<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Perspectives changeantes]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto">Orbite de Géonosis<br /><br />10h31, heure locale<br /><br /><br /><i><br />En bordure de la planète orange luisaient les étoiles, lointaines et indistinctes. Tremblotantes dans la nuit éternelle qui caractérisait l'espace, elles formaient un canvas sur lequel on avait peint la grande capitale séparatiste, comme une pêche trop mûre et rougeoyante sous l'unique soleil du système. Le peintre avait placé la planète trop près de son astre, sans doute ignorait-il qu'à pareille distance, même si Géonosis n'allait pas être une boule incandescente, elle serait frappée par des chaleurs, des vents solaires et des radiations trop violentes pour que la vie puisse s'y développer sereinement. Inconscient du purgatoire qu'il avait créé, ignorant que sa planète peinte comme un fruit sucré à la peau épaisse serait un véritable enfer, il avait voulu – sans doute inspiré par un quelconque roman sur l'Espace et le voyage interstellaire – ajouter une petite touche exotique, ajoutant une dangereuse ceinture d'astéroïdes en périphérie de son bébé. Tout était étudié pour faire de ce monde un endroit aride et stérile, déserté par la vie et la civilisation. Et pourtant...<br /><br />Une dizaine d'images s'étirèrent du noir. Au début plates, fines à l'extrême, elles prirent rapidement du volume et décélérèrent ; c'étaient des destroyers stellaires en provenance directe de l'hyper-espace. La flotte arriva en orbite de la ceinture d'astéroïdes. À bord d'un des croiseurs Providence, le capitaine Wanhauer surveillait depuis le pont de contrôle les énormes corps rocheux autour de son vaisseau. Après l'hyper-espace, l'équipage sortait de sa torpeur et s'agitait comme jamais, car l'orbite autour de la capitale séparatiste était tout sauf une partie de plaisir : on retrouvait régulièrement des vaisseaux de plaisance disloqués après un accident contre l'un des corps, et il était ainsi impossible de s'approcher en basse altitude de Géonosis en vitesse supra-luminique. Bien sûr, avec tous les moyens à la disposition de la C.S.I., on aurait pu écarter d'un revers de la main cette barrière naturelle.<br /><br />Mais c'était justement ça : une barrière naturelle qui, même si elle gênait un peu pour les procédures d'atterrissage, était également diablement efficace pour empêcher les tentatives d'invasion sur la planète. Conscients de l'immense potentiel stratégique de pareil amas d'astéroïdes, la Confédération avait pris soin, suite aux batailles passées, de piéger comme il se devait la ceinture. Nombreux étaient les protocoles de défense et de contre-offensive qui prenaient en compte la ceinture Géonosienne et en usait comme point de pivot crucial.<br /><br />Le bâtiment providence sous son commandement se stabilisa à côté d'un immense rocher.  Haut de plusieurs kilomètres, c'était une montagne d'ombre et de reliefs qui se dessinait devant la baie principale. Wanhauer, les bras croisés dans le dos et le torse droit, avait les yeux fixés sur ce roc titanesque et millénaire. Une demi-heure s'écoula, pendant laquelle des navettes firent des allers et venues entre Géonosis et les croiseurs ; certains, déjà, repartaient dans d'autres directions. On ne faisait au final poser les gigantesques cuirassés séparatistes que dans des occasions particulières ; de gros dégâts sur les bâtiments, typiquement, qui nécessitaient alors des réparations sévères qui ne pouvaient être effectuées qu'à terre. Mais ce n'était pas le cas de cet appareil. Il n'avait tiré qu'une salve de bombardement – et ç'avait été déjà un terrible gaspillage.<br />Wanhauer avait livré son rapport aux hautes instances, on avait pas demandé sa présence au conseil militaire, il n'avait donc aucune raison de rester sur Géonosis. Mieux encore, on lui avait déjà confié une nouvelle assignation.<br /></i><br /><strong><span style="color:#ff3300">- Les débarquements sont terminés, capitaine. </span></strong><i>Dit une voix féminine dans son dos, le tirant de ses réflexions.</i> <strong><span style="color:#ff3300">Nous n'attendons que votre ordre pour repartir.