<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Bureau d&#x27;Atréïs]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Atréïs n'avait absolument pas prévu la tournure des événements, c'était une évidence. Face à la Générale Suprême, sa belle confiance s'était d'abord délitée, puis légèrement reconstruite face à ses réactions. Voilà qu'il était désormais Commandant, qu'il était maintenant une certaine Aureliana Irons... Et qu'on venait de lui donner un bureau. Celui-ci n'était bien sûr pas vaste et spacieux comme celui de la Générale Suprême, mais il était abrité dans le même bâtiment, disposait d'un espace tout à fait appréciable, et, plus basiquement, était à l'opposé de tout ce que le Gurlanin avait pu connaître dans la CSI, entre les rations limitées, les entraînements stricts et le couchage spartiate. C'était une véritable révolution pour lui. L'ascenseur social avait fonctionné à plein régime. Hébété, il se posta devant la baie vitrée, observant l'agitation, qu'il y a quelques heures encore, il observait depuis la rue elle-même, faisant partie de celle-ci, alors que dorénavant il la surplombait, physiquement et métaphoriquement. A cet instant, il comprenait mieux la sensation inverse qu'il avait pu éprouver à l'égard de certains gradés qui étaient déconnectés de la réalité et détachés du monde dans lequel ils vivaient. Mais il ne voulait pas sombrer dans ce genre de travers. Pour sa propre fierté, pour sa sécurité, et pour sa mission.</i><br /><i></i><br /><i>Une mission pour laquelle on lui avait confié des besoins considérables. Une corvette corellienne, ça avait beau être un reliquat de flotte du passé, ou une capture ancienne, ça n'en restait pas moins un croiseur de petite taille tout à fait décent, capable de contenir une trentaine d'hommes, en plus de la centaines de marins d'équipage, des droïdes dorénavant. Restait à trouver que faire d'un tel vaisseau, comprendre pourquoi on lui avait confié une telle tâche en plus du reste. Était-ce juste pour la forme et le masquer aux yeux du monde, ou aurait-il besoin de déployer cette puissance de feu ? Sans compter toutes les possibilités que lui offrait ce vaisseau. Se détournant de la vue de Géonosis, il porta son attention sur l'ordinateur qui se mit en marche à sa demande, protégé par des empreintes biométriques. Ironique, pour un métamorphe tel que lui. Sans savoir ce qu'il cherchait, il se mit à divaguer parmi les dossiers mis à sa disposition, sur la flotte, les moyens, les armements, les planètes... Tant d'informations et si peu de temps pour les acquérir. </i><br /><i></i><br /><i>Il soupira en se frottant les yeux. Personne de sensé et n'ayant pas baigné toute sa vie dans la chose ne parviendrait à retenir tout cela. C'était humainement impossible. Pourtant, si il voulait jouer le rôle d'Aureliana Irons, qui avait un dossier impeccable, il le faudrait nécessairement. Il ne pouvait pas se permettre le moindre impair, la plus petite hésitation. Il devait se montrer à la hauteur de la réputation de la Commandante séparatiste. Et pour ça, il aurait besoin d'aides. Il orienta rapidement ses recherches, puis déclencha quelques appels. Il n'y avait plus qu'à travailler en espérant que Valkoinen se montre réceptive à ses idées... Ce qu'elle fit suffisamment rapidement pour contenter le Gurlanin. Son message était clair et sans équivoque. « Si vous estimez cela nécessaire pour l'accomplissement de vos objectifs, vous avez mon aval. » Pas un mot de plus, pas un mot de moins.</i><br /><br /><br /></p><div style="text-align:center">***<br /> </div><br /><i>Les jours passèrent. Un, puis deux, puis une semaine, encore une... La quantité infernale d'informations qu'engrangeait Atréïs semblait ne jamais vouloir se tarir, et chaque nouvelle donnée en ajoutait deux autres, telle une hydre de la connaissance. Les rares moments où il n'était pas face à des écrans, le Gurlanin s'échinait à reprendre l'entraînement au corps-à-corps et au tir, s'aidant de tout ce que la Confédération pouvait lui offrir, dans tous les sens du terme. En quelques jours, il avait déjà passé en revue de nombreux archétypes de combat des simulateurs à haute performance des conglomérats séparatistes, les testant les uns après les autres avec une assiduité qui frôlait la folie pour certains. Passant sans état d'âme du combat singulier contre des légendes ramenées à la vie par hologramme au combat hyperspatial simulé en passant par la bataille rangée, le nouveau commandant essayait de multiples stratégies, cherchant celle qui lui correspondrait, s'inspirant tantôt de faits réels, prenant tantôt le contrepied de ceux-ci. Surtout, c'était face aux autres soldats qu'il s'efforçait de donner sa pleine mesure, défiant ceux qui l'acceptaient, et y prenant un réel plaisir qui lui rappelait ses chasses sur Qiilura. </i><br /><i></i><br /><i>Mais cette fois, il n'eut pas à chercher. Ce fut un Besalisk à l'air enjoué, voire légèrement moqueur qui s'adressa à lui de sa voix rauque et lente, pareille à une vague qui s'écrase sur la grève, donnant une sensation implacable et irrationnelle d'inéluctable, sensation largement soutenue par la largeur de ses quatre bras et la puissance qui se dégageait de lui. Il ne portait pas d'uniforme, mais une simple tenue d'entraînement, malgré un salut militaire adressé à Atréïs.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Commandante ! J'aime bien vot'style, ça vous dirait d'vous confronter à autre chose que d'la vermine de recrue ? Sergent Tregar, pour vous servir si vous voulez un vrai défi, c'coup-ci.</span><br /><br /><i>Le respect n'était donc pas son fort, au contraire de la taquinerie. Pas plus que ne l'était le vocabulaire et la syntaxe. Pourtant, son aplomb avait de quoi tirer un rictus à Atréïs. Ce genre d'attitude ne pouvait vouloir dire que deux choses : la provocation émanait de quelqu'un de très sûr de lui ou de complètement fou. Dans un cas comme dans l'autre, le défi était déjà suffisamment intéressant pour ne pas être relevé. Il finit donc par hocher de la tête avec un petit sourire. Ses affres commençaient à être connues, ce qui lui allait bien dans son idée de créer une personnalité tout à fait à l'opposé de ce qu'avait pu être Vasburg.