Rien n'est à la hauteur de Star Wars Ewoks.
Personne ne pourra dire le contraire !!
Ordre Sith
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Bataille de Fans -
Quand les dés sont jetésLa pièce était petite, sans fenêtre, éclairée par une unique lampe à spectre froid posée sur une table basse en métal. Quelques caisses tenaient lieu de sièges. Une carafe d'eau, trois verres. Devron avait pensé aux détails, le genre d'attention qui trahissait une longue habitude réunions pour un magnat des affaires. Le noble Kuati se leva à leur entrée, ses traits accusaient une fatigue récente que sa mise soignée ne parvenait pas tout à fait à dissimuler.
— Messieurs, dit-il en les regardant tour à tour. Je suis heureux que vous soyez tous les deux là.
Il n'avait pas l'air heureux au contraire il avait l'air de quelqu'un qui porte quelque chose de lourd depuis trop longtemps et qui espère enfin pouvoir le poser. Les deux B2 prirent position de part et d'autre de la porte. Syn Deubré s'installa sur une caisse avec la raideur d'un homme qui aurait préféré être ailleurs. Le Seigneur Sith lui préféra rester debout, les bras croisés, et attendit.
Devron n'hésita pas longtemps avant de prendre la parole
— Kuat se complique, commença-t-il. La régente Elisabeth a renforcé ses alliances ces dernières semaines. Elle s'est rapprochée d'une faction que je n'ai pas encore pu identifier précisément, mais dont le commandement opérationnel semble être confié à un Chiss, un certain Hivernus, ce qui en soi est déjà inquiétant. Quand bien même je suis dans ses bonnes grâce car je lui affice mon soutient je ne l'aurais pas imaginer capable de faire un coup de force de la sorte avec un contingent étranger...et le pire c'est que d'après certaines de mes sources les Républicains sont également dans le coup.
Il marqua une pause, en profitant pour prendre une gorgée d'eau, tandis que ses deux auditeurs attendait de connaître la suite de ces paroles.
— Mon groupe industriel redirige des fonds vers le Clan Bancaire depuis presque un an désormais. Le Clan, ou plutôt notre ami monsieur Deubré, les blanchit, les redistribue en soit rien d'étonnant mais avec le nouveau régime qui s'installe sur Kuat, j'ai le sentiment qu'une purge ou plutôt une chasse au sorcière se profilera tôt ou tard et chaque famille y sera soumise, la mienne y compris. Si les autorités de Kuat découvrent ses transactions de détournement de fond j'aurais certainement des problèmes, mais Kuat ayant un statut neutre, ils s'activeront à communiquer au Clan Bancaire, et si ce dernier malgrès l'aide de monsieur Deubré fait une enquête...enfin bref, notre opérationn financière pourrait nous mener tout droit à notre perte...
Le silence qui suivit n'était pas inconfortable. C'était le silence de gens qui mesurent l'étendue d'un problème avant de chercher comment le résoudre.
Ce fut Syn Deubré qui le rompit.— Dans ce cas, dit-il de sa voix égale et précise, peut-être serait-il judicieux d'envisager une reconfiguration des arrangements actuels. D'autres institutions financières serait ravi de vous aider...
L'Anzat tourna la tête vers lui.
— Un retrait...
Le Muun soutint son regard deux secondes de plus que la plupart des gens n'auraient pu le faire, ce qui témoignait soit d'un courage certain soit d'une mauvaise évaluation de la situation. Puis quelque chose changea dans l'air de la pièce, une pression subtile, invisible, qui se concentra très précisément autour de la gorge de Syn Deubré. Le conseiller porta la main à son cou, ses doigts ne trouvèrent rien à agripper.
— Vous n'êtes pas un associé, Deubré, dit Zaden, et sa voix était parfaitement calme. Vous êtes un outil et les outils ne se retirent pas. Ils fonctionnent, ou ils sont remplacés. Est-ce que je me fais bien comprendre ?
La pression disparut aussi vite qu'elle était venue. Syn Deubré déglutit discrètement, rajusta son col d'un geste qui se voulait naturel, et acquiesça.
— Parfaitement, dit-il.
— Bien. Continuez, dit le Sith à Devron sans transition.
Le noble Kuati reprit comme si l'interruption n'avait pas eu lieu...
— La situation de notre ordre n'arrange rien, je sais. Vinsoth...
— Vinsoth est perdu, coupa cours Zaden. Notre présence sur Ossus est pour l'instant notre seule base opérationnelle. Deux navettes fonctionnelles. Le Gladius en réparation. Nous n'avons pas les moyens d'une confrontation directe avec qui que ce soit pas maintenant.
— Ce qui signifie que nous devons être intelligents, dit Devron.
— Ce qui signifie que nous devons être intelligents, confirma Zaden.
Il y avait quelque chose de presque ironique dans l'échange, deux hommes qui se répétaient la même phrase pour mieux la peser. Devron prit une courte inspiration.
— J'ai envoyé mon apprenti sur Coruscant, dit le Sith avant que l'autre puisse reprendre. Il y a là-bas un gang avec lequel nous travaillons depuis un moment. Une source de revenus, un accès au marché noir pour l'armement. Mais ça ne suffit pas. Il me faut des appuis dans des zones qui échappent aux sphères d'influence de la République, l'Impérium, Les Séparatistes. Des espaces où agir sans être surveillé.
Devron hocha la tête lentement, et quelque chose s'alluma dans son regard.
— J'ai justement une idée là-dessus.
Il se leva, fit deux pas, comme s'il avait besoin de mouvement pour réfléchir.
— Coruscant. Vous connaissez le Soleil Noir ?
— J'en ai entendu parler.
— Personne ne fait que "en entendre parler" avec le Soleil Noir. C'est l'organisation criminelle la plus puissante des bas-fonds de la capitale. Bien implantée, bien financée, tentacules sur une demi-douzaine de planètes au moins. Intouchable pour un gang ordinaire...Mais pas pour un Sith.
