Une matinée chargée
-
Post n°16
Auteur : KanosAinsi, il devrait l'appeler Monsieur. Cela manquait un peu de distinction pour Kanos, mais qu'importe puisque cela lui suffirait. Viendra peut-être un jour où ils se tutoieront qui sait ?
Corvel en repassant devant les râteliers pris un DC-15s et une ceinture de détonateur thermique. Le DC-15S, une arme de poing utilisé par les commandos Clones d'après ce que savait Kanos, une arme équipée d'une cellule énergétique auto-rechargeable qui ne posait pas de problème de munition, l'arme manquait de punch cependant à cause de cela mais c'était très généralement assez puissant pour s'occuper des adversaires en face de soi.
Les détonateurs thermiques quant à eux lui semblaient être un bon choix quoique légèrement il n'ait jamais réellement apprécié les grenades. Cela manquait… De charme bien qu'efficace.
Après un nouveau long dédale de couloirs ils prirent un ascenseur et arrivèrent devant une canonnière de la république dont les moteurs chauffaient déjà. La canonnière émettait son bruit caractéristique, prêt à décoller sans bouger. Une sorte de grondement légèrement aigüe tel une petite vague rapide. Un son que Kanos appréciait particulièrement ne lui demandé pas pourquoi.
Il grimpa avec Corvel et aussitôt commença à se tenir sur la barre du dessus, il réprima un petit sourire. C'était la première fois qu'il grimpa dans cet engin et il avait toujours voulu un jour faire un tour dedans.
Discussion entre la Générale et Corvel qui fit remarquer qu'elle portait une armure en cortose sur elle. Visiblement elle avait eu quelques échauffourée et depuis avait pris ses précautions. D'ailleurs elle avait quoi… Une vingtaine d'année tout au plus ?
Elle le regarda alors et commença à lui parler.
« Alors… Furkou ! Une première journée plutôt chargée, non ? »
Il eut un petit sourire, si elle savait ce qu'était son habitude auparavant.
« Ça change de l'Hosto ça c'est sûr Générale. Mais avant à cette heure-là on était déjà dans les emmerdes à tenter de faire passer notre contrebande ou bien de voler les Siths, on volait des armes et des fournitures pour les livres aux résistances locales et aux Rebelles. »
Brève pause puis il reprit.
« Du coup, c'est presque calme en comparaison. Et y'a une bonne chose : Je me suis pas encore fait tirer dessus aujourd'hui. Et j'ai enfin l'impression de pouvoir faire respirer librement. » Conclut-il avec un petit rire. -
Post n°17
Auteur : LyzsApparemment la jeune recrue a déjà vu pas mal de choses, mais Lyzs se contente de sourire pour répondre à son rire. C’est finalement Corvel qui tape sur l’épaule de Kanos pour lui répondre.
— C’est encore le matin, petit. C’est encore le matin.... On ne sait pas ce qui nous attend ! Et si madame ne veut pas y aller avec n’importe-qui, dit-il fièrement, c’est qu’elle sait des choses. Tu as encore toute une après-midi devant toi pour risquer d’encaisser un tir.
Lyzs acquiesce d’un geste de la tête. Elle fouille dans les poches sanglées à ses cuisses pour trouver son datapad. Elle y jette un œil pour vérifier une nouvelle fois que tout est bon. Concentrée, elle passe sa main sans ses cheveux d’ébène en se mordillant la lèvre inférieure. Des gestes destinés à la régulation du stress qu’elle aurait contrôlé si elle n’était pas si concentrée. Finalement, elle relève les yeux en mettant l’objet à plat.
— Nous allons explorer un laboratoire qui a fermé suite à une découverte non référencée. J’ai beau chercher encore et encore, et j’ai confié le dossier à pas mal de monte, nous n’avons jamais pu extraire ces données par le réseau. L’endroit est totalement isolé. Pourtant, on a encore des signes d’alimentation interne. Et nous n’avons pas de non plus de traces de données extraites par les… survivants.
