<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Retour à la normale]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>Quelques jours après la séance fermée du sénat, la générale Yvanol peut reprendre ses activités. Après un long entretien avec le colonel Corvel, elle a pu rattraper son retard sur la situation des différentes planètes républicaine ainsi que sur les mesures prises par son remplaçant. Pour répondre à la menace terroriste, celui-ci a envoyé les unités les plus efficaces auprès des officiels les plus hauts placés. La garde aurait aussi pu se déployer pour surveiller les lieux à risques, mais ils ne sont pas assez nombreux pour représenter une couverture efficace sur l'entièreté du territoire républicain. Son objectif principal est d'intervenir lorsqu'on lui donne des informations sur la localisation des suspects, mais les pistes sont peu nombreuses et très troubles...<br /><br />C'est l'armée de terre, avec ses effectifs incroyablement plus élevés, qui se charge de la surveillance. Il n'a pas fallu longtemps pour repérer et renforcer les installations les plus susceptibles d'être ciblées : les terroristes cherchent à déstabiliser la république à travers des pertes majoritairement matérielles. L'armée met donc la priorité sur la sécurité des réseaux d'eau et d'électricité qui ont été, jusque là, les lieux les plus touchés. Après quelques coups de filets et autres interventions musclées, les poses de bombes se sont faites moins nombreuses mais les terroristes refusent de parler. A part les informations obtenues par la lieutenante Aldia Enor qui a "défié" les méthodes républicaines, peu de données ont été acquises.<br /><br />Dans le même temps, l'ensemble des corps militaires profite de la menace intérieure pour réorganiser ses forces au sein de l'espace républicain. Les attentats sont un excellent prétexte pour augmenter le niveau d'alerte et donner au grand amiral Dawnstar le feu vert pour mener des manœuvres qui auraient potentiellement pu être perçues comme des menaces par la CSI, si celles-ci n'étaient pas justifiées par les problèmes internes. Un fonctionnement aussi intense des systèmes de sécurité spatiaux est onéreux, mais la république est largement prête à faire la dépense pour protéger ses citoyens.<br /><br />La générale Yvanol, découvrant alors les données confidentielles, inspecte minutieusement la carte projetée par son bureau qu'elle retrouve enfin. Sur la représentation statique de la galaxie, de nombreux points lumineux représentent les véritables grille défensives républicaines placées aux axes stratégiques de l'espace fédéré. Lyzs, qui marchait autour du meuble sans quitter la carte des yeux, s'arrête pour s'adresser au colonel Corvel qui attendait patiemment que sa supérieure se familiarise avec les informations.<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">— Hm… Je vois que vous avez décidé de mettre l'accent sur la sécurité de la route commerciale corellienne. </span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Officiellement, il s'agit pour l'instant d'un dispositif pour sécuriser les transports de Burnin Konn et la stabilité de Mustafar.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Si on craignait vraiment pour Mustafar, ce serait la voie hydienne qui serait la plus renforcée jusqu'à la bordure. Dans cette configuration… Nous défendons Bespin.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Bien vu, générale.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Pour assurer que rien n'arrive au principal fournisseur de tibanna, donc… C'est une demande de leur part ?</span><br /><br /><i>Corvel soupire. Le sujet lui rappelle une longue réunion avec les trois autres généraux.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Pas tout à fait. Mais la planète menaçait de réduire ses exports vers la république au strict minimum pour limiter le trafic et donc limiter les risques.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Je vois, c'est donc un arrangement pour préserver le flux.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Oui. Décider de ce que nous allions mobiliser précisément et comment nous pouvions nous positionner par rapport à Bespin nous a pris un certain temps.</span><br /><br /><i>La générale sourit en voyant l'air agacé que prend le colonel. Les discussions ont du être longues.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Il ne faut pas que les autres clients s'imaginent que l'on s'accapare Bespin, mais il faut être assez présents pour assurer le contrôle du trafic vers chacune des planètes républicaines. Je vois le tableau.</span><br /><br /><i>D'un geste de la main dans le vent, Lyzs fait disparaître le grand hologramme.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Je finirai de déchiffrer ce genre de subtilités plus tard. Pour l'instant, je dois prendre contact avec celui qui fera le démenti sur les accusations de la CSI, demain.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Ça ne sera pas la chancelière, alors ? </span><br /><br /><i>La jeune femme, en repensant à la séance, remet machinalement ses mains dans son dos et lève les yeux au plafond. Elle regarde ensuite son subalterne et ami tout en pouffant un rire entendu.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Il nous faudra parler de tout ça. Mais... en dehors de nos heures de service. Vous pouvez disposer, colonel.</span><br /><br /><i>Ranto, bien décidé à respecter la discipline militaire, se bat quelques instants avec sa curiosité. Tant de questions lui brûlent les lèvres et Lyzs, jusque là, a été si évasive au sujet de la fameuse séance… Mais soit, il salue sa supérieure qui ne le regarde déjà plus et évacue silencieusement sa frustration grâce à une longue expiration. <br /><br />Après un dernier regard à l'horizon cuivré de Coruscant, Lyzs tourne le dos à la grande baie vitrée et s'installe dans son fauteuil qu'elle n'avait pas retrouvé depuis déjà trop longtemps. Aplatissant ses deux mains sur son bureau, comme pour affirmer qu'il est bien à elle, elle regarde la porte de son bureau se fermer derrière Corvel. Puis, elle prend le temps de fermer les yeux pour apprécier l'instant.<br /><br />Le service reprend...</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18704/retour-à-la-normale</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:11:05 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/18704.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:14:42 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Retour à la normale on Wed, 25 Feb 2026 17:14:42 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto">jeunes.