— Continuez.
— Si ce gang, avec l'appui de votre apprenti, commençait à mordre sérieusement sur le territoire du Soleil Noir... pas pour gagner, soyons clairs. Juste pour faire suffisamment de bruit. Le Soleil Noir réagirait. Ils enverraient des renforts depuis leurs autres cellules. Ça créerait une guerre des gangs à grande échelle au cœur même de la capitale républicaine.
Syn Deubré releva la tête.
— C'est de la folie, dit-il.
— Taisez-vous, dit Zaden sans le regarder.
Devron poursuivit.
— Avec la République focalisée sur les troubles intérieurs de Coruscant, leur attention se détournera légérement. C'est là qu'intervient le deuxième volet. Il marqua une pause, comme s'il choisissait ses mots avec soin. Je travaille actuellement avec Rendili StarDrive sur un contrat de fourniture. Réacteurs subliminiques, générateurs d'hyperdrive de cinquième génération. Mon groupe achemine ces composants vers leurs chantiers orbitaux.
— Ce qui vous donne accès à leurs installations, dit le Seigneur Sith
— Accès partiel. Pas aux plans. Mais j'ai des yeux et des oreilles là-bas depuis assez longtemps pour savoir que le projet en cours n'est pas un contrat ordinaire. Plusieurs chantiers navals républicains travaillent en parallèle sur des prototypes. Chacun sur une portion différente. Rendili coordonne l'ensemble. D'après ce que j'ai pu glaner...
Il baissa légèrement la voix, même dans cette pièce fermée.
— Ce serait un croiseur de combat. Nouvelle génération. Quelque chose que personne n'a encore vu.
Le Sith ne dit rien pendant quelques secondes. Son regard était tourné vers un point indéfini du mur, mais il ne regardait pas le mur.
— Les plans, dit-il enfin.
— Si nous les obtenons... j'ai des contacts dans les chantiers indépendants. Des gens discrets, compétents, qui ne posent pas de questions tant qu'ils sont payés. Nous pourrions mettre sur pied notre propre projet. Avec un croiseur de combat en comptant également le gladius il serait simple de s'emparer de quelques systèmes isolès en Bordure extérieur
La pièce était silencieuse. Dehors, quelque part dans les entrailles du spatioport, un conduit d'aération claquait contre sa fixation dans un rythme lent et sourd.
Le Sith déplia les bras, si il le pouvait un grand sourire apparaîtrait sur son visage
— Alors c'est ce que nous allons faire.
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Maul, seigneur de l'ombreVu le premier épisode (gratuit sur youtube) c'est plutôt sympa !
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Les bon comptes font les bons amisÀ travers les lamelles du store métallique, les speeders glissaient lentement dans le couloir aérien du niveau inférieur, des vieux modèles pour la plupart, cabossés, crachant des traînées de vapeur noire dans l'air déjà saturé. Sur l'avenue en contrebas, quelques silhouettes dépenaillées s'étaient regroupées autour d'un brasero de fortune, échangeant à voix basse dans ce patois des bas-fonds qui mêlait le Basic au Huttese et à deux ou trois langues que Grezzk lui-même ne pouvait pas identifier avec certitude. Dans un recoin de l'avenue, à peine visible depuis le poste d'observation, un Aqualish imposant était en train d'administrer une correction à un humain qui ne devait plus peser grand-chose dans la balance de ses dettes. Les coups sourds résonnaient jusqu'ici, étouffés par le bourdonnement permanent de la ville.
Un mince sourire étira les lèvres du Rodien.
Pas qu'il prenait plaisir à la violence en elle-même, Grezzk n'était pas ce genre de créature. Lui, ce qui le faisait vibrer, c'était ce que cette violence représentait, l'ordre naturel des choses dans les bas-fonds. Une économie brutale mais honnête, où chaque crédit avait sa valeur et chaque dette son prix. Et depuis qu'il avait conclu son accord avec le Seigneur Sith, des crédits, il en avait comme il n'en avait jamais eu de toute sa vie.
Il fit coulisser le store et se réinstalla dans son fauteuil, un vieux siège de capitaine récupéré sur une épave de frégate que ses gars avaient retapissé avec du plastacier bordeaux, confortable, dans un genre grossier qui lui ressemblait. Il récupéra le mégot posé en équilibre sur le bord du cendrier, constata qu'il avait fini par s'éteindre, et le ralluma d'une petite torche thermique qu'il gardait toujours à portée. La première bouffée fut longue, satisfaite, et il souffla la fumée en direction du plafond maculé de graisse.
Les doigts courts et verts de l’alien allèrent sur le clavier relié à la centrale holo. Les données financières se déployèrent dans l'air en caractères bleutés. Grezzk les parcourut avec attention concentrée...
– Virement de vingt mille crédits républicains sur un compte titre du Clan Bancaire... murmura-t-il pour lui-même, les yeux plissés dans la fumée. Oui. C'est bien ça.
Il fit défiler la ligne suivante.
– Cinq mille crédits en frais médicaux... La phrase mourut dans sa gorge. Son estomac se contracta légèrement. Il connaissait cette ligne. Il la voyait trop souvent ces dernières semaines.
Le Soleil Noir avait encore tapé ses gars, c'était la troisième fois ce mois-ci que ses hommes rentraient de collecte avec des os cassés et des factures de clinique clandestine à régler. Ces abrutis ne comprenaient pas qu’El Famosso Grezzk, c'était le nom que ses hommes lui avaient donné, à lui Grezzk, et il en était secrètement fier, n'était plus le petit receleur de pacotille qu'ils pouvaient bousculer impunément. Mais justement c'était là que le problème devenait moins simple à avaler, comme un morceau de viande trop gros coincé au fond de la gorge.
