<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[&amp;quot;Et à nouveau, le combat continue.&amp;quot;]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Asavar Phocas</p>
<div style="text-align:justify"><strong><span style="color:#cc9966">« Chers téléspectateurs, compagnons, bonsoir. Au programme de ce journal : le Comité Central a présenté aujourd’hui son plan de restructuration des organes du Parti Populaire Corellien. La Première Conseillère Navarr a assuré au nom du Praesidium que ce projet annonçait une nouvelle ère pour le parti unique, marquée par un renouveau démocratique offrant aux masses « la voix dont l’aile conservatrice de Gabe Narben les avait privées ». Au même moment, le Diktat Phocas mène sa première visite officielle en-dehors de la capitale depuis son élection à la tête de l’Etat ; nous le retrouverons en direct tout à l’heure. Je suis Almir Charr, bienvenue sur Corell Network News. Dans un instant nous retrouverons notre envoyé spécial à Tyrena, afin de suivre la visite du Diktat. Han, vous nous entendez ?</span></strong><br /><br /><span style="color:#00ffff">- Oui, Almir, on vous entend parfaitement ! Comme vous pouvez le voir, ici, à Tyrena, le Diktat salue la foule depuis son landspeeder, ses soutiens se sont réunis nombreux pour l’accueillir avec enthousiasme. Tyrena s’est montrée très favorable à sa candidature, le Diktat y a d’ailleurs remporté une victoire écrasante sur le conservateur Gabe Narben. C’est d’ailleurs la branche locale du Parti, entrée en dissidence avec le Comité Central, qui avait fait le choix d’appuyer politiquement sa campagne. Il n’est donc pas surprenant que la cité réserve un tel accueil au Diktat Phocas. Nous apercevons le véhicule présidentiel sur le point de franchir la rivière Auric, où s’est réunie la vaste majorité de la foule et…</span><br /><br /><strong>*BOUUUUUUUUUM*</strong><br /><br /><strong><span style="color:#cc9966">- Han ? HAN ? Qu’est-ce que c’était que ça ? On a perdu la liaison ? »</span></strong><br /><br /><span style="color:#ff00ff">« Quelques heures après l’explosion de Tyrena, le Département de la Sécurité Civile de la CorSec a confirmé dans un communiqué qu’une bombe était à l’origine de la déflagration ayant touché le cortège présidentiel. Nous ne disposons pour l’instant d’aucune information sur l’état de santé du Diktat, mais le bilan officiel fait état d’une vingtaine de morts et d’une centaine de blessés, dont la moitié sont en état critique… »</span><br /><br /><span style="color:#00ff00">« …revendiqué par le FLC, le Front Libertaire Corellien. Le Général Dexter a déclaré que la CorSec ne ferait preuve d’aucune retenue pour mettre ce groupuscule terroriste hors d’état de nuire. La mise en œuvre du nouveau Protocole de Défense de la Patrie a été évoquée… »</span><br /><br /><span style="color:#ff9900">« …leur leader, un certain Hector Maknov, aurait présenté ses revendications via HoloNet, affirmant que l’organisation à l’origine de l’attentat n’était en aucun cas un groupe de renégats traîtres à la nation, mais au contraire « des amis du peuple », ne souhaitant apporter que la liberté à Corellia. Une affirmation plus que critiquable compte tenu du bilan de leur opération… »</span><br /><br /><span style="color:#ff0000">« La question se pose : oui ou non, le Diktat est-il un agent de la Confédération comme le prétend ce groupe terroriste ? Mon opinion est qu’on ne peut prendre au sérieux de telles affirmations de la part de criminels de bas étage, vendus qui plus est aux intérêts républicains. Le Diktat Phocas a marqué dès le début de sa campagne sa position souverainiste, se plaçant en défenseur d’un non-alignement strict, tandis que Maknov était cofondateur du FLR, ce parti soi-disant « pacifiste » et aligné sur Coruscant. Voyez où cela nous mène… »</span><br /><br /><span style="color:#339900">« L’opération du Diktat Phocas serait un succès, selon la direction de l’hôpital central de Tyrena. Le Praesidium du Comité Central a néanmoins informé la presse que le Secrétaire général du Parti avait été sévèrement touché, et que la Première Conseillère Navarr assurerait la présidence par intérim au cours des semaines à venir. S’agissant du retour du Diktat, aucune date n’a pour l’instant été communiquée… »</span></div><br /><br /><br /><div style="text-align:center"><a rel="nofollow ugc" href="https://youtu.be/Qe58jjRx2bI" target="_blank">« Que vous le vouliez ou non, l’histoire est de notre côté. Nous vous enterrerons. »<br />- Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev</a></div><br /><br /><br /><br /><div style="text-align:justify"><i>Six