait désormais. Alors que les battements de son cœur se calment enfin, elle sent le sol vrombir sous ses pieds, plus que de raison, et dans son oreille, elle entend la voix de Riggs, toujours mesurée, certes, mais laissant transparaître une certaine inquiétude.</em></p>
<ul>
<li>Kryann, faites attention… Ce géant a l’air d’être spécialement entraîné et équipé pour combattre des Jedi. Evitez de le confronter de face.</li>
</ul>
<p dir="auto"><em>La Jedi n’avait pas encore eu de visuel sur leur ennemi, c’était désormais chose faite. Quelle monstruosité était-ce là ? Impossible de le comprendre. L’adversaire était formidable, et tenait de l’horreur plus que de la réalité. Toute harnachée et recouverte de métal, elle n’était certainement pas là pour capturer quoi que ce soit. Une machine de mort, prête à faire feu. L’instinct de chasseuse de Kryann se met en marche, son sang bouillit à nouveau, après un repos de trop courte durée. La machine sait. La machine voit et entend.</em></p>
<ul>
<li>Il a du matos de pointe. Son casque est probablement bardé de capteurs et dispose probablement de différents types de vision… Soyez prudente. Ne vous approchez pas de trop près.</li>
</ul>
<p dir="auto"><em>S’approcher de trop près… Malheureusement pour elle, la Jedi n’aura pas le choix. Elle n’a plus assez de forces pour simplement écraser ce colosse. Même si la Force coule dans ses veines, le simple fait de s’exposer face à lui prendrait trop de temps et d’énergie. Et même si elle y parvenait, il lui faudrait beaucoup trop de temps pour s’en remettre. Cachée pour l’heure, elle attend une occasion, une idée lumineuse. Que ferait Sarina dans ce cas présent ? Quelle fourberie, quelle ingéniosité sortirait-elle de sa manche pour mettre à terre ce monstre ? Elle n’en avait aucune idée, et Sarina n’était pas là. Un soupir quasi-imperceptible s’échappe de sa bouche, qu’elle regrette aussitôt, sentant l’attention de son ennemi se braquer sur elle d’un seul coup. Au temps pour la surprise…</em></p>
<ul>
<li>Jiiiii…daiiiii.</li>
</ul>
<p dir="auto"><em>Le son de la voix modifiée était si strident et inquiétant que les tympans de Kryann furent immédiatement agressés. Ses oreilles se plaquèrent en arrière et ses mains se serrèrent sur le manche de son sabre. Une telle horreur ne pouvait pas rester debout… Restait à trouver un moyen de la faire tomber à genoux. Bien cachée derrière une pile de caisses, elle aurait pu, elle aurait du avoir le temps de trouver un plan. Mais les capteurs de la machine étaient trop fins. Une rafale de lasers provenant de la gatling vient pulvériser son abri, la laissant en miettes, sans aucune trace de la Jedi.</em></p>
<p dir="auto"><em>Mue par ses réflexes déjà affûtés, et renforcés par la Force, la Jedi avait sauté. En deux bonds à peine elle se retrouva derrière la machine qui se retourna d’un coup. Les deux ennemis se toisèrent. La lutte était inégale, les deux protagonistes le savaient. D’un côté, un renfort plein d’innovations technologiques, entraîné à tuer, conçu contre les sensitifs. De l’autre, une combattante au corps-à-corps épuisée, dont les poils collaient à cause de la transpiration, que les jambes lançaient atrocement et quémandaient un repos. Mais ce n’était pas envisageable. Pendant les quelques secondes qui défilèrent, dans cet affreux combat de regards, Kryann prit le temps d’analyser. Cette fois, il n’y avait plus de piège, plus de feintes, plus d’allié improbable, elle était parfaitement seule. Mais pas désarmée. Pas sans idées. Il y avait des failles dans l’armure.</em></p>
<p dir="auto"><em>Les deux ennemis se lancèrent en même temps. Dans un saut acrobatique et une courbe maîtrisée, Kryann jaillit, en même temps que sa lame rouge sang, tendue vers l’arrière. Elle visait la tête, et uniquement la tête. Mais elle avait sous-estimé la vivacité du colosse qui se décala au dernier moment pour la laisser se réceptionner et faire une roulade. Ses genoux craquèrent de douleur. Rester en mouvement. C’était la clé. Elle entendit à nouveau le déclic de la gatling qui déversa un torrent de mort sur sa position, une demi-seconde trop tard. La padawan s’enfuyait déjà, poursuivie par le feu des lasers qui s’abattaient derrière elle, vaporisant des caisses, l’obligeant parfois à la parade, avant de s’éteindre.</em></p>
<p dir="auto"><em>Au moment même où il dut baisser la mitrailleuse pour la laisser refroidir et recharger, elle changea de position. C’était sa chance. A nouveau elle bondit. Une technique employée des dizaines de fois, primitive et brutale, mais diablement efficace. Mais une nouvelle fois, elle avait sous-estimé l’adversaire, sans doute le plus imposant qu’elle ait jamais rencontré. Et sûrement le plus rapide. Alors qu’elle allait l’atteindre, sa main gantée de métal vint la balayer avec violence, la projetant plus loin, lui faisant lâcher son arme. Sous le choc, elle sentit son arcade exploser, et une douleur indescriptible envahit son flanc qui venait d’encaisser le coup. La chute ne fut pas contrôlée cette fois, bien au contraire, et ce ne furent que les frottements sur le sol qui l’arrêtèrent après bon nombre de roulés-boulés.</em></p>
<p dir="auto"><em>Sa vision tâchée et embrouillée par les larmes et le sang ne l’empêcha cependant pas de voir que le commando se ruait sur elle, sans doute pour l’écraser. Dans la main qui venait de la faucher, elle perçut une lame, qui lui était sans doute destinée. En à peine quelques secondes, il fut sur elle. A nouveau, elle s’extirpa avec une vitesse folle, cette fois plus due à un quelconque instinct de survie qu’à une réelle capacité de vitesse. La violence des coups était telle qu’elle n’avait plus que ça désormais. Elle ne pouvait plus se permettre de prendre de coups, d’autant plus lorsqu’elle vit le poing s’abattre et faire s’affaisser le sol d’un seul coup.</em></p>
<p dir="auto"><em>Le cerveau de la Cathar manquait furieusement d’oxygène, l’empêchant de prendre une décision. Combattre ou fuir ? La raison lui criait de s’échapper, le coeur lui hurlait de continuer. Y’avait-il vraiment une issue positive à ce combat, elle ne la voyait pas. Mais elle s’était engagée, il fallait qu’elle continue, dorénavant. En grognant, elle se releva, la langue pendue, haletante, usant même de ses mains sur ses genoux. Elle avait des douleurs dans tout le corps, il fallait faire avec. Mais sans sabre, qu’elle avait perdu de vue. La panique commençait à s’instiller au fond de son esprit, comme une lame de fond, lancinante… Puis, elle crut que sa tête allait exploser.</em></p>
<p dir="auto">-Sombre idiote. Tu vas rester là, pour mourir ? Peu importe ton arme, tu as la Force !</p>
<p dir="auto"><em>Elle porta une main à sa tempe, grinçant des dents. Ce n’était pas le moment, d’autant plus que le colosse se tournait finalement à nouveau vers elle et rechargeait sa gatling.</em></p>
<p dir="auto">-Va-t-en ! Laisse moi !</p>
<p dir="auto">-Réfléchis, stupide Cathar ! Tu ne vois que l’acier, tu oublies l’essentiel !</p>
<p dir="auto"><em>La violence des termes et de l’intrusion lui fit presque oublier la réalité de la situation et la douleur dans ses membres. Se rebiffer face à cette présence, comme toujours, lui faire comprendre qui était le maître à bord. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas ressentie qu’elle fut surprise, mais reprit finalement sa contenance. Elle ne pouvait pas ignorer ce qu’elle disait. Toute sorcière fut-elle, elle ne pouvait pas ne pas admettre qu’elle avait raison. Sous la chape de métal, sous l’armure, il y avait autre chose. Un coeur qui battait. Des nerfs, un cerveau, peu importe le niveau auquel il était drogué et manipulé. Elle feula.</em></p>
<p dir="auto"><em>Regroupant ses forces, elle s’offrit un peu de répit. Quelques sauts calculés pour à nouveau échapper à la gatling. Agilement, elle passait de couvert en surplomb, grimpant dans la structure qui se retrouvait arrosée de de lasers, criblée de trous monstrueux, jusqu’à ce qu’elle atteigne enfin les poutres métalliques qui composaient la structure, au moment où le déluge s’arrêtait. Un sourire mauvais anima le visage de la padawan qui finalement commençait à n’en avoir que le nom. A nouveau, elle rassembla son énergie et laissa la Force couler au travers de ses veines, avant de tendre la main. Dans un cri, autant de rage que de souffrance, elle déploya sa colère et sa peur. Sous ses yeux, le métal commença à se disloquer au niveau de la mitrailleuse, alors que, sans en comprendre le fonctionnement ou la nature, la Jedi parvenait à la détruire.</em></p>
<p dir="auto"><em>En quelques secondes à peine, la pièce tomba au sol, révélant un bras blanc comme la mort, piqué en plusieurs endroits de seringues qui semblaient injecter à intervalles réguliers des liquides de couleurs peu naturelles. Ce qu’elle avait face à elle était un véritable affront à la vie, à l’existence… et à elle-même. Sans jamais relâcher la pression de la Force, elle continua son entreprise de destruction. Après le bras, ce furent les jambes qui se retrouvèrent à découvert, faisant chanceler le colosse qui n’avait manifestement plus assez de technologie pour tenir debout.</em></p>
<p dir="auto"><em>Ce fut le moment qu’elle choisit pour redescendre. En même temps qu’elle atterrissait souplement, son ennemi tombait à genoux devant elle, éructant des mots qu’elle ne pouvait ou ne voulait pas comprendre. La Force résonnait à ses oreilles, plus fort que tout, plus fort que la mort, plus fort que les bruits de combats au dehors. Rien d’autre ne comptait qu’elle, la Force et son ennemi qui ne tarderait pas à trépasser devant elle. A genoux, il était nettement moins impressionnant, et si son immobilité ne l’empêchait pas de vociférer des insanités, probablement, elle le laissait à la merci de la Jedi. Cependant, le coup de fouet octroyé par la colère envers Xaequa ne dura pas. Au contraire, elle l’abandonna même d’un coup.</em></p>
<p dir="auto"><em>Des yeux, elle chercha son arme. Son ennemi n’avait plus de quoi se défendre, tant qu’elle restait loin. Sa respiration, lourde et sifflante, était masquée par les bruits environnants. Il fallait qu’elle se repose, enfin. Même se baisser pour ramasser son sabre était douloureux. Lentement, elle le fit tourner entre ses doigts fins. Tout dans ce sabre évoquait ce qu’elle était devenue. Une manipulatrice du côté Obscur. Elle le savait. Elle en avait pris son parti, et elle ne s’en détournerait pas. Alors, autant aller au bout des choses. Elle alluma la lame rouge et se rapprocha de son ennemi. Mais elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit. L’autre leva son majeur, au prix d’un effort conséquent. L’armure eut un soubresaut, que Kryann ne comprit pas. Tout à sa réflexion, elle n’eut pas le réflexe de sauter à l’abri.</em></p>
<p dir="auto"><em>La charge explosa.</em></p>
<p dir="auto"><em>Kryann fut projetée par le souffle de l’explosion au loin, son pelage brûlé par le feu. Dans sa main reposait son arme, alors qu’elle sombra, inconsciente.</em></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/203343</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/203343</guid><dc:creator><![CDATA[Kryann]]></dc:creator><pubDate>Fri, 06 Mar 2026 21:12:36 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°26<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Planqué dans un appartement abandonné par ses précédents occupants, Skippy observe discrètement les longs manteaux postés en contrebas de l’immeuble. S’ils se contentent au départ de surveiller les environs en communiquant par comlink, ils finissent par s’agiter. Tyne et ses curieux amis ont très certainement donné du fil à retordre aux mystérieux soldats vêtus d’armures noires et ils doivent avoir besoin de renforts si l’on se fie aux mouvements précipités des gars restés à l’extérieur. C’est donc le moment pour le vieux roublard et ses hommes d’entrer en action.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le vaurien glisse le canon de son fusil blaster au travers de la fente de l’épais rideau de fer qui condamne la fenêtre de l’appartement, ajuste son angle de tir, réprime le tremblement de ses mains et maintient sa respiration puis presse la détente. Un trait laser s’expulse de son arme, venant frapper le premier des longs manteaux à la gorge. Il s’écroule lourdement sur le sol, un trou béant et fumant dans le cou. Ses camarades se mettent naturellement à couvert alors que les acolytes de Skippy, dispersés ici et là, ouvrent le feu sur leurs positions. Quelques hommes identifient la provenance des tirs et commencent à répliquer. Un échange de bons procédés s’ensuit alors. Des corps tombent ici et là. Plusieurs des longs manteaux parviennent à s’infiltrer dans l’entrepôt malgré les tirs de suppression mais la plupart des leurs sont cloués sur place. Les plus malchanceux sont abattus avant de pouvoir faire quoi que ce soit, dès lors qu’ils osent s’exposer.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">L’avantage semble aller aux gangsters… Jusqu’à ce que les deux camions blindés se mettent doucement à remuer, comme doués de vie. Deux imposantes formes en sortent rapidement, protégées par des armures massives et sinistres, bardées de tubes et de gadgets technologiques. Le regard flamboyant des colosses se pose sur les immeubles où sont planqués les hommes de Skippy. Les tirs ricochent sur les éléments de protection de leur équipement et ils ne bougent pas d’un pouce, comme insensibles aux attaques. Après quelques secondes d’observation, les deux géants se mettent en mouvement, prenant des directions différentes. L’un d’entre eux se dirige tout droit vers l’entrepôt, ses pas faisant trembler le sol, tandis que son congénère se rue directement vers le bâtiment où il pense avoir identifié le plus de cibles à abattre, fracassant les portes d’entrée en passant au travers.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#005dc2">- Boss, on est repéré.</span></strong> <i>Commente un type, nerveux.</i> <strong><span style="color:#005dc2">Et il a pas l’air commode leur gros monstre.</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Je sais. Dis aux gars de lui réserver un petit accueil de bienvenue. On va essayer de le retenir…</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#005dc2"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Compris. Concernant les longs manteaux, qu’est-ce qu’on fait ?</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- On laisse nos petits camarades s’en charger. On a plus important à faire.</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’autre acquiesce en silence, se ruant déjà vers les appartements voisins pour alerter le reste de la bande planquée dans l’immeuble. Skippy passe un message aux vauriens postés dans les bâtiments alentours, leur ordonnant de cibler les adversaires qui demeurent à l’extérieur, puis change de fréquence pour prévenir Tyne de l’arrivée de nouveaux joueurs…</i></span></strong><br /><br /><br /><br /></p><hr style="width:100%" /><br /><br /><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Kryann fait une fois de plus montre de l’exceptionnel talent des Jedi en forçant d’abord une monstrueuse et gigantesque créature à combattre les hommes de Légion puis en les affrontant personnellement. Si Valen Tyne se contente d'observer les combats comme s’il s’agissait d’un simple spectacle, Riggs pour sa part étudie et apprécie les mouvements qu’il voit. La padawan ne se contente pas simplement d’éliminer la menace avec force et brutalité comme beaucoup le font au sein de l’Impérium. Non. Elle utilise le terrain à son avantage, cherche à diviser ses adversaires, à les forcer à l’erreur. Elle les épuise mentalement et physiquement, économise ses forces afin de conserver une longueur d’avance sur les combattants d'en face. Dans un coin de sa tête, le sergent se dit qu’en d’autres circonstances la jeune Cathar aurait pu faire un excellent chevalier impérial…</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Finalement, lorsque le dernier ennemi tombe à terre, le militaire est déjà prêt. Il s’élance vers le chef de l’unité adverse, l'assomme d’un bon coup sur le casque et le tire doucement derrière les imposantes étagères afin que son geste passe inaperçu. Le détective privé couvre ses arrières, blaster au poing, lorsqu’il reçoit un message sur son comlink.</span></strong></i><br /><br /><div style="text-align:center"><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>Deux nouvelles cibles dans notre champ visuel. Des types imposants qui ne craignent pas les tirs de blaster. On engage l’un d’entre eux. L’autre se dirige vers vous…</strong></span></span></strong></div><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs lève les yeux au ciel. Le cyborg a parlé trop vite, comme d'habitude. Visiblement, les monstruosités évoquées par son défunt informateur existent bien. Et l’existence de ces imposantes créatures en armure se confirme rapidement lorsqu’un soldat colossal passe au travers d’un mur après avoir dessiné le contour d’une ouverture à l’aide d’une lame incandescente. Le bougre doit bien faire trois mètres de haut.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Tirez-vous de là avec notre prisonnier, Tyne. Je vais filer un coup de main à notre amie Jedi.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Voyant la masse terrifiante de muscles et d’acier du colosse s’avancer tranquillement dans l’entrepôt, l’enquêteur ne peut qu’admirer la bravoure (ou la folie furieuse) du sergent et le gratifie d’un hochement de tête, glissant son blaster dans sa combinaison d’ouvrier afin de récupérer le corps inerte du commando qu’il traîne par les pieds.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Evitez de vous faire flinguer, sergent. Je commence tout juste à m'attacher à vous.</span> <i>Lance le porte-flingue avant de disparaître dans l’obscurité, les mains encombrées d’un poids mort.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sous-officier sourit à cette remarque, observant le détective s’éloigner avant de se concentrer sur sa nouvelle mission. Dissimulé derrière une rangée de caisses disposées méthodiquement sur une étagère, l’Impérial observe silencieusement l’imposant soldat se frayer un chemin dans l’entrepôt. D’un simple revers de la main, l’étrange combattant envoie valser des conteneurs qui demandent l’effort de quatre ou cinq hommes pour être déplacés. D’un puissant coup de pied, il fait ensuite tomber une étagère dont les vieux objets poussiéreux viennent s’écraser au sol dans un fracas assourdissant. Ce colosse n’est pas là pour faire dans la finesse. Il est là pour nettoyer. S’opposer frontalement à un tel monstre serait du pur suicide.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">D’autant plus quand on prend le temps d’analyser son équipement…</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Riggs, plus observateur que jamais, remarque des détails qui ne trompent pas. L’armure, épaisse et sombre, semble pouvoir résister à n’importe quoi. Les nombreux tuyaux qui sortent ici et là de la coque d’acier du géant doivent avoir leur utilité. A quoi servent-ils ? Distributeurs de drogues de combat, système de filtration d’air, conduites de distribution d’énergie ? Tout à la fois ? Le sergent ne le sait pas encore mais espère bien le découvrir. Quant aux armes… Ce commando de la mort en est truffé. Lames de poignet incandescentes, probablement conçues pour résister aux sabres laser, blaster de poing glissé dans le dos, gatling laser intégré au bras gauche, lanceurs de fléchettes intégrés dans les genouillères... Ce foutu colosse est une véritable armurerie vivante !</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Kryann, faites attention… Ce géant a l’air d’être spécialement entraîné et équipé pour combattre des Jedi. Evitez de le confronter de face.</span> <i>Chuchote le militaire dans son comlink.</i> </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’imposant soldat se tourne brusquement lorsqu’il entend un bruit suspect, les photorécepteurs rouges de son casque venant se braquer sur l’origine du son. Ses réflexes sont rapides et il n’a l’air particulièrement ralenti par le poids de son équipement ou de sa masse corporelle.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Il a du matos de pointe. Son casque est probablement bardé de capteurs et dispose probablement de différents types de vision… Soyez prudente. Ne vous approchez pas de trop près.</span> <i>Souffle le sergent au travers de son dispositif de communication.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Plusieurs silhouettes armées passent à proximité du sous-officier. Il croit reconnaître les longs manteaux des hommes de Légion dans la pénombre. Peut-être trois ou quatre types qui manoeuvrent discrètement. Riggs se mord la lèvre inférieure, se retenant de jurer. Bon sang. Entre eux et ce monstre de chair et d’acier, ils vont avoir de quoi faire. Doutant de ses chances face au colosse, le sous-officier préfère se confronter à ses petits copains et se déplace furtivement pour trouver le meilleur angle d’attaque.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Il n’est visiblement pas assez discret pour le commando qui, l’ayant probablement entendu grâce à son équipement très sophistiqué, tourne sa gatling dans sa direction. La machine de mort entre en rotation rapidement et les traits laser se mettent à pleuvoir sur la position du sergent. Il se jette au sol, rampe sur plusieurs mètres en prenant soin de rester à l’abri. Autour de lui, les tirs s’écrasent partout, laissant des impacts noirs et des cratères fumants. La gatling cesse de tournoyer, le métal chauffé à blanc et sifflant. Les longs manteaux se dirigent silencieusement vers la position de Riggs, adoptant une formation de combat, blasters prêts à l’usage.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">La voix du colosse filtre au travers du vocabulateur, sinistre, déformée, inhumaine. Sa respiration saccadée se répercute contre les murs de l’entrepôt tel un vent de mort. Il n’est pas essoufflé. Il exulte. Et le seul mot qui sort des lèvres de ce monstre en armure est difficilement articulé, fruit d’un labeur effroyable.</span></strong></i><br /><br /><span style="color:#c10300"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>- Jiiiii…daiiiii.</i></span></strong></span><br /><br /><br /><img src="https://img.xooimage.com/files118/6/a/b/dmitry-petuhov-papa-franku-5a54849.jpg" style="max-width:100% !important;aspect-ratio:1920/1204;width:1920px;max-width:100%" /><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163849</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163849</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°25<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>La préparation n’aurait pas du être du ressort de Kryann, mais l’indécrottable feignant que semblait être Valen Tyne n’aidait guère à la mise en place d’un piège à grande échelle. C’est donc la Force qui prit sa place, malgré les réticences de la Padawan, fort peu encline à une démonstration de ses pouvoirs. Comme toujours, elle continuait de craindre les réactions de ses alliés de circonstance, et elle redoutait que Tyne ou un autre ne finnisât par lui tirer dans le dos, motivé par la possibilité d’une juteuse récompense de la CSI, un sens du devoir mal placé, ou simplement la peur de pouvoirs incompréhensibles. L’esprit de Riggs avait beau être plutôt accessible, le respect s’y disputait avec la rancœur et les vieilles habitudes. Il fallait rester prudente. Et ne pas hésiter à disparaître au premier couac.<br /> <br />Heureusement, à eux deux, le militaire et la Jedi purent parvenir à leurs fins en à peine une heure de temps, ce qui constituait une prouesse autant qu’un soulagement. Et à peine les travaux terminés, il fallait à nouveau être mis à contribution. A nouveau, des hommes inconnus arrivaient. A nouveau, la patience et le malaise de Kryann étaient mis à rude épreuve. Le chef de la bande semblant avoir le même humour lourd, pesant et peu amusant que Tyne, Kryann anticipait déjà les maux de tête à venir. Pour une fois, elle attendait le combat avec impatience, que tout ce monde se taise enfin. Nar Shaddaa était définitivement la poubelle des vies brisées, et manifestement des carrières d’humoriste…<br /> <br />Au moins, tout ce petit monde semblait être efficace. Les armements plaisaient manifestement au sergent Riggs qui ne fit pas de commentaire supplémentaire, se contentant de s’en tenir aux faits. Quant à la troupe de mercenaires amenée par Tyne, elle se montrait professionnelle, en tout cas suffisamment pour ne pas faire d’esclandres lorsque l’Impérial donna les ordres. Les faire attendre à l’extérieur, c’était la certitude de leur couper la route… Ou de définitivement condamner la Cathar si ils retournaient leur veste. Dans sa paranoïa aiguë, Kryann ne pouvait pas s’empêcher de penser au pire, malgré les enseignements de son Maître, qui la poussait à voir le bon côté des choses. Le pessimisme de l’élève reprenait systématiquement le dessus dans ce type de situation, et elle se voyait déjà pieds et poings liés, torturée, livrée à un Hutt ou pire encore… Une situation qui la fit frissonner imperceptiblement.<br /> <br />Comme les deux autres membres de son trio infernal, elle retenait presque son souffle face aux caméras. L’arrivée de leurs ennemis lui avait paru durer une éternité. Suffisamment pour la laisser cogiter, marcher, faire les 100 pas, se refaire le plan dans la tête, encore et encore. Une idée germait dans son esprit. Une folle idée qui pouvait déboucher sur un miracle, ou sur une catastrophe. Mais n’était-ce pas ce qui guidait ses pas, aux côtés de la Force ? Être toujours sur le fil du rasoir, sur une corde raie ? Toute sa vie, depuis ls grands arbres de Cathar jusqu’à maintenant, elle avait parié sur elle-même, sur sa survie. Cette fois ne ferait pas exception, finalement.<br /> <br />Lorsque leurs invités arrivèrent, elle ne fut finalement pas surprise de la masse de soldats qui sortait. Nar Shaddaa prolifèrait d’hommes qui sont prêts à tout pour un peu d’argent, et elle ne serait pas étonnée que ces types ne fassent pas tous partie de Légion. Ou qu’ils le soient tous et que ce soit une démonstration de force. Ou, plus inquiétant, qu’ils le soient tous et que ce soit une force d’intervention classique pour eux. Rien n’étant à exclure, toujours prévoir le pire, pour la Cathar. Elle hocha vers Riggs, puis s’éloigna un peu en enlevant sa bure.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Sergent, Détective… Restez sur les hauteurs. Pour l’heure, laissons les dans le noir. Vous comprendrez vite.