<br /><br /><i>Même en tentant d'instaurer un cadre informel, le colonel fait attention à ces mots. Lyzs a beau être une amie, il la sait incroyablement bornée.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— J'ai pensé que ça les motiverait. La république a besoin de gardes puissants au plus vite.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Tu ne les pense pas assez motivés, pas assez impliqués ? Ces douze-là se donnent déjà beaucoup.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Beaucoup, ce n'est pas assez. Je pense qu'il va très vite nous falloir ces soldats infaillibles.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Je ne pense pas que ça leur ai fait du bien… Ecoute, je sais que tous ces événements te mettent la pression. Les demandes de la CSI, les attentats… tu ne peux pas tout régler avec la garde.  </span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Pas du bien, comment ça ?</span> <i>Demande Lyzs en laissant volontairement le reste de côté.</i><br /><br /><i>Corvel hésite, il pietinne sur place un instant. Puis, finalement, il se lance.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Tout le monde n'est pas comme toi, Lyzs ! Tout le monde ne peut pas fermer les yeux et plonger dans la Force comme tu le fais ! Tout le monde ne peut pas se réveiller d'un rêve et assembler ton arme. Tout le monde ne peut pas apprendre ton style de combat de la même manière que toi. Comprends qu'il existe un gouffre entre toi et ces soldats. J'ai vu des Jedi plus âgés que moi qui n'étaient pas capable de dégager quelque chose de comparable à ce que tu fais à chaque fois que tu allumes ce sabre. Est-ce que tu comprends ? </span><br /><br /><i>Lyzs, surprise par l'agitation soudaine de Ranto, fait un pas en arrière. Elle pourrait presque prendre ce qu'il lui dit comme un compliment, si ça ne servait pas d'argument contre ses convictions. La main droite posée sur son bras gauche, pour se rassurer, elle décide de ne rien dire.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Tu viens de faire croire à ces jeunes qu'ils pouvaient tous, en deux ans, devenir des génies grâce à la Force. Mais, ça marche pas comme ça ! Ou presque jamais. Et maintenant quoi ? Ils vont se croire invincibles, se prendre pour des élus ou je ne sais quoi d'autre ! </span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Il ne tient qu'à nous de leur rappeler qui ils sont, alors. Je trouve qu'ils manquent de confiance en eux, qu'ils ne comprennent pas vraiment ce qu'est la Force. Au moins, maintenant, ils ont eu un petit aperçu de ce qu'elle est.</span><br /><br /><i>Le colonel secoue lentement la tête en signe de désaccord.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— La Force, pour les autres, ce n'est pas la même chose que la Force pour toi, Lyzs ! Si tu leurs dit que tout le monde peut avoir tes facilités, ils vont te croire et foncer droit dans le mur.</span><br /><br /><i>Ces mots font bouillir le sang de Lyzs. Ranto croit-il que Lyzs n'est arrivée là que grâce à ses "facilités" ? Elle a envie de lui hurler dessus, mais au lieu de ça, elle soupire longuement.<br /><br />Les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur le grand couloir vide qui mène au plus important bureau du bâtiment. Lyzs commence à le traverser.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Je suis pas là où j'en suis en m'étant reposée sur mes lauriers, Ranto !<br /></span><br /><i>Le colonel soupire à son tour, toujours un pas derrière la générale.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Je sais ! C'est pas ce que j'ai voulu dire. Mais, regarde la vérité en face. Il y a quelque chose de spécial entre toi et la Force. Sinon tu n'aurais pas vécu tout ce que tu as vécu. Tu me l'as dit toi-même, que parfois tu aurais préféré être normale.</span><br /><br /><i>La porte du bureau de la générale s'ouvre. Celle-ci y entre, puis se laisse tomber dans son fauteuil.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Ca ne veut pas dire que ces gardes ne sont pas capables de se développer pour autant.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Ils n'ont pas ta détermination !</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Ah ! Ce n'est plus de pouvoir, dont ils manquent ? Peut-être que les deux sont liés, finalement ? Mais, ça ne serait pas ce que je répète depuis des mois, par hasard ? </span><br /><br /><i>Lyzs, bras et jambes croisées, observe Corvel tourner en rond devant son bureau. Finalement, il se laisse aller à un énième soupir.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Ecoute. Tout ce que je veux, c'est que ces jeunes fassent attention à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Si tu leur fait croire qu'ils sont une sorte d'élite élue pour surmonter n'importe quelle épreuve, ils vont foncer tête baissée et se faire tuer.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Ranto, c'est exactement ce que je voudrais qu'ils soient.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Mais, ce n'est pas ce qu'ils sont ! Tu vas le comprendre, à la fin ?! </span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Ils le deviendront. Ils doivent le devenir, c'est leur travail.</span><br /><br /><i>Corvel passe sa grande main sur son visage crispé. Il réalise à quel point Lyzs peut être têtue, parfois. Mais, il sait aussi pourquoi son amie tient tant à avoir ces soldats si parfaits.<br /></i><br /><span style="color:#ffffcc">— Ils seront bien assez forts, crois moi.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Je l'espère bien. On ne peut pas se permettre d'autres coups comme celui d'Utapau.</span><br /><br /><i>Le colonel ne sait pas quoi répondre. Il n'a aucune idée du sort des hommes retenus par la CSI. Il commence à baisser les yeux, avant de voir Lyzs poser ses mains liées sur son bureau.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Aujourd'hui, sur Arkania, un autre de nos bretteurs y est passé.</span> R<i>évèle Lyzs, non sans difficultés.</i><br /><br /><i>Ceci, Ranto ne le savait pas. Et il ne s'attendait pas non plus à recevoir cette information dans cette situation. La nouvelle devait être récente. D'un coup, tout lui paraît plus clair.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Klasru Gero. Tu le connaissais, il me semble.