Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

République Fédérale

Privé

Messages


  • Comptes de Mustafar
    BlokkusB Blokkus

    **Mai**

    Mensualité du mois: + 500 000 crédits

    Salaires: -1500cr

    Total: 43 923 525 crédits

    Comptes planétaires

  • Faire du neuf avec du vieux
    Erys TalmarkE Erys Talmark

    Quand Nyméia se décide à arriver, je suis toujours à mon bureau. Certaines choses ne changent jamais, et les maux de crâne en font partie. J’ai l’impression que quelqu’un est en train de faire tourner une visseuse entre mes tempes, et j’ai du mal à me concentrer sur ce qui est important : tout le reste en dehors de moi. Ouais, je sais, c’est original, je ne pense pas qu’à ma petite personne des fois. Mais que voulez-vous… On finit par changer. Bref. C’est donc avec mon plus beau front en sueur et mes cheveux défaits en plus des cernes sous mes yeux que je reçois la Twi’lek. Je la vois regarder un peu partout en entrant dans la pièce, comme elle le fait souvent. Officiellement, pour s’assurer que personne n’observe ou que rien n’est en bordel. Officieusement… bref.

    Elle a pris son temps mais elle est enfin là. Quand elle passe le pas de la porte, je relève les yeux et je lui souris. Ouais, elle m’a un peu manqué, quand même, pendant tout ces jours où elle n’était pas là. Faut dire que vu à quel point je me décharge sur elle, ça fait un paquet d’informations que je dois retenir sans la laisser gérer. Sauf que la fatigue me rattrape, et quand elle s’asseoit sur mon bureau, je laisse tomber mon visage sur le bois, dans un bruit sourd, et une douleur qui ne m’inquiète pas. Le soupir qui s’échappe de mes lèvres est à fendre l’âme, mais il se transforme en marque de contentement quand je sens la main de mon aide de camp se poser sur mes cheveux. Sa voix est un baume pour l’esprit. Le mien en tout cas.

    -J’suis là, Erys, ne t’en fais pas. Tout ira bien. J’ai lu les premiers rapports, tu as très bien agi, personne ne te reprochera jamais rien.

    J’aurais du mal à vous décrire les sensations… Je sens ses doigts peigner doucement mes cheveux, en même temps qu’ils glissent sur mon crâne, provoquant de doux frissons dans mon échine, la chaleur de sa peau se transmet comme si je n’avais pas vu la lumière du soleil depuis des années. Nyméia a toujours été douce avec moi, mais c’est toujours mieux quand ça fait un moment, comme si j’avais besoin de mon fix régulièrement, comme si il fallait que je m’en prive pour mieux la retrouver. J’ai pas envie de m’en priver, mais comment retrouver cette sensation, après ? …

    -Erys, dis moi pourquoi tu me fais venir ici.

    Ah, la fameuse question… Elle a jamais été super patiente, de ce point de vue, et la baratiner n’aurait aucun intérêt, vu qu’elle lit à travers moi comme un livre ouvert. Ce qui, entre nous, est légèrement pénible quand je dois lui mentir vis-à-vis de la Garde… Mais là, ce n’est pas le souci qui me vient. En fait, je n’ai pas de réelle réponse à lui apporter autre que l’envie de l’avoir près de moi. Du coup, quand je réponds, je ne sais même pas où commencer ou ce que je dois dire exactement… Je le sens dans ma voix qui n’est pas du tout assurée, et qui n’a pas l’air de vouloir se stabiliser.

    -Simplement pour les rapports… Pour savoir où en est Arkinnea…

    Elle me coupe dans ma réponse en appuyant très légèrement sa main sur ma tête. Dans d’autres circonstances ou avec n’importe qui d’autre, je lui aurait démoli la face, mais là, je la laisse faire.

    -Arrête de mentir. Arkinnea ne va pas s’arrêter de tourner parce que tu n’es pas là une semaine. Tu sais que nous sommes sur les rails et que ça va prendre du temps. C’est pour ça que t’as mis du monde sur le projet, tu te souviens ? Donc… pourquoi ?

