<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[En d&#x27;autres occasions]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<ul>
<li>LEKKUS ! TU FOUS DU SANG PARTOUT, DEGAGE MOI CA !<br /><br /><i>La Twi’Lek serre encore un peu plus le poing qu’elle brandissait devant Belle Bête et retient son geste in extremis, regardant le Zabrak tatoué répondant à ce doux surnom en train de se tenir le nez qui commence décidément à perdre beaucoup de sang. Sang qui teinte de rouge la main mauve de la soldate encore à l’entraînement, lui rappelant que le Sergent Namtrah avait demandé à éviter ce genre de comportements pour le bien de l’exercice qui consistait en une série de prises de soumission de l’adversaire.</i><br /><br />- T’as gagné, t’es encore de récurage de chiottes ce soir, Lekkus ! J’commence à en avoir marre que t’écoutes rien et que tu fasses ce que t’as envie, fous toi du plomb dans la cervelle ou tu finiras avec un laser entre les yeux !<br /><br /><i>Le son mélodieux de la voix du sergent instructeur ramène la recrue à la réalité qui quitte la lice d’entraînement, la tête basse, sous les chuchotements et les sourires de ses compères de formation qui vont bientôt déchanter lorsqu’à nouveau, la voix virile perce leurs tympans.</i><br /><br />- Ca vous fait marrer, les bleubites ? Eh bah, ça ira nettement moins bien dans deux minutes ! Tout le monde a le droit à un petit tour de parcours du combattant, exécution !<br /><br /><i>Là, tous les sourires s’évanouissent et les grognements se font entendre. Voilà des mois que le petit groupe est là, coincé à l’entraînement car pas envoyé dans des missions même secondaires, à subir les colères de Namtrah à la moindre incompétence de l’un d’entre eux, souvent la petite Twi’Lek. Celle-ci n’est pourtant pas mauvaise, quand elle le décide, mais ses pensées sont bien souvent ailleurs. Depuis le début, elle semble ailleurs, et isolée, puisque la seule personne avec qui elle pouvait s’entendre, alias Casse-Noisettes, était partie rejoindre la Garde Républicaine. <br /><br />Pourquoi était-elle ainsi ? Elle ne parvenait pas à le dire. Simple native de Ryloth, cette planète balayée par les vents violents, elle en avait hérité un comportement de feu que, malheureusement, on ne voulait pas la laisser exploiter. Comme beaucoup de ses semblables, c’était la danse, l’esclavage qui l’attendait à court ou moyen terme, une manière comme une autre de maintenir la mainmise sur les femmes… Alors elle n’avait pas cherché une autre raison de s’enfuir, ou de changer son destin sur Ryloth : c’était dans les étoiles qu’elle le trouverait. Naturellement à l’aise au milieu d’armes et de vaisseaux, elle avait fini par signer un engagement dans la Grande Armée Républicaine et s’était envolée clandestinement pour Coruscant, pour y commencer une nouvelle vie. Namtrah avait été clair dès le début : pas de sectarisme racial, ils étaient tous, selon ses termes, « de vrais connards ». Mais il était vite apparu qu’il avait ses chouchous, notamment le gros Zabrak qu’elle venait de démolir. Douce vengeance.<br /><br />Pourtant, les débuts avaient été plutôt prometteurs, notamment au tir où elle avait presque impressionné le Sergent, et après une mission d’essai où elle aurait pu, et du, s’en sortir vivante, et n’avait triomphé qu’aux côtés de la recrue Casse-Noisettes. C’était avec elle que tout avait commencé. Ou fini, elle ne savait plus trop. La première fois qu’elle l’avait vue, au moment où elle avait martyrisé une autre recrue pour l’exemple, elle avait été subjuguée par… quelque chose. Une sorte de présence, pas de charisme, mais une chose au fond de ses yeux noirs attirait inévitablement le regard. Et puis, il y avait en elle une sauvagerie, une colère perceptible qu’elle retenait involontairement. Alors elle avait essayé de se rapprocher, mais la jeune humaine avait immédiatement mis une distance entre elles. Une distance qui n’avait pas rebuté la Twi’Lek, qui fit équipe avec elle plus tard, durant un trop court moment. Ce fut également elle qui fut la première à la voir à sa sortie du petit groupe. <br /><br />Tout ces moments, de rares éclaircies dans la grisaille de leur quotidien, lui semblaient désormais bien loin. Le départ d’Erys avait eu un effet dévastateur et inattendu sur Nymeia, qui avait brusquement perdu de ses qualités, comme si la perte d’une alter-ego était impossible à supporter pour elle. Sur le parcours, elle fit le minimum syndical, pour finir par rentrer sous les douches avec les autres, ignorant les regards mauvais qui se posaient sur elle.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler</cite><div style="display:none"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/image/111/b/3/8/nymeia-595fe5d.jpg.htm" target="_blank"><img src="http://img.xooimage.com/files111/8/0/0/nymeia-595fe5e.jpg" style="max-width:100%" /><br />Nymeia</a></div></blockquote></div></li>