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Je vous trouve bien confiant, Sergent. Mais je relève le défi.</span><br /><br /><i>Le rire gras du Besalisk sembla glacer l'ambiance autant qu'il réchauffait les veines du Gurlanin qui sentait déjà la douce odeur de la bataille à ses narines. Retrouver cette adrénaline chaque jour, se forger une réputation bien plus proche du chasseur de plaines qu'il était, voilà une perspective qui le réjouissait. Détendu, il alla se poster à un bout du tatami. Toutes ces heures sous le commandement et l'instruction de Gladmoore, alliées à ses talent naturels, faisaient de lui un adversaire redoutable au corps-à-corps. Certains s'en souvenaient encore. En face de lui, le dénommé Tregar commençait à s'avancer, faisant rouler ses quatre bras en riant. Puis, d'un mouvement aussi fluide que celui d'un félin, il fondit sur Atréïs qui dut se déporter sur le côté en catastrophe pour éviter cette charge brutale qui l'aurait expédié hors du terrain de joute. Un réflexe de survie plus qu'autre chose. Sans attendre une quelconque réaction de la part de son adversaire, le Gurlanin tendit la jambe droit devant lui et vint frapper les larges côtes de l'étrange humanoïde qui n'eut qu'un léger grincement en se retournant, puis un rire qui se voulait sans doute encourageant. En tout cas fallait-il l'espérer. Cependant, il n'y eut pas de temps mort pour se poser la question, car à nouveau, il donna l'assaut, abattant ses poings massifs sur la Commandante qui ne put que reculer d'abord, parer ensuite, pour finir par ramasser un vilain coup à l'épaule qui lui fit faire un pas en arrière de nouveau sous l'air satisfait du colosse. Il était doté d'une force impressionnante alors qu'il n'était pas si grand, mais ses épaules faisaient facilement deux fois celles d'Atréïs, et ce, peu importe son apparence.</i><br /><i></i><br /><i>Grognant en faisant jouer son épaule endolorie, la marionnette rousse releva la tête en dardant ses yeux d'un bleu pâle dans ceux, petits et noirs du Besalisk, l'air de dire « à mon tour ». L'autre avait beau être puissant et mobile, c'était également son cas, il se baissa d'un cou, sa jambe se tendant de nouveau pour venir frapper l'articulation du genou qui se tordit dans un sens peu habituel sous le cri de douleur de son propriétaire. Puis, comptant toujours sur son jeu de jambes, Atréïs délivra des coups à la tête et au buste de son adversaire, le faisant reculer jusqu'à ce qu'il cède. Si la lutte avait été courte, elle n'en avait pas moins été intense, indécise et inattendue. Se redressant après avoir vu Tregar abandonner, Atréïs retrouva son léger sourire.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Pas mal... Mais pas encore assez. Si tu veux retenter ta chance un jour, Sergent, sache que j'ai besoin d'hommes dans ton style. Pas timides, capables de se battre, dignes de confiance. Es-tu digne de confiance ?</span><br /><br /><i>Le Besalisk perdit à la fois son rire et son sourire face à la question d'Atréïs. Il y avait de quoi être décontenancé, mais il finit par hocher la tête, montrant là un sérieux qu'il ne lui connaissait pas jusqu'à alors.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">- Je sers la Confédération, Commandante. Pas les intérêts personnels.</span><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Moi non plus. Le Prédateur a besoin d'hommes d'équipage. J'ai besoin d'hommes d'actions. A toi de voir. Je ne te promets rien. Juste une place sur une corvette.</span><br /><br /><i>Il n'attendit pas de réponse avant de tourner les talons, gagnant les douches puis à nouveau son bureau. Il avait un pressentiment optimiste concernant le Besalisk, et ce n'était pas sa force... Plutôt la manière dont il se mouvait. Il y avait en lui quelque chose d'indéfinissable, de différent par rapport aux hommes qu'il côtoyait et avec qui il s'était battu. Sans doute parviendrait-il à mettre des mots dessus plus tard, mais ce quelque chose lui disait qu'il pourrait bien avoir trouvé en cet homme la première pièce d'un puzzle qu'il ne parvenait pas encore à dessiner réellement. De la même manière, il lui semblait également avoir trouvé une seconde pièce qui venait de se matérialiser sous la forme d'un dossier, sur son ordinateur. Quelques jours auparavant, il avait lancé une recherche bien spécifique concernant son recrutement. Il avait besoin, officiellement, d'une ordonnance. Officieusement, il lui fallait quelqu'un qui soit ses yeux et ses oreilles quand il ne pouvait être là, un soldat qui, comme lui, marcherait hors des clous, se masquant sous ses plaques militaires. Tout s'emboîtait à la perfection.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Spoiler</cite><div style="display:none"><br /><div style="text-align:center"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/image/113/7/5/7/tregar-5962f20.jpg.htm" target="_blank"><img src="http://img.xooimage.com/files113/7/5/7/tregar-5962f20.jpg" style="max-width:100%" /></a><br /><span style="color:#ffff00">Tregar</span><br /><br /><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/image/113/1/0/6/naavis-5962f22.jpg.htm" target="_blank"><img src="http://img.xooimage.com/files113/1/0/6/naavis-5962f22.jpg" style="max-width:100%" /></a><br /><span style="color:#666666">Naavis</span><br /> </div></div></blockquote> </div><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/19149/bureau-d-atréïs</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 09:20:44 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/19149.