    Je relève la tête lentement vers elle, avant de relâcher un soupir. Je colle mon menton dans la paume de ma main, accoudée au bureau, sans la lâcher des yeux. Elle est chiante, à avoir toujours raison.

    -J’avais juste besoin… d’une pause.

    Avant-poste Jedi

  • Faire du neuf avec du vieux
    Erys TalmarkE Erys Talmark

    Inutile de vous mentir, à vous qui me lisez, puisque vous n'espérez que ça. De toute façon, vous n'êtes là que pour ça... Mais oui, j'ai pourri les petits jeunes. Cette bande d'amateurs, ramollis par Coruscant, n'était pas du tout prête pour mes méthodes et... oui, bon, je suis peut-être un peu chafouine aussi, avec toutes ces bêtises, et du coup, je transpose sur eux toute ma frustration, quitte à devoir leur péter la mouille pour qu'ils comprennent bien ce que j'ai à leur dire. Pourtant, j'ai essayé de me retenir, mais pas moyen. Alors je suis passée aux grands moyens, et à la pratique du corps-à-corps. Bon, ben autant vous dire que ce n'est pas glorieux, et qu'ils vont avoir des bleus quelques jours, ces bleus. Ah !

    Bref. J'vous ai dit que je suis chafouine ? Oui ? D'accord. Entre nous, ça fait longtemps que cette frustration là grandit. Pourquoi tout et tout le monde semble décidé à ralentir, à faire exprès d'avancer moins vite que moi. Et ça me gonfle ! La méditation ne donne rien, le combat ne donne rien, j'arrive pas à m'enlever le visage de Froome de la tête, quand je lui ai parlé de Général, de puissance de la Garde. Raaah, pourquoi est ce que lui aussi a décidé de ne rien en faire, de ne pas pousser l'avantage que nous avions ? Les officiers étaient là, à portée de main, ils ont besoin de la Garde, sinon, ils ne nous enverraient pas aux quatre coins de la Galaxie pour combattre avec eux, et en première ligne en plus !

    Je tourne comme un lion en cage, une oreille discrètement tournée vers l'entraînement de mes ouailles, mais honnêtement, j'ai pas le coeur à ça, j'ai pas la tête à ça, j'ai juste envie qu'ils se cassent, pour le moment... Heureusement que j'ai d'autres instructeurs pour prendre le relais, parce que j'ai pas du tout la foi de les entraîner, peu importe à quoi. Quelle perte de temps, quelle gabegie, rien ne changera jamais comme je le veux !

    Je me laisse tomber sur la chaise de mon bureau et je lève les jambes sur le bois de celui-ci, tout en me massant les temps. La fatigue... La fatigue et la frustration qui parlent et qui pensent, j'en suis sûre. Je suis usée par tout ça, c'est tout. J'ai pas dormi les jours précédant l'inauguration, et pas beaucoup plus après. Oui, ça doit être ça. Entre l'académie et la lecture des rapports de Nyméia, je me suis pas octroyé beaucoup de temps pour essayer de redescendre un peu. Oui, bien sûr. C'est ça. La pression inhérente à tout ça. Mais c'est ce que je voulais, non ? Devenir importante, limite indispensable pour tout le monde, que ce soit sur Arkinnea ou pour la Garde ? Rien d'autre ne comptait que ça. Alors pourquoi je reste persuadée que c'est pas le cas, alors que j'ai enfin réussi à poser la main sur cet objectif ? Depuis quand je me formalise de ce qu'on me dit, sans tracer mon propre chemin, à ma manière et selon ma chronologie ? Je me suis perdue en chemin...

    Cette académie, ce n'est qu'une étape. Une étape que je dois peaufiner, et approfondir, avant de passer à l'étape suivante. Mais j'ai besoin d'avancer, moi aussi, j'ai besoin de savoir où je vais. Mais j'y arriverai pas toute seule. Alors je sors mon comlink.