L'accord avec le Sith avait fait prospérer l'organisation plus vite que Grezzk n'aurait osé l'espérer. Depuis qu’il s’était débarrassé d’un gang rival, il avait eu de nouveaux contacts, de nouvelles routes de contrebande, des accès à du matériel que même les grandes familles criminelles de Coruscant avaient du mal à se procurer. Mais la contrepartie était lourde, une part substantielle des revenus remontait directement vers ce mystérieux individu, sans discussion, sans négociation possible. Et la visibilité qu'apportait cette croissance rapide avait mis le gang dans le champ de vision des lieutenants du Soleil Noir, qui n'appréciaient pas de voir un Rodien monter en grade sur leur territoire sans leur avoir demandé la permission.
Grezzk tira une nouvelle bouffée et contempla la braise orange de son mégot.
Il était en train de calculer mentalement ce que lui coûtait réellement cette association, en crédits, en hommes blessés, en nuits de sommeil perdues, quand son comlink émit une série de grésillements statiques avant que la voix de son garde de faction ne se fasse entendre.
– Boss... y'a un gars à l'entrée qui veut vous voir. Il dit qu'il représente l'Ordre. C'est un Miraluka... mais y'a quelque chose de pas net chez lui.
Grezzk ne bougea pas immédiatement. La braise du mégot rougit encore une fois entre ses doigts.
Un Miraluka.
Il avait entendu parler de cette espèce, qui dans les bas-fonds n'en avait pas entendu parler, d'une façon ou d'une autre ? Ces humanoïdes sans yeux qui voyaient pourtant plus que n'importe qui d'autre, branchés directement sur la Force comme des antennes vivantes. Certains disaient qu'ils pouvaient lire les intentions avant même que vous n'ayez formé une pensée. Grezzk avait toujours classé ça dans la catégorie des légendes de cantina, le genre d'histoires qu'on racontait pour impressionner les naïfs.
Quelques gouttes de sueur perlèrent sur son front vert puis il reposa le mégot sur le cendrier.
– Bah qu'est-ce que vous attendez ! Faites-le rentrer, bon sang ! Qu'il vienne directement à mon bureau.
Il coupa la communication et resta immobile une seconde, les mains à plat sur le bureau, à regarder les chiffres bleutés qui continuaient de défiler sans lui accorder la moindre importance. Puis, méthodiquement, il éteignit la projection holo. Pas utile que son visiteur voie les comptes.
Les pas se firent entendre depuis le couloir, réguliers, posés, sans hésitation. Quelqu'un qui savait exactement où il allait, qui n'avait pas besoin qu'on lui montre le chemin. Grezzk se leva, ajusta machinalement sa veste, et fit le tour du bureau.
Quand le Miraluka franchit la cloison, le Rodien l'examina avec la rapidité d'un être qui avait survécu trente ans dans les bas-fonds grâce à sa capacité à évaluer une situation en une fraction de seconde. Grand. Le bandeau sur les orbites vides. Une tenue sombre, sobre. Rien de voyant, rien d'inutile.
Et puis la ceinture.
Grezzk la vit avant même d'avoir fini de balayer la silhouette du regard, comme si son cerveau avait décidé de la traiter en priorité absolue. La forme cylindrique familière, accrochée au côté...Un sabre laser.
Un millier de pensées traversèrent l'esprit du Rodien en l'espace d'une demi-seconde, et toutes pointaient dans la même direction, sourire, s'effacer, ne pas faire de vagues. Il avait déjà croisé des Sith, enfin, un seul, celui avec lequel il faisait affaire, et il avait appris très vite que la survie dans ce genre de rencontre reposait sur un principe simple c'était d'être utile, agréable, et surtout ne jamais laisser paraître qu'on estimait sa propre vie plus précieuse que la conversation.
Il fit un geste discret en direction du garde qui se tenait encore dans l'encadrement de la cloison.
– Tu peux repartir. Pas besoin de rester planté là, nous avons un invité de marque. Redouble d'effort dehors, et que personne n'entre dans l'établissement. C'est clair ?
La voix était posée. Presque sereine. Seul un observateur très attentif ou quelqu'un branché sur la Force aurait pu déceler la légère tension qui durcissait les voyelles.
Grezzk contourna son bureau avec ce qu'il espérait ressembler à de la décontraction, et désigna d'un geste large le fauteuil positionné en face de lui un siège de visiteur en métal brossé, moins confortable que le sien, mais c'était voulu.
– Asseyez-vous, asseyez-vous.
Il s'efforça de donner à sa voix ce ton de bonhomie professionnelle qu'il réservait aux interlocuteurs qu'il ne pouvait pas se permettre de contrarier. Il contourna une caisse de datapads empilés contre le mur et s'approcha d'un petit meuble bas encombré de bouteilles aux formes disparates sa collection personnelle, récupérée ici et là au fil des années, certaines légales, d'autres beaucoup moins.
– Vous prendrez bien quelque chose ? dit-il sans vraiment attendre de réponse, les doigts déjà refermés sur le col d'une bouteille trapue au verre ambré. J'ai du vin de Correlia du vrai, pas la contrefaçon qu'ils servent au bar devant.
Il prit le vin pour les deux, remplit deux verres épais d'une mesure généreuse, et en posa un sur le bord du bureau, côté visiteur, avant de revenir s'installer dans son fauteuil. Le cuir de plastacier grinça légèrement sous son poids. Il prit une gorgée lente, laissa l'alcool lui brûler agréablement la gorge, et reposa le verre avec soin.
Voilà. C'était mieux comme ça. Un bureau entre eux, unn verre à la main et un semblant de normalité.
Il croisa les doigts et toisa son visiteur avec ce regard qu'il cultivait depuis des années celui d'un homme qui en a vu d'autres, qui n'est pas impressionnable, qui traite ses affaires avec calme et méthode. Un regard qui demandait un effort considérable en ce moment précis.