</span><br /><br /><i>Evidemment, que Corvel le connaissait. Lui et Radam ont l'habitude d'échanger avec les bretteurs capables d'être envoyés en mission. Ce qui ne représente pour l'instant qu'une grande centaine d'individus. Il hoche la tête, impassible. Il se souvient de son visage, mais il ne montre pas de signes de faiblesse. Cela fait partie du métier.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Comment c'est arrivé ?</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Lui et sa partenaire étaient assignés à la protection du sénateur. Les terroristes ont attaqué juste avant un meeting. Il est resté en arrière pour permettre au sénateur d'être escorté en lieux sûrs. Il est mort de manière brutale, mais j'attends les détails. Il aurait emporté huit assaillants dans la tombe et a fait deux blessés. Ils sont interrogés sur place. Les autres ont fuit.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Il a fait son travail. </span><br /><br /><i>Lyzs souffle longuement en laissant retomber ses épaules.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Ça commence à faire beaucoup d'attaques, maintenant. </span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Oui. Et ça y est : ils commencent à s'en prendre aux sénateurs. </span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Je préférais quand ils se concentraient sur les dégâts matériels, même si ça n'arrangeait personne.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Ça pourrait être pire.</span> <i>Dit Corvel, en pensant que le sénateur arkanien aurait pu mourir lui aussi.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Pire ?! Dix attaques d'ampleur sur Coruscant ! Six sur Metellos ! Trois sur Naboo ! Et je ne te parle que des planètes touchées plusieurs fois. On doit bien compter plus d'une trentaine d'attentats en tout ! </span><br /><br /><i>Lyzs frappe son bureau du poing, mais ce sera la seule expression de sa colère. Ces affaires commencent à devenir insupportable, surtout quand l'on connaît les revendications et les discours de ces terroristes. Elle aimerait pouvoir mettre fin à ces attentats une bonne fois pour toute. Cependant, il s'agit peut-être d'un trop gros poisson pour simplement trouver le responsable et le mettre derrière les barreaux. Quand elle y pense, l'organisation, la portée et le nombre de ces attaques sont bien trop importants pour n'être que le fruit d'un groupe de rêveurs en colère...</i><br /><br />---<br /><br /><i>Sur Coruscant, chacune des attaques vise à gêner les populations pour mieux les enrager. Heureusement, le niveau des centrales est bien trop protégé pour que l'on ne s'y attaque, mais ce sont les réseaux d'eau et les relais électriques qui sont visés à la place. Les deux exceptions sont un grand bâtiment administratif ainsi qu'un centre économique. Ce dernier aura été le plus grand et le plus violent de ces récents attentats, car c'est le seul où les citoyens étaient la réelle cible. Le bilan total des attaques de la planète tourne autour des 550 morts pour 800 blessés. La quasi totalité de ces terribles pertes ont eu lieu dans le centre économique récemment attaqué.<br /><br />Sur Naboo, ce sont les lieux culturels qui sont menacés. Le peuple nubien, très attaché à son patrimoine, a subit la perte d'une aile entière d'un musée consacré à la royauté. Cependant, ce n'est en rien comparable au bien plus gros symbole que représente l'attaque qui a touché le palais royal de Theed. Cet attentat, cependant, n'a pas encoré été revendiqué. Le dernier, lui, a touché la zone marchande du spatioport de Theed. Le bilan, bien moins élevé que sur Coruscant, est tout de même de 10 morts pour 60 blessés.<br /><br />Sur Metellos, les problèmes sont les mêmes que sur Coruscant. Cependant, la planète n'a essuyé aucune attaque s'en prenant directement aux citoyens. Le bilan s'élève à 31 morts pour 68 blessés.<br /><br />Les nombreuses autres planètes touchées n'ont l'air que d'être des messages. Les attaques sont mineures mais gènent parfois des centaines, voire des milliers de personnes selon leur cible. Cela peut paraître dérisoire, étant donné que les plus grosses attaques sur Coruscant affectent parfois des centaines de milliers de personnes pendant plusieurs semaines, mais le message que ces attaques véhiculent est que les terroristes ont les moyens d'attaquer n'importe quelle planète républicaine.<br /><br />Evidemment, les citoyens ont peur. Quand ils pensent à l'attaque de l'un des nombreux centres économiques de Coruscant, ils ne voient pas l'impact financier et l'incroyable gêne que celui-ci génère. Ils voient les vies qui ont été prises. Et cela, c'est bien normal. Tous sont révoltés, enragés même, contre les méthodes des terroristes. Mais, ce dernier coup leur a fait peur. Si peur que certains se demandent s'il ne vaudrait pas mieux sacrifier ne serais-ce qu'un minuscule élément de la république pour prouver aux terroristes que celle-ci sait faire les bons choix. En espérant qu'ils les laissent en paix par la suite. C'est un comportement que tous les médias combattent en insistant sur le fait qu'il ne faut pas négocier avec les terroristes. Donnez leur la main, ils vous coupent le bras.</i><br /><br />---<br /><br /><i>La générale et le colonel prirent une demie-heure pour discuter plus calmement. Ils parlèrent des attentats, de leurs répercussions, des diverses pistes que leur ramenaient les services de sécurité… <br /><br />Cependant, le sujet leur ayant pris le plus de temps concernait le recul que devait prendre Lyzs. Ranto tentait de lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas, qu'elle ne devait pas, se sentir responsable de tout ce qui tourne autour de la garde. Cependant, Lyzs est difficile à convaincre...</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Peut-être que c'est le métier qui entre, oui. Mais, ça, je me le suis déjà dit quelques fois.</span><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Alors arrête de te mettre la pression. Tu fais ton travail, on fait le nôtre. C'est normal. L'erreur fait partie de la vie. Il y a juste des domaines où elle nous coûte plus cher. </span><br /><br /><i>Lyzs lève les yeux au plafond, affalée dans son siège. Corvel parle à nouveau comme un vieux sage.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— L'idéal de la garde, c'est de ne pas faire d'erreurs. </span>Rétorque-t-elle.<br /><br /><i>Ranto soupire.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Tu sais, même pendant leur âge d'or, les Jedi faisaient des erreurs. Ils en faisaient peu, mais ils en faisaient quand même. Il ne faut pas qu'on soit trop durs avec nous-même.