<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Nouvelle branche]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Sebastian Melvar</p>
<p dir="auto"><i>Le paysage alderaanien avait la beauté de Kuat, mais une beauté forgée par la nature et la sagesse des individus qui ont construit et se sont développés en pleine harmonie avec elle. Comment un monde pouvait sembler concentrer autant d’utopies ?</i><br /><i></i><br /><i>La réalité était bien entendu plus complexe et la vraie question à se poser était de savoir comment Alderaan avait su continuer à véhiculer l’image d’un monde baigné dans l’utopie ? J’étais bien vite rattrapé par cette réalité en parcourant les corridors de l’Astroport d’Aldera dans lesquels fourmillaient les manifestants de tous âges, bien qu’essentiellement jeunes. La crise provoquée par des révélations de fraudes électorales, orchestrées par la République Fédérale, était loin d’être éteinte. Les slogans anti gouvernementaux étaient nombreux et témoignaient de ce sens de la formule propres aux populations manifestantes. Je prêtais un œil curieux et confortablement détaché à ces individus en colère, l’un d’eux remarqua l’attention que je leur portais et me tendit un tract que je pris bien volontiers. C’était un appel au soulèvement citoyen, un appel à sauver la démocratie en danger et aussi un appel à la destitution du Roi d’Alderaan, cible privilégiée du mouvement contestataire.</i><br /><i></i><br /><i>Il serait néanmoins faux de croire que les troubles politiques alderaaniens étaient récents. L’élection de la Vice-Reine, dont la régularité était largement contestée, faisait suite à la mandature complexe d’une précédente Vice-Reine au bilan mitigé. Alderaan, au nombre des mondes qui ont fondé la République, s’en était détachée, sûrement mais pas très franchement, suite à l’instauration de la République Fédérale. Cette décision avait pu être perçue par beaucoup comme l’entreprise solitaire imaginée par l’égo d’une femme ambitieuse. Si les intentions de ce départ étaient sans doute nobles, ou en tout cas inspirées par de nobles sentiments, les effets n’étaient pas à la hauteur des espérances.</i><br /><i>Alderaan brillait au sein d’une République mue par de belles valeurs, elle souffrit donc parmi les premières des perturbations politiques galactiques. Comment le symbole du pacifisme et de la démocratie pouvait-il continuer d’exister sans tâche dans une République travestie en Empire, même démocrate ? Comment encore le joyau ne serait-il pas encrassé dans un Empire sith ? Et comment enfin ne pas saisir l’opportunité de la naissance d’une République Fédérale pour solder les comptes idéologiques ? La Vice-Reine d’alors reprochait à la République Fédérale de ne pas avoir purgé ses démons et préféra embarquer, ou plutôt débarquer Alderaan dont elle pensait la vertu suffisante pour vivre seule dans une Galaxie si vaste. Erreur… erreur couplée d’un échec diplomatique cuisant, celui de l’OPNA dont l’existence se résume aujourd’hui à un bâtiment sur Alderaan.</i><br /><i></i><br /><i>Mais l’idée d’Alderaan était intacte, et c’était là le miracle. Pour combien de temps toutefois ? Cette nouvelle crise, qui ne devait pas se penser indépendamment des précédentes, mettait non seulement à l’épreuve l’Alderaan réelle, mais encore l’idée d’Alderaan. Or cette idée est le bien le plus précieux de ce monde qui n’est pas économiquement très performant, tout l’inverse de Kuat qui est aussi riche économiquement qu’elle est pauvre idéologiquement. Venant de Kuat, l’idée d’Alderaan était pour moi plus forte que l’Alderaan réelle qui s’imposait à ses habitants. C’est ce qu’il me semblait urgent de sauver, même si ce n’était pas mon combat. Et quand bien même voudrais-je faire connaître mes vues, qui accepterait un déserteur dans son armée ? Ce stigmate alourdissait ma valise tandis que je pliais avec soin le tract qui m’avait été donné. Je ne voulais pas le jeter parmi ceux qui jonchaient le sol, une manière peut-être de ne pas totalement renoncer.</i><br /><br />- « <span style="color:#0066ff">Monsieur Melvar ?</span> <i>Une voix déférente comme celles auxquelles j’étais habitué. Je ne pensais pas être accueilli ainsi à l’Astroport d’Aldera. L’homme qui m’avait poliment interpellé affichait un certain âge et s’inclina légèrement à l’instant où je posai mon regard sur lui.</i> <span style="color:#0066ff">Madame Isaelle Melvar m’a envoyé vous chercher, elle vous attend à Terrarium City.</span><br />- <span style="color:#83c876">Je ne pensais pas être attendu.</span><br />- <span style="color:#0066ff">Madame Isaelle et sa cousine entretiennent des rapports fréquents, Monsieur Melvar. Si vous voulez bien me suivre.