mois. Six mois s’étaient déroulés depuis ce jour fatidique, celui où le natif de Skako avait vu la lumière et contemplé la Mort dans les yeux. L’opération avait été délicate. Certes, son scaphandre protecteur n’avait souffert d’aucun dégât majeur, mais les shrapnels de l’explosion avaient provoqué plusieurs fuites mineures, et la violence du choc semblait avoir ébranlé son corps tout entier. Les meilleurs médecins de Corellia s’étaient occupés de lui, mais dès le départ, son pronostic vital avait été engagé : sa constitution inadaptée aux conditions atmosphériques de Corellia avait été une réelle entrave à sa prise en charge et causé de grandes difficultés au personnel soignant. Mais finalement, en déployant des efforts colossaux, le miracle s’était produit : il était vivant. Bien vivant. <br /><br />Mais la route avait été longue. De longues semaines s’étaient écoulées avant que le leader corellien ne sorte de son coma et ouvre les yeux, découvrant le caisson pressurisé dans lequel on avait préservé son organisme vulnérable. Dès qu’il eût pris conscience de sa condition, il ressentit un besoin fou de hurler toute sa colère. Lui, qui venait de toucher le pouvoir absolu de bout du doigt, se voyait maintenant prisonnier de ce tube de verre et d’acier, sans échappatoire. Mais il n’avait plus la force de crier. Il était faible, beaucoup trop faible pour laisser paraître la moindre émotion. Alors il se rendormit, et dans les bras de Morphée, il rêva…<br /><br />Son sommeil fut hanté par des monstres cyclopéens, des visions sinistres de tempêtes frappant rageusement les flans de montagnes cristallines, les brumes opaques baignant les spires de Skako, qu’il avait connu toute sa vie et appris à haïr.<br /><br />Les semaines devinrent des mois, au cours desquels le Diktat émergea peu à peu de sa douloureuse torpeur. La rééducation fut une épreuve d’une effroyable difficulté, mais la colère et la frustration accumulées par le Skakoan en son for intérieur était telles qu’il trouve la force d’en venir à bout malgré les difficultés. Son trône demeurait vide, il ne pouvait le faire attendre plus longtemps sous peine de le perdre à jamais.<br /><br />Etape après étape, il retrouva ses capacités motrices et la brume se dissipa de son esprit, qui redevenait plus acéré chaque jour. En revanche, on lui fit bien vite comprendre que la douleur, elle, ne disparaîtrait jamais. Le bourdonnement vibrant dans ses oreilles, l’atroce sensation de brûlure au point d’impact de la déflagration… ces maux le poursuivraient jusqu’à ce que la mort le libère. Bizarrement, cette nouvelle ne causa pas chez lui la moindre colère, il semblait même s’en moquer éperdument. A vrai dire, cette douleur ne faisait que renforcer sa détermination et sa soif de domination.<br /><br />Mais au bout de ce qui lui parut être une éternité de combat, il put enfin retrouver la place qui était la sienne. Le jour était venu, et déjà – alors que son retour n’avait pas encore été annoncé – ses conseillers le harcelaient de notes informatives, l’informant de l’évolution de la situation depuis les événements de Tyrena. Pour résumer, les thèses complotistes du FLC avaient pris racine au sein d’une partie de la population et des organisations partisanes. Certes, ces individus demeuraient très largement minoritaires, mais il convenait de surveiller les éventuelles propagations de la propagande terroriste. <br /><br />Ces rumeurs sur la loyauté d’Asavar Phocas étaient-elles fondées ? Il y avait un fond de vérité, cela ne faisait aucun doute, car, comme l’affirmait le FLC, il avait bien été envoyé sur Corellia comme agent de la CSI. Mais depuis son ascension au pouvoir, il était difficile de se prononcer sur la persistance de ce statut. Après tout, Asavar Phocas n’avait jamais été loyal qu’envers une seule personne : lui-même.<br /><br />On l’informa également de la montée des violences causées par les terroristes libertaires d’Hector Maknov. Une nouvelle explosion avait retenti dans les rues de Coronet, manquant de tuer un haut-fonctionnaire du Parti s’étant montré particulièrement virulent non seulement envers le FLC, mais aussi envers toute l’opposition au pouvoir, qu’il accusait de contribuer à la hausse du terrorisme.