</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Nous ne sommes pas des Jedi ! </span><br /><br /><i>Assis sur un fauteuil au coin du bureau de la générale, Ranto appuie ses coudes sur ses jambes. Il joue avec ses doigts, un peu nerveusement. Même si la discussion n'est pas aussi mouvementée qu'auparavant, il ne peux s'empêcher de ressentir une certaine tension. Ce que vient de dire Lyzs lui donne envie de poser des tas de questions. Cette petite jeune pense-t-elle qu'elle peut créer quelque chose de plus parfait qu'un ordre ayant existé pendant des millénaires ? Il se retient, il ne vaut mieux pas entrer dans ce sujet maintenant.<br /></i><br /><span style="color:#ffffcc">— Comprend qu'avant d'arriver à la perfection, il faut beaucoup d'entraînement. C'est pareil pour la garde, il faut qu'elle grandisse. Et pour ça, il faut bien s'y prendre. Il faut tenir bon.</span><br /><br /><i>La jeune femme regarde le colonel un instant, puis lève à nouveau les yeux. Elle réfléchit. Elle a conscience que Corvel sait se montrer sage, parfois. Peut-être que la garde a besoin de plus de temps ? Peut-être n'a-t-il pas tout à fait tort ? Elle ne peut s'empêcher d'en douter, cependant.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Dans ce cas, on va faire un compromis. Nous verrons bien qui a raison.</span><br /><br /><i>Ranto lève un sourcil.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Hein ? Qu'est-ce que tu comptes faire ?</span> <i>Dit-il en relevant la tête.<br /><br />Lyzs ne répond pas de suite. Ranto, l'observe en attendant sa réponse avec anxiété. Il n'aime pas ce sourire qu'elle affiche… <br /><br />Enfin, son regard quitte le plafond et son dos quitte le dossier de son fauteuil. Les mains attrapant son bureau, elle lui répond alors :<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">— Tu auras très vite une réponse, ne t'en fais pas.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/151167</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/151167</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:14:42 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to Retour à la normale on Wed, 25 Feb 2026 17:14:42 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Lyzs</p>
<p dir="auto"><i>...<br /><br />La longue et laborieuse réunion afin d'enregistrer le démenti de Lyzs a eu lieu il y a déjà quelques jours, maintenant. Mais, l'important témoignage de la jeune générale n'a toujours pas été diffusé. Coincée sur Coruscant, presque emprisonnée dans le quartier général de la garde républicaine, celle-ci a décidé de se plonger corps et âmes dans son laborieux travail en attendant le jour où elle pourra enfin tenter de se disculper. <br /><br />En se concentrant sur la prospérité de la garde, elle accomplit un objectif à la fois patriotique et personnel. Abandonnée dans son travail et dans son entraînement, elle en oublie ses soucis qui sont pourtant la motivation même de cet investissement total. Il lui faut se préparer au pire, faire en sorte que tout aille pour le mieux dans le cas où tout chavirerait. Et si l'opinion publique se retournait totalement contre elle ? Et si le sénat l'estimait finalement trop dangereuse ? Et si la CSI augmentait la pression pour qu'elle leur soit livrée ? De nombreuses questions auxquelles viennent s'ajouter certaines incertitudes. En se remémorant ses échecs, Lyzs s'interroge sur la légitimité de sa position. Et si elle n'était pas vraiment faite pour être générale ? A chaque fois que cette question revient, elle la balaie en secouant sa frange, seule, assise derrière son bureau bondé d'hologrammes.<br /><br />Ces moments de doute sont nombreux. Mais, dans le même temps, Lyzs se rend bien compte que beaucoup de choses positives ne sont dues qu'à son implication dans son rôle. Peut-être que quelqu'un d'autre aurait pu mieux faire encore, mais cette même personne aurait pu aussi bien tout réduire à néant. En étant à la tête de la garde, au moins, Lyzs peut s'assurer que celle-ci garde le bon cap. Cette sensation, l'autorité, est parfois grisante. Si grisante que la jeune femme se demande si elle a vraiment les épaules pour la supporter. Heureusement, ce questionnement révèle que Lyzs estime que sa position vient avec plus de devoirs que de droits. Toujours à se recentrer sur l'essentiel afin de ne pas perdre pied, elle reste lucide.<br /><br />Et pourtant, bien que Lyzs soit ainsi, elle estime que la garde a beaucoup de chemin à faire avant d'arriver au niveau de ses exigences. Aujourd'hui encore, elle ne peut s'empêcher de lire certains rapports avec un léger soupçon d'outrecuidance. Un sentiment étrange pour Lyzs qui doit cette hauteur, cette confiance presque innocente, à cette nouvelle sensation de puissance que lui ont conféré ses récentes expériences. En lisant un rapport en particulier, elle soupire un peu à la manière d'une mère bienveillante qui regarderait son jeune enfant essayer de manger une tartine trop grosse pour lui. Puis elle sourit en secouant doucement la tête avant de l'appuyer contre le dossier de son fauteuil. <br /><br />Des gardes ont essayé de capturer un important terroriste identifié par les services de sécurité intérieure sur Metellos, mais ils l'ont manqué de peu à cause d'une erreur idiote. Peut-être ne serais-ce pas arrivé s'ils étaient plus précautionneux ? Plus puissants dans la Force ? Peut-être que Lyzs n'aurait pas laissé les choses se passer ainsi ? Les imaginer rater leur opération à cause d'une bagarre déclenchée par un soulard l'amusait presque.<br /><br />La jeune femme secoue la tête plus vivement cette fois, elle doit sortir de ses petits scénarios et arrêter de regarder le plafond. Penser ainsi ne lui ressemble pas. L'erreur fait partie du métier… pour le moment. Sortie de ses songes, la générale décroise les bras et fait disparaître les hologrammes bleus qui flottaient là en les balayant d'un simple geste de la main. Son bureau, qui semblait si rempli il y a une seconde encore, se retrouve vide inanimé. En se levant, la jeune femme croise son reflet sur la grande plaque de verre contre laquelle elle s'appuie à peine. Elle a l'impression de ne pas se reconnaître. Son petit air perdu, qu'elle arborait si souvent, n'est plus là. Son expression, plus sérieuse, lui donne une certaine maturité qu'elle n'aurait jamais trouvé sans avoir choisi la voie de la garde républicaine. Toujours petite, toujours jeune, mais transformée, Lyzs décide de quitter ce bureau dans lequel elle est enfermée depuis le petit matin. <br /><br />Elle attrape son manteau qui était pendu près de la sortie. Cela faisait bien une demie-heure que Lyzs imaginait différentes histoires sur les détails de ce fameux dernier compte-rendu. C'est le signe d'une journée terminée, car la quantité de choses que la générale doit gérer n'est pas illimitée. <br /><br />Les affaires de la garde son nombreuses, mais elles n'arrivent pas de manière régulière. Elles laissent parfois à Lyzs le temps de s'adonner à des activités moins administratives. Comme à son habitude, elle jette un dernier coup d'oeil à Coruscant avant de s'aventurer là où il n'y a pas de fenêtres...