</ul>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18680/en-d-autres-occasions</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 18:40:08 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/18680.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to En d&#x27;autres occasions on Wed, 25 Feb 2026 17:13:44 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°7<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/t9232-Bureau-du-chevalier-Froome.htm" target="_blank">Précédemment</a><br /><br /><i>Les deux sabres-laser à ma taille marquent le mouvement de mes pas et le balancement de mes hanches que je devine délicieux vu les frissons qui me parcourent le dos et la nuque lorsque je passe devant des gros balourds qui ne sont bons qu’à regarder et espérer. Le pendentif tombe sur mon décolleté ouvert, rythmant d’un léger tintement mon déhanché alors que je mesure chacun de mes pas dans cette caserne. Les épaules rejetées en arrière, l’allure fière et altière, le menton redressé et le regard porté vers l’avant : c’est comme ça que marchent les héros dans les holofilms non ? Droit vers l’avenir et vers leur destin, sans peur et sans reproche, la dentition éclatante sous le soleil et… et je suis devant ma chambre, où la réalité se rappelle à moi.<br /><br />Non, je ne suis pas une héroïne de film. Je ne suis qu’une pauvre idiote qui s’en fait, des films, à espérer je ne sais quoi. Alors que je pousse la porte du studio pour la première fois, la vérité me saute au visage : je ne suis qu’un pion qu’on range dans sa boîte quand on a plus besoin d’elle, jusqu’à ce qu’on rejoue, des fois le lendemain, des fois dans 6 mois. Ca a toujours été comme ça, pourquoi ça changerait ? J’y ai cru, aux beaux discours et aux âneries qu’on m’a balancé, mais la vérité est bien là : on m’a transférée d’une prison à une autre. Je laisse tomber ma veste sur le bureau vide et je m’effondre sur le lit sans même prendre le temps de me déchausser. Ridicule. Je suis ri-di-cule.<br /><br />Et en même temps, je suis tellement fatiguée, de tout et de tout le monde… Rien ne va dans mon monde, rien ne va dans ma vie, je me sens étrangère même à ma propre existence. Je lève une main devant mes yeux, affalée dans mon lit, comme pour essayer d’attraper quelque chose d’intangible et d’inatteignable. Puis je ferme les yeux, et je serre le poing. Les migraines me reprennent, encore et toujours, me forçant à essayer de me calmer. Puis, c’est le noir.</i><br /><br /></p><div style="text-align:center"><em><strong></strong></em></div><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Erys. Nous avons à parler, toi et moi.</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Non merci, j’ai déjà suffisamment de soucis avec mes cas de conscience.</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Je SUIS ta conscience. Et je suis toi, aussi, techniquement, alors cesse de faire l’enfant.</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Super drôle, MAMAN, mais je SUIS une enfant, et si tu es ma conscience, tu es drôlement perverse et imaginative vu tout ce qu’on a fait !</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Tout ce que NOUS avons fait, c’est te pousser à survivre et à te forger un avenir !</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Parce que c’est nous, maintenant ? J’ai pas souvenir de t’avoir entendue me demander mon avis !</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Ton avis nous a poussées à devenir des criminelles et des moins-que-rien, et il a fallu que j’intervienne pour que tu ne finisses pas dans la carbonite ou dans une cellule !</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Je ne t’ai jamais rien demandé, je m’en sortais très bien sans toi, quoi que tu en dises, je suis vivante !</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Tu n’as pas idée de ce que j’ai traversé pour te protéger…</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-JE N’AI JAMAIS DEMANDE A ÊTRE PROTÉGÉE !</span><br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br /><i>Je me réveille en criant, en sueur, dans la chaleur moite de ma chambrette, mon coeur bat la chamade et tambourine à mes tempes, j’ai envie de hurler, encore… C’était un rêve ? Ou c’était la réalité ? Je ne sais plus, vraiment plus… Je ne sais même pas combien de temps j’ai dormi, dehors, la nuit noire est tombée, et l’obscurité a envahi la pièce, m’obligeant à me cogner le doigt de pied contre un meuble en essayant de me repérer. Ah la vache, ça fait un mal de chien, je sautille sur place et les larmes me montent aux yeux… Quelle misère, je ne sais plus ce que je fous là… ;<br /><br />Au moins, j’arrive enfin à poser la main sur l’interrupteur qui diffuse une lumière blanche dans la chambre, presque aveuglante. Je me dirige jusqu’au miroir pour me regarder. Bordel, je ne suis vraiment pas à mon avantage, là, c’est même plutôt l’inverse, débraillée et décoiffée comme je suis. Mais personne n’est là pour me voir, alors bon… Je prends appui sur la vasque et je me regarde dans le miroir. J’ai l’impression de devenir folle, de ne rien comprendre… Et là, mon reflet me fait un clin d’oeil. Quoi ? J’ai rien consommé, pourtant ! Plus depuis Alderaan, je ne dois plus être beurrée à cette heure.<br /></i><br /><span style="color:#ff00ff">-Calme-toi. Inutile de paniquer.</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Quoi ? A qui tu parles ? </span><br /><br /><span style="color:#ff00ff">-A toi. A nous. Je te le dis, ce n’est pas la peine de t’agacer, je suis là pour toi.</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Mais tu es qui ?</span><br /><br /><span style="color:#ff00ff">-Non, la question importante, c’est qui es-tu, toi ? Je suis là pour t’aider, Erys, ne t’en fais pas, tu n’es pas seule. Je suis là, je t’observe, et je t’aime.</span><br /><br /><i>Je ferme les yeux, je bouillonne littéralement dans mon cerveau en ne comprenant plus rien, mais je fais un effort et je rouvre les yeux.</i><br /><br /><span style="color:#9900ff">-Je sais pas ce que je suis.<br /></span><br /><span style="color:#ff00ff">-C’est pas grave. Ca viendra, ne t’en fais pas. N’écoute pas ce que te dit l’autre, elle ne comprendrait pas.</span><br /><br /><span style="color:#9900ff">-L’autre ? Comment ça, l’autre ?</span> <br /><br /><span style="color:#ff00ff">-Eh bien, celle qui se prend pour une grande. Ne t’en fais pas, Erys. Je suis là pour toi, et pour t’aider. Pas te contrôler. Je t’aime.