</span><br /> <br /><i>Elle se posta à une fenêtre et inspira à fond, s’ouvrant à la Force en fermant les yeux. Calmer sa respiration, la contrôler, jusqu’à l’oublier. Les battements de son cœur ralentirent progressivement, jusqu’à se stabiliser très bas. Habituée aux efforts, elle parvenait à se calmer rapidement désormais, à s’apaiser. Chaque battement était comme une percussion qui s’ajoutait à la symphonie de la Force dans ses oreilles. Elle pouvait percevoir chaque mouvement, chaque entité présente ici, et autour. Des centaines de vies, aussi insignifiantes que la sienne. Des milliers de destins, certains tragiques, d’autres plus joyeux. Autant de partitions qui se jouaient de concerts. Mais seules certaines l’intéressaient. Riggs. Les hommes en bas. La sienne. Et enfin…<br /> <br />Oui, c’était ce qu’elle cherchait. La représentation la plus noire de la faim, l’araignée-fléau qui habitait ces lieux. Les rares bribes d’information qu’elle avait sur elle suffisait pour la Cathar. Un allié de choix. A nouveau, elle ressentit la faim, la peur, la colère de la bête terrée ici, qui n’avait pas d’autre lieu où aller, et n’aurait bientôt pas d’autre choix que d’obéir. Dans l’esprit étriqué de l’araignée géante, Kryann s’insinua avec toute sa rage, toute sa force, y faisant couler la Force avec violence, pareille à un torrent qui emportait tout, pour les y remplacer. Elle n’allait pas juste l’inciter à attaquer, elle allait la forcer, la commander de le faire. L’heure n’était pas à la commisération, à l’empathie. C’était le prédateur que Kryann voulait. Celui qui n’était que second, après elle, sur la chaîne alimentaire.<br /> <br />Dans l’ombre, malgré les faisceaux de lumière qui s’orientaient partout, on n’y voyait pas à quelques mètres, au mieux. Entre l’obscurité extérieure et les lumières introuvables à l’intérieur, le moment était parfait. Kryann ressentait à la fois la faim du Krykna, et la peur qui commençait à habiter le cœur de leurs assaillants. La situation était parfaite. Il suffisait juste d’un pas mal placé, et l’enfer se déchaînerait sur leurs ennemis. Un enfer à plusieurs niveaux, comme de juste. En toute discrétion, la bête commençait à avancer, sous les ordres précis de la Cathar qui la guidait par le bout des crochets. Il fallait attendre. Attendre pour manger, pour survivre. Toujours attendre.<br /> <br />Une attente qui parut longue à tous. Les respirations se retenaient presque. Jusqu’à ce que l’un des assaillants ne fasse une erreur. Pourtant, elle aurait pu, elle aurait dû être minime. L’homme de tête déclencha un fil tendu. Le reste fut une réaction en chaîne. L’explosion provoquée par le fil fit chuter des caisses de plusieurs centaines de kilos sur le groupe, écrasant des têtes et des membres, emplissant l’entrepôt de cris de douleur et de terreur, la plupart éteints aussi vite qu’ils furent prononcés. La panique gagna immédiatement les hommes. Tout expérimentés qu’ils furent, ils n’auraient à aucun moment pu anticiper le Krykna qui leur tomba dessus. L’immonde bête se laissa choir du plafond, atterrissant dans un bruit sourd, mordant immédiatement le premier homme qui se trouvait à proximité, arrachant un membre dans une gerbe de sang, provoquant immédiatement la panique du reste.<br /> <br />Immédiatement, les hommes commencèrent à tirer sur la bête qui les attaquait, sans se rendre compte qu’elle était insensible aux tirs de blaster. Dans l’esprit de la créature, Kryann attisait aussi sa peur et sa faim, la poussant à en faire toujours plus. Dans les cris, dans les larmes même, le Krykna faisait un carnage, poussant les intrus à se battre sans aucune organisation. Dans le noir le plus complet, l’araignée-fléau déchirait les membres et les têtes, forçant les hommes à esquiver comme ils le pouvaient, les forçant à déclencher les pièges mis en place par Riggs, qui se montraient aussi efficaces que rudimentaires. Les rangs décimés de Légion se battaient pour leur vie et leur survie, peu importait la mission.<br /> <br />Plus haut, à travers les vitres, Kryann observait. Elle n’était pourtant pas de ce genre-là, mais elle prenait presque plaisir à les voir ainsi, confrontés à une menace invisible. Les lasers éclairaient la scène partiellement, laissant voir l’inutilité de leurs armes. Un chaos qui ne dura pourtant pas si longtemps que ça, et laissa un goût amer dans la bouche de Kryann, qui savait qu’elle devrait se salir les mains un peu plus. Les piges ne fonctionnaient plus, l’esprit du Krykna commençait à lui échapper alors que les hommes en contrebas commençaient à s’organiser, venant au corps à corps de la bête pour parvenir à la frapper et la détruire. Les bâtons et matraques électriques enfin mis en œuvre, ils parvinrent à abattre l’immonde ennemi qui s’effondra, laissant derrière elle des cadavres. <br /> <br />L’étincelle de vie qui s’éteignait dans l’esprit de la bête finit par réveiller Kryann. Pourtant pas la plus empathique, la Cathar percevait la douleur et la peur de l’araignée-fléau qui comprenait que c’en était fini d’elle. Ce fut à ce moment que la Jedi comprit ce qu’elle faisait. Elle n’était pas mieux que tout ce qu’elle abhorrait, en agissant ainsi. Alors que les coups pleuvaient, elle prit sur elle de répercuter les douleurs sur son propre corps, serrant les dents pour la supporter, apaisant le cœur meurtri de l’animal qui n’avait rien demandé. Sa vie s’échappa de son corps, sans douleur, avec un sentiment d’apaisement induit par la Cathar qui la soulagea enfin de son fardeau, au mépris de son propre corps. Lorsque le Krykna s’effondra, Kryann avait mal. Pour l’araignée, et pour elle-même. Comme si une vague d’empathie brutale venait de l’emporter. Elle serra les dents en se tournant vers Riggs.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-A mon tour. Allumez. Puis, éteignez à mon signal. Vous verrez lequel. Libre à vous de participer ou non.</span><br /> <br /><i>Agile et rapide, sabre à la main, elle fit un saut de Force d’une grâce infinie alors que les lumières s’allumaient brutalement dans l’entrepôt. Les cris de surprise se mêlèrent aux exclamations au moment où elle atterrit et que les armes se braquèrent sur elle. Elle était le centre de l’attention, et c’était ce qu’elle désirait. Pour que l’on oublie les autres. Pour que la surprise les prenne à nouveau. Sous les projecteurs, sa main se raffermit sur son sabre. La tension était presque palpable, le stress venait de monter d’un cran, mais Kryann ne ressentait plus de peur. Uniquement la clarté. Elle savait ce qu’elle avait à faire. Ne manquait plus qu’à Riggs de comprendre le signal. La lame s’alluma alors qu’elle prononçait quelques mots.</i><br /><span style="color:#2ecc40"> <br />-Vous me cherchiez, messieurs ?</span><br /> <br /><i>Immédiatement, les lumières s’éteignirent, ne laissant que la lame rouge éclairer la scène, alors que commençait une danse de mort. Vive comme l’éclair, à son habitude, la padawan usait de la Force, en abusait même, pour se déplacer à toute vitesse. Elle savait, elle sentait que les armures ne tiendront pas contre son sabre-laser, et celui-ci décrivait une chorégraphie endiablée et peu commune autour d’elle. La Cathar ne cherchait pas à renvoyer tous les tirs, non, juste ceux nécessaires, qui se perdaient dans l’entrepôt, alors qu’elle avançait à toute vitesse, frappant de sa lame ceux qui ne parvenaient pas à lui échapper. Les armures avaient beau résister parfois, le sabre finissait toujours par l’emporter. Le seul qui en réchappa fut celui qu’elle avait identifié comme leur chef. Une arme plus lourde, une armure plus grande, celui-ci vit son bras tranché, comme beaucoup d’autres, mais il était suffisamment incapacité pour ne plus représenter une menace.<br /> <br />A nouveau, sa méthode variait des méthodes de combat habituelles. Elle esquivait bien plus qu’elle ne frappait ou parait, son sabre restant très peu allumé pour ne pas qu’on puisse la suivre. A force d’allumer et d’éteindre son arme, elle fatiguait, forcée à une concentration extrême, mais elle fait tourner ses ennemis en bourrique. A elle seule, elle plongeait l’escouade dans la confusion, plus sûrement qu’elle ne plongeait son arme dans leurs poitrines. Son esprit restait parfaitement clair, analysant dix positions à la fois, les combats répétés qu’elle avait menés dictaient son style, son plan. Lucide et la tête froide, elle forçait les ennemis à tirer au hasard, slalomant entre leurs attaques, jusqu’à réduire leur nombre. A cet instant, elle savait qu’elle n’avait plus qu’une chose à faire.<br /> <br />Dans l’obscurité, de ses mains tendues jaillirent des éclairs de Force, brutaux, inattendus. Les quelques ennemis qui restaient furent frappés sans merci, sans leur laisser la moindre chance d’y échapper. L’électricité outrepassait leurs armures, tendant tous leurs membres, brûlant leurs muscles et déchirant leurs tendons, leur arrachant des cris de douleur qui seraient sans doute entendus jusqu’à l’extérieur. La lumière des éclairs illuminait les yeux de la Cathar pendant les quelques secondes que dura l’attaque. Puis, le noir retomba, en même temps que le silence et les bras de la Padawan. Ne restait qu’un gémissement plus loin, celui du rescapé estropié. Mais c’était le travail de Riggs, pas le sien.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163848</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163848</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°24<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs est occupé à confectionner quelques pièges de fortune, à l’aide de bricoles ramassées ici et là, lorsque la padawan lui annonce que ces histoires d’araignées concernent probablement une grosse bestiole affamée… Une créature horrible qu’elle indique pouvoir guider, qu’elle souhaite utiliser contre les longs manteaux. Une excellente idée qui semble toutefois bien curieuse à entendre des lèvres d’une apprentie Jedi. Le sergent aurait pu émettre une remarque désobligeante à ce sujet mais se retient bien de le faire. Foutre en rogne une donzelle qui a tout d’une Sith en devenir n’est clairement pas la solution… D’autant plus que la jeune Kryann s’avère pour l’heure une alliée de choix, qui qu’elle soit réellement. De toute manière, l’impérial préfère avoir comme associée une padawan qui sait prendre des initiatives certes douteuses mais efficaces plutôt qu’un maître Jedi qui s’en remet à ses talents de négociateur pour régler toute situation tendue, quand bien même les circonstances ne s’y prêtent pas.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">La Cathar émet ensuite des doutes quant à l’utilité de Tyne et sa fiabilité. Le sous-officier se contente de hausser les épaules. Les porte-flingues sont toujours difficiles à cerner. Il y a ceux qui jouent la carte du silence et ceux qui aiment bien se la raconter. Et d’autres qui apparaissent complètement dérangés. Il faut dire que le monde du mercenariat et du renseignement attire un sacré paquet de fous furieux et les rares individus qui sont sains d’esprit apprennent à plaisanter ou à tout prendre à la légère pour garder un semblant d’équilibre. Le fait que le cyborg se montre parfois évasif ou désinvolte n’a donc rien d’anormal. Le sergent comprend toutefois la méfiance de la padawan. Avec tout ce qui leur tombe sur la tronche, il apparaît judicieux de se montrer prudent.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Je ne pense pas qu’on ait grand chose à craindre avec Tyne. Il est un peu bizarre m’enfin ça n’a rien d’inhabituel sur un monde aussi pourri que Nar Shaddaa. D’après mon expérience, mieux vaut bosser avec un détective un peu étrange mais débrouillard plutôt qu’un type comme Doll quand on bosse sous couverture.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs soupire doucement, venant essuyer sur son front une main couverte de saleté.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- J’ai encore quelques branchements à faire mais je vous rejoins rapidement, dès que j’en ai fini ici.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le militaire laisse donc la jeune femme prendre les devants, occupé à finir ses pièges improvisés afin qu’ils soient prêts à l’usage le moment venu. C’est donc seule que la jeune Cathar se pointe dans le bureau réquisitionné par l’enquêteur, le trouvant en pleine conversation avec d’obscurs personnages. Une fois son appel fini, le cyborg se tourne vers la padawan et obtient d’elle un bref compte rendu de la situation. Selon les dires de la Jedi, l’endroit est peu propice à une embuscade mais elle semble rester optimiste. A la bonne heure !</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le cyborg sourit doucement.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- J’ai pu joindre quelques contacts. Les nouvelles sont bonnes. On aura bientôt le renfort de deux douzaines de gars bien équipés et prêts à en découdre.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#cc6666">- J’espère qu’ils sont dignes de confiance vos loustiques… Je n'ai pas besoin d'avoir une équipe de glandus dans les pattes.</span></strong> <i>Lance le sergent en pénétrant dans le bureau.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- Je connais leur patron depuis pas mal d’années maintenant. Un type fiable qui m’a sauvé plus d’une fois la mise… Et qui me doit actuellement quelques services.</span></strong> <i>Déclare Valen Tyne, serein.</i> <strong><span style="color:#ffcc33">Skippy et ses hommes sauront vous épater, faites moi confiance.</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#cc6666">- C’est ce qu’on verra.</span></strong> <i>Commente le sous-officier.</i> <strong><span style="color:#cc6666">Vous avez pu contacter nos camarades ?</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- Bien évidemment.</span></strong> <i>Répond le détective privé.</i> <strong><span style="color:#ffcc33">Kephesh a pu remettre notre mystérieux gadget à vos compagnons. Je crois savoir que le lieutenant Doll se charge actuellement d’étudier le stylo. Nous aurons probablement un retour lorsque votre agent aura des informations à nous communiquer.</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Parfait. Et sinon, vous avez pu rétablir le courant ?</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La question amuse visiblement le porte-flingue. Un grand sourire étire le bas de son visage. Il semble moqueur, comprend qu’on le cuisine, qu’on cherche à voir s’il fait son boulot correctement. L’enquêteur n’en tient pas rigueur à en juger son attitude nonchalante et décontractée.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- Oui sergent. Je suis multitâche vous savez. Je n’ai toutefois pas pris la peine d’allumer l’entrepôt, histoire de ne pas nous faire griller.</span></strong> <i>Valen Tyne marque un léger temps de pause, diverti par sa petite blague involontaire.</i> <strong><span style="color:#ffcc33">Quoiqu’il en soit, à quelques exceptions près, le réseau des caméras de sécurité semble opérationnel et on peut contrôler la fermeture des portes de l’entrepôt à distance.</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le regard de Riggs se pose sur Kryann, comme pour lui communiquer un message. L’homme continue de penser que Tyne est réglo, si l’on se fie à la lueur qui brille dans ses yeux, et il espère bien que les réponses du cyborg rassurent quelque peu la Cathar quant à ses intentions.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Excellent boulot, Tyne. Dans combien de temps vos petits copains doivent arriver ?</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Hmm. Le temps qu’ils s’équipent, qu’ils se rassemblent et qu'ils prennent les dispositions nécessaires pour ne pas se faire remarquer… Entre trois quarts d’heure et une heure je dirais.</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Chouette. Cela va nous laisser le temps de peaufiner notre embuscade. Je vais avoir besoin d’un coup de main pour déplacer des caisses, histoire de dissimuler mes pièges comme il se doit et de faire en sorte que ces mystérieux longs manteaux empruntent bien le bon chemin.</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Nouveau sourire sur les lèvres du détective privé. Une lueur mesquine vient illuminer les photorécepteurs jaunes qui remplacent ses yeux.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Avec tout ce qu’on a vu jusqu’à présent, j’imagine que notre amie Jedi peut tout à fait faire voler deux ou trois caisses en un temps record non ? J’dis ça parce que ça nous ferait gagner du temps hein… Pas parce que je suis du genre flemmard.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs réprime l’ombre d’un sourire, levant les yeux au ciel comme pour annoncer qu’il est dépité. Le cyborg n’a pas tort… Mais il lui manque l’art et la manière de demander de l’aide. Fort heureusement pour lui, Kryann ne semble pas encore décidée à lui foudroyer le derrière mais cela ne saurait tarder s’il persévère dans ses blagues pourries et ses remarques de mauvais goût. Quoi qu’il en soit, les trois compères ont du temps devant eux. Alors autant le mettre à profit et s’en servir pour préparer l’entrepôt comme il se doit.</i></span></strong><br /><br /><br /><br /></p><hr style="width:100%" /><br /><br /><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>En dépit de quelques couacs, l’équipe a bien bossé. Même s’ils n’ont pu aller au bout de leurs projets, jugés trop ambitieux de toute manière, les trois comparses ont su faire de l’endroit un véritable dédale de culs de sac et de traquenards en tout genre tout en prenant soin d’éviter les zones considérées dangereuses par l’instinct prodigieux de la padawan. Riggs achève de placer les derniers pièges lorsque les hommes de Skippy se pointent finalement devant l’entrepôt. Valen Tyne les accueille à bras ouvert, comme de vieux frères, et vient serrer avec vigueur la main du chef de la bande.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#00ffff">- Alors mon p’tit Tyne, on en est toujours à mettre les pieds dans des affaires qui puent ?</span></strong> <i>Ricane le gangster en venant claquer l’épaule du cyborg chaleureusement.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- J’ai un flair pour les contrats dangereux, c’est vrai.</span></strong> <i>Admet l’enquêteur en souriant bêtement.</i> <strong><span style="color:#ffcc33">M’enfin on est sur Nar Shaddaa. Faut pas s’attendre à avoir autre chose que des ennuis par ici.</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#00ffff">- C’est pas faux. C’est ce qui fait son charme pas vrai ?</span></strong> <i>Poursuit le criminel en offrant au porte-flingue un clin d'œil complice.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Pff. Parole digne d'une vieille enflure.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Si seulement… Bon alors, tu me présentes à tes acolytes ? Voilà deux têtes que je ne connais pas.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- Pas étonnant, ce sont des p’tits nouveaux dans le coin.</span></strong> <i>Fait remarquer sur un ton sarcastique le détective privé.</i> <strong><span style="color:#ffcc33">Voici le sergent Riggs, de l’armée impériale, et la padawan Kryann, de l’Ordre Jedi.</span></strong></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’autre a un sourire moqueur. Il croit d’abord à une blague de la vieille canaille puis comprend qu’on ne se fout pas de lui lorsqu’il croise le regard de la Cathar et de l’Impérial. Son sourire s’étire d’autant plus.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Sans déconner. Une Jedi, un soldat impérial et un détective privé qui se retrouvent coincés dans une même merde. On dirait le début d’une histoire sordide, le genre de stupidités que les poivrots aiment raconter à qui veut bien l’entendre dans les cantinas miteuses de la Bordure Extérieure.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Ouais, ouais. Je sais. Je te raconterai tout autour d’un bon verre de whiskey Corellien. En attendant, on a du boulot devant nous.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Je te prends au mot. Comment est-ce qu’on doit procéder ?</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le cyborg se tourne vers le militaire afin qu’il explique le plan d’action à suivre. Riggs est après tout l’expert de la situation. Les embuscades, il en a connu un paquet… Dans les deux sens.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#cc6666">- Il y a un groupe de dangereux individus, probablement d’anciens militaires qui se la jouent agents secrets, qu’on cherche à attirer dans un piège.</span></strong> <i>Indique le sous-officier en jaugeant le matériel porté par les hommes de Skippy.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Blasters de poing et blasters lourds, vestes tactiques, détonateurs thermiques et comlinks à la ceinture… Les types recrutés par Tyne ont du beau matos. Faut juste espérer qu’ils savent s’en servir correctement.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Les gars en question sont armés avec du matos de qualité et très bien équipés. Vos hommes auront donc un beau rôle à jouer face à eux.</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Quelques exclamations enthousiastes circulent dans les rangs. Les canailles ont hâte d’en découdre, c’est certain. Un bon point. En théorie du moins.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Puisqu’ils en ont après nous, nous allons servir d’appât et les forcer à pénétrer au sein de l’entrepôt, que nous avons arrangés à notre sauce. Votre rôle, Skippy, sera de les empêcher de sortir et de nous prêter main forte si les choses se gâtent. Vous pensez être à la hauteur de la mission ?</strong></span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong>- Bah ! Aucun problème. Ne jugez pas mes gars à leur apparence, sergent. Ils sont habitués aux missions délicates. Après tout, on a déjà eu notre lot d’opérations clandestines.</strong> </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- Il y a de nombreux appartements abandonnés dans le coin, de bonnes planques en attendant le moment de passer à l’action.</span></strong> <i>Intervient le cyborg.</i> </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#00ffff">- Dans ce cas, je vais poster mes hommes dans les immeubles environnants. On aura un excellent champ de vision et tout un tas de fenêtres depuis lesquelles tirer si ça vire au vinaigre.</span></strong> <i>Déclare Skippy avant de donner ses ordres à la bande armée qui le suit.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les gangsters prennent réception des instructions et se dispersent rapidement afin de prendre position dans les bâtiments aux alentours. Ils semblent en effet faire preuve d’un certain esprit de discipline, trait assez rare chez les criminels pour être remarqué.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#00ffff">- On reste en contact via comlink. Tu connais la fréquence, Tyne.</span></strong> <i>Ajoute le vaurien avant de s’éloigner à son tour, laissant les trois comparses seuls.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><strong><span style="color:#ffcc33">- Bon ben je crois qu’il est l’heure de donner à nos copains anonymes un petit coup de main.</span></strong> <i>Lance le détective privé en souriant doucement.</i></span></strong><br /><br /><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’enquêteur a passé un appel à quelques contacts pour faire passer l’info’ de leur position actuelle aux longs manteaux. Les hommes de Skippy sont postés dans divers appartements, prêts à entrer en action. Professionnels, les roublards observent un silence radio afin de ne pas éveiller les soupçons dans le cas où les mystérieux assaillants qui poursuivent notre trio de choc seraient équipés de matériel d’interception des fréquences. Kryann, Riggs et Tyne sont planqués dans les bureaux de l’entrepôt, les yeux rivés sur les caméras de sécurité. Tout est en place. Il ne reste plus qu’à attendre…</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Et l’attente n’est pas des plus longues. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Les hommes de la “Légion” mordent à l’hameçon. Un commando est dépêché sur place. Trois véhicules. Douze types vêtus de longs manteaux, qui se déploient méthodiquement afin de scruter les environs, armes à la main. Les mystérieux soldats piétinent sur place en échangeant peu de mots, communiquant pour  se donner des informations uniquement lorsque cela semble nécessaire. Impossible de savoir ce qu’ils se disent mais il semble évident qu’ils communiquent avec quelqu’un d’autre. Un commandant peut-être ? Ou une autre équipe ? Le sergent semble impatient d’en savoir plus. Valen Tyne est, comme à son habitude, d’une légèreté déconcertante.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Qu’est-ce qu’ils attendent pour rentrer ?</span> <i>Demande Riggs, perplexe.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Patience… S’ils flairent le piège, ils ne viendront pas. Laissons leur le temps de se rassurer.</span> <i>Répond le cyborg à sa suite, les bras croisés.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les types restent plantés là, à attendre quelque chose, les sens en alerte mais l’esprit tranquille. Puis vient finalement la réponse…</i></span></strong><br /><br /><div style="text-align:center"><strong><span style="color:#00ffff"><span style="font-family:Arial, sansserif">D’autres véhicules en approche. Deux camions blindés qui se dirigent par ici.</span></span></strong></div><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le message est succinct. Et il ne faut pas longtemps aux comparses planqués dans l’entrepôt pour confirmer sur les caméras l’arrivée des deux fameux véhicules. Les engins se positionnent stratégiquement, bloquant l’accès à la rue de chaque côté. Puis les portes s’ouvrent, laissant sortir deux dizaines de soldats énigmatiques dotés d’armures noires.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- On dirait qu’ils ont rameuté la cavalerie…</span> <i>Commente le porte-flingue, un semblant d’amusement dans la voix.</i> <span style="color:#ffcc33">Heureusement qu’on a amené nos propres renforts.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Pas étonnant. Notre amie padawan a fait flamber cinq de leurs copains en un claquement de doigt. Ils prennent les précautions nécessaires.</span> <i>Déclare le sous-officier, se frottant le menton en observant le matériel utilisé par ces commandos.</i> <span style="color:#cc6666">Ils sont lourdement armés. Au moins aussi bien que les soldats de choc de l’Impérium. Et ces armures noires… C’est pas votre indic’ qui en parlait avant de se faire descendre ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Vous avez une bonne mémoire, sergent. C’est vrai que ça colle à ce que racontait ce pauvre Saabi. M’enfin il a dû entendre des conneries parce que je ne vois pas de “type monstrueux” à l’horizon. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- C’est pas pour me déplaire…</span> <i>Fait remarquer le militaire.</i> <span style="color:#cc6666">Regardez, ils se mettent en mouvement. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Sur l’écran, plusieurs colonnes de soldats se positionnent aux diverses entrées de l’entrepôt. Les caméras situées à l’extérieur sont neutralisées d’un unique tir de blaster.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Ils se préparent à entrer.</span> <i>Souffle Riggs, une main posée sur le manche de son arme de poing.</i> <span style="color:#cc6666">Et ils savent ce qu’ils font.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les hommes de “Légion” entrent en silence, sans se presser, prenant le temps d’évaluer la situation. Ils progressent méthodiquement, tels des fantômes à l’affût du moindre bruit, du moindre mouvement. Ils communiquent à l’aide de gestes ou de signaux lumineux aussi brefs que précis.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Les longs manteaux sont restés dehors on dirait.</span> <i>Constate le détective privé avant de se tourner vers ses partenaires.</i> <span style="color:#ffcc33">Alors, qu’est-ce qu’on fait ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- On s’en tient au plan. Et on improvise si besoin.</span> <i>Annonce le sergent.</i> <span style="color:#cc6666">Kryann, on attend qu’ils trébuchent sur les premiers pièges avant de leur lancer la bête aux trousses. Et si jamais ça ne marche pas, trouvez un moyen pour qu'ils aient l'attention détournée. Quand ils seront pris par surprise, on leur tombera dessus. Identifiez les chefs d’unité. On a besoin d’eux vivants. Quant aux autres… Peu importe. Si jamais l’ennemi s’avère mieux organisé que prévu, on se replie méthodiquement en usant du terrain à notre avantage. On trouvera bien un autre endroit où les coincer.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne rigole dans son coin, sans expliquer pourquoi. Typique. Le sous-officier impérial se contente de préparer son blaster, s’en remettant plutôt au sérieux de la Jedi pour assurer ses arrières. Il lui adresse un regard qui veut tout dire.</i></span></strong><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163847</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163847</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°23<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Tyne avait repris un peu contenance, autant que la tête des opérations. Heureusement qu’il connaissait tant de monde, ça faisait de lui un allié utile, pour l’heure. En tout cas, tant qu’il était payé par l’Imperium, de ce que la Cathar comprenait. Et au moins avait-il une forme d’enthousiasme qui manquait cruellement au duo incongru qui l’accompagnait. Et Kryann comme Riggs pouvaient se comprendre. La situation semblait désastreuse de tout points de vue et coupé de leurs liens et de leurs renforts, ils devaient se débrouiller… Comme il le pouvait. Alors que Tyne marchande avec le commerçant, la main de Kryann se pose sur l’épaule du militaire.</i><br /><span style="color:#2ecc40"><br />-Je sais que la situation n’est pas idéale, Sergent, mais à défaut d’avoir foi en la Force, pensez à ce en quoi vous croyez. Ca vous donnera un élan supplémentaire. Nous sommes ensemble dans cette panade.</span><br /><br /><i>Les mots de la Cathar pourraient surprendre, mais ils n’attendaient pas de réponse. Elle n’était même pas sûre que ce soit les mots que l’homme attendait, et encore moins venant d’elle, la Jedi étrange aux pouvoirs maléfiques. Alors elle se contenta ensuite de se refermer et de suivre Tyne et Riggs. Evidemment, comme à chaque fois qu’ils avançaient, le décor semblait de plus en plus délabré, morne et putréfié. C’était un enchaînement de rues saugrenues et de passages désertés par la majeure partie de la population, en témoignait la faune locale qui s’en donnait à coeur joie. Elle sentait l’eau moisie sous ses bottes qui était spongieuse, l’odeur était affreuse malgré les respirateurs, et elle avait même l’impression de sentir l’acide sur sa peau, sensation fort désagréable pour n’importe qui…</i><br /> <br /><i>Et voir Tyne évoluer dans cette crasse n’est pas pour rassurer Kryann sur les intentions du Cyborg. Tout est pris à la légère avec lui, et c’est tout juste si il n’est pas en train de siffloter en progressant. Un instant, elle songe qu’ils seraient mieux sans lui et ses idées nauséabondes, pour ensuite repartir… Mais son Maître ne lui pardonnerait jamais cet écart. L’image de Sarina l’aidait à tenir bon, dans un sens, puisque c’était en partie pour elle qu’elle le faisait aussi. Pour la rendre fière. Mais elle n’est pas la seule à douter, à la différence que Riggs, lui, ose élever la voix, à nouveau reçu par le ton sardonique de l’informateur. Nouveau clou dans son futur cercueil. D’autant que tout ici semble vouloir les prendre et les tuer. A l’instar du militaire, elle garde la main proche de son sabre et ses sens à l’affût. Ca manque de lumière, ici aussi…</i><br /> <br /><i>La suite des événements n’est pas plus réjouissante puisque Tyne les abandonne à leur sort, trop occuper à contacter… Contacter qui, au final ? Il n’en a rien dit, mais ce serait mal joué de la part de Kryann de l’interrompre maintenant. Alors elle soupire et suit Riggs en traînant un peu les pieds. Comme lui, elle inspecte, mais elle n’a pas son œil expert. Elle sent bien qu’il calcule, réfléchit, pense à un plan, alors qu’elle serait bien incapable de faire quoi que ce soit de tout ça. Au contraire, elle se contente de suivre, au cas où quelque chose lui tomberait dessus de manière impromptue. Du coup, lorsqu’il s’adresse à elle et expose son idée, elle se contente de l’écouter. Et elle comprend l’idée, mais doute de la réalisation, et du temps...</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-J’en pense que tout dépendra du nombre d’hommes qu’est capable de nous fournir Tyne, déjà. En fonction de cela, nous pourrons improviser un piège de plus ou moins grande ampleur. Ce bâtiment ne m’inspire pas confiance et pourrait s’effondrer sur nous à tout moment. Une embuscade, certes, mais si nous pouvions ne pas participer aux combats, ce serait encore mieux...</span><br /> <br /><i>Elle fronce le museau et les sourcils à l’évocation des bêtes supposément à l’origine de la fermeture de l’usine. Une information de plus qu’elle préfèrerait oublier aussi vite...</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Si vous avez raison, alors nous devrions pouvoir nous en servir. Je me rappelle avoir lu à propos de différentes espèces, comme les Kryknas ou les araignées-fléaux… dans tous les cas des espèces agressives autant que dangereuses. Mais nous pourrions retourner cela à notre avantage si nous trouvons le nid. Laissez-moi m’occuper de cette partie, je vous serai de toute façon inutile pour concevoir des pièges, Sergent.</span><br /> <br /><i>Doucement, elle posa sa main sur son épaule avant de se détourner pour regarder un peu partout. Ces toiles gigantesques pour de simples araignées lui faisaient froid dans le dos, son instinct primal lui criait qu’ils étaient tous en danger ici, et pas pour la vétusté du matériel. Mais ils s’étaient donné une mission, et elle n’allait pas laisser tomber les deux autres, même si elle commençait sérieusement à avoir des doutes sur Tyne. Il semblait trop léger, trop imprudent pour que cela ne cache rien. Ou bien c’était sa paranoïa habituelle qui reprenait le dessus, c’était également une possibilité qu’elle ne pouvait pas écarter. Mais elle ne parvenait pas à faire confiance au cyborg, son ton décalé n’aidant en rien…<br /> <br />Rien n’indiquait la présence avérée de ces bêtes inconnues hormis les toiles. La poussière présente partout était retombée et s’amoncelait comme si personne n’était venu depuis des années, tout semblait « en ordre » dans le désordre qui s’accumulait, aucune trace de mouvement brutal. En repartant vers l’office du superviseur, la padawan se décida enfin à utiliser son enseignement. S’ouvrant à la Force, elle pouvait ressentir des présences, d’autant plus sensitives. Non loin d’elle, il y avait l’esprit inquiet et à l’affût de Riggs. Trop concentré sur sa tâche, il ne faisait pas attention à elle. Dans le bureau, Tyne était agité, en pleines discussions. Inutile de le déranger. Et en dehors, des millions, des milliards de vie. Nar Shaddaa dans toute sa décadence et sa décrépitude que l’on appelait splendeur.<br /> <br />Puis son attention se resserra sur l’entrepôt. Il y avait définitivement autre chose entre ses murs, une présence qu’elle n’avait jamais sentie, mais dont la seule existence la fit frissonner à nouveau. Une présence ancienne, étrangère, dangereuse. Il y avait bel et bien une créature inconnue tapie entre ses murs. Une seule. Mais elle n’était pas la seule créature qui ne venait pas de ce monde et qui était dangereuse. Elles étaient deux désormais. Son esprit s’ouvrit un peu plus à la Force et sa conscience chercha, à travers les méandres des présences passées et futures, celle de la bête. Le contact fut agressif. La bête était brutale, violente, affamée. Prête à frapper et à tuer s’il fallait. Les toiles étaient son moyen de repérer ses futures proies. D’autres y avaient été piégés, jusqu’à la prochaine victime. La faim la taraudait, toujours, tout le temps. L’esprit de Kryann se raffermit. Elle aussi a connu la faim, la peur et la colère. L’envie de déchiqueter ce qui se trouve sur le chemin de son unique repas. </i><br /> <br /><i>Les poings de la padawan se crispèrent en même temps que ses sourcils se fronçaient. Elle commençait même à grogner et à feuler pour elle-même, comme si elle était directement face au monstre inconnu, tapi dans l’ombre. Son instinct prenait le dessus sur le reste… Et elle sentait une rage bouillonner dans ses veines. Il y avait quelque chose, au fond de son esprit, qui lui murmurait de passer à l’action. Elle avait envie de faire mal, ça y est. De frapper, à nouveau. Riggs, non loin de là, ignorait tout de ce qui agitait la Force et l’âme de la Cathare. Ce serait si simple. Il suffirait de bien peu de choses. Silencieusement, furtivement, la jeune fille se dirigea vers lui. Il n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, lui, à cet instant précis. Sa main se tendit vers le dos de l’impérial, si proche… Et l’attrapa à l’épaule.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Riggs. Il y a une présence ici, l’infestation n’est pas due juste à « des araignées ». C’est autre chose, je ne sais pas quoi, mais elle est là, et elle a faim autant qu’elle est dangereuse. Je sais déjà que je vais pouvoir l’utiliser pour notre embuscade. Elle sera un point d’ancrage de la première vague si nous réalisons notre coup.</span><br /> <br /><i>Elle secoua légèrement la tête, comme pour retrouver l’intégralité de son champ de vision et chasser les idées macabres qui lui collaient à la peau.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Je sais que ça va vous paraître étrange, mais je peux guider ces… choses, à l’endroit de notre choix, par la Force. Elles pourraient éliminer plusieurs de nos ennemis sans dévoiler notre présence, cela ferait d’une pierre, deux coups, en espérant que nous puissions rester cachés. </span><br /> <br /><i>Puis elle promena son regard à la faveur de la lampe de son compagnon d’infortune, pointant le doigt sur différents éléments.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Je note que les accès sont au moins au nombre de trois, ce qui complique les choses pour un labyrinthe. A moins de réussir à bloquer certains accès de manière convaincante et de croiser les doigts qu’ils ne fassent pas tout sauter. Mais cela dépendra aussi de la manière dont nous ferons venir nos ennemis ici. Venez, retournons près de Tyne. Non pas que je n’ai pas confiance, mais je préfère le garder à l’oeil. D’autant que nous devons savoir si il a pu contacter Doll, Himron et Maître Sarina…<br /></span><br /><i>Elle fut la première à réintégrer le bureau du superviseur et se trouva un siège. Elle avait mal aux jambes, à force de crapahuter ainsi, et en plus, elle avait combattu. La journée commençait à être sacrément longue, et elle n’aurait pas été contre un peu de repos et de l’eau… Mais ils avaient à faire, désormais. Son regard se posa sur le cyborg une fois qu’il eut fini ses appels.</i><br /><br /><span style="color:#2ecc40">-La zone est idéale pour un combat, pour ne pas faire de victimes collatérales… Mais difficilement défendable en l’état, j’ai l’impression, même si nous pourrons nous servir de la Force. Tout dépendra de ce que vous êtes parvenus à trouver. Alors ?</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163846</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163846</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°22<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Tyne et Riggs écoutent la padawan en silence, comme suspendus à ses lèvres. En dépit de la méfiance qu’ils peuvent avoir à son égard, les hommes commencent à apprécier sa compagnie… Ou tout du moins ses aptitudes spéciales. Il faut dire qu’avoir un Jedi capable de cramer des mecs lourdement armés en quelques secondes est un atout dont on ne veut pas se passer sur la lune des contrebandiers. Et s’il y a une part d’eux qui craint encore ses pouvoirs mystérieux, les deux acolytes savent qu’ils ont beaucoup à gagner à travailler avec la jeune Cathar. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">En ces heures sombres et pleines d’incertitude, un allié Jedi vaut bien vingt ou trente soldats impériaux. C’est du moins ce que pense le sergent. Quant au détective privé… Il y a fort à parier qu’il préfère se trouver du côté de la padawan plus qu’en face d’elle à subir son courroux. D’autant plus qu’ils commencent à former une bonne équipe. Des sourires et des regards entendus s’affichent doucement sur le visage des deux humains. Ils hochent la tête, trouvant les suggestions de Kryann pleines de sens. Ou presque. </span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Vous avez de la suite dans les idées, j’aime ça.</span> <i>Admet Valen Tyne, une expression amusée aux lèvres.</i> <span style="color:#ffcc33">Vous avez raison, padawan. Je connais du beau monde parmi les pires raclures de Nar Shaddaa. Mais beaucoup d’entre eux ne feront pas l’affaire. Il nous faut des types dignes de confiance, qui ne nous trahiront pas à la moindre difficulté ou pour une poignée de crédits. Des professionnels également, qui savent faire preuve de discrétion et de discipline. Par chance, j’ai ça en réserve… Mais je ne promets rien.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le cyborg se tourne ensuite vers le sergent.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Vous pensez que votre belle au bois dormant peut nous en apprendre plus sur ce gadget ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Hmm. Doll n’est pas le poisson le plus vif de l’étang, ou le couteau le plus aiguisé du tiroir, mais j’imagine qu’il a bien une utilité… Enfin j’espère. Dans le pire des cas, vous pourrez toujours solliciter l’aide d’un de vos Fixers si notre cher lieutenant n’a aucune réponse à nous apporter.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- A la bonne heure. Espérons pour vous que votre lieutenant soit plus compétent qu’il n’y paraît… Dans tous les cas, je vais demander à Kephesh de s’occuper du stylo et de notre cadavre pendant qu’on prépare notre embuscade.</span> <i>L’enquêteur sourit de plus belle.</i> <span style="color:#ffcc33">D’autant plus que je connais le lieu idéal pour ça en plus…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Génial… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’enthousiasme du sous-officier laisse à désirer. Il faut dire que depuis leur arrivée sur Nar Shaddaa, les Impériaux ont été confrontés à un sacré tas d’emmerdes et d’imprévus. Sur la lune des contrebandiers, rien ne semble vouloir se présenter sous le meilleur angle et Riggs craint sûrement une nouvelle déconvenue. D’autant plus qu’il se sent plus ou moins à poil sans son armure, son équipement et ses camarades.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Relax’, sergent. Je gère.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La remarque arrache au militaire une sorte de grognement ronchon, ce qui semble d’autant plus amuser le détective privé. Il fait signe à ses compagnons de fortune de le suivre. Le trio quitte donc la réserve pour rejoindre la partie publique du commerce. Arrivant face au comptoir, Valen Tyne s’arrête un instant pour discuter avec le vieux commerçant.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Il se peut qu’on ait laissé un peu de bazar dans l’arrière-boutique. Mais ne t’en fais pas. Quelqu’un va venir faire du rangement d’ici peu.</span> <i>Le cyborg glisse sur le comptoir le stylo, que le ferrailleur vient doucement récupérer.</i> <span style="color:#ffcc33">Si tu pouvais me garder ça en attendant que mon ami vienne, ça m’arrangerait beaucoup.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#c10300"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Hmpf. Bien sûr Ricky, tout ce que tu veux.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Merci, Sid. Je te revaudrai ça. Et promis, je viendrai bientôt m’occuper de ta chaudière. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le vieux commerçant balaie les remerciements et les promesses de l’enquêteur d’un geste de la main, fourrant le stylo dans la caisse en grognant quelque chose dans sa barbe. Il semble avoir l’habitude des frasques du vaurien et a appris à ne plus se fier au baratin qui sort de ses lèvres. D’une certaine façon, le ferrailleur a beaucoup d’un oncle ou d’un père dans l’attitude et il apparaît plus qu’évident que les deux hommes ont une longue histoire derrière eux. Mais peu importe. Là n’est pas le sujet du jour.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Les trois compères reprennent donc leurs pérégrinations. Prochain arrêt : un vieil entrepôt désaffecté situé à quelques quartiers de là, dans un secteur industriel partiellement abandonné. L’endroit est misérable. Des filaments de brume rouge serpentent entre les bâtiments, s’échappent de bouches d’aération et de plaques d’égoût à la façon d’un mal ancien qui semble tout corrompre. Les façades des murs sont dégradées, tachées par la moisissure et l’humidité, marquées par les graffitis d'artistes de rue et frappées de symboles de gangs. Ici et là, des vitres cassées et des portes enfoncées. A quelques endroits, des poubelles renversées et des nuées de rongeurs qui se battent violemment pour les restes. Ceux qui perdent la vie au cours de ces combats finissent généralement dévorés par leurs congénères, tant la faim semble les ronger.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Les blocs d’habitations environnants n’ont guère meilleure allure. Tout ici semble dépeuplé. Les rues sont silencieuses et les rares sources de lumières qui passent au travers de volets fermés viennent d’éclairages qui ont tendance à sauter. De temps en temps, un bruit de verre cassé ou un grincement de porte. Des éclats de rire, puis plus rien. Le sergent pose doucement sa main sur la poignée de son blaster, méfiant. Son regard passe d’une fenêtre à une autre, puis vient surveiller entrées et sorties, angles morts et coins obscurs. Il est nerveux mais conserve malgré tout cette attitude professionnelle de soldat expérimenté.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Valen Tyne, à l’inverse, semble parfaitement dans son élément et ne craint visiblement aucune embuscade. Il mène ses camarades au travers de ruelles sinistres afin de contourner les grandes clôtures électriques qui ceinturent l’entrepôt et trouve finalement une brèche par laquelle s’infiltrer discrètement. Des dizaines de caisses et de conteneurs de grande taille errent ici et là, l’acier rongé par la rouille et marqué de symboles et d’insignes aussi divers que variés. Arrivé devant une porte blindée qui a connu des jours meilleurs, le cyborg sort de son sac un tournevis afin d’ouvrir le boîtier de la console, jouant avec les fils pour forcer l’ouverture. Après une bonne minute de galère, le mécanisme de la porte s’active enfin et les trois compères peuvent entrer au sein de l’immense entrepôt. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">L’intérieur est sombre et humide, lugubre à souhait. D’imposantes étagères remplies d’objets poussiéreux et de caisses abîmées se dressent dans l’obscurité tels des géants prêts à les happer d’un simple geste de la main. L’air est chargé de particules et les toiles d’araignée qui traversent le mobilier emprisonnent les squelettes inanimés de quelques droïdes de sécurité détruits par de précédents intrus. Outils et babioles en tout genre traînent parfois à même le sol, abandonnés là au cours d’un pillage quelconque, gisant à proximité de caisses éventrées ou renversées. Riggs frissonne malgré lui, pris d’un tremblement désagréable alors qu’il enjambe la carcasse dézinguée d’un droïde enfermé dans une sorte de cocon de soie.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Vous êtes sûr que l’endroit est sûr, Tyne ?</span> <i>Chuchote l’Impérial, la main serrée autour du manche de son blaster.</i> </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Vous êtes du genre trouillard, sergent Riggs ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Trouillard ? Non. Prudent ? Oui. J’aimerai bien rester en vie… Si possible. Et entier.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ah ! Vous ne craignez rien ici, sergent. Ça fait des années que cet entrepôt est à l’abandon. Une histoire d’infestation d’araignées ou un truc comme ça… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Très rassurant… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sous-officier est pourtant loin d’être rassuré par les affirmations du détective privé. D’autant plus que des bruits suspects lui viennent aux oreilles. Cliquetis organiques, sifflements distants… Ces sons-là, presque étouffés, ne passent pourtant pas inaperçus pour un type aussi nerveux et attentif que le sergent. Faisant confiance à son instinct de soldat plutôt qu’aux ragots douteux du porte-flingue, Riggs dégaine doucement son blaster, prêt à s’en servir au moindre mouvement suspect.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Après quelques minutes à errer au milieu des étagères poussiéreuses, le petit groupe passe finalement au travers d’un mur à moitié effondré. On pourrait croire qu’un objet imposant est passé au travers au vu des dégâts. Là encore, quelques toiles d’araignée avec lesquelles il faut se battre. Puis vient l’escalier qui mène directement à l’étage, vers la partie administrative de l’entrepôt avec ses nombreux bureaux.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Et voilà. Nous y sommes. Notre nouveau quartier général.</span> <i>Déclare Valen Tyne.</i> <span style="color:#ffcc33">D’ici, on a une vue imprenable sur tout l’entrepôt. Ce sera facile de surprendre nos futurs invités, d’épier leurs moindres faits et gestes.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La façade intérieure est en effet munie d’une baie vitrée qui donne une vue d’ensemble sur les innombrables rangées d’étagères. Dans l’obscurité, il est difficile d’apercevoir quoi que ce soit mais avec un peu de lumière, il est certain que l’endroit est un poste d’observation idéal.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Je vais tenter de contacter nos futurs collaborateurs depuis l’office du superviseur, et en profiter pour voir si on ne peut pas rétablir les lumières ou les systèmes de sécurité.</span> <i>Indique le cyborg, un sourire au coin des lèvres.</i> <span style="color:#ffcc33">Je vous laisse gérer le reste. Après tout, vous commencez à former une bonne équipe tous les deux.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le reste. Belle façon de désigner la chose. Un léger soupir quitte les lèvres du sergent. A lui de se taper le sale boulot. Encore. Il se dirige vers la baie vitrée, remarque la présence de plusieurs passerelles passant au-dessus de la zone dédiée à l’espace de stockage et décide finalement de passer une porte afin de s’engager sur l’une des nombreuses plate-formes afin de détailler au mieux son nouvel environnement. A l’aide de sa lampe, le militaire explore depuis sa position surélevée l’ensemble de l’entrepôt, notant les faiblesses structurelles, les points d’entrée et de sortie, les différents éléments mis à leur disposition, les endroits faciles à défendre, ceux qui le sont moins… Après avoir passé en revue le bâtiment, l’homme se tourne finalement vers sa camarade Jedi.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Hmm. Un endroit aussi vaste va être complexe à contrôler. Si nous voulons être certains de la réussite de notre plan, il va falloir ruser sévère. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Il dirige le faisceau lumineux de sa lampe vers les rangées de caisses et d’étagères en contrebas.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- On pourrait commencer par improviser une sorte de labyrinthe pour ralentir l’avancée des longs manteaux, pour les diriger vers un endroit de notre choix afin de les prendre en embuscade de la manière la plus efficace qui soit.</span> <i>Explique le sous-officier.</i> <span style="color:#cc6666">Avec toutes ces caisses à notre disposition, on a de quoi faire. On peut bloquer certains accès, en ouvrir d’autres, improviser des barricades… Le choix est vaste. Peut-être même qu’on peut trouver du matos à l’intérieur pour fabriquer quelques pièges. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sergent marque un certain temps de pause, fronçant doucement les sourcils pour réfléchir.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Cela étant, j’aurai tendance à recommander la prudence. J’ai l’impression que cet endroit n’est pas aussi abandonné que notre ami détective voudrait nous le faire croire. Si vous voulez mon avis, ces histoires d’araignées ne concernent pas de petites bestioles et je pense que Tyne prend trop à la légère les info’ qu’on lui a refilé à propos de cet entrepôt. Il y a des toiles jusqu'au plafond et vu la taille des machins, ce ne sont pas des machins de la taille d'un insecte qui ont fait ça. Votre avis ?