<br /><br />En l’absence du Diktat, le Comité Central du Parti Populaire Corellien avait également voté une hausse des dépenses militaires et fait le choix de reporter le projet de réorganisation des organes partisans, jugé inopportun en cette période de crise. Asavar Phocas approuvait cette décision : cette démocratisation promise n’était certes qu’apparente, mais la reporter en invoquant un cas de force majeure permettrait à l’avenir de prendre des mesures répressives d’une extrême fermeté, sans se retrouver face à une vague d’opposition. Le pouvoir avait besoin de stabilité, et les terroristes devenaient malgré eux le ciment de la concorde au sein du Parti. Seuls quelques éléments peu fiables semblaient ne pas être prêts à se prêter au jeu de l’union nationale, mais ce n’était pas un problème qu’une petite purge ne pourrait régler. <br /><br />Enfin, c’est le Département de la Sécurité d’Etat, pourtant mis en cause après l’attentat qu’il n’avait su empêcher, qui apporta au Diktat la nouvelle la plus appréciée. Le colonel Lorne Romanski avait déclaré une guerre sans merci au FLC, abattant des dizaines de ses paramilitaires lors de raids menées par les forces spéciales de la CorSec et arrêtant des centaines de ses sympathisants avérés et potentiels. Et parmi tous les petits poissons tombés dans les mailles du filet de Romanski, l’un d’entre eux retint tout particulièrement l’attention du natif de Skako. <br /><br /><br />Sa première action depuis la reprise de son exercice du pouvoir fut donc de se rendre en secret dans le centre pénitentiaire de haute sécurité de la CorSec pour un entretien privé. <br /><br />Le Complexe Carcéral Jinn Fear était un bâtiment particulièrement sinistre. Entièrement gris et morne, ses couloirs n’avaient pour source de lumière que des tubes suspendus aux plafonds et diffusant une insupportable lumière d’un blanc glacial, se reflétant sur les murs métalliques et maintenant les détenus dans un perpétuel état d’éveil. Il n’y avait aucune fenêtre, si bien que chacun d’entre eux perdait la notion du temps d’abord, puis tous ses repères, devenant très vite extraordinairement docile.<br /><br />Un ascenseur de service aussi accueillant que le reste de l’établissement s’enfonçait vers les profondeurs de la forteresse pénitentiaires, au cœur de la zone la plus sécurisée du complexe. A son bord se trouvait le Diktat en personne, escorté par les colonels Romanski et Adamus, respectivement à la tête du Département de la Sécurité d’Etat et du Département de l’Administration Carcérale de la CorSec. Lorne Romanski était un homme mince et grisonnant, au physique peu menaçant, mais sur son visage orné d’un bouc impeccablement taillé, on retrouvait son sempiternel sourire carnassier et son regard à la fois animé d’une joie enfantine et d’une cruauté diabolique. Isaac Adamus, quant à lui, était un homme imposant dont les yeux bleus glace laissaient paraître une grande fierté. Une moustache fournie, un crâne dégarni et une large balafre complétaient le portrait du personnage, le rendant aisément identifiable. Enfin, à l’abri de son scaphandre enfin retrouvé, le Diktat dominait ses compagnons de toute sa taille, une colère sourde montant peu à peu dans son esprit au fur et à mesure que la nacelle les emmenait au fin fond des Enfers.<br /><br />Après quelques dizaines de secondes – le temps d’atteindre une cinquantaine de mètres de profondeur – les portes de l’ascenseur se dérobèrent, révélant un corridor bien plus sombre que les couloirs de la surface. Quelques gardes disciplinés, arborant fièrement l’uniforme beige à liserés verts et l’insigne de la CorSec. Ce dernier avait été récemment adopté par le nouvel Etat-major, fidèle au Diktat Phocas. Sur un bouclier rouge orné à sa base d’une étoile de la même couleur, un bras de soldat élevait vers les cieux le canon de son arme, faisant flotter au vent la bannière verte des forces armées de Corellia. Derrière son masque, Asavar Phocas afficha un sourire de fierté en apercevant ce badge, symbole de la puissance militaire dont il disposait désormais dans sa poursuite du pouvoir suprême. <br /><br />Au bout du couloir, une lourde porte blindée attendait la petite troupe d’apparatchiks. Sur un ordre du colonel Adamus, un des soldats de la CorSec chargés de la surveiller nuit et jour déverrouilla l’accès en entrant un code secret sur le panneau de commande. Le mécanisme d’ouverture s’actionna, et des bruits de piston s’actionnant un à un vinrent rompre le silence qui baignait les lieux. Puis, le battant se déroba lentement dans le plafond, accompagné du bruit caractéristique des systèmes d’ouverture hydraulique. A travers l’ouverture, on apercevait une femme d’une quarantaine d’années, portant l’austère tenue des détenus du Centre Carcéral Jinn Fear. Celle-ci était assise sur un banc qui, avec les sanitaires disposés dans un coin de la pièce, constituait le seul mobilier de la cellule. La puanteur qui envahissait les lieux était