</span></strong><br /><i><br />Le grand Muun se tourna vers l'origine de la voix, qui s'approchait à pas mesurés et gracieux dans sa direction : c'était une belle et jeune femme qui portait à merveille l'uniforme. C'était une génie militaire, une stratège redoutable. C'était sa seconde. Il hocha de la tête, signifiant à la charmante humaine qu'il avait bien compris l'information qu'elle venait de lui transmettre, puis à l'intention des hommes (ou droïdes plutôt) présents :<br /></i><br /><strong><span style="color:#009933">- Changement de cap. Activez les réacteurs de contre-poussée. Contremaître, les troupes sont stationnées dans les hangars jusqu'à nouvel ordre. Notre prochaine intervention sera avant tout diplomatique. Mettez le cap vers le secteur d'Aparo.</span></strong><i><br /><br />Les droïdes s'exécutèrent promptement. L'immense appareil tourna du nez, les astéroïdes passèrent hors de son champ de vision comme des icebergs que l'on dépasse dans l'eau. Ne restait à présent que l'océan de la nuit face au capitaine et son équipage. Bientôt, le destroyer providence s'étira et disparut dans les étoiles, d'où il était venu.<br /><br />Que le lecteur ne se méprenne pas là : si le capitaine Wanhauer était en apparence au milieu d'une situation tout à fait calme et paisible, ce n'était là qu'une apparence. D'une part, ses assignations vers le secteur d'Aparo étaient une réaction directe du conseil Confédéré, qui ressentait de possibles représailles là-bas et y envoyait donc son bras armé. En effet, la petite planète du nom de Lo'Uran était actuellement en pleine guerre civile. Les armes provenaient dans chacun des côtés de la Fédération du Commerce et du Techno-Syndicat. Si la guerre était un business extrêmement lucratif, la C.S.I n'oubliait toutefois pas son devoir auto-proclamé d'hégémonie galactique. <br />En second lieu, le capitaine était bien loin des tumultes. Il était sur le pont de commandement, d'où l'on distribuait les ordres et les commandes, pas dans les hangars où l'on s'était affolé en débarquant les blessés et le personnel non robotisé, car il fallait dans le même temps assurer le ravitaillement de tous les droïdes à bord et du croiseur. Les équipes logistiques de la C.S.I avaient eu fort à faire, et c'était toujours une véritable pirouette technique que de mener la tâche à bien en un temps si restreint. À terre, même, on aurait presque pu parler d'une débandade organisée, car il n'y avait pas qu'un mais des dizaines de croiseurs à gérer de la sorte.<br /><br />Mais de tout le personnel médical, des blessés ici et là que l'on ramenait des gigantesques croiseurs en orbite autour de Géonosis, des caisses de matériel qu'on empilait grâce à ces droïdes porte-charges énormes, il n'y a finalement qu'un élément qui devrait retenir votre attention, lecteur : c'était  un Skakoan vêtu d'une tunique bleue qui s'avançait parmi la foule. Son pas était calme, professionnel, habitué à cette agitation, imperméable au fébrile affairement des autres autour de lui. Des gants de caoutchouc noirs couvraient ses avants bras, un scaphandre typique de ceux de son espèce le reste de son corps. À sa suite se hâtaient quatre géonosiens ailés. Les gros insectes bourdonnaient grossièrement, ils portaient en-dessous d'eux par des grosses chaînes une caisse large qui tanguait à vingt centimètres du sol.<br /><br />Ils quittèrent bien vite la fourmilière qu'étaient les hangars et les baies d'atterrissage. Leurs pas les menèrent vers les souterrains de la capitale séparatiste. Par des couloirs de fer, ils arrivèrent enfin à une grande salle où luisaient les machines. Des bras mécaniques et des fers à souder pendaient du plafond. Plusieurs géonosiens patientaient là. L'un d'eux vint à la rencontre du Skakoan, et par une série de cliquetis et de sons gutturaux engagea le dialogue. On aurait pu le traduire approximativement par « Bonjour M. Zumbar Vryla, nous sommes prêts pour entamer directement le recyclage ». Les quatre insectes derrière le scaphandrier vinrent au centre de la pièce. Sur une table rigide entièrement d'acier, ils déposèrent la caisse. Les quatre s'armèrent de torches à plasma et commencèrent à ouvrir le coffre ; il était frappé des symboles séparatistes sur ses flancs.<br /> Pendant ce temps, le prénommé Zumbar Vryla, du C.R.D.A, prenait une inspiration dans son masque respiratoire.