    -Nyméia, rejoins moi à l'Académie.

    Avant-poste Jedi

  • Diplômés de l'Académie
    Erys TalmarkE Erys Talmark

    **Académie de la Garde Républicaine d’Arkinnea**

    Première promotion « Lyra »
    Horatio
    Ylina
    Delko
    Wolffe
    Kali
    Tripp
    O’shay
    Boavista
    Loman

    Mise à jour à venir

    Avant-poste Jedi

  • C'est bien ce que je craignais, un Mynock !
    Ishiro ShinraI Ishiro Shinra

    Dès l’impact de la crosse, quelque chose devient clair, non pas brutalement ni comme une révélation soudaine, mais comme une évidence que j’avais refusé d’accepter jusque-là et qui s’impose enfin sans possibilité de retour en arrière. Le choc ne me désoriente pas réellement, mais il déplace quelque chose de plus profond, une certitude silencieuse que je maintenais depuis le début, l’idée que j’avais encore un coup d’avance, que la structure de mon piège pouvait compenser ce que je ne maîtrisais pas encore.

    Elle vient de le briser, sans effort, sans hésitation, sans même chercher à exploiter immédiatement l’avantage qu’elle vient de créer.

    Je recule d’un pas, juste assez pour absorber l’impact et réorganiser ma posture, mais elle est déjà là, stable, ancrée, prête, et je comprends que ce n’est pas sa vitesse qui est dangereuse, mais sa constance. Elle ne rattrape pas le combat, elle ne le poursuit pas, elle y est déjà, comme si elle n’avait jamais eu besoin de s’y adapter.

    Lorsqu’elle parle, lorsqu’elle ricane avec ce ton presque léger, presque moqueur, il ne s’agit pas de provocation mais de confort, d’une aisance totale dans un espace qui lui appartient pleinement.

    Et moi… je viens d’y entrer.

    Je redresse la tête sans répondre, sans lui offrir le moindre mot ni la moindre réaction, parce que ce qui compte désormais ne se joue plus dans ce que je montre, mais dans ce que je retiens. Lorsqu’elle dégaine sa vibrolame, le geste est fluide, presque inutilement élégant pour quelqu’un qui cherche à tuer, et c’est précisément ce détail qui m’alerte.

    Elle ne combat pas encore.
    Elle démontre.
    Elle m’évalue.

    Et lorsqu’elle se met en position, le changement ne se manifeste ni dans l’air ni dans la Force, mais dans la manière dont l’espace autour d’elle semble déjà structuré, organisé, verrouillé.

    Ce n’est pas une posture.
    C’est un système.
    Le premier échange confirme tout.

    Ma pique de Force part sur une trajectoire volontairement brisée, imparfaite, destinée à provoquer une réaction, à créer une ouverture, mais elle ne bloque pas, elle ne pare pas, elle absorbe. Et dans ce mouvement, je comprends immédiatement que ce que j’avais pris pour une faille n’en était pas une.

    C’était un test.

    Je pivote, j’enchaîne, variation basse, remontée rapide, angle inversé, mais elle est déjà là, alignée, prête, et chaque fois que je crois imposer un rythme, elle le redéfinit, non pas en le brisant mais en l’intégrant dans sa propre logique.

    Le schéma est visible, mais ce n’est pas une boucle.
    C’est une progression.

    Chaque échange me coûte plus qu’il ne lui apporte, chaque tentative m’expose davantage qu’elle ne la contraint, et lentement, imperceptiblement, le centre du combat se déplace jusqu’à ce que je ne sois plus celui qui initie, mais celui qui s’adapte.

    La faim remonte, plus forte, plus insistante, s’accrochant à chaque mouvement, cherchant à transformer chaque échange en opportunité brute, en violence directe, en rupture immédiate, et je la contiens difficilement, conscient que céder à cette impulsion reviendrait à devenir lisible.