La jeune femme croise les jambes et appuie sa tête contre le métal. Elle jette un dernier regard emplit de dédain à ses données avant de renoncer à y toucher.
— Cet endroit était géré par un Sith, comme je vous l’ai déjà dit. Les seuls rapports que j’ai pu trouver expliquent que celui-ci voulait faire taire les équipes suite à une découverte. Nous n’avons pas plus de précisions là-dessus. D’après ce qui est écrit là, dit Lyzs en posant le doigt sur son datapad, un massacre a démarré depuis la zone chargée de cette fameuse trouvaille. Nous avons voulu interroger les auteurs de ces rapports. Nous n’avons rien pu tirer du seul que nous avons retrouvé. Les autres sont morts « accidentellement ». insiste-t-elle pour accentuer l'absurdité de la situation.
Agacée par le manque d’information, la générale laisse son pied balancer dans le vent pour évacuer la tension.
— Des lasers, beaucoup de tirs et une personne capable de faire jaillir la foudre… dit-elle d'un air monotone.
Assise en travers de sa banquette et son dos glissant de plus en plus bas contre la paroi du transport, Lyzs lève sa main droite à hauteur du visage pour lentement frotter son pouce contre son index. Quand elle ouvre la main, une étincelle éclate comme un petit éclair joignant les extrémités de ses doigts.
— Bref, un Sith accompagné d’on-ne-sait-quoi.
Ce petit choc électrique lui fait réaliser qu’elle abandonne un peu trop le maintien qu’elle s’impose à cause de son rang. Elle se redresse pour adopter une posture plus sérieuse. La main devant la bouche, elle s'éclaircit la gorge. Mais le vétéran prend la parole.
— On va avoir du mal à les retrouver, ceux-là.
— Non, justement : tout ce petit monde est resté coincé à l’intérieur. La seule sortie a été bloquée de l’extérieur. Les malheureux survivants ont fait sauter les panneaux de contrôles avant de fuir. Ils se savaient en danger, même à en quittant les lieux.
— Et le type n’a pas pu trancher à travers la porte ? dit Corvel en mimant sa prise sur un sabre. Ou passer par l’aération ?
— Il faut croire que non. Ce labo est fait comme un vaisseau qui n’aurait qu’une seule sortie. On vit dedans, on n’en sort pas. Et apparemment la seule issue avait un système assez tenace pour bloquer une percée au sabre. Aussi, les aérations sont beaucoup trop étroites pour s'en servir d'issue de secours.
— Vous êtes bien informée, madâme.
— J’ai fait mes recherches, en effet…
La générale range son datapad pour montrer qu'elle en a fini avec ses explications avant de reprendre :
— Donc, Furkou, ne criez pas victoire trop vite pour ce qui est de se faire tirer dessus. Si le Sith en question était accompagné de droïdes, nous avons de bonnes chances de nous faire arroser à leur rencontre.
— Bien, on ne va pas s’ennuyer. Cadavres, potentielle menaces et découvertes. Ca s’annonce pas trop mal. J’espère que tu as bien prit ton petit déj’, Furkou. Et que tu vas le garder là où il est.
Corvel se laisse rire la bouche fermée, faisant semblant de se retenir.
— Enfin, je suis sûr que tu en as vu d’autres, pas vrai ? Vu qu’on a du temps, parle-nous un peu de tes expériences. Enfin, si tu n'es pas trop stressé par la mission.
L’homme se tourne vers Lyzs : elle laisse comprendre qu’elle n’a aucune objection et pose son regard sur la recrue pour attendre son récit. -
Post n°18
Auteur : KanosKanos écoutait en croisant les bras tout le petit briefing et en effet il semblait que cela n'allait pas être une partie de plaisir. Du genre la mission qui vous marque à vie, mais là c'était sa première mission donc normal que ça le marque.
Continuant de s'habituer à l'étrange sensation de porter cette combinaison, il continua d'écouter et fronça les sourcils quand elle fit mention du Sith qui serait possiblement toujours vivant.