– Notre ami commun est surement celui qui vous envoie... Je ne vais pas faire semblant que les choses roulent comme sur des rails en ce moment, dit-il d'un ton qu'il voulait neutre, factuel, le genre de ton qu'on prend quand on veut qu'une mauvaise nouvelle semble moins mauvaise qu'elle ne l'est. Le Soleil Noir... vous connaissez le Soleil Noir, j'imagine.
Il marqua une pause, comme si la question méritait réflexion.
– Ces dernières semaines, ils ont décidé que mon expansion leur posait un problème. Trois de mes équipes interceptées sur leurs routes de collecte. Des marchandises confisquées. Des hommes à l'hôpital.
Il fit un geste vague en direction des données holographiques qu'il venait d'éteindre, comme pour signifier que les chiffres étaient là, quelque part, et qu'ils ne racontaient pas une belle histoire.
– Ce sont des gens qui n'apprécient pas qu'on réussisse sans leur permission. Vous voyez le genre.
Il porta le verre à ses lèvres une nouvelle fois, plus brièvement cette fois.
– Mais bon. On gère, ce sont les affaires.
Il posa les deux paumes à plat sur le bureau, se pencha très légèrement en avant, et regarda le Miraluka avec ce qui se voulait être l'expression d'un homme entièrement disponible, entièrement à l'écoute, n'ayant rien de plus urgent à faire dans toute la galaxie que cette conversation précise.
– Alors. Je vous écoute.
Ce qui arriva ensuite, il ne l'anticipa pas.
Les coups de blaster, nets, secs, en rafale rapide, dans ce registre caractéristique des armes lourdes antimatériel qui ne laissait aucun doute sur les intentions de ceux qui les manient. Trois détonations, puis deux autres, puis le silence d'une fraction de seconde avant que les cris ne commencent à l'extérieur.
Grezzk fut debout avant même d'avoir décidé de se lever.Il écarta d'un geste brusque le store métallique et colla son front à la vitre blindée.
Dans le couloir aérien du niveau inférieur, deux véhicules venaient de se stabiliser en position de débarquement rapide. Des LAAT/le reconvertis, des transports légers dont quelqu'un avait remplacé les couleurs d'origine par un noir profond sans marquage, les flancs renforcés par des plaques de blindage additionnelles boulonnées sans élégance mais avec efficacité. Des modèles qu'on ne trouvait pas sur le marché légal, le genre de matériel qu'un syndicat avec de vraies connexions pouvait se procurer, pas un gang de bas étage. Les rampes de débarquement s'abaissaient dans un sifflement hydraulique.
Et ils sortaient. Une dizaine, peut-être plus, Grezzk n'avait pas le temps de compter. Des Nikto en premier, des Gamorreens armés de vibrohaches, deux Devaroniens avec des fusils à longue portée déjà en position, et au milieu d'eux, donnant des ordres en Huttese à voix haute, un Falleen grand et sec dont la peau avait pris cette teinte verdâtre caractéristique de la colère. Grezzk connaissait cette combinaison. Il la reconnaissait dans ses cauchemars.
– Putain de...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. La cloison vola de côté et son garde de faction fit irruption dans le bureau, le casque de travers, une brûlure de blaster fraîche sur l'épaulière droite de son armure.
– Boss ! C'est le Soleil Noir ! Ils ont mis deux de nos gars au sol à l'entrée, ils sont en train d'enfoncer la porte blindée, on a peut-être deux minutes avant qu'ils soient à l'intérieur !
La voix du garde grimpait dans les aigus malgré lui. Il avait posé une main sur l'encadrement de la cloison pour se stabiliser, les yeux allant du Rodien au Miraluka et retour, incapables de décider où se poser.
Grezzk, lui, regardait le Miraluka.
Il regardait le sabre laser accroché à sa ceinture.
Il regardait cet être silencieux, immobile dans son fauteuil, que les coups de feu et les cris du dehors semblaient avoir aussi peu perturbé qu'une légère brise, et quelque chose dans le calcul mental du Rodien pivota brusquement vers une conclusion qu'il n'aurait pas envisagée trente secondes plus tôt.
Il posa son verre sur le bureau avec un calme qui lui coûta un effort qu'il espérait ne pas laisser paraître.
– Je crois... dit-il lentement, les yeux toujours fixés sur le Miraluka, ...que notre conversation va devoir attendre quelques minutes. J'aurais besoin de votre aide.
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Quand les dés sont jetésAprès plusieurs heures en hyperespace, Zaden fut sorti de ses pensées par le pilot de la navette.
— Nous approchons de l’orbite de Corellia seigneur, dit-il à travers son casque de pilotage. Je vais suivre les coordonnées transmises plus tôt pour un amerrissage à Coronet City, arrivée d’ici dix minutes, conclu-t-il.
A mesure que la navette transportant le Sith s’enfoncé dans l’atmosphère, l’environnement de Corellia se dessiner petit à petit. La modernisation des villes et les industries contraster fortement avec les zones vertes et boisé qui elle était toujours très présente contrairement à des mondes tel que Coruscant, Fondor ou autre…Corellia était unique, non seulement par sa position, qui lui permettait d’être un véritable carrefour pour toutes régions et puissances de la galaxie, mais aussi par sa direction. Bien que le monde soit un complexe industriel très important, son indépendance en faisait un terrain propice aux négociations, mais aussi aux criminels et tout autre activité illégale en tout genre, ce n’est donc pas étonnant que d’important groupes criminels y possédait leur propres « branches » si l’on peut appeler ça comme ça.
Le noble Kuati Devron Krane avait donné rendez-vous à Zaden ainsi qu’au conseiller du clan bancaire Syn Deubré sur la planète, quand bien même les motifs de ce rendez-vous furent à l’origine du Sith.