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:35:39 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Bureau d&#x27;Atréïs on Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>A peine Atréïs avait-il repris conscience qu'il avait également repris sa forme d'Aureliana. C'était une précaution désormais inutile dans ce centre médical géré uniquement par des droïdes à qui il ferait effacer rapports et mémoires, mais nécessaire devant Tregar et Naavis. Les deux l'observaient d'un œil inquisiteur alors qu'il était simplement assis devant sa cuve, pratiquement nu, une simple serviette sur les épaules. Son corps présentait toujours les contusions et marques de son combat, et son visage porterait encore quelques jours la trace de l'opération qu'il avait du subir. Dans l'urgence de la situation, personne n'avait réfléchi. Le cerveau endommagé du Gurlanin ne permettrait pas au soldat de poursuivre sa tâche, aussi fut-il emporté pour subir une opération aussi cruciale que difficile, destinée à intégrer à son cerveau une Intelligence Artificielle qui viendrait remplacer ses capacités manquantes. Restait encore à déterminer ce qui lui ferait défaut à présent.<br /><br />Ce fut Tregar qui brisa enfin le silence. Le premier de ceux qui suivraient Atréïs, désormais, qui se sentait, comme sa collègue, lié à cette étrange personne.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">-Alors...Faut qu'on sache quoi, Commandante ?</span><br /><br /><i>La rousse releva les yeux en même temps qu'elle se redressait. Sa force mentale était impressionnante. A peine sortie de sa cuve que déjà, elle parvenait à tenir debout, seule et sans artifice. Son regard froid se posa sur le Besalisk, puis sur la jeune femme, alors qu'il se fondit dans sa part la plus intime, la plus secrète, révélant ce qu'il n'avait montré qu'à un Agent du DSP, des semaines, des mois auparavant. Sous sa forme de loup, avec ce pelage noir à la mèche blanche, il toisa ses compères avant de revenir à la forme qu'ils connaissaient déjà. La commandante réajusta sa serviette sur ses épaules avant d'élever la voix.</i><br /><span style="color:#ffffff"><br />-Inutile de vous le cacher plus longtemps : je suis un Gurlanin, un métamorphe, et agent du DCRS. Ce qui ne change rien à ce que vous avec pu entendre de ma part et sur mes besoins en hommes. Sachez simplement que la Commandante Aureliana Irons est pour l'heure mon identité et que vous me parlerez sous ce grade et ce nom.</span><br /><br /><i>Les deux hochèrent de la tête. C'était une situation délicate, et malgré tout... Effectivement, cela ne changeait rien.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">-C'est tout ce que vous devez savoir pour l'heure. Tregar, vous m'avez transmis les coordonnées de Raxus Prime, la corvette est prête ?</span><br /><span style="color:#ffff00"><br />-Elle n'attend que nous, Commandante. Qui allons-nous voir ?</span><br /><br /><span style="color:#ffffff">-Je ne sais pas, Sergent.</span><br /><br /><i>Naavis, elle, restait muette. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais ce qu'elle venait de voir surpasser tout ce qu'elle avait pu observer dans sa courte vie, même dans une Galaxie aussi délurée et délirante. Et surtout, elle était estomaquée par la résilience de sa supérieure hiérarchique. Malgré ses blessures, le traumatisme qui aurait pu s'en suivre, les douleurs qu'elle devait ressentir, elle se tenait là, debout, donnant ses ordres comme si de rien n'était. C'était tout simplement fascinant. Et terrifiant aussi. Mais rien n'était au niveau de ce que pouvait ressentir Atréïs à cet instant.<br /><br />Le Gurlanin devait composer avec une foule de pensées étranges. Tout d'abord, il revoyait encore et encore et encore ce combat face aux magna-gardes qui l'avait laissé pour mort, de la même manière qu'il voyait encore cet homme inconnu, vêtu de noir, braquer son blaster sur son visage... Et à cela se superposaient des scènes de son passé, d'holonews, de Shadownet, auxquelles il ne parvenait plus à relier un contexte ou une idée. La seule chose qui le maintenait à flots, à cet instant, était la présence de Tregar et Naavis, et leur anticipation pour le croiseur. Car il se rendait bien compte qu'il aurait un très long moment à passer, avec cette IA dans son cerveau qui l'inondait littéralement d'informations non demandées, enregistrant à vitesse grand V, emmagasinant tout ce qu'elle pouvait trouver requérant de la part de son porteur énormément d'énergie et d'attention. Ce fut d'une voix déjà affaiblie qu'il reprit.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">-Emmenez-moi au Prédateur... J'ai besoin... de repos.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/157199</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/157199</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Bureau d&#x27;Atréïs on Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>La lumière du coup de feu. Le flash du laser. Un éclair dans le ciel. Puis le noir. L'homme regarda le corps étalé sous ses yeux, puis se détourna, les magna-gardes à sa suite. Grâce à la pluie torrentielle, il serait bien difficile de comprendre ce qui avait pu se passer. Et même ainsi, si quelqu'un osait commencer à remonter la piste, eh bien... Tant pis pour ce quelqu'un. Sans un sourire, sans un regard en arrière, le Maréchal Lem Cinder repartit vers son bureau.<br /><br />Pour une fois, l'homme de fer de la CSI faisait une erreur. Car, il ne pouvait pas le savoir, mais la femme qu'il laissait derrière lui aurait dû, à sa mort, revenir à sa forme primaire de Gurlanin. Et il ne put voir le Besalisk et la Zabrak se précipiter pour la conduire dans un centre de soins, où elle fut plongée dans un coma, puis dans une cuve de bacta. Ses blessures étaient sérieuses, mais rien d'irréparable, à première vue. Le Sergent Tregar et la Caporale Naavis s'étaient plantés devant la cuve pour regarder leur Commandante flotter doucement. L'un comme l'autre se jetaient des regards en coin. Que se serait-il passé si personne ne les avait prévenus du drame en cours ? Et surtout... Pourquoi avaient-ils réagi si promptement ? Rien ne les liait à cet officier supérieur, mais les deux soldats s'étaient sentis poussés par la nécessité d'intervenir, comme si le destin lui-même refusait de voir Aureliana Irons mourir ce soir-là. Elle aurait beaucoup à leur dire, sans aucun doute...