insoutenable. C’était l’odeur d’un corps humain laissé à l’abandon, l’odeur de sueur, d’urine et de merde stagnantes, l’odeur de la décrépitude. Si les officiers étaient affectés par cette fragrance épouvantable, ils ne le montrèrent nullement. Quant au Skakoan… Eh bien, caché derrière son masque, il n’avait rien à craindre. <br /><br />Le Diktat de Corellia prit une grande inspiration et fit un premier pas à l’intérieur de la cellule. Son escorte, bien que sur ses gardes, restait en retrait sur ordre du natif de Skako. La détenue, plongée dans ses pensées ne prêta d’abord pas attention à son visiteur. Lorsqu’elle daigna enfin poser le regard sur celui-ci, ses yeux s’écarquillèrent : on aurait cru qu’un fantôme lui était apparu.</i><br /><br /><strong><span style="color:#66ff99">- Vous… </span></strong><i>commença-t-elle en murmurant.</i> <strong><span style="color:#66ff99">Vous étiez mort. La bombe vous a touché, je l’ai vue de mes propres yeux.</span></strong><br /><br /><i>Un rire puissant au timbre presque robotique s’éleva du scaphandre.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Il faut croire que ceux de mon espèce sont moins fragiles que vous ne le pensiez, madame Albrecht. La Force a semble-t-il décidé qu’il n’était pas encore temps de me ramener à elle, et je compte bien profiter de cette seconde chance pour mettre tous vos camarades terroristes dans la tombe.</span></strong><br /><br /><i>L’humaine aux yeux verts soupira. Elle avait déjà eu cette conversation des centaines de fois avec les agents de la Sécurité d’Etat, et elle savait très bien qu’ils savaient qu’elle disait la vérité.</i><br /><br /><strong><span style="color:#66ff99">- Pour la millième fois…</span></strong> <i>lança-t-elle rageusement, retrouvant un peu de sa vigueur alors que des larmes de frustration lui montaient aux yeux.</i> <strong><span style="color:#66ff99">Je n’ai rien à voir avec cet attentat ! Le FLR a été dissous, Maknov et moi avons pris des chemins différents, jamais je n’aurais recours à de telles méthodes !</span></strong><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Oh, mais je le sais bien, madame Albrecht, je le sais bien. Maknov est un fanatique et un électron libre, j’ose à peine imaginer à quel point il a dû vous peser de collaborer avec un homme aussi borné. C’est un libertaire radical, désireux de briser toutes les chaînes de son peuple. C’est cet idéalisme forcené qui explique sa tendance à vouloir tenir les grandes puissances – République comprise – le plus loin possible de Corellia. Ne vous méprenez pas, son combat constitue un réel danger pour la stabilité du régime et ses chances de succès ne sont pas nulles. Néanmoins, elles demeurent très faibles, et ce malgré l’habile campagne de subversion politique menée par le FLC. In fine, son action pourrait même devenir plus utile qu’elle n’est dangereuse. Maknov divise trop. En même temps qu’il sème le doute, il s’isole d’une large partie de la population corellienne et des puissances étrangères. Ainsi, en usant de la force pour écraser son insurrection barbare, le gouvernement affirmerait son autorité absolue sur cette planète sans avoir à craindre la moindre ingérence. Vous, en revanche…</span></strong><br /><br /><i>Le Diktat marqua une pause et balaya la Corellienne du regard avant de reprendre le fil de sa parole.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Vous êtes une partisane des idéaux de la République, vous menez une lutte pacifique basée sur la dénonciation des abus du pouvoir plutôt que sur la violence, vous êtes brillante, charismatique, belle selon les critères humains… Vous avez tout pour devenir une sommité, une icône de l’opposition captant l’attention de la galaxie tout entière. Ma chère, vous êtes infiniment plus dangereuse pour le régime que ne l’est votre ami Maknov.</span></strong> <br /><br /><strong><span style="color:#66ff99">- Tsss… C’est vraiment pour me dire ça que vous avez fait le chemin jusqu’ici, Asavar ?</span></strong> <br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- D’une certaine manière, oui. Je tenais absolument à vous rappeler que dans une réalité alternative, cela aurait pu se produire. Vous auriez pu vaincre le Parti. Seulement voilà, vous êtes entre mes griffes désormais. Sachez à présent ce qui va se passer dans cette réalité : votre vieil ami Maknov va poursuivre sa lutte fanatique, aveugle aux conséquences néfastes de son action sur ses chances de succès. De notre côté, nous allons poursuivre nos efforts pour le mettre hors d’état de nuire, mais en prenant notre temps. Frappe après frappe, attentat après attentat, nous allons le laisser saborder l’opposition démocratique que le FLR avait pris le temps de construire patiemment dans la clandestinité. Et quand cette opposition sera ridiculisée et universellement traitée comme une bande de terroristes, alors nous les écraserons. Et alors le Parti régnera pour toujours, et vos chances de revoir la liberté dont vous rêviez pour Corellia disparaîtront. C’est cela que je tenais à vous dire, madame Albrecht. Je tenais à vous le dire en vous regardant dans les yeux, et en regardant l’espoir s'éteindre au fond de votre âme.