Au Nord-Est de Coronet City, se trouvait d’important complexe industriel, comprenant également des spatioport à étage multiple, la zone était assez peu fréquentée notamment depuis que l’un des principaux industriels du secteur avait dû faire une coupe budgétaire pour délocaliser son industrie depuis Corellia vers la Bordure Extérieur, par conséquent, la maintenance, la sécurité et les employés était partis, mais les structures, elles, étaient encore là. Cet endroit était devenu un vrai nid de vipère, rempli de truand en tout genre…mais ce qui en faisait un endroit idéal pour se rencontrer et discuter de sujet qu’il ne vaut mieux pas révéler à qui que ce soit…
Le pilote de la navette entama l’amerrissage au niveau 14 du spatioport, la navette sentinelle rabâta ses ailes de navigations et entra doucement mais surement de le hangar alors grand ouvert. Les réacteurs bleus de la navette illuminé le hangar abandonné, réveillant quelques crapulles encore sous l’effet de drogue certainement obscur, ils s’enfuirent presque tous à la vue d’un vaisseau de ce type, nul doute que les seuls à posséder ce genre de navette aurait de quoi vous réduire au silence en quelques secondes.
— Ouverture du sas seigneur, souhaitez-vous que l’on vous accompagne ? demanda le copilote, blaster de point à la ceinture.
Le seigneur Sith se leva, et s’avanca vers le sas qui s’ouvrait lentement, il ressentait à travers la force mais aussi avec ses instincts d’Anzat peux de forme humaine ici, mais certaines lui étaient familière, il devait s’agir des deux autres protagnistes qu’il rencontrerai plus tard.
— Ce n’est pas nécéssaire, restez-ici. Surveillez la navette et éliminer le moindre fauteur de trouble, ordanna séchement Zaden. Les deux pilotes acquiescèrent de toute manière ils ne pouvaient faire autre chose que cela…
.........
L'élévateur s'ouvrit dans un grincement rouillé sur le niveau 13, et le Sith s'engagea dans le couloir sans ralentir. L'endroit respirait la décrépitude. Les panneaux lumineux avaient rendu l'âme depuis longtemps, seuls quelques tubes fluorescents survivants clignotaient par intermittence, découpant le couloir en tranches d'ombre et de lumière blanche. Des câbles pendaient des plafonds comme des lianes mortes. Sur les murs, des graffitis en trois langues différentes se superposaient sans logique, traces accumulées de tous ceux qui avaient transité ici depuis que les industriels étaient partis et que les profiteurs de vide les avaient remplacés.
Deux hommes étaient installés sur des caisses au croisement suivant, penchés l'un vers l'autre dans le cercle de lumière d'une lampe portable. Ils s'interrompirent à l'approche du Sith. Leurs yeux firent le tour du personnage, la cape, la silhouette, la façon dont il marchait sans regarder le sol, et tous deux décidèrent simultanément que cette conversation pouvait attendre.
Plus loin, adossé contre une cloison, un humain en combinaison déchirée fixait le plafond avec l'expression heureuse et vide de quelqu'un qui avait trouvé sa paix dans un flacon. Il ne réagit pas au passage du Sith. L'Anzat qui sentait son appel primaire qui commençait à se manifester ne pris même pas la peine de s'en prendre à cette pauvre âme, elle était déjà perdu et nul doute que sa soupe aurait mauvais gout
La cage d'élévateur suivante était à l'extrémité du couloir. Zaden l'appela, attendit, entra. Les portes se refermèrent dans un claquement métallique.
Niveau 10.Il entendit les deux détonations avant que les portes ne s'ouvrent.
Deux claquements secs, nets, caractéristiques des canons de droïdes B2. Pas de cri ce qui signifiait que la cible n'avait pas eu le temps d'en pousser un. Sa main se referma sur le sabre à sa ceinture, pas encore dégainé, juste présent, comme un réflexe conditionné. Les portes s'écartèrent.
Le couloir du niveau 10 était plus large que les autres, vestige d'une époque où des marchandises volumineuses transitaient ici. La lumière y était meilleure, trois lampes portables disposées en triangle autour d'une intersection, comme si quelqu'un avait pris soin d'installer un périmètre. Au sol, à trois mètres devant lui, un homme était étendu sur le dos, les bras en croix, un trou propre dans la poitrine. Son expression était celle de la surprise totale.
Devant lui, deux droïdes B2 tournèrent leurs senseurs optiques vers Zaden avec ce mouvement caractéristique, lent et mécanique, qui donnait toujours l'impression qu'ils évaluaient une menace potentielle. Leurs canons redescendirent légèrement.Derrière eux, Syn Deubré rangea son datapad.
Le Muun était comme toujours était grand, mince jusqu'à l'étrangeté, la peau d'un jaune pâle tirant sur l'ivoire sous la lumière artificielle. Il portait une tunique sombre à col haut, sobre et coûteuse à la fois, et son regard calculateur fit le tour de l'Anzat avec cette habitude propre aux banquiers de tout chiffrer avant même de saluer.
— Seigneur Sith, dit-il avec une inclinaison de tête précisément dosée. Ni trop profonde ni trop légère.
— Deubré.
Zaden laissa son regard descendre un instant vers le corps, puis remonter vers le conseiller.
— Un importun ?
— Un individu qui confondait péage et opportunité, répondit le Muun avec le détachement de quelqu'un qui commente la météo. Mes droïdes ont clarifié la situation.
— Efficacement.
Il n'y avait aucun commentaire dans le ton. Juste un constat. Le Seigneur Sith fit un geste vers la porte à leur gauche.
— Allons-y.
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L'Exil des SithLes directions ayant été donné quelques heures plus tôt chacun sur Ossus savait ce qu’il devait faire. Le seigneur Sith avait réquisitionné les deux navettes de transports, respectivement une sentinelle et un lambda.