</span><br /><br /><div style="text-align:center">***</div><br /><br /><i>A nouveau, je me réveille en sueur, haletante. Décidément, ça devient un running-gag, et je n’aime pas ça. J’ai la sensation de passer mon temps à faire des mauvais rêves, et à peine je pose le doigt dessus, ça s’échappe, comme si il me manquait des bouts, des morceaux. Et ça s’efface, progressivement et lentement. Je finis par me laisser retomber sur l’oreiller. J’ai besoin de calme. De sommeil. De repos.<br /><br />Dors, Erys, je prends le relais, que tu le veuilles ou non. Qu’elle me pardonne ou non, ça n’a pas d’intérêt, mais je dois prendre mes responsabilités à un moment. J’ai suffisamment dormi et récupéré de mon côté. En fouillant les poches de ma veste, je retrouve mes médicaments et j’en avale deux. Cela devrait suffire à annihiler toute velléité de contrôle. Le mal de crâne s’estompe rapidement et je peux enfin me préparer. Une douche, des vêtements propres pour faire bonne impression, un peu de maquillage… Ca me prend bien deux heures, mais qui sait quand est ce que je vais revenir sur Coruscant ? Je dois bien admettre que ça me fait bizarre d’être lâchée ainsi dans une mission en solitaire, mais c’est ce que je voulais. Un moyen de prouver ma valeur, de montrer que je peux être autre chose qu’une racaille sans foi ni loi. Et si pour ça, je dois en passer par Arkinnea, alors ainsi soit-il.<br /><br />Mes recherches n’indiquent rien de spécial. Une petite colonie dans la région d’expansion, une population réduite et un intérêt somme toute limité, même pour la République qui a besoin de toutes les ressources possibles. Une milice locale qui régentait la vie planétaire, une situation de neutralité relative, rien de folichon. Pourquoi donc Froome et le commandement visaient une telle planète ? De ce que je peux lire, elle est en plus plutôt hostile globalement à la CSI, alors un coup d’état anarchiste ? Je manque beaucoup trop d’informations pour déceler un début de logique, j’imagine que je verrai sur place. Du coup, je charge Redcask de s’occuper de mon armure et de mes armes pour le transport, de manière à montrer patte blanche à l’arrivée, ce sera un début. Mon speeder, mes affaires et mon sourire : ce sera un bon début. Enfin, j’espère.</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/150895</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/150895</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to En d&#x27;autres occasions on Wed, 25 Feb 2026 17:13:44 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°6<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><i>Le Docteur Tra’Leah se remettait à peine de l’agression de sang-froid qu’il venait de subir. Sa lèvre fendue saignait encore à travers le coton qu’il pressait contre lui, sa joue avait gonflé et bleuit en prenant la forme de la main d’Erys, et son dos le faisait atrocement souffrir. Il n’était plus de première jeunesse et la Garde avait fait preuve d’une force considérable et inattendue au moment de le frapper. Il savait pourtant que la jeune femme était incontrôlable, insaisissable, mais il avait baissé sa garde imprudemment et en payait le prix, désormais, avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête, qui planerait un long moment…<br /><br />Car il était sûr d’une chose : si il dévoilait ce qu’il était advenu, peu importait qu’on le croie ou non. Erys reviendrait finir le travail. Sa menace voilée était éloquente, énoncée avec une telle franchise qu’il en avait réellement la chair de poule rien qu’à y penser. Mais il ne pouvait pas laisser cet acte sans conséquences. Au-delà du simple fait de frapper un médecin, il avait été honnête en disant qu’il faisait tout cela pour elle, pour l’aider, pour la protéger et ceux qui l’entouraient. Elle venait de prouver qu’elle n’était pas normale, qu’elle était dangereuse au possible. Au moins avait-il réussi à instiller dans son esprit le besoin de ce traitement. Cela faisait trop longtemps que ses deux psychés se côtoyaient sans pause, s’influençant l’une l’autre sans s’en rendre compte, laissant la place à un magma d’émotions beaucoup trop intense pour une jeune femme naturellement instable, ce qui provoquerait encore plus de dégâts.<br /><br />S’affaissant dans son dossier, il reporta ses rendez-vous suivants, prétextant un mal soudain qu’il n’identifiait pas réellement, quand bien même il savait exactement ce dont il souffrait. Il ne pouvait pas décemment parler de la situation à sa femme, même après des années de mariage, elle le pousserait vers les autorités. Ses supérieurs mettraient bien trop longtemps à monter un fichu dossier qui se perdrait dans l’administration à terme sans aucune solution. Quant à ses collègues, ils risqueraient même de ne pas le croire. Restait donc un seul et unique espoir.<br /><br />Nymeia avait reçu le message du docteur plus tard, lui donnant rendez-vous dans une petite cantina peu fréquentée de manière générale, et pas du tout par les militaires en particulier. Lui-même ne s’y était jamais rendu et avait simplement fait des recherches à ce sujet. Personne ne les connaîtrait sur place, ils pourraient discuter à leur aise au besoin. La jeune Twi’Lek s’assit face au Bothan tranquillement, commandant une bière sur le compte de son hôte puis le regarda avec un grand sourire.</i><br /><br /><span style="color:#9966cc">-Ca me fait plaisir de vous revoir aussi vite, Doc’ ! J’imagine que c’est pour parler d’Erys que vous me demandez de venir ? Mais on ne pouvait pas faire ça à la caserne, ce serait trop simple ? Oh, et puis vous avez une sale tête, il faudrait dormir…</span><br /><br /><i>Il leva les mains en signe d’apaisement, un faible sourire s’étalant sur ses lèvres face au flot de questions de Nymeia qui ne masquait absolument pas son excitation face à la situation potentiellement intéressante pour elle. </i><br /><br /><span style="color:#00ffff">-C’est en effet pour vous parler d’Erys que je vous ai proposé de me rejoindre ici. Celle-ci est revenue de sa mission, et j’ai pu la revoir…</span><br /><br /><span style="color:#9966cc">-Comment va-t-elle ? Comment était-elle ? Bien, j’espère ? Vous l’avez soignée ? Elle est toujours sur Coruscant ?