</i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- Les plans que vous avez suggérés sont approuvés par le comité scientifique. Celui-ci émet en revanche ses réserves quant au succès du prototype.</strong></span><br /><br /><i>L'interlocuteur cligna des yeux, agacé. Ses ailes battirent faiblement dans l'air, alors qu'il gesticulait de la main et continuait dans son dialecte d'onomatopées. Sa réponse était « C'est la seule possibilité pour le budget que vous nous proposez ! Donnez nous plus d'argent si vous voulez mieux. », mais le Skakoan sourit sous son masque à la question de la finance. Oui, on s'était montré radins. Après tout, pourquoi investir plus longtemps dans des projets qui ne remplissaient pas les attentes placées en eux ? Le géonosien avait exhumé, à la demande des hautes têtes du CRDA – Centre de Recherches à la Défense Avancées – un vieux modèle de droïde qui avait été abandonné aux débuts de la Guerre des Clones. Ce n'étaient que des croquis, des fabulations d'un ingénieur un peu trop imaginatif et pas assez réaliste. Mais les deadlines claires – d'une journée à peine ! Imposées par l'organe séparatiste avaient produit des merveilles auprès des géonosiens.<br /><br />Avec un boucan d'enfer, les pans de la caisse tombèrent contre le sol et y résonnèrent en roulant. Les insectes, armés de masques de soudure et de torches, commencèrent à découper ce qui se trouvait dans la caisse. </i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- Allons, allons, un peu de courtoisie et de politesse,</strong></span> <i>tonna l'originaire de Skakoa. Les insectes interrompirent un instant leur labeur, tandis que l'alien en combinaison intégrale s'approchait de la table d'assemblage. Il posa ses deux yeux sur la carcasse que les insectoïdes découpaient avec la même application que des vautours. Les êtres primitifs reprirent leur travail, arrosant la table d'étincelles bleues et oranges. Deux de leurs congénères amenèrent une petite cuve hérissée de tuyaux où s'agitait à grosses bulles un bouillon verdâtre. On repoussa un bras, tranché net à l'articulation. Un géonosien s'envola de la table, et alla poser sur un établi plus loin une pièce de thorax découpée avec soin. C'était un véritable travail d'horloger, tout était fait avec la minutie d'un artisan. Un des géonosiens tira de la carcasse une petite boîte, un coffret étrangement bien protégé. Il sectionna les tuyaux qui s'accrochaient au coffret, un liquide translucide et gluant s'en échappa et se déversa sur la table. L'insecte vola alors vers la cuve verte, rejoint par le Skakoan. Un de ses collègues vint avec un outil plus fin de découpe, réservé au travail de précision. </i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- Ne l'abîmez pas,</strong></span> <i>dit sur un ton amusé Zumbar Vryla. Les insectes tracèrent autour de la boîte une découpe parfaitement circulaire, la maintinrent fermée pendant toute l'opération. Une fois la ligne de division clairement effectuée, ils amenèrent le précieux coffre au-dessus de la cuve, et soudain en séparèrent les deux moitiés comme un cuisinier aurait fait pour un œuf. Le « jaune » tomba lourdement dans la cuve ; c'était un organe fragile et mou, recroquevillé en des stries et des circonvolutions, ratatiné sur lui-même. C'était un cerveau, qui s'enfonçait dans la petite cuve. L'un des géonosiens tapota sur un clavier de la cuve, commençant à guider de minuscules électrodes à l'intérieur de celle-ci, pour les connecter au précieux organe. Sur la table d'assemblage, ses collègues achevaient de désosser les restes du cyborg. Le Skakoan rit.</i><br /><br /><strong><span style="color:#66ff66">- Ne l'abîmez pas...Après tout, nous parlons d'un sergent. N'est-ce pas...Unité Iroey ?</span></strong><br /><br /><i>Mais seul le fer à souder et le crépitement des étincelles répondirent au personnage.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19290/perspectives-changeantes</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 20:35:42 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/19290.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:40:36 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Perspectives changeantes on Wed, 25 Feb 2026 17:40:37 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Tericarax</p>
