<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Nouveau venu sur Géonosis]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>La navette avait rejoint Géonosis en pulvérisant un record de lenteur. Le vieux vaisseau, obsolète depuis des années, servait à peine deux fois par an et c'était à se demander comment il volait encore. Le pilote, un vieux Dévaronien, semblait en tirer une fierté aussi particulière qu'inexpliquée, et lorsqu'il annonça fièrement que la planète rouge était en vue, Atreïs se demanda si par cela, il entendait « Nous allons bientôt nous écraser. »<br /><br />Néanmoins, le Gurlanin gardait la tête baissée, tout à son envie de ne pas être repéré. Sous sa forme d'Humaine, il cachait son visage sous ses cheveux noirs, précaution inutile tant le vaisseau était vide. En dehors du vieux Dévaronien se trouvait une Twi'Lek, sans doute une esclave, qui avait tristement et distraitement validé son billet sans même le regarder, et un Ithorien massif et plutôt bien habillé qui passait son temps à se plaindre de la lenteur du trajet, du confort des sièges, de l'amabilité des uns et des autres, et finalement, de sa société qui l'envoyait sur ce monde perdu sans intérêt qui était plus proche de l'implosion que tout autre chose. <br /><br />La scène aurait pu faire sourire Atreïs si celui-ci n'était pas plongé dans une profonde mélancolie. Pour la première fois qu'il quittait son monde, il avait su surmonter la peur du vaisseau et le mal de ventre au décollage, sans doute provoqué à la fois par le manque d'habitude et la douceur toute relative du pilote. En revanche, il n'avait pas réussi à se défaire de l'image de son monde vu de l'espace depuis le hublot, juste avant le saut dans l'hyperespace. Voir Qiilura disparaître l'avait laissé pantois, puis envahi d'une grande tristesse. Si il donnait le change en apparence par quelques sourires et phrases courtes et polies les rares fois on lui adressât la parole, il n'en menait pas large à l'intérieur.<br /><br />Néanmoins, les longues heures passées à attendre, en observant l'hyperespace se dérouler sous ses yeux, lui avaient permis de reprendre peu à peu ses esprits et ses moyens. Bien sûr qu'il aurait le mal du pays au départ, mais cela ne devait pas contrecarrer ses plans. Aussi profita-t-iil du passage de la Twi'Lek pour la questionner sur la CSI.</i><br /><span style="color:#cc00ff"><br />« La CSI... Ouais... Ils embauchent normalement... Faut d'mander, ils ont leurs bases militaires un peu partout... »</span><br /><br /><i>Elle avait l'air totalement ailleurs. Un instant, le Gurlanin se demanda si elle n'avait pas consommé quelque chose d'étrange ou si, tout simplement, elle n'était pas molle de naissance.</i><br /><br /><span style="color:#cc00ff">« M'enfin vu vot'corps, vaudrait mieux vous présenter dans les bars VIP ou au palais préfectoral, y cherchent toujours des jolies filles, pas trop farouches... »</span><br /><br /><i>Atreïs pencha la tête en la regardant. Pas farouche, lui ? Et les jolies filles... Inutile de chercher très loin ce qu'ils en faisaient, d'autant que le geste de la Twi'Lek, faisant un rond avec le pouce et l'index de la main gauche autour de l'index de la main droite, était assez explicite. Il garda son sourire, l'élargit légèrement.</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">« Merci pour les informations en tout cas. Je note. »</span><br /><br /><i>Rien que discuter était nouveau pour lui. Avec les siens, tout était télépathique, et même si il parlait basic, il n'arrivait pas à s'habituer à sa propre voix. C'était à la fois perturbant et distrayant que de se voir telle une grosse caisse de résonance. La voix était claire et douce, la même qu'Hélise, presque chantante, pourtant il y subsistait une once de froid. Une certaine distance qui s'imposait naturellement, avec son interlocuteur. Même si, manifestement, cela n'était pas suffisamment explicite pour tous, en témoignait la jeune employée de la navette... Il la regarda s'éloigner alors que le vaisseau entamait sa descente. Enfin. Même si, au bruit de la carlingue, ce pourrait bien être sa dernière.<br /><br />Heureusement, il n'en fut rien. Même soumise à rude épreuve, la carcasse du vaisseau résistait à tout, et surtout au pilotage. L'atterrissage se fit avec pertes et fracas et c'est tout juste si il n'embarqua pas une tour de contrôle avec sa cargaison.</i><br /><span style="color:#009900"><br />« TERMINUS ! TOUT L'MONDE DESCEND ! Et magnez vous, les policiers arrivent. »</span><br /><br /><i>Il devait avoir l'habitude de ce genre d'incidents, supposa Atreïs, tant il semblait serein à cette évocation. La passerelle laissa les passagers descendre alors qu'en même temps quelques droïdes montaient, demandant à laisser le passage ouvert de leurs voix nasillardes. Il n'aurait pas aimé être à la place du pilote, c'était certain... D'un pas assuré, allongé et surtout, pressé, il se dirigea vers le terminal où il fut accueilli par un long message expliquant que l'astroport Loyd était sous contrôle des douanes, l'invitant à présenter ses papiers, et tout un tas de procédures administratives qu'il eut bien du mal à comprendre. Lui,le Gurlanin à peine sorti de sa planète, avait tout juste quelques crédit et ses papiers d'identité. Au milieu de tout ce monde qui se croisait dans cet astroport, il faisait un peu tâche, à rester ainsi debout en écoutant jusqu'au bout l'annonce. <br /><br />Il se dirigea vers le premier guichet, où un Géonosien à l'air aussi aimable qu'un Gdan à la tête arrachée l'apostropha :</i><br /><br /><span style="color:#cc9900">« Papiers, raison du voyage.</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Affaires. Recrutement dans la CSI.</span><br /><br /><span style="color:#cc9900">-T'es pas un droïde.</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Euh... Et alors ?</span><br /><br /><span style="color:#cc9900">-Toi, t'es aussi con que t'en as l'air... Les Humains... La CSI c'est les droïdes, crétin. Mais si tu veux ramasser l'huile, c'est à la base que ça s'passe. A cinq cent mètres d'ici. On sait jamais avec ta belle gueule, ils te trouveront p't'ête un truc. SUIVANT ! »</span><br /><br /><i>Charmant. Il se retint de répondre, jugeant inapproprié et malhabile de le renvoyer sur les roses, malgré son envie pressante de lui arracher la tête avec une dose non négligeable de violence caractérisée et préméditée. Intérieurement, il se promit de revenir lui rendre une petite visite, histoire de remettre les points sur les I. Mais pour l'instant, il se contenta de récupérer le visa que lui tendant l'odieux Géonosien et de s'en aller grossir les rangs de la foule qui patientait au dehors.<br /><br />Tant de monde allait et venait, bousculant le Gurlanin, se poussant les uns les autres, c'en était fatigant. Il se mit à l'écart, se posant contre un mur, pour regarder le visa. Tout insultant qu'il était, le Géonosien devait mieux connaître la CSI que lui. Aussi, sans doute savait il de quoi il parlait en disant qu'ils n'embauchaient pas d'organiques ? Tout à sa précipitation de mettre son plan à exécution, il n'avait pas réfléchi plus que cela aux implications. Dans sa hâte, il avait parié sur ses capacités presque uniques pour se faire accepter, et sur ses compétences de chasseur, mais pouvait-il vraiment faire l'affaire ? Il pourrait peut-être faire marche arrière si ça ne convenait pas... Mais pour aller où ?<br /><br />Il s'ébroua. Assez de pensées noires pour l'instant ! Il n'avait même pas encore vu un militaire et déjà il réfléchissait à son échec ? Il se décevait. Lui qui n'hésitait d'ordinaire pas faisait à présent des états d'âme. Il grogna contre lui-même et se dirigea droit vers la base de la CSI. Si ils n'employaient pas encore d'organiques, il serait le premier.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19258/nouveau-venu-sur-géonosis</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 04:42:23 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/19258.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:22 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°27<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Finalement, il s'ennuyait bien vite. A peine une heure après son arrivée, il recommençait à penser à ce qui l'entourait, qui pouvait le voir, qui pouvait l'entendre. Il reprenait déjà ses marques et ses habitudes prises à la dure, sans pour autant laisser quoi que ce soit transparaître. Commençait-il enfin à se montrer à la hauteur ? Ou bien virait-il totalement paranoïaque ? Quoi qu'il en soit, l'effet était brutal maintenant qu'il s'en rendait compte. Il est vrai qu'il avait déjà noté un changement lors de son entrevue avec Arnon, à qui il n'avait pas hésité à dévoiler sa vraie nature, comme si il était certain de pouvoir lui faire garder le silence par la force et la persuasion. Avec un certain aplomb, même. Etait-ce ce qu'on attendait de lui, au sein de la CSI ? Ce profil de... Il ne savait pas réellement comment l'évoquer. D'espion et d'intimidateur ? C'était ce qu'il avait fait jusque là. Faire peur à plus faible que lui. Fouiller le passé. C'était une perspective intrigante et pourtant, il y avait pris du plaisir...<br /><br />Lorsqu'il quitta la cantina, il reprit le chemin qu'il connaissait bien, jusqu'à la caserne qui avait hébergé ses premiers exploits. De toute façon, il ne connaissait rien d'autre sur cette planète, finalement, puisque chaque jour avait été consacré à son entraînement forcené sous la houlette du Lieutenant Gladmoore. Un instant, il se demande ce que devenait son instructrice. Elle n'avait jamais vraiment masqué une certaine dureté à son égard qu'il expliquait par ses attentes élevées. Et finalement, il ne l'avait pas déçue... Tout du moins l'espérait-il. On lui avait donné un grade de Lieutenant, certes rapidement, mais nécessaire et qu'il avait depuis justifié au sein du DSP.<br /><br />Il sourit en voyant les installations massives au loin. Au moins, ça, ça ne bougeait pas. Toujours énormes, grouillantes de monde, impersonnelles et effrayantes pour les nouveaux débarqués comme il l'avait été. Ca commençait à remonter, désormais, et son sourire semblait indiquer que les souvenirs n'étaient pas si mauvais. Même si il avait subi quantité de punitions dues aux mauvais résultats de sa compagnie, et imaginées par les instructeurs retors. En pénétrant les lieux, il se sentit immédiatement à l'aise, hélant un des employés de réception, demandant à voir la Lieutenante. C'est à peine si on le fit attendre, et on l'envoya vers l'aile réservée aux recrues. Lorsqu'il frappa à la porte de bureau, la voix sèche de son premier mentor l'invita à entrer, et elle se leva lorsque Atréïs entra. L'officier fronça légèrement les sourcils.</i><br /><br />-Lieutenant Vasburg, c'est cela ? Vous avez demandé à me voir ?<br /><span style="color:#ffffff"><br />-En effet, Lieutenant Gladmoore. J'étais de passage dans le coin, et je souhaitais vous voir. Vous remercier.</span><br /><i><br />L'instructrice, d'ordinaire si sèche et impersonnelle, sembla remettre un nom sur le visage qu'elle avait en face d'elle. Légèrement plus grande, elle esquissa un léger sourire.</i><br /><br />-Dans mes souvenirs, la recrue Atréïs Helcar avait le même visage. Je vois que le DSP ne chôme pas, et j'imagine que si je cherche votre dossier, je ne le trouverais pas, Lieutenant ?<br /><br /><span style="color:#ffffff">-C'est en effet possible, Lieutenant Gladmoore.</span><br /><br /><i>La recruteuse ferma la porte et retourna s'asseoir, invitant Atréïs à faire de même. C'était amusant de se rendre compte par lui même du nombre de couches apposées sur sa véritable identité... Néanmoins, il s'assit face à son ancienne professeure., un léger sourire aux lèvres alors qu'elle le détaillait.</i><br /><br />-La dernière fois que je t'ai vue, tu étais pareille à un petit animal apeuré... Douée mais pas forcément prête. Reticuli voulait même parier que tu ne survivrais pas, j'aurais dû prendre ce pari. Quelque chose t'a changée en quelques années. Impressionnant.<br /><i><br />Atréïs ne répondit pas immédiatement. L'oeil acéré de Gladmoore était suffisant. Lui qui se disait justement qu'il était étrange de revoir quelqu'un.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff">-En effet. Les voyages, déjà, ainsi que les missions du DSP qui ne laissent pas vraiment le temps de réfléchir, pas plus qu'elles ne laissent le temps de se poser. C'est la première fois que je peux le faire depuis que j'ai quitté votre programme d'instruction, Lieutenant.</span><br /><br />-Intéressant, Vasburg. Et la première chose que vous faites est de revenir dans un endroit où vous avez sué sang et eau plutôt que vous détendre dans une quelconque cantina ? On se croirait face à un mauvais héros de holofilm.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Je l'ai fait aussi, Lieutenant. Mais l'inaction n'est pas pour moi, je crois, pas plus que la réflexion, seule à une table. Et j'aurais été idiote de ne pas passer vous saluer, maintenant que je n'ai plus à avoir peur de faire 100 pompes car j'ai défendu un collègue qui n'en valait finalement pas la chandelle.</span><br /><br /><i>La plus âgée des deux eut un petit rire sec.</i><br /><br />-Tu n'as pas perdu ton impertinence. J'apprécie, mais fais attention à ta langue, les murs ont des oreilles dans la Confédération. Du reste, c'est rare qu'une recrue revienne me voir. J'apprécie également, ça montre que je fais du bon travail. Que viens-tu faire sur Géonosis ? Ce n'est pas vraiment le rayon du DSP, il me semble.<br /><br /><span style="color:#ffffff">-Officiellement, je suis le Lieutenant Vasburg de la Marine. On me demande de rentrer, je rentre, point. Officieusement, je n'en sais rien encore. Mais je le saurais si ça vous concernait, ce dont je doute.</span><br /><br />-C'est bien la première fois que le DSP se pointerait dans mon bureau pour moi et pas pour me prendre une énième recrue. En parlant de ça, j'ai justement une fournée qui arrive. Si tu veux bien leur faire une démonstration, je t'en serais reconnaissante.<br /><br /><i>Il acquiesça avec un sourire. Elle était comme dans ses souvenirs, finalement, c'est juste qu'à présent, il parlait d'égal à égale avec elle. Il se rappelait la manière dont elle l'avait impressionné à l'époque, en tenant la dragée haute facilement à n'importe qui, peu importait l'exercice. En chemin, il se surprit à voir des saluts dus à son grade. Cela, en revanche, il n'avait toujours pas l'habitude, et Gladmoore eut un sourire narquois.</i><br /><br />-C'est ça d'être bombardée trop tôt... Tu ferais mieux de t'y faire. Maintenant, dos droit, menton levé et épaules en arrière, Vasburg.<br /><br /><i>Les deux Humaines pénétrèrent en même temps dans la cour intérieure où les attendait la soixantaine de fraîches recrues. Si le soldat King n'était plus là, Reticuli, lui, continuait manifestement de donner ses discours. Si il reconnut Atréïs, il n'en dit rien et poursuivit jusqu'à laisser la parole à sa supérieure hiérarchique.</i><br /><br />-Recrues. Je suis le Lieutenant Gladmoore et votre chef d'instructeur. Aujourd'hui est le premier jour du reste de votre vie, celui à partir duquel vous serez peut-être considérés comme autre chose que des rebuts de la société. A partir de maintenant, vous vous adresserez à chacun de vos supérieurs avec le respect qui lui est dû, à vos pairs avec la reconnaissance de leurs rangs, et vos éventuels subordonnés avec la considération que cela implique, est-ce clair ? Je ne tolérerai aucun écart, aucune tête dure. Toi, le Twi'Lek, ce que je te dis te fait rire ? Approche.<br /><i><br />La recrue apostrophée affichait effectivement un sourire en coin, l'air de dire « cause toujours ». Gladmoore eut un regard vers Atréïs qui hocha doucement de la tête.</i><br /><br />-Parfait. Je vous présente également le Lieutenant Vasburg, qui fut l'une de mes plus prometteuses recrues. Voyons ce que tu peux faire.<br /><br /><i>Mains croisées dans le dos, épaules relâchées, Atréïs se contenta de regarder le Twi'Lek s'avancer. Décidément, beaucoup de choses se répétaient d'une promotion à l'autre, et les méthodes restaient les mêmes : briser les plus costauds pour mettre tout le monde au pas. Mais pour une fois, c'était lui qui était à la bonne place, celle du chasseur. L'autre était pourtant une montagne de muscles et de nerfs, du genre qui l'aurait déchirée en deux à une autre époque. Mais à le voir s'approcher ainsi, il pouvait déceler un grand nombre de points faibles qu'il ne manquerait pas d'exploiter. Un seul serait suffisant. Sans décroiser ses mains, il esquiva le premier coup de poing, puis le second, laissant l'autre aller manquer de s'écraser un peu plus loin. Lorsqu'il se redressa, il put constater que le Lieutenant avait un très léger sourire aux lèvres. Repartant à l'abordage, il eut juste l'occasion de se rater une fois : le genou de la jeune femme écrasa son estomac et son foie, avant que la jambe ne se redresse et le cogne à la tempe pour l'étalier au sol, se retournant pour se remettre au garde à vous dans le même mouvement sans un regard pour l'homme. Il n'avait même pas sué. Oui, il avait réellement changé. D'ailleurs, il prit la parole.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">-Estimez vous heureux d'intégrer ce programme. Faites honneur à l'enseignement du Lieutenant Gladmoore, recrues. Bonne chance.</span><br /><br /><i>Il salua finalement Maria. Ce qu'il se passerait ensuite n'était plus de son ressort. Mais définitivement, il trouvait un certain réconfort ici.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158306</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158306</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°26<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>L'Astroport Loyd, sur Géonosis. Par instinct, c'était là qu'il avait ordonné d'être déposé au droïde. Ou bien était-ce une simple réminiscence ? Après tout, c'était là qu'il avait mis le pied pour la première fois quand il avait débarqué sur Géonosis depuis Qiilura. Peut-être qu'inconsciemment, il cherchait à trouver un peu de réconfort et de sécurité, lui, l'éternel déraciné. Même Géonosis n'était pas sa maison. Son lieu de base, son camp de départ, mais pas sa terre natale, ni même d'adoption. Car depuis son départ, personne ne l'avait réellement regardé, hormis quelques officiers qui se plaisaient à faire souffrir mille morts aux recrues. Notamment Maria Gladmoore, la Lieutenante instructrice, qui était bien quelqu'un qu'Atréïs comptait revoir. Non pas pour le plaisir de sa discussion, juste pour voir ses yeux lorsqu'elle se rendrait compte que malgré tout, il était parvenu au grade de Lieutenant, lui aussi. Bon, avant toute chose, il avait une autre personne à voir avant. <br /><br />Posant le pied sur le sol de l'astroport, il se dirigea tranquillement vers les douanes. Uniforme sur le dos, fusil à l'épaule, cheveux attachés, on était bien loin de l'Humaine chétive qui avait mis le pied sur la planète la première fois. Maître de ses émotions et potentiellement d'une partie de son avenir, il avait largement accompli une partie de son potentiel entrevue à Toskrew City. Largement dépassé l'image de petite personne perdue sur une planète trop grande pour lui. Sans hésitation, et un petit sourire aux lèvres, il se dirigea vers le premier guichet, où l'attendait un Géonosien clairement hostile. </i><br /><br />-Papiers, raisons du voyage. <br /><br /><i>Il se rappelait très bien l'attitude, l'exacte même attitude que le même Géonosien avait eu face à lui le jour de son arrivée. Elle n’était rien, alors. Tout ça avait changé. Elle lui montra son insigne.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">-Lieutenant Vasburg.</span><br /><br /><i>L’autre déglutit en relevant les yeux sur la brune. Il était inenvisageable qu’il se souvienne réellement de son visage, mais lui ne l’oublierait jamais, et il exorcisait ce coup au ventre qu’il avait reçu lors de son arrivée, la première fois. Un petit sourire se forma sur le visage de l’Humaine sous couverture alors qu’elle rempochait le badge et le fixait de ses yeux noirs comme la nuit. Juste ce qu’il fallait pour le mettre mal à l’aise, lui faire comprendre qu’elle savait exactement ce qu’il était. Sans doute passerait-il ensuite la nuit à se demander à ce qu’il avait fait à cette militaire, mais il s’en fichait, dorénavant. Et c’est le coeur léger qu’il passa son chemin. Il n’en avait pas réellement besoin, au final, mais voir les sentiments qu’il pouvait inspirer… Il s’en délectait, comme avec cette inconnue sur Raxus Secundus. Comme l’administrateur d’Utapau, comme avec Arnon… Il comprenait ce que cela signifiait d’avoir une emprise. Et il avait bien besoin d’un remontant avant d’affronter la terrible Générale Valkoinen. Lors de son voyage jusqu’à Géonosis, il avait entrepris de la contacter, mais elle n’avait répondu qu’un laconique « Venez à mon bureau, nous discuterons de tout cela. » Le ton était si froid, qu’il n’était pas vraiment encourageant, mais il n’avait pas le choix. Au moins avait-il le reste de la journée avant de s’y rendre, la commandante suprême ne l’attendant que le soir, dans le calme.<br /><br />Pour une fois, il prit sur lui de se détendre, chose qu’il ne faisait pas assez. Contrairement à ce qui avait pu se passer sur Raxus ou Utapau, pour une fois qu’il n’était pas en mission, il avait tout le loisir de profiter d’un bar ou d’une cantina. C’était étrange pour lui, de ressentir le besoin de s’asseoir, quelques minutes ou quelques heures, et simplement contempler ce qu’il avait pu faire jusque là. Oui, ça lui semblait une bonne idée. Alors il se dirigea vers le bar le plus proche. Pas de filature, pas de comlink, rien de tout ça. Juste un moment serein, pour lui, devant une bière géonosienne. Que devenait-il ? Au-delà de tous les secrets qu’il entretenait par obligation, il s’était coupé de tout et de tout le monde. Si demain, il était tué, personne ne se souviendrait de lui, même pas Qiilura. C’était une sensation étrange que d’arpenter des mondes ainsi sans laisser réellement de traces. En même temps, était-ce nécessaire ? Dans sa culture, oui, la famille tenait une place primordiale, mais maintenant qu’il l’avait quittée ? Vaste question. Autour de lui, les gens allaient et venaient sans se soucier les uns des autres. Il y avait là de toutes les races, de toutes les origines, des droïdes aussi. Il accrocha le regarde de ce Gand trapu, puis celui de cette Humaine, puis encore celui d’un Nautolan, autant de personnes qui l’oublieraient et qu’il oublierait. En somme, ils n’étaient tous là que bien peu de choses.<br /><br />Ce fut sur cette ultime considération qu’il reprit sa route, lentement. Ces pensées le parasitaient et l’empêchaient de se focaliser sur ce qu’il devait faire. Une famille ? Des connaissances ? Quel intérêt, vraiment...</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158305</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158305</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°25<br />
Auteur : Super PNJ</p>
<p dir="auto"><i>Surveillant le déroulé de l'épreuve grâce aux diverses caméra dans le bâtiment. La lieutenant observant chaque déplacement avec attention. L'équipe d'Altreïs avait certes du retard, mais une "victoire" ici, pouvait changer la donne et surtout changer le regard des formateurs sur les jeunes recrues et leurs capacités en groupe, mais aussi individuel. <br /><br />Et le début ne partait pas si bien que cela pour l'équipe Béta". L'idée d'envoyer un homme chercher le sniper pour se libérer la voix était bonne, mais le temps était précieux dans ce genre de situation et la zone de recherche était grande et récoltant de multiple cachettes. <br /><br />La possible erreur vient du fait qu'aucune communication sur l'origine des tirs, ce qui aurait permis à Altreïs de mieux cibler ses recherches et gagner en temps. Mais soit Gladmoore mettait cela sur le compte de l'inexpérience. <br /><br />Alors que la traque du sniper continuait, le reste du groupe essuyait des tirs, mais aussi des pertes. Peu de terrain gagné.<br /><br />Les choses intéressantes commencèrent lors de la capture de June. La jeune recrue se replaça assez rapidement. Toutefois la situation était délicate. Sans une stratégie efficace, l'épreuve serait un échec. <br /><br />La vétéran Séparatiste ne savait pas vraiment quoi ressentir. Coup de génie de la pars d'Altreïs ou incompétence doublé d'une suffisance déconcertante de la pars du groupe Alpha.<br /><br />Quoi qu'il en soit, le résultat fut que l'épreuve fut remportée par les outsider. <br /><br />Les deux formations se positionnèrent dans la cour. Les formateurs se mirent en position face à eux. Mais avant que Gladmoore ne puisse commencer, un message arriva. De la plus haute importance soit disant. <br /><br />Un silence s'installa durant plusieurs minutes, la mine de la gradée se fronça légèrement. Elle fixa de nouveau les recrues.    </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">"Félicitations au groupe d'Altreïs. Grâce à cette victoire, vous repassez devant vos concurrent en gagnant 100 points. <br /><br />Rigom, la suffisance et le fait d'avoir sous estimé vos adversaires ont grandement participé à votre échec. Ce n'est pas quelque chose de tolérable dans l'armée séparatiste. <br />Rejoignez vos quartiers, demain votre entraînement reprend. <br /><br />Altreïs, venez avec moi. "</span><br /><br /><i>Les rangs se rompirent, un transporteur arriva Récupèrent la Lieutenant et la jeune recrue.  </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">"Vous avez fait du bon travail lors de cette épreuve. Ruse, analyse. Vous avez du potentiel. Et de ce fait j'ai votre première mission. <br /><br />Vous allez rejoindre une escouade de reconnaissance. Nous avons reçu un message de l'Impérium. Un vaisseau Sith se baladerait dans l'espace proche de la capital de nos alliés. <br />Votre mission qui vous sera expliqué un peu plus en profondeur durant le briefing sera d'épauler l'Impérium dans la reconnaissance et nous tenir informer sur le niveau de menace.<br />Nous allons nous diriger vers la garnison. Le briefing aura lieu tôt demain matin. "</span><br /><br /><i>Le transporteur se posa libérant la jeune recrue qui allait désormais effectuer sa première vraie mission...</i><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Spoiler</cite><div style="display:none">hrp: De Darky</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158304</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158304</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°24<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Si il y avait bien un domaine où Atréis excellait, c'était l'infiltration. Il n'avait pas eu l'occasion de pratiquer la polymorphie depuis des mois, maintenant, mais là était l'occasion rêvée. Même si, il le savait, il lui faudrait faire preuve d'une ingéniosité redoutable afin que personne ne puisse se douter de quoi que ce soit. Il le savait, ce talent-là était un atout majeur qui lui permettrait d'arriver au bout de la mission qui leur était proposée. Mais il était absolument nécessaire que personne ne se rende compte de ses transformations successives, si besoin était.<br /><br />Il évalua rapidement la situation. Infériorité numérique et désavantage de position, c'était bien mal engagé. Surtout que June avait fait preuve par le passé d'une aisance redoutable au fusil de précision. Aussi, il était dores et déjà exclus de marcher à découvert. A moins que... Il regarda ses compères. Ils avaient tous l'air lessivés de leur entraînement. Atréis les comprenait aisément. Il était tout aussi fourbu, et ne sentait plus certains mouvements, tout en découvrant dans la douleur des muscles dont il ignorait l'existence. Mais cette épreuve là était primordiale pour eux. Leur retard était bien trop conséquent pour se permettre d'y échouer dans les grandes largeurs.