</span> »<br /><br /><i>A peine ma mère fut-elle mentionnée que je m’exécutai sans broncher. Mais à cet instant, quelques explications s’imposent… Eleonore Melvar ne fut pas la première de sa famille à nourrir des incertitudes quant au modèle social de Kuat. Elle avait acquis cette vision des choses sous l’influence presque paternelle de son oncle, le grand frère de sa mère, écarté de la succession à raison de sa masculinité.</i><br /><i></i><br /><i>Cornelius Melvar, sans doute aigre de son évincement, avait décidé de quitter Kuat pour vivre sur Alderaan. On ne sait pas encore très bien s’il s’agissait d’un choix personnel ou d’un exil contraint. Il avait alors fondé ce qu’on a pudiquement appellé la « branche alderaanienne » de la Maison Melvar, celle dont on n’aimait pas trop faire mention dans les rencontres au sommet. Eleonore Melvar avait compris de cet épisode de la vie familiale qu’il n’était pas très bon de faire état de ses doutes quant à la pérennité du pouvoir en place.</i><br /><i></i><br /><i>Les Melvars d’Alderaan ne vivent pas dans le dénuement, bien loin de là. Le départ de Cornelius, plus ou moins désiré, n’était pas comparable au mien. La situation sur Kuat était en ce temps apaisée, nulle pression ne pesait sur une Aristocratie au pouvoir incontesté. Cornelius avait émigré nanti d’une fortune conséquente, modeste à l’échelle des Melvars, mais immense pour l’alderaanien moyen. Cornelius s’était porté acquéreur d’une très vaste propriété dans la ville de Terrarium City. Fortune aidant, Cornelius ne tarda pas à se faire connaître en parrainant des activités culturelles ou sociales tandis qu’il entretenait son précieux patrimoine au quartier d’Affaires de Terrarium City. La nature de ses différents engagements au bénéfice de la communauté lui valut la citoyenneté alderaanienne dont les plus mauvaises langues considéraient qu’elle avait été bassement achetée.</i><br /><i></i><br /><i>Si proche du pouvoir sur son monde natal, Cornelius n’avait pas résisté au besoin de se rapprocher du pouvoir alderaanien. Il existait parmi les mondes du Noyau une étrange et imperceptible solidarité entre les Aristocraties locales. C’est ainsi que Cornelius Melvar se rapprocha de la famille Laudorians, dont le chef siégeait aux côtés du Roi d’Alderaan. Il épousa Fréa Laudorians, une cadette de cette noble famille pour, disait-il, affermir son enracinement alderaanien mais aussi, quand bien même n’en faisait-il que très peu état, car il n’était pas insensible à son charme. Les Melvars d’Alderaan s’appuyaient donc sur ces deux piliers, richesse et légitimité familiale, pour exister publiquement dans leur monde d’accueil. Les intérêts des Melvars d’Alderaan furent représentés, au décès de Cornielius, par sa fille aînée : Isaelle Melvar.</i><br /><i></i><br /><i>Cette dernière décida de raréfier l’engagement public de sa famille lorsque l’opération « Poigne de Fer » de l’auto-proclamé Empereur G-Man fut étendue à Alderaan dans la mesure où les notables des différents Empires ne voyaient pas d’un œil très bienveillant l’influence de cette riche famille venue de Kuat. La meilleure préservation fut alors le repli temporaire jusqu’à l’effondrement de l’Empire Sith, sous la domination duquel Isaelle ne s’était néanmoins pas privée d’user de son influence pour protéger, autant qu’il était possible de le faire sans s’exposer, les différents mouvements contestataires. C’est également durant cette période de sévère domination impériale qu’Isaelle Melvar recommanda à sa cousine, ma mère devenue Matriarche de la Maison Melvar sur Kuat, un ancien professeur de l’université d’Aldera pour s’occuper de mon éducation. Raymus Corgan, au nombre de ceux qui contestaient la domination impériale, fut envoyé sur Kuat notamment pour le protéger d’un pouvoir occupant qui devenait menaçant. De là étaient issus les liens profonds entre la famille Melvar-Laudorians et la famille Corgan.</i><br /><i></i><br /><i>Avec ce qui pouvait s’apparenter à la libération d’Alderaan du joug impérial, Isaelle put réaffirmer la présence des Melvars sur la scène publique et en profita notamment pour condamner assez fermement la sécession prononcée par la Vice-Reine Ridinia. Elle soutint en conséquence la candidature d’Anastasia de Valiesky et fut au nombre des citoyens alderaaniens abasourdis d’apprendre que l’élection de sa candidate était le fait d’une fraude électorale. Les soutiens des opposants déçus de la Vice-Reine lors de cette élection pouvaient confortablement réclamer à torts et à cris la démission de celle qui n’aurait jamais dû être élue. La position du mauvais vainqueur était bien moins confortable car une nouvelle compétition dans le contexte actuel n’était pas forcément souhaitable et ne donnerait probablement pas les résultats espérés. L’émoi devait être important dans cette branche de la famille, mais sans comparaison aucune avec le péril auquel faisait face la branche aînée et qui avait poussé l’héritier à l’exil. Isaelle Melvar, bien qu’alderaanienne de naissance, avait hérité de son père certaines traditions kuaties, dont un comportement patriarcal que je n’aurais pas pensé côtoyer à nouveau.