</span><br /><i><br />Il soupira.</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">-Je suis navré, Nymeia. La Garde Talmark est a priori déjà sur le départ pour sa prochaine mission. Quant à la soigner… Eh bien, cela pourrait s’avérer plus compliqué que prévu, eut égard à la situation… Elle… Disons qu’elle a besoin de soutien.</span><br /><br /><span style="color:#9966cc">-Bah c’est votre travail, ça, Doc, mais je vous avais demandé de me dire quand je pourrais la voir !</span><br /><br /><span style="color:#00ffff">-Vous m’avez demandé de vous tenir au courant, et c’est ce que je fais, Nymeia.</span><br /><br /><span style="color:#9966cc">-C’était implicite, espèce de foutu Bothan de mes deux !</span><br /><br /><i>Elle l’empoigna au col dans un accès de rage, le tirant brutalement vers l’avant pour lui écraser la joue sur la table, sa main libre venant chercher sa nuque pour la presser. Le couinement de douleur du médecin n’eut pas l’air de sensibiliser la Twi’Lek à son action, ne la faisant que se rapprocher tout proche de lui.<br /></i><br /><span style="color:#9966cc">-Ecoute moi bien… Je veux la revoir, la revoir en vie et en bonne santé. Tu te débrouilles comme tu veux, c’est pas mon problème, mais si elle ne revient pas entière, je mettrai ça sur ta tête et je te jure que je reviendrai te voir.</span><br /><br /><i>Elle le lâcha tout aussi brutalement, saisissant sa bière pour en boire quelques gorgées avant d’en verser la fin sur la tête du médecin qui n’en demandait pas tant et gardait la tête baissée.</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/150894</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/150894</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to En d&#x27;autres occasions on Wed, 25 Feb 2026 17:13:44 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°5<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><i>Le médecin Bothan ne pouvait pas décrocher les yeux de sa patiente, qui venait de s’asseoir face à lui. La brune aux yeux noirs ne souriait pas comme il avait pu la voir, mais elle n’était pas non plus la bête agressive qu’il avait pu voir au début. Il était évident qu’elle ne semblait pas se souvenir réellement de lui, et le rendez-vous qu’elle avait sollicité n’était qu’un morceau de mémoire au milieu des autres. Ainsi allait la vie pour les personnes atteintes d’un Trouble Dissociatif de l’Identité. Des individus traumatisés et suffisamment brisés pour que leur cerveau ne décide de se scinder en deux parties… Ou plus. Le dossier d’Erys Talmark, la Garde Républicaine, était aussi éloquent qu’il était troué. C’était bien pour cela que Tra’Leah suivait ce cas de près. Il y avait en cette Humaine quelque chose qui pour l’heure était inconnu et inatteignable. Quelque chose de potentiellement dangereux. Et c’était précisément ce pourquoi il ne la lâchait pas des yeux.</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Je vous remercie de me recevoir.</span><br /><br /><i>La voix est posée. Calme. Sereine et fatiguée. Immédiatement, le Bothan fait le lien avec la personnalité numéro deux, l’Adulte comme il l’appelle, la trauma-holder, celle qui a grandi avec tout ou partie des traumatismes d’enfant. Celle qui a vécu les viols, les agressions, les exactions dans les bas-fonds de Coruscant. A l’inverse de la numéro un, l’Enfant, qui n’a pas ces connaissances du monde noir et présente encore des traces d’empathie, en tout cas, c’était ce que supposait Tra’Leah. Mais il n’était pas infaillible, et face à un tel cas, il était important de prendre des pincettes.</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Nous recevoir, devrais-je dire en réalité.</span><br /><br /><i>Il tendit l’oreille. Cette manière de s’exprimer était inhabituelle. Avant son départ en mission, la personnalité exacerbée de l’Enfant était bien ancrée encore, rebelle, insultante et provocatrice, persuadée d’être guidée par des voix qui n’étaient en fait qu’une, celle de l’Adulte qui la guidait. Un processus épuisant, qui consommait son cerveau deux fois plus vite car il travaillait deux fois plus. Une manière de fonctionner extrêmement complexe, un système dans lequel Erys prenait les décisions selon son propre prisme, guidée parfois par l’autre qui reprenait le contrôle quand la situation l’exigeait. C’était ainsi qu’il avait évalué la jeune femme. Non que l’une sans l’autre ne soit pas dégourdie : en réalité, elles étaient même plus dangereuses séparées. A leur tendance séductrice et dévastatrice s’ajoutait pour l’une un côté naïf et enfantin piégeux, pour l’autre un sadisme contrôlé et une réelle capacité à anticiper…</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">-Notre mission sur Tatooine a apporté un développement inattendu.</span><br /><br /><span style="color:#9933ff">-Pourquoi nous l’avoir caché ?</span><br /><br /><i>La voix… La voix venait de changer. Il le savait, tout en elle changeait à cet instant. Manière de penser. Pouls. Electroencéphalogramme. Force. Agilité. Deux personnes totalement différentes. Et comme attendu, la question était posée de manière tellement candide, tellement douce qu’il se sentit soudainement coupable. Oui, il le savait, oui il l’avait traitée pour faire taire l’Adulte…</i><br /><br />-J’ai pris la décision en mon âme et conscience, Erys. Je l’ai fait pour te protéger, et pour protéger les autres.