Une serait affecté à Finall avec un pilote afin que ce dernier puisse se rendre sur Coruscant…tandis que la sentinelle resterait aux mains de l’Anzat accompagné de deux pilotes ainsi que d’un mécanicien en direction de Correlia.
Quelques jours auparavant lors d’une discussion holographique entre Zaden, Devron et Syn Deubré, il avait été convenu que les trois se retrouverais sur Corellia, la planète étant considère indépendant de toute influence, que ce soit républicaine, impériale ou séparatiste.
C’était l’idée de Devron de se retrouver là-bas, tandis que le Muun, Syn Deubré aurait aimé éviter cette réunion, mais comme il le savait, il valait mieux éviter de contrarier un Sith…
Toujours est-il le seigneur Sith s’était préparé après avoir longuement médité dans ses quartiers qu’il avait pris à bord du Gladius, qui soit dit-en passant était toujours en réparation. Son armure était dissimulée sous sa cape noir, sa capuche rabattu en arrière. A sa ceinture pendait un sabre laser, celui de l’apprentie qu’il avait tué lors de son arrivé sur Ossus, bien que ce sabre ne lui fût pas adapté, l’Anzath avait prévu de le garder en attendant de s’en refaire un nouveau, un qui serait à lui…avant de sortir de ces quartiers il régla son masque respiratoire une dernière fois.
Le Sith était prêt à prendre la route de Corellia…
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Les bon comptes font les bons amisJe n'avais rien à faire sinon attendre.
Alors je m'installai sur le banc métallique du compartiment passager et laissai la Force m'effleurer.
Je commençai par les petites choses. Une gourde posée sur le banc d'en face. Je la percevais dans le flux de la Force, sa masse, son poids. Je la fis glisser lentement vers moi. Facile. Trop facile. Je la renvoyai. La rattrapai. La maintins en suspension, testant ma concentration, cherchant les limites de ma prise.
Puis je passai à autre chose. Une caisse de rangement métallique dans le coin du compartiment. Plus lourde. Je la soulevai mentalement, centimètre par centimètre. Elle vibra, résista, puis quitta le sol. Pas longtemps. Quelques secondes avant que je la repose, les tempes légèrement chaudes.
Je recommençai. Encore et encore, la maniant de la même manière que la gourde jusqu'à ce que je fatigue.
La Force avait toujours été là. Depuis l'enfance, ce sens diffus qui me permettait de percevoir les intentions avant les gestes, les mouvements avant qu'ils ne se produisent.
Mais la maîtriser, comme Maitre Zaden ou les autres Grand Sith était autre chose.
Quelques heures plus tard, le pilote se manifesta depuis le cockpit.
Seigneur, sortie d'hyperespace dans deux minutes.
Je me levai et rejoignis le cockpit.
-----Coruscant-----
La planète apparut devant nous. Une sphère lumineuse, entièrement recouverte de métal et de béton, zébrée de couloirs de circulation aérienne en tous sens. Depuis l'espace elle donnait presque l'impression d'être vivante. Une ruche géante bourdonnant de millions de vies qui s'ignoraient mutuellement.
Le pilote intégra les couloirs de transit assignés, se faufila entre les flux de vaisseaux commerciaux et de navettes de transport, et se posa au statioport avec une précision mécanique.
Je retournai dans le compartiment passager et récupérai mes affaires.
La rampe s'abaissa. L'air de Coruscant m'accueillit — chaud, chargé, artificiel. Une odeur de carburant et de foule mêlée. Le statioport grouillait d'activité, des dizaines d'espèces différentes se croisant sans se regarder, des droïdes de service zigzaguant entre les passagers, des annonces résonnant en plusieurs langues dans les haut-parleurs.
Derrière moi, la rampe se referma. Quelques secondes plus tard, la navette reprenait de l'altitude et disparaissait dans le flux de circulation.
Les bas-fonds de Coruscant n'avaient rien d'accueillant. Les niveaux inférieurs s'enfonçaient dans une obscurité permanente, éclairée par endroits de néons clignotants et de lanternes à vapeur accrochées aux façades. L'architecture était un empilement chaotique de décennies de construction sans plan, des passerelles suspendues entre des bâtiments qui n'auraient jamais dû se toucher, des ruelles si étroites qu'on pouvait à peine y passer à deux.
Les bas-fonds de Coruscant m'avalèrent rapidement.
La foule changeait avec l'air.
Plus de touristes, plus de cols propres. Des visages marqués, des regards qui jaugeaient avant de se détourner. Des groupes qui occupaient les angles sans raison apparente. Des transactions rapides dans les recoins sombres.
Je gardai la tête basse et le pas régulier.
D’après les infos enregistrées, Greezzk devraient se trouver au « Brutes Savariennes » quelque part dans les bas-fonds.
Il me fallut encore une bonne heure pour trouver l'endroit. Pas de panneau, pas d'enseigne lumineuse. Juste une porte blindée au fond d'une ruelle que rien ne signalait aux non-initiés. Mais la Force me la désigna clairement — des dizaines de présences derrière, de la tension, de la vigilance.
Je m'avançai vers la porte.
Deux gardes se matérialisèrent dans le flux de la Force avant même que je les distingue clairement. Costauds, armés.
L'un d'eux leva une main.
On n'entre pas comme ça ici. T'es qui toi ?
Je m'arrêtai à quelques pas.
Quelqu'un qui a des affaires avec Grezzk.
Tout le monde a des affaires avec Grezzk. Dégage. Imbécile.
Je perçus l'hésitation du second garde dans la Force. Moins sûr de lui. Je laissai mon attention glisser vers lui, une pression subtile, presque imperceptible.
Dis à ton patron qu'un représentant de l'Ordre est là. Il comprendra.
Un silence. Les deux gardes échangèrent un regard que je sentis parfaitement. De l'incertitude. Et chez le second, quelque chose qui ressemblait à de la reconnaissance.