</i><br /><i></i><br /><i>J’embarquai donc dans une navette privée en direction de Terrarium City. Le voyage fut rapide mais néanmoins l’occasion de confirmer toute la beauté du paysage alderaanien et cette manière qu’ont les urbanistes de ce monde de fondre des villes entières dans leur environnement. Je n’aperçus donc Terrarium City qu’au dernier moment. La navette se posa directement sur une plateforme privative relevant du domaine de mon hôtesse qui m’accueillit dès la sortie du véhicule.</i><br /><br /><br /></p><div style="text-align:center"><img src="https://imageshack.com/a/img922/9397/CiRpdg.png" style="max-width:100%" /><br />Isaelle Melvar<br /> </div><br />- « <span style="color:#66cccc">Sebastian… Je te souhaite la bienvenue sur Alderaan.</span> <i>La chaleur de cette accueil était inattendue dans la mesure où les relations entre ces deux branches de la famille étaient, à ma connaissance, très rares. Je n’avais effectué qu’une seule visite à Terrarium City, uniquement parce que les convenances familiales m’y obligeaient. J’avais toujours préféré la compagnie de Raymus Corgan et de sa famille. Isaelle avait approximativement l’âge de ma mère, mais son regard dégageait une aimable bienveillance.</i> <span style="color:#66cccc">Suis-moi, nous allons t’installer.</span><br /><br /><i>A nouveau je sentais que les modalités de mon exil m’échappaient et je me demandais quand, enfin, je serai véritablement le maître de mes faits et gestes.</i><br /><br />- <span style="color:#83c876">Je vous remercie… Mais sans paraître ingrat, comment saviez-vous que j’arrivais ?</span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Ta mère m’a prévenu, elle m’a dit que tu comptais résider chez les Corgans. Les Melvars résident chez les Melvars, Sebastian, considère cette maison comme la tienne.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">J’aurais aimé avoir le choix, toujours sans paraître ingrat.</span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Je t’accueille précisément pour te donner ce choix. Ne te méprend pas, je ne fais pas l’aumône. Tu es un membre de la branche aînée de notre famille, c’est mon devoir de t’accueillir, mais aussi mon plaisir.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Alors je m’en voudrais de faire obstacle, je vous suis.</span><br /><br /><i>Je me rendis en compagnie d’Isaelle Melvar dans un vaste salon d’hiver qui donnait sur un extérieur fleuri. Moins grande que le palais que j’avais quitté sur Kuat, cette demeure tranchait néanmoins clairement par sa taille avec le reste des habitations que j’avais pu voir en arrivant depuis le ciel. Avant de s’imposer par les actes, Cornelius Melvar avait voulu s’imposer physiquement dans le paysage de Terrarium City. La demeure de « l’Aristokuat », comme le désignaient ses opposants, était connue dans toute la ville par sa prestance d’abord, et ensuite par la notoriété de son propriétaire. Marius et Alicia Corgan étaient présents. Marius Corgan était l’un des fils de Raymus, le benjamin de sa fratrie. Il était, comme son père avant lui, professeur à l’Université d’Aldera et y enseignait une matière scientifique dont la compréhension m’échappait totalement.</i><br /><i></i><br /><i>Isaelle me proposa à boire, j’acceptai et fut à nouveau surpris de voir que c’est elle qui me servit directement. Voici donc le fruit du mélange entre l’Aristocratie de Kuat et l’Aristocratie alderaanienne, une femme au port altier, bienveillante et sereine quant à sa noblesse au point de servir ses hôtes sans aucun serviteur. Nous nous installions en toute simplicité dans deux fauteuils épais qui faisaient face à la végétation. J’entamai mon verre de ce whiskey alderaanien sans mot dire, et Marius brisa le silence.</i><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Je les reconnais ceux qui veulent boire pour oublier... Qu’est-ce qui t’amène parmi nous ?</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">La même chose qui anime tous ceux qui viennent sur Alderaan, la quête de tranquillité.</span><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Alors ce n’est peut-être pas le bon moment… Si tu es passé par l’Astroport, tu as dû croiser les mécontents.</span> <i>Marius marqua une courte pause en posant le regards sur son épouse, comme s’il poursuivait un débat récurrent avec elle.