</span></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163845</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163845</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°21<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Les réponses du captif avaient laissé Kryann aussi troublée que sa mort soudaine. Si Riggs lui-même n’y avait pas pensé, elle ne risquait pas non plus d’avoir cette réflexion. Et cette manière de se suicider alors qu’elle sentait qu’ils allaient enfin briser quelque chose en lui, une vanne, une digue, qui leur permettrait d’avoir toutes les informations qu’ils cherchaient… Elle était en colère, contre elle-même, contre le mort, contre Riggs, contre la lune des contrebandiers. Rien n’allait décidément dans leur sens, et ce n’était pourtant pas faute d’essayer.<br /> <br />De quoi avait-il parlé, au final ? D’un serpent qui se défend, d’un supérieur nommé Varan… Et c’était à peu près tout. Riggs et Valen Tyne avaient très vite fait le tour des informations qu’ils avaient récolté. Ce qui aurait pu être une réelle ouverture se révélait être une impasse, et alors que ses deux compères d’infortune échangeaient, Kryann se passa la main sur les yeux. Dans quelle espèce de galère s’étaient-ils fourrés…<br /> <br />Les explications de Valen sur l’étrange stylo n’étaient pas beaucoup mieux puisqu’elles ne faisaient qu’ajouter une couche sur l’épais brouillard qui semblait les entourer et presque les étouffer. C’était réellement aberrant de se sentir aussi impuissante pour Kryann, dans une situation qui relevait plus de la mauvaise farce que de la réelle mission. Des gadgets improbables, des alliés de circonstance inhabituels et maintenant, un suicide en direct. Elle avait l’impression qu’elle allait devenir folle. Mais elle se devait de mettre de côté toutes ces pensées scabreuses pour essayer de réfléchir en même temps que les autres. Et de rejoindre l’optimisme de Valen pour la suite, plutôt que de suivre son propre pessimisme. Il semblait tout à fait certain de son coup concernant les données contenues sur le stylo, ce qui était effectivement un bon point, mais qui prendrait du temps à être déchiffré. Mais au moins, il proposait également de s’occuper de cette fichue couvée de reptiles. Ils avançaient. A l’aveugle, certes, mais ils avançaient.<br /> <br />Son regard se posait sur Riggs. A force, elle commençait à voir quand le sergent réfléchissait. Et en ce moment, c’était à plein régime. Le militaire avait passé l’interrogatoire les yeux posés sur elle, et ce n’était pas de l’admiration qu’elle y lisait. Bah, peu importe. Tant qu’il ne lui plantait pas un couteau dans le dos, il fallait avancer. Et elle avait besoin de ses ressources, tant elle en était dépourvue au-delà de ses propres forces. Les arguments qu’il avançait ne permettaient absolument pas de trancher instantanément. Les deux chemins qui s’ouvraient à eux étaient truffés de défauts et de pièges qui ne se contenteraient pas de mordiller leur cheville à la manière d’une couleuvre. On était plutôt sur la constriction d’un boa, ce qui ne plaisait pas à la padawan.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-A l’heure actuelle, et à moins d’un nouveau tour de passe-passe de votre part, Tyne, nous sommes réduits à la portion congrue. Deux Jedi, deux mercenaires et quelques soldats. Ce n’est pas rien, mais si nous sommes réellement face à une organisation aussi dangereuse que nous le pensons, c’est un aller simple pour ne faire qu’un avec la Force. D’un autre côté, ne rien faire serait le meilleur moyen soit de tomber dans un guet-apens par inattention, soit de perdre la piste de ces… cette Légion.</span><br /> <br /><i>La main de la padawan passa sur sa nuque pendant qu’elle réfléchissait, massant lentement les muscles tendus de son cou. Une situation tout sauf idéale, quelle que soit la décision finale. Une approche directe ou rapide, ou prendre le temps de réunir les deux.</i><br /><span style="color:#2ecc40"> <br />-S’en prendre frontalement à Varan me paraît être un quitte ou double bien difficile à assumer. Il suffirait d’un rien pour mettre le feu aux poudres, et même en cas de succès, nous savons qu’ils ont des moyens de se suicider. Mais je suis aussi de l’avis du Sergent, attendre des renforts serait bien trop long. Je pense qu’il faudra se contenter de ce que nous avons déjà. A moins que…</span><br /> <br /><i>Elle s’arrêta d’un coup. A la fois son mouvement de la main et son flot de paroles qui avait plus pour objectif d’organiser ses pensées que de réellement donner une ligne directrice. Ses yeux se relevèrent vers le cyborg.</i><br /><span style="color:#2ecc40"> <br />-Vous avez dit qu’on commençait à poser des questions à notre sujet. Nous sommes sur Nar Shaddaa. Les gens détestent les questions, sur Nar Shaddaa. Si nous voulons des renforts, c’est à ceux qui sont dérangés par Légion que nous devons nous adresser. Vous devriez pouvoir trouver ça dans votre réseau de contacts. Ce ne sont pas les candidats qui manquent. Chasseurs de primes gands, Trandoshans, Hutts, même un Toydarien agacé pourrait faire l’affaire. Si nous voulons mettre le feu aux poudres sans risquer de nous brûler, il faut que ce ne soit pas notre main qui guide la flammèche. Tyne, pouvez vous vous renseigner à ce sujet ?</span><br /><i> <br />Puis son regard s’orienta sur Riggs et elle lui fit un sourire. Et pour une fois, ce n’était pas mesquin. Ni arrogant. Ni carnassier. Non, c’était un vrai sourire, comme si une illumination venait de la prendre, et lui donnait un nouveau point de vue.</i><br /><span style="color:#2ecc40"> <br />-Vous l’avez dit vous-même, sergent. Du matériel d’espion ou de forces spéciales. Ce n’est pas ça qui manque dans la Galaxie, mais cela réduit considérablement les pistes si nous considérons que notre homme était en bas de l’échelle. Cela veut dire que, d’une manière ou d’une autre, ils ont eu accès à du matériel militaire. La Galaxie est à couteaux tirés depuis plus de quinze ans maintenant, les stocks doivent être supervisés de près.</span><br /> <br /><i>Elle désigna le stylo tenu par Tyne, et son sourire s’élargit quelque peu, rendant presque le visage de la Cathar agréable à regarder, si seulement ses yeux jaunes n’étaient pas aussi fixes.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Et notre début de piste commence par cet objet. Il y a sûrement un fabriquant, un numéro de série, n’importe quoi qui permette de l’identifier à coup sûr. Notre porte d’entrée est celle-là. Et la seconde, c’est le Lieutenant Doll. Il est du BSI, c’est ce que vous disiez, non ? Si ces gens-là n’ont pas accès à ce genre d’informations, je ne vois pas qui dans l’Imperium pourrait. Sergent, si nous remontons la piste du matériel, nous tomberons à un moment ou un autre sur un nom, un manifeste de fret, un acheteur, n’importe quoi qui nous reliera aux serpents que nous cherchons. Ca ne devrait pas prendre tant de temps, je pense. Et cela nous permettra d’expliquer aux autres dans quelle panade nous nous sommes fourrés…</span><br /> <br /><i>Le ton était nettement plus assuré et assumé. La Jedi coupait la poire en deux entre les propositions, et aménageait surtout du temps pour progresser et comprendre. Même si il était hypocrite de sa part de ne pas vouloir se jeter dans la gueule du loup, au vu de ses actions passées. Peut-être que l’on pourrait mettre cela sur une prise de conscience. C’était à souhaiter. Les bras croisés sous la poitrine, elle attendait surtout la réponse de ses deux compagnons d’infortune.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163844</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163844</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°20<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs se poste derrière le prisonnier, prêt à intervenir en cas de besoin. Les bras croisés sur la poitrine, l’homme écoute et observe l’échange entre la Cathar et le mystérieux assaillant qu’ils ont capturé. La Jedi pose des questions, cherche à comprendre qui il est, ce qu’il fait. L’autre se contente dans un premier temps de répondre de manière cryptique. Il semble prendre un malin plaisir à faire tourner en bourrique la padawan. Kryann perd rapidement patience.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">En face, le bougre commence à tourner de l'œil, à manquer de souffle. Un étau invisible se resserre autour de sa gorge. Devant un tel usage de la Force, le sergent ne dit rien, ne bouge pas d’un pouce. Une fois encore, il s’estime bien heureux de ne pas être du mauvais côté… Mais s’inquiète tout de même en constatant l’étendue des pouvoirs de l’apprentie Jedi. Dans un coin de sa tête, le militaire en vient à se dire que les gars de l’ACTU ont raison d’être sur les nerfs face aux sensitifs, quels qu’ils soient. Il comprend mieux l’attitude méprisante du colonel Swedberg vis-à-vis des Jedi à présent et en vient à penser qu’il ferait mieux de redoubler de vigilance pour ne pas être pris de court. Après tout, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer par la suite… </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Quoi qu’il en soit, le prisonnier finit par céder à la pression. Il commence à parler. Et la Cathar décide de prendre à part le sergent afin de discuter de la suite. A défaut de lui faire complètement confiance, Riggs lui reconnaît une certaine efficacité.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Hmm. Je ne suis pas encore certain de savoir à quoi on a affaire. On dirait une sorte de culte ou de secte paramilitaire. Mais je préfère encore garder mes réserves tant qu’on en sait pas plus.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sous-officier se frotte le menton, perplexe.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Vu qu’on a une ouverture, je peux en effet essayer de lui tirer les vers du nez. En espérant qu'il ne parte pas complètement en vrille. S’il est bel et bien “programmé”, qui sait ce qui peut arriver ? Restez vigilante. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Impérial et Jedi échangent donc de place. C’est désormais au sergent de mener l’interrogatoire. Il prend le temps d’observer le type qui lui fait face, le détaillant de haut en bas. L’homme respire bruyamment, cherchant à récupérer son souffle après avoir été partiellement privé d’air. Des gouttes de sueur commencent à perler sur son front. Il est nerveux, ça se voit.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Reprenons… Pour qui tu bosses ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Légion… Nous sommes Légion…</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Légion. C’est le nom de ton groupe ? </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Oui… Si je tombe, un autre prend ma place.</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je vois. Qu’est-ce que vous branlez sur Nar Shaddaa ? Tu veux bien nous dire ? </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le captif refuse cette fois-ci de répondre. Il grimace, cherche visiblement à résister à l’étreinte invisible de la Jedi. L’Impérial n’insiste pas, de peur de voir le type d’en face se braquer pour de bon. Mieux vaut y aller petit à petit.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ok. Pas de problème. Sujet sensible hein ? Passons à autre chose alors. Qui sont ces hommes en noir ? Tu les connais ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je… Je ne… sais… rien.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’homme se penche en avant, serre les dents. Il lutte pour ne pas parler, balance la tête d’avant en arrière. Plusieurs gouttes de sueur tombent au sol.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Tu ne sais rien ? Vraiment ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Le serpent… Le serpent se… défend. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Retour à la case départ. Ok. Nouvelle approche.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Tu as un nom ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Mon nom n'a pas... d'importance. Je suis Légion... Si je tombe, un autre prend ma place. </span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je vois. Un bon petit soldat anonyme donc. Et ton chef ? Il est Légion lui aussi ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Nous… sommes… tous… Légion… Aaaargh. Gnnn. Hmpf.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le prisonnier commence à trembler. Une larme coule le long de sa joue. Il suffoque, cherche à se débattre. Puis une ouverture se présente de nouveau lorsqu’il arrête de résister. Le captif laisse son corps se détendre, il penche la tête en avant, expirant bruyamment.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Varan…</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Varan ? C’est le nom de ton supérieur ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Oui… <i>L’homme esquisse l’ombre d’un sourire triste.</i> Qui frappe les buissons… en fait sortir les… serpents.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Plusieurs larmes creusent des sillons sur les joues du mystérieux assaillant capturé. Il en vient à se mordiller l’intérieur de la joue. Puis soudain… Un craquement. Le bougre se met à trembler de plus belle. L’écume lui monte à la bouche alors qu’il se laisse balloter d’un côté sur l’autre par de violentes vagues de spasmes. Le temps que Riggs se lève de sa chaise pour lui porter assistance, il est déjà trop tard.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le sergent prend le pouls puis lève la tête vers Kryann.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Mort.</span> <i>Soupire le sous-officier.</i> <span style="color:#cc6666">Cet enfoiré avait une capsule de cyanure dans la bouche et on a rien capté. Bordel… J’aurai dû le voir venir !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne choisit bien son moment pour revenir dans la pièce. Voyant le gars complètement inerte avec de l’écume aux lèvres et les têtes ignares de ses comparses, le cyborg comprend rapidement que le salopard s’est fait la malle. Comportement lâche ou sacrifice héroïque ? Question de point de vue. Quoi qu’il en soit, le prisonnier est mort et les réponses sont bien maigres…</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- J’en conclus que notre ami n’a pas été des plus loquaces… Il a balancé des info’ au moins ?</span> <i>Demande le détective privé, presque dépité mais pas vraiment surpris.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Pas grand chose. Il fait partie d’un groupe appelé “Légion” et son patron serait un certain “Varan”. Si on avait pas tenté de nous flinguer, j’aurai clairement pu prendre ça pour un début de fable foireuse.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Hmm. Varan hein… Pas banal.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Une idée derrière la tête ? Ça vous inspire quelque chose ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Peut-être bien…  Il y a un type dans une cantina qui avait un tatouage de varan dans le cou… Est-ce au Puits Sinistre ou à l’Espoir Perdu qu’on l’a croisé ? Hmmm. Ah ! Définitivement le deuxième après réflexion.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Et vous pensez que c’est une piste sérieuse à suivre ? Un pauvre tatouage que n’importe qui pourrait porter ?</span> <i>L’interroge le sergent, perplexe.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- C’est sûr que dit comme ça, ça peut paraître con.</span> <i>Valen Tyne se met à sourire bêtement, amusé.</i> <span style="color:#ffcc33">Mais ce type au tatouage de varan n’avait rien d’un gars ordinaire quand j’y pense. Il avait peut-être la dégaine d’un péquenaud mais un quelque chose de militaire dans l’attitude. Ce quelque chose, il essayait de le gommer comme s’il ne voulait pas qu’on s’en aperçoive. Un profil plus ou moins similaire aux longs manteaux que notre amie Jedi a plombé. Vous voyez ce que je veux dire ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est vrai qu’au vu des circonstances et des éléments… Ce n'est peut-être pas un hasard. Bon, admettons que ce type soit bien le Varan évoqué par notre cadavre, qu’est-ce qu’on fait ? Je doute qu’il soit resté bien au chaud dans sa cantina miteuse à attendre qu’on lui tombe dessus… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Pas besoin d’aller le chercher… Il viendra à nous.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’enquêteur marque un temps de pause, tirant de sa sacoche l’étrange stylo.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je n’ai pas plus d’info’ que vous concernant notre très sympathique organisation de tueurs et de comploteurs. Il n’y a rien sur les réseaux Holonet du coin à propos d’un culte lié au serpent ou d’une armée privée arborant ce reptile comme symbole. Et mes informateurs sont bien silencieux à ce sujet. Cependant, on a une carte à jouer avec ce petit joujou…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le cyborg effectue plusieurs manipulations sur le stylo, un compartiment secret s’ouvrant afin de faire sortir une petite tige métallique.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Vous voyez ? On peut écrire avec… Comme un vrai stylo. Mais également transmettre ou recevoir des instructions. Il suffit de se connecter à une borne Holo et le tour est joué.</span> <i>Valen Tyne lance l’objet à l’Impérial afin qu’il puisse l’observer de plus près.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ce genre de truc n’est pas commun. Du matériel d’espion ou de soldat des forces spéciales. Et je parie que ce qu’il y a dessus est encrypté. On ne pourra pas y accéder à moins d’avoir les bonnes accréditations.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- C’est plus que certain… Et c’est là tout l’intérêt. Ça veut dire qu’il y a des info’ très croustillantes à choper. Je connais quelques Fixers qui pourraient passer au travers de la sécurité et nous donner accès aux dossiers. Je vais demander à Kephesh de venir récupérer ce chouette gadget et le corps de notre copain. Il s’occupera de faire les commissions pendant qu’on s’occupe de secouer les puces à tête de varan.</span> <i>Le détective privé reprend le stylo entre ses mains.</i> <span style="color:#ffcc33">A ce qu’il paraît, on commence à poser des questions à notre sujet. La disparition de leur petit camarade semble faire remuer les longs manteaux. Avec un peu de chance, si on joue bien nos cartes, on peut conduire nos copains reptiles dans un piège et faire la lumière sur toute cette histoire en capturant leur chef.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Long silence. Il faut dire que ça fait beaucoup à prendre en considération. Riggs, en bon militaire, semble déjà réfléchir à toutes les éventualités. Il calcule les enjeux et les risques, détermine la logistique qu’une telle opération peut nécessiter… Finalement, il donne son avis.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est… Risqué. D’autant plus qu’on se lancerait dans le vide. Si vous voulez mon avis, on ferait mieux de bien préparer notre coup. Trouver un lieu idéal pour une embuscade, acquérir du bon matos, rameuter des renforts… On risque toutefois de manquer de temps pour ça. Et une opération improvisée peut rapidement finir en bain de sang.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le cyborg acquiesce en silence puis se tourne vers Kryann.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- La padawan a t-elle un avis à nous partager ?</span></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163843</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163843</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°19<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Si l’honnêteté avait du être la principale qualité de Kryann, elle aurait posé les mains sur les genoux et aurait demandé quelques minutes de pause, le temps de reprendre son souffle. Mais il n’y avait pas de temps à perdre, justement, et comme toujours depuis des mois, elle devait continuer, aller de l’avant, et ne surtout pas se laisser submerger par ses émotions ou par la situation. Alors quand elle les conduit, certes à sa manière, elle se contente de se laisser guider tout en écoutant ce qu’ils ont à dire. Le matériel militaire, c’est leur rayon, pas le sien. Un jour peut-être, à force de côtoyer ces énergumènes, mais pour l’heure, elle est bien incapable de comprendre. D’autant plus qu’à ses yeux, un blaster est un blaster : un ustensile destiné à faire des trous dans autrui.<br /><br /> <br />D’ailleurs, les deux la regardent comme si elle pouvait les bouffer. Inutile de leur proposer de confirmer ou d’infirmer cette impression, qu’ils se tiennent à carreau et tout ira bien pour la Padawan qui n’a certes aucune idée de ce qu’elle est censée faire désormais. Toute cette histoire n’a absolument aucun sens, un vaisseau fantôme, un informateur tué quasiment à bout pourtant au moment le plus inopportun, des hommes armés comme du temps de l’Empire, et maintenant, un étrange tatouage qui ne lui rappelle rien malgré les innombrables livres qu’elle a pu engloutir lors de ses longues soirées en solitaire sur Endor.<br /><br /> <br />Finalement, elle est bien contente de les voir faire. Valen Tyne offre un couvert, et Riggs se montre plutôt efficace, récupérant sur leur prisonnier un certain nombre d’ustensiles, aussi variés qu’incongrus. Le stylo notamment retient autant l’attention de Riggs que de Kryann qui le prend un instant entre ses doigts. Mais la technologie, à l’instar de la géopolitique, de l’empathie et de la compréhension humaine, lui échappe totalement, si bien qu’elle n’en tire absolument rien pour l’heure. Tout au plus rejoint-elle l’interrogation de Riggs, sans pourtant ajouter un mot. Celui-ci finit d’ailleurs par dévoiler le mystérieux serpent à nouveau. Une fois, c’est une coquetterie. Deux, c’est un schéma. Restait à comprendre. Mais rarement ont-ils été si flous.</i><br /> <br /><span style="color:#2ecc40"> -Restez derrière lui. Sait-on jamais, votre présence pourrait l’intimider, même sans armes pour le moment. Voyons ce que nous pouvons en tirer.</span><br /><br /> <br /><i>Elle ne sait pas du tout comment mener un interrogatoire, ce sera une première. Et alors, le pire, c’est qu’elle ne sait absolument pas ce qu’ils cherchent. Si au moins ils avaient un début du bout de la pelote à dérouler, alors elle pourrait appuyer là-dessus… Mais non, rien. Alors, quand leur victime se réveille, elle se contente de s’asseoir en face, et de lui parler quand il commence à s’agiter.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Inutile de chercher à vous détacher ou à fuir, vous êtes actuellement attaché, en infériorité numérique. Mon ami derrière ne se le laissera pas dire deux fois.</span><br /><br /> <br /><i>Le type grommelle un borborygme inaudible dans sa barbe qui pourrait être n’importe quoi tant il ne s’applique pas.</i><br /><br /> <span style="color:#2ecc40"><br />-Commençons par le début. Savez-vous qui je suis ?</span><br /><br /> <br />-Jedi…<br /><br /> <i><br />Ce qui était autrefois un titre de respect sonne et claque désormais comme du venin dans la bouche de l’homme qui ne se contente pas de ça et crache même à la figure de la Cathar qui doit se mordre la joue pour ne pas le gifler en retour… Ou pire. Mais elle parvient à garder une once de sa dignité et s’essuie de la manche de ses vieux vêtements.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-En effet. Et, conformément aux légendes qui entourent les Jedi, je n’ai pas eu de mal à défaire votre petit groupe. Inutile de les chercher, ils sont morts. Alors, devons nous compter sur une potentielle entière disparition ? Qui êtes-vous ?</span><br /><br /> <br />-Nous sommes légion…<br /><br /> <i><br />La phrase est prononcée comme si ça devait avoir un effet, mais Kryann s’en moque. Elle est surtout à moitié mangée, comme si il avait bien du mal à se réveiller. Ce qui se comprendrait au vu des coups reçus. La Cathar doit à nouveau se retenir pour regarder Riggs et voir ce qu’il en pense. Ils auront bien le temps d’échanger d’ensuite, pour l’heure, elle garde ses yeux posés dans ceux du type attaché.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Qu’est ce que je suis censée comprendre ?</span><br /> <br /> -Légion. Si je tombe, un autre prend ma place.<br /><br /> <br /><i>Encore une phrase pleine de non-sens, pompeuse et sans doute tirée d’une dialectique censée être innovante et motivante. Kryann écoute, mais elle commence déjà à s’impatienter. Si Sarina était là, elle saurait, elle, quelles questions poser. Mais elle n’est pas là, et la Jedi ne va certainement pas se mettre en porte à faux en espérant que son Maître la sorte à nouveau de ce pétrin.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Vous êtes nombreux ?</span><br /><br /> <br />-Si je tombe, un autre prend ma place.<br /><br /> <br /><i>La réponse fait tiquer la Cathar. Ca lui rappelle ses jeunes années. Quand on lui répétait les mêmes phrases en boucle, encore et encore, de manière à lui faire oublier qui elle était. Elle avait failli sombrer, à l’époque, et il s’en était fallu de peu, en réalité.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Le tatouage, que représente-t-il ?</span><br /><br /> <br />-La connaissance et l’infini. Nous sommes légion.<br /><br /> <span style="color:#2ecc40"><br />-Quel est votre objectif ?<br /></span><br /> <br />-La liberté. Penser et apprendre.<br /><br /> <br /><i>Cette fois, Kryann s’agace légèrement. Elle n’aime pas le ton de l’homme qui se veut hautain alors même qu’il est attaché et désarmé, pratiquement nu sur une chaise dans une boutique pourrie sur l’une des pires planètes de la Galaxie. Sa main se serre, et en même temps, elle sent la Force qui afflue en elle, elle entend les leçons qui lui reviennent. Avec finesse, elle commence à appuyer sur la trachée de l’homme qui tousse un peu et la regarde toujours.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Je n’ai pas la patience de mes pairs. Pourquoi est-ce que vous nous avez attaqués ?</span><br /><br /> <br />-Le serpent se défend… Lorsqu’il est attaqué.<br /><br /> <br /><i>A nouveau, une métaphore. Son discours était définitivement appris par coeur, recraché à l’envi, ce qui allait largement compliquer les choses par la suite. Comment apprendre quoi que ce soit d’un homme qui était bien trop lobotomisé pour penser par lui-même ? La chance ne leur avait pas souri et ils n’avaient pas tiré le bon lot… Sa main se crispe un peu plus et la pression s’accentue sur la gorge de l’homme.</i><br /><br /> <span style="color:#2ecc40"><br />-Mais nous n’avons attaqué personne. Alors, pourquoi ?</span><br /><br /> <br />-Le… le serpent… se défend… <br /><br /> <br /><i>Sa respiration, pareille à un simple filet d’eau, devient de plus en plus difficile, et son visage commence à se tendre à mesure qu’il comprend l’influence de la Jedi sur lui. Peut-on réellement appeler Jedi un individu prêt à la torture ? Un vaste débat. Mais son efficacité semble à même de briser la glace.