<p dir="auto"><i>Les pièces s'assemblaient une à une pour ce nouveau modèle. Les Géonosiens amenèrent plusieurs fois des matériaux coûteux (ils tentaient d'augmenter un peu les bénéfices en facturant la main d’œuvre plus cher, en utilisant des alliages au prix exorbitant), mais le Skakoan ne se laissait plus prendre à ce genre de pièges depuis des années. Il congédia les tentatives les plus extravagantes (des propositions de cristaux liquides affreusement onéreuses notamment, ou encore des alliages avec 0.2% de phrik pour faire face à des sabres lasers – complètement superflu et stupide s'il en est, en plus de coûter des milliers de crédits pour une pièce), on se rabattit sur des structures moins coûteuses.<br /><br />Un gros géonosien passa en bourdonnant à la droite de Zumbar Vryla. Il s'approcha du torse encore ouvert du nouveau modèle, cet Iroey 2.0. Au milieu de la poitrine désossée, il déposa une petite sphère ovale dont s'échappaient plusieurs tuyaux en tentacules flexibles. L'insecte portait sur les yeux un masque de soudure et, doté d'un fer réservé aux œuvres fines, il commença à picoter la sphère. Parfois, des étincelles jaunes jaillissaient et allaient courir à l'intérieur du poitrail – dont les os étaient d'acier, les cartilages de transparacier. Elles allaient s'éteindre sur les nerfs – des fils électriques qui passaient comme des couches de muscle, vers les épaules et le chassis – où des moignons seuls traçaient la silhouette. S'il existait un boucher pour les droïdes, il n'aurait pas conçu une scène différente de celle-ci : un torse éventré, posé sur une table, décapité et démembré aurait été son pain béni...De quoi ravir toute personne haïssant les droïdes dans la galaxie. L'artisan s'envola à nouveau – quoi que  lourdement – de la table de ses fines ailes membraneuses, sans même regarder son œuvre. Deux autres de ses collègues vinrent greffer au torse les bras – encore désarticulés. Les mouvements saccadés qu'ils imposaient sans arrêt aux membres faisaient s'agiter les mains, les doigts se déliaient dans le vide, tissant une toile invisible et imaginaire.<br /><br />Lorsqu'ils eurent achevé leurs soudures, les mains ne bougeaient plus, rigoureusement immobiles. Ils vinrent ensuite ajouter des blindages au niveau des biceps, mais c'étaient des pièces usagées ; on voyait l'usure à l’œil, sans doute avaient-ils récupéré des tôles sur des modèles recyclés ? Ils ajoutèrent les jambes, et bientôt celui qui avait déposé la petite sphère revint. Il ajouta deux autres ovales, sorte d'outres, dans le thorax, qu'il greffa également à grands renforts d'étincelles. Toute la connectique abattue, on amena enfin le plat principal – et deux géonosiens s'y prirent, car il fallait être soigneux : c'était la tête. Un visage cybernétique doté de deux capteurs photo-électriques – éteints, ainsi que d'une bouche primitive pour lui permettre de mâcher, qui s'allongeait en un casque de duracier rayé mais épais. Au niveau de la nuque, des câbles tressautaient avec le vol par à-coups des deux ingénieurs chitineux.<br /><br />Ils amenèrent le crâne au niveau des épaules, entamèrent ce qui semblaient être les dernières soudures importantes. Le reste de la nuée de géonosiens s'envola de la table ; l'un revint avec un lourd tuyau, trois portaient une plaque qui semblait être la pièce de poitrail. Mais ils ne la posèrent pas immédiatement : alors que les deux qui s'occupaient de la tête avaient terminé le travail, ils vinrent ensuite stimuler avec des pinces inductives les circuits internes du cyborg. Son bras gauche, son pied, ses mains, ses doigts se mirent à bouger en des frissons tressaillants, brefs et surprenants. Le sergent revenait à la vie, après sa chirurgie de fils et de soudures.<br /><br />Alors, un des géonosiens s'approcha de la petite sphère dans le torse, lui fournissant à elle-aussi une petite décharge énergétique. Un éclair d'électricité passa entre la pince et la sphère, et la seconde se mit alors...À palpiter ! Le cœur artificiel battait, et alors on approcha la pièce de plastron et on scella définitivement le torse. Des rivets et des torches vinrent fermer ce coffre thoracique. Au centre, entre les deux pectoraux, un voyant circulaire s'alluma en rouge.