</i><br /><br />-Bon... Je me charge du sniper.<br /><br /><i>Il inspira profondément. Un vieux compte à régler avec June l'orientait dans cette direction. Un coup en traître, pour un coup en traître. Il savait très bien comment il voulait s'y prendre, mais devait s'assurer que personne ne le verrait. Il regarda plus en détail l'aire de combat. Le bâtiment où était retenu Forest faisait face à une autre bâtisse abandonnée dans laquelle s'était positionnée l'instructrice. Eux-mêmes étaient dans un tout petit préfabriqué, qui s'élevait péniblement légèrement à l'écart des deux autres bâtiments. Atréis voyait les choses très simplement : le reste de son groupe investissait prudemment l'immeuble du prisonnier, malgré la menace du sniper, et s'efforçait d'attirer son attention, si possible en étant en mouvement perpétuel. Le Gurlanin, quant à lui, chercherait sa revanche en sortant quelques secondes après. Il exposa son plan en vitesse, rappelant que le compteur tournait. Le temps était compté.<br /><br />Le groupe se rua à l'extérieur sous l'oeil de celui qu'ils érigeaient en chef En courant de manière erratique, ils eurent la chance de ne pas attirer la lunette du sniper suffisamment vite, et pas un ne tomba sous le feu de la tireuse. Atréis souffla. C'était déjà un bon point. Cela leur permettrait au moins d'affronter le reste d'égal à égal, si tant est que ce mot existait encore dans cette foutue formation. S'assurant que le sniper gardait le groupe pour cible, il se dirigea à son tour au pas de cours vers le bâtiment de la tireuse d'élite. C'était entre elle et lui désormais. De sa position, il ne pouvait plus être touché par la soldate, mais une balle perdue depuis l'autre côté était toujours à craindre. Il lui faudrait donc être rapide, et surtout, discret. Au loin, il entendait déjà ses compagnons engager le combat. Au rythme des coups de feu, il imaginait déjà un affrontement disparate, marqué par les tirs ratés, et surtout, le soutien de June...<br /><br />Mais il ne perdit pas plus de temps. Sa progression ralentie par les potentiels tirs perdus qui pourraient le viser, il s'enfonça dans le bâtiment, cherchant sa proie, grimpant les étages. A chaque porte, il s'attendait à tomber de nouveau nez à nez avec la tireuse, et surtout, son bâton électrique. Il se massa les côtes furtivement rien qu'à l'idée d'en prendre un nouveau coup. Au loin, le combat avait perdu en vigueur assez rapidement, et si on continuait à entendre les éclats de voix, cela ressemblait désormais plus à une guérilla urbaine et des course-poursuite qu'à une bataille rangée.<br /><br />Il inspira. Ferma les yeux en s'appuyant contre un mur. Cela faisait déjà un bon quart d'heure qu'il était là, et il se rapprochait inéluctablement de son objectif. Restait cet étage, puis le toit. Sa main se serra sur son arme. Il n'avait choisi qu'un petit revolver, conscient de devoir se montrer discret. De plus, il avait montré de réelles faiblesses dans le maniement des armes, hormis lorsqu'elles étaient de petite envergure ou, plus étonnamment, avec les fusils de précision. Mais de fusil, il n'y avait pas, aussi le choix fut vite fait. Elle resserra un peu plus son emprise sur le pistolet, tâchant de remettre ses idées en ordre. Tout en se souvenant des enseignements prodigués.<br /><br /><em><strong><br /><br />Son premier entraînement aux armes à distance avait eu lieu sous la houlette de Gladmoore. Aussi exigeante et dure qu'elle était, il n'avait pu que s'incliner devant ses nombreux talents. Quand bien même elle leur aboyât dessus de nombreuses fois, elle n'en finissait pas moins par montrer l'exemple, avec justesse et précision. Ce jour-là, Atréis n'avait pas été capable de mettre un seul tir dans le cœur de la cible, et il s'en énerva bien vite, ruminant dans son coin et fulminant contre l'entraînement, le sable, le soleil, la cible et tout ce qui pouvait bien approcher. Aussi, la Lieutenante, qui avait avant tout pour mission de former des soldats malgré tout, prit les choses en main. Ce fut fulgurant. En une poignée de secondes, elle passa en revue tout ce qui n'allait pas chez le Gurlanin, du port de tête à la posture en passant par le déclenchement de la gâchette. En à peine quelques minutes, il assurait enfin des tirs qui, si ils étaient loin d'être parfaits, avaient au moins le mérite de toucher la cible. En revanche, même les instructeurs ne purent rien pour le maniement d'armes plus lourdes. DC15s, E-11, F-11D, rien ne trouvât grâce aux mains de la recrue, qui finit par abandonner l'idée de les maîtriser pour le moment.<br /><br /></strong></em><br /><br />Il ouvrit la porte à sa droite en silence, braquant l'arme devant lui, une modeste réplique de DL-18 qu'il avait fini par affectionner pour sa légèreté et sa facilité d'usage. Il fit un tour complet de la pièce. Rien ici. Une fois de plus, chou blanc. Il inspira, toujours en silence. Mais il fut vite interrompu par un coup de feu. Son origine était toute proche. La pièce d'à côté en réalité. June n'avait pas perdu plus de temps. Restait à savoir si elle avait touché ou non. Atréis n'hésita pas. Il savait qu'elle devait recharger, et les quelques secondes nécessaires à l'opération lui laisseraient le champ libre. Il s'engouffra de nouveau dans le couloir et défonça la porte qui restait. Bingo. L'instructrice tourna la tête au moment où la jeune femme à la mèche blanche lui cria :</i><br /><br />-Terminé pour toi ! Pose ton arme et laisse tes mains en évidence. <br /><br /><i>Il la braquait en avançant lentement, tenant son arme devant lui, bras tendus, souffle régulier, prêt à faire feu.</i> <br /><br />-Maintenant tu te lèves. Et tu fais trois pas en arrière. Et doucement.<br /><br /><i>June s'était exécutée sans discuter. Savait-elle qu'elle était prise ? Il trouvait cela trop facile, surtout sachant ce qu'elle était capable de faire. Mais elle ne faisait aucun réel mouvement. Il la fit se tourner alors qu'il donna un coup de pied à son fusil pour l'envoyer derrière lui. Sans rien dire de plus, il la délesta des armes qu'elle avait sur elle, puis lui fit signe de passer devant. Avec cette menace en moins, il pouvait désormais réellement se tourner vers son objectif final, le Sergent Forest à libérer. Les yeux braqués sur le dos de June qui avançait vers le point de départ, où elle resterait désormais, Atréis réfléchissait à la suite des opérations.<br /><br /><em><strong><br /><br />Les événements récents étaient pourtant loin de lui donner raison quant à sa manière de mener son groupe. Sous sa houlette, si l'on pouvait dire, il avait vu ceux qui continuaient de lui faire confiance progresser à vitesse grand V, tout comme lui. Afin de leur rendre leur confiance, il avait mis les bouchées doubles, se démultipliant à chaque exercice, parfois au mépris de sa sécurité ou de son intégrité physique. Bien des fois, il avait fini harassé sous le regard désapprobateur des instructeurs. Notamment lors des parcours mêlant différentes disciplines. L'équipe avait préparé un parcours dantesque, qui mêlait natation, escalade, progression en course ou à plat ventre, tir, saut... Bref, c'était un condensé des différents exercices qui leur étaient imposés, le principe final en étant très simple : à la fin de la formation, ils devaient être capables d'arriver au bout dans un temps imparti. C'était là une épreuve facultative, uniquement posée là pour permettre à tous de se jauger. Et, à l'heure actuelle, personne n'y était parvenu. Les premiers essais étaient réalisés sous l'oeil avisé des instructeurs, les suivants étaient libres. Les premiers jours, nombreux s'y essayèrent, mais les tentatives se firent de moins en moins nombreuses, au fur et à mesure du temps qui passait. Il est vrai que le peu de temps libre était plutôt consacré au repos et aux soins. Sauf pour le Gurlanin. Entêté et déterminé, il avait recommencé le circuit, encore et encore, continuant d'échouer sans se décourager...<br /><br />La fatigue accumulée l'avait mené à faire des erreurs parfois fatales. Son corps s'affinait plus vite que celui des autres, et ses capacités physique s'accroissaient, mais son cerveau éreinté le conduisait à de fâcheuses décisions qui avaient coûté quantité de points, au final, parfois par excès de prudence, parfois par inconscience. Et aujourd'hui, ils étaient 50 points derrière. Une différence suffisante pour que le camp de Rigom prenne les choses à la légère.<br /><br /></strong></em><br /><br />Libéré du poids du sniper, il avait pu rejoindre sans encombre le bâtiment principal, et avait pu constater les dégâts. Dans le hall principal, 7 recrues étaient inertes. Dont 3 de son propre groupe. Il jura silencieusement entre ses dents en les reconnaissant depuis son couvert. Il y avait donc bien eu une bataille... Mais où était le reste de la petite troupe ? Dans les étages, probablement, si il en jugeait par les portes restées ouvertes. Mais pourquoi n'entendait-il aucun coup de feu ? Est-ce que l'un des deux camps avait gagné ? C'était une possibilité. L'autre étant qu'ils s'étaient retranchés dans une bataille de positions. Mais il en aurait le cœur net. Sans plus attendre, il se dirigea vers les étages.<br /><br />Il estimait que ses meilleures chances de survie passaient par un principe simple. Amener ses adversaires à le sous-estimer, et à tenter de le battre à son propre jeu. Le corps-à-corps. C'était là qu'il excellait, plus que tout autre chose. Les longues années passées sur Qiilura lui avaient donné des réflexes et des capacités très pratiques pour cela. D'ailleurs, les instructeurs n'avaient pas mis longtemps à le repérer et à le pousser plus loin dans ses retranchements, comme ils le faisaient dès lors que l'une des recrues montrait quelques dispositions évidentes.<br /><br /><em><strong><br /><br />La leçon avait d'ailleurs également servi de leçon d'humilité. Sortant tout juste d'un entraînement éreintant au cours duquel les recrues devaient apprendre à gérer leurs forces en affrontant plusieurs adversaires à la suite, il fut pris à part par le Sergent Forest. Y voyant là l'occasion de faire ses preuves, Atréis n'hésita pas une seule seconde. Mal lui en prit. Le professeur avait toutes les cartes en main pour le défaire : expérience, habileté, force et état de fraîcheur. Il ne fallut pas plus d'une minute pour que le Gurlanin se retrouve au sol, souffle coupé après un atémi exécuté de manière remarquable... Et à peine une minute de plus pour qu'il se relève puis reparte de nouveau au tapis. Tout être normalement constitué aurait rapidement compris la situation. Pas lui. Régulièrement, il redemandait sa chance à Forest, qui lui donnait bien volontiers, tout en le renvoyant aussi sec à ses études...<br /><br /></strong></em><br /><br />Mais de professeurs, il n'y avait plus. Pas plus qu'il n'y avait de compétition amicale, désormais. Au fur et à mesure qu'il avalait les étages, il pouvait compter les corps de ses camarades et de ses adversaires. Et le compte était loin d'être bon pour son groupe. En somme, il ne restait que Jareess, qu'il n'avait pas encore retrouvé, et 4 membres de l'autre côté, dont Rigom. Ce détail le fit sourire. Il était temps que ce petit lâche rende des comptes, et il lui ferait payer ses moqueries et ses insultes au centuple. Mais pour cela, il lui faudrait sans doute passer par dessus ses trois cerbères restants. Ces pensées l'accompagnèrent jusqu'à la fin de ses recherches. Il ne rencontra aucune résistance, ni renforts d'ailleurs. L'immeuble était calme, très calme... Trop calme. Plus le temps avançait, plus il désespérait de retrouver Jareess conscient. Il s'arrêta et réfléchit. A un contre quatre, il avait les mêmes chances qu'à deux contre quatre. Très peu. Mais si il les forçait à se séparer... <br /><br />Oui. Il avait la solution. Son enquête du bâtiment lui avait permis de trouver des salles de contrôle. Des salles qui lui permettraient de mettre tout le bâtiment dans le noir. Là était son salut. Poursuivant sur sa lancée, il parvint à identifier les deux salles qui l'intéressaient. Dans la première, Rigom et ses trois hommes de main étaient proches du Sergent Forest, tournant son dos au Gurlanin. Manifestement, ils fêtaient dores et déjà une victoire... Dans la seconde, il trouva de quoi mettre son plan à exécution. Sans prendre le temps de réfléchir, il fit baisser les rideaux de fer des fenêtres de l'étage puis fit sauter les fusibles. Voilà. Il n'y avait plus qu'à attendre.<br /><br />Il n'eut d'ailleurs pas à attendre longtemps. Il put rapidement entendre vociférer les autres, et Rigom râler comme un pou, ordonnant à ses hommes de main de rétablir le courant. Parfait. Son idée se déroulait comme prévu. Enfin, si on occultait le fait qu'il n'avait pas de suite à ce plan. Il referma la porte et se cala bien au fond de la petite salle, arme braquée devant lui. Il n'avait qu'à patienter... Sauf que sa patience ne fut pas mise à rude épreuve. Rapidement, la porte s'ouvrit. Il n'hésita pas. Dans l'obscurité, trois coups de feu éclairèrent furtivement l'endroit, révélant la position d'Atréis et de sa cible. Celle-ci s'écroula sans un gargouillis, mais avec grand bruit. C'était une course contre la montre, désormais. Il en restait trois. Il changea de position, se cachant derrière la porte. Et bien lui en prit, car bientôt un faisceau se braqua sur le corps inanimé.</i><br /><br />« Merde, Jasper. »<br /><br /><i>La voix se rapprocha rapidement, occultant toute prudence. Au moment où l'autre se pencha, Atréis jaillit de sa cachette. Son pied heurta violemment la tempe de son adversaire ou plutôt, de sa victime, et le sonna. Deux coups de feu l'accompagnèrent dans sa chute. Un de moins. Il ramassa la torche et l'éteignit. Un avantage de plus dans sa besace. Il la ralluma rapidement, le temps de regarder les traits de sa seconde victimes. Enfin son polymorphisme allait servir. Il changea son apparence, prenant le visage de celui qu'il venait d'assommer. Puis il commença à crier :</i><br /><br />« Y'a quelqu'un ? Magnez vous ! Je suis tombé sur Jasper, il s'est fait avoir ! »<br /><br /><i>Le bruit de course qui s'ensuivit le rassura presque. L'autre venait seul. En d'autres termes, en bon commandant, il était fort probable que Rigom soit resté seul.</i> <br /><br />« Où il est ? Qu'est ce qui s'est passé ?<br />-J'sais pas... Regarde... <br />-Je vois r... »<br /><br /><i>Les mots restèrent au fond de sa gorge quand le tranchant de la main d'Atréis vint heurter sa gorge. L'autre en resta sans voix. Littéralement. Il recula, se tenant le cou, hoquetant et jurant comme il le pouvait. Il porta prestement sa main à sa ceinture, cherchant son arme, mais le Gurlanin fut plus rapide. Un nouveau coup de feu déchira l'air, et il tomba au sol, sur le dos.<br /><br />Atréis inspira. Puis souffla. D'un geste, il remit l'immeuble dans la lumière. Restait le dernier combat à mener. Par chance, hormis un stress intense qui avait grandement fait monter son cœur dans les tours, il ne restait qu'une seule personne. Et elle ne s'attendait certainement pas à le voir...<br /><br />Atréis avait repris sa forme habituelle. Il n’avait plus besoin de l’effet de surprise, désormais, et se délecterait suffisamment de ce qui l’attendait. D’un coup de pied violent il fit sauter la porte devant lui, pénétrant arme au poing dans la dernière pièce.</i><br /><br />-Terminé, Rigom. Fin de la mission pour toi.<br /><br /><i>L’Humain chétif se retourna d’un coup. Une lueur de colère passa dans ses yeux, mais il eut le réflexe de plonger derrière la chaise où était attaché Forest pour se protéger des tirs de blaster qui égratignèrent le sol et le mur derrière l’endroit où il se trouvait. Toujours avec une vivacité inattendue il ouvrit à son tour le feu sur Atréis qui n’eut pas le choix de plonger à son tour. Les tirs étaient précis, mais les deux ennemis parvinrent à les esquiver. Rigom n’avait pas à se soucier d’être attaqué dans sa position et en profitait pour arroser copieusement les positions d’Atréis qui ne pouvait prendre le risque de répliquer.<br />Courant d’un abri à l’autre au fur et à mesure qu’il se trouvait pilonné, le Gurlanin ne parvenait pas à trouver un angle de tir appréciable, ni même une ouverture suffisante. La moindre tentative avait des risques de faire échouer toute la mission, et ses possibilités commençaient à manquer. Par chance, le tir nourri de Rigom vida bien vite les chargeurs. Lorsqu’il entendit les clics caractéristiques d’une arme sans munitions, il sortit de son couvert. Bondissant, il attrapa Rigom à la taille et l’entraîna à terre. Il n’avait rien vu venir. Surpris, l’Humain se retrouva à terre, souffle coupé mais, d’un mouvement de jambes, réussit à faire voler Atréis par-dessus lui, qui alla s’écraser plus loin dans un grognement de douleur.<br /><br />Dans la cohue, l’agresseur avait perdu son arme, qui gisait maintenant entre eux. Se remettant prestement sur leurs jambes, les deux antagonistes se ruèrent dessus, finissant au corps à corps. Une configuration qui allait parfaitement à Atréis. Mais Rigom n’était pas le premier venu non plus. Malgré son peu d’implication en première ligne, il restait doué pour ce genre de choses. Très doué. Chacun se rendait coup pour coup, si bien que bientôt, l’arme fut envoyée plus loin dans la pièce sans qu’aucun des deux protagonistes ne cherche à s’en emparer. Libérant leur haine à l’égard de l’autre après des mois de provocation, ils rivalisaient d’intensité dans leur engagement. L’Humain opposait sa force et sa puissance à la vivacité et la rapidité du Gurlanin. <br /><br />Capable d’enchaîner très rapidement des mouvements, semblant parfois changer de stratégie en un battement de paupières, Atréis essayait de contraindre l’autre à la défensive, de l’empêcher de porter le moindre coup. Malgré tout, il pouvait sentir qu’il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme, car chaque coup encaissé était comme recevoir une enclume : Rigom tapait réellement fort, et le déstabilisait vraiment. Déjà, il pouvait sentir le sang couler de sa lèvre fendue et les hématomes sur tout le corps pointaient le bout de leur nez. Mais l’autre n’était pas beaucoup mieux. Elle l’avait touché en de nombreux endroits, et lui aussi vacillait de plus en plus, sa garde se baissait chaque fois un peu plus bas, et elle le voyait souffler comme un bœuf.<br /><br />Nouvelle attaque. Avec une satisfaction non feinte, il sentit son poing s’écraser dans le foie de Rigom. Il se plia en deux, avec un hoquet, crachant un peu de salive mélangée à du sang. Etait-ce enfin l’ouverture ? Il n’attendit pas qu’il se relève : son genou partit droit vers son nez, qu’elle entendit exploser dans un craquement écoeurant. C’était terminé, déjà. Rigom hurla en se tenant le nez, reculant d’un pas. Il n’en fallait pas plus. Il ne manquait que le coup final. Comme dans un rêve où tout était ralenti, Atréis prit appui sur sa jambe droite. Opérant une rotation imparfaite mais rapide, il tourna sur lui-même. Jambe gauche tendue, pied pointé vers l’extérieur. L’énergie cinétique faisait le reste. Au dernier moment elle sauta. Avec violence, son pied s’écrasa sur la joue de Rigom. Humain et Gurlanin allèrent au sol, le premier sur le dos, inanimé. Le second sur le ventre. Son souffle lui manquait un peu, ses membres lui faisaient mal. Ses cheveux noirs retombaient devant ses yeux, trempés de sueur. Avec un effort considérable, il se hissa sur les bras, se relevant difficilement pour récupérer son arme. <br /><br />Il regarda Forest. La mission était allée à son terme. Atréis le libéra, avec de se laisser glisser contre un mur, épuisé.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158303</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158303</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°23<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Le lendemain. Tous les formateurs s'étaient regroupés avant de rejoindre les recrues qui arrivaient un à un dans la cour. Ils se concertaient tous avant le début de cette nouvelle journée d'entrainement, à l'exception de June qui était partie chercher un tableau sur ordre de la lieutenante Gladmoore; attendant son retour en discutant du pitoyable échec du dernier entrainement tout en regardant les recrues depuis les fenêtres du hall. Les instructeurs s'étaient décider de passer à la vitesse supérieure et de trancher le mal en deux. Cela allait peut-être empirer les choses dans un sens, mais de l'autre, tous les problèmes allaient grandement s'arranger. Continuant leur discussion sur les préparatifs, les supérieurs furent dans l'obligation de rejoindre les recrues très rapidement pour intervenir et arrêter une bagarre qui venait d'éclater. Deux recrues commençaient à se battre sans retenue et sans élégance.<br /><br />Entrant dans la cour : le sergent Forest fut le plus rapide des formateurs à arriver et à arrêter cet échange de coups ridicules qui avait explosé sans prévenir. Séparant les adversaires de chaque côté, il dut utiliser une technique basique de combat rapproché pour mettre à terre la recrue Rigom qui ne semblait pas vouloir en rester là. Une fois à terre, le sergent garda la position de la technique pour qu'il ne puisse plus bouger tout en expliquant aux recrues qui voulaient jouer aux héros pour le sauver qu'il pouvait à tout moment lui briser la nuque s'ils s'avançaient encore d'un pas. Hurlant à son tour de reculer d'un pas et de se mettre au garde-à-vous : la lieutenante Gladmoore se mit entre le sergent - qui maintenait Rigom à terre - et les recrues pour dissuader davantage les héros qui voudraient libérer leur ami. Tandis que le sergent Reticuli rejoignit la recrue Atreis pour l'empêcher, elle aussi, de tenter quoi que ce soit.<br /><br />Une fois tout ce beau monde calmé; rangé correctement en rang et au garde-à-vous. La lieutenante demanda au sergent de relâcher Rigom pour qu'il rejoigne les rangs, tout en le surveillant de près. Lorsque les supérieurs se rassemblaient face aux recrues; June fit son apparition en poussant un grand tableau à craie. Une fois le tableau à côté des formateurs, la lieutenante fut interrompue par la soldate lorsqu'elle allait prendre la parole. Cette dernière voulait dire quelques mots aux recrues avant le début du monologue de sa supérieure. Acceptant sa demande, la petite soldate fit un pas vers les recrues avec les yeux larmoyants.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Pardonnez-moi !</span> S'exclama-t-elle en baissant légèrement la tête. <span style="color:#ffffff">Je ne voulais pas vous faire du mal et je ne voulais pas vous tirer dessus ou vous frapper</span>, dit-elle en s'essuyant les yeux avec sa manche. <span style="color:#ffffff">Mais vous voir vous déchirer comme ça, j'aime pas ça et-</span> ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Ça suffira. Rejoignez les sergents, soldate</span>, coupait-elle la formatrice dans ses excuses. <span style="color:#ffffff">Votre institutrice est trop émotive, vous l'aurez compris. Mais elle n'a fait qu'obéir à mes ordres. Si vous devez porter votre haine sur quelqu'un pour ce qu'il vous est arrivé, c'est vers moi que vous devez vous tourner</span>, dit-elle en faisant les cent pas en face des recrues avec un air défiant. <span style="color:#ffffff">Vous voir pitoyablement échouer à tous les entraînements comme des moins que rien et vous voir vous battre pour savoir qui sera le petit chef de votre misérable groupe me fait doucement rire</span>, expliquait-elle en ayant un léger rictus. <span style="color:#ffffff">C'est pourquoi aujourd'hui vous allez avoir la chance d'être ce que vous voulez vraiment</span> ».<br /><br />Sur ces mots, la lieutenante se dirigea vers le tableau à craie que June avait ramené sur ses ordres, et trancha en deux le tableau d'un coup de craie. Puis se tourna vers les recrues et expliqua.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Sur ce tableau, j'ai tracé un trait pour couper le tableau en deux. Si vous n'êtes pas trop stupide. Bien que pour certains j'en doute</span>, dit-elle en posant son regard sur certaines recrues. <span style="color:#ffffff">Vous aurez compris qu'à partir d'aujourd'hui votre groupe va être divisé en deux !</span> Expliquait-elle en retournant au tableau ».<br /><br />Sur le tableau, un trait le coupait en deux et de chaque côté la lieutenante écrivait quelque chose. En se retournant de nouveau vers les recrues, le tableau affichait dans le côté gauche, tout en haut : groupe de Rigom, et de l'autre côté : groupe d'Atreis. Donnant, ensuite la craie à June; la lieutenante reprit la parole.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Je vais tous vous poser une seule et unique question : quel groupe vous voulez rejoindre ? Et vous devrez me répondre sans aucune hésitation</span> ».<br /><br />Questionnant chaque recrue en partant de la gauche vers la droite, toutes étaient obligées de répondre à la lieutenante pendant que June écrivait les noms sur le tableau. Une fois que le tout monde avait choisi son groupe, toutes les recrues devaient se tenir du côté de leur choix en face du tableau. Lorsque les groupes étaient finalement formés, on pouvait compter neuf personnes dans le groupe d'Atreis, et treize personnes dans le groupe de Rigom. Puis, la lieutenante nomma June comme formatrice principale du groupe de Rigom et qui sera secondée par le sergent Reticuli; tandis qu'elle, et le sergent Forest, allaient s'occuper du groupe d'Atreis. La lieutenante instaura aussi un système de points. Chaque groupe avait la possibilité de gagner plus ou moins de points avec les entraînements. Si un entrainement était bon, il gagnait des points, mais si un entrainement était mauvais, le groupe perdait des points.<br /><br />Prenant avec elle son groupe : la soldate et formatrice King, accompagné du sergent Reticuli, se dirigeaient de l'autre côté de la cour pour commencer l'entrainement du jour : le tir à distance. Les entraînements n'étaient pas les mêmes pour les groupes. Puisque le groupe de la lieutenante Gladmoore allait faire un entrainement en combat rapproché, pendant ce temps. Même si June était maintenant la formatrice principale du groupe de Rigom, elle n'en restait pas moins la formatrice au tir à distance et devra entraîner le groupe d'Atreis pour ce domaine. Tout comme le sergent Forest qui devra entraîner le groupe de Rigom en combat rapproché.<br /><br />Commençant l'entrainement au combat rapproché, la lieutenante Gladmoore laissa la place au sergent Forest pour faire une démonstration du mouvement que le groupe allait devoir apprendre aujourd'hui. Le groupe l'avait vu quelques minutes plus tôt. Il s'agissait d'une technique de base pour se défendre et plaquer l'adversaire au sol. Se tenant droit, mains dans le dos, avec son air apaisait et son aura bienveillante, le sergent demanda poliment à la recrue Jareess (qui avait rejoint le groupe d'Atreis) de bien vouloir s'approcher. Le sergent l'avait désigné comme partenaire pour cet exemple. Demandant à la recrue de l'attaquer, celle-ci hésita. Chose qu'il ne fallait pas faire. Le sergent, avec une rapidité presque surhumaine, donna un coup dans la jambe droite de la recrue pour la déstabiliser, avant de lui soulever le bras du même côté pour agripper son corps en le basculant vers l'arrière tout en soulevant ses jambes à l'aide de l'une des siennes pour qu'il tombe par terre sur le dos sans qu'il ne puisse plus se défaire une fois au sol. <br /><br />Le sergent expliqua qu'une fois l'adversaire dans cette position, il pouvait forcer encore plus dans ses bras pour le tuer en lui brisant la nuque ou juste l'étouffer jusqu'à la mort. Mais bien évidemment ceci n'était qu'une démonstration et il n'allait pas faire de mal à une recrue. Relâchant Jareess en l'aidant à se relever, il allait expliquer cette technique plus lentement pour que les recrues puissent reproduire ce mouvement.