</span></strong><br /><br /><i>Satra Albrecht ne répondit pas. Ereintée par des semaines d’incarcération, elle resta abasourdie par les propos du Diktat et ne trouva rien à dire. De fait, les paroles diaboliques du Diktat l’avaient effectivement plongée dans le désespoir. Au fond de la cellule, Lorne Romanski ne put se retenir de rire face à l’air hébété de l’opposante. D’ailleurs, Asavar Phocas lui-même souriait de plus belle derrière son masque.</i><br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">- Passez une excellente soirée, madame Albrecht.</span></strong> <br /><br /><i>Le Diktat fit volte-face et reprit la direction de la sortie à grands pas, suivi par les officiers supérieurs de la CorSec. La porte blindée se referma alors, replongeant Satra Albrecht dans le silence et la pénombre de sa cellule.<br /><br />Dans l’ascenseur, le Secrétaire général du Parti Populaire Corellien fit appeler son escorte. Il était grand temps pour lui de regagner le siège du gouvernement et son bureau, d’où il annoncerait le lendemain son rétablissement et sa reprise en main du pouvoir. <br /><br />Lorsque le Skakoan rejoignit son véhicule blindé, la nuit était tombée sur les tours de Coronet, qui étincelait d’une lumière dorée sous l’obscurité de la voute céleste, des nuées d’airspeeders filant entre les spires telles des comètes, brillantes comme des lucioles. Cette beauté, c’était son domaine. Il pénétra dans l’airspeeder présidentiel, qui s’envola dès qu’il fût installé. Le véhicule, escortée par les appareils de la CorSec, rejoint alors la nuée de lucioles et prit la direction du siège gouvernemental. <br /><br />Un quart d’heure plus tard, Asavar Phocas était à nouveau dans l’obscurité qu’il affectionnait tant, l’obscurité intime et protectrice du bureau présidentiel où, conformément à ses ordres, il avait été laissé seul – même si le reste de l’étage demeurait sous haute surveillance des services de sécurité. Sans prendre le temps d’éclairer les lieux, il se laissa glissa délicatement sur le trône présidentiel, et savoura avec grand plaisir cet instant. Confortablement installé, il scruta l’agitation de la capitale corellienne à travers la baie vitrée, et… Vous pensiez que je vous avais oubliés, n’est-ce pas ? Vous croyiez sans doute que je finirais dans les oubliettes de l’histoire, et que plus jamais dans cette galaxie ne retentirait le nom d’Asavar Phocas. Mes pauvres amis, après tout ce temps, vous me connaissez toujours si mal…<br /><br />Rien ne pourra m’arrêter, ni les terroristes, ni la République, ni les vautours de la Confédération. Je suis Asavar Phocas, celui dont la soif de pouvoir ne connait aucune limite, et il est hors de question que je laisse la Force m’emporter tant que je n’aurais pas savouré la puissance absolue. Qu’elle aille au diable, la Force ! Par ma volonté, je détruirai tous les obstacles qu’elle mettra sur ma route ! <br /><br />Cela étant dit… je dois admettre, non sans gêne, que je suis heureux de vous retrouver, mais il est maintenant temps pour moi de retourner à mes affaires...</i></div><br /><br /><div style="text-align:center"><a rel="nofollow ugc" href="https://youtu.be/epNCcS4gl9s" target="_blank"><i>...Et à nouveau, le combat continue.</i></a></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18312/quot-et-à-nouveau-le-combat-continue.-quot</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 04:42:22 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/18312.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:58:59 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to &amp;quot;Et à nouveau, le combat continue.&amp;quot; on Wed, 25 Feb 2026 16:59:00 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Asavar Phocas</p>