Le plus grand grogna quelque chose dans son comlink. Une réponse grésillante. Un silence.
La porte blindée s'ouvrit.
Tu laisses tes armes ici.
Je ne bougeai pas.
Non.
Il me jaugea une dernière fois. Décida que ça ne valait pas le coup.
Suis-moi.
Je suivis le garde à l'intérieur.
L'ancienne cantina se devinait encore sous les aménagements. Le comptoir d'origine était toujours là, reconverti en poste de surveillance. Les tables avaient laissé place à des caisses empilées jusqu'au plafond, des bâtons de la mort pour la plupart, encore emballés. Des mercenaires en armures disparates occupaient chaque angle - humains, Weequays, Aqualish - tous armés, tous attentifs.
Je perçus une bonne vingtaine de présences dans le flux de la Force. Tendues, méfiantes. L'endroit respirait la paranoïa.
Le garde me guida vers le fond, derrière une cloison improvisée. Un bureau. Encombré d'écrans, de datapads, de caisses. Une lumière verdâtre émanait d'un projecteur holo posé sur le bureau, affichant ce qui ressemblait à des transactions en cours. L'air était épais, chargé d'effluves d'alcool et de tabac épicé.
Et derrière le bureau, un Rodien.
El famoso Grezzk.
Il leva les yeux à mon entrée, les antennes légèrement dressées. Son regard me parcourut de haut en bas, cherchant à me situer. À m'évaluer.
Je restai debout, les bras croisés, et le laissai à sa réflexion.
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L'Exil des SithLe pont de commandement était désert depuis qu'Owell avait pris congé. Il ne restait plus que nous deux.
Zaden ne m'avait pas demandé de rester par hasard.Il garda les yeux sur l'hologramme d'Ossus encore quelques secondes avant de l'éteindre d'une pression sur la console. Le pont retrouva sa pénombre habituelle, éclairé seulement par les lumières tamisées des instruments et le ciel nocturne d'Ossus à travers la baie vitrée.
Coruscant, dit-il avec sa voix mécanique.
Il se retourna vers moi.
J'ai un contact là-bas. Un Rodien du nom de Grezzk. Il dirige un gang dans les bas-fonds, trafic de drogue principalement. Nos arrangements avec lui datent d'avant Vinsoth. Ses bénéfices nous reviennent en partie, c'est ainsi que ça fonctionne. Je veux que tu t'y rendes, que tu le retrouves et que tu t'assures que cet accord tient toujours. Ces informations seront sur ton datapads.
Il marqua une pause, me laissant le temps d'absorber.
Une navette te déposera au statioport. Elle repart dès que tu en descends.
Je ne dis rien. Il n'attendait pas non plus de commentaire.
Coruscant est une jungle autrement plus dangereuse qu'Ossus, Finall. Reste discret aussi longtemps que tu le peux.
Il détacha son regard du mien et fit un pas vers la baie vitrée, indiquant que l'entretien était terminé.
Je tournai les talons.
La mission était claire. Une mission de contact, veiller à ce que Grezzk sois toujours sur la même longueur d’onde que l’ordre, rien de bien compliqué. Par contre je n'allais pas débarquer sur Coruscant les mains dans les poches sans savoir où je mettais les pieds.
Je rejoignis ce qui restait de la bibliothèque de bord du Gladius. Une salle exiguë, la moitié des terminaux hors service, mais suffisamment fonctionnelle pour ce dont j'avais besoin. Je m'installai devant l'un d'eux et commençai à chercher.
Coruscant.
Capitale de la République Féderale. Planète-ville entièrement recouverte de constructions sur des milliers de niveaux. Population estimée à plusieurs centaines de milliards d'habitants. En surface, les quartiers huppés, les institutions, les sièges du pouvoir. Plus on descendait dans les niveaux inférieurs, plus la lumière disparaissait et plus les lois devenaient une notion abstraite. Les bas-fonds - les niveaux 1313 et en dessous - étaient officiellement sous juridiction Républicaine. Officieusement, c'était autre chose. Des gangs, des trafiquants, des fugitifs. Une économie parallèle qui fonctionnait en dehors de tout contrôle réel.
« C'est là que vit Grezzk. »
Je notai mentalement les points d'entrée vers les niveaux inférieurs depuis un statioport standard. Ce que je trouvai sur les bas-fonds en eux-mêmes était maigre. Des généralités, rien de précis. Ce genre d'endroit ne se cartographiait et surtout pas depuis une bibliothèque de bord.
« Il faudrait être sûr place pour pouvoir comprendre l’environnement et s'adapter en conséquence. »
Sur ces mots je me préparais à partir.
Je rassemblai le strict nécessaire. Rien qui puisse attirer l'attention ou me trahir au premier regard.
Arriver à la soute j’aperçu la navette ainsi que le pilote, vérifiant l’état de son vaisseau. A ma vue, celui-ci se stoppa net.Seigneur, dit-il en s’inclinant très légèrement.
Veuillez m’emmener à Coruscant.
Il hocha la tête sans un mot de plus.
Il remonta à bord sans attendre. Je le suivis, la rampe se referma dans mon dos.
Prévenez-moi dès la sortie en hyperespace.
Entendu.
Le décollage fut bref. Ossus disparut rapidement sous les nuages, puis dans le noir de l'espace. Par le hublot étroit j'aperçus une dernière fois la silhouette abîmée du Gladius avant que la navette ne vire de cap et ne s'engage dans l'hyperespace.
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L'Exil des SithPlusieurs jours s’étaient écoulé depuis que les deux Sith accompagné des soldats avait rejoint le Gladius. La totalité des effectifs de l’ancien Ordre Noir était regroupé au même endroit.
Ces quelques jours avaient suffi pour que la majorité des rescapés rassemblent leur résilience, pense leur blessure et se mettent au travail pour l’avenir.