<br /><br /><br />***<br /><br />Les semaines passèrent et la formation devenait de plus en plus difficile pour les recrues. Sport, apnée, course, combat, tir, équilibre. Toutes sortes d’entraînements et d'exercices étaient imposés et devaient être recommencés jusqu'au succès. La clef pour réussir ces exercices jusqu'au bout était le travail en équipe et le souffle. Sans ces deux choses, les nerfs pouvaient lâcher rapidement et on s'épuisait trop vite. Les longs exercices en plein air n'étaient pas de tous repos; la saison des tempêtes de sable n'arrangeait pas la chose. Peu étaient les recrues capables de tirer correctement avec un fusil à lunette; de combattre sans se blesser et de piloter sans faire d'accidents ou courir sans s'écrouler au sol. Au cours de la formation, deux recrues abandonnèrent; une autre se retrouva dans le coma et une dernière se perdit dans les plaines arides de Géonosis (avant d'être retrouvée et réhabilitée à participer à la formation).<br /><br />Pendant ces longues semaines d’entraînements et d'exercices, certaines recrues comprirent que la lieutenante Gladmoore n'était pas si inhumaine qu'ils le pensaient. Elle était dure et dangereuse; mais admirables et juste. Tout comme la soldate King qui était en réalité timide et amicale, mais surtout émotive. Concernant les sergents, les regards des recrues ne changèrent pas pour eux. Le sergent Forest restait toujours quelqu'un de confiance, calme et bienveillant; et le sergent Reticuli laissait toujours apparaître une personnalité négligente et moqueuse.<br /><br /><br />Aujourd'hui l'entrainement n'allait pas être de tout repos pour le groupe d'Atreis. Il fallait sauver le sergent Forest. Attaché à une chaise dans l'un des étages d'un bâtiment abandonné; surveillée par la soldate King depuis son fusil et gardé par le groupe de Rigom. La mission n'allait pas être à leur avantage. Il fallait déjouer l’œil affûté du sniper pour s'approcher du bâtiment; tromper les gardes ou tous les neutraliser et sauver le sergent. Pour cet entrainement, un compte à rebours avait été imposait par la lieutenante.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Je sais que vous n'êtes plus que huit en tout. À cause d'un abandon d'une recrue de votre groupe</span>, rappelait-elle à son groupe. <span style="color:#ffffff">Je sais que vous trouvez ça injuste qu'ils soient onze en face. Mais dites-vous que sans l'abandon d'une des recrues du groupe adverse et d'une autre qui est malheureusement toujours dans le coma, ils seraient douze</span>, les encourageait-elle en les regardant quelques instants. <span style="color:#ffffff">Vous pensez sûrement qu'ils sont meilleurs que vous parce qu'ils ont plus de points au tableau. Mais les points ne veulent rien dire sur le terrain, vous les talonnez alors que vous êtes deux fois moins nombreux. Alors aujourd'hui, vous allez vaincre ce groupe, vous allez délivrer le sergent et arrêter la soldate</span>, motivait-elle son groupe ».</i><br /><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none">Je te laisse gérer l'ellipse à ta guise, ainsi que la mission. Tu as tous les éléments en main, et en cas de doute ou de difficulté n'hésite pas à me contacter. Si tu captures June, demande-lui simplement de se rendre en expliquant ce que tu fais : comme lui demander de mettre ses mains en évidence et de te suivre gentillement, ou autre. En bref, ne joue pas le personnage, donne-lui simplement des ordres. Aussi pour l'histoire des points tu peux imaginer ce que tu veux, mais le groupe de Rigom en a plus.</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158302</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158302</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°22<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>La litanie de noms eut à peine le temps de se terminer, et le Gurlanin eut à peine un instant pour croiser les yeux inexpressifs de l'instructrice. Son cerveau comprit suffisamment vite son erreur alors que son corps ne put que subit la décharge foudroyante que lui administrait sans état d'âme June. Juste avant de sombrer dans les ténèbres, il eut la présence d'esprit de se rendre compte que son erreur lui confirmait son raisonnement. Ne faire confiance à personne. Trahi ou être trahi.<br /><br />Il passa plusieurs heures dans l'inconscience, comme le reste de ses soi disant camarades qu'il abhorrait chaque jour un peu plus. Dans son simili sommeil, ses pensées s'entrechoquaient. La sédition d'une partie du groupe avait déjà grandement endommagé la confiance qu'il plaçait en eux au départ. Leur incapacité à se montrer intelligents avait été à la limite du point de non-retour. Mais l'action des instructeurs était la goutte qui faisait déborder le vase. Pourtant, il ne pouvait pas réellement se résoudre à les laisser tomber. Pas après que certains aient pris son parti. Alors quoi ? Revenir sur sa décision ? Il ne pouvait pas aller à l'encontre de ses sentiments inamicaux à l'encontre des uns et des autres. Cependant, il n'avait pas besoin de les apprécier pour les mener, en soit. Si ils le laissaient faire.<br /><br />Atréis se réveilla parmi les premiers. A croire que le taser de June était moins violent que ses balles. Légèrement nauséeux, il retint un haut-le-coeur en s'asseyant dans son lit de fortune. Comme les autres, il avait été balancé là tel un ballot, sans considération pour sa blessure. D'ailleurs, celle-ci le lançait toujours, même si il y avait du mieux. La suite de l'entraînement serait bien difficile, pensa-t-il. Et, pour son malheur, cette pensée fut validée par le discours aussi court que violent prononcé par la Lieutenante Gladmoore. Consignés dans leurs dortoirs, les uns sur les autres, sans repas, voilà la sanction qu'elle avait décidé de leur infliger.<br /><br />Il fut parmi les premiers à regagner le dortoir. En fait, il fut même le premier, Sans un mot, il s'assit en tailleur sur son lit, dos droit contre le mur. L'agitation avait gagné le dortoir, et la tension avait de nouveau monté d'un cran entre les deux factions. Ignorant ce qu'il s'était passé sur les hauteurs du champ de bataille, les partisans du Gurlanin restaient fidèles à cette petite humaine brune qu'ils avaient érigée en leader. Tout comme les adeptes de Rigom restaient en rangs serrés derrière lui, malgré sa traîtrise et sa couardise. Immédiatement après que les portes furent fermées, le ton commença à monter entre les différentes parties, chacune accusant l'autre d'être le responsable de tous les maux de la Galaxie, à tout le moins. La situation était lassante, stupide. Ni les uns, ni les autres n'avaient une quelconque chance de voir la suite de la formation si le conflit continuait à s'envenimer. Alors que les plus virulents de chaque camp s'apprêtaient à en venir aux mains, Atréis se mit debout sur son lit et hurla avec force, laissant un instant la bête en lui rejaillir, à l'insu de tous, trop occupés à être acteurs ou spectateurs de cette pathétique passe d'armes.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-ÉCOUTEZ MOI !</span><br /><br /><i>Le timbre était clair, la voix forte. Qu'allait il leur dire désormais ? Il n'en savait rien. Mais jusque là, l'improvisation avait bien fonctionné, aussi n'allait il pas abandonner cette stratégie.</i><br /><span style="color:#0033ff"><br />-Regardez vous, bande de chiens galeux. Vous êtes tous plus stupides les uns que les autres ! Tout ça parce qu'un crétin a cru bon de contredire toutes les instructions et qu'un autre s'est dit qu'il pouvait vous commander sans que vous bronchiez.</span><br /><br /><i>Une rumeur parcourut l'assemblée. Venait-elle réellement de se remettre en cause ? Ainsi que Rigom ? C'était inattendu. Mais l'effet provoqué convenait parfaitement à la recrue. Elle venait de semer le trouble parmi le groupe, et le moment était idéal pour forger, peut-être, une nouvelle unité.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-Vous voulez savoir ce qui s'est passé, tout à l'heure ? Pourquoi vous êtes tous tombés alors que pas un d'entre vous ne sait manifestement tenir une arme ? Parce que j'ai donné vos noms, à tous, à un sniper. Parce que pas un ici n'a été capable de faire preuve du commencement du début d'esprit de groupe. </span><br /><i><br />La rumeur s'amplifia en grogne. Mais ce n'était pas ce qui allait arrêter Atréis. Plus maintenant. Il sauta de son lit. Tous dominaient sa forme humaine d'une tête au moins mais pas un n'osait bouger malgré les insultes et les révélations ?</i><br /><span style="color:#0033ff"><br />-Alors quoi ? Qu'est ce qu'on fait maintenant ? Vous comptez continuer à passer pour des cons et des incapables et récurer des toilettes toute votre vie ? Ou vous allez vous bouger pour ressembler à des soldats ? Moi, j'avais fait mon choix. Et finalement, j'ai pris un poignard dans le dos. Alors il est temps de changer.</span><br /><br /><i>Il progressait au milieu du groupe sans tressaillir, sans baisser les yeux. Il continuait sa tirade à voix forte, attendant que l'un ou autre daigne le défier, mais pas un ne s'avançait, pas même Rigom. C'en était à la fois décevant... Et prévisible. Aucun ne semblait capable de se dresser contre lui, à l'heure actuelle ? Fort bien, il prendrait ses responsabilités.</i><br /><span style="color:#0033ff"><br />-J'ai pris des coups pour vous, bande d'abrutis. Vous en avez pris pour moi, et pour Rigom. Alors c'est simple.</span><br /><i><br />Il était arrivé devant Rigom et le défiait du regard, Ses yeux n'exprimaient aucune autre émotion que sa détermination. Ni haine, ni mépris, ni pitié. Un intense sentiment de défi. Le seul qui importait à cet instant.</i><br /><span style="color:#0033ff"><br />-A cinq heures tapantes dans la cour. Toi et moi. Seuls. Si je perds, je quitte la formation. Si tu perds, tu pars ou tu te soumets.</span><br /><br /><i>Il tendit la main à son rival. Sous cette forme, il n'était qu'une femme chétive, et blessée de surcroît. Son épaule le faisait toujours souffrir, tout comme ses côtes. Il était diminué, et Rigom le savait. Tout comme il savait que c'était là sa chance de prendre le commandement. Tout ce qu'il avait à faire était de battre une femme blessée, à la fois physiquement et dans son orgueil. Aussi, il n'hésita pas bien longtemps et serra fortement la main tendue. En essayant de lui faire mal, il serra à s'en faire blanchir les jointures. Mais Atréis n'exprima pas la moindre expression. C'était l'objectif. Il surpasserait tout ce qui se dresserait en travers de son chemin. Lorsque l'autre libéra sa main, il tourna les talons, et ne prononça plus un mot de la soirée. Et, le lendemain matin, il était le premier dans la cour.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158301</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158301</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°21<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Pathétique ! Voilà la seule réponse qu'avait en tête la lieutenante Maria Gladmoore en voyant toute cette troupe de bons à rien se tirer dessus tel des B1 défectueux sorties d'usines et tenant entre les mains des armes pour la première fois. Comment pouvaient-ils rater leur cible à moins de deux mètres de distance ? Pourquoi cette année les recrues avaient-elles un air de ridicule ? Prenant une grande bouffée de poussière rouge de Géonosis et retenant sa colère autant qu'elle pouvait, elle ne trouva rien de mieux que de se masser les tempes avec sa main de libre pour tenter de se calmer et d’ôter ce mal de crâne qui apparaissait, en détournant le regard de cette scène... pathétique.<br /><br />Les recrues se faisaient face : les personnes qu'avait rallié Rigom à sa cause de battaient en le défendent tels des gardes du corps pour politiciens ; tandis que de l'autre côté les futurs soldats partaient dans tous les sens, sans coordonner leurs déplacements, sans stratégie d'approche et sans soutien technique. Toutes semblaient perdues et ne savaient pas comment agir devant le groupe de Rigom qui, pour certaines recrues était difficile de l'accepter, mais meilleur que celui qui avait pour meneur Guldem (l'une des recrues qui avaient accompagné Atreis lors du précédent entrainement). Malheureusement, le groupe de Rigom ressemblait plus à une escouade suicidaire, qu'autre chose. Rigom n'hésitait pas à utiliser "ses hommes" comme bouclier pour contrer les tirs des recrues adverses. Comme cette fois-ci - qui ressemblait aux autres - : lorsqu'il se retrouvait face à un ennemi et qu'il tira vers lui un allié pour qu'il reçoive les tirs à sa place, tout en avançant et en utilisant son compagnon comme bouclier avant de le laisser tomber par terre une fois proche de son ennemi, afin qu'il puisse lui tirer dessus à bout portant et être sur de le vaincre. Une technique et un geste déloyal, mais diablement efficace, puisque lui est son groupe parvenait à prendre l'avantage dans cette bataille désastreuse.<br /><br />Alors que la lieutenante désespérait, que les sergents jouaient calmement aux cartes au-dessus de la caisse d'armement, le destin de tous était en train de se jouer au moment même, plus haut, sur une colline, caché derrière les rochers.<br /><br />L'index plaçait sur le pontet du fusil et la main gauche tenant la poignée ; l’œil gauche plaquait contre la lunette de visée ; la crosse du fusil collait sur l'épaule gauche ; la respiration qui se faisait de plus en plus lente en inspirant par le nez et en expirant par la bouche ; les muscles du corps qui se relâchaient tous (pour mieux les contracter au moment du tir) ; la vue faisant seule le focus sur les cibles pour prévoir leurs mouvements. Dans cette position June pouvait être confondue avec l'environnement tant elle ne bougeait pas ou n'émettait aucune vibration, même les petits insectes de Géonosis grimpaient sur elle pour continuer leurs chemins en l'ignorant - ou en ne s'apercevant pas de sa présence ? Concentrée et attendant les noms, la soldate continuait de viser les recrues sans détourner le regard, mais avait toujours un œil autour d'elle, en cas d'attaque. Lorsqu'elle entendit la jeune Atreis s'asseoir à côté d'elle, son index gauche se plaça sur la queue de détente. Entendant le premier nom : June calcula à peu près et en l'espace d'un instant la distance, la température, le vent, l'humidité et tout ce qui pourrait faire manquer son tir lorsqu'elle inspira en bloquant son souffle.<br /><br />Plus bas, continuant de se massacrer entre elles, l'une des recrues s'écroula par terre avec une violence et une rapidité impressionnante, et deux secondes après l'écho du tir vint résonner dans les oreilles de tous. Criant de se mettre à l'abri immédiatement, la lieutenante se mit à couvert elle aussi en s'armant et en cherchant la menace. Mais avant même que les recrues ne réagissent, une seconde victime s'ajouta au tableau, puis une troisième, puis une quatrième. Les recrues semblaient totalement perdues, affolées, et ne savaient absolument pas où se mettre à l'abri puisque les tirs semblaient venir de partout. Rigom forma un bouclier avec deux de ses sbires qui semblaient totalement en accord avec le principe de le sauver en y laissant leurs peaux. Mais il commença, lui aussi, à paniquer lorsqu'un de ses boucliers tomba sous un tir.<br /><br />Plus haut, Atreis continuait d'énumérer sa liste à côté de June. Une inspiration, un tir, une expiration ; à chaque nom, un tir. Toutes les recrues tombèrent sous les balles de June. Nulle recrue n'avait su y échapper. Toute ? Non, une seule restait debout. Lorsque la liste venait d'être terminée, June se leva et prit dans sa main gauche l'étrange manche noire qu'elle portait à la ceinture et fit un coup sec avec pour déplier totalement la matraque et électrifia Atreis.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Toutes les cibles sont neutralisées</span>, dit June via son comlink ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Très bien</span> ».<br /><br />***<br /><br />Quelques heures plus tard, et sachant combien de temps duraient les effets des balles étourdissantes et de la matraque télescopique électrique, les supérieurs arrivèrent dans la salle de repos de l'hôpital au moment où les recrues se réveillèrent les unes après les autres dans les lits.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Vous avez tous échoué</span>, s'exclama la lieutenante sans détour. <span style="color:#ffffff">Par conséquent, vous êtes tous renvoyés</span>, expliquait-elle en laissant un blanc. <span style="color:#ffffff">Mais, comme nous avons un quota à respecter chaque année, vous êtes tous réintroduit. Demain, entrainement au combat rapproché avec le sergent Forest à 5h tapante dans la cour, vous êtes privé de dîner ce soir et interdit de sortir des dortoirs jusqu'à demain !</span> Hurla-t-elle en repartant aussi rapidement qu'elle était venue ».</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158300</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158300</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°20<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Pour la première fois depuis son arrivée sur Géonosis, Atréis se sentait mal. Pas à cause des douleurs qu'il ressentait dans chaque fibre de son corps après l'enchaînement d'exercices. Pas à cause de son bras qui le lançait toujours autant. Non, cette fois, le mal-être était profond, ancré au plus profond de lui. Le sentiment avait grandi tout au long de cette nuit au fond de la cuve de bacta, où il avait alterné entre demi-sommeil et conscience. Qiilura lui manquait terriblement, et son idéal d'unité venait de voler en éclats face à la stupidité de ceux qui étaient sensés représenter sa troupe. Il faisait plus ou moins toujours cavalier seul, s'appuyant sur les autres quand il ne pouvait pas se débrouiller, mais était-ce la bonne méthode ? Ne le ralentissaient ils pas, tout simplement ? La question méritait de se poser...<br /><br />En tant que retardataire, il s'efforça de ne pas se montrer, ce qui était rendu simple par les épaules affaissées de nombre de ses camarades. Seuls certains inconscients défiaient Gladmoore du regard, et Atréis ne put s'empêcher de déglutir quand il vit la Lieutenante marcher vers lui à grandes enjambées, avant de lui intimer, dans son style tout en retenue, d'accompagner l'instructrice King. Il ne se fit pas répéter l'ordre, se mettant au garde-à-vous lorsque l'instructrice en chef le commanda. Le Gurmanin crut repérer un regard goguenard de la soldate aux cheveux blancs, mais il ne pouvait s'en assurer.<br /><br />Son discours fut aussi franc que direct, tout comme les éliminations de deux idiots. Les voir s'avancer piteusement vers la sortie conforta Atréis dans sa nouvelle vue d'ensemble. Il ne leur accorda pas un regard lorsqu'ils passèrent devant lui, avant que la petite troupe d'idiots ne soit mise au pas de course par la Lieutenante, qui les éloigna. June fit signe à la recrue de la suivre, et il lui emboîta le pas.</i><br /><br /><i>La réponse fut aussi brève que la question, entre deux taiseux :</i> <span style="color:#0033ff">"Non."</span><br /><br /><i>Il n'allait pas mentir. L'impression d'avoir une tige chauffée à blanc qui s'enfonçait dans son bras n'aidait pas à se sentir plus en forme, et il devait revoir les médecins le soir même. Pour une simple épaule luxée ! De ce qu'il avait compris, son état ne s'était pas amélioré suffisamment par rapport à la norme. Il n'en rajouta pas, conscient qu'elle devait certainement avoir accès à son dossier médical.<br /><br />Se contentant de suivre et d'imiter June lorsqu'elle saluait, il garda sa position mutique jusqu'à ce qu'elle épaississe le mystère de leur destination. Le Gurlanin ouvrit la bouche pour poser une question, puis se ravisa. Il verrait bien le moment venu ce qu'il aurait à faire. Les instructeurs n'étaient pas idiots. Ils savaient qu'Atréis ne pouvait ni se battre, ni se mouvoir correctement. Aussi, lorsque June lui indiqua qu'il participerait au même entraînement, il se posa la question : un exercice asymétrique ? Ou quelque chose qui n'impliquait pas d'efforts physiques ? Cette dernière hypothèse fut bien vite balayée lorsque la soldate fit conduire le speeder en haut d'une colline vide de toute autre chose que cette satanée poussières et ces cailloux rouges. Il la regarda silencieusement monter avec mille précautions son fusil, comme si c'était un objet cher à son coeur, puis la voix de l'instructrice en herbe claqua.<br /><br />Lui ? Responsable de la vie ou de la mort dans cette formation des autres ? Il s'assit à côté de June, grimaçant avec la douleur. En contrebas, il voyait les autres s'affairer. Ils se mettaient en ordre de bataille ? Qu'est ce que c'était que cet entraînement encore ? Passant sa main sur son visage, il regarda le désordre éclater. Rapidement, des tirs de laser furent échangées, partant dans des directions plus ou moins aléatoires, tant ces idiotes de recrues semblaient incapables de viser droit. Parfois, par miracle, un tir semblait prendre la bonne direction, mais ils étaient suffisamment mauvais pour qu'Atréis ne se demande si ils ne le faisaient pas exprès. Ou pire. Si les armes n'étaient pas volontairement faussées.<br /><br />Pendant ce temps, June attendait paisiblement les noms. Elle semblait d'une méthode et d'un calme olympiens, à la manière dont elle tenait son fusil et paraissait le régler au micromètre près. Il reporta son regard sur la mêlée. Etait-ce un test ? Oui. Mais pour qui ? Lui ? Ceux en bas ? Les autres. Il devinait aisément que ceux qui étaient touchés et "tués" n'avaient que de bien faibles chances de survie dans ce groupe. Mais ça ne paraissait pas létal. En revanche, le fusil de June, lui, semblait l'être. Alors quoi ? Il aurait la mort de ses camarades sur la conscience ? Mais cela avait-il une importance ?<br /><br />Il repensa à la disucssion qu'il avait eu avec Jareess la veille. Dans son esprit, ils étaient tous sur un siège éjectable. Surtout maintenant qu'ils avaient commis une faute stupide en se séparant ainsi, là où ils devaient se montrer solidaires. Ce fut cette dernière pensée qui l'emporta sur le reste. Il devait prendre des décisions. Il l'avait fait tout au long de ces deux jours qui lui avaient semblé deux mois, et cela l'avait mené ici, sans ménager personne.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">"Pas une n'a montré autre chose que de la couardise."</span><br /><br /><i>Et il énuméra les noms. Tous. Sans en oublier un seul. Si June s'exécutait, il réciterait la liste, ponctuée par des coups de feu. Tout en gardant un nom pour la fin. Rigom. <br /><br />Les éliminations successives l'avaient convaincu que très peu en réchapperaient, finalement. Il prit le risque d'être éliminé lui-même pour avoir trahi. Mais au moins, il resterait fidèle à lui-même.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158299</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158299</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°19<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Les recrues arrivèrent les unes après les autres dans la cour, au lendemain de la mission qui s'était achevée prématurément et qui fit une blessée. À la suite de cet échec de mission, deux clans et opposants s'étaient créé dans le groupe : l'un pro-Rigom et l'autre pro-Atreïs. Une guerre s'était déclenchée entre ces deux parties, et chacune voulait voir son meneur renvoyé. Et bien évidemment, les bleus, les arcades ouvertes et les lèvres gonflées ne manquaient pas d'être remarqués lors de l'appel dans la cour. Mais ayant eu vent de ce qu'il s'était passé la veille dans le dortoir, aucun des formateurs ne prononça un mot là-dessus - tout au moins pour le moment.<br /><br />La lieutenante faisait, comme à son habitude, les cent pas en face des recrues. Mais la différence était qu'elle devait aller plus loin que les jours précédents. Le groupe s'était coupé en deux dans la cour et les recrues avaient laissé un détroit entre eux, pour ne pas se mélanger. Derrière la supérieure, ce trouvait le sergent Reticuli : qui fumait en regardant son datapad ; le sergent Forest, quant à lui, se tenait droit, mains jointes dans le dos et regardait les recrues qui se fusillaient du regard avec la rage au visage ; tandis que la soldate King observait, elle aussi, son datapad, mais aujourd'hui elle portait son KiSteer 1284 au dos, et portait un étrange objet noir à la ceinture, comme une sorte de manche sans rien au bout. Tous attentèrent la recrue Atreïs qui devait arriver bientôt. Les séances de Bacta étaient toujours longues, et connaissant le médecin de la base, qui aimait prendre son temps, il n'allait certainement pas mâcher le travail.<br />Lorsque la dernière recrue arriva, la lieutenante s'avança vers elle en lui ordonnant d'aller à côté de l'institutrice King - sans donner davantage de détails -, puis hurla sur le groupe. Mais cette fois-ci le ton n'était plus aussi amical qu'avant.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Au garde-à-vous !</span> Commença-t-elle en inspectant et en collant son visage énervé sur les recrues au premier rang. <span style="color:#ffffff">Je suis parfaitement au courant de ce qu'il s'est passé hier, dans le dortoir</span>, expliquait-elle en reculant. <span style="color:#ffffff">Je vois que je ne me suis pas assez fait comprendre lors de votre recrutement</span>, dit-elle en voyant une personne rigoler. <span style="color:#ffffff">Ça t'amuser ? En face de moi, immédiatement !</span> Cria-t-elle sur la recrue qui s'avança. <span style="color:#ffffff">Fais-moi des pompes, tout de suite, je te dirais quand t'arrêter</span>, dit-elle en enjambant la recrue. <span style="color:#ffffff">Je connais parfaitement les noms de ceux qui ont commencé la bagarre et le pourquoi de votre petite guéguerre d'enfant, mais je ne les dirais pas, à vrai dire, cela m'arrange pour l'entrainement d'aujourd'hui</span> ».<br /><br />Au moment où la lieutenante expliqua qu'elle savait tout à propos du conflit dans le groupe et que cela l'arrangeait pour aujourd'hui, la recrue qui faisait des pompes s'écroula par terre. Était-ce dû à la fatigue ou juste parce qu'elle avait glissé ? Quand la lieutenante entendit la recrue tombée, elle se contenta uniquement de tourner légèrement la tête en lui parlant.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Je ne t'ai pas dit de t'arrêter. Tu dégages ! La Confédération n'a pas besoin d'incompétent dans ton genre</span>, ordonnait-elle dans un ton autoritaire. <span style="color:#ffffff">Vous l'aurez tous compris. Aujourd'hui, durant cet entrainement, une nouvelle sélection sera faite, la moindre erreur vous sera fatale</span> ».<br /><br />Maria était revenue à une sélection de recrues. Chaque échec était fatal. Comme pour cette autre recrue qui pensait qu'elle pouvait se mettre au repos sans en avoir reçu l'ordre. La lieutenante la regarda et d'un claquement de doigts en indiquant la sortie avec son index, elle comprit venait d'être éliminée. Après cette deuxième élimination, Maria se retourna vers ses collègues et expliqua aux sergents Forest et Reticuli de la suivre, avant d'ordonner à la soldate King de conduire la jeune Atreïs jusqu'à la destination. Une fois chose faite, la lieutenante se retourna et exigea que les recrues se mettent en rang et au pas en montant bien haut les genoux ! Une, deux, une, deux ! Voyant les recrues partirent avec Maria qui ouvrait la marche et les sergents la fermant, June fit signe de la main à Atreïs de la suivre. Prenant une direction opposée pour aller jusqu'au garage de la base afin de prendre un véhicule, June n'osa pas parler, elle était trop timide pour ça. Et puis, pour elle, parler et sympathiser avec quelqu'un était synonyme de danger ou de mort pour la personne. Trop de gens ont souffert en restant à ses côtés, trop de gens sont morts par sa faute... le mieux était de rester seule, se disait-elle souvent. Mais, elle prit tout de même de ses nouvelles, en bégayant un peu sur le début de sa phrase.