</i> <span style="color:#00cc33">Il n’y a vraiment que les étrangers pour penser qu’Alderaan est en permanence calme, c’est le foutoir ici.</span><br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Marius…</span> <i>Alicia Corgan était la force tranquille du couple, il n’était pas rare qu’elle incite son mari à la retenue par de douces invectives.</i><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Quoi ? C’est vrai ! Ils imaginent que tous les alderaaniens ont un cerveau en coton, qu’ils expriment leur mécontentement exclusivement en alexandrins et avec des formules de politesse. Ici aussi ça peut gronder, et là ça gronde fort.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">J’ai eu des échos.</span><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Sans doute, j’imagine qu’ils n’ont pas dû vous émouvoir sur Kuat. Je crois savoir que vous traversez aussi une période pour le moins difficile.</span><br /><br /><i>Mais qui était ce « vous » ? Vous, les citoyens de Kuat ? Vous, les Aristocrates ? Ma vision d’Alderaan était aussi incomplète que sa vision de Kuat, nos mises au point respectives avaient toujours été des moments enrichissants. Les combats étaient très différents sur les deux mondes de par leur intensité d’abord, mais surtout de par leur nature. Les alderaaniens se soulevaient contre des manipulations électorales, un vice qui m’apparaissait relativement simple à purger, quand le tumulte de Kuat était beaucoup plus profond en ce sens que les fondements même d’une civilisation étaient sur le point de rompre.</i><br /><br />- <span style="color:#83c876">Au moins difficile, oui.</span><br /><br />- <span style="color:#00cc33">C’est pour ça que tu es là ?</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Écoute, je serais ravi de ta parler de Kuat mais pas maintenant. Ou alors, il va falloir me resservir.</span> <i>Ce que Marius ne tarda pas à faire…</i> <span style="color:#83c876">Bon, j’imagine que je n’ai plus vraiment le choix.</span><br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Bien sûr que si,</span> <i>Alicia frappa l’épaule de son mari pour lui signifier son manque total de tact</i><span style="color:#cc66cc">, on se doute bien que tu n’es pas là en simple villégiature. Les nouvelles qui nous parviennent sont parcellaires et il faut avouer qu’Alderaan est aussi peu soucieuse de Kuat que Kuat est peu soucieuse d’Alderaan, surtout en ce moment. Mais il semblerait que la tension sociale sur Kuat a viré à la guerre civile, je suppose que tu cherches ici à te protéger.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Je suis un membre éminent de la caste contre laquelle est dirigée cette révolte. Je suis également soumis au fatalisme qu’ils combattent, mais je suis du bon côté de la barrière sociale. Je suis du côté de ceux qui profitent depuis des millénaires de cette exploitation organisée et ton beau-père est l’un de ceux qui m’a éduqué dans la conscience de cette injustice.</span><br /><span style="color:#83c876"></span><br /><span style="color:#83c876">Il m’a enlevé l’aveuglement qui m’aurait donné la force d’appuyer sur le bouton qui a tué tous ces ouvriers. Il m’a rendu plus humain que mes semblables… Mais je n’ai hélas pas la force non plus de renoncer à tout ce que je suis pour embrasser ce combat qui n’est pas le mien, même si leurs discours enflammés prétendent le contraire. Ils veulent me réduire à leur condition en prétendant qu’il s’agit d’une élévation… Ils ne comprennent pas qu’épouser leur cause revient à un véritable suicide.</span><br /><span style="color:#83c876"></span><br /><span style="color:#83c876">Je ne peux pas me battre contre eux, je ne peux pas me battre avec eux et cette passivité me vaudra de subir la justice du camp qui sera le vainqueur, quel qu’il soit. Les Aristocrates me reprocheront ma passivité, les révoltés devenus citoyens me reprocheront ce que j’étais durant leur révolte… Alors je suis parti, et me voilà.</span><br /><br /><i>L’un comme l’autre savait qu’il ne s’agissait là que d’une simple bribe de tous les sentiments contradictoires qui me traversaient. Ils respectèrent mon choix de ne pas en dire davantage. Marius reprit la conversation.</i><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Je vois ce que tu quittes, mais maintenant nous devons réfléchir à ce que tu comptes trouver ici.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Un nouveau départ.</span><br /><br /><i>Isaelle prit la parole à ce moment, et d’une voix douce elle énonça sa vision des choses.</i><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Tu as un hébergement, mais ce n’est pas une solution à long terme. Je t’aiderai à obtenir la citoyenneté alderaanienne, ce qui ne devrait pas être très compliqué étant donnés nos liens familiaux.