    Et être lisible face à elle…
    c’est mourir.

    Un nouvel échange, plus rapide, plus proche, et ma pique frôle, dévie, revient, sans jamais trouver ce que je cherche, tandis qu’elle n’est jamais là où je l’attends, et lorsqu’elle contre, ce n’est pas pour repousser mais pour placer.

    Un choc.
    Léger.
    Précis.
    Mais suffisant.

    Je perds un appui, infime mais réel, et dans cet instant, je vois enfin la structure.
    Ce n’est pas une danse.
    C’est une réduction.

    Elle ne cherche pas à me battre, elle cherche à m’enfermer, à réduire mon espace, à limiter mes options, à me forcer lentement vers une seule trajectoire, une seule erreur, une seule fin.

    Et cette fois… le piège n’est plus le mien.
    La réalisation est froide, immédiate, parfaitement lucide.
    Je ne peux pas la battre ici, pas maintenant, pas comme ça.
    Mais je peux survivre.
    Alors je change, non pas de vitesse ni de rythme, mais de logique, cessant de chercher la faille, cessant de vouloir prendre l’avantage, cessant de jouer à son jeu.

    Mes mouvements deviennent plus courts, plus bruts, moins ambitieux, et je ne cherche plus à gagner mais à durer, à rester dans cet espace incertain où rien n’est encore décidé, à refuser la conclusion, parce que tant que le combat n’est pas terminé…

    je ne suis pas mort.

    Et pour la première fois depuis le début de cette traque, je comprends quelque chose qu’aucun piège, aucune préparation, aucune stratégie ne pouvait m’enseigner.

    Elle n’est pas simplement meilleure.
    Elle est à son apogée.
    Et moi… je viens seulement d’entrer dans la vraie chasse.

    Le rythme ne ralentit pas, il se resserre comme un étau invisible dont chaque mouvement réduit encore l’espace qui me reste, non pas physiquement mais mentalement, stratégiquement, jusqu’à ce que chaque option devienne lisible, anticipable, condamnée avant même d’être tentée, et dans cette pression parfaitement maîtrisée, je comprends que rester dans cette dynamique revient à accepter une fin que je ne contrôle pas.

    Ses attaques ne sont plus exploratoires, elles convergent vers une fermeture progressive, une logique implacable qui ne laisse plus d’angles morts exploitables, et c’est précisément dans cette précision absolue que se trouve ma seule ouverture.

    Je cesse de lutter contre son rythme.
    Je l’accepte.
    Je m’y aligne.
    Et c’est là que tout commence réellement.

    Parce que dans cet instant précis, alors que je laisse volontairement mon équilibre dériver, que mon appui se dégrade légèrement et que mon souffle devient irrégulier, je sens sa réaction, non pas visible, mais inscrite dans sa manière d’occuper l’espace, dans cette certitude tranquille qui lui appartient.

    Elle pense avoir compris.
    Et elle a raison.
    Mais pas complètement.

    La Force s’impose alors, non pas comme une maîtrise mais comme une surcharge brute, une tension qui amplifie chaque perception au point de la rendre presque insupportable, transformant chaque vibration en signal, chaque déplacement d’air en alerte, chaque mouvement en nécessité, et dans cet état instable, dangereux, je cesse d’anticiper.

    Je cherche à survivre.

    Mes esquives deviennent irrégulières, imparfaites, parfois en retard, parfois trop rapides, comme si mon corps réagissait avant même que mon esprit ne formule une décision, et dans ce chaos contrôlé, dans cette perte volontaire de pureté technique, je sens enfin une friction.

    Infime.
    Mais réelle.
    C’est suffisant.

    Je laisse alors la trajectoire se refermer, je laisse son avantage exister, je laisse l’espace se réduire jusqu’à rendre la conclusion presque évidente, et c’est précisément dans cet instant que je décide de rompre, non par la force ni par la vitesse, mais par l’incohérence.