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Ton... ton bras va mieux ?</span> ».<br /><br />En plus de ne pas vouloir s'attacher aux autres, et d'être émotionnelle - ce qui offrait une June différente chaque jour : la communication n'était pas ce qu'elle maîtrisait le mieux. Mais heureusement pour elle, ils étaient enfin arrivés au garage. Accueilli par deux droïdes B1 qui se redressèrent en saluant militairement leur collègue, June eut un mouvement de défense en posant sa main gauche sur la sangle de son fusil en faisant un pas en arrière... avant de se mettre droite et saluer à son tour - toujours avec la mauvaise main - les droïdes en affichant un visage de méfiance. Les deux droïdes demandèrent de les suivre jusqu'au véhicule. Suivant les droïdes avec vigilance, June demanda à Atreïs de monter dans le véhicule, pendant qu'elle signait le datapad des départs, qu'un B1 lui tendit. Montant à son tour dans le véhicule, celui-ci ne partit pas tout de suite.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Ne t'inquiète pas, tu participeras à cet entrainement</span>, expliquait June à Atreïs une fois installé dans le véhicule. <span style="color:#ffffff">Mais, nous n'allons pas au même endroit</span> ».<br /><br />Une fois que la formatrice King venait d'expliquer une partie de ce qui allait se passer, elle reçut une communication via son comlink : interpellant le conducteur en lui faisant signe de partir, le véhicule se dirigea en haut d'une colline remplie de rochers et de cailloux. Le trajet fut rapide et assez silencieux, June ne savait pas quoi dire et n'était de toute façon pas bonne pour entamer une discussion. Lorsqu'elles arrivèrent à la colline : June déplia les pieds de son fusil de précision KiSteer 1284 et installa son fusil entre deux rochers pour que personne ne puisse le voir depuis la plaine désertique qui était aux pieds de la colline. S'allongeant sur le ventre en relevant le premier clapet de protection, June expliqua le rôle d'Atreïs pour cet entrainement.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Ton rôle est simple, choisir qui restera en vie dans le groupe et qui sera éliminé de la formation</span>, dit June sans ménagement. <span style="color:#ffffff">Donne-moi les noms des têtes que tu veux voir tombées pendant qu'ils s’entraîneront</span> ».<br /><br />Alors que June expliqua sans détour le rôle d'Atreïs dans cet exercice, les recrues arrivèrent sur la plaine. De leur côté la lieutenante expliqua que le groupe allait devoir se séparer en deux et qu'une simulation de bataille sera leur entrainement. Sur place ce trouvait une caisse métallique avec des armes à lasers non létales et des plastrons avec des capteurs un peu partout.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Avant Toute chose, vous devez faire deux groupes... mais je pense qu'ils sont déjà fait</span>, commença à dire la lieutenante. <span style="color:#ffffff">Vous devrez vous battre, vous aider, vous sauver et réfléchir pour vaincre l'autre. Vous allez vous séparer en deux groupes, et vous aurez dix minutes pour vous préparer</span>, expliquait-elle en rejoignant ses collègues qui se trouvaient à côté de la caisse. <span style="color:#ffffff">Je tiens à vous dire qu'ici, les tempêtes sont nombreuses, et le sable y est particulièrement brûlant</span>, dit-elle en regardant son datapad. <span style="color:#ffffff">Dans quarante minutes une tempête est annoncée, et en cas d'accident, je ne pourrais rien arrêter. Maintenant, dans cette caisse, vous allez mettre vos plastrons et prendre chacun une arme</span>, ordonnait-elle en ouvrant la caisse. <span style="color:#ffffff">Si vous entendez un bip lorsque vous êtes touché, vous êtes morts et vous ne devez plus bouger, si vous ne respectez pas cette simple consigne, vous serez renvoyé. Dépêchez-vous !</span> ».<br /><br />Les recrues se dépêchèrent de s'équiper et de rejoindre le groupe qu'il avait choisi. Après quelques essais pour savoir si l'équipement fonctionnait parfaitement, la lieutenante hurla que l'entrainement pouvait démarrer.<br />Plus haut, à plus de trois cent mètres du lieu de l'entrainement, sur la colline remplie de rochers : June releva le second clapet de protection de son fusil de précision en regardant dans le viseur et s'installa plus confortablement en redemandant qui des recrues Atreïs voulait voir mort.<br /></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158298</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158298</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°18<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Il y avait d'abord eu ce grand flash de lumière qui suivait immédiatement après le torrent de flammes. Puis la vive douleur dans le dos et l'épaule lorsqu'il heurta le sol violemment. La sensation de tétanie profonde lorsque tous ses membres réagirent subitement en se contractant. Puis le noir total dont il fut incapable de se défaire, son réflexe premier ayant été de fermer les yeux et de se protéger inutilement le visage. Désormais, il était étonnamment incapable de rouvrir les yeux. Il était vrai qu'il n'avait aucune expérience de ce genre de douleurs. Accoutumé des morsures et autres griffures, il se rendait compte qu'il existait un tout autre niveau de douleur. Heureux les ignorants, tant même à ce stade, il n'était pas à plaindre. La tête lui tournait même dans le noir, et il entendait une cacophonie de cris, de fureur et de colère sans parvenir à en déterminer ni la source, ni la cible. <br /><br />C'est lorsqu'il put entendre la voix de la formatrice qui lui était clairement destinée qu'il commença à remettre les choses dans l'ordre dans son esprit. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">-Ne t'inquiète pas, tu n'as rien de cassé, ton épaule est déboîtée et tu as un hématome au niveau des lombaires. Je vais faire venir les médecins pour qu'ils t'emmènent à l'infirmerie </span><br /><i><br />Lorsqu'elle acheva sa phrase, la sensation de froid venant de la neige, et de fumée toxique émanant du vaisseau s'estompa. La simulation venait de s'achever, et la seule chose imprimée dans l'esprit du Gurlanin était un aveu d'échec cuisant. L'autre avait tenté de faire cavalier seul et avait refermé sur eux un piège qui aurait été mortel en de réelles conditions. Il se fichait bien d'être blessé dans ces circonstances. Il n'était pas là pour s'économiser, et voilà qu'il se retrouvait sur la touche dès son second jour dans la CSI. <br /><br />June céda sa place aux médecins qui venaient de débarquer. Ceux-ci eurent la délicatesse de ne pas poser de questions, et prirent toutes les précautions nécessaires pour soigner celle qu'ils pensaient humaine. Il eut à peine le temps de réagir lorsque le premier, un Twi'Lek débonnaire lui annonça :</i><br /><br />-Serre les dents. A trois, je remets ton épaule en place... Trois !<br /><br /><i>Le claquement arracha un grognement de douleur à l'alien métamorphe qui sentit les larmes lui monter aux yeux. Evidemment, il fallait replacer le membre dans l'axe tant que les muscles étaient chauds et le blessé sous l'effet de l'adrénaline, mais l'opération ne se faisait jamais sans mal.<br /></i><br />-Ca va aller, t'en fais pas, gamine. Un bon bain de bacta et tu seras comme neuve. Allez, en avant !<br /><i><br />Le second médecin, un vieux Géonosien qui avait sans doute vu les formateurs de Gladmoore passer en tant que recrues, en avait surtout vu bien d'autres. Des recrues blessées pendant les formations, c'était courant. Et puis, c'était plutôt bon signe. Ca voulait déjà dire qu'on ne ménageait pas les bleu-bites. Et surtout, qu'elles n'hésitaient pas à aller au charbon. Une vraie bonne nouvelle, ça manquait de chairs couillues dans les rangs de l'armée. Fussent-elles féminines. <br /><br />Il fallut néanmoins contraindre Atréis d'être brancardé pour éviter les mouvements. Plus pour montrer qu'il n'était pas inapte aux formateurs que par fierté, il voulait marcher, mais s'en trouva interdit par les médecins. Question de sécurité. Sous l'oeil de ses camarades, aussi défiants que respectueux, il quitta donc les lieux.<br /><br />Une fois à l'infirmerie, ce fut le Géonosien qui prit la parole :</i><br /><br />-Surtout, te fait pas de bile, gamine. On en a soigné des centaines, des comme toi, et pas forcément des plus solides. Bon, c'est rare quand même qu'ils soient aussi maigrichons, mais y sont tous ressortis sur leurs deux guiboles, grâce à la merveille qu'on appelle bacta ! C'est pas dur, tu restes la nuit là-dedans et tu ressortiras comme neuf. Bon par contre, t'auras quand même mal à l'épaule. Mais ça, c'est pas si grave, ça forge le caractère !<br /><br /><i>Il lui expliqua rapidement le principe du respirateur qu'il aurait à porter tout du long, et lui montra la cuve qui serait son lit pour la soirée. Le Gurlanin enregistra les informations, élève attentif, mais se garda bien de la moindre remarque, taiseux qu'il était. Toutes les questions qui furent posées sur ses origines, ses motivations, ou tout autre trait de caractère étaient esquivées ou contournées, si bien qu'ils finirent par abandonner leurs investigations. <br /><br />A la grande surprise d'Atréis, et alors qu'il attendait que la cuve soit préparée, il reçut la visite de Jareess, qui semblait inquiet, malgré un sourire jovial sur la figure. Il y avait une pointe de mouron au fond de ses yeux, et il gardait une certaine distance avec la jeune femme blessée.</i><br /><br />-Tu as pas choisi le bon moment pour te blesser... En plein dans l'exercice hologra... je sais plus. En plein dans l'exercice. Les formateurs risquent de pas aimer...<br /><br /><i>Atréis haussa les épaules ce qui lui arracha un grognement de douleur et un regard moqueur des médecins.</i><br /><br />-En plus... Je sais pas ce que tu lui as fait, mais Rigom est complètement dingue. Il est complètement en train de monter l'escouade contre toi et les formateurs. Ca a viré à la bataille rangée dans le dortoir, c'était n'importe quoi. Alors que nous, on sait bien que c'est lui qui a fait n'importe quoi... Mais il est en train de leur retourner la tête.<br /><br /><span style="color:#0033ff">-Laisse tomber.</span><br /><i><br />La voix claire du Gurlanin avait résonné dans l'infirmerie.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-La plupart ne passera pas le recrutement. C'est un tri. Garde toi de tout ça, ne prend pas parti. Sinon, ça te retombera dessus.</span><br /><br /><i>Le colosse de Telos la regarda, bouche à moitié ouverte, surpris. Après de longues secondes passées à se sentir gêné par le regard acéré de la femme à la mèche blanche, il reprit :</i><br /><br />-Je vais pas te laisser tomber. Sans toi, on serait plus là. Si personne te soutient, tu seras isolée.<br /><br /><i>Il ne répondit pas immédiatement, car les médecins vinrent finir de le préparer, faisant détourner les yeux à Jareess pour préserver une intimité déjà bien entamée.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-Fais attention à toi. Et à tes décisions.</span><br /><br /><i>Le ton, la lueur au fond de ses yeux, tout laissait imaginer que cette phrase clôturait la discussion. Jareess ne fit pas autre chose, se contentant d'acquiescer en hochant la tête. Elle voulait certainement du calme et n'avait pas le cœur à discuter après ce qui s'était passé, se disait-il. Aussi prit il acte de ses paroles, mais se promit de ne rien en faire. Elle avait besoin de soutien. Surtout avec Rigom qui causait des troubles. Atréis serait rapidement leur cible, il en était persuadé, et elle ne pourrait pas se défendre en restant seule.<br /><br />Aussitôt qu'il eut quitté l'infirmerie, Atréis fut plongé dans le bacta. La substance guérisseuse était confortable, et chaude, mais il se sentait mal au fond de cette cuve, étrangement. Le temps que les calmants fassent effet, il resta paniqué entre l'idée de se noyer dedans, la douleur qu'il ressentait dans son dos et son épaule, et les médecins qui l'observaient. Il s'agitait sans doute trop, car ils discutaient avec une certaine vigueur, et semblaient agacés de le voir aussi mouvementé. Mais cela ne dura pas, les calmants finissant par faire effet, et le plongeant dans un état second de semi-sommeil, duquel il ne sortirait que plusieurs heures plus tard.</i><br /><br /><i>Dans le calme de l'infirmerie, les médecins purent écrire leur rapport à la lieutenante Gladmoore.</i><br />« Etat stable physiquement. Contusions et fêlures soignées par bain de bacta. Etat psychologique instable, misanthropie évidente. Sujet possiblement dangereux. »<br /><br /><i>La nuit était toujours chaude sur Géonosis, et celle-ci le fut un peu plus, au vu de la haine grandissante dans les dortoirs. Rassemblés par Rigom, organisés dans un esprit de rebellion, ils avaient défié les autres recrues, et passé certaines, parmi les plus faibles, à tabac. Sans blessure grave autre que psychologique, ils faisaient néanmoins profil bas, éparpillés sans leader à suivre. Celle qu'ils considéraient comme un chef, ou presque, semblait s'être mise hors course par l'explosion, et ne se présenterait sans doute pas. C'est donc la mort dans l'âme qu'ils se présentèrent dans la cour au petit matin, rassemblés par Gladmoore, esquivant les grands airs triomphants de leurs rivaux.<br /><br />Atréis, lui, avait passé une mauvaise nuit. Malgré la médication, la douleur se faisait toujours sentir et provoquait un engourdissement sourd de son épaule que les médecins ne voulaient pas forcer à se dissiper, sans quoi, disaient-ils, elle reviendrait, toujours plus vive. Aussi eut-il simplement le bras mis en écharpe pour soulager les muscles encore abîmés. Cela ne prendrait que quelques jours, tout au plus, mais suffisamment pour l'empêcher de s'entraîner normalement. Malgré cela, il insista pour être au rassemblement matinal. Bien que déjà en retard, il refusait de se montrer absent de nouveau. Aussi, c'est à l'abri des regards qu'il se mit au garde-à-vous, tant bien que mal, alors que la Lieutenante faisait ses habituels 100 pas.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158297</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158297</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°17<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Nul besoin de réfléchir plus longtemps, les minutes étaient contre le groupe et le chronomètre continuait de faire défiler les chiffres les uns après les autres. Lorsque June posa sa dernière question : elle eut un léger rictus en voyant celle qui prenait, depuis le début, toutes les initiatives en commandant, presque et pratiquement toujours, toutes les recrues sans se soucier de savoir si elles allaient suivre le pas ou non, puisqu'en étant toujours sûre qu'elles suivraient sans se poser de question. Heureuse de la voir reprendre en main la situation, la formatrice King se mit dans un coin en laissant briller l'étoile montante. Cette dernière avait déjà tout prévu en quelques instants, et les recrues semblaient enfin calmes et prêtes au travail. Laissant le groupe agir d'après le plan qu'Atreïs venait de mettre au point ; June se mit à noter quelques lignes dans son datapad, avant de poser son index gauche sur son comlink qui était à son oreille du même côté et de répondre affirmativement à un ordre. Regardant derrière elle, elle s'approcha d'une des recrues qui semblait être perdue et ne voulait pas prendre part à l'exercice. Demandant la raison de son inaction, la recrue semblait être trop frigorifiée pour, ne serait-ce, bouger ou répondre sans claquer des dents. Expliquant qu'elle devait bouger pour se réchauffer afin de ne pas mourir de froid, elle se retourna rapidement après qu'une autre recrue se mit à crier de panique.<br /><br />Portant son regard sur la recrue qui venait d'hurler, June n'eut que le temps de se mettre accroupie en se protégeant le visage et la recrue qui se trouvait à côté d'elle, lorsque le vaisseau explosa ! Le souffle de l'explosion venait de mettre tout le monde à terre ; la neige qui se trouvait autour fut balayée en un instant et ne tombait désormais plus du ciel ; le vent avait fait silence durant quelques secondes ; l'odeur toxique de la fumée et du carburant brûlé piquait les yeux et le nez ; la chaleur des flammes avait pris le pas sur le froid et un bourdonnement sourd et aigu avait envahi les oreilles de tous.<br /><br />Reprenant le plus vite possible ses esprits, June hurla si tout le monde allait bien. Observant les recrues, elle aperçut rapidement les plus touchées. Se précipitant vers la première, elle comprit qu'elle n'avait rien de grave, mais qu'elle venait d'être sérieusement sonnée par le souffle de l'explosion. Lui demandant de rester assise en reprenant ses esprits, elle partit en voir une seconde lorsqu'elle fut interpellée par une recrue un peu plus loin qui hurlait que Atreïs n'était pas en bon état. Se précipitant vers elle, June comprit qu'elle avait été sérieusement touchée. S'accroupissant pour l'observer afin de savoir si elle n'avait rien de cassé en parcourant son corps avec un bioscan, elle fut interrompue par Rigom qui se plaignait qu'elle était, depuis le début de la formation, qu'un boulet et une source de problème et que si June avait mieux fait son travail rien de tout ceci n'aurait eu lieu.<br /><br />D'habitude, et sur ordre de la lieutenante Gladmoore, June n'aurait rien dit et se serait contentait d'ignorer les paroles de la recrue en serrant très fortement sa mâchoire et ses poings. Mais là, il venait de dépasser les bornes. Se retenant dans un premier temps en subissant les insultes de la recrue, elle finit par ne plus rien entendre autour d'elle... comme si tout était devenu noir. Se relevant sans prononcer le moindre mot avec un regard assassin dans la direction du pauvre fou, June s'avança vers Rigom qui continuait d'expliquer aux autres que tout était de la faute de la formatrice et d'Atreïs. S'arrêtant en face de la recrue June lui hurla dessus.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Ferme-la !</span> ».<br /><br />Sa voix provoqua comme une violente bourrasque qui fit reculer d'un pas toutes les recrues qui étaient autour d'elle et Rigom s'écroula sur les fesses - l'une perdit même conscience. Sa voix avait aussi endommagé le dôme et la simulation subissait à présent des sortes de bugs holographiques. Après avoir hurlé sur la recrue en regardant autour d'elle, elle s'aperçut qu'elles avaient fait un pas de plus en arrière et ne semblaient plus vouloir s'approcher d'elle. Comprenant ce qu'elle venait de faire, elle se racla la gorge et reprit son rôle de formatrice en ordonnant à l'une des recrues de relever Rigom. Celle-ci obéit tout de suite sans poser de question et June regarda les résultats du bioscan. Retournant voir Atreïs elle se posa à côté d'elle.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Ne t'inquiète pas, tu n'as rien de cassé, ton épaule est déboîtée et tu as un hématome au niveau des lombaires. Je vais faire venir les médecins pour qu'ils t'emmènent à l'infirmerie</span>, dit-elle en entrant en communication avec son comlink ».<br /><br />Une fois les médecins appelés, June se releva et la simulation s'arrêta au même instant.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Avec ce qu'il vient de se passer, nous allons abréger l'entrainement. La mission est en partie réussite grâce à cette jeune recrue</span>, expliquait-elle en portant un regard sur Atreïs. <span style="color:#ffffff">L'entrainement est terminé pour aujourd'hui, vous avez quartier libre pour le reste de la journée</span>, concluait-elle en laissant place aux médecins ».<br /><br />Replaçant son épaule en le maintenant avec un linge, Atreïs fut brancardé jusqu'à l'infirmerie de la base séparatiste.<br /><br /><em><strong><br />Un peu plus tard, dans l'une des chambres de l'infirmerie de la base séparatiste : les droïdes médicaux donnaient les derniers soins nécessaires pour Atreïs. Malgré l'accident et la puissance de l'explosion et du choc : elle n'avait eue qu'une épaule de déplacée et un gros bleu au niveau des vertèbres lombaires. Nul besoin d'opération ou de reconstruction cybernétique, donc. Une simple séance dans une cuve de bacta suffira pour remettre la jeune recrue totalement sur pied.<br /><br />Et pendant que la jeune femme à la mèche blanche recevait des soins, dans le dortoir, les questions se multiplièrent comme des petits pains, et Rigom commençait à rallier des personnes de son côté.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Comment la confédération peut-elle accepter qu'une telle personne soit dans notre groupe ?! Elle a failli me tuer, nous tuer, en faisant n'importe quoi et en jouant avec les commandes du vaisseau !</span> Hurlait Rigom en se tenant debout sur son lit pour dominer les autres. <span style="color:#ffffff">Durant cet exercice c'était clairement moi sa cible, mais demain ça sera peut-être toi !</span> Dit-il en pointant du doigt l'une des recrues. <span style="color:#ffffff">Sans oublier cette formatrice plus bizarre que jamais, elle cache quelque chose ! Ensemble, faisons comprendre à tout le monde que nous ne voulons pas d'elles ! Que nous ne voulons pas de ces femmes dans l'armée ! Qui est avec moi ?</span> Concluait-il en levant le poing en l'air ».<br /><br />Les recrues présentes dans le dortoir se regardèrent un instant et plusieurs s'avancèrent vers Rigom, convaincu par son discours. Mais certaines n'étaient pas d'accord avec lui.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Tu t'es comporté comme un abruti fini, toi aussi ! À l'insulter... à insulter tout le monde. Je n'ai pas oublié tes paroles méprisantes durant l'entrainement. Toi aussi tu me fais pitié ! Et je pense que j'aurais fait pire que l'institutrice King si j'avais été à sa place</span>, s'exclamait une recrue ».<br /><br />À la suite de son commentaire, quelques-unes des recrues qui avaient rejoint Rigom firent demi-tour.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Bon toutou, va ! Donne la papatte ! Tu n'es bon qu'à ça</span>, répliqua Rigom avec sarcasme et mépris ».<br /><br />Le groupe se déchira en deux à ce moment et une bagarre générale démarra dans le dortoir.<br /><br /></strong></em><br />Au même instant, la lieutenante Maria Gladmoore et la soldate June King faisaient un bref débriefing sur l'incident du jour qui avait mis fin rapidement à l'entrainement, en discutant de la suite des événements.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">L'incident d'aujourd'hui n'était pas un bug, mais la réalité physique holographique du dôme est bien trop dangereuse pour ce genre d'opération avec des recrues inexpérimentées</span>, expliqua la lieutenante. <span style="color:#ffffff">Il faudra l'utiliser pour de simples missions d’entraînements pour la prochaine fois</span> ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Nous connaissons la raison de l'explosion ?</span> Demanda June ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Une recrue à jouer avec les commandes</span> ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Elles n'étaient pas désactivées ? Et savons-nous qui a touché les boutons ?</span> ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Nous ne pouvons pas savoir qui a touché les commandes, mais il faudra être moins réaliste pour les décors, à l'avenir</span>, dit la lieutenante. <span style="color:#ffffff">Fort heureusement, il n'y a qu'une seule blessée, Atreïs. Les autres vont bien. Mais elle aura besoin de repos, et son épaule lui sera certainement douloureuse pour la semaine à venir. Je compte sur toi pour t'occuper d'elle pendant que j'entraînerai le reste du groupe</span> ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">À ce sujet. Je ne sais pas si je-</span> ».<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Tu n'as pas besoin de te remettre en doute. Ce qu'il s'est passé aujourd'hui n'est pas de ta faute, et ta réaction est pardonnable avec l'attitude que cette recrue a eue envers toi. Mais à l'avenir tente de te contrôler davantage. Je sais que tu es facilement émotionnelle, mais c'est de ton image qu'il est question</span>, rassurait-elle la jeune fille qui restait silencieuse. <span style="color:#ffffff">Demain, lors de l'appel dans la cour, nous réglerons quelques détails et certaines choses seront corrigées, tu peux prendre le reste de ta journée</span>, expliquait-elle avant de donner la journée de libre pour la jeune formatrice ».<br /><br />***<br />Le lendemain, toutes les recrues avaient été appelées dans la cour. Le groupe en formation s'était séparé en deux parties : la première était en accord avec les idées de Rigom, et la seconde en désaccord. Mais bien que le groupe se faisait la guerre, la lieutenante se tenait droite, en face des recrues, sans dire un mot, accompagnée des autres formateurs qui se tenaient derrière elle. Qu'allaient-ils leur arriver ?<br /></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158296</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158296</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°16<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atréis ne s'attendait pas à aussi peu de renseignements. C'était un coup à prendre de mauvaises habitudes quant à leurs ordres futurs que de ne pas leur donner de consignes plus claires. Les ordres de mission étaient aussi restreints qu'ils étaient nombreux à composer le groupe. Bien vite, il se trouva empoigné au col par un gaillard qui faisait une bonne tête de plus que lui et qui la sommait de trouver une solution. Puis, ce fut à un autre de l'apostropher sans autre forme de cérémonie. Et encore un, puis un, et encore, qui finirent par l'entourer, l'enjoignant séance tenante à les sortir d'une situation qui était catastrophique à leurs yeux. Il était vrai que le froid avait pu les rendre irritables, mais au plus près de cette carcasse de vaisseau, la température était remontée quelque peu, la faute aux moteurs en veille qui émettaient malgré tout de la chaleur et faisait fondre la neige.<br /><br />Il allait élever la voix, et au passage remettre en question la virilité de celui qui l'empoignait, lorsqu'une voix s'éleva derrière l'attroupement. Il la reconnut aisément. Parmi toutes celles qu'il avait entendu, celle-ci était la plus désagréable. Une voix venimeuse, mielleuse, de celles qui envoûtent aisément les esprits les plus faibles. Et Atréis le savait, certains avaient déjà été convaincus par ses propos. Ceux parmi les plus forts physiquement y voyaient là un relais de leurs idées limitées et un porte-parole qu'ils pouvaient facilement manipuler. Déjà, hier, il avait entendu le dénommé Rigom se plaindre ouvertement de la situation, non sans un certain charisme. Son physique léger avait déjà étonné le Gurlanin quant à son recrutement. Il ne correspondait pas au profil type qu'il avait pu observer, des hommes bien mieux bâtis. Cela dit, lui aussi détonnait. <br /><br />Il enleva d'un geste vif le poing qui le tenait au moment où le soldat apostrophait June sans aucun respect ni considération. Il fut presque étonné de ne pas le voir prendre un coup pour cela. Il profita de la courte dispute pour regarder les recrues. Certains suivaient l'échange, d'autres avaient l'air hagard, tous transis par le froid. Lorsque June demanda si un autre plan était à l'étude, il prit la parole :</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-Nous n'avons pas le temps pour une vérification. Nous devons retrouver les survivants, tels sont les ordres. Si il y en a, ils sont soit blessés et coincés dans le vaisseau, soit aux alentours. Jareess, tu viens avec moi, on va fouiller l'épave. Josh, Guldem, vous venez aussi. Les autres, vous cherchez autour. En cercle, vous gardez une distance pour vous repérer les uns les autres. Et dépêchez vous.</span><br /><i><br />Le temps leur était compté. Tellement qu'il avait à peine fini de parler qu'il se dirigeait déjà vers l'épave. Celle ci n'était pas très grande, l'explorer serait rapide. Il éleva la voix une dernière fois.