<br /><br />Le Besalisk s'éloigna lorsque le comlink de sa supérieure sonna, puis hocha de la tête, l'air hébété. Décidément, tout dans cette soirée était étrange, jusqu'à cette conversation.</i><br /><br />-Bonjour. J'ai à vous parler, de toute urgence.<br /><br /><span style="color:#ffff00">-Ca va être problématique. Ici le sergent Tregar. On a un souci avec la Commandante.</span><br /><br />-Je le sais. Communiquez-lui les coordonnées que je vous envoie dès qu'elle sera rétablie. Et faites vite.<br /><br /><span style="color:#ffff00">-Euh... Et qu'est-ce. </span><br /><br /><i>Lorsque le comlink se coupa, Tregar se redirigea vers son acolyte. Il finit par l'informer de la tenue de cet étrange dialogue.</i><br /><br /><span style="color:#ffff00">-Je sais pas qui c'est, je sais pas pourquoi, je sais juste où, et c'est bizarre... La Commandante est demandée sur Raxus Prime, au niveau des chantiers navals... Prends ses tags et va faire préparer la corvette, on décollera dès qu'elle sera en état.</span><br /><br /><span style="color:#666666">-Sergent, vous êtes au courant que tout est débile dans cette histoire ? Jusqu'à la Commandante ? Qui ressemble pas du tout à la Commandante ?</span><br /><br /><i>Les deux se turent en reportant leur regard sur la femme brune qui flottait doucement. Un tel secret ne pouvait pas en rester un bien longtemps, et si les deux subordonnés ne comprenaient pas ce qu'il se tramait, leur conviction était que, peu importe qui était dans cette cuve, elle était suffisamment importante pour que leur devoir de soldat ne soit respecté à la lettre.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/157198</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/157198</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Bureau d&#x27;Atréïs on Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Un orage avait éclaté sur la ville. Un véritable orage d'été sur la planète rouge, des nuages noirs qui donnaient l'impression que la nuit était tombée brutalement, des éclairs déchirant le ciel à seulement quelques secondes d'intervalle, accompagnés par le roulement du tonnerre qui ressemblait à des tambours de guerre, et à une pluie violente, lourde et chaude, qui soulevait la poussière du sol et donnait à l'air cette odeur typique des pavés brûlants que l'on mouille d'un seul coup. La soirée était déjà bien commencée, mais il n'y aurait pas de crépuscule ce soir, le jour laissant place à la nuit avec une soudaineté qui pouvait laisser pantois qui n'avait jamais vu un tel spectacle. Les rares badauds encore dehors et qui n'avaient pas anticipé ce changement brutal couraient se mettre à l'abri où ils le pouvaient, laissant les rues vides de monde et d'activité, où seule Mère Nature faisait désormais sa loi. Dans l'avenue vidée, Atréïs marchait seul, ses cheveux noirs trempés par la pluie, de même que son uniforme brun qui avait désormais bien peu fière allure, à la mesure de son porteur.<br /><br />Le Gurlanin portait sur lui les défaites de sa joute verbale avec Mason. Le visage renfrogné, les yeux noirs et tournés vers le sol, le pas agacé et rapide faisant claquer les talons sur le sol, tout en lui respirait son énervement et sa colère. Pour ainsi dire, il se dirigeait de manière presque automatique à travers la ville, réfléchissant aux implications de cette discussion qui avait si mal tourné. Il allait lui falloir tirer les leçons et les conséquences, et surtout rapidement assurer ses arrières. Il devenait de plus en plus évident que ce n'était pas sur Géonosis qu'il trouverait les réponses à ses questions. Ni sur Utapau, évidemment. Dès le lendemain, il appareillerait. D'ici là, il aurait trouvé une destination qui le satisferait et lui permettrait d'avancer. Remonter une piste aussi compliquée nécessiterait quelques accointances, et le soutien voilé de Valkoinen ne suffirait pas. <br /><br />Se détournant des grandes avenues, il s'engagea dans les ruelles plus étroites, rarement empruntées et sans doute plus mal famées si tant est qu'on laissa une criminalité se développer ici. Il le fit à dessein : son instinct lui soufflait qu'il était suivi et il était simple de s'en rendre compte. Malgré le rideau d'eau qui se déversait sur la ville, il avait pu apercevoir une grande silhouette qui semblait le garder à l'oeil. Simple précaution ou paranoïa poussée, peu importait, il essaierait de semer cette personne sans s'en donner l'air. Evidemment, cela ne fonctionnait absolument pas, ses dérives n'étaient pas naturelles, et il était bien plus à l'aise dans le rôle de chasseur que de proie. Mais il devait composer avec la situation, toute inconfortable fût-elle. Passant de rue en ruelle, il commença à accélérer franchement le pas, sans pour autant courir. Le vent et la pluie continuaient de battre ses vêtements qui révélaient bien trop léger, et c'est trempé comme une soupe qu'il finit en quelques minutes. C'est là qu'il comprit.<br /><br />Alors qu'il s'engageait dans une nouvelle travée, il vit immédiatement que c'était un coupe-gorge. Devant lui, une grande forme en manteau l'observait, planté au milieu du chemin. Plus de deux mètres, aisément, et une attitude qui ne laissait pas vraiment de place au doute puisqu'il ne se mut que lorsque Atréïs eut fait quelques pas en sa direction. Les deux individus se toisèrent alors que derrière lui, malgré les hurlements de la météo, il put entendre des pas lourds s'arrêter et sentir sur sa nuque un second regard. Non. Il se rendit rapidement compte de son erreurs. Ce n'étaient pas des yeux, mais bien des optiques braquées sur lui, des artifices robotiques créés à des fins de paréidolie. Son cœur s'accéléra légèrement. Les manteaux à capuche, les tailles hautes, les optiques... Ce n'était pas rien... Oh non. Rejetant les épaules en arrière, lissant sa lourde toison noire, il eut un sourire contrit et sa voix s'éleva, masquée par les grondements alentour.