<div style="text-align:justify"><i>Une nouvelle explosion avait frappé Corellia. Une fois encore, le sang du peuple avait coulé dans les rues des mégapoles corelliennes. Un jour à peine après ma visite au complexe carcéral, une détonation avait retenti, dans la cité de Kor Vella cette fois-ci. Douze âmes innocentes avaient été fauchées par cet acte barbare, d’une cruauté ignoble, orchestré par des terroristes prétendant pourtant défendre les intérêts du peuple, et porter dans leur cœur un profond amour envers la liberté. La liberté ! Mais quelle liberté, quelle bienveillance y avait-il dans les agissements ignobles du FLC ? Quelle liberté méritait donc de voir tant de sang innocent versé ? Quel amour pouvait donc bien justifier un tel crime ?<br /><br />Corellia tout entière était en deuil. Cette attaque était celle de trop, et dans les rues tortueuses des cités tentaculaires comme sur les réseaux continus de Corell Network, on ne voyait que des visage marqués par la peur, le doute, et la tristesse. Cette situation ne pouvait plus durer. Le Parti ne tolèrerait plus cela…<br /><br />Pas mal non ? C’était plus ou moins le discours que la presse corellienne était amenée à tenir au cours des jours suivants : un discours inspirant l’unité de la nation et du peuple corelliens face à la menace terroriste, renforçant ma popularité et la stabilité de mon pouvoir. <br /><br />Il y avait néanmoins une petite subtilité que l’administration se gardait bien de préciser au public : le Front Libertaire Corellien n’était en aucun cas coupable de l’attentat de Kor Vella, qui par ailleurs, manquait un peu d’ambition et frappait sans discernement, contrairement aux attaques des libertaires maknovistes. Les responsables de cette explosion étaient en réalité les membres du Parti National-Conservateur, un groupuscule réunissant les militants les plus forcenés de la campagne de feu Gabe Narben, mon ancien rival et prédécesseur à la tête du Parti. Profitant du climat de confusion qui régnait sur la planète, ces nationalistes, affligés qu’un étranger ait pris les rênes du Parti unique, avaient formé une organisation dissidente d’importance négligeable à Kor Vella et étaient résolus à mener leur propre combat, maladroit et perdu d’avance, pour rétablir l’ordre antérieur à mon arrivée au pouvoir.<br /><br />Le FLC, quant à lui, ne procédait plus qu’à de très rares attentats à la bombe, ciblant exclusivement des figures clés du Parti. Le mouvement prenait d’ailleurs de l’ampleur malgré la défiance croissante de la vaste majorité de la population à son égard. La mise en veille des programmes de démocratisation de l’appareil du Parti unique avait en effet poussé quelques dissidents résolus à grossir les rangs de l’armée clandestine d’Hector Maknov, qui n’était manifestement plus à prendre à la légère. Le département de la Sécurité d’Etat avait en effet obtenu des renseignements mettant clairement en lumière le renforcement du groupe terroriste, qui passait désormais au niveau supérieur en formant avec brio des unités paramilitaires lourdement armées. Le groupe, qui avait su tirer profit des anciens réseaux de Maknov et bénéficiait de l’ancestral savoir-faire corellien en matière de contrebande, avait désormais à sa disposition un vaste réseau de trafiquants fournissant le marché noir du système corellien tout entier, mais aussi de planètes républicaines et confédérées. Cette activité parallèle assurait au FLC une source de revenus non négligeable qui lui avait permis de s’implanter avec succès sur les mondes jumeaux de Talus et Tralus, mais aussi de prendre le contrôle de facto de la petite ville de Bela Vistal, isolée dans les montagnes corelliennes. Cette information était bien entendu confidentielle, mais elle démontrait que le FLC se donnait les moyens de réaliser ses ambitions. On réalisait toute l’entendue de l’expérience accumulée par Maknov au sein du renseignement de la CorSec : cette racaille était loin d’être un incompétent. Tôt ou tard, il serait impossible de garder le secret, et la confrontation directe avec Maknov commencerait, mais j’estimais qu’il était encore trop tôt pour faire cette révélation. <br /><br />Ce soir, une autre information s’apprêtait à être révélée aux Corelliens ébahis : après avoir frôlé la mort, le Diktat reprenait du service. Et rien ne valait un bon discours de leur leader bien aimé pour annoncer la nouvelle.<br /><br />Installé sur le trône présidentiel, dos à la vaste baie vitrée révélant les tours éblouissantes de Coronet et les lignes de speeder scintillant au loin dans la nuit, je fixai sans détourner le regard l’objectif des caméras de Corell Network, qui était chargé de retransmettre l’événement dans tout le système. Au fond du bureau présidentiel, dont les murs d’un rouge profond, presque sanguin, évoquaient la couleur du Parti unique, on pouvait discerner des gauts fonctionnaires du Parti, notamment la Première Conseillère Navarr et la Conseillère Vaetta, ainsi qu’un groupe de journalistes triés sur le volet. Ces derniers, qui n’avaient pas été informés de l’objet exact semblaient ahuris par la vision de leur Diktat, bien vivant, contre toute attente. Au cours des jours à venir, ils seraient redevables du privilège que je leur faisais en autorisant leur présence au cœur du pouvoir et témoigneraient de cet instant avec excitation sur tous les plateaux.