    Ma main lâche la pique de Force comme une rupture totale de logique, et pendant une fraction de seconde, je sens la recalibration immédiate qu’elle impose à cette disparition inattendue.

    La pique percute la conduite sous pression exactement là où je l’avais fragilisée, et au moment même où l’impact déclenche la rupture, où la structure cède sous la contrainte accumulée, je tends déjà la main dans le flux qui s’arrache, guidé moins par la précision que par une impulsion brute de la Force, accrochant l’arme au passage alors que l’explosion d’air se libère dans un souffle violent, saturant l’espace de condensation, de bruit et de chaos.

    Mais ce n’est pas l’explosion qui compte.
    C’est ce que je fais dedans.

    Je plonge directement dans sa zone, porté par cette Force instable qui hurle dans mes nerfs, me permettant de glisser entre ses angles, non pas parfaitement, mais suffisamment pour survivre, et dans cet instant suspendu, je cesse d’être un combattant.

    Je deviens une trajectoire.

    Je passe à portée immédiate, dangereusement proche, assez pour sentir la menace réelle, et dans ce passage impossible, ma main perturbe brièvement sa posture, un décalage minuscule mais vital.

    Dans le même mouvement, je frappe la structure, précisément là où elle doit céder.

    La passerelle bascule, modifie l’angle du combat, supprime les appuis, et cette fois, je ne reste pas.
    Je m’abandonne au mouvement.
    Je chute.
    Volontairement.

    Le vide me saisit, les vibrations saturent mes sens, et la Force, instable, m’arrache à la trajectoire la plus dangereuse juste assez pour atteindre une ouverture identifiée juste avant.

    Je m’y engouffre sans ralentir, sans regarder, sans vérifier.
    Parce que rester une seconde de plus serait une erreur.

    Mon corps retrouve un rythme plus lent, plus froid, plus effacé, mais chargé d’une fatigue réelle que je ne peux plus ignorer.

    Ma respiration revient difficilement.

    La faim gronde en moi avec une violence sourde, presque intrusive, cherchant à s’imposer comme une nécessité absolue, mais je la repousse encore, tant que je peux, conscient que céder reviendrait à offrir à mon adversaire ce qu’elle attend. Derrière moi, je sais qu’elle est toujours là, même sans la voir ni la percevoir clairement, car sa présence ne disparaît pas, elle se suspend, elle se réorganise, elle attend.

    Elle n’est pas vaincue.
    Elle n’est pas désorientée.
    Elle est interrompue.
    Et face à elle, c’est déjà une victoire fragile.

    Parce que ce combat n’a jamais été destiné à être gagné, seulement à être quitté au bon moment, et maintenant que j’ai survécu à cet instant, à cette fracture où tout aurait pu s’arrêter, la traque change encore de nature, non pas en ma faveur… mais plus entièrement contre moi.

    Kuat

  • Comptes de Mustafar
    BlokkusB Blokkus

    **Avril**

    Mensualité du mois: + 500 000 crédits

    Salaires: -1500cr

    Total: 43 425 025 crédits

    Comptes planétaires

  • Faire du neuf avec du vieux
    Erys TalmarkE Erys Talmark

    Lorsque Froome repart, je reste un long moment à regarder son dos, jusqu’à ce qu’il disparaisse dans les entrailles de sa navette avec le reste des officiers supérieurs. Je crois que je ne sais pas exactement où me mettre, en fait. J’ai la sensation d’avoir raté un truc. Ou d’avoir oublié quelque chose. C’est comme si une chape de plomb venait de se poser avec brutalité sur mes épaules, au point que j’ai du mal à m’en défaire. Je sens que j’ai les dents à nouveaux serrées, les ongles de mes doigts qui rentrent dans ma paume, le dos totalement tendu, pire qu’une planche de bois.

    Il se fout de toi.