<br /><br />Zumbar Vryla jeta un œil aux assembleurs, interrogatif. Mais personne ne lui répondit. Toute l'équipe s'éloigna de la table, à l'exception d'un seul : celui qui tenait son lourd  câble. Il voleta laborieusement, tirant derrière lui la tresse électrique qui refusait de lui donner du mou, se hissa à la force de ses ailes jusqu'à la table sans doute trop haute. Il posa ses pattes griffues sur la tête du cyborg, tira une nouvelle fois sur le câble pour bénéficier d'un peu plus de longueur (ses collègues l'aidèrent en portant le fil). Alors, il brancha le fil épais sur le voyant rouge. Une prise, c'était une prise. Les iris cybernétiques se mirent à luire faiblement. Celui qui venait de « mettre en charge » Iroey releva sa tête difforme vers le Skakoan.<br />Il émit une série de claquements de langue, que le personnage en scaphandre comprit sans peine. « Ses systèmes devraient être chargés d'ici dix huit heures ».<br /><br /><br /><br />Peu avant le réveil du sergent, on vint chercher le Skakoan dans ses appartements. Zumbar adorait voir des prototypes se lever de la table de conception, c'était pour cette raison qu'il travaillait depuis plus de neuf ans dans les rangs séparatistes. Une sorte d'impatience le gagnait à chaque fois, il lui tardait de voir la machine se lever ! Après un « Mettons nous en route, je vous en prie ! », le Skakoan s'empara d'un petit coffret, et s'élança avec son escorte.<br />C'était le responsable des plans – le chef de production du secteur nord des chaînes de Toskrew City et vieux géonosien qui l'avait accueilli la veille – qui l'accompagnait. Un être au caractère opiniâtre, mais au talent certain en matière de conception. Il décrivait en ce moment même dans sa langue natale les modifications supplémentaires apportées au sergent : <br /><br />-...Doté d'un vocodeur plus puissant et d'un émetteur militaire pour communiquer avec les ordinateurs centraux...Les systèmes respiratoires fonctionnent comme prévu. Nous avons ajouté un masque amovible en duracier sur son visage pour protéger ses capteurs.<br /><br />C'était un cyborg dont on parlait, il était bon de le rappeler. Le concepteur du modèle précédent avait certes créé une technologie permettant de préserver le cerveau sans avoir besoin d'ingurgiter directement la nourriture pour l'apport en nutriments, mais en échange le modèle était affreusement lourd, à cause de tous les systèmes de conversion énergétique qu'il portait en son sein. Toute cette logistique coûteuse avait été oubliée, laissée au passé : on avait à la place créé un système digestif artificiel – et approximatif, mais l'essentiel était qu'il fonctionne après tout. Trachée, œsophage, estomac, poumons, et surtout un cœur avaient été reproduits avec autant de précision que possible. Tout ce système complexe représentait la majeure partie de l'investissement fait sur ce prototype : 65% du budget était passé dans cette électronique fine et délicate, qui avait pour seule fonction d'alimenter en nutriments le cerveau du sergent.<br />Aussi, les poumons n'avaient au final pas besoin d'être très efficaces, l'essentiel était qu'ils soient assez performants pour que l'encéphale du séparatiste ne manque pas d'oxygène.<br /><br />Ceci imposerait au cyborg la respiration, ceci l'obligerait à manger aussi...Mais qu'étaient ces modestes sacrifices, contre la possibilité d'à nouveau vivre, fouler le sol, marcher sous le soleil ?<br /><br />Des broutilles, assurément. <br /><br />Lorsqu'ils entrèrent dans la salle, le prototype venait de se lever de la table. Aah, que c'était grisant ! Il était encore bardé de câbles, mais on lui ôtait, bientôt il serait prêt à semer la mort et la terreur chez les ennemis de la Confédération. D'une voix aussi agressive que métallisée, le prototype demanda :</i><br /><br /><span style="color:#003366">- Iroey. Matricule 000. Mise à jour de situation requise.</span><br /><br /><i>Aah, un timbre de tonnerre ! Finalement, Zumbar regrettait de ne pas avoir fait forcer pour investir plus dans ce modèle. Mais bon, il se disait ça à tous les modèles, on allait pas changer des années d'habitudes avares – économes pardon – comme ça. Il sourit sous son masque respiratoire.</i><br /><br /><strong><span style="color:#66ff66">- Bon retour parmi les vivants sergent Iroey. Je suis Zumbar Vryla, représentant du C.R.D.A. Vous êtes encore dans notre monde par la grâce de la Confédération et le travail acharné de nos amis géonosiens. Ah, mais j'ai quelque chose pour vous. En guise de...Cadeau de retour.