Mentalement il cherchait déjà à savoir quoi faire en premier et tomba dans ses pensées, finalement quand Corvel lui parla. Il était toujours en train de réfléchir et parler à voix basse.
« Arrivé sur les lieux, essayer de trouver un système en marche et récupérer les plans de toute la base, ce serait une première. Mais si les systèmes sont coupés ? Faudr… » Il s'interrompit et regarda les deux autres.
« Désolé, j'étais en train de réfléchir à ce que nous pourrions faire en arrivant. Je pense pas qu'on puisse y aller et commencer direct les recherches sans d'abord trouvé un moyen de nous orienter, vu que ça va être un vrai labyrinthe à coup sûr. Enfin, je me creuse sans doute trop la tête vu que vous devez sans doute déjà y avoir pensé. »
Il toussota légèrement plus par gène qu'autre chose puis il reprit naturellement, aucune forme de stress visible sur son visage.
« Bon, ben de mon côté vu que l'on a un peu de temps voilà. Déjà, mes parents au départ étaient d'office contrebandier, ils possédaient un cargo léger YT-1300 franchement sympa. Z'auriez vue l'engin, avec bouclier renforcer. Quadrilaser AG-2G, lance missile à concussion et un canon blaster automatique. Il avait un moteur renforcé qui lui permettait d'atteindre une vitesse lumière de zéro point cinq par défaut. Mes parents l'avaient… Emprunté à un Hutt qui le réservait à son propre vaisseau, mais le vaisseau à exploser avant d'avoir pu l'avoir d'installer, le Hutt aussi à également explosé par la même occasion. » Dit-il avec un petit rire avant de se reprendre.
« Bref c'était une belle machine qui nous servait de maison. Elle n'était pas visuellement typique d'un cargo de ce type, l'avant était un peu plus allongé et le cockpit était au centre. C'était plus pratique pour piloter l'engin croyez-moi. » Dit-il laissant sous-entendre qu'il avait déjà piloté l'engin. Il sortit alors de sa poche un petit holoprojecteur –le sien- qu'il gardait en permanence sur lui. Il l'alluma et aussitôt une petite image d'un vaisseau apparut. C'était le vaisseau en question.
« Le Vic Viper. » Dit-il avec un petit sourire.
« Au niveau équipage, on avait quelques gars avec nous, un Wookie qui parlait du vaisseau comme de sa petite amie il se nommait Schoriko, un humain venant de Tatooine qui était doué avec deux blaster et qui était également un bon pilote –il servait de copilote-, lui c'était Tanio.
Un Twi'Lek, Ko'Ria. Un expert en explosif.
Et vous aviez aussi Usode, une Zabrak qui était une tireuse d'élite, elle ne partait jamais sans son fusil de chasse et pouvait vous rendre aveugle un Rancor.
Et enfin ma mère qui elle en plus d'être une pilote hors pairs, était également extrêmement doué au corps à corps et avec son blaster.
On avait aussi un droïde HK-47 et un T3. Bref on était pas mal et on était une petite famille.
Nos trucs, c'était le passage d'arme et de vivre aux différents groupes de résistances et de temps en temps des actes de sabotages, on évitait les pertes civiles mais on ne pouvait pas toujours tout éviter malheureusement. »
Il commença alors à raconter plusieurs petites anecdotes, comme la fois où ils avaient dû transporter une cargaison hautement confidentielle pour un groupe de pirate et s'apercevoir que la cargaison en question était une gamme de jouet pour enfant… Pour le gosse du chef des pirates. Ou bien la fois où l'équipage avait tenté de parler Shyriiwook avec Schoriko et tous en avaient perdu la voix pour la semaine.
Puis il revint à son rôle dans le groupe.