</span><br /><span style="color:#66cccc">Les ressources financières ne sont théoriquement pas déterminantes pour obtenir la citoyenneté sur Alderaan. Ici, un bon citoyen est un citoyen instruit ou en cours d’instruction. Rentrer à l’Université d’Aldera simplifiera tes démarches et il n’est naturellement pas nécessaire d’être citoyen alderaanien pour prétendre à nos lumières…</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Un étudiant ? À mon âge ?</span><br /><br /><i>C’est Marius qui répondit cette fois-ci, et je compris la raison de sa présence. Au-delà de l’amitié que je lui portais, sa position de professeur au sein de l’Université d’Aldera serait d’une grande aide.</i><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Qu’est-ce que l’âge dans une galaxie aux espèces si diverses ? Pour un Wookie, tes malheureuses trente années ne marqueraient que l’entrée dans l’adolescence… Le public étudiant à l’Université est d’une diversité que tu ne soupçonnes pas. Crois-moi, tu y passeras totalement inaperçu.</span><br /><span style="color:#00cc33">En acquérant ce statut d’étudiant à l’Université d’Aldera, tu pourras prétendre encore plus rapidement à la citoyenneté. Tu pourras en plus profiter des conférences qui y sont données pour mieux connaître ta terre d’élection.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Merci, pour tout.</span><br /><br />- <span style="color:#00cc33">Ne me remercie pas encore, mon petit-frère est aussi inscrit là-bas… Je te parlais de mécontents, et bien lui est enragé. Il fait partie de ceux qui nous mettent la pagaille à l’Université.</span><br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Ne t’inquiète pas, Sebastian, Marius fait partie de ces quelques professeurs qui estiment qu’un étudiant qui s’exprime met nécessairement « la pagaille »… Ils expriment simplement les inquiétudes d’une génération quant à la pérennité d’un modèle politique qu’ils aiment. La démocratie alderaanienne est gravement ébranlée par ce qui vient de se passer. Nos fondements sont à nouveau mis à rude épreuve.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Mais contrairement à Kuat, votre modèle est bon. Il mérite d’être préservé.</span><br /><br /><i>C’est à nouveau la douce voix d’Isaelle qui répliqua :</i><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Il n’y a parfois que la voix d’un étranger pour nous réconcilier avec nous-même…</span> »<br /><br /><i>Quel paradoxe, quelle sagesse… Mais quelle utopie ! Je n’avais pas réussi à être audible dans mon propre monde, celui dans lequel je faisais partie de la classe dirigeante. Quel peuple pourrait prêter oreille à une parole venue de l’extérieure, à la parole d’un individu qui n’a goûté l’histoire d’Alderaan qu’au travers de ce qu’il en avait lu ou entendu, qu’au travers des fantasmes d’un vieux précepteur ?</i><br /><i></i><br /><i>Venu sur Alderaan pour disparaître, j’imaginais toute intention d’exister publiquement comme purement onirique. Et pourtant, quelle belle revanche sur ce destin misérable cela constituerait. Le regard que je posais sur Alderaan n’était pas complet car je n’y avais pas vécu. Mais sans doute le peuple d’Alderaan avait-il effectivement besoin de se réconcilier avec lui-même, sans doute avait-il besoin du soupçon d’aveuglement admiratif que seul un individu hors des réalités alderaaniennes pouvait lui apporter. Alderaan avait peut-être besoin qu’on lui raconte son histoire afin de l’aider à sortir du marasme dans lequel les circonstances la maintenaient. Pourquoi un étranger ? Un alderaanien haranguant la foule sur le passé glorieux de son Royaume risquerait trop de passer pour un réactionnaire, ce qui ne serait probablement pas le cas d’un nouvel arrivant guidé par son rêve d’Alderaan, persuadé que la grandeur de sa terre d’accueil ravalerait cette « crise » au rang de malheureux remous.</i><br /><i></i><br /><i>La conversation se poursuivit quelques minutes avant que les Corgans ne repartirent pour Aldera. Désormais seul avec Isaelle, cette cousine que je n’avais jamais vraiment pris le temps de connaître, je m’enfermais dans un silence qu’elle brisa à la manière des Melvars, mais sans le ton autoritaire auquel j’étais accoutumé.</i><br /><br />- « <span style="color:#66cccc">Tu as honte d’être parti.</span> <i>Elle m’épargna le poids de son regard et fixait de manière pensive le jardin sur lequel le salon était ouvert.</i><br /><br />- <span style="color:#83c876">Comment pourriez-vous le savoir ? </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Parce que mon père a pris la même décision que toi.</span><br /><span style="color:#66cccc">C’est à croire que les hommes de la famille Melvar sont destinés à quitter Kuat. Mais regarde ce qu’il a accompli ici, tout n’est pas perdu Sebastian. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Sauf votre respect, ce n’est pas comparable. Votre père a quitté Kuat pour ses idées, j’ai lâchement fui un combat. </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Mon père a quitté Kuat sous le coup de l’amertume, il est parti parce qu’il n’avait aucun moyen de satisfaire ses ambitions dans le carcan des règles de l’Aristocratie kuatie. Ses motivations n’étaient pas nobles, il a fait ce qu’il pensait devoir faire pour lui et ses futurs descendants. Je ne vois pas en quoi ta situation est différente. Et si l’on considère que tu es parti pour éviter de participer à une guerre en laquelle tu ne croyais pas, je dirais même que les causes de ton départ sont plus louables que celles du départ de mon père en son temps. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">J’ai l’impression que vous me dîtes ce que j’ai envie d’entendre…</span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Je te dis ce que je pense et tant mieux si c’est ce que tu as besoin d’entendre. Donne-toi ici le temps dont tu as besoin pour accepter ta décision, quand tu seras prêt à aller de l’avant, je serai là pour t’accompagner. Alderaan regorge d’opportunités et nous sommes dans une période propice aux changements d’envergure. Sur Kuat, tu n’étais que le fils de ta mère. Ici, c’est toi qui écriras ton histoire. </span> » <i>Elle se leva ensuite en silence en me laissant seul dans ce salon d’hiver aux airs de sanctuaire.</i><br /><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none">Édition le 19/09/18 en vue d'ajouter une image pour Isaelle Melvar</div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18177/nouvelle-branche</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 09:03:44 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/topic/18177.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:55:20 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Reply to Nouvelle branche on Wed, 25 Feb 2026 16:55:21 GMT]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°2<br />
Auteur : Sebastian Melvar</p>
<p dir="auto"><i>Isaelle Melvar se tenait hésitante devant la porte de la chambre mise à ma disposition, un holoenregistreur à la main. Elle se décida à frapper avant d’entrer en silence. J’étais assis sur un fauteuil, face à un bureau, légèrement éteint. Il m’était difficile de totalement quitter Kuat, il m’était également difficile de totalement poser le pied sur Alderaan. J’aurais souhaité que le voyage fut éternel, hors du temps et des soucis de l’existence. Quand Isaelle n’interrompait pas ce train de pensée mélancolique de sa bienveillante présence, c’était le rappel culpabilisant d’un sort bien plus enviable que la moyenne qui m’interdisait de formuler quelconque plainte.</i><br /><br />- « <span style="color:#66cccc">Sebastian…</span> <i>Je tournais lentement la tête, esquissant un sourire.</i> <span style="color:#66cccc">J’ai des nouvelles de Kuat.</span> <i>Je ne souriais plus. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine, comme si mes démons frappaient de toutes leurs forces pour enfin sortir. Isaelle, consciente de ma douleur, décida néanmoins de poursuivre. Elle posa l’holoenregistreur sur le bureau.</i><br /><br />- <span style="color:#83c876">Qu’est-ce que c’est ? </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">L’enregistrement du discours de leur chef. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Pourquoi me donnez-vous cela ? </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Pour que tu te convainques que ta place est ici désormais. Je te laisse. </span><br /><br /><i>Elle quitta la pièce en silence et je scrutais l’holoenregistreur comme s’il s’agissait d’une bombe. En un sens, c’en était une. Je me décidai au bout de quelques minutes à activer l’appareil et vis apparaître la silhouette d’un homme en armure, une tenue martiale de circonstance pour celui qui se présenterait comme le combattant de la liberté.</i><br /><br /></p><div style="text-align:center"><img src="https://imageshack.com/i/plU2JzDDp" style="max-width:100%" /><br /><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t7983-Une-Revolution.htm#p85222" target="_blank">Discours du Consul Lazarus <br />au <br />Congrès Révolutionnaire de Kuat</a></div><br /><br /><i>La Révolution… Ce n’est que revenir au point de départ, et que la providence nous garde de tout ce qu’il peut se passer durant cette phase chaotique de la vie d’une société. Oui, les acteurs vont changer, les discours sur la légitimité seront différents ; mais les méthodes seront toujours les mêmes.<br /><br />L’histoire est écrite par les vainqueurs, et ce sont en général ceux-là même qui l’oublient.