</i><br /><span style="color:#ffffff"><br />- Lieutenant Elfriede Vasburg de la Marine. Vous n'avez rien à faire ici, pas plus que je n'ai quelque chose à faire avec vous. Dégagez de mon chemin.</span><br /><br /><i>La voix mécanisée qui lui répondit était grinçante et clairement porteuse de mauvaises nouvelles.</i><br /><br />- Identification confirmée. Agent du DCRS Atréïs Helcar. Lieutenant Elfriede Vasburg. Etat d'arrestation confirmé.<br /><br /><span style="color:#ffffff">- Je ne pense pas, non. Maintenant, retournez à votre QG, c'est un ordre.</span><br /><br />- Demande d'ordre confirmée... Refusée. Recours à la violence nécessaire et autorisé.<br /><i><br />Face à ce genre de menaces, Atréïs se savait largement en position défavorable. C'était même pire que ça, il n'avait pratiquement aucune chance. Mais sa fierté lui demandait de résister et de s'enfuir pour mieux combattre le lendemain. Il ne faisait aucun doute que l'ordre provenait directement d'Alan Mason, qu'il voua intérieurement aux gémonies. Il ne l'emporterait pas au paradis, et un jour, Atréïs aurait sa revanche. Mais pour l'heure, il lui fallait se concentrer. Devant lui, il entendit le bruit caractéristique d'un bâton de magna-garde. Son espoir était que ses ennemis allaient chercher à l'arrêter et non à le tuer. Ce qui n'était pas son cas... Il fléchit légèrement les genoux. Son uniforme allait le gêner mais il ne pouvait pas faire autrement. <br /><br />Espérant pouvoir compter sur l'effet de surprise, il se jeta vers l'avant. L'adrénaline faisait tambouriner son cœur à ses tempes, décuplant ses réflexes dans une volonté de survie inébranlable. Le droïde leva son arme et l'abattit sur sa position, obligeant le Gurlanin à esquiver d'un pas de côté. Inutile de frapper, les armures en duranium ne feraient que l'<a href="http://affaiblir.et" rel="nofollow ugc">affaiblir.et</a> rendre ce combat déséquilibré encore plus douloureux. La réalité était qu'il n'avait pas la moindre chance de survie. Son poing s'abattit sur l'arme alors qu'elle frappait le sol là où il était une fraction de seconde auparavant. Sans surprise, son ennemi ne lâcha pas le manche et il dut à nouveau esquiver en se roulant dans les flaques la seconde attaque menée par l'autre droïde. Il avait réussi à les obliger à casser leur encerclement. Un bon point.<br /><br />Il les observa, l'un après l'autre. Il avait l'habitude de croiser ces silhouettes menaçantes, mais jamais il n'avait dû se défendre contre deux d'entre elles et il savait que les IG-100 avaient cette faculté à apprendre et à s'adapter. Il lui faudrait redoubler d'ingéniosité si il espérait l'emporter. Lorsqu'ils se ruèrent sur lui, il esquiva à nouveau la première attaque, se plaçant de facto entre les deux. L'heure de vérité. Il esquiva la seconde attaque d'estoc, espérant qu'elle ne vienne frapper son compère, mais elle s'arrêta juste au niveau de l'abdomen robotique, faisant jurer Atréïs intérieurement. Cependant, il ne se laissa pas abattre et attrapa l'embout pour le tirer violemment vers lui, surprenant le droïde à la fois de son geste et de sa force, le forçant à lâcher un peu plus son emprise dessus. Conscient qu'il ne fallait pas laisser la machine respirer, il enchaîna une rotation pour se retrouver entre l'arme et son porteur, obligeant son compère à attaquer différemment, ce qui les distraya assez pour qu'enfin l'arme ne soit lâchée et récupérée par le Gurlanin. Immédiatement, il envoya un grand coup vers l'arrière pour se défaire de la prise, puis sauta plus loin, se rétablissant arme en main.<br /><br />Au moins avait-il une arme, quand bien même ça ne durerait pas... Devant lui, le garde désarmé tira une nouvelle arme, alors que le binôme se jetait à nouveau à l'assaut, forçant Atréïs à des parades éclairs et des esquives rapides. Ainsi encombré, il avait plus de chances mais devait composer différemment et il se rendit vite compte que ce serait également très compliqué pour lui d'abattre ses adversaires. Alors à son tour, il se jeta à l'assaut, forçant les gardes à reculer, ne leur laissant jamais un moment de calme. L'erreur de trop. Il avait oublié ce qu'il combattait et ce qu'il était. La pluie, le vent, le sol glissant gênaient ses mouvements, et il s'essoufflait rapidement, engoncé dans son uniforme un peu trop serré aux entournures. De fait, ses mouvements perdaient déjà en fluidité et en force, d'autant plus qu'il ne parvenait pas à passer outre les gardes de ses ennemis. Dans un mouvement chaotique, il perça finalement la posture de celui qu'il avait déjà désarmé et trompa sa vigilance. L'arme frappa le droïde à la tête, l'envoyant au tapis, octroyant un moment de répit à Atréïs. Un moment de trop. L'autre n'avait pas perdu de temps, et son arme cueillit le Gurlanin au creux du ventre, l'expédiant au sol, respiration coupée et souffle absent. Alors qu'il toussait et essayait de se remettre droit, il distingua une haute silhouette noire encapuchonnée se rapprocher pour finalement le surplomber. Dans la nuit, sous un éclair, il cru apercevoir un masque inconnu.<br /><br />Pour lui non plus, il n'y aurait pas de crépuscule. Un nouvel éclair illumina un blaster. Le tir retentit.