<br /><br /></p><div style="text-align:center"><em><strong></strong></em></div><br /><i><br />Je souris intérieurement. Elle avait raison, elle avait encore eu raison, et moi aussi ! Je savais bien qu’on ne pouvait pas faire confiance aux médecins, je savais bien qu’il y avait eu un loup, heureusement que tu es là, Erys, merci de m’avoir ouvert les yeux ! Mais maintenant que tu es là… Maintenant que tu es là, on va pouvoir lui faire payer, hein ? Regarde ce qu’il a fait de nous, nous étions incomplètes, et maintenant que tu es là pour moi, on va pouvoir faire de grandes choses, on va pouvoir se libérer et enfin nous amuser, même en étant dans la Garde ! Après tout, Froome a dit qu’on ne risquait plus la carbonite, non ? Et il est méchant, lui, ça ferait un exemple…</i><br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br /><i>Les mains de la jeune fille se serrent doucement l’une sur l’autre, sur le bureau. Elle rejette légèrement les épaules en arrière, laissant au Bothan tout le loisir de la regarder. Qu’elle était loin la fille des rues en quasi guenilles, maintenant qu’elle arborait les uniformes de la Garde. On aurait dit qu’ils étaient taillés directement sur elle tant elle était à l’aise dedans. Sa féminité et son charme ravageur feraient des merveilles à l’avenir, et même le docteur n’y était pas insensible, quand bien même ses jeunes années étaient loin derrière lui, et son mariage bien ancré dans sa vie.</i><br /><br />-Ecoute, Erys… Je n’ai pas fait cela pour te… Qu’est ce que tu fais ?<br /><br /><i>Elle venait de se lever, doucement. Mains à plat sur le bureau, elle se pencha légèrement en avant, se rapprochant du médecin. Les yeux noirs brillaient doucement, alors qu’elle souffla.</i><br /><br /><span style="color:#9933ff">-Ce que je veux.</span><br /><br /><i>Sa main partit à toute vitesse, giflant l’alien avec une telle force qu’il faillit basculer de sa chaise de bureau, le laissant sous le choc. Le revers avait été fulgurant, douloureux tout autant qu’humiliant, lui faisant porter la main à sa joue. La voix…</i><br /><br /><div style="text-align:center"><em><strong></strong></em></div><br /><br /><i>Dans notre palais mental, plus personne ne peut venir nous séparer, ma fille. Toi et moi, nous ferons ce que nous voudrons, et pour cela, nous allons commencer par ce fichu médecin. Il est comme les autres, il ne nous voit que comme un objet, une curiosité, une utilité ? Eh bien nous allons lui montrer ce qu’il en coûte de se présenter comme un sauveur pour pratiquer des expériences. Il va voir si il aime être la cible d’une expérience…</i><br /><br /><div style="text-align:center"></div><br /><br /><i>Il eut à peine le temps de se remettre de ses émotions que la main l’attrapait au col. Sa force était remarquable, compte tenu de son gabarit, mais elle était surtout inquiétante. Elle le fit se lever de son siège, et son genou vint percuter son foie. Un filet de bave s’étala sur le dossier d’Erys, accompagnant un hoquet étouffé qui n’eut qu’à peine le temps de franchir ses lèvres avant que le poing fermé de la jeune femme ne s’écrase sur sa joue, l’étalant sur son bureau. Pour la première fois en des années, le docteur avait peur. Pire, il était horrifié par ce qu’il avait en face de lui, et la crainte viscérale de chaque être vivant, la mort et le vide, se riait de lui. Mais il n’avait pas le temps de penser que les mains le saisirent au col pour l’envoyer valser contre le mur, qu’il heurta en s’affaissant.</i><br /><br /><span style="color:#9933ff">-Qu’est ce que ça fait d’être une victime, Docteur ?</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-De ne plus avoir le contrôle ?</span><br /><br /><span style="color:#9933ff">-De ne rien décider ?</span><br /><br /><span style="color:#0066ff">-De subir la volonté des autres ?</span><br /><br /><span style="color:#9933ff">-D’avoir sa vie entre les mains d’autrui ?</span><br /><br /><i>Il se couvrit le visage des bras en la voyant avancer.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><em><strong></strong></em></div><br /><i><br />Erys, attends. Nous ne pouvons pas le tuer. Pas encore. Je sais, moi aussi j’en ai envie, et je trouve aussi qu’il le mérite. Mais je veux savoir pourquoi il pensait nous protéger ainsi. Je veux connaître son raisonnement. Oui, je te le promets.</i><br /><br /><div style="text-align:center"><br /></div><br />-Erys… Je n’ai jamais voulu… Te faire du mal. Uniquement t’aider.<br /><br /><i>C’était son ultime recours. Entre ses bras croisés, piètre protection, il espérait pouvoir ramener à la raison cette folle qui l’agressait. Il ne pouvait même pas dire qu’elle avait tort, car à aucun moment quelqu’un n’avait cherché à avoir son avis, son ressenti. Bien sûr, il n’était pas seul dans le processus décisionnaire, mais c’était sa signature sur les documents.</i><br /><br />-Il fallait que l’on comprenne… Que l’on te comprenne pour t’aider. Tu n’es pas comme les autres, tu le sais, tu es différente, et nous devions faire en sorte de te canaliser pour t’aider à réaliser ton potentiel. Regarde-toi ! Tu n’aurais jamais pu en arriver là sans ça.<br /><br /><i>La brune se tint brusquement la tête entre les mains, prise de l’une de ces crises de migraine qui ne manquait pas de la frapper quand elle faisait trop d’efforts. C’était l’un des désavantages du TDI, parmi tous les autres. Ces maux de tête incapacitant pouvaient frapper n’importe quand, surtout quand elle switchait aussi vite et autant entre ses personnalités. Il espérait que ce fut le résultat d’un dilemme intérieur, quelque chose qui lui laissât une chance de s’en sortir… Mais il ne pouvait rien faire d’autre. Péniblement, il se remit debout, tendant une main devant lui, vers la brune, qu’il voulait secourable.