« J’étais pas toujours avec les autres lors des missions, mais j’ai dû sortir plus d’une fois mon propre blaster DL-18. Vous vous en doutez mais avec ces conditions, j’ai déjà tué auparavant et vue quelques trucs… Peu agréables. Apparemment j’avais un petit don pour le maniement des véhicules et j’arrivais à conduire plutôt bien tout ce qui nous passait sur la main. J’étais un peu la voie de sortie et je conduisais généralement les véhicules quand on devait se casser rapidement d’un endroit. D’ailleurs, faudra que j’essaye ces canonnières à l’occasion. » Dit-il avec un petit sourire en regardant le cockpit.Spoiler : Le Vic Viper
-
Post n°19
Auteur : LyzsL’histoire de Kanos fait sens aux yeux de Corvel. Mais il ne peut s’empêcher de penser que l’équipe du jeune homme n’était pas si professionnelle que ça : eux ne sont pas là pour raconter l’histoire, après tout. Ou alors lui manque-t-il des morceaux de l’histoire. Il n’en sait trop rien et s’en fiche un peu. Ce qui lui importe surtout, ce sont les personnes en face de lui. Pas celles qu’on ne peut atteindre.
Les longs trajets ennuient le vétéran et la conduite très professionnelle du pilote rend la route encore plus monotone. Voilà bien l’une des rares situations où l’envie de s’allumer un cigare le prend. Il râle intérieurement en se doutant bien que cela ne serait pas du meilleur effet et préfère passer le temps en parlant avec Kanos. Qui, lui au moins, avait de la salive à revendre.
En effet, Lyzs reste silencieuse. Les histoires de la recrue ne lui faisaient ni chaud ni froid, mais elle écoutait quand même. Au début très attentive, la jeune femme finit peu à peu par lâcher prise pour que les mots se heurtent inutilement à son esprit égaré. Tout ce qu’elle a noté jusque-là, c’est que le passé de Kanos n’est pas tout rose. Mais il n’est pas le premier aspirant à avoir joué avec les limites de la légalité et de la morale. Tout ce qui compte pour la générale, c’est que ces hommes -dont le passé est loin derrière eux- obéissent aux ordres.
Perdue dans ses pensées, dans son appréhension et dans ses plans. Lyzs se met à craindre que sa concentration soit menacée par ses inquiétudes. En bonne sensitive de son état, elle décide de méditer pour se vider l’esprit et observer sa connexion avec la Force. Elle ferme les yeux pour mieux voir.
Corvel, comprenant ces choses-là, décide de parler plus bas et invite Kanos à faire de même. Une fois encore, il est surpris par son manque de perception lorsqu’il s’agit de cerner sa supérieure. Sa relation si particulière –presque secrète- avec la Force l’intrigue, mais il n’a pas encore osé l’interroger à ce sujet. Il se contente d’alterner silence et discussion avec la recrue. Il raconte des histoires de terrain sans importance et des bêtises qu’il a pu faire durant sa lointaine formation. Enfin, la canonnière se pose tranquillement sur une plateforme en piteux état.Spoiler : < HRP >
-
Post n°20
Auteur : KanosQuand ils arrivèrent sur la plateforme, le visage de Kanos s’était renfermé tandis que ses sourcils s’étaient froncés. Cela se voyait, il était déjà complètement dans la mission.
La canonnière était enfin posé, Kanos se leva et inspecta rapidement les lieux. La plateforme était en piteux état, mieux valait que le pilote fasse décoller l’appareil une fois que le groupe descendu de l’appareil.
Il n’osa pas faire le premier mouvement et vérifiant que son blaster et son bâton électrique était toujours sur lui regarda Corvel puis la Générale.
Finalement il dit en regardant Corvel.
« Paré à y aller Monsieur. Puis-je suggérer que la canonnière décolle une fois que nous sommes descendus ? La plateforme n’a pas l’air d’être au meilleur de sa forme. »
Cela commençait enfin, une sensation qu’il n’avait pas ressentie depuis quelques temps revenait enfin dans Kanos. L’adrénaline, l’impatience mais également l’appréhension sur ce que leur réservait cette mission. Ils risquaient d’affronter un Sith, et Kanos était inquiet de savoir comment il réagirait face à lui.