</i><br /><br /> <br />-Les… Ils ont dit… Trop d’informations…<br /><br /> <br /><i>A ces mots, Kryann relâche immédiatement la pression avant de se relever et de tapoter la joue de son prisonnier, puis de faire signe à Riggs de la suivre, laissant l’homme dans le noir. Elle trouve un endroit isolé pour le sergent et elle, croisant les bras.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#2ecc40">-Il semble prêt à nous partager des informations. J’ai choisi de laisser le doute s’instiller dans son esprit. Lui qui aime tant les serpents devrait apprécier le poison de la peur… Je vous propose d’échanger nos places, pour voir ce qu’il en fera, maintenant. Jusque là, j’admets que… je ne vois pas grand-chose en ressortir, si ce n’est qu’il fait partie d’une organisation qui me semble codifiée, notamment avec des comportements… d’esclavagistes. Bourrage de crâne et lavage de cerveau. A votre avis ?</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163842</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163842</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°18<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs ne sait pas ce qui l’inquiète le plus… Il faut dire qu’entre ces mystérieux assaillants qui veulent leur faire la peau et la Cathar qui les transperce de débris de verre et d’éclairs, il y a de quoi se faire du mouron. A ses côtés, Valen Tyne ne dit rien. Il se contente d'assister, curieux mais également stupéfait, à cet impressionnant étalage de pouvoir. Les deux compères comprennent qu’il serait bien stupide de chercher les noises à la Jedi et au fond, cette neutralisation brutale des agresseurs, aussi bénéfique soit-elle, ne fait que renforcer la méfiance naturelle que le sergent peut avoir pour ceux et celles qui maîtrisent les mystères de la Force… D’autant plus qu’il ne se souvient pas d’une telle démonstration de force sur le destroyer maudit. Il ne sait pas encore s’il doit garder ça pour lui ou partager ses craintes avec son supérieur mais il s’admet plus chanceux d’être dans le “bon” camp. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Après tout, il n’aimerait pas se faire embrocher la panse par des dizaines d’éclats de verre ou se faire exploser la tronche par une tempête d’éclairs, ça non. Ce ne sont pas les cadavres de ces énigmatiques attaquantes qui diront le contraire.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Quoi qu’il en soit, la dynamique au sein du groupe semble soudainement changer. Kryann, qui s’était contentée jusque-là de suivre le mouvement sans broncher, se retrouve maintenant à mener la troupe. Et puisqu’elle vient d’impressionner les deux hommes de la façon la plus spectaculaire qui soit, ces derniers ne trouvent pas le courage (ou la volonté) de remettre en question le caractère entreprenant de la Cathar.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Riggs se contente donc de ligoter leur nouveau prisonnier tandis que Valen Tyne, en bon détective privé, s’arrange pour sortir de sa besace un appareil pour prendre plusieurs photos de ce mystérieux tatouage repéré par la Jedi. Lorsque l’Impérial les rejoint finalement, il semble perplexe.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Un serpent hein… Cela ne me dit rien, à première vue. Mais ça pourrait être un signe d’appartenance à une unité militaire ou bien le symbole distinctif d’un gang. Peut-être même l'emblème d'une secte. Tyne, vous avez connaissance de groupes basés sur Nar Shaddaa ayant un rapport quelconque avec le serpent ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Pas vraiment non. Je vais demander à Kephesh de faire une recherche avec les clichés que je viens de prendre. Il pourra peut-être nous éclairer sur ces gens-là. </span><i>Répond l’enquêteur, examinant les dépouilles avec l’oeil affuté d’un expert.</i><span style="color:#ffcc33"> Mais ce qui est certain, c’est que ce sont des professionnels, vous aviez raison sur ce point, sergent.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Il pointe du doigt différents équipements utilisés par les assaillants que la padawan vient de refroidir abruptement.</i> </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Vestes tactiques dissimulées sous les manteaux, appareils de communication avec fréquences cryptées et… Ce que je préfère. </span><i>Le cyborg pose la main sur un blaster, un sourire aux lèvres.</i><span style="color:#ffcc33"> Un SE-14r. Du bon vieux matos impérial comme on aime. Et pas de la première jeunesse à ce que je vois. Il a dû servir un tas de fois. J’ai remarqué un E-11 sur le gars du fond. Et l’autre, à côté, avait un DH-17. Que du flingue du militaire… Ce qui me laisse penser que… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Que nos types sont des soldats ou d’anciens soldats ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Tout juste.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Ils n’ont pas le temps d’aller plus loin dans leur réflexion, Kryann revenant soudainement vers eux pour leur indiquer qu’il est temps de partir. Elle n’a pas complètement tort. Au vu du carnage, il y a fort à parier que les forces de sécurité du Cartel sont déjà en chemin. Et il se peut qu’un autre commando d’assassins se lance à leurs trousses. Se tirer de cet endroit de malheur est donc une excellente idée mais Riggs et Tyne savent tous deux que les ennuis les poursuivront où qu’ils soient. Cette mystérieuse attaque n’est pas le fruit du hasard et tant qu’ils n’auront pas tiré au clair cette histoire de fantômes, il est plus que probable qu’on cherchera à les faire taire.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Les deux lascars emportent donc leur prisonnier à bout de bras, suivant la Cathar sans se poser de question. Ils embarquent à bord d’un transport, très certainement volé, puis se laissent conduire par la Jedi. S’ils n’osent pas aborder le sujet de peur de voir la padawan se fâcher, les compères se demandent toutefois si elle conduit comme elle combat : en adoptant une approche frontale. La réponse arrive rapidement. Si elle fait preuve d’une grande habileté au volant de son véhicule, Kryann manque par endroit d’emboutir une poubelle, l’angle d’un bâtiment ou un panneau quelconque. Ses réflexes sont néanmoins impressionnants et Riggs, peu habitué à ce genre de conduite extrême, commence à se sentir malade. L’estomac retourné par les secousses et les virages serrés, le soldat tient toutefois bon afin de ne pas perdre la face.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Il y a un commerce pas loin d’ici qui pourrait servir de planque le temps que les choses se tassent. Son proprio’ me doit un service alors il ne dira rien si on se pointe dans sa boutique avec un gars saucissonné comme un bout de viande. </span><i>Indique le détective privé en insérant les coordonnées de l’établissement dans la console de bord.</i> <span style="color:#ffcc33">Cela nous laissera le temps de voir si notre copain tueur a des choses de valeur sur lui… Et nous évitera d’avoir à compromettre la sécurité de nos camarades en ramenant à la maison un type dont on ne sait rien.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sergent, luttant pour ne pas vomir, se contente d’acquiescer en silence. Il semble d’accord avec la proposition du cyborg. Autant éviter de ramener les ennuis chez Tyne. D’autant plus qu’avec Doll et Himron dans les vapes, une équipe de tueurs professionnels aurait vite fait de foutre un sacré bordel. Tout le monde étant d’accord sur la marche à suivre, le landspeeder fonce vers la nouvelle destination. La boutique n’est qu’à quelques rues de la cantina, idéalement située dans une rue qui semble peu fréquentée à cette heure. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">La devanture du commerce ne paie pas de mine. La vitrine expose quelques vieilles bricoles poussiéreuses, la peinture de la façade semble se détacher par endroits et l’enseigne lumineuse a très clairement perdu de son éclat d’antan. C’est l’avantage des vieux établissements du genre… Ils semblent tellement insignifiants qu’ils n’attirent pas l’attention sur eux. De tels endroits sont donc idéals pour conduire des affaires louches, rencontrer des gens plus que douteux ou mener diverses activités requérant une certaine discrétion comme c’est le cas aujourd’hui.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le propriétaire ne semble pas vraiment surpris lorsque Valen Tyne et ses compagnons débarquent dans sa boutique avec un corps inconscient dans les bras. L’homme, un vieux gaillard maigrichon à la barbe hirsute et au regard perçant, se contente de sourire en voyant le détective privé s’introduire dans son commerce en traînant dans son sillage camarades étranges et colis suspect.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#c10300">- Les vieilles habitudes ne changent pas à ce que je vois… La pièce du fond est libre, Rick.</span> <i>Lance le ferrailleur, occupé à brosser plusieurs morceaux d’un blaster démonté.</i> <span style="color:#c10300">A</span></span><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#c10300"> l’occasion, si tu pouvais venir jeter un coup d'œil à la chaudière…  Je crois qu'il y a un problème de tuyau percé ou de diffusion de chaleur. J'en sais trop rien à vrai dire.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je m’en occuperai dès que je peux, Sid. T’en fais pas.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le vieux commerçant lâche une sorte de ronflement moqueur qui s’apparente à une affirmation, laissant la bande passer derrière le comptoir avec son chargement encombrant. Le cyborg conduit ses acolytes dans un couloir, puis vers la fameuse pièce du fond qui s’avère être une grande réserve où différents objets sont entreposés sur de grandes étagères. L’enquêteur apporte une chaise sur laquelle Riggs s’empresse déjà de ligoter le prisonnier.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- On a pas encore vérifié s’il avait un tatouage comme son copain. Sergent, vous vous en occupez ? Je dois m’absenter deux minutes pour faire part de nos découvertes à Kephesh, histoire qu’il ne s’inquiète pas et qu’il commence à chercher des info’ de son côté. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne se dirige vers la sortie puis s’arrête sur le seuil, se retournant en souriant doucement.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Oh j’oubliais… Essayez de voir s’il n’a pas un traceur sur lui. Ou une connerie du genre. Manquerait plus qu’on se fasse surprendre parce qu’on a pas été foutu de le fouiller correctement. Et je n'aimerai pas foutre le vieux Sid dans la merde.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La remarque arrache à l’Impérial un grognement sourd, sorte de réponse dépitée. Mais le détective a raison. Il ne faut pas laisser de côté la menace que représente un potentiel traceur. Après s’être assuré que le survivant du mystérieux commando soit bien attaché à la chaise, pieds et poings liés, Riggs entreprend de le fouiller minutieusement à la recherche de tout ce qui pourrait lui sembler dangereux ou suspect. Il arrache au prisonnier un comlink qu’il laisse allumé, histoire de surprendre une potentielle communication sur la fréquence que ces hommes utilisent, divers chargeurs de blasters et gadgets suspendus sur la veste tactique ainsi qu’un étrange stylo.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Pas banal comme trouvaille. Je me demande bien à quoi ça peut servir… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sous-officier cherche ensuite une quelconque marque sur le corps du captif, tout tatouage ou motif de serpent qui pourrait créditer l’hypothèse selon laquelle il s’agit d’un emblème de groupe. Il finit bien par trouver une telle chose sur le poignet de l’individu. Un serpent se mordant la queue, comme celui que Kryann a pu observer sur le cadavre d’un de ses camarades.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Bingo. Reste plus qu’à savoir à quoi correspond ce symbole.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sergent se tourne vers Kryann.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Alors “Boss”, vous voulez qu’on lui secoue les branches pour le faire parler ? </span></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163841</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163841</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°17<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Valen Tyne ne lui inspirait pas confiance. Sinon, pourquoi aurait-elle proposé à un homme, un impérial, de l’accompagner ? Sans doute pas par pure envie de compagnie ou de resserrer les liens. La Cathar était indéfectiblement, inéluctablement solitaire, et se faire ainsi escorter par un représentant d’une force galactique n’était pas pour lui plaire. Mais les paroles de son Maître restaient vivaces dans son esprit : faire profil bas, faire montre de diplomatie et d’ouverture d’esprit, se montrer coopératifs et à l’initiative d’un rapprochement. Autant d’arguments qu’elle avait bien du mal à entendre. La petite compagnie ne manquerait pas d’une certaine ironie, voire de satire… <br /></i> <br /> <i><br /> En voyant Riggs hésiter, elle n’a pas de mal à comprendre. Il ne lui fait pas plus confiance que l’inverse ? Peut-on réellement lui donner tort ? Les Impériaux sont presque élevés à haïr la Force et leurs utilisateurs, il l’a vue brandir son arme et il a pu voir ses comportements. Fantastique duo qui se hait et travaille ensemble par pur opportunisme. Les voies de la Force étaient décidément bien obscures parfois. Cependant, le vague entrain que peut ressentir la padawan est vite douché par la question naïve du sous-officier. Nar Shaddaa n’était pas un nid à ennuis, c’était le nid à ennuis ultime, celui dans lequel on ne se vautrait pas par choix. Aussi, quand Tyne énonce les diverses menaces et types de malfrats existants, cela tire un sourire sarcastique à la Jedi qui a déjà vu tout cela, et même pire. <br /></i> <br /> <i><br /> Le petit trio fait vite s’effacer le sourire, cependant. Un signe de tête pour son Maître, qui acquiesce en retour, et vogue la galère. Galère magnifiquement illustrée par Riggs qui ne manque pas d’agrémenter l’aller d’une anecdote de son cru. Il y avait quelque chose d’étrange à l’écouter ainsi. Pour Kryann, tous les Impériaux sont les mêmes, et savoir qu’ils peuvent se tirer dans les pattes eux aussi, comme ça lui était arrivé au Sanctuaire était une sorte d’épiphanie inattendue. Non pas que cela le rende nettement plus sympathique, mais au moins plus… vivant. Moins suspendus par les fils d’un marionnettiste. D’autant que l’histoire en elle-même, si elle manquait quelque peu de panache et de rebondissement, avait le mérite d’éclairer sur la vacuité de leur condition de stormtrooper. Pour autant, elle ne se joint pas aux rires. <br /></i> <br /> <i><br /> Kryann se montre peu active de fait, silencieuse, même mutique, se contentant d’écouter les racontars de la lune des contrebandiers. Tout ces bouges ont la même identité : un nom étrange et peu racoleur, une clientèle fade, maussade et violente, et un goût de misère. Et pourtant, c’est tout juste si elle ne se crispe pas un peu plus à chaque pas. Tant de vies, tant de destins se croisent ici, pour la plupart misérables et funestes, mais certains bien plus impressionnants, anciens et presque oubliés de tous… La Force était omniprésente, gênant considérablement les sensations de la Cathar qui pourtant fait mine de rien et avance mécaniquement, de bar en bar et d’histoire en histoire… Sans vraiment trouver quoi que ce soit d’intéressant. Mais Valen Tyne semble tenir à son salaire et à sa réputation. <br /></i> <br /> <i><br /> Le dernier pub est comme les autres. Même clientèle, mêmes regards, même désintérêt pour la vie, même sensation qu’y mettre le feu serait rendre service à beaucoup de monde. Mais elle continue de suivre le mouvement, de ne pas faire de vagues. C’est ce qu’on lui a demandé, et elle s’exécute. L’énorme type au crâne dégarni est encore plus… misérable que les autres. Il devrait même inspirer de la pitié à la Jedi, mais elle n’y parvenait décidément pas. Heureusement que le masque à oxygène sur son visage masquait son rictus... <br /><br /></i> <i><br />Mais cette fois, la discussion prenait une tournure intéressante. Si, à nouveau, Kryann ne participait pas, laissant une oreille attentive alors que son regard se promenait sur la salle, elle était tout de même intéressée. Bien sûr, c’était maigre au possible, et tout cela ne les emmenait que dans une nouvelle impasse, au final, mais au moins avaient ils quelque chose à rechercher. Des hommes mutiques en armure noire, des disparitions, des entrepôts secrets… Enfin quelque chose qui attisait la curiosité de la Cathar. Malheureusement, elle ne pouvait pas planter là ses acolytes et encore moins leur dire de se lever pour aller voir immédiatement. Il lui faudrait prendre son mal en patience. Juste avant de se rendre compte que l’agitation tant attendue vient d’entrer dans la pièce.<br /><br /></i> <i><br />Lorsque Riggs hurle, Kryann est presque debout. Son instinct lui ayant hurlé de se méfier, elle était déjà prête à se jeter sur le côté. Bien lui en prit puisque les traits lasers vinrent à la fois frapper sa position et le contact de Valen Tyne. Inutile d’espérer quoi que ce soit pour lui, il était probablement mort avant que son corps ne heurte la table. Tant pis, c’était trop tard, heureusement qu’il avait pu donner les informations avant de s’effondrer. De toute façon, elle n’aurait rien pu faire. Tirer son sabre et le montrer à la vue de tous, c’était se suicider et se retrouver la cible de tous. Le chaos est son allié à cet instant, avec tout ces civils qui courent, qui tombent les uns sur les autres, s’écrasent pour être les premiers à sortir, et meurent sous les lasers des intrus qui ne semblent pas choqués à l’idée de faire des victimes civiles.<br /><br /></i> <i><br />Kryann n’était pourtant pas la Jedi la plus empathique, loin de là. Pire, elle abhorrait cette planète et ses habitants, cautions malgré eux d’un système qu’elle vomissait et haïssait. Trop d’années passées au service d’un Hutt, esclave d’envies inavouables et violentes. Mais l’enseignement de Sarina avait laissé des marques profondes dans le coeur de la Cathar, et son sang ne fait qu’un tour en voyant le massacre. Le regard vide d’un Rodien mort croise le sien et lui fait serrer les dents, la décidant enfin à agir. Sa nature profonde lui intimait pourtant de rester cachée, de se couvrir les oreilles et d’attendre que le déluge de feu et de plasma ne passe. Mais cette fois, elle ne pouvait pas rester cacher. Les leçons étaient trop ancrées en elle pour qu’elle laisse passer cela.<br /><br /></i> <i><br />Bien sûr, il était hors de question de brandir son sabre. La lame rouge la cataloguerait automatiquement comme ennemie que ce soit dans le bar, aux yeux de Tyne si il avait survécu, et même du reste du quartier. Comme toujours, les exactions Sith restaient dans la mémoire collective, comme une pensée primitive égale à la peur du noir. Alors il faudrait se débrouiller au maximum sans son arme. Ses oreilles sensibles pouvaient déjà entendre les armes enchaîner les tirs, à des cadences qu’elle parvenait à définir au bruit. Cinq bien distinctes, signe à la fois d’une hétérogénéité de la troupe et d’un certain professionnalisme. Sans doute étaient-elles même modifiées ? Il suffisait d’attendre le bon moment…<br /><br /></i> <i><br />A l’affût, Kryann n’attendait qu’une chose. Le bruit d’une arme qui s’enraye, déchargée entièrement, un mouvement, peu importe. N’importe quoi qui romprait la routine des tirs. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine, elle ferma les yeux un instant. La Force. La Force l’accompagnait. Puis d’un coup, l’absence de bruit. Immédiatement, les genoux se plient et Kryann saute de derrière le comptoir. D’un geste vif, elle déboucle sa cape et atterrit devant l’un des hommes en train de tirer. La cape s’enroule autour de l’arme, le laissant pantois un instant. Une seconde, une seconde de trop. Le poing de la Jedi s’abat sur sa gorge, coupant sa respiration, alors que son genou remonte brutalement, lui assénant une béquille pour le forcer à ployer. Enfin, dans un mouvement fluide et brutal, elle l’achève d’un coup de pied retourné à la tempe. En à peine quelques secondes, l’homme est à terre, et Kryann est au coeur de la mêlée, prête à se battre.<br /><br /></i> <i><br />Bien sûr, les hommes étaient des professionnels. C’était loin d’être leur première excursion, et ils avaient l’habitude de la résistance, et ce n’était pas une petite étrangère qui leur tiendrait tête. Immédiatement, deux d’entre eux se jettent sur elle pour l’attraper, un brin trop tard. D’un mouvement acrobatique, la disciple du Shien se dérobe à l’embuscade, atterrissant un peu plus loin. Sans perdre de temps, elle invoque la Force, faisant usage de tous les débris de verre, de table et de déchets qui jonchaient le sol, les faisant léviter avant de les projeter brutalement vers ses ennemis. Les éclats se plantent dans les vêtements, les chairs, lacèrent et blessent, tirant des cris de douleur et de surprise. <br /><br /></i> <i><br />Ce qui aurait été suffisant face à des amateurs ne l’étaient pas. Passée l’étonnement, les hommes épaulent leurs armes. A nouveau un brin trop tard, ils commencent à canarder la position de la Cathar qui file à nouveau comme le vent. Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de voir un Jedi à l’oeuvre, le spectacle est stupéfiant. Tout en courant, bouteilles, chaises et verres volent à nouveau vers les hommes, les obligeant à mal viser, à esquiver, les réduisant à l’état de pantin, et surtout, vidant leurs chargeurs. Au moment où une arme s’arrête de cracher son feu mortel, Kryann change brusquement de direction. A nouveau, elle saute, glisse, et vient envoyer un spectaculaire coup de pied dans les parties intimes de l’homme désormais doublement désarmé, avant d’utiliser un plateau attrapé plus tôt pour l’assommer. <br /><br /></i> <i><br />La Jedi reste insaisissable. Les trois hommes restants ont beau essayer encore et encore, tirant ou tentant de l’attraper, la Cathar se dérobe encore et encore, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Pourtant, en réalité et comme toujours, elle commence déjà à s’épuiser. Les combats long ne sont jamais son fort, payant là sa faible constitution. Elle tire la langue, et se retrouve contrainte de s’arrêter, perdant là son unique avantage, sa vitesse et son temps d’avance. Immédiatement, un trait de blaster la prend à l’épaule et la fait basculer par dessus le comptoir, écrasant bouteilles et verres.<br /><br /></i> <i><br />Son épaule la brûlait atrocement, faisant monter les larmes aux yeux. Elle souffrait visiblement, sur le sol jonché d'éclats de bouteilles et de verres brisés, la forçant à la tenir. La blessure avait beau être superficielle, l'éclair de douleur était suffisant pour sonner la Cathar pas du tout habituée à ce genre de situations. La douleur la transperçait, et lui faisait perdre à moitié la tête. Elle serrait les dents, son épaule de sa main, en essayant de se redresser. Mais une voix s'agitait à nouveau dans sa tête. <br /></i> <i><br /> <span style="color:#c10300">Pitoyable... Alors que tu pourrais simplement profiter d'enseignements supérieurs, avec lesquels tu n'aurais même pas eu à te fatiguer... C'est pourtant si simple, mais non, tu choisis de te rendre la vie difficile, sombre idiote. </span><br /></i> <i><br /> Il ne fallait pas grand chose à Kryann. L'adrénaline du combat, la déception d'être touchée, la douleur qui la faisait tressailler, et finalement la provocation la fit craquer. Avec un cri de rage, elle surgit à novueau de derrière le comptoir, et de ses doigts jaillirent des éclairs bleus de Force qui vinrent tout à la fois toucher ses ennemis qui ne s'y attendaient clairement pas, et le reste du mobilier. La tempête qu'elle déchaînait dans le bar était suffisamment violente et aléatoire pour ne rien épargner, si ce n'était Riggs et Tyne, toujours planqués dans l'attente d'une ouverture. Les étrangers valsèrent contre les murs, leurs nuques faisant des angles bizarres, leurs corps tressautant encore un moment alors que le silence retombait. <br /></i> <i><br /> Rien ne venait plus briser le silence sinon la respiration lourde de la Cathar qui grinçait des dents. La main à nouveau plaquée sur son épaule douloureuse, elle se dirigea vers ls types, dans l'espoir sans doute vain de trouver quelque trace d'identité ou d'appartenance à un groupe. Qui avait bien pu les suivre jusque ici ? Etaient-ils seulement là pour eux, ou bien pour le contact de Valen Tyne qui reposait désormais dans sa graisse ? Elle ôta finalement sa main de sa blessure en se rendant compte que ça ne servait à rien, pour retourner l'homme qu'elle avait assommé. Il était encore vivant. C'était un bon point. <br /></i> <i><br /> Ses yeux se relevèrent vers Riggs, croisant son regard un instant. <br /></i> <br /> <span style="color:#008e02">-Celui-ci est encore en vie, on peut attendre qu’il se réveille ou l’emmener. Les autres ne causeront plus de problèmes.</span><br /><br /> <br /><i>Tout en parlant, elle analyse le corps, cherchant un quelconque indice, n’importe quel signe qui pourrait signifier une quelconque allégeance. Pas d’uniforme, pas d’arme typique, pas de papiers non plus évidemment. C’eut été trop simple. Sa main vint frotter sa nuque alors qu’elle grimaçait à nouveau, lorsque son œil fut attiré par l’un de ceux qui avaient été frappés par la foudre. Ses vêtements avaient brûlés à certains endroits, laissant de larges pans de sa peau à l’air libre. Et sur celle-ci, à la base du cou, se trouvait un signe. Un serpent se mordant la queue. Kryann se rapprocha, intriguée.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Venez voir. Celui-ci a un… on dirait un tatouage, mais sans encre. Comme si il était gravé à même les peaux.</span><br /><br /> <br /><i>Elle laissa Riggs analyser ça, peut-être avait-il plus de connaissances qu’elle, et elle se dirigea vers les autres. Rien. Sans doute un marquage tribal, une fantaisie de l’homme alors ? Mais ça lui semblait étrange. Les modifications corporelles de ce type étaient plutôt rares, et souvent ostentatoires, finalement. Le cacher ainsi sous un vêtement ? Son esprit lui soufflait que quelque chose pouvait avoir une importance.