</i><br /><br /><span style="color:#0000ff">-Et Rigom. Tu viens avec moi.</span><br /><i><br />Il ne prit pas le temps d'attendre une réponse, ni même de regarder si il suivait. Il laissait cela aux formateurs qui les jugeraient. Et en soit, il n'avait pas spécialement besoin de lui. Mais il préférait le garder à l'oeil. Sans son ton hautain envers la soldate, il se serait sans doute rangé à son avis, mais quelque chose le dérangeait dans son attitude, et il se disait déjà en son for intérieur qu'un jour viendrait une confrontation. Autant l'étudier d'ici là...<br /><br />La navette n'était plus qu'un amas de débris tenant à peine les uns aux autres. Branlante, et manifestement de médiocre facture, elle semblait se refermer sur eux au fur et à mesure de leur progression. Celle-ci n'était pas facilitée par la chaleur dégagée par le vaisseau accidenté, ainsi que par tous les morceaux de métal qui jonchaient le sol. L'avancée était lente et méticuleuse, menée par le Gurlanin. Habitué aux forêts escarpées, les mouvements étaient similaires mais les obstacles bien différents, et il se devait d'apprendre à grande vitesse. La fumée et le risque d'explosion ambiants n'aidaient évidemment pas à rester concentré sur la mission et il entendait déjà ses compagnons d'infortune exhortés par Rigom à le laisser en plan, lui et ses plans stupides. Il ajouta que des hommes n'avaient pas à suivre une femme qui n'avait aucune expérience ni jugeotte, surtout qu'elle n'avait aucunement fait ses preuves.<br /><br />Le Gurlanin laissa l'autre à ses élucubrations. Tout à ses observations, il essayait, en regardant la construction de vaisseau, ou ce qu'il en restait, de deviner son appartenance. Mais tout était impersonnel à ses yeux, basique, et sans aucun symbole qu'il aurait pu reconnaître. Il est vrai que sa connaissance des vaisseaux était limitée... Pour ne pas dire inexistante. Mais ses compagnons derrière lui ne lui donnaient pas plus d'indications, et il n'eut pour toute réponse lorsqu'il les questionna qu'un vague haussement d'épaules. Ils commençaient à un peu trop se reposer sur lui... <br /><br />Leur progression les mena enfin jusqu'au poste de commandes et de pilotage. Là, ils trouvèrent enfin ce qu'ils cherchaient : les passagers. En fait de survivants, ils étaient tombés sur 6 cadavres en uniforme. Deux qui semblaient piloter le vaisseau et était vissés à leurs sièges, les quatre autres en différents endroits.</i> <br /><span style="color:#0000ff"><br />« Regardons si ils ont des plaques d'identification ou tout autre signe distinctif... »</span><br /><i><br />Seul Rigom n'y mit pas du sien. Plutôt que de fouiller les corps, il se dirigea vers le poste de commande. Trifouillant les manettes, les boutons, il semblait à la recherche de quelque chose de précis lorsqu'une alarme se mit à sonner et une voix féminine robotique annonça :</i><br /><br />« Moteurs activés.  Attention pendant la sortie de l'atmosphère. »<br /><br /><i>Atréis releva immédiatement la tête. Au vu de la position du vaisseau, et si les réacteurs s'activaient, ils ne pouvaient que...</i><br /><span style="color:#0000ff"><br />« VITE ! SORTEZ DE LA ! »</span><br /><i><br />Il empoigna le plus hagard pour le pousser vers le couloir dans son cri, tout en désignant la sortie. Si les moteurs se lançaient, le vaisseau allait au choix prendre feu ou exploser. Et il ne voulait pas être là pour voir ça, tout holographique soit l'exercice. Il maudissait dores et déjà Rigom, et se promit de lui faire payer cette idiotie sans attendre. Cela lui coûterait cher, mais il aurait le plaisir de lui casser la mâchoire. Au moins.<br /><br />La course-poursuite contre le temps voyait la fin s'approcher. En queue du groupe pour veiller à ce que personne ne reste derrière, il eut à peine le temps de voir Rigom sauter hors du vaisseau et lui de se mettre dans l’entrebâillement que tout alla très vite. Dans son dos, il entendit une explosion sonore. Les moteurs n'avaient pas pu faire leur office correctement et avaient largement surchauffé, entraînant une formidable réaction en chaîne. Il jeta un coup d'oeil en arrière. Celui de trop. Il vit une vague de feu remplir la coursive et le projeter au dehors. La douleur se répandit dans tous ses membres lorsqu'il heurta le sol. Il eut un gémissement de douleur lorsque son dos craqua, et resta là, bras en croix. Le poing fermé sur une plaque d'identification de l'Empire.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158295</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158295</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°15<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Les recrues étaient perplexes, méfiantes, mais surtout interrogatives avec ce qu'elles étaient en train de vivre. Quel était le véritable but de cette mission de sauvetage dans cet environnement glacial ? Quel était le sens de cette formation ? La lieutenante venait de les envoyer en pleine nature sauvage avec comme seule consigne de retrouver le lieu d'un crash. C'était tout ? Aucun danger ou obstacle en particulier ? Aucun ennemi ? Comment les recrues pouvaient-elles croire sur parole leur supérieure avec ce qu'elles avaient vécues le jour d'avant ? Et que devraient-elles faire une fois le lieu trouvé ? Non, rien de tout cela n'avait été expliqué, et lorsque la simulation débuta, le froid, la neige et le vent vinrent frapper le visage de toutes les personnes qui se trouvaient dans le dôme.<br />Commençant à marcher sans savoir où aller, les recrues semblaient perdues et désordonnées. C'était une bonne chose, cela prouvait qu'elle allait devoir redoubler d'efforts pour s'organiser et travailler en équipe. Mais, comme sur le chantier, elles n'allaient pas dans le bon sens du travail en équipe. Certaines partaient dans le sens opposé, d'autres tremblaient en marchant sur place et en se tenant par la taille pour tenter de se réchauffer tant bien que mal, tandis que quelques-uns restaient bêtement à côté la formatrice June - qui ne semblait pas être dérangée par le froid, bien au contraire. Les recrues avaient-elles oublié que la soldate n'était là qu'en soutien ou en cas de problème et qu'elle ne devait en rien les aider ? D'ailleurs, la lieutenante Gladmoore avait interdit à June d'intervenir. Elle lui avait ordonné d'aller avec elles dans le dôme uniquement en cas de problème : comme pour un malaise, une blessure ou autres. Et étant une fille du froid, June était parfaite pour ce travail se déroulant dans cet environnement.<br /><br />Mais tout n'était pas perdu. Alors que les recrues se transformaient petit à petit en stalagmites de glace, une voix se manifesta et désigna une direction. N'attendant pas ses compagnons : Atreïs s'avança sans se retourner. Venait-elle de montrer sa véritable nature de meneur de groupe en désignant une direction et en ouvrant le chemin sans attendre les autres recrues, en sachant qu'elles allaient venir quoiqu'il arrive ? Manifestement, oui ! À peine avait-elle pointé la direction en s'y rendant que tout le monde se mit à la suivre. Amusé par ce qu'elle voyait, la formatrice King échappa un petit rictus. Mais l'une des recrues, un humain assez frêle et de taille moyenne, ne semblait ne pas vouloir suivre les autres tout de suite, et se mit à rouspéter avant de finalement suivre le reste des recrues par la faute d'une dynamique de groupe. Ce pourrait-il que l'adversaire naturelle d'Atreïs était en train de se réveiller ?<br /><br />Arrivant sur le lieu du crash, tous purent apercevoir une carcasse métallique déformée plantée dans le sol avec bons nombres de débris tout autour. La chaleur avait fait fondre la neige et faisait fondre celle qui tombait et la fumée noire et toxique était violemment balayé les bourrasques. Le grand moment allait pouvoir commencer, mais avant que June ne fasse quoi que ce soit, Atreïs vint lui demander conseil. Venait-elle d'oublier, elle aussi, que les recrues devaient se débrouiller seules ?<br /><br />« — Aucune information à son sujet. C'est un vaisseau qui a franchi l'atmosphère et qui s'est écrasé ici. Vous devez prendre un maximum d'information et effectuer un sauvetage si nécessaire. Pour ce qui est des recommandations : désolé, je ne peux rien vous dire de plus que ce que la lieutenante vous a dit plus tôt, répondit-elle un peu gêné. La seule chose que je peux vous conseiller est de travailler en équipe et de vous dépêcher avant ce compte à rebours tombe à zéro, expliquait-elle en pointant son doigt au-dessus de sa tête. »<br /><br />Pendant que la formatrice parlait, un immense compteur venait de s'afficher au-dessus des recrues en affichant un temps restant de neuf minutes et cinquante-neuf secondes... cinquante-huit... cinquante-sept... le groupe disposait de dix minutes pour trouver un maximum d'informations sur ce vaisseau. En voyant le compteur, l'une des recrues paniqua et s'avança vers Atreïs en hurlant dessus en la secouant légèrement pour qu'elle se dépêche de trouver une solution. Pour cette recrue tout reposait sur cette fille à la mèche blanche. Il ne fut pas le seul à penser cela, puisqu'une autre encouragea Atreïs en disant qu'il était sûr qu'elle trouverait une solution. Tout le groupe encourageait la petite recrue sauf une personne : l'homme frêle qui ne voulait pas suivre le groupe, un peu plus tôt. Il s'énerva en hurla sur le reste des recrues.<br /><br />« — Vous me faites tous pitié ! Vous vous reposez sur cette gamine pour vous sortir d'un mauvais pas ? Comment avez-vous fait pour survivre jusqu'à aujourd'hui ? S'exclama-t-il avec dégoût. C'est avec ça que je dois faire ma formation ? Demandait-il en regardant la formatrice June. »<br /><br />« — C'est avec ça que vous devez faire votre formation, affirmait June, et vous devrez, durant cet exercice, les aider du mieux que vous le pouvez. Maintenant, si vous avez un plan, je vous en pris, partagez-le avec le reste du groupe. »<br /><br />« — Bien sûr ! Répondit-il en se mettant droit. D'abord nous devons vérifier à qui appartient ce vaisseau. Savoir s'il appartient à l'ennemi ou pas. Ensuite, contacter la base pour signaler notre position avant de fouiller les alentours pour retrouver les survivants. »<br /><br />« — Et s'ils sont armés ? N'oubliez pas que vous ne disposez d'aucune arme pour cet entrainement, demandait simplement la soldate King. »<br /><br />« — Nous avons le nombre, répondit la recrue avec une certaine assurance. »<br /><br />« — Très bien. Quelqu'un d'autre a un plan ? »<br /><br />Les recrues se regardèrent les unes et les autres sans qu'aucune ne prenne la parole ou ne propose quelque chose, mais la plupart des regards se tournèrent vers Atreïs. Est-ce qu'un meilleur plan allait-il voir le jour parmi les recrues ? Pendant qu'elles discutaient, le compte à rebours, quant à lui, affichait désormais huit minutes et quarante-six secondes... quarante-cinq... quarante-quatre... qu'allait-il se passer une fois arrivé à zéro ?<br /></i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158294</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158294</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:26 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°14<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atréis n'avait aucune envie de sociabiliser avec qui que ce soit pour l'instant. Lorsque les formateurs (ou plutôt, les tortionnaires) leur avait signifié la fin du travail, il avait accueilli la nouvelle avec un certain soulagement. Ses fonctions physiques ne répondaient plus comme il le fallait, après s'être infligé cette punition pour sauver les autres de sa propre bêtise, et il n'aurait pas pu continuer longtemps à ce rythme. D'autant plus avec les regards des uns et des autres qui le détaillaient un peu trop à son goût. Il commençait même à se dire que cette forme de femme était sans doute une erreur... Même si elle ne limitait pas ses mouvements, elle attirait l'oeil. Mais il était sans doute trop tard pour changer. A l'écart du groupe, il accepta avec un simple mouvement de tête la bouteille d'eau, sans un mot, mais se garda bien de l'écouler d'un seul coup.<br /><br />Le chemin du retour s’était fait presque mécaniquement. Suivant le rythme sans y réfléchir, ni faire attention à ce qui se passait autour, il ne vit pas le temps passer, ni les rues, ni les habitants. Son cerveau ne tournait plus à ses pleines capacités, harassé qu’il était. Aussi accueilli-t-il non sans un certain soulagement le retour à la caserne, et, tout aussi mécaniquement, il suivit la visite. Dortoirs, douches, vestiaires, tout était sommaire, malgré un confort relatif qui étonna la recrue, qui s’attendait à quelque chose de bien plus austère et spartiate. C’était une surprise agréable, quoiqu’elle contrariât Atréis. Ce n’était pas vraiment raccord avec le talent des formateurs pour la dureté. Mais il ne s’en plaindrait pas.<br /><br />Sitôt l’ordre de rompre les rangs prononcé par la Lieutenante, le Gurlanin s’éclipsa. Il avait grand besoin de se sentir propre, par-dessus tout le reste, tant le sable et la poussière de Géonosis lui collaient à la peau. Isolé du reste du groupe qui, lui, poursuivait les visites et le repos avant de se nettoyer, il resta un long moment sous la douche. Sa peau blanche avait rougi sous le soleil brûlant aux endroits les plus exposés. Ses cheveux noirs pendaient lamentablement, fortement abîmés et collés par la saleté. Ses muscles fins étaient tendus, agités de quelques spasmes, mais tout cela se calmait au contact de l’eau gelée. Il inspira un grand coup. Non, rien sur Qiilura n’aurait pu le préparer à ce genre de choses, à cet entraînement aussi peu orthodoxe. Mais était-ce un mal ? Le goût du travail bien fait ne lui manquait pas, au contraire des compétences nécessaires. Il n’y avait pas de sot métier, après tout. C’était étrange à dire, mais il avait appris des choses, aujourd’hui. Pas comment souffrir (cela, il le savait depuis longtemps), mais comment travaillait le génie civil. Ce n’était pas bête. Pas forcément utile d’un premier point de vue, mais pas bête.<br /><br />La douche se prolongea un moment. Perdant la notion du temps, il ne revint à la réalité que lorsque d’autres recrues pénétrèrent la salle d’eau. Un groupe de trois Humains, qui riait bien fort, évoquant la rude journée, ainsi que leur contentement d’en avoir vu la fin sans avoir été évincés. Pourtant, ils se turent lorsqu’Atréis passa devant eux sans dire un mot. Il sentait leurs regards sur lui, mais ne dit rien. Du calme, de l’air. « Foutez moi la paix », en quelque sorte. A aucun moment il ne s’imagina qu’ils le regardaient pour une autre raison que son mouvement.<br /><br />Il trouva bien vite son casier, son lit. Dans le dortoir encore peu fréquenté, il enfila son nouvel uniforme. Parfaitement repassé, le tissu brun s’ajustait suffisamment bien au corps pour permettre une certaine liberté de mouvement. C’était rudimentaire, mais efficace. Parfait. En effaçant du plat de la main les quelques plis, il se demanda comment était gérée l’intendance. Devaient-ils prendre soin de leur uniforme ? Il garda cette question dans un coin de sa tête, ainsi que quelques autres d’ordre secondaire, lorsqu’une voix retentit derrière lui.<br /></i><br />"On dirait que t’as toujours été faite pour cet uniforme."<br /><br /><i>C’était la montagne de muscles, Jareess qui se tenait dans l’entrée. Il lui fit un signe de main et le rejoignit.<br /></i><br />"T’en as pensé quoi de cette journée ? C’était bizarre, non, comme façon de faire ?"<br /><br /><i>Il haussa les épaules pour toute réponse. L’autre avait besoin de parler, d’exprimer son point de vue. Celui du Gurlanin importait peu, finalement.</i><br /><br />"Franchement, je trouve ça étrange. Pourquoi on nous apprend à faire du permabéton et des dalles ? On est sensés devenir des soldats, pas des ingénieurs, en plus il y a des droïdes pour ça. J’ai l’impression qu’ils veulent nous humilier, nous casser, exprès pour qu’on fasse pas les malins après, et qu’on devienne de bons petits soldats."<br /><br /><i>Nouveau haussement d’épaules. Si il ne comprenait pas, ce n’était pas à lui d’expliquer.</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">"Demande au soldat King.</span><br /><br />-Hein ? Pourquoi elle ? Juste parce que c’est un soldat ? Ca reste une instructrice, et puis, elle a pas l’air sûre de ce qu’elle fait. Franchement, elle se donne un peu un genre ? Ou alors elle fait semblant parce qu’elle ne sait pas encore se positionner."<br /><i><br />Pas de réponse, encore. L’instructrice June King avait quelque chose dans les yeux qui laissait penser que ce n’était pas la première venue. Une souffrance, ou un souvenir passé qui la rendait dure aux yeux du Gurlanin. Ce n’était pas un mal, en soi. Mais il y avait une histoire derrière cette étrange femme aux yeux bicolores. Il n'était pas du genre à fouiller dans l'intimité des gens. Seulement, cela se ressentait. Son côté peu assuré (que d'autres n'avaient pas du manquer de remarquer, ni ne manqueraient d'exploiter) cachait une force autre. Etait-elle réellement faite pour l'instruction ? Que faisait-elle ici ? Nouvelles questions sans réponses qu'il balaya.</i><br /><br />"Tu parles toujours aussi peu ? A part devant Gladmoore, t'as quasiment pas parlé de la journée. Alors que ça se voit que t'as des trucs à dire.<br /><br /><span style="color:#0066ff">-Oui."</span><br /><br /><i>Jareess se gratta la tête. La misanthropie de la jeune femme était étrange, alors que Gladmoore avait insisté sur l'esprit d'équipe. Mais il n'était pas du genre à forcer les choses.</i><br /><br />"Bon, ben j'te revois à la cantine."<br /><br /><i>Il acquiesça, mais il ne revit pas le Gurlanin. Se présentant en toute fin de service, il mangea sur un bout de table en esquivant les regards, avant de s'offrir une longue nuit de sommeil sans rêves, qui le reposa totalement, malgré les coups de soleil et les courbatures. Le lendemain, il était à nouveau le premier sous la douche et parmi les premiers dans la cour. Malgré sa faible résistance à la chaleur, hors de question pour Atréis de marquer la moindre faiblesse. Il se laissa guider avec le groupe jusqu'à un étrange dôme, où la Lieutenante leur expliqua les tenants et aboutissants de la journée. Joignant le geste à la parole, elle les plongea dans le froid et la neige brutalement au moyen de cette technologie inconnue. Malgré les vêtements chauds, il fut instantanément surprise et gelé par la température, mais il savait qu'il s'y ferait vite : il supportait bien mieux le froid que le chaud.</i><br /><br /><i>Gladmoore finit de leur donner les rares instructions qu'il restait, puis les fit basculer de nouveau dans ce monde hostile. Sans armes, juste avec leurs tenues chaudes... D'autres que lui commençaient déjà à grelotter violemment. Comment retrouver une navette crashée dans cette tempête ? Comment ramener les blessés ? Il jeta un coup d'oeil tout autour de lui. Cherchant à repérer une fumée noire au milieu du désert blanc, ou tout simplement des traces d'un vaisseau, il plissa les yeux. La main en visière pour se protéger du soleil qui brûlait ses rétines, les oreilles sourdes à toute communication à cause du vent, il finit par trouver ce qu'il cherchait : mêlée à la neige, des volutes noires s'agitaient, venant d'une direction précise qu'il identifia bien vite. D'un grand cri, il signifia à la troupe de le suivre et partit devant, traçant un sillon dans la neige. D'ailleurs, il ne se retourna même pas. Il savait que les autres le suivraient, et surtout, qu'ils n'hésiteraient. Ou bien se trompait-il ? Difficile de le dire, mais il sentait au fond de lui qu'il avait acquis un statut auprès d'eux.<br /><br />La progression était lente, difficile, le terrain à la limite du prticable par la neige et la glace promettait à tous une chute qui pouvait être définitive, et le soleil les aveuglait totalement. Pourtant, Atréis n'avait pas laissé ces détails le ralentir. Avançant en tête du groupe, il ouvrait une voie pour ses compagnons, qui gardaient son sillage en ligne, attentifs à ce qui se passait autour. Mais rien ne perçait l'horizon, ni mouvement, ni vie, sinon cette neige qui tombait encore et toujours. Difficile de dire combien de temps cela dura, mais ils finirent par tomber sur la navette. Une embarcation de taille respectable, écrasée sur le sol. Le Gurlanin reprit son souffle un instant, avant de se diriger vers l'arrière du groupe, directement vers la soldate June King.</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Instructrice. Quelles sont les recommandations pour un sauvetage de ce genre ? Quelles informations avions nous sur ce transport ? Combien de personnes étaient dedans ?</span><br /><br /><i>Il avait déjà son idée en tête, pour être franc. Tout d'abord, il comptait faire en sorte de s'assurer que le vaisseau ne leur explose pas au visage. C'était le plus compliqué, qui pouvait bien avoir des compétences à ce sujet ? Pas lui, assurément. Puis, il leur faudrait se séparer afin de couvrir toutes les issues, et essayer de s'assurer qu'aucun membre d'équipage ne soit déjà sorti de l'épave. Enfin, pour leur porter secours, il leur faudrait peut-être les soigner, et là encore, il devait avouer son impuissance totale à ce sujet. Mais qui sait ? Peut-être que la CSI procédait autrement.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158293</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158293</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°13<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Alors que la formation avait été mise aux arrêts pendant quelques instants, les recrues s'étaient comme harmonisée après l'infâme et rude punition que venait de subir Atreïs, par la faute d'un groupe; et tous travaillaient désormais en rythme quand ils reprirent les travaux. Une sorte de réveil inconscient venait d'apparaître et tous les nouveaux protégés de la lieutenante Gladmoore semblaient être en parfaite osmose après cet événement. Si bien que les formateurs n'eurent nul besoin d'intervenir pour aider les futurs soldats jusqu'à la fin de cette première phase de leur formation.<br />Lorsqu'une nouvelle heure sonna et que tout le béton avait été coulé à l'intérieur des multiples coffrages en bois pour former les dalles de béton du futur site d'atterrissage de l'astroport, et une fois le tout parfaitement à niveau: Maria hurla aux recrues de se rapprocher d'elle et de ses collègues. Qu'allait-elle leur réserver? Se regroupant en face de leurs supérieurs avec la peur sur le visage ou de la méfiance pour certains, les recrues s'écroulèrent de bonheur au sol quand les formateurs annoncèrent que le travail était terminé et qu'ils avaient la possibilité de se reposer. Joie et libération!  Quelques recrues se mirent à pleurer de nervosité, d'autres rigolaient ou se félicitaient et certains restaient par terre. Ils purent même se désaltérer au moment où la soldate et formatrice King leur apporta des bouteilles d'eau; les plus blessés se voyaient recevoir les premiers soins de la part du sergent Forest; quelques barres protéinées furent distribuées par le sergent Reticuli; tandis que la lieutenante Gladmoore écrivait quelques notes dans son datapad - pendant que les adhérents à la cause séparatiste profitèrent de plusieurs minutes de repos.<br /><br />Durant ce petit moment de bonheur, plusieurs recrues discutèrent avec les formateurs en étanchant leur soif et en se massant les muscles qui étaient très douloureux, ou en se mettant dans des positions plus bizarres les unes que les autres à cause des courbatures sur tout le corps. Une fois le travail terminé: l'ambiance générale avait changé, les recrues semblaient joyeuses et rigolaient entre elles; les supérieurs se joignaient même aux discussions et dévoilaient une nouvelle facette qu'ils n'avaient alors jusque-là pas encore montrée - certains eurent même l'étonnement et la chance de voir la lieutenante se joindre à eux. Une fois tout ce beau monde reposé, soigné en s'étant désaltéré comme il fallait: Maria interpella de nouveau toutes les recrues dans un ton autoritaire en se tenant droite et mains jointes dans le dos. Elle expliqua qu'ils aillaient retourner à la base séparatiste et qu'ils devront prendre une douche obligatoire pour se nettoyer de toute cette poussière et sueur avant d'avoir le droit de profiter d'un bon ragoût - plat du jour à la cantine. Mais avant tout ça, elle ordonna de ce mettre en rang et d'avancer aux pas et en rythme.<br /><br />La route pour retourner à la base était comme à son départ: fatigante, difficile, étouffante et surtout rythmé par les bruits de pas de la marche orchestrée par la lieutenante. L'ensemble de ces militaires était poussiéreux, sali par le travail difficile qu'ils venaient d'accomplir, brûlé à la peau par le soleil dévastateur de Géonosis, aux mains ensanglantées et au corps douloureux. Mais tous abordaient un léger sourire et une certaine allure de fierté durant le trajet. Mais contre toute attente, les minutes passées à marcher à travers la ville semblaient plus rapides qu'à l'allée et le chemin plus court. Très certainement que l'envie de confort, d'une bonne douche et d'un bon repas en était pour quelque chose. <br /><br />Une fois à l'intérieur des murs de la base séparatiste: les supérieurs ne perdirent pas une seule seconde et emmenèrent directement les recrues jusqu'à un couloir du bâtiment où ils présentèrent un immense dortoir comportant un nombre impressionnant de lits superposés aux draps blancs et rangés en rang avec des casiers à effet personnel au nom de chacune des recrues qui se trouvaient contre un mur avec à l'intérieur un uniforme de recrue séparatiste neuf. Expliquant aux membres du groupe que ça sera dorénavant ici qu'ils devront aller pour se reposer après leurs journées d'entrainement: les supérieurs firent sortir le groupe du dortoir pour les emmener jusqu'aux douches. La salle d'eau se trouvait juste à côté du dortoir, et une fois à l'intérieur tous purent comprendre qu'il s’agissait d'un lieu mixte. Cela allait être une épreuve de plus pour les plus timides d'entre-eux, mais ils ne devaient pas avoir honte, et ce lieu allait être un bon entrainement pour ça. Des douches ouvertes étaient présentes sur le mur de droite et de simples parois en verre translucide les séparées les unes des autres en garantissaient un minimum d'intimité.<br /><br />« — C'est ici que notre chemin se sépare pour aujourd'hui, commençait à dire la lieutenante en se retournant vers le groupe sans prévenir, une fois que vous aurez terminé de vous décrasser vous irez vous habiller de l'uniforme obligatoire qui est présent dans votre casier personnel au dortoir, votre nom y est affiché. Une fois terminé, vous pourrez aller manger et profiter de votre soirée, expliquait-elle en se dirigeant vers la sortie accompagnée de ses confrères. Bien sûr, je vous veux demain matin dans la cour de la base. Les retardataires ou les absents seront sévèrement punis ! Terminait-elle en partant et en laissant les recrues dans la douche ».<br /><br />Maintenant que les recrues étaient à la douche, la lieutenante et ses confrères partirent eux aussi se nettoyer. Mais eux avaient le droit à des douches individuelles et qui se trouvaient dans leurs quartiers.<br /><br /><em><strong><br /><br />Deux heures s'étaient écoulées depuis que la lieutenante Gladmoore avait laissé les recrues libres pour le reste de la journée, au moment de prendre leur douche. Elle avait même fait un tour à la cantine, une fois lavée, pour y manger le fameux ragoût dont le chef de la base avait le secret pour le rendre si bon. Une fois lavé et s'être sustenté, elle attendait patiemment la soldate King dans son bureau - avec qui elle voulait faire le point sur cette journée. Attendant sa protégée: elle regarda les fiches des nouveaux adhérents sur son datapad, et plus particulièrement celle de Atreïs Helcar. En y regardant de plus près, il n'y avait pas énormément d'informations à son sujet. Aucune donnée sur sa planète d'origine ou sur sa race, et rien sur sa fiche médicale ou psychologique... Même si elle était arrivée à l'improviste, certaines informations auraient dû être entrées. Clignant des yeux devant son datapad quand elle entendit quelqu'un sonner à sa porte, elle retira son regard de ses fiches quand elle ouvrit les portes à la soldate King. La laissant prendre place sur l'un des sièges en face de son bureau; la lieutenante commença.