    Je secoue la tête plusieurs fois pour essayer de remettre mes idées en place, pour tenter de tout bien assimiler, mais j’ai la sensation qu’il va me falloir un long moment pour m’en remettre. En fait, je ne suis pas bien certaine d’avoir tout compris. J’ai presque eu le sentiment qu’il me félicitait pour ce que j’ai fait, ici et avant. Et en même temps, j’ai l’impression qu’il a encore de sérieuses réserves sur moi et sur l’avenir. J’ai pourtant tout bien fait, j’ai créé un sanctuaire, récupéré Arkinnea, j’ai même pris la tête du tout premier escadron de vol de la Garde... Et c’est pas encore assez ?

    Il ne te fait pas confiance.

    Je rejette la tête en arrière en fermant les yeux et en ignorant l’environnement autour. Le ciel bleu pratiquement sans nuages. La légère brise qui rafraîchit l’air. Le soleil qui ne tape pas encore suffisamment pour faire rougir ma peau. Et derrière, pas si loin de moi, l’atmosphère étrange et emplie d’énergie, de la Force, émanant du Sanctuaire. Mais rien de tout ça n’a l’air à même de me calmer. De me détendre. J’ai envie de hurler, de crier à l’injustice et à la trahison, de le ramener ici par la peau du cul pour qu’il comprenne qu’il y en a marre. Marre des pisse-froids, marre de la fébrilité de la République, marre de la tiédeur des échanges. Oui, la Garde a besoin d’un Général, d’une voix qui porte, de quelqu’un au dessus de la mêlée capable de diriger l’entièreté de l’unité. Ils veulent des résultats ? Ils vont en avoir.

    Et plutôt deux fois qu’une, ma toute belle. Ils vont le regretter…

    En rouvrant les yeux, je les pose sur l’académie. A l’intérieur, l’escadron lumineux et les nouvelles recrues découvrent les lieux et s’y installent, ignorant des troubles qui y règneront plus tard. De ces questions qui me taraudent. Entre nous, je ne sais toujours pas exactement ce que je leur réserve, mais je sais qu’ils vont prendre pour les autres. Qu’ils vont devoir assumer mes frustrations, le temps que je leur prouve à tous qu’ils se trompent et qu’ils font une erreur monumentale en ne me faisant pas confiance. Quand ils verront la nouvelle génération de Gardes Républicains, ils ne pourront que baisser la tête.

    Tu sais que tu as raison.

    Je me dirige immédiatement vers les portes de l’Académie, bien résolue à prendre les choses en main. Et en premier lieu, inspection des troupes en bonne et due forme…

    Avant-poste Jedi

  • Flotte de la marine Républicaine
    BlokkusB Blokkus

    Starfleet

    1 Venator
    -L'Infini
    Dirigé par le commandant Greth Faklons
    Escadrille:850°

    2 Acclamators
    -L'Equilibre
    Dirigé par le capitaine Cox
    Escadrille:851°
    -192 Alpha 3

    • 192 Z-95 Headhunter
    • 36 chasseurs ARC-170
      -L'Octave
      Dirigé par le capitaine Fisk
      Escadrille:852°
      -192 Alpha 3
    • 192 Z-95 Headhunter
    • 36 chasseurs ARC-170

    5 croiseurs CNK
    -Le Stabilité
    Dirigé par le capitaine Woll
    Escadrille:853°
    4 escadrilles de X wing, 1 escadrille de A wing/ 1 escadrille de B wing
    -Le Totalité
    Dirigé par le capitaine Henson
    Escadrille:854°
    4 escadrilles de X wing, 1 escadrille de A wing/ 1 escadrille de B wing
    -Le Prospérité
    Dirigé par le capitaine Pointdexter
    Escadrille:855°
    4 escadrilles de X wing, 1 escadrille de A wing/ 1 escadrille de B wing
    -L'Ambition
    Dirigé par le capitaine Zurer
    Escadrille:856°
    4 escadrilles de X wing, 1 escadrille de A wing/ 1 escadrille de B wing
    -L'Illumination
    Dirigé par le capitaine Yung
    Escadrille:857°
    4 escadrilles de X wing, 1 escadrille de A wing/ 1 escadrille de B wing