</i><br /><br />-Erys, écoute… Pour que tu puisses t’exprimer pleinement, il faut que tu ne sois pas perturbée par une autre personnalité. C’est pour cela qu’on te l’a caché. Des solutions existent. On peut la faire taire, définitivement ou temporairement, pour que tu puisses te concentrer. Te reposer. C’est nécessaire pour toi, en attendant que tu te maîtrises. Je…<br /><br /><i>Il n’eut pas le temps d’en dire plus. La main d’Erys se referma sur son poignet et le tordit brutalement, le forçant à mettre un genou à terre pour éviter qu’il ne se brise. Le bruit était déjà écoeurant, et la douleur lui fit monter les larmes aux yeux. <br /></i><br />-Je vais… je vais te redonner ton traitement… Utilise le quand tu dois dormir, quand tu dois te concentrer… Ca t’aidera, je te le jure !<br /><br /><i>Les yeux noirs se baissèrent à nouveau sur lui, puis elle se pencha, sans le lâcher, tordant le Bothan encore un peu plus, avant de souffler.</i><br /><br /><span style="color:#9933ff">-J’espère que nous sommes bel et bien liés par le serment des médecins et le secret de la consultation. Sinon…</span><br /><br /><i>Il n’y eut pas de suite. La menace laissée en suspens était bien suffisante.</i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/150893</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/150893</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to En d&#x27;autres occasions on Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°4<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><i>Le Docteur Tra’Leah n’avait même pas eu l’occasion d’essayer de voir la jeune Erys à son retour de mission. Celle-ci, selon les enregistrements et les documents de passage, avait dès son pied posé sur le sol coruscanti, pris la route de la garnison de la Garde. Nul doute qu’elle y suivait à cet instant même un débriefing usant ou un entraînement éreintant qui la mettrait à bout. Cela devait faire des jours, des semaines même qu’elle n’avait pas pris son traitement destiné à l’assagir, à calmer ses tendances au trouble dissociatif qui lui pourriraient la vie, et celle de ses collègues, voisins ou simples passants. Sans ce médicament, rien ne tournait réellement rond dans sa tête, et tant qu’elle ne faisait pas la paix avec les démons en elle, elle serait un danger sujette aux crises d’identité… et de démence.<br /><br />Mais au moins, elle était sauve. Pour l’instant. Les formateurs de la Garde n’étaient pas particulièrement connus pour leur douceur, même si les recrues ne mouraient pas à l’entraînement, certaines n’en revenaient jamais totalement indemnes. Et dans le cas d’Erys, fracturée comme elle l’était… Presque littéralement, pourrait-on dire. Il avait eu beau demander le rapport de sa mission sur Tatooine, il n’avait rien pu récupérer, même en faisant valoir l’état de la jeune femme. Sans doute était-ce parce qu’il devait être décortiqué par les instances dirigeantes, pour s’assurer qu’aucune fuite ne serait à déplorer.<br /><br />Il n’avait qu’à prendre son mal en patience…</i><br /><br /></p><div style="text-align:center">***</div><br /><br /><i>Nymeia n’était guère dans un meilleur état que le médecin. C’était même pire la concernant. Les coups reçus lui avaient laissé des traces supplémentaires, cabossant un peu plus son corps et son esprit déjà suffisamment dérangé. La soldate n’avait pas vraiment fait de progrès depuis son accident et elle ne cherchait même pas à en faire. Pourtant, elle était douée au tir, mais son comportement instable, instinctif et incontrôlable la rendait totalement impossible à former. Une seule chose traversait son esprit, sans qu’elle-même ne comprenne pourquoi, c’était cette jeune fille aux cheveux bruns qui semblait aussi dérangée qu’elle. Il était évident que l’armée de la République avait en son sein toutes sortes de gens peu amicaux, abordables ou carrément fous, mais elle était différente.<br /><br />Et à bien y réfléchir, si, elle savait pourquoi. Elle avait compris depuis un certain temps, mais il était bien difficile de mettre des mots dessus. Ce n’était pas juste l’attirance qu’ont entre eux les rebuts de la société, non, c’était bien plus profond que ça. Lors de la simulation sur Ryloth, Erys avait eu toutes les réactions qu’il fallait. Imprévisible, inaccessible, elle avait même fini par se rendre intouchable, se montrant d’une vivacité et d’une rapidité sans égales au milieu des tirs. Mais cela, c’était assez commun. Ce qui l’était moins en revanche, c’est qu’elle avait semblé influer sur son environnement. Nymeia elle-même s’était sentie plus libre, plus forte, plus rapide.<br /><br />Et c’était la pire des drogues.<br /><br />Cette sensation indescriptible d’être invincible quoi qu’il puisse arriver n’avait plus quitté son esprit, la faisant trembler dès lors qu’elle y pensait un peu trop fort. La brune était dans son cerveau et dans ses rêves, chaque jour, lui faisant revivre inlassablement ce shoot divin qu’elle n’avait expérimenté nulle part ailleurs. Tout son corps redemandait sa dose, comme si ça pouvait venir magiquement, comme si ça changerait quoi que ce soit, et elle avait eu beau, à son petit niveau, se renseigner, rien de semblable ne semblait avoir été enregistré. C’était comme si toute cette simulation n’avait été qu’un doux songe. Personne ne prêtait attention à elle, à ce qu’elle disait. Mais elle savait qu’elle avait raison. Erys était sa drogue. </i><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/150892</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/150892</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to En d&#x27;autres occasions on Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°3<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><i>Nymeia