<br /><br />« — Qu'avez-vous pensé de cette journée ? ».<br /><br />« — Il y a de bons potentiels, certains sont même très démonstratifs et cela est encourageant pour la suite, donnait-elle comme simple ressenti ».<br /><br />« — Vous avez affinité particulière avec l'une des recrues ? Demandait-elle à sa protégée sans qu'elle n'ait le temps de s'y préparer ».<br /><br />« — Heu... pas pour le moment. Cela est difficile de répondre après seulement une journée ».<br /><br />« — Quels sont les plus mauvais du groupe ? Enchaînait la lieutenante ».<br /><br />« — Je... sans doute celui qui a failli mourir par un rocher ».<br /><br />« — Que pouvez-vous me dire à propos de cette recrue qui s'appelle Atreïs Helcar ? ».<br /><br />« — Eh bien... de ce que j'ai vu aujourd'hui... elle sera certainement la leader du groupe, répondait-elle en ne sachant pas vraiment si cela était une bonne réponse ».<br /><br />« — Avez-vous une information à son sujet ? Comme d'où est-ce qu'elle vient ? ».<br /><br />« — Je n'ai rien à ce propos. Elle a rejoint la formation à l'improviste. Comme je l'avais fait... maintenant je peux comprendre pourquoi cela est assez dérangeant, dit June en comprenant qu'une recrue sans dossier et compliquée à gérer administrativement, tout en commençant à être troublée par toutes les questions de sa supérieure qui ressemblait plus à une interrogation qu'à un rapport ».<br /><br />« — En effet, répondit simplement la lieutenante en ayant la surprise de revoir les yeux de la soldate, et plus précisément ses pupilles, devenir brillants lorsqu'elle commençait à être troublée par une situation ou une conversation. Durant ces prochains jours de formation, je veux que vous collectiez un maximum d'informations. Posez-lui quelques questions sans qu'elle ne s'en aperçoive, comme je l'avais fait pour vous, expliquait-elle toujours en observant les yeux de la soldate. Si jamais elle refuse ou se doute de quelque chose, nous la convoquerons. Je vous remercie, vous pouvez disposer ».<br /><br />« — À vos ordres, répondit June en quittant son siège ».<br /><br />Une fois la soldate sortie du bureau, Maria prit son comlink en main et demanda de voir immédiatement une personne.<br /><br /></strong></em><br /><br />Alors que les recrues finissaient d'arriver l'une après l'autre au centre de la cour après le petit déjeuner, la lieutenante hurla au garde-à-vous une fois tout le monde présent et expliqua, en faisant les cent pas devant eux et avec un ton strict et froid, que ce jour sera l'un des plus fatigants mentalement et qu'ils devaient s'y préparer dès maintenant. Ordonnant de ce mettre en rang: la lieutenante emmena tout le groupe à l'extérieur de la base en direction d'un grand dôme. Traversant à nouveau une partie de la ville, elle fut surprise de voir que certaines recrues s'étaient déjà acclimatées à leur nouvel environnement - bien qu'elles souffraient toujours autant au soleil.<br />Une fois en face du dôme, il fallait franchir un petit bâtiment qui y était rattaché. À l'intérieur de celui-ci, ce trouvait plusieurs sas: l'un donnait sur la salle de commande; l'autre sur un vestiaire; et le plus grand sas donnait sur le dôme. Se retournant vers ses protégés, la lieutenante leur dit:<br /><br />« — Vous êtes ici à l'entrée du dôme de réalité holographique physique, nomma-t-elle l'endroit en sachant qu'il n'avait pas réellement de nom. Ce dôme vous permet de réagir physiquement avec ce qui est projeté holographiquement et permet de changer d'environnement sans aller sur une autre planète, expliqua-t-elle en bref. Il s'agit d'une amélioration de la salle à réalité virtuelle et sensorielle. Une salle qui était expérimentale et donc l'un de vos formateurs a subi lors durant sa formation. Pour votre mission, vous allez devoir retrouver des survivants d'un crash. Mais ça ne sera pas si simple. En effet, vous allez être soumis aux conditions météorologiques de Hoth, prit-elle une pause dans son explication en voyant des recrues discuter et paniquer légèrement. Silence ! Hurlait-elle. Vous allez devoir vous habiller chaudement. Dans le vestiaire vous trouverez des manteaux à capuche, des gants, des bonnets ainsi que des lunettes de protection et tout ce qu'il faut pour vous protéger du froid. Hoth est une planète glacière dont la température moyenne en journée est de moins quarante degrés et de moins quatre-vingt degrés lors des nuits, expliquait-elle en bref ce qu'était cette planète au caractère difficile. Pour le moment je veux que vous alliez vous changer avant d'entrée dans le dôme, terminait-elle en rejoignant la formatrice King qui était arrivée entre temps ».<br /><br />Quand toutes les recrues s'étaient changées et avaient franchi le sas donnant sur le dôme - qui était totalement vide -, une voix résonna à l'intérieur, tel un écho. C'était celle de la lieutenante. Et au même moment la soldate et formatrice King venait d'entrer à son tour dans le dôme.<br /><br />« — Avant toute chose, la formatrice King vous accompagnera durant toute cette épreuve. Née sur une planète glacière et étant résistante au froid, elle vous sera d'une aide précieuse, mettait-elle en lumière la soldate. Comme vous pouvez le constater: le dôme est vide et sombre, mais si j'appuie ici... ».<br /><br />Lorsque la lieutenante appuya sur un bouton, l'environnement changea brutalement. En l'espace d'une demi-seconde, de la neige frappait le visage des recrues; le froid conquit les plus sensibles d'entre eux; le vent assourdissant obligeait certains à se boucher les oreilles avec leurs mains; la lumière du soleil et son reflet dans la neige avaient brûlé les pupilles des recrues qui étaient encore dilatées à cause du dôme qui était plongeait dans le noir juste avant. Seule la soldate King prenait visiblement du plaisir à ressentir cette météo. Puis d'un coup, tout s'arrêta. Les recrues étaient de nouveau dans le dôme sombre, sans vent et à la température modérée - bien que certaines recrues tremblaient encore de froid.<br /><br />« — Ce que vous venez de vivre, et la dernière merveille technologique de la confédération ! Tout ce qui vous a touché et ce que vous avez vu n'étaient qu'hologramme physiquement interactif. Pour le reste: les ventilateurs et la climatisation venaient du dôme, expliquait-elle après avoir donné un aperçu aux recrues. Maintenant vous savez à quoi vous en tenir. La mission, comme expliquait plutôt, sera de retrouver des survivants qui se sont écrasés quelque part. Vous devrez vous débrouiller seuls. La formatrice King n'est là qu'en cas de problème, elle ne vous aidera en rien durant cet entrainement, expliquait-elle de nouveau l'objectif. Vous avez deux heures pour retrouver les survivants ! ».<br /><br />À ces mots, la lieutenante réactiva la simulation laissant le groupe à son sort dans cet environnement hostile, froid et éblouissant.<br /></i><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none">Mes excuses pour cette longue attente. Mais je n'ai pas forcement la tête à rp ces temps-ci. J'essayerai, tout de même, de respecter mon engagement pour ta formation et ne plus te faire attendre aussi longtemps.</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158292</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158292</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°12<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Gladmoore pouvait bien dire ce qu'elle voulait. Ils n'étaient pas au front, et le groupe n'avait pas nécessairement besoin d'être au complet pour commencer. Le manichéisme dont faisait preuve la Lieutenante ne faisait que renforcer la défiance d'Atréis à son égard. Si leurs supérieurs étaient incapables de ménager une rotation des troupes afin de prendre un avantage sur le long terme, il n'était pas difficile de s'imaginer leur état après quelques jours. Il avait l'habitude des chasses longues, voire très longues. Il savait qu'au bout de quelques jours d'efforts solitaires, la fatigue pesait beaucoup trop pour être réellement efficace. Mais il ne pipa mot. L'intérêt ultime était ailleurs, les dix autres n'allaient pas devoir assumer alors qu'ils étaient déjà à bout. Il ne frémit même pas lorsqu'elle le remit en doute. <br /><br />Bien sûr qu'il avait déjà vu la mort de près. Bien sûr qu'il connaissait la peur. La sienne, celle des autres, il n'était pas né de la dernière pluie. Il était même peut-être plus vieux que cette gradée qui ne communiquait manifestement qu'à haut volume. Elle eut beau vociférer et tenter de l'intimider, il ne bougea pas. Se contentant de soutenir le regard de la Lieutenante. Quant aux commentaires des trois autres formateurs, cela lui glissait dessus comme la sueur sur son front. Il était venu pour apprendre à se battre, pas pour faire du terrassage. Ils pouvaient en dire ce qu'ils voulaient, il était persuadé du bien fondé de sa décision. Et tête de mule comme il l'était, personne ne pourrait le lui enlever. A tort ou à raison, il resta droit dans ses bottes, attendant que la Lieutenante en finisse.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff">"Puisque tu es prête à subir les conséquences à la place de ce groupe, tu vas me faire cinq cents pompes, et tant que tu n'auras pas fini, personne ne reprendra le chantier et les recrues devront attendre au garde-à-vous en plein soleil."</span><br /><br /><i>C'était moins pire que ce qu'il attendait. Il réprima un soupir de soulagement et un affaissement d'épaules en comprenant qu'il n'avait pas remis sa place en cause. Le soleil ne les tuerait pas, c'était certain. Lui, en revanche, c'était moins certain. Pour tout dire, il n'était pas encore totalement sorti d'affaire, se disait-il, les instructeurs étant bien capables de lui réserver un coup fourré supplémentaire sorti de leur uniforme. Il se mit à plat ventre, suivant le compte de la Lieutenante. A chaque descente, le sable venait lui brûler un peu plus le visage, rendu intenable par le soleil haut dans le ciel. Le vent chaud qui soulevait le sable lui faisait ingurgiter un peu de poussière à chaque rafale et assombrir un peu plus la tenue et la peau du Gurlanin, tout en lui faisant partiellement regretter ses paroles. Chaque poussée était marquée, plus difficile que la précédente, animée d'un profond soupir de douleur, cherchant à attraper chaque molécule d'oxygène pour retarder l'apparition de l'acide lactique qui serait fatale à son effort.<br /><br />Pourtant il tint bon. Malgré la chaleur. Malgré la douleur. Malgré ses mains cloquées et abimées. Malgré ce sac de ciment qu'on lui posa sur les épaules. Malgré les regards de tous posés sur lui. Peu importait ce que disaient ces yeux fixés sur ce corps de jeune femme. Face à lui-même, il alla au bout de ses ressources, ou presque. A la cinq-centième pompe, il eut toutes les peines du monde à revenir en position haute. Mais il y parvint.Avant de chuter sur les genoux, dans ce sable et cette poussière. A 4 pattes, les muscles tremblants, il ne fit même pas attention au mouvement de foule de ses compagnons qui retournaient au travail. Alors qu'il essayait de se relever, il entendit la Lieutenante l'interpeller. Les bottes de la militaire se plantèrent devant le Gurlanin.</i><br /><span style="color:#ffffff"><br />"Recrue, repose-toi si tu en ressens le besoin. Tu viens de porter une lourde responsabilité et en montrant l'exemple tu viens de remonter le moral de tout le monde."</span><br /><br /><i>Qu'est ce qu'elle racontait ? Il n'avait pas les idées très claires avec tout ça. Remonter le moral des autres ? En étant puni ? Ca n'avait aucun sens. Oui, il venait de prendre sur lui pour épargner dix autres qui seraient sans doute plus efficaces que lui pour ce chantier. Mais de là à remonter le moral d'une compagnie de recrues ? Pourtant, force était de constater que tous s'étaient remis à la tâche, ceux qu'il avait couvert bien plus vite que les autres. Mais c'était l'effet attendu. Les obliger à se sentir coupables. De là à leur remonter le moral, le pas était immense. Il n'écouta même pas le reste de sa phrase, ou plutôt, ne l'imprima pas immédiatement. Le temps de se rendre compte de ce qu'elle disait, elle était repartie vers ses collègues. <br /><br />Quelque part, sa phrase sonnait comme un conseil, et comme un avertissement. Elle l'encourageait presque à continuer ainsi. A prendre la mesure et le leadership sur les autres. Il fixa son dos lorsqu'elle s'éloigna. Il y avait quelque chose d'autre. Chaque seconde était une évaluation dans leur situation. Puis il réalisa une chose. Personne ne leur avait jamais dit qu'ils passeraient tous. Y avait-il des éliminations sur la base de résultats, fussent-ils excellents ? Qui sait ? Et puis... Que feraient-ils d'eux ?<br /><br />Toutes ces questions tournaient dans sa tête alors qu'il se remit au travail. Il souffrait de chaque geste et refusa de répondre à la moindre question ou remarque de ses congénères, quand bien même certains l'enjoignaient à se reposer et qu'ils mettraient les bouchées doubles pour rattraper son absence. Mais il continua de travailler, sans rien dire. Il n'y avait rien d'autre à faire désormais, que souffrir sur ce terrain aplani, en espérant que le travail réalisé ne serait pas source de nouvelles punitions.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158291</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158291</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°11<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Lequel des instructeurs était le plus sympathique? Le plus abordable? Le moins tyrannique ou cruel, même? Voilà bien des questions que les recrues devaient certainement se poser au moment de cet exercice qui semblait ne jamais se terminer. Sans oublier qu'ils étaient tous dignes d'une caricature dans leur façon d'être - comme ci ils étaient sortis tout droit de l'imagination de quelqu'un. Entre une lieutenante ne négligeant absolument rien et faisant preuve d'autorité ; un sergent je-m'en-foutiste à l'odeur perpétuelle de tabac ; un autre sergent faisant ami-ami sans apporter la moindre aide et sans donner de conseils ; et une soldate qui n'hésitait pas à faire preuve de cruauté en affichant un visage d'ange. En y réfléchissant bien : il n'y avait aucune possibilité de bien répondre à toutes ces questions que de nombreuses recrues se posaient sur leurs supérieurs.<br /><br />Alors que la forte voix de lieutenante commençait à résonner à travers tout le chantier en s'amusant avec l'un dès groupe comme elle aimait le faire, la soldate King observa quelques recrues qui la dévisageaient à plusieurs reprises lorsque ces dernières passaient à côté d'elle en allant chercher des caisses de ressources pour les droïdes. Notamment une qui rougissait tout le temps. Cela était assez courant chez les nouveaux membres de regarder leurs supérieurs : il y avait beaucoup de curiosité, de questions, un brin d'admiration pour certains ou de haine chez d'autres. June le savait que trop bien, elle aussi était passée par cette phase lorsqu'elle n'était qu'une simple recrue. Et pour encore plus de mystère : elle offrit même un autre aspect d'elle lorsqu'un petit humain d'un très jeune âge tomba à côté d'elle. Aidant le pauvre enfant à se remettre sur pied, elle retira le sable sur ces vêtements et donna une petite pichenette sur son nez en lui disant de faire plus attention la prochaine fois. Tout timide ce dernier remercia la soldate et repartit vers son ami qui se cachait de peur derrière une caisse.<br /><br />Plus loin, au centre du chantier, le sergent Reticuli, quant à lui, répondait à quelques questions que les recrues se posaient sur lui, comme ce qu'il allait faire durant sa formation et la méthode qu'il allait employer pour apprendre aux nouveaux tous les secrets du pilotage. Mais ils eurent tous la même réponse : qu'ils allaient bien voir, avant de leur dire que s'ils continuaient à lui poser encore des questions de ce genre, ils allaient devoir tout refaire - ce qu'il arriva. Écrasant sa cigarette sur le sol que les recrues venaient de niveler un peu plus tôt et de quadriller avec les planches en bois posées sur leur chant pour y accueillir les futurs dalles de béton, il retira plusieurs planches et expliqua qu'il en retira encore et toutes les minutes aléatoirement. C'était l'une de ses façons de faire pour leur apprendre à correctement positionner les planches pour former un parfait carré, et ce rapidement.<br /><br />Ailleurs, alors que la lieutenante rigolait maintenant de bon cœur ; le sergent Forest questionna les recrues qui étaient en train de manipuler les divers sacs pour faire le béton avec les bétonnières. Sa méthode était moins violente que ses collègues, mais tout autant déstabilisante et fourbe. Posant de simples questions comme : quelle était l'histoire de la Confédération ou le fonctionnement de la politique séparatiste, ou bien des questions bien plus compliquées comme : comment se déplacer dans l'espace pendant une sortie extravéhiculaire ou comment le voyage supraluminique fut inventé. Le sergent parvint même à faire craquer l'une des recrues qui en fit tomber son sac. Cette dernière faisait deux fois la taille de son supérieur et avait une musculature plus imposante - à l'image de celui qui accompagnait Atreïs. Sur le papier le sergent n'avait aucune chance, mais posant sa main sur le poing de son agresseur et frappant l'intérieur de son bras pour faire basculer cette dernière au sol en donnant un coup dans sa gorge pour la calmer, le sergent Forest expliqua, avec un immense calme en étant parfaitement décontracté, qu'il ne fallait pas s'énerver pour si peu.<br /><br />Mais tous furent interrompus par la lieutenante Gladmoore qui demanda leur attention. Lorsque les formateurs se retournèrent pour observer la situation : ils comprirent très vite ce qu'elle était en train de manigancer, à l'exception de la soldate King, qui compris seulement qu'elle allait faire quelque chose d'assez spectaculaire comme elle aimait bien. S'approchant légèrement de la lieutenante, tous purent entendre son monologue. L'un des groupes avait fauté et s'était permis de se reposer après que celle qui avait formé les groupes leur ait donné l'autorisation d'aller boire. Mais cette dernière avait oublié qu'elle n'avait aucunement droit de donner des ordres. Elle n'était personne ici, et la lieutenante allait lui faire comprendre. Pointant du doigt vers la jeune fille, elle lui ordonna de donner une punition au groupe. Mais Atreïs ne répondit pas tout de suite. Elle semblait se préparer. Puis elle partit dans un monologue en expliquant qu'elle était belle et bien responsable, mais qu'elle avait fait ça pour le bon déroulement du chantier. Contestait-elle le potentiel des recrues? Mais elle ne s'arrêta pas là, et demanda si des soldats fatigués étaient inutiles... des boulets? Cette phrase fit froncer les sourcils de la lieutenante. Savait-elle de quoi elle parlait tout au moins? La laissant finir sans émettre le moindre en mot en plongeant ses yeux noirs dans ceux de la recrue, cette dernière se porta volontaire pour faire la punition à la place du groupe. Fixant la recrue d'un regard assassin, elle demanda au sergent Reticuli se qu'il pensait de la réponse de la jeune recrue :<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Elle a du cran, mais ici ça ne sert à rien,</span> dit-il en allumant une nouvelle cigarette. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Sergent Forest?</span> l'interpellait-elle en continuant de regarder la recrue. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Mis à part son ignorance concernant le sujet des soldats épuisés, elle a l'air d'être prête à assumer,</span> expliquait-il avec sagesse. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Effectivement. Soldate King?</span> »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Elle me rappelle un peu moi quand j'étais en formation et qui n'hésitez pas à prendre mes responsabilités,</span> dit-elle avec un petit sourire en direction de la jeune recrue. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Je vois,</span>  s'exclama-t-elle en faisant un pas vers sa victime. <span style="color:#ffffff">Recrue ! Tu n'as pas l'expérience de la guerre, mais tu sais ce qui est bon pour un soldat fatigué?</span>  Demandait-elle sans attendre de réponse. <span style="color:#ffffff">Sais-tu qu'un soldat, même fatigué, peut te sauver la vie? Sais-tu que lors d'un front on ne peut pas se reposer? Sais-tu seulement ce qu'est la peur, recrue?</span> Expliquait-elle en approchant son visage du sien. <span style="color:#ffffff">As-tu seulement déjà rencontre la mort en personne? Connais-tu la malédiction de voir des choses que jamais tu n'avais pu imaginer et de les revoir encore et encore sans qu'ils s'en aillent juste en fermant les yeux ou d'entendre des cris qui ne pourront jamais sortir de ton esprit!? </span>  Haussait-elle le ton de plus en plus sur la recrue à la fin de sa phrase. <span style="color:#ffffff">Je ne pense pas que tu connaisses tout ça, alors n'émets plus jamais en demandant si un soldat et inutile ou un boulet parce qu'il est fatigué. Ne mets plus jamais de côté tes confrères, tous, ici, sont utiles!</span> Expliquait-elle en éloignant son visage de la celui de la recrue. <span style="color:#ffffff">Puisque tu es prête à subir les conséquences à la place de ce groupe, tu vas me faire cinq cents pompes, et tant que tu n'auras pas fini, personne ne reprendra le chantier et les recrues devront attendre au garde-à-vous en plein soleil,</span> donnait-elle comme explication. <span style="color:#ffffff">Maintenant à terre recrue. Une. Deux. Une. Deux.</span> »<br /><br />La punition n'allait pas être aussi facile que prévu, puisque la lieutenante ajouta sur le dos de la recrue un sac de ciment de plusieurs kilogrammes vers la deux centième pompe pour lui faire porter toute son erreur. Ajouté à cela que le soleil de Géonosis était à son plus haut zénith à ce moment et qu'il continuait de brûler la peau, que le sable rendait la respiration difficile et les yeux secs lorsqu'il formait d'immenses nuages de poussière sur le chantier, que le bruit des machines faisait bourdonner les oreilles de tous et que la soif devenait impossible à ignorer. Une fois sa punition terminée, elle ordonna aux recrues de reprendre le travail pour finir avant le coucher du soleil. Les jours sur Géonosis ne duraient que trente heures, et il n'était que la moitié de la journée. Lorsque les recrues se remirent au travail, la lieutenante s'approcha d'Atreïs :<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Recrue,</span> l'interpellait-elle une fois relevée, <span style="color:#ffffff"> repose-toi si tu en ressens le besoin. Tu viens de porter une lourde responsabilité et en montrant l'exemple tu viens de remonter le moral de tout le monde,</span> dit-elle en invitant la jeune recrue à regarder devant elle. »<br /><br />En face, toutes les recrues qui avaient pris du repos sans l'autorisation des supérieurs s'étaient remises à la tâche et semblaient plus que remontées. Voir souffrir leur compagnon avait certainement fait prendre conscience qu'ils devaient eux aussi faire preuve de courage et qu'ils devaient se dépasser pour que plus jamais ce genre de chose arrive.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Tu as fait preuve d'un grand courage et tu n'as pas hésité à prendre ta responsabilité,</span> dit-elle en redressant un peu ses vêtements, <span style="color:#ffffff">continue avec cette mentalité et tu iras loin. Prends exemple sur la formatrice King, elle aussi n'hésitez pas à prendre ses responsabilités, même lorsque ce n'était pas de sa faute ou pour protéger ses compagnons,</span> expliquait-elle sans attendre de réponse en repartant vers ses collègues. »</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158290</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158290</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°10<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Il n’y avait aucun plan derrière la tête d’Atréis, si ce n’était ramener tout le monde vivant à bon port, ou à peu près vivant. Il avait formé les groupes à la va-vite, sans vraiment prendre le temps de réfléchir, répartissant les tâches de manière à ce que chacun soit occupé. Il y eut un mouvement de flottement lorsqu’il vit les 4 formateurs se disperser parmi les groupes.<br /><br />S’étant de lui-même affecté au ravitaillement des droïdes, qui était à première vue la tâche demandant le plus de forces physiques, il eut à peine un regard pour la soldate King qui s’approchait dans le dos de deux de ses comparses qui discutaient et se posaient des questions au sujet de la jeune formatrice. Evidemment, ils furent repérés bien vite, et c’est tout penauds qu’ils se retrouvèrent à transporter deux fois plus de caisses. Décidément, l’entraînement tournait à la séance de qui serait le plus sadique entre la soldate et la lieutenante. Quel était l’intérêt d’une tâche pareille ? Epuiser les recrues pour trier le bon grain de l’ivraie était une chose, mais Atréïs avait le sentiment qu’ils y prenaient bien trop de plaisir. Et si il n’avait rien contre le travail physique, difficile de se dire qu’un organique ferait mieux qu’un droïde. Donc, hormis les mettre à leur place de recrues, quel intérêt ?<br /><br />Alors qu’il revenait chercher une caisse, ses yeux se placèrent sur l’instructrice de tir. June King, matricule MB-99, formatrice LV-426. Ses yeux vairons avaient de quoi étonner, tout comme ses cheveux blancs, pour une femme jeune. Tout du moins le supposait-il, au ton de sa voix et à son discours légèrement teinté d’optimisme, voire d’idéalisme. Tirée à 4 épingles, elle imposait néanmoins un certain respect dû à autre chose que cet uniforme que les recrues convoitaient. Il se dégageait d’elle un certain… magnétisme, quelque chose qui ne laissait pas indifférent, et surtout pas les quelques Humains qui posaient les yeux sur elle. Quant au Gurlanin, il supposa qu’elle avait une certaine expérience, qui se reflétait dans sa manière de se tenir. Etrange personnage.<br /><br />Cependant, il fut tiré bien vite de ses pensées lorsqu’il jeta un regard tout autour. Personne n’était tombé encore, mais, parmi les plus fatigués qu’il avait envoyé se désaltérer et se reposer en attendant de relayer leurs confrères, il vit la Lieutenante.<br /><br />Aïe.<br /><br />Cela n’augurait franchement rien de bon. Sa présence là-bas n’était pas anodine, il en était convaincu, et même si il ne l’était pas, la voix forte de la formatrice le lui confirma. L’ordre de garde-à-vous était bien plus dur que les autres fois. Etait-ce son inconscient ou une réalité ? Impossible à dire, mais tout le monde s’était arrêté. La plupart regardaient le groupe au garde-à-vous, certains se faisaient tout petits, d’autres enfin chuchotaient. Gladmoore les prenait à témoin, elle hurlait désormais. Le sang du Gurlanin se glaça lorsqu’elle pointa son doigt sur lui.