<br /><br />Alors que le journal d’Almir Charr était interrompu, Corell Network diffusa l’introduction caractéristique des discours présidentiels : des images du drapeau Corellien fièrement fouetté par le vent, dressé au sommet de Coronet et accompagné de <a rel="nofollow ugc" href="https://youtu.be/iTHUKixKfZE" target="_blank">l’hymne national</a>. Un clignotement sur une des caméras me signala que la retransmission était imminente, et je pris la parole dès que celui-ci cessa.</i><br /> <br /><strong><span style="color:#ffffff">« Citoyennes et citoyens de Corellia. Compagnons.<br /><br />Si je m’adresse à vous en ce jour, c’est en homme marqué, comme vous tous, par la violence inimaginable qui frappe notre grande planète. Je ne ressens aujourd’hui que compassion pour les victimes de la vague d’attentats que nous subissons, ainsi que pour leurs proches. Je ne ressens que tristesse, en pensant que les nobles idéaux de notre nation sont aujourd’hui dévoyés, érigés en déités cruelles réclamant que le sang corellien soit versé, par une organisation de criminels et de fanatiques. <br /><br />Lorsque les flammes ont englouti les rues de Tyrena et m’ont frappé, lorsque j’ai vu la Mort elle-même dans les yeux, je n’ai point ressenti de haine. Lorsque j’ai senti ma vie me quitter et le néant m’emporter, je n’ai ressenti que de la pitié pour mes bourreaux, des enfants de Corellia rendus fous par une irrationnelle rancœur. J’ai pardonné. Mais ce que je ne pardonne pas, ce que je ne pardonnerai jamais, c’est que la vie du peuple de Corellia, mon peuple, soit mise en danger. Ce que je ne pardonnerai jamais, c’est de voir dans le regard des Corelliens la crainte de perdre tous ceux qui leur sont chers. Ce que je ne pardonnerai pas, c’est que des enfants de Corellia aient perdu la raison et tuent leurs propres frères et sœurs. »</span></strong><br /><br /><i>Un mensonge ? Bien évidemment. Je me moquais bien de la mort de quelques dizaines de mes sujets : il m’en restait trois milliards à gouverner, trois milliards de serviteurs abreuvés de propagande, abrutis par le subtil mélange de violence étatique et de promesses de lendemains meilleurs que leur servait continuellement l’appareil du Parti unique, et cela me suffisait amplement. Du moins, pour servir mes intérêts présents. L’attentat me ciblant en revanche ? Non, je ne l’avais jamais pardonné, et je comptais bien me venger de ces raclures du FLC avec toute la cruauté imaginable. Je n’absoudrais Maknov que lorsque je verrais cette racaille ramper à mes pieds en se tordant de douleur, chantant mes louanges et implorant mon pardon. Et alors seulement, dans ma grande magnanimité, je le lui accorderai… avant de le condamner à la fin la plus abominable qu’on puisse imaginer.</i> <br /><br /><strong><span style="color:#ffffff">« C’est donc en homme plus résolu que jamais que je me présente aujourd’hui à vous. Je suis revenu d’entre les morts pour accomplir la mission que le peuple de Corellia m’a confié : le guider en ces temps de troubles, et éradiquer la menace qui plane à chaque instant sur lui. <br /><br />Aux membres du soi-disant Front Libertaire Corellien, je dirai ceci : non. Non, nous ne céderons pas à vos méthodes abominables et à la violence que vous nous imposez. Non, nous ne rendrons par les armes, et ne vous laisserons pas imposer votre loi par la force des bombes. C’est une guerre que vous avez décidé de mener contre Corellia, son peuple et ses valeurs, c’est donc une guerre que nous mènerons contre vous, jusqu’à ce que justice soit faite et que vous soyez mis hors d’état de nuire !