</span></strong><br /><i><br />Alors, le Skakoan tendit son petit coffret au cyborg. À l'intérieur se trouvait un manteau épuisé, déchiqueté. On avait arrangé une capuche épaisse, mais le reste de l'habit n'était guère plus qu'une cape aux bordures rongées. Noire, frappée des symboles confédérés dans un cuivre éteint au niveau du visage, elle était doublée de rouge à l'intérieur.</i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- Nous avions à la base fait ce manteau il y a très longtemps. Les mites ont fait leur œuvre, pardonnez son piteux état. Il était à l'origine destiné à votre feu supérieur, lorsqu'il n'était pas un cyborg. Ah oh, je n'aurais sans doute pas dû dire ça,</strong></span><i> ajouta-t-il rapidement – mais son ton était riant. Zumbar avait détesté Tericarax, apprendre sa mort l'avait mis d'une humeur radieuse !</i><br /><span style="color:#66ff66"><strong>Votre datapad est intégré directement à vos systèmes internes. Un nouveau message a dû vous parvenir pendant que vous étiez encore inconscient... Sergent, au plaisir. Ne gaspillez pas trop vite ce nouveau corps, hm?...</strong></span><br /><br /><i>Le Skakoan mima un garde-à-vous militaire, puis il s'éclipsa de la salle. Il avait veillé au bon déroulé du recyclage ; maintenant il allait chercher sa due récompense auprès du C.R.D.A., comme convenu. Peut-être allait-on lui donner un cyborg rien que pour lui ? Il en aurait bien enchaîné un sur son perron, un chouette cyborg de compagnie...Non, non, il fallait être raisonnable. Les cyborgs n'étaient-ils pas destinés à mourir sur le champ de bataille pendant que lui se prélassait dans les chaînes d'assemblage ?<br /><br /></i><br /><br /><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Nouvelle Transmission</cite><div style="display:none"><br /><div class="quoteloadmore"><i style="opacity:0.3" class="fa-solid fa-chevrons-down"></i></div><div class="realquote"><blockquote style="--quote-suffix:&quot;Citation&quot;"><cite></cite><div><br />Date de réception : Aujourd'hui<br />Heure de réception : 15:08:29<br />Expéditeur : Etat-Major<br />Destinataire : Unité 000 Iroey<br />Sujet : Frappe Noire<br /><br />Repassage de la transmission...<br /><br />Initialisation du flux vidéo...<br /><br /><i>L'image d'une jeune femme apparut. Cheveux longs, visage austère, traits peu amènes, il s'agissait de la commandante Délia.</i><br /><br /><img src="http://img.xooimage.com/files44/d/a/c/taanzer-1e6492b.jpg" style="max-width:100%" /><br /><br /><span style="color:#cccc00"><strong>-     Bonjour Sergent. La Confédération vous souhaite un bon retour parmi les vivants. Je vais vous expliquer ce qui s'est passé en votre absence. Les criminels Sith ont été interceptés et capturés sur tous les mondes attaqués. Les mesures de sécurité dans l'espace confédéré demeurent au niveau 1 jusqu'à nouvel ordre. Votre supérieur direct, le lieutenant Tericarax, a trahi la Confédération et a été déclaré fugitif puis éliminé. Des tests ont été menés sur votre cerveau pendant que vous étiez encore dans le coma, qui ont déterminé que vous n'étiez pas un individu à risque comme le lieutenant. Toutefois, des sécurités ont été implémentées pour éviter une possible trahison. Vous disposez d'un émetteur G.P.S de classe 3 militaire pour vous permettre de mieux communiquer avec les troupes et éviter un nouvel incident comme Félucia. Des modules ont aussi été implantés. Si vous subissez des dommages trop intenses ou si vous trahissez la Confédération, ils arrêteront toutes vos fonctions vitales pour protéger votre cerveau en vous plongeant dans un coma artificiel. Votre nouveau corps est plus agile que l'ancien, mais ne vous y trompez pas, il est aussi bien moins résistant. Si vous avez toujours une force supérieure à celle d'un humain grâce à vos articulations, je vous recommande aussi de ne pas trop forcer dans les prochains jours. Il vous faudra sans doute quelques temps pour vous habituer à ce nouveau corps. Le prototype Afituz a été trouvé désactivé au quartier général sur Félucia, et a été stocké dans les archives technologiques séparatistes en attente de réactivation. Vous avez quartier libre jusqu'à nouvel ordre. Sergent, rompez.