était retournée à ses quartiers. Sous ses vêtements, le médecin Bothan l'avait largement rafistolée, recousue et bandée, à grands renforts de gaze, de désinfectant et de soupirs indiquant son profond dégoût quant à l'état physique de la jeune Twi'Lek. Ce n'était pas la première, et sans doute pas la dernière fois qu'il soignait un soldat rossé par ses compagnons de chambrée. C'était une attitude primaire et grégaire très habituelle dans ce genre de système où le collectif l'emportait sur l'individu : en punissant doublement celui qui ralentissait le troupeau, on espérait le faire avancer plus vite, sans se rendre compte que chaque coup supplémentaire ne faisait que rapprocher l'échéance inéluctable de la punition suivante. Il avait rédigé un courrier laconique à Namtrah, ce sergent instructeur bourru, pour lui expliquer que l'état de la seconde classe Nymeia s'arrangerait sous huitaine. Ni plus, ni moins. Il ne doutait pas qu'elle subirait d'autres sévices.<br /><br />Le soir même, une fois son service terminé, il s'enferma dans son bureau pour réfléchir. Il en avait vu des vertes et des pas mûres, avalé des couleuvres mais ce cas précis faisait écho à son serment de médecin, et sans doute également à sa condition de père de famille. Les deux jeunes filles, Nymeia et Erys, étaient ou devaient être à peine plus âgées que sa propre fille (qui heureusement, n'avait pas choisi l'armée), et si elle ne leur ressemblait absolument pas, il y avait en elles une détresse qui le poussait à sacrifier un peu plus sa propre vie privée pour elles. Bien sûr, elles étaient soldates et avaient donc un devoir et une responsabilité qui les mènerait à de lourdes blessures, voire à la mort... Mais leur situation à toutes les deux lui paraissait intolérable. Pourtant, il avait vu passer toutes sortes de profils, de blessures et de traumatismes, mais aucun n'avait résonné en lui comme celui qui semblait pousser vers lui cet étrange duo.<br /><br />Il avait déjà demandé à voir les quelques interactions qui liaient Nymeia et Erys. La demande de la première, fut-elle étonnamment philanthrope, n'en demeurait pas moins surprenante, surtout lorsqu'on venait de se faire passer à tabac. A sa grande surprise, il ne trouva pas grand chose dans les rapports qu'on lui fournit. Tout juste avaient elles échangé quelques mots, et une mission d'entraînement, puis à nouveau quelques mots une fois que Talmark avait été intégrée à la Garde Républicaine. C'était bien peu et surtout, à aucun instant la brune n'avait montré la moindre compassion ou affection pour la Twi'Lek violette. Il s'adossa à son siège en regardant les quelques maigres rapports. Pourtant, il n'avait pas rêvé, c'était bel et bien Nymeia qui avait mis Erys sur le tapis en parlant d'elle... Bien sûr, les atomes crochus, cela pouvait exister mais tout de même, il y avait si peu de contacts... Il lui faudrait creuser ce sujet. Erys, toute banale fut-elle, avait toujours eu cette faculté ou ce don d'attirer l'attention des gens. Suffisamment pour survivre sur Chandrila, puis Coruscant, en s'attirant les faveurs des gens, comme si il y avait une attirance naturelle envers sa personne.<br /><br />C'était peut-être de ce côté qu'il lui faudrait creuser à l'avenir, mais pour l'heure, il devait tenir sa parole si il voulait obtenir de Nymeia ce qu'il attendait. Il passa quelques coups de téléphone, transmit des messages et sollicita plusieurs faveurs, mais bien peu de choses en ressortirent. Erys Talmark, Garde Républicaine, était pour l'heure en mission, mais personne n'était capable de lui dire ce qu'il en retournait réellement. C'était frustrant, réellement... Jusqu'à ce qu'il reçoive un message crypté, à son adresse directe. Il sursauta lorsqu'il reconnut la voix.</i><br /><br /><span style="color:#0066ff">- Docteur Tra'Leah, ici l'Adjudante Erys Talmark de la Garde Républicaine. Je souhaiterais vous revoir au plus vite, à mon retour de mission. Je vous contacterai dès lors que j'aurai posé le pied sur Coruscant. Merci de votre collaboration.</span><br /><br /><i>La voix était calme et mesurée, froide et sans âme. Il avait eu l'occasion de l'entendre, c'était l'Adulte qui lui parlait, ainsi qu'il l'avait nommée lui-même. Elle et l'Enfant se partageaient les temps de parole sans s'en rendre compte, et étaient séparées au point que même leurs rythmes cardiaques et leurs fréquence d'électroencéphalogramme étaient distinctes. Un sujet aussi passionnant que terrifiant. Néanmoins, si c'était bien la première qui le contactait, cela signifiait aussi qu'elle était ou avait été en danger...</i></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/150891</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/150891</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reply to En d&#x27;autres occasions on Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Erys Talmark</p>
<p dir="auto"><i>Le médecin de la garnison reposa le petit dossier qu’il avait entre les mains en soupirant profondément avant de retirer ses lunettes, pressant l’arête de son nez de son pouce et de son index. Sa main redescendit ensuite le long de son nez et de son visage pour finir par soutenir son menton alors qu’il s’accoudait à son bureau, braquant ses yeux fatigués sur sa patiente qu’il venait de recoudre en vitesse. Ce n’était pas la première fois, et ce ne serait pas la dernière, si elle continuait ainsi. Elle était turbulente, trop pour un corps d’armée, et si elle persistait à s’attirer des ennuis en se mettant à dos toute une garnison, elle finirait bien par être pendue dans un dortoir, au mieux. La lèvre fendue de la Twi’Lek lui souriait, malgré les ecchymoses qui ornaient ses joues.</i><br /><span style="color:#00ffff"><br />- « Tombée dans les escaliers », c’est cela, seconde classe Nymeia ?