En ce sens, plusieurs modules portables de campagne furent installés à l’extérieur du Croiseur, comprenant une messe, un quartier de dortoir, mais surtout des barricades. Un véritable petit fort de fortune fut construit autour de l’imposante rampe du vaisseau spatial, plusieurs patrouilles se donner le relais afin de monter la garde, et déjà des groupes de volontaires fut mirent en place afin de partir aux alentours à la recherche de provisions fraîches.
L’ingénieur trouver par Finall, fut vite mis en relation avec l’équipe de maintenance du vaisseau, ainsi avec les quelques outils et pièces de rechanges à porter de main, ils commencèrent des travaux de réparations sur les réacteurs du Gladius.
Le quartier général quant à lui resté sur le pont de commandement du croiseur et c’est au crépuscule de cette journée, que le capitaine Owell, l’apprenti Finall et le Seigneur Zaden se réunirent afin de débriefer de la situation. Le pont était complétement vide, n’ayant en lui que trois êtres vivants, ceux précédemment mentionné, l’Anzat se tenait derrière la baie, donnant une vue sur l’immense plaine devant lui et en contre-bas l’activité des hommes qui lui étaient resté fidèle ou plutôt fidèle à l’idéologie Sith.
Le Miraluka était à quelques mètres derrière, compliqué à lire son expression mais visiblement en pleine médiation et visualisions de force certainement, ce dernier avait parcouru beaucoup de chemin et sa puissance dans le côté obscure de la force était plus que jamais renforcé !
Zaden se retourna, faisant désormais face à son apprenti et au capitaine Owell.
Vinsoth est désormais bien derrière-nous. Il est désormais temps de se préparer à notre futur, Ossus, cette planète était autrefois un sanctuaire important de l’Ordre Jedi. Aujourd’hui ce n’est plus qu’une planète abandonnée de plus dans la Galaxie.
Le Seigneur descendit les quatre marches du pont supérieur et s’avança vers la console centrale du pont. Appuyant sur quelque bouton à droite et gauche de la console, la grande « table » laissa alors apparaître un hologramme impressionnant d’Ossus dans sa totalité.
Voici notre nouveau foyer, c’est ici que nous nous rebâtirons. A partir d’aujourd’hui l’Ordre Noir n’existe plus, et l’Ordre Sith également, nous ne gagnerons rien à faire preuve de fierté et en arborant nos vrais couleurs, car à la moindre occasion présente une flotte séparatiste ou Mandalorienne pourrait nous tomber dessus et en finir une bonne fois pour toute.
Le Miraluka, semblait à l’écoute mais ne laissait transparaitre aucune émotion, tandis que la capitaine Owell, lui, était plus agité. Il se permit même d’intervenir et émettre un commentaire.
Seigneur, que voulez-vous dire ? qu’allons-nous faire ? allons-nous simplement abandonné nos traditions juste pour survivre ? Visiblement c’était l’égo du militaire qui parlait et non sa raison
L’Anzat ne répondit pas directement, au lieu de cela il prit à sa ceinture, une clé de donné qu’il inséra dans une fente créer pour cet effet sur la console. Environ dix secondes plus tard des données apparurent sur l’hologramme. Il s’agissait des différents sites que l’ancienne apprentie Twil’ek avait découvert.
Il ne s’agit pas d’abandonner nos traditions Owell, mais simplement de patienter. Patienter et de devenir plus fort. Regarder, voilà les différents endroits que Nyx’ara avait découvert, principalement des anciens sites Jedi. Je suis persuadé que bon nombre de savoir y réside, certains nous seront utiles et d’autres…tel que des reliques peut utile à notre cause…aurait certainement de la valeur pour certaines personnes fortunées.
Les deux hommes autour de lui commençait à comprendre les plans de Zaden.
Nous devons impérativement sécuriser des fonds, ce qui nous permettra d’obtenir du matériel adéquate, avec ce matériel nous pourrons alors commencer à occuper pleinement cette planète et profiter de ses ressources aussi bien naturelles que celle liés à la Force.
Le Sith fait un tour de table, son masque respiratoire continuant d’émettre se léger grisaillement à chaque respiration.
Voilà le déroulement de ce que j’entrevois…
Zaden expliqua en détails, le plan qu’il avait mis au point pour les jours à venir, ainsi les trois hommes dans cette salle, serait chacun à la tête d’un pilier d’une importance capitale.
Finall partira sur Coruscant pour prendre contact avec le Grezzk qui jusqu’à lors fournissait une partie confortable de revenue à l’Ordre Noir. Il devra s’assurer de sa loyauté et superviser les opérations, plus important il fallait faire en sorte que les fonds augmentent.
Owell quand à lui supervisera les réparations du Gladius ainsi que l'organisation des troupes restantes.
Zaden quant à lui se rendra sur Correlia, il devrait y voir Devron ainsi que Syn Deubré du clan bancaire
Ainsi l’Exil des Sith touchait à sa fin, l’avenir les attendait désormais.
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La où tout commençaLe regard de Zaden dériva un instant vers l'homme assis sur sa caisse.
Un ingénieur naval qui était resté quatorze ans sur Ossus... pas une menace.
Juste un homme cassé par le temps, et suffisamment lucide pour avoir survécu malgré tout.
C'était déjà quelque chose.Bien.
Il s'approcha d'Anton Drevik sans précipitation, les mains dans le dos, le toisant quelques secondes en silence.
Vous venez avec nous, Drevik. Vous travaillerez. Si vous êtes aussi utile que vous semblez le croire, vous n'aurez rien à craindre.
Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Ce n'était pas une question.
Un signe bref à Finall, et Zaden se remit en marche vers la navette d'un pas égal, laissant les hommes s'organiser dans son sillage.
HRP : Suite dans l'Exil des Sith