    Conseil de guerre

  • Achats pour la flotte de l'armée républicaine
    BlokkusB Blokkus

    **Marine Fédérale**

    Les informations venant de Kuat n'étaient pas très rassurantes, l'Amirauté décida de passer une Commande auprès des chantiers navals:

    Pour la flotte Starfleet:
    1 Venator qui fera office de vaisseau Amiral
    1 X 1 100 000 crédits = 1 100 000
    2 Acclamator en renfort des déplacements intergalactiques
    2 X 710 000 crédits = 1 420 000
    5 CNK pour transporter les chasseurs sur le front.
    5 X 680 000 crédits = 3 400 000

    HRP
    Compte de l'armée Fédérale édité
    98 540 000-5920000=92 620 000
    Compte fédéral:

    Fabrique de vaisseaux

  • Faire du neuf avec du vieux
    Erys TalmarkE Erys Talmark

    Je hoche aux mots de Froome. C'est amusant. Je ne suis vue le haïr, l'insulter, le provoquer et maintenant que je le regarde dans les yeux je n'ai plus rien de tout ça. Je n'ai plus de ressentiment, plus de colère. Comme si j'avais compris quelque chose. Comme si je... comprenais. C'est un passage de relais entre lui et moi. Il a passé du temps à me regarder me débattre, et voilà où nous en sommes... Face à face, Garde à Garde. Enfin égaux, peut-être. Je rengaine mon sabre et le remet à ma ceinture, avant de lui parler à voix basse.

    -Chevalier, j'aimerais vous parler, avant que vous ne repartiez, marchons.

    Je l'emmène vers le patio tranquillement, devant l'ancienne fontaine pas encore en activité, et je m'asseois sur le parapet. C'est sûr que je dois avoir l'air un peu minable comme ça, après de grandes paroles devant tout ce petit monde. Finalement, j'ai encore besoin de lui, un peu...

    -Beaucoup de choses se sont passées ces derniers temps, Chevalier. Et j'ai besoin de vos lumières pour la suite.

    J'inspire longuement. Autant pour réfléchir à ce que je vais dire que pour me détendre. Je reste une gamine apeurée qui n'a pas l'habitude de parler en public. Et maintenant que je dois prendre des responsabilités, je me rends compte que c'est plus difficile que de prendre des décisions dans le feu de l'action, d'improviser quand personne ne sait vraiment quoi faire. Et là, je dois prendre des décisions qui vont influer sur des dizaines de personnes.

    -Je n'ai aucune idée de comment la suite va se passer, maintenant. Beaucoup de choses se passent pour moi et je dois y penser. J'ai enfin trouvé comment faire vivre l'héritage de Lyra, autrement qu'en portant son arme inutilement. En intégrant à mon nouveau sabre, je pourrais faire le lien entre passé et futur.

    Nouvelle inspiration. Nouvelle pause. Mon cheminement de pensées n'est pas aussi clair que ce que je voudrais. J'ai la voix d'Érys qui essaye de me guider et me conseiller quoi dire. Trop de choses. Trop de non-dits. Trop de rancœurs. Trop d'éléments à prendre en compte.

    -Mais c'est surtout le futur qui m'importe. Il y a tellement à faire. Je suis leader de l'escadron lumineux. Je dois diriger l'académie. J'imagine que vous voudrez me garder sur le terrain.

    La question me brûle les lèvres. La suite des événements en dépend.

    -Je ne suis que Lieutenant de l'armée. Vous avez vu vous-même que je manque de légitimité. Alors que je veux enfin servir la Grande Armée. Aider Arkinnea. Et surtout, remettre la Garde au centre des débats.

    Je souris une fois de plus.

    -Il y avait encore, il y a quelques années, un Général de la Garde. Nous avions notre place. Cette académie pourrait être notre point de départ.

    Avant-poste Jedi

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