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/157197</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/157197</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Bureau d&#x27;Atréïs on Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Naavis n’était pourtant pas du genre impressionnable. Pas plus qu’elle ne baissait les yeux habituellement. Mais là, elle avait les deux pour le prix d’un. Posant son regard sur la main tendue, elle finit par la serrer avec une certaine douceur qui allait à l’encontre de la fermeté d’Irons. Techniquement, rien ne l’y obligeait, et il fallait bien admettre qu’elle n’avait pas spécialement envie d’avoir la Commandante sur le dos… Et en même temps, l’opportunité semblait unique. Elle ne savait pas dans quoi elle s’engageait, mais elle avait envie de le découvrir. Aussi, lorsqu’elle salua sa désormais supérieure directe, ce fut un sourire. Ses yeux gris bleutés croisèrent la noirceur du regard d’Irons, et elle hocha de nouveau la tête.</i><br /><br /><span style="color:#666666">- Permettez-moi juste de rassembler mes affaires, Commandante, et je rejoindrai votre équipage.</span><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Faites, Caporale. Vous recevrez en temps et en heure l’emplacement du Prédateur et votre ordre d’affectation. D’ici-là, je ne saurais que trop vous recommander de faire profil bas. Rompez.</span><br /><br /><i>Ce fut la dernière interaction qu’Atréïs eut pendant quelques jours. Les démarches interminables pour le transfert de sa désormais subordonnée lui mettaient les nerfs à vif, et il avait grand besoin de temps pour lui, et de repos. Aussi, pour la première fois depuis le début de sa carrière dans la CSI, il s’octroya de longues heures de sommeil qu’il entrecoupait de visites informelles sur la Corvette dont il allait prendre le commandement, s’étonnant de trouver sa place au niveau de la machinerie et des droïdes qui, eux, ne posaient pas de questions. Arpentant les coursives encore vides de personnel et de troupes, il se surprit à se plaire à retenir chaque endroit, chaque cale, chaque chambrette, chaque endroit, du pont de commandement où il passerait ses journées, aux extracteurs d’ordures. C’était comme si son cerveau refusait de lui-même de s’arrêter de travailler. <br /><br />Dans une nouvelle tentative de se calmer, il grimpa jusqu’au fameux pont, sur cette plate-forme qui lui permettait de voir à travers les vastes hublots. Sous ses yeux, le chantier naval de Géonosis s’étendait à perte de vue, grouillant de formes de vie principalement mécaniques mais également biologiques. Le nombre de vaisseaux à cet endroit était impressionnant, composant notamment la flotte de défense de Géonosis, bâtie par le préfet local, un certain Barrik, que personne n’avait vu depuis bien longtemps. Suffisamment pour qu’elle reste à quai en tout cas. A côté des vaisseaux séparatistes, la corvette corellienne faisait pale figure, mais il avait une sorte de certitude quant à sa capacité à en tirer le meilleur. C’était d’ailleurs pour cela qu’il cherchait des hommes, des organiques : pour l’aider dans cette tâche pendant qu’il consacrait ses facultés à ses recherches. Bras croisés dans le dos, il se tenait droit, s’imaginant déjà donner les ordres aux droïdes d’entretien et aux pilotes, afin de partir dans une direction inconnue. Car c’était bien là le problème pour le Gurlanin : il n’avait aucune idée de par où commencer…<br /><br />Redescendant du pont, il réfléchissait aux derniers événements qui avaient eu lieu et comment il pouvait bien en tirer parti. Les ordres de Valkoinen étaient clairs sans pour autant l'aider dans le déroulé des opérations. Il n'allait pas se diriger sur Raxus Secundus pour confronter directement les Consuls. Non, il faudrait procéder différemment. Prendre des voies détournées. Il finit par se décider. C'était un coup de dé, un coup de bluff éhonté qu'il faisait là, mais il n'avait pas le choix. Portant la main à son oreillette, il décida de demander rendez-vous auprès de Sir Alan Mason III, connu comme était l'un des grands porte-parole de la CSI et de son Consulat. Si quelqu'un pouvait l'aiguiller, c'était bien lui.</i><br /><br />- Je note. Agent Atréïs Helcar du DCRS. Monsieur Mason se fera un plaisir  de vous recevoir d'ici deux jours, à 20 heures. Soyez ponctuelle, Lieutenant.<br /><br /></p><div style="text-align:center">***</div><br /><br /><i>Atréïs avait à nouveau revêtu l'apparence d'Hélise, la première qu'il avait adoptée. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas rendu d'hommage à sa manière à la jeune impériale de Qiilura. L'endosser à nouveau lui faisait bizarre, désormais, alors qu'il s'était habitué aux patronymes de Vasburg et d'Irons. Il allait devoir se montrer des plus convaincants et ingénieux face à l'une des figures les plus respectées de la Confédération. Pendant ces deux jours d'attente qui lui avaient semblé interminables, il s'était réfugié dans son bureau pour peaufiner ses questions, ses arguments, comptant bien obtenir la moindre bribe d'information qui serait nécessaire à sa mission. Il avait parfaitement compris les enjeux : la lutte intestine et éternelle pour le pouvoir faisait rage, et Valkoinen avançait ses propres pions. Et en se soumettant, il faisait serment d'allégeance. Lui non plus, ne pouvait pas reculer.<br /><br />Arrivant dans la luxueuse demeure de Mason, Atréïs se trouva soudainement frappé par la richesse du lieu, et écrasé par son gigantisme. Comment quelqu'un pouvait se complaire dans tant de dorures et bien dormir la nuit, cela lui échappait, surtout sur Géonosis où il était rare que la lumière s'éteigne totalement et que les usines s'arrêtent. Mais là n'était pas le souci pour le Gurlanin qui se fit conduire par un majordome. Uniforme sur le dos, insigne du DCRS dans la poche, sans armes, il se trouvait méconnaissable à cet instant. Passant devant l'une des nombreuses glaces, il se trouvait étrange, comme si d'instinct il s'était soumis à une autorité qu'il n'avait même pas encore rencontrée. Comme il l'avait fait devant la Générale au final. Il fut tiré de ses pensées par le maître d'hôtel qui l'invita à rentrer dans un coquet salon. Au fond de celui-ci trônait une magnifique cheminée de pierre taillée au fond de laquelle crépitait un feu de bois apaisant. Devant celui-ci, deux fauteuils  en acajou rembourrés de tissu rouge vif trônaient, disposés à égale distance du foyer, sur un tapis brodé à la main qui semblait retracer une grande bataille antique et inconnue pour Atréïs. Au mur, on trouvait quantité de décorations, médailles, revue de presse et autres hauts faits qui semblaient là pour rappeler le passé glorieux du propriétaire des lieux, qui tourna légèrement la tête avec un sourire tout en tirant sur sa vieille pipe, sans doute la seule chose qui n'était pas entretenue pour paraître comme au premier jour.