</span><br /><br /><span style="color:#9966cc">- Oui, c’est ça. Que voulez-vous, je suis une grande maladroite.</span><br /><i><br />Nouveau soupir à fendre l’âme de la part du médecin de garnison. En trente ans de carrière, le Bothan en avait vu des vertes et des pas mûres, des inconscients, des candidats au don d’organes, des suicidaires, des brutes, des maladroits, des sauvages… Et malgré ça, elle parvenait à le fatiguer. Il avait sans doute exercé son métier trop longtemps et sa lassitude déteignait sur ses actions et son discours. Il voyait bien qu’elle mentait et son visage ne pouvait pas masquer la vérité, mais ce serait classé en simples « suppositions » et perdu au fond d’un bureau administratif quelque part sur Coruscant.</i><br /><span style="color:#00ffff"><br />- Ecoutez, soldat. Il vous suffit de me dire ce qu’il s’est passé précisément pour que vous n’ayez plus à revivre ce genre d’incidents.</span><br /><br /><i>Le sourire de Nymeia s’élargit un peu plus en regardant le bon Docteur Tra’Leah qui en retour semblait vouloir la foudroyer des yeux mais ne parvenait au mieux qu’à exprimer son profond ennui. Elle n’était pas totalement folle : elle savait très bien que si elle balançait ses compagnons de chambrée, sa vie serait raccourcie, car ça ne manquerait pas de parvenir aux oreilles des concernés bien avant que le dossier ne fasse son chemin. Pourtant, la Force savait qu’elle avait envie de leur faire payer, et leur tour viendrait assurément, mais à sa manière, et pas pour le moment. Elle devait d’abord finir cette formation. Ensuite, elle serait bien plus libre de ses mouvements, tout le monde savait que le temps était à la détente entre les grandes puissances galactiques et personne, même dans son régiment de bras cassés, ne s’imaginait faire autre chose que de rapides tours de garde. C’était même pour cela que certains étaient là : un travail simple, payé, nourri, blanchi. C’était tout ce qu’il leur fallait. Mais pas pour elle. Non mas qu’elle eut des ambitions grandiloquentes. Mais elle voulait voir autre chose qu’une vie de servitude, et ce n’était certainement pas pour supporter les brimades de ses collègues.</i><br /><i><br />Finalement, son sourire s’effaça lorsqu’elle repensa à son ancienne collègue, qui elle aussi était passée par les mains du bon docteur, à son arrivée. Comme tous les autres. Elle aussi l’avait un peu ignorée, au début, avant de lui parler le jour de son départ. Que devenait-elle, en réalité ?</i><br /><span style="color:#9966cc"><br />- Doc, si je vous dis ce qu’il s’est passé et que vous ne faites pas de rapport, vous acceptez de me dire ce qui est arrivé à la Garde Erys Talmark ? C’est une… amie.</span><br /><br /><i>Alors ça, c’était un angle inattendu pour Tra’Leah qui se rappelait parfaitement d’Erys Talmark, une personne remarquable au sens littéral du terme. Agitée, insubordonnée, et parfaitement incontrôlable. Il se rappelait très bien de son profil particulier. Des enregistrements qu’il avait pu voir d’elle, elle souffrait d’un trouble dissociatif de l’identité particulièrement marqué, qui était différencié dans les dossiers comme l’Enfant et l’Adulte. Certains des médecins qu’elle avait pu voir mentionnaient même une troisième personnalité nettement plus sombre qui n’était jamais réellement ressortie. En d’autres termes, un danger public sous médicaments. Finalement, que Nymeia se sente proche d’elle, c’était assez logique. Hormis leur côté fougueux et imprévisible, elles étaient toutes deux déracinées et promises à une vie de misère sans l’armée. Qui sait… Peut-être qu’avec l’une, il soignerait l’autre. Son serment de médecin revenait à la charge. C’était sa femme qui serait ravie…</i><br /><br /><span style="color:#00ffff">- Entendu, Nymeia. Echangeons. Dites-moi ce qu’il s’est passé.</span><br /><i><br />La Twi’Lek soupira à sa propre supposition puis planta ses yeux dans ceux du médecin. </i><br /><br /><span style="color:#9966cc">- Le jour où ça s’est passé, Namtrah était de mauvaise humeur. On avait pas été bons, comme les autres jours, mais là, ça dépassait les bornes et son dernier exercice était de trop pour moi, alors j’ai voulu raccourcir en savatant Belle Bête sans qu’il s’y attende. Sauf que comme c’était pas ce qu’il voulait, il nous a tous envoyés sur le parcours, et même là il râlait encore… C’est après la douche que ça s’est passé après. Y’a… Y’en a un qui m’a chopée avec sa serviette pour m’empêcher de bouger, j’avais super mal et j’avais plus de forces alors j’ai juste fermé les yeux. Je sentais des trucs durs me cogner, comme… comme une chaussette rembourrée de cailloux, vous voyez ? Mais c’était pas ça, et ça ne s’arrêtait pas, jusqu’à ce qu’ils me laissent tomber par terre, et là… Je sais plus. Je me suis réveillée après dans l’infirmerie.</span><br /><br /><i>En d’autres termes, un passage à tabac comme il en existait des dizaines chaque année dans chaque armée, des représailles des plus forts envers les plus faibles. C’était une sorte de coutume, vieille comme la Galaxie, et qui perdurait encore jusqu’à nos jours. Le médecin soupira à nouveau. Il avait promis de ne rien en dire, mais le comportement aveugle de Namtrah le mettait hors de lui. Bientôt, il y aurait un mort… ou une morte.</i> <br /><span style="color:#00ffff"><br />- Je trouverai les informations concernant la Garde Talmark et vous les ferai parvenir. D’ici là… Essayez d’être plus conciliante. Au moins le temps de cicatriser.</span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/150890</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/150890</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:13:43 GMT</pubDate></item></channel></rss>