<br /><br /></i> <i><br />Toute à sa réflexion, ses pas la conduisirent dehors. Un X-34 trônait dehors, sans doute le véhicule de leurs assaillants, et également la cible de nombreuses convoitises. C’était leur porte de sortie. A nouveau, elle s’engouffra à l’intérieur.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Vite, venez. Emportez celui en vie, nous devons le faire parler. Il y a un landspeeder dehors, je vous conduis.</span><br /><br /> <br /><i>Et ce qui fut dit, fut fait. Forte de son expérience sur son propre vaisseau, Kryann se montrait habile au pilotage, s’engouffrait dans les ruelles les plus escarpées possibles pour échapper à la vigilance d’un patrouilleur qui les aurait pris en chasse. L’expérience n’était clairement pas des plus agréables, d’autant plus qu’elle sentait le regard des deux autres sur elle...</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163840</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163840</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°16<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto">crépitant. Valen Tyne se glisse sous la table pour éviter les tirs, le sergent préférant pour sa part se jeter par terre en se saisissant de son propre blaster pour riposter. Le contact du détective n’a pas le temps de réagir correctement. Plusieurs tirs viennent lui transpercer la couenne avant qu’il ne puisse comprendre ce qu’il se passe et il s’écroule lourdement sur sa banquette, mort.<i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Un vent de panique se propage rapidement dans la cantina, les clients se ruant vers la sortie ou cherchant un abri alors que les traits laser se mettent à fuser de toute part. Dans ce chaos, difficile de distinguer ceux qui sont hostiles de ceux qui ne le sont pas. Les silhouettes se mêlent les unes aux autres, les corps commencent à tomber ici et là, le mobilier est par endroit fracassé ou renversé… Au milieu de la confusion, le cyborg et le sergent parviennent à rallier le comptoir, s’en servant comme d’une barricade de fortune.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Où est la Jedi ?</span> <i>Demande alors l’enquêteur, baissant la tête en voyant les tirs fuser autour de lui.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Aucune foutue idée ! Je l’ai perdu de vue !</span> <i>Soupire le sous-officier, cherchant à évaluer les risques.</i> <span style="color:#cc6666">Ces enfoirés sont bien entraînés. Je n’arrive pas à les voir mais j’en ai compté au moins cinq avant qu’ils ne se mettent à nous canarder la tronche.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Alors ces histoires de revenants sont vraies hein…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Faut croire que oui et il semblerait bien que nos fantômes tiennent à le rester !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs et Tyne sont comme deux cons, blasters en main, planqués derrière le comptoir en attendant qu’une occasion se présente pour riposter. Si ces gars sont des pro’, pas la peine de prendre le risque de se faire flinguer pour rien. Malgré lui, l’Impérial se surprend à s'inquiéter pour Kryann. Où est donc passée cette foutue padawan ?</i></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163839</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163839</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°16<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Apprendre de la bouche du détective qu’il n’est pas un agent impérial semble avoir un effet certain sur la Cathar. Valen Tyne ne s’en offusque pas. Nombreux sont ceux qui méprisent son travail parce qu’il fouine dans les affaires des autres. D’autres le détestent parce qu’il est une sorte de mercenaire de fortune et ne voient donc en lui qu’un type attiré par l’appât du gain, ce qui n’est pas entièrement faux… Avec le temps, le cyborg a fini par s’habituer aux changements de réaction, au mépris ou au dégoût. Ce n’est pas la première fois qu’il déçoit quelqu’un et ce ne sera pas la dernière, il le sait. Dans ce métier, on fait régulièrement des insatisfaits.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Il sourit bêtement. Tant qu’il fait bien son boulot et qu’il est payé à sa juste valeur, peu lui importe de connaître les états d’âme de ses clients et de leurs camarades. Enfin faut-il pour cela qu’ils restent en vie… Car visiblement l’apprentie Jedi semble bien pressée de se faire suriner la couenne dans un établissement douteux.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Elle propose au sergent de vérifier les dires de l’enquêteur privé. Le militaire hésite un instant. Son supérieur est au plus mal, Doll est dans un état déplorable et ses deux compères sont absents. Il est donc le seul impérial disponible pour cette tâche. Un groupe certes restreint aura plus de chance de passer inaperçu. Mais les dangers sont nombreux sur la lune des contrebandiers… Et la mort attend à tous les tournants. Il faut mieux assurer ses arrières et avoir pour seule alliée une padawan qui n’en fait qu’à sa tête n’est pas pour le conforter dans l’idée de la suivre dans les bas-fonds de Nar Shaddaa.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Cette histoire de vaisseau fantôme l’intrigue toutefois suffisamment pour qu’il accepte de l’accompagner. Découvrir la vérité qui se cache derrière ces rumeurs le motive assez pour qu’il daigne faire confiance à la jeune Kryann. Il acquiesce d’un signe de tête.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est d’accord. Je vous accompagne. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Ah ! Sacrée paire que voilà. Mais vous n’irez pas bien loin sans un guide…</span> <i>Commente Valen Tyne, un sourire amusé aux lèvres.</i><span style="color:#ffcc33"> Laissez moi cinq minutes pour me changer et je me charge de vous conduire dans ces nids à ennuis.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Nids à ennuis ? </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’interrogation du sous-officier arrache au cyborg un rire mesquin.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Bienvenue sur Nar Shaddaa l’ami. Si on ne cherche pas à vous détrousser au moins deux fois dans la même journée, alors que c’est que vous êtes né sous une bonne étoile. Et je ne parle même pas des escrocs de première catégorie, des gangs violents et des trafiquants en tout genre qui pullulent dans les quartiers où je compte vous conduire. Croyez moi, sans un bon guide, vous avez de bonnes chances de vous faire délester de quelques poignées de crédits ou de litres de sang.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Charmant… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La réponse ne manque pas de faire sourire de plus belle le détective privé. Il part se changer dans sa chambre sans plus tarder. Doll, un paquet de glace sur la tronche, semble s’être assoupi dans le canapé. Himron se rafraîchit les idées dans la salle d’eau, jurant par moments, probablement surpris par la froideur de l’eau. Il se perd dans ses pensées, parle tout seul dans son coin, s’agace après le pommeau de douche. Riggs aurait bien aimé filmé la scène mais il doute que son supérieur apprécie la blague…</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Lorsque l’enquêteur revient finalement, il apparaît métamorphosé, méconnaissable. L’homme a troqué son habituel chapeau de feutre et son long manteau pour un bleu de travail crasseux de mécanicien. Un bonnet couvre sa tête. Une paire de lunettes de soudage dissimule ses yeux artificiels et un foulard usé cache le bas de son visage. Une petite sacoche abritant divers outils ainsi qu’un blaster de poche est passée en bandoulière. Affublé de la sorte, Valen Tyne n’est plus le fringant cyborg dont tout le monde s’arrache les services mais ressemble plutôt à un pauvre type comme il en existe des milliers dans les bas-fonds de cette misérable lune. </span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- J’ai pris soin de contacter Kephesh afin de l’informer de notre petite virée en ville… Il a accepté de veiller sur vos amis. Et puis avec une Jedi pour lui tenir compagnie, rien ne peut leur arriver en notre absence.</span> <i><span style="color:#000000">I</span>ndique le détective.</i> <span style="color:#ffcc33">En route ! </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Plutôt que de prendre son véhicule personnel pour se rendre dans le quartier de tous les vices, le vieux cyborg choisit plutôt la discrétion en conduisant ses nouveaux acolytes jusqu’à la station de transport la plus proche.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Au fait, je m’appelle désormais Rick. Rick, mécano du secteur Duros. J’vous conseille de faire de même et de vous trouver une histoire banale. N’allez pas balancer sur tous les toits de Nar Shaddaa que vous êtes Jedi et Impérial.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Rick hein… J’ai connu un Rick à une époque. Un technicien impérial stationné sur Coruscant.</span> <i>Commente le sergent, plongé dans de vieux souvenirs.</i> <span style="color:#cc6666">Un type sympa… Mais un peu con. Je crois me rappeler qu’il a voulu impressionner sa hiérarchie en traquant les Jedi dans les bas-fonds de la capitale peu après l’avènement de l’Empire Sith. Curieusement, on a plus jamais entendu parler de lui.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le commentaire arrache à l’enquêteur une sorte de sifflement moqueur. Des officiers bourrés ou sévèrement amochés, des techniciens qui s’estiment plus vaillants et forts que des Jedi… L’armée impériale dont on vante partout l’efficacité et la puissance semble plutôt gangrénée d’abrutis et d’incompétents. Ah ! Les joies de la propagande… On efface les exploits désastreux pour enjoliver ce qui peut l’être… Quoi qu’il en soit, Valen Tyne comprend mieux pourquoi l’Empire a par deux fois chuté. Avec de tels incapables pour diriger et protéger les instances impériales, pas besoin d’ennemis.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Gardez ça pour vous, Riggs. Sauf si vous tenez à faire passer les Impériaux pour des abrutis.</span> <i>Se contente de répondre le cyborg, un soufflement amusé quittant ses lèvres.</i> <span style="color:#ffcc33">Une chance pour vous que je ne sois pas payé à colporter ce genre d’histoires… Quoi que. Qui sait ? Peut-être que mon prochain contrat ira dans ce sens.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’autre grimace.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Espérons que l’Impérium continuera de vous payer grassement dans ce cas. Enfin c’est ce qui m’arrangerait le plus… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les deux compères explosent de rire. Le groupe rejoint finalement une queue de passagers attendant de pouvoir embarquer à bord d’un bus aérien. Les gens s’entassent dans le transport, s’installent sur les banquettes, s’agrippent aux barres. L’engin décolle doucement puis fonce vers les profondeurs de l’immense ville. Le bus traverse différents secteurs de la sous-cité, déversant son flot de travailleurs misérables et engloutissant par la même occasion un contingent entier de passagers au caractère acariâtre. Au sein de cette masse silencieuse, plusieurs gangsters armés qui n’hésitent pas à intimider plus faibles qu’eux pour obtenir quelques crédits faciles.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Valen Tyne baisse la tête, joue volontiers le rôle d’un ouvrier qui ne veut pas avoir d’ennuis avec les membres d’une quelconque organisation criminelle.</span></strong></i><br /><br /><span style="color:#ffcc33"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Pas de vague… Pas de gestes brusques. Évitez de croiser leur regard et ils vous laisseront tranquilles. Enfin en théorie…</span></strong></span><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"> <i>Chuchote le cyborg à ses comparses.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Par chance, les détrousseurs semblent plutôt de bonne humeur aujourd’hui et les ignorent volontiers pour se diriger vers un type nerveux qui cherche à dissimuler son sac dans son dos. Le détective privé invite discrètement ses partenaires à descendre au prochain arrêt. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le secteur 340-NJ de Nar Shaddaa n’a rien du coin paradisiaque où l’on aimerait finir ses jours… Connu de manière officieuse sous le nom de ville sanglante, il se dégage en effet de ce district quelque chose de répugnant. L’air y est étouffant et les odeurs qui émanent des différents conduits de ventilation sont un mélange de produits chimiques et de déjections fétides. Il y a de quoi tourner de l'œil… D’autant plus qu’une sorte de brume rouge s’étend sur l’ensemble du secteur, donnant à ce pan de ville un côté sinistre. L’air vicié irrite les voies respiratoires, si bien qu’il n’est pas rare de rencontrer des individus frappés par d’impressionnantes quintes de toux, parlant avec des voix distordues par une exposition prolongée dans la brume ou victimes de crises d’asthme.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- On ne craint pas grand chose à rester ici une heure ou deux… Mais si on s’attarde plus longtemps, on finira probablement dans le même état que ces pauvres âmes.</span> <i>Déclare Valen Tyne, gardant près du visage son foulard.</i> <span style="color:#ffcc33">Courtoisie de la Corporation Arealleath… C’est son usine qui déverse cette brume rouge. Je ne sais pas ce qu’elle y fabrique mais ça me semble plus que douteux si vous voulez mon avis.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’homme fourre une main dans sa sacoche, en tire quelques masques à oxygène qu’il distribue à ses camarades.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Tenez, ça vous évitera de finir avec les bronches pleines de saleté.</span> <i>Indique l’enquêteur en enfilant son propre dispositif sur son visage.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Une fois les équipements de survie installés sur le bout du nez, les trois compères font la tournée des établissements du coin à la recherche d’informations sur le mystérieux vaisseau fantôme qui semble intriguer Impériaux et Jedi. Les sources du cyborg sont nombreuses, souvent éméchées ou planant du fait des substances avalées, et les informations données doivent être prises avec des pincettes. On évoque bien un vaisseau revenu d’outre-tombe, un destroyer stellaire à la carcasse partiellement abîmée, un monstre d’acier dont un flanc est entaillé ou présente une immense plaie béante. Il est dit qu’il apparaît parfois en orbite pour se ravitailler, puis disparaît aussi sec pour une destination inconnue. On parle d’un équipage de fantômes, de morts-vivants peu loquaces. Peu d’individus ont réussi à entrer en contact avec cette armée sinistre et nombre de ceux qui ont obtenu un entretien n’en sont jamais revenus.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Sortant d’une énième cantina douteuse, Valen Tyne apparaît perplexe. Jusqu’à présent, les informations obtenues n’offrent aucune piste concrète à suivre et l’on peut douter de la fiabilité des “témoignages”. Il se tourne vers ses deux comparses.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Bon… C’est pas bien folichon tout ça. Deux trois ragots de types bourrés… Des histoires plus fantastiques que des holo films pour enfants et aucun nom précis… Autant dire qu’on a rien.</span> <i>Soupire le détective.</i> <span style="color:#ffcc33">Mais il me reste encore une carte à abattre. Heureusement pour vous, j’ai gardé le meilleur pour la fin.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Il espère sincèrement que son dernier contact aura des choses intéressantes à dire. Après tout, le cyborg n’aime pas particulièrement l’idée de passer pour un idiot devant un soldat impérial et une apprentie Jedi. L’enquêteur emmène donc ses partenaires du jour dans les ruelles malfamées et polluées du secteur, évitant les zones contrôlées par les gangs et les coins occupés par divers drogués et autres individus peu engageants. Il sait où il va et ça se voit. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le détective privé s’arrête finalement devant la devanture d’un établissement qui, comme beaucoup d’autres en ce bas monde, ne paie pas de mine. L’enseigne lumineuse indique “Le Trou sans Fond”. Un nom de cantina qui ne manque pas de faire sourire Riggs malgré lui. Il entrevoit là le sombre état d’esprit des habitants de la lune des contrebandiers. Enfer sur Terre, Trou sans Fond, Espoir Perdu ou encore Puits Sinistre… Il faut dire que les bars du coin n’inspirent pas vraiment la joie et la bonne humeur. Et que dire des légions de types désespérés qui noient leur chagrin, leur misère et leur colère dans la boisson ? </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le sergent en a suffisamment vu aujourd’hui pour savoir que Nar Shaddaa est une vaste prison à ciel ouvert. Ou presque… Car il est vrai que la plupart des habitants ne voient pas la lumière du jour, résidant dans les tréfonds de l’immense ville. Quoi qu’il en soit, les beaux établissements de jeux et de plaisirs des quartiers huppés ne sont qu’une distraction pour couvrir la misère et la corruption qui règnent en maître en ce bas monde. Il suffit de foutre les pieds dans les taudis qui gangrènent la surface de la lune pour avoir un aperçu général de la vie telle qu’elle est réellement sous le jour du cartel des Hutts et des organisations criminelles qui leur paie tribut.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Valen Tyne invite ses deux comparses du jour à entrer au sein de cette énième cantina, la dernière de la longue liste d’endroits infâmes visités semble-t-il. La petite bande se fraie un chemin entre les tables occupées par des ouvriers peu bavards et autres manutentionnaires fourbus de fatigue, respire les vapeurs toxiques de quelques aliens fumant la pipe puis se dirige vers une alcôve où l’enquêteur reconnaît son contact. Le fameux “copain” du détective privé est un type obèse et imposant, au crâne chauve couvert de rides et dont la mine pataude lui donne un air peu malin. Les quelques accessoires de soudage accrochés à sa tenue d’ouvrier couverte de cambouis donnent des indications sur son boulot. Il s’agit d’un métallurgiste et à en juger la tronche qu’il tire il semblerait bien que son métier soit des plus pénibles.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le regard éteint et fatigué du bougre semble soudainement s’illuminer lorsqu’il voit qui se pointe à sa table. Il écarquille les yeux, se met à sourire.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#44b8ff"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Nom d’un Bantha ! Ricky ! Deux mois sans nouvelle… Je te croyais mort. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ah ! Ne m’en parle pas. Surtout qu’il y a un fond de vérité là-dedans. On m’a “réquisitionné” pour faire de la maintenance dans la ville morte. Pas eu mon mot à dire, comme tu te doutes bien.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Un vilain mensonge qui semble toutefois prendre auprès du contact. L’homme ne se pose pas de question, croit sur parole le vieux “Rick”.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#44b8ff">- Tous des raclures ces enfoirés de bureaucrates.</span> <i>Soupire le bougre, reniflant bruyamment.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- J’te fais pas dire. Presque pire que ces salopards du cartel… Quoi que… Vu qu’ils bossent pour eux, ça revient au même.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La remarque fait rire le métallurgiste. Son regard se tourne vers les deux acolytes de l’enquêteur travaillant sous couverture.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#44b8ff"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Des amis à toi ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ouaip. Tout droit tirés des tréfonds de la ville morte. Ne fais pas attention à leur tronche cadavérique… Quand on côtoie les morts de trop près, on finit par leur ressembler. Enfin c’est ce qui se dit apparemment. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#44b8ff">- Et tu t’es dis que ce serait une bonne idée de leur faire prendre l’air dans le secteur 340-NJ. T’es quand même un sacré tordu ! </span><i>Répond le gars en riant de bon cœur.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Bah quoi ? Y’a quand même une nette amélioration… Passer de la ville morte à la ville sanglante, c’est déjà pas mal. Et qui sait ? Peut-être que dans quelques années, on pourra les envoyer près des étoiles dans les beaux quartiers. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#44b8ff"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ah !  J’avais oublié à quel point tu pouvais être moqueur… Mais venez donc vous installer à ma table. Restez pas plantés là comme des glandus. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les trois comparses s’installent donc sur la banquette, Riggs se tenant toutefois en bout de table afin de pouvoir surveiller discrètement le va-et-vient des clients. L’imposant (et non pas moins obèse) métallurgiste commande à boire. Et lorsque les boissons sont finalement distribués, l’homme trinque avec son vieux copain et ses nouvelles connaissances.</i></span></strong><br /><br /><span style="color:#44b8ff"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">- Bon alors, quoi de neuf Ricky ?</span></strong></span><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Pas grand chose… Que ce soit ici ou ailleurs, le travail est toujours aussi pourri. Et toi ? Toujours fasciné par ces histoires de vaisseaux fantômes ? </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#44b8ff"><span style="font-family:Arial, sansserif">- M’en parle pas ! J’ai dû arrêter de fouiner… Trop risqué.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Bah ça alors… J’me souvenais pas que t’étais aussi trouillard ! Depuis quand t’es devenu superstitieux ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#44b8ff">- Pfff. T’es con. C’est pas ça… </span><i>L’ouvrier s’enfile une rasade d’alcool.</i> <span style="color:#44b8ff">Tu te souviens de mon cousin Iven ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Le mécano qui travaille dans les chantiers navals du cartel ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#44b8ff">- Tout juste. </span><i>L’homme se penche en avant, s’assure que personne d’autre n’écoute autour d’eux et chuchote.</i> <span style="color:#44b8ff">Il m’a révélé un jour que des types mystérieux ont pris possession de plusieurs quais des chantiers navals… Ils ont commencé à recruter parmi les ouvriers du coin, à faire l’acquisition d’entrepôts et de hangars… Des dizaines de soldats armés se sont soudainement mis à apparaître. Des gars en armure noire, peu loquaces… Certains particulièrement imposants d’ailleurs, presque… Monstrueux. Différents. Enfin c’est ce que mon cousin a dit.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je vois. Tes fantômes ont donc un semblant d’existence.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#44b8ff">- Eh ! Qu’est-ce que tu crois. J’ai beau picoler comme un trou, je sais encore ce que je raconte.</span> <i>Répond l’autre, sirotant une nouvelle gorgée d’alcool.</i> <span style="color:#44b8ff">Ils sont venus réquisitionner mon cousin un jour… Il a dû bosser sur des modèles TIE comme plusieurs de ses collègues. Boulot bien payé mais sacrément épuisant. Peu de pauses, des nuits courtes, des gardes impitoyables qui jouent avec leurs nerfs, un employeur inconnu, des tas de règles à suivre… Bref, pas la joie quoi. Quelques-uns de ses camarades ont cherché à en savoir plus sur la provenance des appareils et sur les origines de ces soldats et de leur patron. On ne les a plus jamais revu.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Sacrée histoire. Et ton cousin ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#44b8ff"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Il est venu y’a quoi… Deux semaines ? Pour me parler d’un truc. Il était bizarre… Du style paranoïaque, à me dire qu’il était suivi, surveillé, mis sur écoute par des types. Je ne l’ai pas cru au début mais… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs remarque du mouvement dans la cantina. Plusieurs hommes entrent en silence dans l’établissement, vêtus d’habits civils et de tenues d’ouvriers. Mais ils n’ont ni la carrure ni même l’attitude de travailleurs épuisés par une journée de dur labeur. Le sergent glisse une main sous la table, ses doigts venant doucement effleurer la poignée de son blaster. Il les observe faire le tour des clients puis en surprend un échanger un signe de tête avec un type installé au comptoir. Le bougre pointe discrètement d’un geste vif de la main le sous-officier et ses compagnons. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Plusieurs blasters sont dégainés. Et Riggs comprend désormais ce qu’il se passe.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Couchez vous ! Embuscade !</span> <i>Hurle le soldat alors que les premières salves de blaster sont tirées dans leur direction.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les traits laser viennent s’écraser contre le mur ou le mobilier en</i></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163838</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163838</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°15<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Donc Valen Tyne n’était qu’une sombre larve, une du plus. L’espoir de Kryann de tomber sur quelqu’un de décent venait de tomber en poussières devant ses yeux, mais elle n’en montra rien. Pouvait-on réellement attendre autre chose de la part d’un homme qui se plaisait sur Nar Shaddaa ? Probablement pas. Et son ton hautain et moqueur ne fait que renforcer cette impression. Qu’est ce qu’il croit ? Qu’elles sont ici par choix, de leur plein gré ? Ha. Elles ne sont que le fruit à moitié pourri d’années d’indécisions et d’idioties venues de la part d’un Conseil Jedi incapable de prendre une route claire… Et ce type là qui ne semble avoir que des crédits à la place des optiques est incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Il traite avec les Impériaux, il est donc un Impérial à ses yeux, ça ne fait aucun doute, ses petits arrangements ne la concernent pas.