</i><br /><br />- Agent Helcar. Je vous en prie, joignez-vous à vous.<br /><br /><i>Il désigna le fauteuil libre avec un sourire qui se voulait franc mais paraissait des plus forcés au Gurlanin, qui s'exécuta malgré tout, se tenant droit et se retenant d'avoir le moindre tremblement.</i><br /><br />- Il est rare que le DCRS intervienne en ces lieux. Je n'ai que peu de temps à vous accorder, aussi, je vous prierai de ne pas le gaspiller.<br /><br /><i>Les rumeurs sur son charisme n'étaient pas usurpées. Le vieux filou avait parfaitement compris à qui il avait affaire, et en l'écrasant ainsi sous ses distinctions, il s'assurait d'avoir le dessus avant même que la discussion ne commence. Pourtant, il n'avait pas besoin de cela. De par sa propre culture, Atréïs respectait les plus anciens, et même si ce n'était pas le cas, la voix lente, éraillée et rocailleuse de Sir Alan montrait une détermination rare, une intelligence folle qui ne laissait pas place à l'hésitation. Oui, il allait falloir jouer serré. Très serré.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Monsieur Mason, merci de me recevoir. Comme vous me le demandez, j'irai droit au but. Je reviens d'Utapau où j'enquêtais sur ces malheureux attentats Sith, ce qui m'a conduite à  trouver la trace de l'implication de personnes haut placées dans la Confédération.</span><br /><br />- Voilà de lourdes accusations qu'il vous faudra étayer, Agent.<br /><br /><span style="color:#ffffff">- Malheureusement, si j'avais ces preuves, je ne serais pas ici ce soir, Sir. C'est bien là tout le nœud du problème, toute cette enquête repose uniquement sur une preuve orale que je suis la seule à avoir entendue... Mais celle-ci est suffisamment grave, je crois, pour venir en parler directement aux plus hautes instances et leurs représentants.</span><br /><br />- Faisons fi des ronds de jambe, Agent. Je n'ai guère le temps à consacrer à d'infantiles devinettes.<br /><br /><i>Atréïs acquiesça lentement. Ses yeux se posèrent dans ceux, éveillés et alertes, de Sir Alan Mason, alors qu'il cherchait à nouveau ses mots. Son argumentaire n'avait soudainement plus autant de structure ni de solidité face à l'assurance du vieil Humain.</i><br /><span style="color:#ffffff"><br />- L'on m'a indiqué que le responsable de l'assassinat de Monsieur Blaum n'était autre que le Consul Sharkaran Eldjurath, pour une raison que l'on ne m'a pas donnée. Pas plus que l'on ne m'a indiqué qui avait à son tour abattu le Consul. Pour être parfaitement clair, monsieur, je suis actuellement à la recherche de preuves innocentant ou inculpant le reste du Consulat lui-même.</span><br /><br />- Je vois... Eh bien, c'est une vaste entreprise que vous menez là, ma chère. Et vous venez me voir car en tant que porte-parole du Consulat, il se pourrait que je sois au courant de quoi que ce soit ?<br /><br /><span style="color:#ffffff">- C'est en effet le motif de ma visite, Monsieur.</span><br /><br />- Eh bien, dans ce cas, je crains que je ne doive vous décevoir. Le Consulat tient à rester discret et dussé-je savoir quelque chose, vous comprendrez que les affaires d'Etat ne pourraient pas tomber dans l'escarcelle du premier agent venu, fut-il protégé en haut lieu.<br /><br /><i>La dernière phrase claqua dans l'esprit du Gurlanin, qui eut immédiatement dans la bouche le goût ferreux du sang alors qu'il venait de se mordre violemment la langue pour ne pas réagir verbalement. L'hémoglobine avait le goût de la peur et de l'hésitation à cet instant, la menace à peine voilé du vieux notable avait suffit à pétrifier Atréïs qui se rendait compte qu'il s'était attaqué à un bien trop gros morceau pour lui, et que le simple fait de ne pas sortir d'ici accusé de quoi que ce soit serait un succès pour lui. Aussi, il s'efforça de reprendre une certaine contenance et finit par se redresser, lissant son uniforme lentement.</i><br /><span style="color:#ffffff"><br />- Dans ce cas, je n'ai plus qu'à prendre congé, Sir. Je vous remercie de m'avoir accordé un peu de votre temps, et je veillerai à ne plus vous importuner outre mesure. Monsieur, bonne soirée.</span><br /><br /><i>L'Humain ne répondit pas à la salutation, laissant l'agent gurlanin partir, sachant parfaitement qu'il s'en allait avec la peur au ventre. C'était une bonne chose, mais ce n'était pas assez. Sir Joseph Alan Mason III tendit la main vers le boîtier d'hologramme, le pressant tranquillement.</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/157196</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/157196</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Bureau d&#x27;Atréïs on Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Atreïs Helcar</p>