<br /><br />Au chaud dans son long manteau blanc, comme pour se réchauffer des teintes froides qui décorent le long couloir qui mène à son bureau, Lyzs emprunte un grand ascenseur. Seule dans la pièce vide, les mains dans les poches, elle se laisse guider jusqu'à un étage bien moins élevé. Les portes s'ouvrent à peine, et ses hommes se mettent déjà au garde à vous sur son passage. Tous les militaires, même au loin, s'interrompent machinalement pour regarder passer leur supérieure. L'endroit, si vivant, se fige à mesure que Lyzs avance pour reprendre son rythme une fois que celle-ci est à bonne distance.<br /><br />Après quelques mètres, de nombreux gardes-à-vous et quelques saluts, Lyzs arrive aux salles d'entraînement. Là, elle retrouve une équipe de bretteurs en plein effort. La séance, réservée à l'élite, est supervisée par Ranto Corvel, ce qui fait tout l'intérêt de sa venue. La douzaine de militaires s'interrompt, comme tous les autres soldats ayant croisé le chemin de la générale.  En les voyant se figer ainsi, droit comme des piquets, Lyzs repense à sa première entrée dans l'une de ces séances : n'avait pas été remarquée, si bien qu'elle avait surpris ses hommes en train médire sur elle. Et, aujourd'hui, les voilà en train de se montrer plus appliqués que jamais dans leur rôle de parfaits petits soldats.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Reprenez, reprenez.</span> <i>Leur dit la générale, en s'approchant.<br /><br />Le colonel hoche la tête et fait signe à ses hommes de reprendre les duels. Lyzs, elle, rejoint les gradins métalliques où se sont assis deux gardes ayant enlevé leur casque. Il s'agit des deux hommes l'ayant accompagnée au sénat. Tous deux sont plus âgés qu'elle, plus grand et plus musclés et, pourtant, ils ne peuvent s'empêcher d'être un peu nerveux en la présence de la générale. Prêts à se lever à nouveau en voyant leur supérieure s'approcher, ils posent casques et gourdes, mais Lyzs leur impose de rester assis d'un signe de la main. Le premier, ne sachant pas quoi faire de ses mains, recoiffe sa courte chevelure noire. L'autre oriente ses yeux verts vers le sol le temps d'une seconde. Leur moral n'a pas l'air d'être au beau fixe.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Vous ne vous entraînez pas ?</span> <i>Demande la jeune femme.</i><br /><span style="color:#999999">— Le colonel Corvel nous a fait passer en premier, générale. Il s'est servit de nous comme exemple.</span> <i>Répond l'un des deux jeunes hommes, un peu gêné.</i><br /><br /><i>Lyzs tourne la tête un instant pour regarder les gardes en armure échanger des coups de sabres dans son dos. Puis elle revient à ses deux subordonnés. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Quel genre d'exemple ?</span><br /><br /><i>Les deux militaires se regardent, à la fois complice et embarrassés. Quand, finalement, le second se dévoue.</i><br /><br /><span style="color:#66cc99">— Le colonel voulait montrer à tout le monde que nous avons du chemin à faire avant d'y arriver à la cheville, générale. Il nous a fait se battre contre lui, en 2 contre 1. Vous… connaissez sûrement la suite.</span><br /><br /><i>Lyzs essaie de réprimer un rire, mais elle n'y arrive pas. Si bien qu'elle se cache derrière sa main. La veille, Corvel lui avait parlé de ridiculiser ces deux gardes qui se sentaient un peu trop important depuis qu'ils étaient assignés à la protection de la générale. Il faut croire qu'il tient parole. Elle jette un regard au colonel, le temps de se dire que c'est un idiot, parfois. Celui-ci est justement en train d'encourager les duellistes à sa façon, en criant par dessus le bourdonnement des sabres laser. Lyzs revient donc sur les deux victimes, le garde aux cheveux noir et son partenaire châtain aux yeux verts.<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">— C'est normal, personne ne peut le battre avec un sabre.</span><br /><br /><span style="color:#999999">— Même pas vous, générale ?</span> <i>Demande le garde aux cheveux noirs.<br /><br />Lyzs fait un pas en arrière, surprise, tant la question la prend de court. Puis, d'un air de demander au soldat si il est sérieux, elle penche la tête vers lui.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Vous m'avez déjà vu gagner un duel contre lui ? Je crois que vous avez votre réponse.</span><br /><br /><span style="color:#66cc99">— C'est parce que vous vous donnez un handicap, générale !</span> <i>Lance le châtain.<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">— Ah ? </span><br /><br /><i>Lyzs croise les bras, du regard, elle fait comprendre au soldat qu'il doit faire attention à bien choisir ses prochains mots. Celui-ci ne bronche pas, même s'il a l'impression d'avoir déjà été trop loin. Après tout, il sait que ses supérieurs insistent pour que l'on se donne toujours à cent pour cent.</i><br /><br /><span style="color:#66cc99">— Mes excuses, générale ! Je veux juste dire que l'on ne tire notre plein potentiel qu'en utilisant nos sabres, pas des armes d'entraînement.</span><br /><br /><i>Lyzs incline doucement la tête, son air agacé s'efface pour laisser place à de l'intérêt. Que veut-il dire ?</i><br /><br /><span style="color:#66cc99">— Votre sabre, générale, vous ne l'utilisez jamais ! Le colonel insiste pour que nous nous servions du notre le plus souvent possible, quand on ne se bat pas les uns contre les autres. Mais, je ne vous vois jamais dégainer le votre lorsque vous nous rejoignez.</span><br /><br /><i>Le garde châtain a raison, Lyzs ne s'attendait pas à recevoir ce genre de remarque. Il est vrai que l'affinité avec sa propre arme peut énormément peser dans la balance d'un combat, surtout dans le cas de la générale.</i><br /><br /><span style="color:#999999">— Votre arme est particulière, générale.</span> <i>Affirme le garde aux cheveux noirs, pour soutenir son partenaire.</i> <span style="color:#999999">Nous ne sommes pas aveugles. Il y a quelques semaines, nous avons ressenti une sorte d'explosion, si j'ose dire, dans la Force. Et depuis, plus rien. Jusqu'au jour où nous avons été affecté à votre garde.