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">« Toi ! Depuis le début de cet entraînement, tu t’affiches comme le leader du groupe en prenant décisions et initiatives, que proposes-tu comme punition pour ses vauriens ? »</span><br /><br /><i>Le ton était cassant et ne souffrait d’aucune contestation, aucune question. Atréïs était piégé, il avait fait l’erreur de penser que la Lieutenante comprendrait son point de vue, omettant que la militaire avait ses propres idées… et que les siennes n’avaient pas lieu d’être, d’autant plus lorsqu’elles entraient directement en collision avec l’officier. Il avait lui-même presque ordonné à la dizaine de pauvres hères de se rafraîchir. Et maintenant, elle le leur reprochait. Difficile de lire en elle. Gladmoore avait sans doute entendu les ordres donnés par Atréïs, mais elle n’avait pas réagi immédiatement. Pour les piéger ? Pour faire un exemple ? Un tri ? Après tout, il avait envoyé les plus fatigués, le tri était déjà fait. Mais en même temps, il comptait là-dessus pour gagner leur confiance, surtout si ils devaient coopérer à l’avenir.<br /><br />Réfléchissant à toute vitesse, du moins aussi vite qu’il le pouvait tant son cerveau était embrumé, il s’avança et se mit de lui-même au garde-à-vous devant la Lieutenante. Sa mèche blanche tombait au milieu de son visage, le séparant en deux, ses cheveux tombant de part et d'autre de sa tête, retenus entre eux par la sueur qui commençait déjà à sécher. Il inspira, garda le silence quelques secondes, s’humecta les lèvres déjà craquelées par la chaleur et se lança :</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">« Lieutenante. C’est moi qui leur ai dit de se reposer un moment avant de reprendre le travail. Ils auraient pu travailler, mais leur accorder un moment de répit m’assurait, sinon qu’ils soient plus efficaces que maintenant, au moins qu’ils n’entravent pas le bon déroulement du chantier. »</span><br /><i><br />Il avait pris la décision d’assumer. Il remobilisa sa voix, hors de question de flancher face à l’instructrice qui, il le savait, ne se priverait pas d’exploiter la moindre faille.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">« Ils ont peut-être commis l’erreur de m’écouter, mais nous, leurs camarades, les relayons comme nous le ferions au front, et j’espère qu’ils feront de même pour nous lorsqu’ils retourneront au travail. Ainsi, nous aurons fini plus vite, et plus efficacement. Je n’ai pas l’expérience du combat, mais un soldat éreinté est-il utile ou un boulet au pied ? »</span><br /><br /><i>Dernière inspiration. Instant fatidique.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">« Lieutenante, j’exécuterai la punition à leur place si vous en décidez ainsi. Ils n’ont pas à subir les conséquences de décisions qu’ils n’ont pas prises. Je ferai 10 fois la punition que vous jugerez adéquate, peu importe le temps que ça prendra. »</span><br /><br /><i>Il regardait Gladmoore tout en parlant, sans bouger d’un iota. Ca passait ou ça cassait, désormais. Il se tut. Venait-il de perdre sa place à la C.S.I ? De se faire une ennemie en la personne de la Lieutenante ?</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158289</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158289</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°9<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Les visages des recrues étaient tirés par la fatigue à la fin de leur travail. Les premiers entraînements étaient souvent les plus douloureux et les plus éprouvants durant une formation. Une seule erreur et le corps pouvait en pâtir pour un bon bout de temps. Et cela venait d'être expérimenté par toutes les recrues qui s'étaient acharnées toute une bonne partie de la journée sur des cailloux et du sable pour rendre le sol parfaitement plat. Bien évidemment, cela faisait partie des plans de la lieutenante : apprendre à gérer son énergie et éviter tout type de mouvement inutile en cas d'imprévu lors d'une mission. Mais même si elle avait planifié ce travail supplémentaire, elle fut surprise que les recrues étaient parvenues à finir cette tâche plus rapidement qu'elle l'avait pensé - si elles ne l'avaient pas terminé dans les temps, la seconde tâche de ce travail aurait été reportée au lendemain.<br />Ordonnant de se remettre au travail rapidement après avoir donné ses instructions, elle se tourna vers ses collègues, avec qui elle voulait faire le point sur certaines choses qui n'allaient pas, et notamment sur cette recrue qui faisait n'importe quoi depuis le début et qui n'écoutait pas correctement les ordres. Ce regroupant tous les quatre ils furent interrompus, avant même d'avoir commencé leur conversation, par ces deux mêmes recrues qui avaient pris, un peu plutôt, l'initiative de remettre de l'organisation dans leur calvaire.<br /><br />En feuillant son datapad : la lieutenante trouva la fiche de l'une des deux recrues qui venaient de prendre à nouveau la parole. La première fiche était celle de cette jeune femme venue de nulle part et ayant rejoint la Confédération par idéologie le jour même des recrutements. Elle se faisait appeler Atreïs Helcar. Elle était caractérisée par cette mèche blanche sur ses cheveux. Pour une raison inconnue, Maria avait bon espoir avec cette recrue. Prenant seule des décisions et faisant preuve de maturité pour son jeune âge, la lieutenante avait décidé de garder un œil sur elle - tout comme elle l'avait fait pour la soldate King lors de sa formation. Puis, descendant dans la longue liste des recrues, elle trouva l'acolyte qui était avec Atreïs depuis le début de la formation. C'était un jeune homme à l'endurance plus qu'impressionnante et au physique d'apollon. Son dossier n'était pas mauvais, mais il ne semblait en rien spécial, et cela n'intéressait absolument pas la formatrice qui recherchait que les meilleurs - bien qu'elle donnait sa chance à tout le monde.<br /><br />Laissant les recrues finir de donner les ordres aux autres incompétents sans émettre le moindre commentaire ou le moindre regard dans leur direction, la lieutenante commença à réfléchir à quelque chose... Atreïs venait de former quatre groupes de dix recrues et il y avait quatre formateurs. L'avait-elle fait exprès ? Jouant là-dessus, Maria se retourna vers ses collègues et expliqua que chaque formateur allait s'occuper d'un groupe : le sergent Forest allait surveiller ceux qui étaient partis faire le béton, sans donner la recette parfaite ; le sergent Reticuli devait rester avec ceux qui allaient s'occuper de préparer le chantier pour accueillir les dalles de béton qui allaient être produites ; la soldate King allait suivre les recrues qui devaient ravitailler les droïdes ; et la lieutenante avait décidé de s'occuper des recrues qui voulaient se rafraîchir et prendre une pause à l'ombre. Ces pauvres ignorants venaient-ils d'oublier qu'ils étaient en formation et que les pauses étaient données uniquement par Maria ou ses confrères ? <br /><br />Allant voir le groupe qui ravitaillait déjà les droïdes en ressources pour la bonne continuation du chantier, June surprit une conversation entre deux recrues qui parlaient d'elle. L'une se demandait comment une si petite fille pouvait avoir une telle force, en faisant mention de l'accident du rocher qu'elle avait évité à la recrue inconsciente un peu plus tôt, tandis que l'autre se demandait s'il la soldate était célibataire. Amusait par ce qu'elle venait d'entendre : June se mit à pouffer légèrement de rire en affichant un air timide et amusé à la fois, avant d'ordonner avec sadisme et large sourire que les recrues devaient portés deux caisses de ressources à la place d'une comme petite punition. Les caisses n'étaient pas légères et elles étaient destinées au droïde qui se trouvait le plus loin.<br /><br />Se plaçant à côté des recrues qui étaient devant les bétonnières pour fabriquer le béton qui était nécessaire pour former les dalles, le sergent Forest entamait une conversation on ne peut plus banale avec elles, en demandant si tout le monde allait bien et s'ils appréciaient d'être là. Le sergent faisait toujours preuve d'une grande attention avec une sagesse dans la voix qui offrait à celui qu'il l'écoutait une certaine chaleur et réconfort. Il fit même preuve de bienveillance en rattrapant une recrue qui était sur le point de tomber en arrière en soulevant un sac de béton qui était trop lourd pour lui, avant de demander au plus musclé de porter le sac à la place de celui qui était fatigué.<br /><br />Surveillant les recrues qui étaient en train de mesurer le terrain pour y placer des planches en bois sur leurs chants pour former des carrés de deux mètres afin de couler le béton à l'intérieur et donner naissance aux futurs dalles, le sergent Reticuli sortit une cigarette de sa veste en regardant les recrues travaillées. Mais il ne fallait pas croire que le sergent ne faisait rien. S'approchant d'un des groupes qui s'étaient formés parmi ceux qui s'occupaient de préparer le terrain, il pointa du doigt un endroit en disant que certaines planches n'étaient pas droites et toutes les autres allaient être de travers si ce défaut n'était pas réglé avant. Le sergent avait un compas dans l’œil, et il devait ce talent à des années d'expérience de pilotage.<br /><br />De son côté et s'approchant de ses prochaines victimes qui étaient en train de se la couler douce en buvant de l'eau de la citerne qui était destinée au chantier, Maria eut une réaction... particulière. Comme elle en avait le secret.<br />Prenant un gobelet en plastique en se servant de l'eau, Maria se plaça à côté des recrues en prenant une gorgée d'eau bien fraîche. Retirant le gobelet de ses lèvres en émettant un soupir de soulagement après s'être désaltéré, elle rigola fortement pour être entendu tout en prenant deux recrues sous ses bras, comme on fait entre amis. Sauf qu'une fois ses proies entre ses mains, elle passa du rire à la menace.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Un de vos supérieurs a-t-il donné l'autorisation pour vous d'aller boire ?</span> Demandait-elle en parlant froidement. »<br /><br />Prises dans sa toile de soie, les recrues ne pouvaient plus s'échapper. La lieutenante relâcha les recrues qui étaient dans ses bras et se mit en face d'elles et des autres qui se reposaient en hurlant dans les oreilles de ces feignants de se mettre au garde-à-vous immédiatement ! Ils venaient de fauter et ils allaient montrer l'exemple. Se retournant en interpellant toutes les recrues qui étaient en train de travailler sur le cite, Maria commença à dire :<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Recrues ! Vos compagnons ont commis une faute grave, elles se sont reposées et sont allées boire alors que vous êtes en plein travail, vous, et sans l'autorisation d'un supérieur ! Est-ce normal ?</span> Demandait-elle en faisant les cent pas devant les recrues fautives et qui étaient aux garde-à-vous. <span style="color:#ffffff">La réponse est non !</span> Reprit-elle en s'arrêtant de bouger. <span style="color:#ffffff">Pensez-vous que partir dormir tranquillement dans un lit bien au chaud avec une bonne compagnie alors que vos confrères sont en train de mourir sur le champ de bataille est acceptable ?!</span> Hurlait-elle en affichant un visage qui savait de quoi elle parlait. <span style="color:#ffffff">La réponse est encore non !</span> Insistait-elle plus fort sur ce dernier mot. <span style="color:#ffffff">S'ils ne sont pas capables de surmonter cette simple épreuve, ont-ils encore seulement leur place avec vous dans cette formation ?</span> Questionnait-elle toutes les recrues en laissant comprendre qu'elles allaient être sévèrement punies. <span style="color:#ffffff">Toi !</span> Pointait-elle du doigt Atreïs. <span style="color:#ffffff">Depuis le début de cet entraînement, tu t'affiches comme le leader du groupe en prenant décisions et initiatives, que proposes-tu comme punition pour ses vauriens ?</span> Demandait-elle à la jeune recrue en souhaitant qu'elle donne une idée pour une bonne punition. »<br /></i><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : hrp</cite><div style="display:none">Tu es libre du choix de la punition ou de prendre la responsabilité, ou même de trouver une autre solution pour les sauver.</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158288</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158288</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°8<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atréïs avait repris le travail sitôt ses quelques mots prononcés. Il avait eu l'agréable surprise de voir chacun le suivre. Quelque part, il s'en doutait un peu. Paralysés par la peur de mal faire, chacun donnait son maximum sans penser à la synergie du groupe, et leur grand nombre aboutissait nécessairement à un chaos sans nom. Sans doute étaient ils contents d'avoir trouvé une voix s'élevant pour les guider. C'était compliqué à imaginer. En revanche, il eut la moins agréable surprise d'apercevoir la Lieutenante Gladmoore se planter à côté de lui.<br /><br />Il sentait son regard avisé sur son dos, l'observant. Il eut à peine le temps de relever la tête. De près, elle était encore plus impressionnante que de loin. Pas physiquement à proprement parler. Elle était à peine plus grande que lui sous cette forme, et pas beaucoup plus musclée en apparence. Bien loin de la montagne de muscles en tout cas. En revanche, ses yeux noirs perçants avaient de quoi glacer le sang de n'importe qui tant ils lui semblaient calculateurs, vides de toute émotion ou sentiment. Sa seule présence suffisait à gêner le Gurlanin. Par sa façon de le regarder, et surtout, par ses paroles.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">"J'espère pour toi que ce n'était pas simplement une action pour te faire bien voir."</span><br /><i><br />Splendide. Evidemment, il ne s'attendait pas à se voir remettre une médaille. Mais malgré tout... Il eut comme une chape de plomb sur les épaules. Avait-il fauté ? Etait-il tombé dans un traquenard tendu par la lieutenante ? Ce n'était pas impossible, elle semblait être de cette trempe de ceux qui ont deux à trois coups d'avance, et maîtrisent le terrain de jeu sans vous laisser le voir. Mais en même temps... Elle n'avait pas hésité à expédier sans ménagement les quelques uns qui la défiaient ou n'atteignaient pas les objectifs. Et, tout test mis à part, elle n'avait pas cette lueur de fourberie. Pas à ce point. <br /><br />Il chassa bien vite ces quelques pensées de son esprit, se remettant au travail. Il verrait bien vite de quoi il retourne. Non, il n'avait pas fait cela pour gagner des points auprès de la Lieutenante, il aurait au moins cela pour sa conscience, si tant est que cela comptait. Ce qui importait, à cet instant précis, était de faire en sorte que ce groupe fonctionne. Et si son intervention l'avait rendu effectif, tant mieux ! Mais il ne se voyait pas se justifier devant l'instructrice qui avait de toute façon sans doute déjà son idée sur la question.<br /><br />La Lieutenante finit par laisser Atréïs travailler, entouré des autres recrues. Le temps passa, emportant avec lui les forces des recrues, et leur amenant le sable et le vent chaud, les gênant un peu plus à chaque minute écoulée. La sueur se mêlait à la poussière du chantier, la fatigue rendant chaque geste plus lent que le précédent. Même habitué aux efforts physiques, le Gurlanin se demandait comment il tenait encore, tant ses mains se couvraient d'ampoules et sa peau se brûlait un peu plus à chaque instant. Dans la fureur des pioches et des bêches, il trouva finalement sa planche de sauvetage en la personne de son nouvel acolyte.</i><br /><br />"Au fait. Moi c'est Jareess. J'viens de Taris exprès pour rejoindre la C.S.I. On leur doit bien ça là-bas. Ils nous ont aidés contre Cerberus, des grands malades de terroristes. Moi je travaillais dans les fermes hydroponiques, mais c'était tellement ennuyeux, toute la journée... J'voulais faire autre chose, voir du pays, tu vois ? Et puis, mes parents avaient plus trop besoin de moi. Et toi ?<br /><br /><span style="color:#3366ff">-Atréïs. Mais je ne sais pas d'où je viens."</span><br /><br /><i>Honteux mensonge. Mais il ne pouvait pas vraiment avouer son origine. Il trouva une pirouette toute simple qui sembla satisfaire le colosse :</i><br /><br /><span style="color:#3366ff">"En fait, j'ai un peu voyagé là où je pouvais... Je sais même pas où j'atterrissais. Et puis, j'ai fini par entendre parler de la C.S.I et... il fallait bien faire quelque chose."</span><br /><br /><i>L'histoire ne tenait pas debout. En tout cas, pas face à quelqu'un qui le presserait de questions, mais ce n'était manifestement pas dans les intentions du dénommé Jareess. tant mieux, se dit-il.</i><br /><br />"En tout cas, t'as du cran, pour un petit bout de femme comme ça. Mais j'suis pas sûr que Gladmoore apprécie."<br /><br /><i>Il reçut un haussement d'épaules pour toute réponse. Peu importait. De toute façon, ils seraient bientôt fixés. Le chantier se terminait, et ils avaient accompli leur tâche, largement dans les temps. L'instructrice les rassembla, au garde-à-vous. Alors qu'elle commençait à les féliciter, elle doucha bien vite leur enthousiasme en leur expliquant la tâche suivant. Ils étaient à bout de nerfs, et elle s'amusait avec eux. Elle descendit brusquement dans son estime. Les pousser à bout était une chose, le faire de la sorte en était une autre. Il était évident que le travail serait au mieux bâclé tant ils étaient tous épuisés. Il aperçut Jareess qui le regardait alors que Gladmoore terminait son discours. Et il n'était pas le seul. D'autres avaient le regard tourné vers lui. Ils attendaient ? Bien sûr. Il rejeta sa mèche blanche en arrière. Il hocha vers le colosse qui éleva la voix.<br /></i><br />"Ecoutez tous, là !"<br /><br /><i>Il le remercia. Inutile de dire que sa voix tremblait plus que quelques heures auparavant, fourbu qu'il était. Mais il l'éleva suffisamment tout en regardant ses collègues d'infortune. Ils étaient dans le même état que lui, tous, et n'attendaient qu'une chose : en finir.</i><br /><span style="color:#3366ff"><br />"Faites 4 groupes de dix. Les plus fatigués et abîmés... Mettez vous près des citernes d'eau. Rafraîchissez vous, économisez vos forces, en attendant de prendre un relai dans quinze minutes. Dix autres font le béton. Demandez aux droïdes comment faire. Dix pour ravitailler les droïdes. Et les dix derniers préparent le chantier des dalles. Et ça ira... J'espère."</span><br /><br /><i>Pour être honnête, il n'avait pas la moindre idée de si oui ou non ils continueraient à le suivre. En mettant en place une rotation autour d'un rafraîchissement, il espérait les motiver suffisamment pour qu'ils donnent tout. L'idée était de reposer successivement les 4 groupes le temps de préparer le béton, pour finir par couler les dalles au complet. Mais il n'avait aucune idée de la manière dont réagirait Gladmoore à son idée. Sauf que le choix ne leur était pas vraiment laissé. Certains d'entre eux étaient à deux doigts de s'effondrer, et si ils ne se reposaient pas, ils y resteraient.<br /><br />Lui-même était à bout de forces, mais il s'en cacha. Ses jambes ne lui répondaient qu'à grand peine, ses mains perclues d'ampoules le faisaient souffrir et sa tête tournait. A vrai dire, lui-même espérait pouvoir se rafraîchir. Cependant, lorsque vint son tour -à la troisième rotation- il se contenta de s'asperger d'eau avant de rejoindre le groupe en charge du chantier. Derniers encouragements avant de, peut-être, finir. Il n'avait pas menti. Il espérait que tout irait bien. </i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158287</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158287</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°7<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto"><i>Comme l'avait pressenti la lieutenante Maria Gladmoore : toutes les recrues, qui venaient d'entrer officiellement en formation, ne parvenaient pas à coordonner correctement leurs forces pendant la tâche. Des petits groupes s'étaient créés à droite et à gauche et certains détruisaient le travail des autres - c'était à croire que les recrues n'avaient rien retenu des discours de leurs supérieurs avant de commencer le travail. Mais cela n'étonnait absolument pas Maria, et elle l'avait même anticipé avant leur arrivée.<br />Cela n'était pas la première fois que la lieutenante devait s'occuper d'une formation de nouvelles recrues - elle en avait même fait sa spécialité à force -, mais les voir faire n'importe quoi était toujours très difficile à supporter, comme ce petit groupe formé de quatre personnes qui cassaient des cailloux sans même ramasser ce qui avait été détruit. À vouloir faire trop bien, on finissait par faire n'importe quoi : voilà ce à quoi pensait la lieutenante en voyant ses inutiles suer à la tâche. Malheureusement pour son bien-être, ce n'était pas le pire des groupes qui s'étaient naturellement formés durant cet exercice - à croire que les moins-que-rien finissaient par se regrouper entre eux.<br /><br />Niveler une partie d'un terrain en cassant des rochers tout en retournant la terre pour y couler une dalle de béton afin d'accueillir la suite de la nouvelle plateforme d'atterrissage de l'astroport. Voilà une tâche qui, sur le papier, semblait être facile. Mais c'était vite oublier que les recrues étaient sur Géonosis.<br /><br />Les minutes passèrent et la tâche devenait progressivement plus ardue, terrifiante, même. Certaines des recrues étaient obligées de s'asseoir ou de s'allonger quelques instants pour reprendre leurs esprits et leurs forces. Entre la chaleur de Géonosis, son soleil noircissant douloureusement la peau pour celui qui n'était pas habitué et son air sec et étouffant... une simple tâche comme frapper un rocher à l'aide d'une pioche se relevait plus d'un défi extrême que d'une simple tâche de travail. La lieutenante avait bien fait de choisir cet endroit pour le premier et véritable entrainement du groupe. Et qu'y avait-il de mieux que de voir souffrir de la chair fraîche pour faire comprendre à ce tas d'incapables que tant qu'ils ne parviendraient pas à travailler en équipe, jamais ils n'arriveraient à faire quoi que ce soit.<br /><br />Continuant d'observer les nouveaux frappant sur des rochers sans intervenir en leur laissant pleinement gérer la situation et sans donner aucune instruction, Maria sortit son datapad et commençait à y noter quelques critiques sur certaines des recrues. Toutes n'étaient pas forcement à renvoyer, quelques-unes faisaient preuve de beaucoup de bonne volonté et d'ardeur à la tâche - elle aimait ça -, malheureusement d'autres n'arrivaient plus à se relever, et lorsqu'une des recrues tombait par terre, le sergent Forest venait à son aide. Le sergent aidait les plus faibles à reprendre des forces en les amenant à l'ombre et en leur servant de l'eau pour les réhydrater. Après tout, les formateurs n'étaient pas là pour les tuer en les faisant faire un travail jusqu'à la mort, ils étaient seulement là pour les entraîner. Un entraînement difficile, certes, mais qui leur serait bénéfique pour la suite.<br /><br />Après seulement une heure de travail - qui semblait en faire plus pour ceux qui étaient en action -, l'une des recrues frappa violemment un rocher qui était plus grand que lui, et un gros bout de celui-ci, lourd de plusieurs kilogrammes, se détacha et fonça dans sa direction ! Heureusement pour lui, il fut très vite dévié par la soldate King qui se trouvait, à cet instant, non loin de là. Plaçant sa main gauche (recouverte d'un gant noir) sur le rocher pour l'arrêter à quelques millimètres du visage de la recrue, la soldate balança le morceau un peu plus loin et sans aucune difficulté. Faisant une remarque à la recrue qui était totalement inconsciente du danger, la soldate l'envoya chercher des ressources pour un droïdes qui attendait de retourner souder une nouvelle partie de la plateforme, avant de sortir son datapad et de noter quelque chose.<br /><br />Mais par un miracle, dans ce chaos sans nom, une voix forte se fit entendre. Surprises, toutes les recrues tournèrent leur visage dans sa direction, même les supérieurs qui étaient occupés à prendre des notes dans leur datapad regardèrent cette silhouette qui avait pris de la hauteur pour parler à voix haute. Qui était cette recrue à la musculature importante et cette petite à la mèche blanche ? Regardant dans ses dossiers via son datapad : Maria retrouva très vite les fiches de ces deux recrues. Mais avant d'en apprendre davantage sur elles, la fille prit la parole et en étonna plus d'un. Avait-elle compris l'importance de la coordination ? Venait-elle d'avoir une révélation et avait-elle pris l'initiative de devenir le leader de tout le groupe ? Difficile à dire. D'autant plus que sa fiche ne comportait aucune mention sur sa psychologie après une rapide lecture, du fait qu'elle était venue sans déposer une candidature au préalable.<br />Curieuse, la lieutenante s'approcha de la recrue qui venait de prendre la parole et qui s'était remise au travail après son monologue. Sans rien dire, elle se plaça à côté de cette jeune fille à la mèche blanche et de cette montagne de muscle qui faisait facilement deux fois sa taille. Maria pouvait être terrifiante lorsqu'elle donnait des ordres, mais juste sa présence sans faire aucun bruit, en observant et en ne détachant nullement son regard de sa cible tout en prenant des notes, cela pouvait donner des sueurs froides dans le dos et en rendre fou n'importe qui.<br /><br />Observant le reste des recrues, en restant à côté de celle qui avait pris la parole un peu plus tôt : Maria fut étonnée de voir que toutes les recrues avaient appliqué les consignes qui avaient été dites.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">J'espère pour toi que ce n'était pas simplement une action pour te faire bien voir</span>, expliquait la lieutenante dans un ton sec et suspicieux. »<br /><br /><br />Les heures passèrent et le terrain ne comportait déjà plus de rochers à l'endroit où la plateforme devait être installée. Le sable et le peu de terre avaient été retournés et le tout semblait plat. Les consignes de la recrue avaient porté leurs fruits, et tous purent finir avec un peu d'avance sur le temps qui était prévu. La lieutenante semblait contente. Bien que le début des travaux s'annonçait très mal parti, il avait suffi qu'une voix s'élève pour que toutes les recrues se mirent à s'organiser pour commencer à travailler correctement en équipe. Fière de ce qu'elle avait vu, Maria appela toutes les recrues et leur ordonna de se mettre en rang et au garde-à-vous en face d'elle - et appela ses collègues par là même. La fatigue pouvait se lire sur les visages des recrues à cet instant. Les cheveux étaient trempés et collés sur la tête, les yeux avaient du mal à rester ouvert à cause du soleil et de la poussière, les vêtements étaient remplis de sables, les peaux étaient rougies et certaines brûlées par le soleil, les mains étaient gonflées et d'autres saignées dues à l'intensité du travail, les poumons se dégagés par de violentes toux et les gorges étaient sans doute sèches.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">Je suis fière de ce que j'ai vu</span>, commençait-elle à dire en les félicitant. <span style="color:#ffffff">Bien que le début était désastreux et profondément pathétique, vous avez fini par travailler en équipe et vous avez compris l'importance d'unir vos forces</span>, dit-elle en lançant un regard à la recrue qui avait pris la parole. <span style="color:#ffffff">Et pour votre plus grand bonheur, comme vous venez de terminer cette tâche plus tôt que prévu</span>, s'arrêtait-elle un instant en apercevant les yeux des recrues s'illuminaient à l'annonce d'un repos bien mérité, <span style="color:#ffffff">vous allez appliquer les dalles de béton sur le sol que vous avez parfaitement nivelé !</span> Donnait-elle comme ordre en voyant les visages des recrues passaient de la joie à la déception. <span style="color:#ffffff">Bien sûr, il vous faudra faire le béton avant d'appliquer les dalles</span>, expliquait-elle avec un léger sourire. <span style="color:#ffffff">Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin à côté des ressources pour droïdes</span>, finit-elle en pointant du doigt l'endroit où se trouvait les bétonnières. »<br /><br />À côté des diverses ressources pour la construction de la plateforme, il y avait plusieurs bétonnières, avec des sacs de sable, de ciment et de granulat ainsi que des citernes d'eau mis à disposition pour former le béton et en faire des dalles pour les poser au sol.