<p dir="auto"><i>Face au bureau de la Commandante Irons, Naavis était des plus détendues. La Caporale était une épine dans le pied de nombre de ses officiers supérieurs et cette Irons ne ferait pas exception pour elle. Peu en phase avec l'autorité, elle avait malgré tout embrassé la voie de l'armée pour s'extirper des contraintes d'une vie peu enviable sur Iridonia. Baladée de poste en poste, elle faisait preuve de justesse, de finesse et de compétence, juste ce qu'il fallait pour compenser avec un ton irrévérencieux qu'elle savait dispenser avec une telle exactitude qu'aucun tribunal militaire n'aurait pu la faire condamner. Ainsi, elle allait de corvette en poste de garde, se réjouissant par là de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles insultes à ajouter à son vocabulaire. De fait, elle avait une connaissance étendue des organes de la CSI et de ses différentes strates, des chaînes de commandement, des différentes cultures... En somme, une personne aussi importante qu'insupportable. <br /><br />Pour l'occasion, Atréïs avait son uniforme officiel, comme toujours lorsqu'il restait à son bureau. Pour l'heure, il lui fallait garder cette illusion, mais les choses ne tarderaient pas à bouger. La Générale Valkoinen était partie pour Borosk avec Dofineasse Hathey, l'un des Consuls, et il lui semblait important d'avoir des résultats à lui présenter à son retour. C'était presque implicitement stipulé dans leur contrat commun. Il évacua finalement ces pensées de son esprit et reporta ses yeux noirs comme l'espace sur la jeune femme qui gardait un sourire aux lèvres. Il avait mémorisé son dossier pour se préparer au mieux et l'invita finalement à s'asseoir face à lui. La veste brune séparatiste avait laissé place à une veste en cuir noir qui recouvrait la chemise blanche habituelle et les cheveux défaits montraient une réelle volonté de ne pas se conformer aux règles... Comme une certaine Elfriede Vasburg, en somme. </i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Caporale. Je me présente. Commandante Aureliana Irons, nouvelle chef de bord de la Corvette  corellienne Prédateur…</span><br /><span style="color:#666666"><br />- Oui, ça j’avais compris sur la convocation, c’était marqué.</span><br /><br /><i>Il choisit d’ignorer la remarque de la jeune femme, se contentant d’un léger sourire bienveillant, mais il prenait note de sa réflexion.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff">- Toujours est-il que cette corvette est amenée à opérer dans des territoires distincts et variés, hors des flottes usuelles de la Confédération et des limites habituelles de notre juridiction...</span><br /><br /><span style="color:#666666">- Ce qui veut dire que vous allez commettre des actes répréhensibles ?</span><br /><br /><i>Le sourire d’Atréïs s’élargit quelque peu, devenant soudainement plus carnassier, nettement moins jovial et sympathique. Les deux billes noires qui composaient ses pupilles ne lâchaient pas la jeune Zabrak qui commençait à se demander ce qu’était cette psychopathe. Habituellement, ses supérieurs n’admettaient pas ce genre de réflexions et étaient plus enclins à pratiquer la menace qu’à sourire.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Ce qui veut dire que pour ce genre d’opérations, j’ai besoin de gens compétents et borderline. De soldats qui n’hésiteront pas à aller au front ou à me dire que je fais fausse route. De personnes qui comprendront que pour atteindre des objectifs précis, il faut parfois en passer par des… actes répréhensibles…<br /></span><br /><i>Cette fois, la caporale déglutit. Le ton employé par l’officier était suffisamment éloquent pour déceler la menace voilée qui habitait ses propos. Elle n’était pas suicidaire à ce point et pour une fois, choisit de se taire.<br /></i><br /><span style="color:#ffffff">- Je vois que nous nous comprenons. Bien. Votre dossier indique que vous êtes parfaitement compétente, bonne tireuse et intelligente, mais desservie par un comportement dépréciateur et insubordonné. Vous confirmez ?</span><br /><br /><i>Elle hocha la tête, ne renonçant pas à son vœu de silence pour l’heure. C’était assez réaliste, comme description… Même si c’était péjoratif. Elle avait brillé pour ses examens de fin de parcours et avait eu les félicitations de ses formateurs… C’était après que ça s’était gâté, si l’on pouvait dire, quand elle avait compris que les ordres, c’était plus drôle de les interpréter.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Vous étiez plus loquace auparavant. Vous confirmez ?</span><br /><br /><span style="color:#666666">- Oui…</span><br /><span style="color:#ffffff"><br />- Oui, Commandante.</span><br /><br /><span style="color:#666666">- Oui, Commandante.</span><br /><br /><i>Merde, qu’est ce qu’il lui arrivait ? C’était comme si elle était tétanisée face à la rouquine qui ne l’avait pas lâchée des yeux, en plus de ne jamais ciller. C’était absolument magnétique et affolant de la voir ainsi, il y avait un côté animal qui se reflétait dans ses pupilles et nulle part ailleurs dans son corps pourtant musclé et élancé, comme beaucoup d’officiers humains.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Je ne vous ai pas fait venir uniquement pour vous exposer la situation, caporale. Je vais être directe : un profil comme le vôtre est précieux pour ce genre d’opérations. Capable de faire preuve de sens commun tout en réfléchissant différemment. Capable d’être mes yeux et mes oreilles et de prendre des décisions sans mon aval. Quelqu’un qui agirait sous mon commandement exclusif, avec une liberté d’action étendue.</span><br /><span style="color:#666666"><br />- Et vous avez pensé à moi pour ça ?</span><br /><br /><span style="color:#ffffff">- Précisément à cause de votre comportement, caporale. Comme je l’ai dit, j’ai besoin de quelqu’un de suffisamment impertinent pour me tenir tête, mais également capable d’obéir sans poser de questions lorsqu’il le faut. Un funambuliste qui saura marcher avec moi sur la corde raide pour précipiter les ennemis de la Confédération dans l’abîme.</span><br /><i><br />En disant cela, Irons se releva, tendant une main à Naavis. Sa vie pouvait basculer à cet instant.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/157195</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/157195</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:35:40 GMT</pubDate></item></channel></rss>