</span><br /><br /><span style="color:#66cc99">— Ça a été comme un choc. Intervient l'homme aux yeux verts. D'un côté, il y a vous que l'on ne ressent pas à travers la Force. Et, de l'autre, il y a votre sabre qui rappelle cette même sensation que celle qui a secoué tout le monde, la dernière fois. On ne peut s'empêcher de le remarquer.</span><br /><br /><i>Lyzs, intriguée par leur observation, pose son regard sur le soldat aux cheveux noirs. Celui-ci se sent immédiatement obligé de développer :</i><br /><br /><span style="color:#999999">— Nous savons que cette explosion venait de là, de votre sabre, générale. Était-ce quand vous l'avez assemblé ? Des rumeurs circulaient à ce sujet. Nous sentons bien qu'il y a quelque chose spécial. Peut-être ne devrions-nous pas trop nous poser de questions, je suis juste... curieux.</span><br /><br /><i>La générale sourit, puis décroise les bras.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Vous aurez très vite une réponse, ne vous en faites pas.</span><br /><br /><i>Lyzs réalise que les nouvelles vont vite, quelles qu'elles soient. Apparemment, ce phénomène qui avait fait paniquer Corvel a beaucoup fait parlé de lui. Si bien que toutes sortes de rumeurs se sont installées au sein de la garde. Peut-être qu'il serait bon de clarifier les choses pour éviter que ça ne déborde trop ? La jeune femme est déjà au courant que son invisibilité dans la Force a causé plus d'une interrogation au sein du quartier général.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— En attendant, je n'étais pas venu pour parler de mon arme, mais pour vous voir vous entraîner ! Je sais que j'arrive un peu tard pour participer, mais j'espérais voir vos progrès.</span><br /><i><br />Comme honorés par l'intérêt que leur porte leur supérieure, les deux gardes échangent un regard avant de se lever comme un seul homme.</i><br /><br /><span style="color:#66cc99">— Nous pouvons continuer, générale !</span><br /><br /><i>Lyzs sourit en les voyant s'agiter ainsi. C'est toujours plaisant d'avoir ce genre de réactions enthousiastes. C'est la preuve que beaucoup de progrès ont été faits sur sa réputation ici.<br /><br />Lyzs a pris l'habitude de rejoindre ces séances et, parfois d'y échanger quelques coups avec les soldats. Ceci lui a d'ailleurs permis de faire grandir un certain respect auprès de ses hommes. Malgré sa petite taille et ses muscles fins, la générale n'a jamais eu de mal à vaincre qui que ce soit en quelques coups. A l'évidente exception du colonel Corvel, personne ne peut lui tenir tête. L'admiration que lui vouent les bretteurs de l'élite a d'ailleurs la fâcheuse tendance à survolter les gardes qui s'entraînent en sa présence. Elle peut encore entendre Corvel crier qu'ils devraient toujours s'impliquer au maximum dans leur entraînement, pas uniquement quand Lyzs montre son "joli minois". Un souvenir assez gênant, s'il en est.<br /><br />Les duels se terminent sous le regard de Lyzs. Celle-ci s'avance ensuite vers le colonel pour lui expliquer qu'elle veut voir ses deux "protecteurs" échanger quelques coups sans avoir à se soucier des sévères remarques du grand maître de la lame.<br /><br />Peut de temps après, tout le monde est installé sur la première rangée des gradins pour se reposer d'un long entraînement clôturé par ces habituels duels. Le casque posé aux pieds, on s'essuie le visage, on boit, on souffle. Mais on fait vite, car les deux "vedettes" vont s'affronter. Comment vont se rattraper les deux soldats s'étant fait ridiculisés par le terrible instructeur ?<br /><br />Lyzs reste aux côtés de son ami, toujours les mains dans les poches de son grand manteau ouvert qui ne lui tient pas si chaud que ça. Les deux gardes, eux, allument leurs sabres d'entraînement après avoir enfilé leur casque. Le bourdonnement des deux lames blanches immobiles fait frissonner Lyzs. Elle a finalement pris goût à ce genre de choses. Enfin, après un sobre "go" lancé par le colonel, le duel commence.<br /><br />Réduisant leur distance d'un pas presque chorégraphié, les deux bretteurs se lancent dans une danse lumineuse comme seuls les sabres laser le permettent. Chacun de leurs coups sont fait pour toucher l'adversaire tout en prenant en compte leur capacité à réagir, chacun cherche à forcer l'autre à l'erreur pour trouver une ouverture. Les échanges sont nombreux, mais aucun des deux combattants ne cède de terrain. Jusqu'à ce que, simultanément, les deux hommes désengagent le combat. Les deux se sont trouvés dans une incertitude et ont du se retirer, mais ils reprennent le combat de plus belle. Pour se rendre plus imprévisible, le garde aux cheveux noirs travaille sur ses jambes et s'ouvre à plus de mobilité. Son adversaire, lui, se concentre principalement sur la position de sa lame et sur celle de son adversaire. C'est un spectacle tout à fait satisfaisant pour les gardes assis sur les gradins. Les duellistes ne sont pas aussi intimidés que lorsqu'ils affrontaient le colonel. Ils sont plus rapides, plus précis, plus brutaux parfois. Le plus mobile appuie sur la lame de celui qui se concentre sur la défense. Après plusieurs grognements, celui-ci réussi à repousser l'attaque et se lance lui aussi sur l'offensive. <br /><br />Lyzs, pourtant, se pince déjà les lèvres. Corvel, lui, reste impassible. Les bras croisés, il se contente d'observer le combat alors qu'il aurait tant à dire. Après quelques touches indolores et quelques minutes, le colonel signale la fin du duel. Les deux gardes éteignent leurs sabres et attendent impatiemment une remarque de la générale.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Il y a du progrès, c'est vrai. Mais… ce n'est toujours pas ce que j'attends de vous. </span><i>Lance-t-elle en s'approchant des deux duellistes.</i> <span style="color:#66ccff">Même si vous allez vite, je vois bien qu'il y a des moments où vous hésitez. Est-ce que ce coup était la meilleure chose à faire ? Est-ce que tout va se passer comme je le prévois ? </span><br /><br /><i>Les deux gardes échangent un nouveau regard, même s'ils ne voient pas le visage de l'un et l'autre derrière leur visière opaque, ils savent qu'ils sont tous deux déçus. </i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Je pense que vous cherchez trop à imiter votre instructeur. Arrêtez de vous poser des questions. Votre jugement doit être rapide, une fois votre coup lancé, ça ne sert à rien de réfléchir dessus. Une fois qu'il est amorcé, sa décision est déjà dans le passé. L'interrompre, le dévier… Ça ne doit venir que si vous en sentez la nécessité immédiate. Si vous réfléchissez sur le passé, vous n'avez pas le temps de réfléchir à l'avenir. Vous devez chercher à avoir le plus d'avance possible sur votre adversaire, on vous l'a répété je ne sais combien de fois ! </span><br /><br /><i>Il est rare de voir la générale se lancer dans ce genre d'explications. En fait, il est même rare de la voir s'exprimer longuement. Tout le monde ici a déjà entendu ce discours de nombreuses fois, mais c'est la première fois que la "gardienne suprême" le leur adresse.