<br /><br /><br />Comme à chaque fois que j’avais eu l’occasion d’écouter les discours des ouvriers, ou plutôt des ex-ouvriers, je ressentais un mélange de peur et de colère. Mais depuis Alderaan, je ressentais en plus un profond mépris de moi-même. Comment avais-je pu être faible au point de simplement abandonner quand on promettait publiquement d’éradiquer tout ce que j’étais ? A plusieurs reprises, j’interrompis l’enregistrement comme pour reprendre mon souffle. Toutes ces promesses d’égalité, de violence, de justice, de répression, tout cela couvert d’une vertu auto-proclamée… J’entendais un homme théoriser le gouvernement temporaire, celui qui, parce qu’il était appelé à être remplacé par un gouvernement modéré, se sentait autorisé à reproduire l’oppression subie. La justice n’est pas la vengeance, et même une supposée vertu du peuple ne peut purger cette grave confusion. Ils reprochent aux Aristocrates d’avoir bâti sur des mensonges et ils s’apprêtent à faire la même chose. Sans doute la Révolution nécessite la Terreur… Voilà pourquoi jamais je n’aurais pu en être un partisan.<br /><br />J’étais incapable de décrocher mon regard de l’holoenregistreur même après le terme du discours, absorbé par mes pensées. Je me sentais à nouveau à la croisée des chemins. C’était potentiellement le moment d’oublier Kuat, de détruire symboliquement cet appareil. Je focalisais sur cet objet toute ma douleur, toute ma frustration mais ma main restait immobile. Se séparer artificiellement de sa souffrance s’apparentait à une simple anesthésie, détournant celui qui en bénéficie de la voie d’une véritable guérison. Alors, paradoxalement, cette envie de conserver vivaces mes sombres pensées reflétait en réalité ma conviction profonde, et sans doute inconsciente, qu’il était possible de s’en remettre. De l’espoir dans le désespoir…<br /><br />Puisque ces gens voulaient faire disparaître mon passé, ou ne me le rappeler que pour me condamner, il fallait embrasser pleinement la nouvelle vie qui s’offrait à moi. « Ces gens »… L’ambivalence de mes sentiments pour les ex-ouvriers de Kuat n’était pas évidente à résoudre. J’avais sans doute besoin, pour le moment, de les détester pour trouver l’énergie de me construire une vie nouvelle, une vie que je choisirais.<br /><br />Suffisamment résolu pour me lever, je quittai ma chambre en laissant l’holoenregistreur sur le bureau. Je rejoignis la cousine de ma mère qui lisait paisiblement dans l’un des salons de la maison. Le calme permanent de cette demeure alderaanienne cachait bien les intrigues qui devaient s’y tenir. C’est ainsi qu’Alderaan faisait de la politique, quand les citoyens en colère n’étaient pas dans les rues. Cette gronde que j’avais rencontrée en arrivant n’avait absolument aucun écho dans ce salon feutré, au centre duquel trônait un feu apaisant. Isaelle quitta sa lecture des yeux :</i><br /><br />- « <span style="color:#66cccc">Alors, ils ont gagné ? </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Je ne vois pas ce qu’ils pourraient dire d’autre. Bien sûr, "la lutte continue"… Mais je me demande comment ils resteront aussi unis quand ils auront coupé toutes les têtes de leurs ennemis.</span> <i>Je marquai alors un silence brutal qu’Isaelle interpréta sans trop de mal, elle répondit sans attendre.</i><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Ne t’inquiète pas. Il n’est pas né celui qui prendra la tête de ta mère… Elle partira quand elle saura le moment venu. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Et peut-être aurons-nous le plaisir de l’accueillir. </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Je suis heureuse de t’entendre dire "nous", mais je pense que ta mère a une autre solution de repli depuis bien longtemps. J’imagine un endroit bien plus paisible qu’Alderaan, un endroit où elle pourra passer une vieillesse tranquille loin des tumultes qui ont ponctué toute sa vie. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">C’est rassurant, je suppose. Et s’agissant de ma solution de repli à moi ? </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Je ne vois pas du tout ta situation comme une solution de repli, Sebastian. C’est au contraire une opportunité que je vais t’aider à saisir. Tu as la chance, dans tes égarements, d’avoir de la famille bien implantée politiquement dans ton lieu d’accueil. Mon père s’est rapidement rapproché des conservateurs alderaaniens, liens aristocratiques aidant. Ils ne sont pas tous très dégourdis, un peu nostalgiques sur les bords, mais leurs valeurs sont essentiellement les nôtres. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Et pourquoi m’écouteraient-ils ? </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Parce que tu deviendras notre voix auprès d’eux, et elle est écoutée. La situation politique sur Alderaan est des plus instables. La Valiesky a été mal élue, tout le monde en convient, ce qui laisse augurer une démission précoce. Les troubles actuels justifient, aux yeux de ses soutiens qui commencent à faiblir, qu’elle conserve les responsabilités. Mais elle sera bien vite contrainte à la démission, c’est le moment d’avancer nos pions…</span> <i>Nul ne pouvait contester à ce moment précis l’air de famille. Il semblerait que les Melvars avaient l’intrigue dans le sang, un héritage dont j’étais amené à douter ces derniers temps du fait de la conclusion funeste de mon entreprise sur Kuat. Une intrigue reste néanmoins une intrigue, même si elle n’est pas couronnée de succès. Il était donc venu le temps de se remettre en selle, et je sentais au fond de moi un appétit ancien qui commençait tout juste à ressentir les prémices d’une satisfaction.</i><br /><br />- <span style="color:#83c876">Anastasia de Valiesky était plutôt rattachée au centre gauche de l’échiquier, il me semble, les conservateurs constituent l’alternance naturelle du jeu politique et sans doute un refuge pour les insatisfaits et les inquiets dans le cas où un nouveau scrutin devrait se tenir. Il y a effectivement une mise à ramasser, mais cela suppose d’agir avec finesse. Il faudrait sans doute des sondages pour s’en assurer, mais la masse des insatisfaits qui iraient jusqu’à changer leur affiliation politique n’est peut-être pas suffisante pour faire basculer la majorité. </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">C’est pour cela qu’il faut agir rapidement. L’immense majorité des électeurs votent de façon purement émotive, encore faut-il que l’émotion demeure vive. Pour profiter au maximum de cette manne de suffrages flottants, il faudra aux conservateurs un candidat plus modéré qu’eux, un candidat… neuf. </span> <i>L’allusion était tellement peu subtile que ma mère en rirait probablement aux éclats, et ce malgré sa légendaire maîtrise de soi. Je jugeais la supposition étonnante au point de ne pas être certain de l’avoir justement interprétée, aussi voulais-je m’en assurer avec délicatesse.</i><br /><br />- <span style="color:#83c876">Encore faudrait-il que ce candidat soit un citoyen…</span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">Formalité ; c’est en cours de règlement. Avec ton inscription à l’université d’Aldera, la recommandation d’un professeur de cette université et tes attaches familiales sur Alderaan, tu pourras jouir de la qualité de citoyen dans très peu de temps.</span><br /><br />- <span style="color:#83c876">J’imagine que l’acquisition si rapide de la citoyenneté devra être argumentée… S’il est effectivement question de me pousser comme candidat potentiel, tous les aspects de ma vie seront scrutés. </span><br /><br />- <span style="color:#66cccc">C’est exact… Mais ne t’inquiète pas s’agissant de la citoyenneté. Tu es, sur cette question d’appartenance, très imprégné de tes habitudes kuaties… Tu n’as pas changé de "caste sociale", tu es devenu membre de la communauté au sein de laquelle tu as élu domicile. Les alderaaniens sont très tolérants sur cet aspect-là des choses. Pense plutôt à ce que tu vas répondre aux questions que ne manquera pas de te poser Valerian Ulgo. C’est le chef de fil des conservateurs alderaaniens, nous sommes dans ses papiers. Cela te donne une tribune auprès de lui, mais le reste dépendra de toi, et surtout de l’impression qu’il aura de toi. </span><br /><br />- <span style="color:#83c876">Alors je suppose qu’il faut me mettre au travail dès maintenant.</span> »<br /><br /><i>Sur ces simples mots, je me levai pour rejoindre le bureau que j’avais quitté auparavant. Je devais donc en savoir suffisament sur Alderaan pour être en mesure, non pas de répondre à toutes les questions que l’on me poserait, mais de déployer une opinion claire sur les aspects généraux de la politique alderaanienne.<br /><br />Mon précepteur m’en avait appris beaucoup, mais il me manquait, au-delà d’une actualisation, un esprit tout alderaanien qu’il me serait presque impossible d’acquérir en si peu de temps. Et puisqu’il m’était impossible de jouer l’alderaanien "pure souche", il faudrait s’efforcer de séduire ce responsable politique par un esprit en contraste avec ses habitudes. Je repensais alors à la phrase d’Isaelle Melvar qui avait conclu notre premier échange le jour de mon arrivée. Elle serait probablement ma meilleure ligne idéologique pour justifier qu’un homme venu d’ailleurs puisse prétendre apporter quelque chose à un peuple qu’il vient tout juste d’intégrer.</i><p></p>
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