<br /><br /></i> <i><br />Elle perd toute envie d’être subtile, d’être agréable, elle aussi a bien envie de se montrer condescendante, voire dépréciative. Ce serait tout de même nettement plus simple de lui arracher les informations par la Force, avec les moyens qu’elle connaît déjà, faire plier son esprit comme un simple outil qui ne demande que ça. L’entendre supplier de le libérer des tourments de la Force, de visions qu’elle pourrait lui imposer jusqu’à ce que son esprit se brise en mille morceaux qu’elle pourrait essaimer aux quatre vents…<br /><br /></i> <i><br />Pourquoi pensait-elle à tout cela, maintenant ? Tout arrogant et moqueur soit-il, ce type faisait comme les autres, survivre, et avait à sa disposition des facultés qu’il exploitait. Ca ne faisait pas de lui quelqu’un de mauvais… Insupportable et peu sympathique, mais beaucoup l’étaient. Et puis, il n’a pas l’air spécialement décidé à faire quoi que ce soit d’autre que parler…</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Nous ne comptions déjà pas rester. Disons qu’une chaîne d’événements inattendus nous a menés ici. Mais puisque vous le proposez, écoutons les indications que vous avez à disposition, si vous le voulez bien.</span><br /><br /> <br /><i>Un croiseur maudit, passe encore. Mais deux ? A ce rythme, le schéma pouvait devenir aussi récurrent que dangereux. Les Sith étaient suffisamment redoutables pour ne pas en plus bénéficier de forces venues du fond des âges. Dans un coin de sa tête, l’histoire de la Forge Stellaire faisait doucement son petit bonhomme de chemin. Mais c’était impossible, elle avait été détruite quinze ans auparavant. Alors des résidus de cette crise galactique ? Ce n’était pas totalement impossible, même si hautement improbable. Des restes de l’empire Sith ? On ne savait pas vraiment à quel point il s’était étendu, à l’époque, et les adeptes du Côté Obscur étaient bien connus pour leur sens du secret. Il suffisait de peu pour détourner des vaisseaux…<br /><br /></i> <i><br />La Cathar finit par tourner son regard vers le Sergent Riggs. Elle a beau ne pas aimer les Impériaux, c’est toujours mieux que des Sith. Et puis, ils ont du monde hors jeu, du fait des âneries de leurs deux officiers. Ca aurait sans doute été plus simple sans tout ce décorum…</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Sergent, si d’aventure je vous proposais de nous rendre dans l’un de ces établissements peu fréquentables pour nous rendre compte sur place, qu’en diriez vous ?</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163837</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163837</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°14<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne écoute la Cathar baragouiner des explications. Elle semble confuse, méfiante ou hésitante. Pas le type de Jedi que l’on aime avoir près de soi… D’autant plus que selon ses propres dires, elle aurait filé en douce lors d’une mission. Les Padawans qui n’en font qu’à leur tête sont souvent ceux qui filent un mauvais coton, qui finissent par devenir ce qu’ils ont juré de combattre. Enfin c’est ce qui se raconte. Quoi qu’il en soit, le cyborg comprend donc plus ou moins pourquoi ce groupe est si atypique. D’un côté des Jedi qui essaient de montrer patte blanche en demandant l’aide de l’Impérium, d’un autre des Impériaux qui semblent dubitatifs malgré une volonté affichée de coopérer. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le détective privé se vautre dans sa chaise, passe ses bras derrière sa tête en sifflant. On lui a raconté tout un tas d’histoires sur les mystérieux représentants de l’Ordre Jedi et elles finissent toujours de la même manière : destructions en tout genre, morts en pagaille…  Pour des prétendus gardiens de la paix, ces Jedi font assurément un mauvais boulot et notre soudard espère qu’ils ne resteront pas longtemps dans les parages afin de ne pas être impliqué dans leurs sales affaires… D’autant plus que la Padawan semble le prendre pour un Impérial. Elle arrondit les angles, cherche à louer les mérites du régime impérial afin de flatter son égo. Ha ! Qu’elle est bonne celle-là ! Si elle espère obtenir son soutien, elle se trompe. On ne survit pas cinquante ans sur Nar Shaddaa, dont la moitié passée à enquêter sur des gros bonnets de la pègre, en tendant la main au premier venu. Après tout, et comme on dit souvent, donnez leur la main et ils vous mangeront le bras. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Sur la lune des contrebandiers, c’est d’autant plus vrai. Les histoires de trahison sont monnaies courantes au point où planter un couteau dans le dos de son meilleur ami semble être devenu une sorte de tradition. Ah, les joies de vivre sur un monde où l’esprit de compétition est poussé à son paroxysme… Pour une poignée de crédits ou une place plus alléchante dans une société plus que concurrentielle, les gens semblent prêts à tout. Valen Tyne ne sait jamais s’il doit en rire ou pleurer. Peu importe. La dénommée Kryann se trompe sur son compte et il convient donc de remettre les pendules à l’heure afin d’éviter tout malentendu.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Vous allez un peu vite en besogne ma jolie… Je crois que vous vous méprenez complètement sur qui je suis. Je suis un privé, et l’un des meilleurs du coin qui plus est, mais je n’ai rien à voir avec ces Impériaux ou l’Impérium de manière générale.</span> <i>Explique le cyborg, un sourire amusé aux lèvres.</i> <span style="color:#ffcc33">Si j’accepte de vous accueillir en ce moment même, c’est parce que ça fait partie du contrat. C’est tout. Rien de plus, rien de moins… Et tant que les crédits coulent à flot, ça me va très bien comme ça.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Il laisse retomber ses paroles dans l’air, se gratte doucement le nez, pensif. Une lueur étrange illumine l’intérieur de ses photorécepteurs jaunes. Une idée traverse soudainement son esprit et il se met à sourire de plus belle.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Oh mais j’y pense… Cette histoire de destroyer maudit n’est pas sans me rappeler une rumeur de destroyer fantôme, de vaisseau revenu d’entre les morts.</span> <i>Le détective privé se penche en avant, comme pour donner à son récit un côté secret.</i> <span style="color:#ffcc33">Je ne sais pas si ça a un rapport avec vos Sith ou votre mystérieux destroyer mais j’ai entendu parler d’un vaisseau impérial arpentant la Bordure Extérieure dans plusieurs établissements peu fréquentables de Nar Shaddaa… Un vaisseau qui aurait été pourtant détruit lors de la Bataille de la Forge Stellaire. M’enfin c’est ce qui ce dit. Vous savez, les ragots d’ivrognes ne sont pas toujours fiables et je ne me suis pas vraiment penché sur la question pour confirmer ou non la véracité de leurs dires.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne baille aux corneilles, étire ses bras. Il se serait bien levé pour se faire une bonne tasse de caf, histoire de se réveiller bien comme il faut, mais semble peu motivé à l’idée de devoir remuer ses fesses. Pour l’heure, tout ce qui l’intéresse c’est de savoir si ce groupe amusant de Jedi et d’Impériaux compte squatter chez lui et surtout pour combien de temps.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Si c’est une piste qui vous intrigue, je peux vous donner deux ou trois indications…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Un destroyer stellaire impérial revenu d’entre les morts ? Pas vraiment un bon signe… Surtout si les Sith sont dans le coup.</span> <i>Commente Riggs derrière eux.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sergent, à l’instar d’Himron, n’a pas vraiment gardé un bon souvenir de sa mission sur le destroyer maudit. Savoir qu’il existe potentiellement un autre vaisseau de ce genre dans la galaxie ne l’enchante guère et il espère secrètement qu’il ne s’agit que d’une histoire de fantômes inventée pour effrayer les enfants et les ivrognes. </i></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163836</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163836</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°13<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Trois minutes montre en main. C’est le temps qu’il avait fallu aux Impériaux pour se débarrasser de la racaille. Sarina se retint d’applaudir la performance lorsque le dernier truand s’effondra au sol, alors que Kryann ne put que se retourner. Elle avait failli se rendre utile pour Himron… Tant pis pour elle, finalement. Après tout, ce n’était pas plus mal, elle évitait de s’éloigner trop de son Maître et, par ricochet, de la confiance impériale. C’était puéril, mais c’était l’espoir auquel elle se raccrochait. Au moins, le capitaine pouvait se ventiler un peu, même si avait l’air sacrément blanc…<br /><br /></i> <i><br />La suite est plus floue pour la Cathare qui se poste aux dernières positions. Elle se cache à la fois de Doll et du regard des autres. Les Impériaux sont en contrôle, pour l’heure, elle ne peut que suivre. Le sentiment d’inutilité qui l’anime à ce moment est aussi désagréable que celui de supériorité qui la titille. Aurait-elle vraiment besoin de transpirer pour tous les mettre à terre, les désarmer, voire les tuer ? Il lui semblait que même sans arme, elle y parviendrait, et que leur faiblesse était évidente. Cette pensée qui lui traversa subitement et furtivement l’esprit l’habita tout le trajet, sans comprendre pourquoi. Elle n’avait pas eu ce genre de réflexions depuis… <br /><br /></i> <i><br />Depuis quand, en fait ? Depuis le Destroyer Maudit, lui semblait-il. Ou un peu après, sur Ilum, ou en compagnie de Lili. Une bouffée de haine la prenait subitement. A la fois à l’encontre des soldats qui les entouraient et se méfiaient inutilement d’elle, et à l’encontre de ce qu’ils étaient en priorité. Des hommes. Juste des hommes. Le même genre d’idiots sanguinaires que ceux de sa captivité. Brusquement, dans le speeder, les souvenirs remontèrent, lui firent serrer les poings, bien cachée dans sa bure, il lui prenait l’envie d’essayer. Allumer son sabre, pour voir leur réaction, pour voir leurs yeux terrorisés, pour les voir réaliser que leur terreur est fondée.<br /><br /></i> <i><br />Le soupir qui lui échappa au moment de sortir du speeder était à la fois la marque d’un soulagement conséquent, et d’une reprise de ses moyens. Qu’est ce qui lui prenait, subitement ? Alors qu’elle était enfin à l’aise, qu’elle se sentait bien aux côtés de son Maître… Puis ses yeux se posèrent sur Himron. Non… Pas elle. Pas comme ça. Etait-il possible qu’elle, Kryann, puisse être… jalouse ? C’était complètement idiot ! Sarina usait simplement de tout ses artifices pour obtenir gain de cause, elle n’était aucunement dans le charme ! Ou alors, pour rien d’autre que des informations ! Les sentiments contraires qui l’habitaient lui firent tourner la tête. Elle ne comprenait pas, ne SE comprenait pas, incapable de gérer ses propres émotions… Comment aurait-il pu en être autrement… Elle avait vécu opprimée, puis on lui avait intimé de cacher et d’étouffer ses sentiments… Pour au final ne pas savoir vivre avec. Une réussite.<br /><br /></i> <i><br />Ce tourbillon amène Kryann à ne regarder qu’à moitié le nouvel arrivant. Elle capte par bribes ce qui se dit, l’essentiel, le tout étant finalement très peu intéressant à ses yeux. Savoir que le Lieutenant Doll avait un sosie ne l’intéressait que très peu, finalement… Et que le dit sosie soit un habitué des bagarres de bar, encore moins. Tout cela commençait à la faire douter allègrement sur le bien-fondé de leur venue sur cette lune maudite. Les voilà prises à perdre du temps avec d’autres Impériaux, tout ça car ils étaient incapables de faire confiance. Comme si sa fuite était réellement volontaire. Quel ennui. Quelle perte de temps.<br /><br /></i> <i><br />Au moins, le cyborg semble disposé à aider, même si la Jedi ne comprend pas exactement d’où il vient. Ca n’a finalement pas tellement d’intérêt à ses yeux… Lorsqu’ils arrivent dans l’appartement, elle reste à nouveau dans un coin, assise sur un bras de canapé, à les regarder tous s’agiter. A qui se soigne, à qui se lave, à qui s’effondre… Spectacle peu réjouissant du renseignement impérial. Sarina elle-même vient aider Riggs avec la glace, en profitant pour lui prodiguer deux ou trois conseils. « La menthe poivrée pour les migraines, appliquez là sur les tempes en même temps que la glace, ça vous évitera une médication plus lourde. » « Allongeons-le, cela aidera à la circulation du sang et à ce que son coeur ralentisse. » Une vraie mère poule, avec des conseils de vieille grand-mère recluse dans une maison de sorcière des bois. Ce qu’elle est, techniquement…<br /><br /></i> <i><br />Aussi, lorsque le cyborg se tourne vers elle, elle adresse un léger signe de tête à sa padawan. Elle se débrouillera très bien sans elle. Leurs jours ensemble sont comptés, de toute façon… Kryann se redresse et se rapproche de leur interlocuteur. Les optiques mécaniques la font tiquer, de même que sa voix. Ce Valen Tyne est un agent infiltré, et joue donc naturellement un double jeu… Lui faire confiance n’est pas dans les plans. Mais puisque Sarina a décidé de s’occuper de Doll, et d’Himron lorsqu’il reviendra…</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-C’est une histoire que vous avez lue ou qui vous a été contée mille fois, monsieur Tyne. L’histoire de Jedi cherchant à combattre le Côté Obscur où qu’il se trouve. Et ce, en cherchant des alliés, pour une fois, ce qui est une… originalité, nous dirons.</span><br /><br /> <br /><i>Elle parle trop vite. Elle ralentit son flux de parole, inspire à fond, et redresse un peu les épaules.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Il est vrai que l’Imperium n’a que trop subi les affres des Sith par le passé, et qu’il se méfie maintenant de tout comme de la peste. Peut-on le blâmer… Mais mon Maître et moi espérons encore un front commun. Nous avons rencontré le Capitaine Himron sur le Destroyer Maudit. Un homme de valeur et de courage, qui a tiré mon Maître d’un bien mauvais pas auprès de vos services de renseignements.</span><br /><br /> <br /><i>Elle hésita un instant. Passer sa propre fuite sous silence reviendrait à se parjurer.</i><br /><br /> <span style="color:#008e02"><br />-Je n’étais plus avec eux. Au mépris des ordres et des conseils, je m’étais aventurée plus loin dans le vaisseau. Ce qui nous a séparés pendant longtemps. Et ce qui explique la défiance d’Himron et de ses hommes à mon égard, fût-elle présente et future.</span><br /><br /> <br /><i>Pourtant, elle s’est excusée platement, qu’est ce qu’il faut de plus ? La situation lui déplaît, elle parle trop…</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-C’est ce même Destroyer qui nous a amenées à contacter le Capitaine à nouveau. Pour évoquer cette menace Sith qui ne manquera pas de revenir, comme toujours. Nous, Ordre Jedi, comptons lutter contre cette menace, comme nous n’aurions jamais du cesser de le faire. Mais pour cela, nous avons besoin du soutien de ceux qui forment le bras armée de la Galaxie. Nous avons besoin de contacts, et les seuls que nous avions de solide étaient dans l’Imperium. Nous n’avons qu’un seul but, présenter aux Sith un front uni, et pas désorganisé comme il l’est depuis plus de dix ans, maintenant.</span><br /><br /> <br /><i>Son regard se reporta sur son Maître qui était parti aider Himron à la salle de bains au besoin. Pas de pudeur pour elle, juste de l’attention.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Nous savons que l’Imperium a bien d’autres soucis, et nous avons entendu parler d’attaques internes, mais celles-ci ne seront pas si importantes si les Sith reviennent réellement. Je crois que l’on peut dire que… nous vous tendons la main, après des années d’exil. Je ne suis pas certaine que notre Ordre ait vocation à redevenir les gardiens du Temple sur Coruscant. Mais au moins à être là, présents et combatifs, lorsque la paix est menacée. Où qu’elle soit.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163835</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163835</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°12<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’affrontement est terminé en moins de trois minutes. Les acolytes de la grande gueule ne valent pas un clou en combat rapproché. Hébétés par l’alcool et confrontés à des soldats dont l’expérience du corps à corps n’est plus à prouver, ces imbéciles sont maîtrisés en deux ou trois mouvements. Les Impériaux ont rapidement le dessus et lorsque le couillon d’en face se rend compte que ses copains sont à terre, il est déjà trop tard pour lui. Un coup de poing vient le coucher pour de bon. Il glisse lentement le long d’un mur, inconscient. Le sergent se fraie un chemin au milieu des corps pour récupérer l’arme de service et le chapeau du lieutenant. Il se tourne ensuite vers ses camarades.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- On ferait mieux de se tirer d’ici avant qu’il n’en arrive d’autres. Tout ce vacarme va finir par attirer quelqu’un.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#72ff84"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Je me charge de nous trouver un véhicule, sergent.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Rikaan s’empresse de quitter la ruelle à la recherche d’un engin assez grand pour accueillir tout ce beau monde. Delurei fait le guet derrière une poubelle, prêt à alerter ses comparses au moindre mouvement suspect. Riggs rejoint les autres près de la ventilation. Himron semble reprendre peu à peu des couleurs mais il a toujours une sale tronche.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Capitaine, c’était quoi déjà l’adresse de la planque ? Ce n’est pas sûr de rester ici.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le capitaine baragouine quelque chose, les yeux mi-clos, puis se met à soupirer. Il souffre toujours de ses bouffées de chaleur. Il glisse sa main dans une poche, en tire une carte de données qu’il remet à son second.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Merci, capitaine. Ne vous inquiétez pas, on sera bientôt dans un endroit plus tranquille.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’officier pouffe nerveusement de rire. Tranquille ? Impossible. Avec un abruti tel que Doll dans les pattes, il ne sera jamais tranquille où qu’il soit. Son regard se tourne vers Darel. Peut-être qu’il ferait mieux de se tirer avec les Jedi. L’homme se voit bien travailler dans les champs, construire sa petite ferme loin de tout, y faire pousser ses propres légumes, s’occuper de troupeaux de bêtes… Bon, il n’est pas certain de pouvoir se fier à la Cathar mais il s’imagine très bien une vie rangée en compagnie de la douce et belle Sarina.</i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Il secoue la tête, se masse les tempes. Qu’est-ce qu’il raconte. Il est un soldat impérial, un officier de la Grande Armée. Batifoler avec une Jedi ? Et puis quoi encore ? Himron a consacré sa vie au service de l’Empire. Renier cette évidence, ce serait comme trahir ses engagements, ce serait avouer qu’il a sacrifié son temps et son énergie en vain. Pire, ce serait salir la mémoire de ses frères d’armes tombés au combat. Et sa fierté d’Impérial ne peut s’imaginer telle chose. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Un corps remue doucement. Des gémissements de douleur se font entendre. Doll reprend péniblement connaissance, un second œuf sur le crâne. Il ressemble désormais à une sorte de démon avec ses deux bosses. L’agent pose une main sur sa tête endolorie, s’apprête à se plaindre. Mais le sergent Riggs l’empêche d’émettre le moindre commentaire.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Gardez les invectives pour plus tard, lieutenant. On décroche d’ici.</span> <i>Indique le sous-officier en remettant au représentant du BSI son chapeau de feutre et son blaster.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Un bruit de klaxon résonne dans la ruelle. Delurei informe le groupe que Rikaan est revenu avec un véhicule. Il faut faire vite avant que d’autres individus louches ne pointent le bout de leur nez dans le coin. Jedi et Impériaux s’entassent donc dans un vieux modèle d’airspeeder tout juste assez grand pour les accueillir. Doll n’est pas particulièrement enchanté de se retrouver face à face avec deux sorcières. Il sent leur souffle d’ici, se sent souillé de respirer le même air qu’elles. Le regard noir qu’il leur adresse parle pour lui mais il ne semble pas vraiment combattif, maintenant d’une main son couvre-chef sur sa tête afin qu’il ne s’envole pas. Himron est moins vindicatif que l’agent des renseignements impériaux. En fait, il se sent même gêné d’être si proche de Sarina. Il rougit bêtement, collé contre elle.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#669999">- Il fait chaud… Non ?</span> <i>Souffle-t-il, s’éventant avec la main pour se donner de l’air.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La remarque fait sourire Riggs. A l’avant, Rikaan et Delurei échangent des regards entendus, moqueurs. Le capitaine justifie sa rougeur soudaine par ses bouffées de chaleur, met ça sur le compte de l’alcool mais ses camarades ne sont pas dupes. Ils savent qu’il n’est pas complètement insensible au charme de la Jedi et s’en amusent. Finalement, la méfiance initiale que les Impériaux pouvaient avoir à l’égard des représentantes de l’Ordre semble se dissiper. Seul le lieutenant Doll, fidèle à lui-même, demeure ouvertement hostile. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">L’engin s’envole soudainement, le souffle de ses moteurs vrombissants décollant un nuage de poussière et quelques vieux détritus. Alertés par le bruit, plusieurs individus débarquent dans la rue, croient reconnaître la silhouette de Valen Tyne, se mettent à beugler son nom en dégainant des blasters. Plusieurs tirs frôlent de près le véhicule alors qu’il s’éloigne de la zone. On entend en contrebas quelques insultes, puis plus rien. Le sergent donne les coordonnées de la planque à Delurei, qui officie en tant que copilote.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">L’airspeeder se mêle d’abord au trafic aérien, Rikaan manœuvrant habilement entre diverses files de véhicules volants, puis s’enfonce dans les méandres d’un autre quartier, bien plus cossu que l’endroit dont ils viennent de s’extirper. Appréciant le calme du trajet et le petit vent léger qui souffle sur son visage, Himron commence à piquer du nez. Il tente de lutter contre le train du sommeil mais finit par céder à la tentation lorsqu’il accepte de fermer ses yeux pour se reposer quelques instants. Il s’endort doucement, sa tête venant se poser lourdement contre l’épaule de la belle Sarina.</span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Le véhicule arrive finalement à destination après un quart d'heure de vol supplémentaires. L’engin se pose à l’angle d’une rue, face à une tour d'habitations qui apparaît bien plus chic que les taudis des quartiers d’en dessous. A cette heure-là, il y a peu de passage. Les gens doivent travailler. Le moment idéal pour se faufiler en douce dans le bâtiment, loin des oreilles et des regards indiscrets. Rikaan se charge de planquer l’airspeeder plus loin tandis que le groupe s’introduit dans l’immense tour. Himron et Doll traînent des pieds dans les couloirs, la tronche en vrac et les vêtements couverts de vomi chez l’un, l’air furieux et deux belles bosses sur la tête chez l’autre. </span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">L’improbable se produit alors au détour d’un couloir lorsque le lieutenant, l’esprit perdu dans ses plus sombres pensées, percute de plein fouet une silhouette qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. En face, l’homme semble surpris, esquisse l’ombre d’un sourire. Il ne comptait visiblement pas rencontrer sa copie conforme. </span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Nom d’un Hutt… Si je m’attendais à ça.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#336600">- On dirait que tu as un admirateur secret, <i>Ghrakhowsk.</i> </span><i>Fait remarquer l’imposant Trandoshan à ses côtés.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ff5f54">- Vous… Vous… C’est de votre faute s’ils veulent tous ma mort !</span> <i>S’exclame l’agent en pointant du doigt le cyborg, prêt à en découdre.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#336600">- Dans quel merdier tu t’es encore fourré…</span> <i>Soupire le lézard bipède, adressant à son comparse un regard exaspéré.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Alors là… Je n’en sais rien. Je n’ai jamais vu ce type. Enfin je ne crois pas.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne est un habitué des bars et des bagarres, il s’est mis un beau paquet de monde à dos en foutant le boxon lors de soirées très arrosées. Il lui est donc difficile de reconnaître le moindre péquenaud à qui il a cherché des noises, surtout qu’ils sont apparemment légions ces temps ci. Le T’doshok le sait. Et il ne compte même plus le nombre de fois où il a dû sauver les miches de son ami.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Vous êtes Valen Tyne ? Le fameux Valen Tyne dont tout le monde parle ?</span> <i>Demande finalement Riggs en écartant Doll pour qu’il n'en vienne pas aux mains.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- En chair et en os. Le seul et l'unique.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Notre “ami” s’est fait agresser à plusieurs reprises parce qu’on l’a confondu avec vous.</span> <i>Explique le sergent.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Ah oui… Je comprends mieux l’animosité. Mais vous savez, quand on enquête sur des affaires de corruption et des histoires d’adultère, on se fait tout un tas d’ennemis… Parfois même parmi ses clients. Les joies du boulot de détective privé.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les photorécepteurs jaunes qui viennent remplacer les organes oculaires du détective examinent attentivement cette bande de joyeux lurons. Un type qui, affublé d’un chapeau de feutre et d’un long manteau comme lui, ne semble être qu’une pâle copie de ce qu’il est réellement avec ses deux bosses sur le front et son air d’enfant boudeur, trois ouvriers crasseux, l’un ayant même visiblement abusé de la boisson avec ses traces de vomi très visibles et la mauvaise odeur qui se dégage de ses vêtements… Et deux donzelles étranges comme il n’en a pas l’habitude de voir sur Nar Shaddaa.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Sacrée bande que voilà… </span><i>Commente Valen Tyne.</i>  <span style="color:#ffcc33">Vous n’avez pas vraiment le profil type des habitants du coin…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- C’est vrai. Nous venons d’un autre secteur de la ville.</span> <i>Tente de se justifier Riggs.