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Alors, dites-moi comment vous gagnez cette avance ?</span><br /><br /><span style="color:#999999">— Avec l'observation, générale !</span><br /><br /><span style="color:#66cc99">— En menant le combat là où on veut qu'il soit, générale !</span><br /><br /><i>Lyzs hoche la tête, elle n'acquiesce pas complètement.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Oui... et non. Vous ne pouvez pas faire comme le colonel Corvel. Il peut se permettre de vous comprendre juste en regardant votre posture. Sans même vous connaître, il peut déjà savoir comment vous allez vous battre. Et vous, vous n'avez pas son expérience. Vous n'avez ni sa capacité d'analyse, ni sa maîtrise. Est-ce que vous comprenez ?</span><br /><br /><i>Lyzs, qui s'est rapprochée, doit lever les yeux pour observer les deux visières. Et bien qu'ils doivent pencher la tête pour regarder la jeune femme qui leur fait la leçon en illustrant ses propos avec ses mains, les deux hommes de plus d'1m80 ont bien du mal a la regarder dans yeux tant ils sont perdus. Le chatin décide finalement de répondre.</i><br /><br /><span style="color:#999999">— Il nous faut acquérir cette expérience, générale ?</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Non !</span> <i>S'exclame Lyzs, comme si cette réponse était totalement à côté de la plaque.</i> <span style="color:#66ccff">Ils vous faut compenser tout ça, ils vous faut voir à travers la Force ! Vous ne méditez pas pour rien, vous ne vous entraînez pas à améliorer votre affinité avec la Force pour rien. Et vous le savez ! Vous vous en servez déjà pour aller à la vitesse à laquelle vous allez. Mais, vous pouvez faire mieux ! Laissez la Force guider vos coups ! Vous ne devez pas vous priver d'analyser votre adversaire, de penser à une stratégie pour le vaincre, mais il vous faut doser selon la situation et suivre ce que vous dit votre intuition. </span><br /><br /><i>De son côté, Corvel décide de ne pas intervenir. Il n'est pas du tout d'accord avec ce qu'explique Lyzs, mais il est hors de question de la contredire devant qui que ce soit. </i><br /><br /><span style="color:#66cc99">— Mais, dans ce cas, maîtrisons-nous vraiment le combat si nous procédons ainsi ?</span><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Qui manie le sabre ? Qui décide d'utiliser la Force ? Bien sûr, que vous avez la pleine maîtrise du combat. Quand on vous bande les yeux pour vous faire dévier des tirs, comment faites-vous ? Vous cherchez à voir au travers du bandeau avec vos yeux ? Non ! Alors ici, c'est pareil. Accordez plus de confiance en votre maîtrise de la Force. Et, même sans le bandeau, avez-vous vraiment le temps de voir chaque tir arriver sur vous ? Et dans votre dos ? Enfin, je pense que vous comprenez ce que je veux dire, lorsqu'il s'agit de cet exercice, vous savez qu'il faut s'en remettre à la Force. Le colonel vous apprend à maîtriser un sabre pour que vous sachiez réagir de la bonne façon, vous ne pouvez pas vous inventer un style de combat en partant de rien. Il vous faut comprendre pourquoi vous faites les choses, si vous vous retrouvez à vous questionner au milieu d'un combat, c'est là que vous allez perdre le dessus ! Mettez à l'oeuvre tout ce qu'on vous apprend sur la Force, mélangez tout ça aux enseignements des instructeurs ! Raffinez tout ce qu'on vous apprend, combinez tous les éléments de votre formation pour obtenir les meilleurs résultats dans tous les domaines. C'est ça, d'être l'élite.</span><br /><br /><i>Lyzs sent qu'elle s'emporte à cause de son important intérêt pour la garde. Elle sent son cœur battre un peu plus fort et le bout de ses doigts qui démangent. Ce n'est pas dans son habitude, de jouer les professeures. Elle fait un pas en arrière, puis regarde les gardes, tous les gardes.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Vous comprenez ce que la république attend de vous ? Ce que j'attends de vous ? Vous devez devenir infaillibles. Vous en avez tous le potentiel ! Tous ! Mais, pour le devenir, vous faut faire des efforts, tous les jours ! Il vous faut vous surpasser, même quand vous pensez être au maximum. Même quand vous n'êtes "que" dans une salle d'entraînement. Vous êtes puissants dans la Force, servez-vous de ce don. Apprenez à le maîtriser jusqu'à ce que chacun de vous, par ses propres actions, devienne un élément clé de l'armée républicaine. Un jour, vos noms seront connus de tous à travers la galaxie. Et si vous vous dites qu'une douzaine de sensitifs ne représentent pas grand chose à l'échelle galactique... C'est que vous sous-estimez grandement votre potentiel !</span><br /><br /><i>Tout en prononçant son discours, Lyzs fait quelques lents pas en arrière. Puis, elle utilise la Force pour faire sauter son sabre de sa ceinture à sa main. Corvel décroise les bras, comme s'il voulait saisir la générale, mais il est déjà trop tard ! Lyzs allume sa lame dans un ample mouvement circulaire et la fige devant elle. L'incroyable onde de choc qui se dégage de l'arme à son allumage, bien qu'invisible, secoue tous les militaires et fait, d'un coup, vibrer tous les petits objets le temps d'un instant. Les deux gardes qui se tenaient en avant manquent de tomber à cause de la surprise et du choc. Le premier réflexe de chacun est de se masquer le visage par peur du danger. Corvel, lui, est stoppé net par l'incroyable souffle immatériel. <br /><br />Doucement, les militaires baissent les bras pour regarder la soudaine source du pouvoir qui les secoue ainsi. Sentant qu'il s'agit d'un moment d'une extrême importance, ils se lèvent avec crainte. Le rapprochement avec l'étrange phénomène de la dernière fois se fait directement. A mesure que la sensation se stabilise, pour arriver à un niveau plus supportable, les regards se tournent vers la gardienne suprême. Le colonel, ainsi que Lyzs, sentent déjà la confusion s'emparer du quartier général. Ils lèvent les yeux pour remarquer que de nombreuses personnes s'entassent pour regarder à travers les fenêtres qui surplombent les gradins. <br /><br />La générale laisse un instant pour que les bretteurs puissent digérer le coup qui vient de les bousculer. Tous ceux présents dans cette salle sont très sensibles à la Force, et le rayonnement se dégageant de l'arme est bien plus puissant lorsque l'on s'en rapproche. Une fois la surprise, la peur pour certain, passée, la douzaine de militaire réalise que l'arme leur inflige une étrange sensation de vertige. Leurs muscles les démangent, un peu comme s'ils goûtaient à l'adrénaline pour la première fois. Mais, la sensation en elle-même n'est pas la seule chose qui impressionne les gardes. Ils sont abasourdis par l'impressionnant pouvoir dégagé par la lame blanche. C'est comme si la Force elle-même permettait à l'arme de briller ! Pour eux, les plus sensibles, c'est comme si une indescriptible fumée éthérée se dégageait de la lame.