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff">J'attends de vous que vous me fassiez le meilleur béton et les plus belles dalles pour qu'elles puissent accueillir la plateforme sans aucun souci</span>, motivait-elle les recrues. <span style="color:#ffffff">Bien sûr, n'oubliez pas de ressourcer les droïdes en matière première pour qu'ils puissent continuer sans ralentissement la construction de la plateforme</span>, rappelait-elle au groupe. <span style="color:#ffffff">Recrue, en avant !</span> »</i><br /><br /><br /></p><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none">N'hésite pas à détailler un peu plus l'humain avec qui ton personnage semble avoir un début de relation, et à lui donner un nom si cela t'enchante.</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158286</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158286</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:24 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:23 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Comme attendu, les quelques uns qui n'avaient pas pu suivre le rythme imposée par l'instructrice n'avaient plus que leurs yeux pour pleurer, et leurs jambes pour tourner les talons. Recalés au premier exercice. Il y en eu bien un qui tenta un tour de force et de s'en prendre à la Lieutenante, mais il fut bien vite stoppée par la soldate King. Un bien beau tir, il était vrai, compte tenu de la distance, de la soudaineté de l'action certes stupide, et de la vitesse. <br /><br />Atreïs avait profité de la mise en place des deux groupes pour jauger un peu ceux qui l'entouraient. Hommes, femmes, majoritairement musculeux pour avoir résisté au test, le regard fatigué et pointé vers l'avant ou tourné vers leurs nouveaux compagnons furtivement à la manière de la recrue Gurlanin. Très majoritairement Humains, il y avait également là un Quarren, trois Twi'Lek, parmi ce qu'elle pouvait voir, donnant un peu de diversité à l'ensemble. Mais tous se rejoignaient dans la fatigue inhérente à l'exercice.<br /><br />Lorsque la lieutenante revint vers eux après avoir congédié les plus faibles, elle reprit sa voix forte pour présenter l'objectif sans surprise qui était le leur, puis se présenter elle-même. Il nota ces informations dans un coin de sa tête, gravant les divers visages dans sa mémoire. A l'inverse de ses futurs collègues d'infortune -il estimait que l'entraînement serait aussi long que pénible- ses désormais supérieurs avaient beaucoup à lui apprendre. Et si l'on apprenait une chose sur Qiilura, c'est que l'on écoute ceux qui savent.<br /><br />Lieutenante Gladmoore, Sergent Forest, Sergent Reticuli, Soldate King. Chacun prit la parole à son tour, et si les trois premiers avaient l'air, chacun à leur manière, plutôt à l'aise à la fois dans leur discours et dans leur position, la dernière avait presque l'air paniquée à ses yeux. Elle leur servit un discours mièvre sur la solidarité et la coordination, là où les autres avaient appuyé sur l'importance de suivre les ordres et d'apprendre. Etonnant, pour Atréïs. Ceci étant dit, Forest avait lui-même dit qu'il espérait ne pas décevoir les recrues, ce qui tranchait aussi avec l'assurance de Gladmoore. Quant à Reticuli, il était le plus vulgaire des quatre. Il se retint de rire, finalement, mais les 4 individus avaient l'air aussi disparate que leurs apparences ne le laissait paraître. <br /><br />Gladmoore avait repris son discours sur un ton plus bienveillant. En somme, elle serait sans doute sévère mais juste. Une main de fer dans un gant de fer. Elle les accueillait à sa manière dans un groupe, presque officiellement, et surtout, dans la Confédération. D'une manière que l'on pourrait qualifier de tout à fait personnelle. Mais ce rapide moment d'assouplissement ne dura pas, et bientôt, ils se retrouvèrent à courir dans les rues de la capitale Géonosienne, scrutés par les habitants, parfois suivis et encouragés. Atréïs lui-même avait pris place à l'arrière du peloton. Pas vraiment gêné par la poussière, le rythme imposé étant plutôt léger, il se surprit à observer les alentours. Géonosis n'était pas vraiment le cauchemar qu'on lui avait décrit au premier abord, sans être totalement hospitalière. Les habitants les regardaient sans moquerie, plutôt avec un certain respect dans les yeux, qui étonnait le Gurlanin.<br /><br />Evidemment, la petite promenade ne dura pas. Amenés à un spatioport, ils furent rapidement arrêtés par l'instructrice. Elle leur indiqua un double objectif : aplanir une butte et aider les droïdes. Un travail conséquent qui nécessiterait bien plus que du muscle... A peine les explications terminées, il vit les uns et les autres s'éparpiller dans toutes les positions. Peur de la punition ou envie de bien faire ? Toujours est-il qu'il n'y avait pas trace de la moindre organisation et ce fut sous le regard des instructeurs qu'ils se mirent au travail. Rapidement, ce fut la cacophonie. Sous le soleil de plomb, c'était à qui éventrerait le plus de roches, retournerait le plus de terre ou de sable. Atreïs lui-même se retrouva à travailler avec quatre autres recrues. Le temps passerait vite.<br /><br />Chaque coup de pioche, chaque pelletée était comme un rappel. Comme une piqûre pour se souvenir qu'ils étaient en vie. L'effort procurait l'adrénaline qui affluait dans les veines des uns et des autres. Pour Atréïs, c'était une réelle bénédiction tant il ne se sentait jamais mieux qu'en ces instants où chaque fibre de son corps, de ses muscles était tendue vers un objectif. La douleur et les contractures étaient un bon moyen de se rappeler qu'on était vivant. C'était une leçon essentielle dans son clan : Si tu as mal, c'est que tu es vivant. Une maxime d'une simplicité évidente, mais qui trouvait sa raison dans l'environnement hostile auquel il était habitué et à ceux, il en était certain, qu'il aurait bientôt à affronter. Mais pour le moment, il avait une tâche à accomplir. Tâche qui n'avançait pas aussi vite qu'il le fallait. Il leva la tête vers ses compagnons temporaires.</i><br /><span style="color:#0033ff"><br />-A travailler comme ça, on ne finira jamais dans les temps.</span><br /><br />-Il n'y en a pas un qui glande, c'est juste impossible.<br /><br /><i>Celui qui lui avait répondu était un Humain. Plutôt jeune, aux alentours de 25 ans, un vrai golgoth, une montagne de muscles. Plus de deux mètres, une carrure impressionnante qui jurait avec un visage presque poupin et de grands yeux bleus auquels on donnerait le Bon Dieu sans confession. Un paradoxe à lui tout seul. Atreïs l'avait déjà remarqué, comme tous les autres, tant il les dépassait que ce soit en taille ou en largeur. La peau rougie par l'effort, il avait eu toutes les peines du monde à rendre sa phrase audible, essoufflé par les coups de pioche qu'il donnait.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-Non. Par contre, chacun fait son truc dans son coin, et ça, c'est sûr que ça ne fonctionne pas. Regarde, on en est presque à annuler le travail de l'autre...</span><br /><br />-Tu proposes quoi ?<br /><br /><span style="color:#0033ff">-Suis-moi.</span><br /><br /><i>Il récupéra son outil, fit un geste vers l'autre recrue pour l'inciter à le suivre et se mit un peu en hauteur. De là, il voyait déjà certaines recrues lever la tête, intrigués, ou commencer à ronchonner que certains prenaient des libertés. Mais vu de là où Atreïs et son acolyte était, le désordre était encore plus grand. Il le savait, son apparence svelte n'aiderait certainement pas à se faire entendre. Et encore moins à être respectée. Sous cette forme de jeune femme, plutôt de petite taille, elle n'avait pas le charisme naturel d'un tas de muscles comme celui qui l'accompagnait.</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-Tu as du coffre, non ? Dis leur de lever la tête et d'écouter.</span><br /><br /><i>Il s'exécuta. Comme attendu, le colosse avait une voix forte, de baryton, semblable à une énorme vague qui s'abattait sur les rives et les rochers. L'effet était saisissant, tant elle résonna dans le chantier. Le Gurlanin reprit à sa place :</i><br /><br /><span style="color:#0033ff">-Ecoutez ! Personne n'a écouté le lieutenant tout à l'heure ? Elle a parlé d'aider, pas d'essayer de faire le maximum chacun de son côté ! Il faut faire des équipes : les plus costauds doivent évacuer la terre qu'on retire pour aplanir le terrain. Les moins costauds s'occupent de déblayer tout ça, et les autres virent les rochers à la pioche ! Au lieu de chacun bosser dans son coin, formons une ligne pour être plus efficace.</span><br /><i><br />Il n'attendit pas de savoir si oui ou non sa petite proposition ferait effet. Sautant de son perchoir, il joignit le geste à la parole, récupérant une pioche et une pelle pour se mettre à une extrémité du chantier. Le colosse qui l'accompagnait vint lui prêter main forte, s'équipant lui d'une brouette et d'une pioche. D'un simple regard, il lui signifia qu'il le suivait. Cependant, il y décela également cette lueur qui semblait vouloir dire : « J'espère pour toi que tu ne te plantes pas. ». L'un comme l'autre montrèrent l'exemple jusqu'à la fin de la journée, exhortant les autres à se surpasser.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158285</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158285</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:23 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:23 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : June King</p>
<p dir="auto">Quand l'exercice fut terminé, la lieutenante Gladmoore donna l'autorisation aux recrues de se relever et de s'essuyer, un peu. Pendant que les autres formateurs se réunissaient, Maria dépoussiéra son uniforme qui était parsemé à quelques endroits de sable et de poussière avant de balayer du regard les futurs soldats et plus précisément ceux qui s'étaient écroulés sur le sol durant la punition. Pointant du doigt chaque recrue en les interpellant sèchement d'un « toi ! », elle forma un nouveau groupe en ordonnant à chacune des personnes appelées de se placer à côté. Le premier groupe se composait se vingt-quatre membres, tandis que de quarante composait le second. Une tension se créait à cet instant, les visages des recrues commençaient à changer, certains connaissaient avec certitude le sort qu'ils leur étaient réservés.<br />Donnant l'ordre de se mettre au garde-à-vous au premier groupe : Maria se tourna vers le second qu'elle venait de créée.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Si vous pensiez que vous pourriez entrer dans la Confédération aussi facilement, avec un physique aussi faible et une endurance désastreuse, vous aviez tort !</i></span> Expliquait-elle en se tenant droite. <span style="color:#ffffff"><i>Vous êtes actuellement dans une base séparatiste, ne ne prenons que les meilleurs et éliminons les touristes perdus dans votre genre. Circulez civils, la visite est terminée !</i></span> Conclut-elle en tournant le dos aux recrues éliminées et en ordonnant au sergent Reticuli de les raccompagner à la sortie. »<br /><br />Vexé, l'un des anciens volontaires se mit à courir sur la lieutenante dans le but de la frapper pour lui faire comprendre sa colère, mais avant même qu'il n'ait eu le temps de faire plus d'un pas : un tir de blaster arriva à ses pieds, sans le toucher. La soldate King venait de tirer en prévoyant l'attaque - ses formations de tireur d'élite commençaient à porter ses fruits. Ignorant ce qu'il venait de ce passer sans même lui donner le plaisir de se retourner, Maria continua son chemin pour se replacer en face des recrues sélectionnées, tandis que la soldate rendit le blaster au sergent Forest. Blaster qu'elle avait demandé quelques instants plutôt au sergent (toujours comme ci une voix la prévenait du danger) afin de dissuader le civil de continuer son suicide.<br />La lieutenante ne faisait preuve d'aucune pitié pour cette année, et le nombre incroyable de soixante-deux recrues, qui était une première dans l'histoire d'un recrutement séparatiste, n'en était pas pour rien. Mais très vite ce nombre chuta à quarante, une fois les faibles renvoyés. Se plaçant en face des nouvelles et officielles recrues, Maria prit la parole.<br /><br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Recrues !</i></span> Hurlait la lieutenante pour interpeller le groupe. <span style="color:#ffffff"><i>J'espère que vous aurez appris que vous n'êtes pas ici pour vous battre ou pour passer du bon temps. Vous êtes ici parce que vous avez tous un objectif commun : intégrer la noble Confédération des Systèmes Indépendants !</i></span> Dit-elle en ayant un regard pour ses collègues. <span style="color:#ffffff"><i>Alors je ne veux plus d'enfantillage ou de manque de respect ! Vous êtes des militaires à présent, est-ce clair ?!</i></span> Demandait-elle aux recrues pour les entendre. <span style="color:#ffffff"><i>Durant cette formation, vous serez sous ma responsabilité et sous celle de mes confrères. Comme pour moi, vous leur devez respect et obéissance. S'ils vous disent de sauter, vous sautez ! Est-ce bien compris !?</i></span> Questionnait-elle le groupe pour les entendre à l'unisson. <span style="color:#ffffff"><i>Bien. Nous allons nous présenter : je suis la lieutenante Maria Gladmoore, de la sixième division de l'armée séparatiste, et je serais votre formatrice principale. Derrière moi, à ma gauche, se trouve le sergent Zec Forest, il sera votre formateur en combat rapproché</i></span>, s'arrêta-t-elle en regardant le sergent pour savoir s'il voulait dire quelques mots. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Enchanté</i></span>, dit-il d'un ton rassurant et protecteur en s'avançant d'un pas, <span style="color:#ffffff"><i>je suis le sergent Zec Forest et je serais votre formateur en art du combat et en défense. J'espère que je ne vous décevrai pas. Et n'oubliez pas, vous êtes les héros de demain</i></span>, conclut-il en donnant un peu d'espoir. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Merci sergent</i></span>, remerciait la lieutenante d'un noble signe de tête. <span style="color:#ffffff"><i>À ma gauche toujours, à côté du sergent Forest se trouve la soldate June King, elle sera votre formatrice de tir et vous assistera sur le terrain. Vous avez déjà eu une démonstration de ses talents. Et j'insiste sur un point : ce n'est pas parce qu'elle est au rang de soldat qu'elle est votre amie ! Si elle est ici, ce n'est pas par hasard</i></span>, expliquait la lieutenante en faisant comprendre aux recrues qu'elle ne blaguait pas avec les titres, tout en se retournant vers la soldate. »<br /><br />Intimidée, June hésita un moment de prendre la parole en faisant un pas en avant.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Bienvenue, je suis June King et je serais votre formatrice de tir et je vous accompagnerai sur le terrain</i></span>, dit-elle en étant de plus en plus à l'aise avec son public. <span style="color:#ffffff"><i>Durant cette formation, vous aurez peur</i></span>, continuait-elle dans un élan d'assurance à la surprise de ses supérieurs, <span style="color:#ffffff"><i>vous pleurerez, vous souffrirez et certains abandonneront. Mais l'important est de rester solidaire. Apprenez à vous connaître, faites-vous confiance et vous parviendrez à votre objectif</i></span>, finit-elle en rougissant un peu et en faisant un pas en arrière pour se replacer. »<br /><br />Après avoir repris sa place, elle lança un regard à Maria pour expliquer, d'une part, qu'elle avait appris de ses enseignements, et d'une autre qu'elle allait prendre son rôle avec sérieux.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Merci soldate. Comme vous avez pu l'entendre, le principal est la coopération. Apprenez cette importance et la victoire sera votre ! Ensuite, à ma droite, le sergent Zeta Reticuli. Il sera votre formateur en pilotage</i></span>, expliquait-elle en se tournant vers ce dernier. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Moi, c'est le sergent Zeta Reticuli. Comme déjà dit : je serais votre formateur en pilotage</i></span>, commençait-il en s'approchant des recrues les mains dans les poches. <span style="color:#ffffff"><i>Pour la plupart d'entre vous, je sais que le pilotage n'est pas important. Mais sachez que bien contrôler sa machine permet de sauver vos petites fesses dans certaine situation, alors vous avez intérêt d'être attentif durant mes cours, est-ce que c'est bien compris !</i></span> S'énervait-il en fin de monologue pour impressionner les recrues. »<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Merci... sergent... vous pouvez retourner à votre place</i></span>, dit la lieutenante en reprenant les explications. <span style="color:#ffffff"><i>Comme vous aurez pu le voir, vous aurez quatre formateurs durant toute votre formation, tous excellent dans un ou plusieurs domaines. Si vous avez de doutes, si vous avez peur, si vous êtes perdus ou si vous avez des questions, tous sont là pour vous. Recrue, regardez-vous ! Aujourd'hui vous faites partie de la glorieuse Confédération. Vous n'êtes plus seuls, perdus dans cette immense galaxie, au beau milieu de nulle part. Vous êtes le futur. Entraidez-vous, soutenez-vous, entraînez-vous, partagez, rigolez, mangez ensemble, vous êtes une famille à présent !</i></span>, expliquait-elle en terminant les présentations. <span style="color:#ffffff"><i>Recrue, en rang et suivez-moi ! Une, deux ! Une, deux !</i></span>. »<br /><br />Sur ces mots, la lieutenante donna un nouveau tempo aux recrues pour les emmener à l'extérieur de la base. Dehors, sous un soleil de plomb brûlant la peau et à l'air poussiéreux ; en plein milieu des rues de la capitale de Géonosis : Maria hurlait le rythme donné dans les oreilles des recrues les obligeant à trottiner au pas. Ouvrant la marche elle laissait le soin de fermer le cortège à ses collègues.<br />Il n'était pas rare de voir les soldats s’entraîner dans les rues de Toskrew City, et encore moins de croiser un groupe de nouveaux arrivants en pleine formation. C'était presque comme un spectacle régulier pour les habitants et certains civils étaient amusés de voir passer ce troupeau de jeunes séparatistes en plein entrainement. En voyant les recrues, certaines personnes applaudissaient, d'autres rigolaient, certains les admiraient et quelques enfants s'amusaient à suivre les recrues en trottinant avec eux sur quelques mètres - avant qu'ils ne soient obligés de partir sur ordre de la lieutenante ou de ses collègues. L'ambiance dans les rues de Toskrew City était chaleureuse et une atmosphère de bon vivre se faisait ressentir.<br />Continuant de trottiner dans les rues, June aperçut une des recrues ayant de la difficulté à suivre le groupe. Perdant le rythme en se retrouvant à l'arrière du cortège, June s'approcha de lui pour le remotiver, tandis que le sergent Forest discutait avec le sergent Reticuli.<br /><br />Arrivant à la destination que Maria avait planifiée, elle ordonna aux recrues de s'arrêter. La lieutenante venait d'emmener le groupe sur un chantier de plateforme d'atterrissage de l'astroport Loyd.<br />La plateforme était à moitié construite, comme une demi-lune. Certains droïdes faisaient des aller-retour pour prendre des ressources nécessaires à la construction afin de souder les morceaux entre eux, d'autres s'occupaient de l'alimentation électrique, plus loin des droïdes installaient une réception, tandis que d'autres s'occuper la niveler le terrain pour accueillir la suite de la construction. Ne donnant aucunement l'ordre de se reposer, la supérieure se retourna vers les recrues.<br /><br />« — <span style="color:#ffffff"><i>Recrues ! Vous êtes ici sur la plateforme n°9 de l'astroport Loyd qui est actuellement en construction. Ici vous devrez faire preuve de travail collectif. Votre rôle est simple : vous devez emmener les ressources nécessaires aux nombreux droïdes pour faciliter leurs travaux. Observez-les bien ! Chaque droïde a un rôle spécifique. Vous trouverez les ressources sur votre droite</i></span>, dit la lieutenante en pointant du doigt la direction. <span style="color:#ffffff"><i>Bien sûr, vous n'allez pas vous tournez les pousses en attendant que les droïdes vous demandent d'apporter les éléments de construction. Vous allez vous aussi participer </i></span>, expliquait-elle en regardant derrière elle en ordonnant à certains droïdes de disposer. <span style="color:#ffffff"><i>Derrière-moi se trouve un terrain à niveler afin que la construction de la plateforme puisse se poursuivre correctement. Normalement, comme vous avez pu le voir, ce travail est réservé aux droïdes de chantier, mais j'ai eu la bonté d'offrir de la main-d'oeuvre gratuite</i></span>, dit-elle avec un léger sourire sadique. <span style="color:#ffffff"><i>Vous trouverez les outils adéquats à côté des ressources de construction. Bien évidemment, ce ne sont pas des outils électriques. Vous trouverez : pelle, pioche, râteau, bêche, scie, binette, brouette, et bien d'autres ! Je veux à la fin de cette journée, un sol plat à la place de cet amas de rochers et de sable ! Au travail ! Et n'oubliez pas de vous aider !</i></span> Ordonnait la lieutenante en ouvrant les festivités.</p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158284</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158284</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:23 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Nouveau venu sur Géonosis on Wed, 25 Feb 2026 17:39:23 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Il avait perdu le peu de patience qu'il lui restait. Tout son voyage, tout cet environnement, cette planète rouge balayée par le vent et le soleil, tout cela lui avait mis les nerfs à vif, et c'était ce Géonosien qui encaissait cette perte de contrôle, désormais. Loin de chez lui, il perdait tout repère, et cet étranger qui se moquait de lui, ce local qui semblait prêt à tout pour ne pas travailler était la cible idéale. Il était à deux points de lui flanquer son poing dans la figure, oubliant son physique de jeune femme, quand la voix l'interrompit.<br /><br />Celui qui se tenait derrière elle semblait être un militaire, si l'on en croyait la veste militaire qu'il avait déjà beaucoup vue depuis son arrivée. L'allure négligée, l'air profondément passif, l'odeur de tabac puant, rien ne poussait à lui faire confiance. Bien loin en tout cas des quelques militaires qu'il avait pu voir jusqu'ici ça et là, tirés à quatre épingles. Néanmoins, il ne dit rien et se contenta de hocher la tête et de suivre celui qui se présenta rapidement comme le Sergent Reticuli -nom étrange-  et qui lui indiqua qu'elle avait été signalée. Il ne put se retenir :</i><br /><br /><span style="color:#3333ff">« Donc vos droïdes sont capables de signaler une présence, mais pas d'indiquer la bonne route ? Splendide. »</span><br /><br /><i>Il n'obtint pas de réponse. En même temps, il n'y avait pas tellement à répondre. Le ton était lourdement ironique, et à moins de vouloir s'engager dans une joute verbale, il ne souffrait d'aucune réponse. D'autant que le Sergent savait très bien ce qui attendait la recrue. Le lieutenant Gladmoore n'était pas franchement connue pour sa gentillesse et sa candeur. Loin de là. Instructrice féroce et efficace, ses promotions étaient faibles en nombre mais dangereusement efficientes. Et puis, il y avait le sergent Forest, pas le dernier venu, lui non plus. Du genre à ne jamais avoir à répéter un ordre. La gamine qu'il escortait ne savait pas dans quoi elle s'engageait, assurément.<br /><br />Alors qu'ils arrivaient à la base dédiée à la formation, le Sergent Reticuli se pressa hors du véhicule. Ils étaient en retard, évidemment. Pour garder une couverture intacte, c'était dores et déjà raté. Il le guida jusqu'à la cour où étaient rassemblés les autres, pauvres hères au garde-à-vous sous le soleil. Immédiatement, on lui intima de se joindre au reste.</i><br /><br /><br /><i>L'accueil était aussi brutal qu'autoritaire. Même si il s'y attendait, il en fut à la fois surpris et dérangé. L'impression de charisme qui émanait de la haut-gradée la mettait à part du groupe, même de ses subordonnées. Et le ton de sa voix, clair et haut, venait de lui vriller les tympans, ce qui était logique, pour un télépathe. Néanmoins, le plus impressionnant était le regard des autres recrues, qu'il regarda le temps de se mettre en rang. Ils étaient tous pétrifiés de peur, et les rares dont les yeux osaient bouger allaient jusqu'à la gradée, avant de revenir fixer le vague, preuve si il en était besoin, qu'elle faisait cet effet à beaucoup de monde.<br /><br />Se mettant au bout de la rangée, avec les autres, il eut le temps de regarder les deux complices de la lieutenante. Un homme qui portait les mêmes galons que Reticuli -qu'elle assuma être un sergent, de fait- et une jeune femme aux yeux vairons, habillée de brun et coiffée étrangement, presqu'à la main. Il se garda bien de croiser le moindre regard, ses yeux noirs fixant la bâtisse. A peine s'immobilisa-t-il que la gradée venait donner de nouveaux ordres. Cent pompes, immédiates, auxquelles elle se joignait pour montrer l'exemple.</i><br /><br /><i><br />Ca, c'était dans ses cordes. Même sous un soleil de plomb sur sa nuque et le sable brûlant sous ses mains. Il en avait fait bien plus souvent qu'à son tour. Il était surpris, agréablement, de voir une militaire donner l'exemple. Il avait fait l'expérience plus d'une fois d'anciens donnant des ordres de leur fauteuil. Elle semblait différente.<br /><br />Un.</i><br /><br /><i>Baisser les bras. Souffler. Remonter. Il le savait, l'adrénaline viendrait bien vite, et mettrait un long moment à être remplacé par l'acide lactique annonciateur de crampes. Il n'était pas inquiet. Cent, ce n'était pas si atroce.<br /><br />Deux.<br /><br />Inspirer. Dérouler le mouvement de la manière la plus fluide possible. En ne faisant pas de gestes brusques, en ne faisant aucun à-coup, il habituerait son corps rapidement au rythme imposé.<br /><br />Trois. Quatre. Cinq. Six.</i><br /><br /><i>Une toutes les trois à quatre secondes. Rythme soutenu mais pas impossible. Sentir de nouveau ses muscles en action le mettait bien plus à l'aise que de devoir parlementer avec un Géonosien sourd. Et puis, ça lui faisait un peu oublier cette chaleur accablante. Et ce sable rouge qui brûlait ses doigts. <br />Le compte s’égrainait, lentement. Les plus faibles ne se relevaient déjà plus au bout de 30. A 50, d'autres encore abandonnaient. Les plus frêles, les plus inaptes, pensa-t-il. Lui tenait bon, alors même que la Lieutenante semblait désormais trouver son plaisir à varier le rythme. Elle était une militaire d'expérience, se disait-il. Et avec une formation impeccable, pour parvenir à faire cela. Pourtant, son corps semblait mince et svelte. Une preuve de plus de la forte impression qu'elle laissait.<br /><br />70. La chaleur faisait effet. Ils étaient encore un certain nombre à tenir, mais ça se réduisait. Lentement mais sûrement. 80. Deux autres tombèrent. Saleté de soleil. 90. Ils tenaient bon, c'était bientôt terminé. En tout cas, il l'espérait. La réalité se rappelait à lui, et notamment la date de son dernier repas, plus de 24 heures avant. Et cela le mettait en danger.</i><br /><br /><i>Cent.</i><br /><br /><i>Position haute. Il souffla longuement. Au moins aurait-il réussi la première épreuve. C'était déjà une bonne chose. Il inspira profondément avant de se relever, balayant du regard le reste des recrues qui semblaient avoir peiné au moins autant que lui.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/158283</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/158283</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:39:23 GMT</pubDate></item></channel></rss>