</strong></span><br /><br /><br /><i>Fin du flux...</i><br /></div></blockquote></div></div></blockquote><br /><br /><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none"><br />Apparence du nouveau prototype: <br /><img src="http://img.xooimage.com/files110/0/9/9/iro-506969f.png" style="max-width:100%" /></div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158610</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158610</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:40:37 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Perspectives changeantes on Wed, 25 Feb 2026 17:40:37 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Iroey</p>
<div style="text-align:justify"><i>Il avait été désactivé depuis la mission de sauvetage. Dans le silence de l’inconscience, son corps en miette, Iroey divague encore entre les deux mondes. Le confédéré se laisse dériver maintenant depuis une durée de temps indéterminé alors qu'il est rapatrié sur son monde natal pour une nouvelle naissance. Malgré l'agitation le concernant, il semble que le cyborg pourra avoir droit à être reconstruit en mieux malgré ses états de services. Mais étant dans l’inconscience, le cerveau organique du froid officier qu'il est rêve alors qu'il est maintenant en vie dans une cuve. Il rêve de chose qui semble si réelle... comme s'il avait déjà été là-bas. En premier, une planète isolée, un monde qui semble sauvage et recouvert de forets et de végétations. Il semble alors emporter malgré lui sur ces terres étrangement connues pour lui vers des ruines antiques cachées au travers des denses bois qui recouvrent ce monde. Il voix dans sa tête ses étranges ruines qui semblent si ancienne, mais aussi avancé, bougeant malgré lui sur un grand pont qui se dirige vers un escalier qui descend dans les entrailles de ce qui semble être une sorte de pyramide en alliage descendant alors dans les profondeurs du monde et disparaissant dans le noir, le rêve se terminant là, le laissant perplexe. L'archétype est inconscient, mais autour de lui de déroule une certaine agitation, la machine ignorant absolument tout de se qui semblent se dérouler autour de lui dans son silence de mort.</i> <br /><br /><i>Ce fut après une bonne journée que son corps fut enfin activé, le confédéré voyant des chiffres puis des informations défilées dans sa tête puis ses optiques s'ouvrit enfin, la machine de guerre regardant autour de lui pour y voir une bande d'ingénieurs géonosien, un Skakoan semblant aussi le dévisager alors qu'il le regarde aussi. Iroey dit alors avec une voix robotique plus puissante et agressive que son ancienne :</i><br /><br /><span style="font-family:Tahoma, sansserif"><span style="color:#333399">-Iroey. Matricule 000. Mise a jours de situation requise.</span></span> <br /><br /><i>Celui-ci resta silencieux, regardant dans un miroir en face de lui, voyant son nouveau corps. Le cyborg resta de marbre, mais à l'intérieur de lui l'officier se sent vraiment différent. Son nouveau corps semble beaucoup plus fragile que l'ancien et ancré sur l'agilité et l’assassinat que pour son ancien qui était un véritable blindé sur jambes. Certains des composants qu'il avait ne sont plus là et il devra les ajouter lui même dans les plus brefs délais. Mais par chance, un communicateur de communication sur le réseau des B1 est présent dans ce nouveau corps. Ce qui signifie qu'ils ont sans doute recyclé le corps d'un vieux projet confédéré d'avant la guerre des clones tout comme sa défunte carcasse mécanique. Le nouvel Iroey attendit alors que les gens autour de lui racontent la situation actuelle. Le haut commandement était mécontent de lui ou bien avait décidé de lui donner une seconde chance ? Peut-être est-il même considéré comme un héros, mais Iro le doute. Il a agi d’instinct lors de la mission précédente pour sauver le plus de vie possible et emprisonné avec lui le seigneur Sith dans de lourds décombres. Il attendit donc, regardant le personnage qui semble être l'ingénieur en chef.</i></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158609</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158609</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:40:37 GMT</pubDate></item></channel></rss>