<br /><br />Lyzs balaie la petite assemblée de la pointe de sa lame. Elle peut sentir sa cape doucement onduler à cause des effets encore mystérieux de son arme. Les gardes, eux, ont l'impression de sentir l'étrange pouvoir passer sur chacun d'entre eux, comme si la sensation était plus puissante dans la direction de la pointe du sabre.</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Vous comprenez, ce que je veux dire ? Vous êtes encore loin de ce que j'attends de vous ! </span><span style="color:#66ccff">Lance Lyzs, en haussant le ton.</span> <span style="color:#66ccff">J'ai été bien moins douée que vous il y a quelques années encore. Et maintenant, vous voyez ? Ce sabre, c'est la preuve que la Force est plus puissante que ce que vous ne le pensez. Et vous n'avez encore rien vu !</span><br /><br /><i>Lyzs, satisfaite de son effet, baisse enfin son arme. Les gardes, eux, reprennent leur respiration. Au moment où la pointe blanche s'approche du sol, ils ont l'impression d'être libérés de quelque chose dépassant leur compréhension. La générale reprend une fois encore et, même si sa voix peut-être douce et rappeler celle d'une jeune fille, son ton, lui, est bien plus solennel :</i><br /><br /><span style="color:#66ccff">— Ici, il y en a qui crient à l'injustice car l'affinité avec Force créée un grand écart de potentiel entre chacun. Et c'est tout à fait vrai. Oui, c'est un pouvoir injuste qui est arbitrairement accordé à certains et pas à d'autres. Mais, vous tous ici, vous avez la chance d'être du bon côté de cette barrière. Alors faites en sorte d'en profiter pour servir la bonne cause, afin éviter des injustices plus graves que celle-ci. Et avant de pouvoir arriver à vraiment peser dans la balance, il va falloir suer sang et eau !</span><br /><br /><i>Sur ces mots, Lyzs éteint son arme et se dirige vers la sortie. Elle estime que ce court discours accompagné de sa démonstration de puissance seront suffisant pour déclencher quelque chose chez cette élite qui ne lui convient pas encore. Ses plans étaient tout autres, mais ce duel et ses remarques sur son arme ont finalement servit sa cause. Au moins, les faits remplaceront les rumeurs. <br /><br />Corvel, sur les traces de la générale, se retourne et pointe le groupe d'élite du doigt.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Rompez !</span> <i>Leur crie-t-il avant de presser le pas pour rejoindre la générale.<br /><br />Sans surprise, une véritable foule peuple les couloirs. Les militaires, pris de court par la présence des deux icônes de la garde, se pressent de faire place en se tassant les uns sur les autres. Lyzs et Ranto traversent le fin couloir sans même ralentir. A mesure qu'ils passent, les regards se tournent vers eux. La sensation disparue a laissé comme un sentiment de vide chez les bretteurs. Les plus sensibles en sentent encore les rayonnements dans l'arme encore fumante de la générale. Les murmures vont bon train. Heureusement, les bretteurs se chargeront de clarifier une bonne fois pour toute l'origine de ces étranges ondes de choc. Lyzs ne peut s'empêcher de sourire à cause de l'étrange situation. Ah, si elle avait su que les choses allaient se dérouler ainsi ! <br /><br />Corvel, aussi imposant qu'à son habitude, reste presque impassible. Les plus observateurs auront su décerner son agacement. <br /><br />Sans surprise, une véritable foule peuple les couloirs. Les militaires, pris de court par la présence des deux icônes de la garde, se pressent de faire place en se tassant les uns sur les autres. Lyzs et Ranto traversent le fin couloir sans même ralentir. A mesure qu'ils passent, les regards se tournent vers eux. La sensation disparue a laissé comme un sentiment de vide chez les bretteurs. Les plus sensibles en sentent encore les rayonnements dans l'arme encore fumante de la générale. Les murmures vont bon train. Heureusement, les bretteurs se chargeront de clarifier une bonne fois pour toute l'origine de ces étranges ondes de choc. Lyzs ne peut s'empêcher de sourire à cause de l'étrange situation. Ah, si elle avait su que les choses allaient se dérouler ainsi ! Corvel, aussi imposant qu'à son habitude, reste presque impassible. Les plus observateurs auront su décerner son agacement.<br /><br />Après le long couloir surpeuplé, Lyzs traverse à nouveau le grand espace qui était déjà très vivant lors de son trajet vers la salle d'entraînement. Celui-ci est bondé. Elle peut entendre les responsables essayer de renvoyer les "intrus" à leurs niveaux. Elle file jusqu'aux ascenseurs. L'un d'eux s'ouvre, il est plein à craquer. Corvel, sans dire un mot, fait signe à tous ses occupants d'en sortir en pointant son pouce par dessus son épaule. Très vite, la petite pièce se vide. Lyzs et lui montent à bord...<br /><br />Il ne suffit que de quelques secondes pour que Ranto ne brise le silence.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Qu'est-ce que c'était que ça ?</span> <i>Demande-t-il, déboussolé et mécontent.<br /></i><br /><span style="color:#66ccff">— Un problème… colonel ?</span><br /><br /><i>Corvel soupire, irrité. Il comprend de suite que Lyzs ne veut pas être remise en question.</i><br /><br /><span style="color:#ffffcc">— Lyzs, il n'y a que nous et je n'ai pas besoin que tu me rappelles que c'est toi qui commandes. Je veux savoir pourquoi tu en as mis plein la vue à ces</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/151166</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/151166</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:14:42 GMT</pubDate></item></channel></rss>