</i> <span style="color:#cc6666">Nous sommes ici pour rendre visite à de la famille. Les Sullivan. Cela vous dit quelque chose ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sourire du détective privé s’agrandit soudainement. </i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Mais bien sûr. Par chance, ce sont de bons amis à moi. Venez, je vais vous conduire jusqu’à eux.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Valen Tyne emmène le groupe jusqu’à un appartement, l’imposant Trandoshan fermant tout naturellement la marche. Le cyborg insère sa clé dans le lecteur de la console et lorsque la porte s’ouvre, invite d’un geste de la main ses nouveaux amis à pénétrer à l’intérieur. L’appartement n’a rien d’un palace quatre étoiles mais dispose de toutes les commodités d’usage. Le logement est spacieux, meublé comme il se doit et bien entretenu. Il dispose par ailleurs de nombreuses pièces : salon et salle à manger, deux chambres, une salle d’eau et même un balcon. Le propriétaire de l’endroit a les moyens de vivre ici, c’est certain. L’homme pose son chapeau de feutre sur le porte-manteau puis se tourne vers les inconnus.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Vous n’êtes pas très discrets pour des Impériaux… Je savais que j'aurais sûrement à héberger chez moi des gens de votre acabit un jour ou l’autre mais je ne m’attendais clairement pas à ça.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Et il insiste bien sur le dernier mot, faisant référence à leur état déplorable général. Il sait qu’il n’a clairement pas en face de lui la fine fleur des services de renseignements impériaux.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Vous avez de la chance… A quelques minutes près, on se ratait et vous étiez dans la rue à errer à la recherche d’un endroit sûr. Mais je digresse… Où sont passées mes bonnes manières ? Je suis Valen Tyne, ou Monsieur Sullivan, selon les circonstances… Et l’imposant Trandoshan derrière c’est Kephesh, mon ange gardien. </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs se permet de faire les présentations pour tout le monde, Doll et Himron n’étant clairement d’humeur (ou en état), de jouer aux entremetteurs. Le cyborg ne perd pas son sourire charmeur en apprenant que deux Jedi se cachent au sein de cette bande d’Impériaux. Il semble au contraire amusé. Peut-être se doutait-il un peu que ce groupe hétéroclite cachait quelque chose. C’est son boulot après tout.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Des Jedi et des Impériaux hein… Sacrée histoire. Et pas commun. M'enfin sur Nar Shaddaa, plus rien ne m'étonne vraiment.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#fffa1e"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Sergent, vous permettez que je reste dehors ? Histoire que Rikaan puisse se repérer quand il reviendra…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le sous-officier opine du chef, donnant son feu vert.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ffcc33">- Kephesh va vous accompagner. Il y a un établissement qui fait d’excellents petits plats à deux rues d’ici. Ce sera l’occasion pour vous de découvrir les délices de la lune des contrebandiers… Croyez moi, vous ne serez pas déçus.</span> <i>Déclare le détective privé en offrant à ses invités un clin d’œil complice.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Delurei se tourne vers Riggs. L’homme semble accorder sa confiance au cyborg et à son acolyte à écailles. D’un simple geste de la main, il fait signe à son camarade de partir en compagnie du T’doshok. Et puis… Il n’a pas l’air contre l’idée de manger un morceau. Doll soupire, pose son chapeau de feutre sur l’accoudoir du canapé et s’échoue sur l’assise comme pourrait le faire un animal marin sur une plage de sable. </i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Il y a de la glace dans le frigo… Pour soulager la douleur et faire dégonfler ces vilaines bosses.</span></span></strong><span style="font-family:Arial, sansserif"> <i><strong>Indique Valen Tyne avant de s’adresser au capitaine.</strong></i> <strong><span style="color:#ffcc33">Et la salle de bain se trouve là-bas, si vous voulez faire un petit brin de toilette. Je vous filerai deux ou trois affaires à moi.</span></strong></span><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Himron acquiesce d’un signe de tête, articulant un “merci” sur le bout des lèvres en traînant misérablement les pieds jusqu’à la salle d’eau. Riggs se charge de prendre de la glace pour le lieutenant, qui semble contre toute attente plus calme qu’à accoutumé. Peut-être qu'il a eu son compte pour la journée. Le regard du porte-flingue se pose alors sur Darel et sa padawan. </i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffcc33"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de tomber sur des Jedi… Et encore moins en compagnie d’Impériaux. Il semble, aux dernières nouvelles, que l'Impérium n'est pas vraiment fan des individus de votre espèce. Alors, c’est quoi l’histoire ?</span></span></strong></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163834</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163834</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°11<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Et allez, encore de la violence… Verbale comme physique. Cet officier du renseignement se voulait décidément aussi désagréable dans son attitude que dans son apprêt. Ses invectives glissaient sur la peau de Sarina qui attrapa doucement son élève par l’épaule pour lui signifier de ne pas le raccourcir séance tenante. Non qu’il ne l’aurait pas mérité, mais cette attitude indigne d’elles et de leur Ordre aurait sonné le glas d’un quelconque accord avec l’Imperium. Tout fragile soit-il, ce lien était la seule chose, à l’heure actuellement, qui leur permettrait de remonter la piste Sith. Les Impériaux étaient tellement plus en avance qu’eux, c’était terrible…<br /><br /></i> <i><br />Pour Kryann, on est loin de ces réflexions là. Hormis son coup de sang passager face à Doll, toute cette scène est des plus ubuesques. Les provocations outrancières et outrées de l’espion sonnaient plus creuse que la poubelle contre laquelle il avait été laissé par son Maître, son attitude était à mi-chemin entre le grand guignol et le l’arrogance, et sa manière de se tenir lui donnait la prestance d’un vieux Mynock. A cela s’ajoutaient des propos totalement incohérents et grossiers, et une vanité qui n’allait lui apporter que des ennuis sur cette maudite lune. Ennuis qui ne tardèrent finalement pas à arriver. Au milieu des ordures et des odeurs, voilà que la joyeuse bande réunie se trouvait prise à parti par une autre bande toute aussi joyeuse et toute aussi puant que celle des Impériaux.<br /><br /></i> <i><br />Non vraiment. Le prestige impérial était définitivement mort ce soir.<br /><br /></i> <i><br />Le regard jaune de la padawan se posa sur Himron qui semblait soit perdu, soit désespéré, soit agacé. Et finalement, son instinct lui souffla que c’était les trois émotions à la fois qui se bousculaient avec son alcoolémie dans un mélange certes redoutable, mais surtout pitoyable. Rapidement, elle avisa son Maître qui supervisait la bagarre sans y prendre part si rien ne le demandait. Faire usage d’arts de combat ésotérique ou juste de la Force ne ferait que les mettre dans l’embarras, et elle espérait que des soldats entraînés couperaient la chique à une bande de coupe-jarrets. Alors Kryann vint poser une main sur l’épaule d’Himron.<br /></i><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Inspirez à fond. Dès que la voie sera dégagée, nous vous trouverons de l’eau et un endroit où vous reposer. Vous en avez bien besoin, et de toute façon, ce n’est pas comme si nous étions réellement pressés…</span><br /><br /> <br /><i>Elle aurait bien voulu finir sa phrase, vraiment. Pour une fois qu’elle éprouvait de l’empathie vis à vis d’un homme et d’un soldat, ça aurait pu vraiment l’ouvrir au monde. Mais non, il fallait qu’elle soit interrompue. Alors que Sarina regardait ailleurs, entraînée par l’ennui relatif à cette cohue, l’un des soudards en profita pour se jeter sur l’officier, couteau à la main. Une cible facile, et sans doute des crédits à se faire… Et ce n’était pas la poilue à côté qui le gênerait. Grave erreur. Alors qu’il s’était élancé gaiement, levant son arme avec entrain… </i><br /><br /> <br /><i>Et rien. Le noir complet. Il n’avait pas pu le voir, trop occupé qu’il était à regarder sa cible avec les yeux plein de crédits. Un sort commun finalement pour toutes ces petites frappes des bas fonds de la planète la plus mal famée de la Galaxie. Dans un mouvement éclair, élégant, et surprenamment efficace, la jambe de la Cathar se tendit. L’arc qu’elle décrivit lui fit gagner de la vitesse alors qu’elle écrasa son coup de pied sur la tempe du type qui valdingua au sol, mis inconscient en un seul coup. Preuve s’il en fallait une que ces gars-là étaient surtout des ratés qui se cherchaient une légitimité. D’ailleurs, il ne faudrait pas beaucoup plus longtemps pour que les Impériaux prennent le dessus. A moins qu’il ne faille intervenir pour les Jedi, mais Sarina en doutait.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#c10300">-Kryann, ma padawan… Joli coup, tout d’abord, mais pourrais-tu aider notre ami à se relever ? Nous allons chercher un endroit plus calme pour qu’il puisse se reposer. Puis, nous continuerons notre petite discussion.</span><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Oui, Maître, mais… et vous ?</span><br /><br /> <br /><span style="color:#c10300">-Je vais m’assurer qu’il n’arrive rien de fâcheux à ses hommes… Et également à son collègue, tout intolérable soit-il…</span><br /><br /> <i><br />Kryann acquiesça avant d’aider Himron à se redresser, lui prodiguant d’inutiles conseils tant tout ce que le bon militaire devait vouloir, c’était de l’eau sur le visage, voire une douche chaude.</i><br /><br /> <span style="color:#008e02"><br />-Venez, éloignons nous. Près des grands ventilateurs, vous aurez au moins un air circulant, ça vous aidera à vous sentir mieux. Et à sentir moins, également. Si seulement mon Maître avait pu nous donner rendez-vous sur une planète plus agréable...</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163833</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163833</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°10<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La picole n’est clairement pas le point fort du capitaine. Et tandis qu’il lutte contre les tremblements de son corps, pris par les nausées, les vertiges et les bouffées de chaleur, le monde autour de lui semble partir à vau-l’eau. Ni une ni deux, le voilà ballotté d’un côté sur l’autre par la Cathar sans qu’il ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, visiblement trop chamboulé pour protester. L’officier, tel un soldat blessé en pleine opération militaire, est rapidement extrait de la zone des combats. Il respire certes un peu mieux maintenant qu’il a quitté ce taudis infâme qu’est l’Enfer sur Terre (il porte bien son nom d’ailleurs), mais se sent toujours patraque. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Sarina les rejoint rapidement, avec un Doll inconscient dans les pattes. Elle se permet une remarque moqueuse qu’il ignore royalement, quelque peu grognon. Puis c’est au tour du reste de son unité de rallier leur position. En voyant la mine déconfite de leur supérieur, les soldats impériaux semblent faire de gros efforts pour ne pas exploser de rire. Himron s’évente avec les mains, sue à grosses gouttes. Il respire bruyamment, cherchant à faire passer son envie de vomir.</span></strong></i><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Un coup de chaud, capitaine ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#669999">- De l’eau… De l’eau…</span> <i>Parvient à articuler le capitaine, au bout de sa vie.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Riggs lui tend une gourde, que l’officier attrape fermement. Il s’en déverse le contenu sur la tête pour se rafraîchir, pousse un soupir d’aise alors que le liquide vient ruisseler le long de son crâne, de sa nuque, de son dos. Les vêtements trempés et tachés de vomi, les cheveux plaqués sur la tête et mouillés, le fier Himron a piètre allure. Et il ne sent pas particulièrement bon.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Voyez le bon côté des choses, capitaine… Non seulement personne ne vous cherchera des noises vu votre tronche mais en plus vous vous fondez désormais parfaitement dans la masse des défoncés du coin. </span><i>Ricane le sergent.</i><span style="color:#cc6666"> Il n’y a pas de meilleure couverture !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#669999">- Bordel… Bon sang… Purée j'en peux plus. Quel enfer !</span> <i>Jure le militaire, secouant la gourde à la recherche de la moindre goutte d’eau salvatrice.</i> <span style="color:#669999">Fais moi plaisir, Riggs… Rappelle moi de ne plus jamais boire de boisson alcoolisée… Surtout quand on ne sait pas d’où elle sort.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc6666"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est bien noté.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Le capitaine tourne la tête vers le corps inerte du lieutenant Doll.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#669999"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Qu’est-ce qu’il a cet abruti ? Il a trop picolé lui aussi ?</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Si seulement ça pouvait être vrai… Non. Il est trop guindé pour ça.</span> <i>Répond le sergent, un sourire aux lèvres.</i> <span style="color:#cc6666">Il a pris un projectile dans la tronche, ça l’a couché d’un coup.</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#669999"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Et ça veut jouer au chefaillon…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#72ff84">- Sauf votre respect capitaine, vu votre état…</span> <i>Se permet de faire remarquer Rikaan, moqueur.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#669999"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est pas faux. Je ferai mieux de la fermer…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>L’homme se masse les tempes, cherche à faire passer son mal de crâne. Un grognement soudain retient l’attention de tout le monde. Le lieutenant Doll se réveille doucement, un bel œuf sur la tête. Il n’était déjà pas bien beau à voir avant mais il a désormais tout de la laideur que l’on s’attend à voir chez un agent des services de renseignements de l’Impérium. Le terrible représentant du D2I se redresse péniblement, un peu sonné. Il rectifie machinalement les plis de son long manteau, enlève la poussière de ses manches et de ses épaules, vraisemblablement dégouté de se réveiller dans une ruelle crasseuse. Ses manies de petite princesse le rendent bien plus ridicule encore que l’état lamentable du capitaine Himron. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Doll adresse un regard noir à la Jedi et à son apprentie. Ses yeux se posent ensuite sur la silhouette de l’officier. L’allure pitoyable du pauvre Himron et l’odeur qui se dégage de ses habits manquent de faire vomir l’agent, qui se couvre la bouche et le nez à l’aide d’une main. Il blêmit, tourne de l'œil. </span></strong></i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#ff5f54">- Capitaine Himron… Vous… Vous faites honte à votre uniforme !</span> <i>Proteste faiblement le lieutenant, visiblement dérangé par les odeurs et la vue du vomi.</i> <span style="color:#ff5f54">Je ferai un rapport à votre hiérarchie concernant votre attitude déplorable qui nous met tous en danger !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Il se tourne ensuite vers les deux Jedi, pointant un index accusateur vers Darel, l’agitant sous son nez telle une menace.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ff5f54"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Et vous, Jedi, vous avez très clairement influencé le comportement du capitaine ! Vous êtes une menace ! Une menace pour la galaxie ! Et je m’arrangerai pour que l’on efface toute trace de votre existence !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Comme pour donner du crédit à sa promesse, l’agent porte la main à son holster pour s’emparer de son blaster. Il ne trouve que le vide. L’imbécile. Son arme est restée dans la cantina quand il a pris un coup sur la tête. Il se maudit en silence, passe pour un con auprès des Jedi et des soldats impériaux. La belle affaire ! Afin de ne pas perdre entièrement la face devant ce beau monde, Doll cherche à se trouver une certaine dignité dans le regard et l’attitude. Il fait comme s’il ne s’est rien passé, comme s'il n'a rien dit, lève le menton fièrement, bombe le torse. Il passe son long manteau devant son holster vide, comme pour dissimuler la source de sa honte. Il n’en est rien. Quelques sourires amusés se dessinent sur les lèvres de ses camarades impériaux.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#00369b">- On laisse traîner sa merde monsieur le détective ?</span> <i>Lance une voix dans leur dos.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Un type fin comme un haricot se présente dans la ruelle, coiffé du chapeau de feutre du lieutenant, une bouteille à moitié vide dans la main gauche et un blaster impérial dans l’autre. Il apparaît passablement éméché, le dos voûté. Derrière lui, un comparse Nikto borgne, un Houk plus épais que deux Wookies et un Weequay à l’air snobinard. Ils ont tous la tronche joyeuse des imbéciles qui passent trop de temps au bar… Et pas pour siroter de la grenadine.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ff5f54"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Mon blaster ! Mon chapeau ! Je vous ordonne de me rendre mes biens immédiatement par ordre de… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Un coup de coude dans les côtes l’empêche de finir sa phrase. Il ne manquerait plus qu’il grille sa couverture cet idiot. En face, l’autre ne capte rien. Il agite l’arme de l’agent des services de renseignements dans sa direction, prêt à presser la détente. Perdant son sang froid, un cri peu viril sortant de ses lèvres, Doll finit par se cacher derrière Riggs en voyant le boit-sans-soif pointer le blaster sur sa petite personne.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#00369b">- Lâche ! Comme j’aurai dû m'en douter… </span><i>Commente l’ivrogne entre deux rires gras.</i> <span style="color:#00369b">Tu me dois beaucoup Valen Tyne. Je t’ai payé pour retrouver ma gonzesse, pas pour t’envoyer en l’air avec !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ff5f54"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Valen Tyne ? Il… Il y a méprise…</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00369b"><span style="font-family:Arial, sansserif">- C’est ça. Et moi je suis la reine de Naboo !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La remarque fait marrer les copains de beuverie du type. Ce dernier s’enfile une rasade d’alcool, s’essuie la bouche en reniflant bruyamment.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00369b"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Te fous pas d'moi Valen Tyne. J’t’ai reconnu tout de suite avec ton accoutrement à la con. Y’a que toi pour porter ce genre de merde sur Nar Shaddaa. Alors maintenant tu vas me faire l’plaisir de venir avec moi sinon je t’défonce le crâne devant tes admirateurs !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>La menace ne passe pas. Nul ne peut intimider le lieutenant Doll sans en subir les conséquences ! Les joues du représentant du Bureau de la Sécurité Impériale s’empourprent. Il monte sur ses grands chevaux, tout en prenant soin de rester planqué derrière le sergent.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ff5f54"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Comment osez vous ! Je suis un off… </span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Nouveau coup de coude dans les côtes. Bon sang. Il ne sait pas la fermer cet imbécile.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#cc6666">- Vu ta tronche, on comprend mieux pourquoi ta nana se tire avec le premier venu !</span> <i>Lance Riggs, taquin.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>C’est désormais au tour du poivrot de s’exciter. Rouge comme une tomate, l’homme grimace de colère, serre poings et dents.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#00369b"><span style="font-family:Arial, sansserif">- Enfoiré ! Vous allez tous le me payer !</span></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Il vide le reste de sa bouteille d’une traite et l’envoie voler dans la direction des impériaux. Riggs se baisse pour éviter le projectile improvisé, qui finit par percuter le front du lieutenant planqué derrière lui. Ayant son compte, Doll s’écroule à nouveau lourdement.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><span style="color:#00369b">- Explosez-moi la tronche de ces merdeux ! Ramenez moi la tête du privé que j’lui fasse sa fête !</span> <i>Vocifère l’éméché.</i></span></strong><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif"><i>Les acolytes douteux de l’ivrogne ricanent de plus belle, trop heureux d’en découdre. Ils préparent leurs poings, dégainent surins et autres lames de poche puis ils se ruent sur la bande de l’agent du D2I en hurlant comme des abrutis finis. Se prenant au jeu, les impériaux en font de même. Une mêlée semblable à celle de la cantina a désormais lieu dans cette ruelle où le capitaine Himron pensait pouvoir décuver en toute tranquillité. </i></span></strong><i><br /><br /><strong><span style="font-family:Arial, sansserif">Et alors qu’il observe ses camarades s’empoigner joyeusement avec les idiots d’en face, il en vient à se dire que le lieutenant n’a peut-être pas tout à fait tort… Est-ce qu’ils s’attirent la poisse à traîner avec les Jedi ? </span></strong></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163832</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163832</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:38 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to L&#x27;Enfer sur Terre on Wed, 25 Feb 2026 17:59:37 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°9<br />
Auteur : Kryann</p>
<p dir="auto"><i>Voir le Capitaine Himron, que Sarina tenait pourtant en haute estime, grogner, se secouer, se lever, tituber, et finalement vomir sur un autre client en provoquant une bagarre générale. C’était au mieux troublant, au pire une remise en question totale de la puissance impériale pour la petite Cathar. L’homme était totalement ailleurs depuis un moment, mais il lui fallut le voir recracher l’entièreté du contenu de son estomac sur une tierce personne pour que la padawan le comprenne. Et que Sarina lui propose de prendre l’air, aussi. Décidément, la petite Jedi n’est pas des plus observatrices dès lors que l’on entre dans le cadre de la sociabilisation et de la relation aux autres. Soyons honnêtes : elle est même définitivement mauvaise à cela.<br /><br /></i> <i><br />En revanche, il est une chose où elle se débrouille, c’est la bagarre. A force d’user et d’abuser de la Force au cours de ces derniers mois, elle a développé un sixième sens, certes commun aux Jedi, mais qui lui manquait, et qui, allié à ses compétences en termes d’esquive, faisait d’elle une redoutable adversaire. Aussi, lorsque des vauriens tentent de tomber à bras raccourcis sur l’impérial bourré, il ne lui faut pas plus de quelques fractions de seconde pour le défendre. Un croche-pied habile par ici, une chaise renversée par là, et voilà l’Impérial sain et sauf au milieu de la cohue. Bien qu’on ne puisse pas en dire autant de son honneur, de son amour-propre et de son déguisement.<br /><br /></i> <i><br />Sarina, de son côté, n’a définitivement pas pu s’empêcher de rire. Comment le pourrait-elle ? Comme toujours, elle croque la vie à pleines dents, et un divertissement pareil, au moment où elle se disait qu’elle allait se jeter sur la piste de leurs ennemis séculaires, ne se refuse pas. La médiocrité apparente d’Himron n’est décidément pas sans l’amuser, autant qu’elle lui attire de la sympathie. Le bon capitaine n’est donc pas juste un militaire, il est également humain, avec toutes ses faiblesses. Elle ne peut que constater la vivacité de son élève qui défend indirectement leur allié de circonstance, mais elle finit par l’attraper par l’épaule.<br /></i><br /> <br /><span style="color:#c10300">-Sors notre ami d’ici, Kryann. Nous nous retrouvons dehors.</span><br /><br /> <br /><i>La Chevalier n’est pas totalement folle, et elle se demande si il ne serait pas possible d’user de cette fâcheuse déconvenue pour amadouer un peu l’Imperium. Alors que son étudiante file retrouver Himron, elle ne gâche pas l’occasion. Le type des renseignements impériaux a beau ressembler à un bouffon, peut-être a-t-il lui aussi un coeur sous son uniforme ? Elle en doute, mais elle sait que si ils disparaissent, elle sera immédiatement mise sur les primes impériales en compagnie des Sith.<br /><br /></i> <i><br />Profitant de la cohue, Kryann se retrouve proche d’Himron. Celui-ci pourra voir la fourrure de la jeune femme alors qu’il rend tripes et boyaux, et ses grands yeux jaunes se poser sur lui. A la différence de Sarina, au moins, elle ne rit pas, et son air grave semble décorrélé de la réalité actuelle, qui n’est rien d’autre qu’un joyeux foutoir habituel dans un bouge pourri de Nar Shaddaa. En fait, se dit-elle immédiatement, ils sont tous totalement déconnectés de la réalité. A part peut-être Sarina, et encore…</i><br /><br /> <br /><span style="color:#008e02">-Venez, sortons d’ici rapidement. L’air de dehors n’est pas meilleur, mais vous pourrez vomir en paix…</span><br /><br /> <br /><i>Et ni une, ni deux, elle l’attrape sous les épaules, tant pis pour les odeurs et pour les tâches, tant pis pour sa bure, et tant pis pour sa fierté, elle l’emmène dehors. Là, elle repère bien vite une petite ruelle où elle aide le bon Capitaine à s’installer comme il le veut. Après tout… C’est lui qui dégobille avec pertes et fracas… Surtout que Sarina ne manque pas d’arriver, laissant tomber par terre le corps inconscient de Doll, et tant pis pour lui donner une bosse de plus.</i><br /><br /> <br /><span style="color:#c10300">-Eh bien, Capitaine, on ne tient pas la marée ? Il va falloir vous aguerrir si vous nous accompagnez sous couverture !</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/163831</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/163831</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:59:37 GMT</pubDate></item></channel></rss>