<br /><br />Je m’adresse désormais aux courageux citoyens de notre République populaire et souveraine : les efforts qui nous attendent sont considérables pour surmonter cette période de crise, car si la menace terroriste nous amène à nous méfier de nos ennemis intérieurs et jette le doute sur l’efficience et la stabilité de nos institutions, la menace extérieure ne doit pas pour autant être négligée. En effet, compagnons, nous devons nous rappeler que face à cette crise, aucune puissance ne viendra nous aider, que nous sommes seuls, et vulnérables aux velléités expansionnistes de l’étranger. Notre nation doit donc se prémunir de cette autre menace de toute urgence. Afin de surmonter l’ensemble de ces défis, un vaste chantier de réformation et de modernisation nous attend. L’effort national doit être mis au service du renforcement de la CorSec et du développement de notre base industrielle et technologique de défense. Ainsi, tous nos ennemis apprendront à nous craindre, et à respecter la souveraineté du peuple libre de Corellia. Nous devrons également de tâcher de nouer des partenariats avec des Etats partageant notre désir de non-alignement, de préservation du droit des nations à disposer d’elles-mêmes et de lutte contre l’impérialisme, car aussi puissants que nous soyons, l’exemple du grand peuple corellien, guidé par la doctrine du Parti, nous a enseigné que seule l’union fait la véritable force !<br /><br />Compagnons, je vous en fais ici le serment, notre combat et nos efforts ne prendront pas fin tant que le calme et la prospérité n’auront pas été ramenés sur notre planète !<br /><br />Vive le Parti, et vive Corellia ! »</span></strong><br /><br /><i>Aussitôt mes dernières paroles achevées, les caméras se coupèrent, et Corell Network diffusa un film de propagande marquant la fin de mon intervention. Des images aériennes de Coronet, accompagnées de plan sur des soldats de la CorSec marchant en rang serrés, étendards flottant au vent, apportaient une dernière touche de grandeur au discours présidentiel, sur fond d’une <a rel="nofollow ugc" href="https://youtu.be/w0Zj1ZI8YEU" target="_blank">interprétation grandiloquente de l’hymne du Parti Populaire Corellien</a>. <br /><br />Alors que les journalistes et membres du gouvernement présents quittaient les lieux sous la surveillance du service de sécurité, je souris en pensant que Corellia savait désormais que son maître était de retour, et ricanai en imaginant la réaction de ce pauvre Maknov. Soudain, je fus pris d’un malaise alors que je me relevai de mon fauteuil. Je manquai de justesse de tomber à terre, me cramponnant de toute mes forces au rebord de mon bureau de bois précieux. <br /><br />Alors, mon esprit s’embrouilla et fut envahi des étranges images qui hantaient depuis plus d’un an mon sommeil. Des visions de montagnes cristallines et embrumées, battues par la tempête et frappées par la foudre, parasitaient ma perception de la réalité. La tempête elle-même semblait me pousser avec force. J’eus le sentiment qu’une volonté malveillante animait cette force naturelle, et qu’elle cherchait à provoquer ma chute au sol de mon bureau, ou bien dans les précipices que je discernais par intermittence entre les reliefs torturés des monts de cristal. Alors que je relevai le regard, les cieux m’apparurent à travers la brume envahis de nuages noirs de jais, au milieu duquel je pus discerner un grand œil, me fixant avec une haine visible. L’hallucination seule m’étais désormais perceptible, et mon bureau sur Corellia me passaissait à des années-lumière. Je contemplai avec angoisse cet œil qui semblait être celui d’un dieu des anciens mythes de Skako, et un frisson traversa mon corps tout entier, pendant que le tonnerre déchirait les cieux alentours. Et alors que le grand Œil se rapprochait inexorablement de moi et que l’angoisse cédait sa place à la terreur, je faillis laisser s’échapper un hurlement horrifié.<br /><br />Je fus néanmoins ramené à la réalité lorsqu’un agent de sécurité me saisit par l’épaule afin de me retenir dans ma chute. La vision cauchemardesque se dissipa, et j’aperçus de nouveau les murs carmin du bureau du Diktat. Jetant un regard inquiet vers la sortie, je constatai, rassuré que presque tous les invités avaient été évacués et qu’aucun d’eux n’avait pu assister à cette étrange scène. Quelle chance… Retournant mon regard vers mon subordonné, je lui fis fermement comprendre qu’il était dans son intérêt de garder pour lui ce à quoi il venait d’assister et le congédiai. <br /><br />J’étais donc de nouveau livré à moi-même, seul en compagnie de mes pensées, tentant de chasser le souvenir de cette expérience onirique afin de me focaliser sur le réel. Trois objectifs m’attendaient : raffermir l’emprise de Corellia sur le système, l’emprise du Parti sur Corellia et ma propre emprise sur le Parti. La mission serait complexe, et dans l’obscurité retrouvée, je me remis à planifier la suite de ma conquête du Pouvoir.</i></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/post/146879</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/post/146879</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>