<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Bas-fonds]]></title><description><![CDATA[Les quartiers sombres de la capitale.]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/92</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:16:03 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/92.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Sat, 25 Apr 2026 11:37:42 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Les bon comptes font les bons amis]]></title><description><![CDATA[À travers les lamelles du store métallique, les speeders glissaient lentement dans le couloir aérien du niveau inférieur, des vieux modèles pour la plupart, cabossés, crachant des traînées de vapeur noire dans l'air déjà saturé. Sur l'avenue en contrebas, quelques silhouettes dépenaillées s'étaient regroupées autour d'un brasero de fortune, échangeant à voix basse dans ce patois des bas-fonds qui mêlait le Basic au Huttese et à deux ou trois langues que Grezzk lui-même ne pouvait pas identifier avec certitude. Dans un recoin de l'avenue, à peine visible depuis le poste d'observation, un Aqualish imposant était en train d'administrer une correction à un humain qui ne devait plus peser grand-chose dans la balance de ses dettes. Les coups sourds résonnaient jusqu'ici, étouffés par le bourdonnement permanent de la ville.
Un mince sourire étira les lèvres du Rodien.
Pas qu'il prenait plaisir à la violence en elle-même, Grezzk n'était pas ce genre de créature. Lui, ce qui le faisait vibrer, c'était ce que cette violence représentait, l'ordre naturel des choses dans les bas-fonds. Une économie brutale mais honnête, où chaque crédit avait sa valeur et chaque dette son prix. Et depuis qu'il avait conclu son accord avec le Seigneur Sith, des crédits, il en avait comme il n'en avait jamais eu de toute sa vie.
Il fit coulisser le store et se réinstalla dans son fauteuil, un vieux siège de capitaine récupéré sur une épave de frégate que ses gars avaient retapissé avec du plastacier bordeaux, confortable, dans un genre grossier qui lui ressemblait. Il récupéra le mégot posé en équilibre sur le bord du cendrier, constata qu'il avait fini par s'éteindre, et le ralluma d'une petite torche thermique qu'il gardait toujours à portée. La première bouffée fut longue, satisfaite, et il souffla la fumée en direction du plafond maculé de graisse.
Les doigts courts et verts de l’alien allèrent sur le clavier relié à la centrale holo. Les données financières se déployèrent dans l'air en caractères bleutés. Grezzk les parcourut avec attention concentrée...
– Virement de vingt mille crédits républicains sur un compte titre du Clan Bancaire... murmura-t-il pour lui-même, les yeux plissés dans la fumée. Oui. C'est bien ça.
Il fit défiler la ligne suivante.
– Cinq mille crédits en frais médicaux...  La phrase mourut dans sa gorge. Son estomac se contracta légèrement. Il connaissait cette ligne. Il la voyait trop souvent ces dernières semaines.
Le Soleil Noir avait encore tapé ses gars, c'était la troisième fois ce mois-ci que ses hommes rentraient de collecte avec des os cassés et des factures de clinique clandestine à régler. Ces abrutis ne comprenaient pas qu’El Famosso Grezzk, c'était le nom que ses hommes lui avaient donné, à lui Grezzk, et il en était secrètement fier, n'était plus le petit receleur de pacotille qu'ils pouvaient bousculer impunément. Mais justement c'était là que le problème devenait moins simple à avaler, comme un morceau de viande trop gros coincé au fond de la gorge.
L'accord avec le Sith avait fait prospérer l'organisation plus vite que Grezzk n'aurait osé l'espérer. Depuis qu’il s’était débarrassé d’un gang rival, il avait eu de nouveaux contacts, de nouvelles routes de contrebande, des accès à du matériel que même les grandes familles criminelles de Coruscant avaient du mal à se procurer. Mais la contrepartie était lourde, une part substantielle des revenus remontait directement vers ce mystérieux individu, sans discussion, sans négociation possible. Et la visibilité qu'apportait cette croissance rapide avait mis le gang dans le champ de vision des lieutenants du Soleil Noir, qui n'appréciaient pas de voir un Rodien monter en grade sur leur territoire sans leur avoir demandé la permission.
Grezzk tira une nouvelle bouffée et contempla la braise orange de son mégot.
Il était en train de calculer mentalement ce que lui coûtait réellement cette association, en crédits, en hommes blessés, en nuits de sommeil perdues, quand son comlink émit une série de grésillements statiques avant que la voix de son garde de faction ne se fasse entendre.
– Boss... y'a un gars à l'entrée qui veut vous voir. Il dit qu'il représente l'Ordre. C'est un Miraluka... mais y'a quelque chose de pas net chez lui. 
Grezzk ne bougea pas immédiatement. La braise du mégot rougit encore une fois entre ses doigts.
Un Miraluka.
Il avait entendu parler de cette espèce, qui dans les bas-fonds n'en avait pas entendu parler, d'une façon ou d'une autre ? Ces humanoïdes sans yeux qui voyaient pourtant plus que n'importe qui d'autre, branchés directement sur la Force comme des antennes vivantes. Certains disaient qu'ils pouvaient lire les intentions avant même que vous n'ayez formé une pensée. Grezzk avait toujours classé ça dans la catégorie des légendes de cantina, le genre d'histoires qu'on racontait pour impressionner les naïfs.
Quelques gouttes de sueur perlèrent sur son front vert puis il reposa le mégot sur le cendrier.
– Bah qu'est-ce que vous attendez ! Faites-le rentrer, bon sang ! Qu'il vienne directement à mon bureau.
Il coupa la communication et resta immobile une seconde, les mains à plat sur le bureau, à regarder les chiffres bleutés qui continuaient de défiler sans lui accorder la moindre importance. Puis, méthodiquement, il éteignit la projection holo. Pas utile que son visiteur voie les comptes.
Les pas se firent entendre depuis le couloir, réguliers, posés, sans hésitation. Quelqu'un qui savait exactement où il allait, qui n'avait pas besoin qu'on lui montre le chemin. Grezzk se leva, ajusta machinalement sa veste, et fit le tour du bureau.
Quand le Miraluka franchit la cloison, le Rodien l'examina avec la rapidité d'un être qui avait survécu trente ans dans les bas-fonds grâce à sa capacité à évaluer une situation en une fraction de seconde. Grand. Le bandeau sur les orbites vides. Une tenue sombre, sobre. Rien de voyant, rien d'inutile.
Et puis la ceinture.
Grezzk la vit avant même d'avoir fini de balayer la silhouette du regard, comme si son cerveau avait décidé de la traiter en priorité absolue. La forme cylindrique familière, accrochée au côté...Un sabre laser.
Un millier de pensées traversèrent l'esprit du Rodien en l'espace d'une demi-seconde, et toutes pointaient dans la même direction, sourire, s'effacer, ne pas faire de vagues. Il avait déjà croisé des Sith, enfin, un seul, celui avec lequel il faisait affaire, et il avait appris très vite que la survie dans ce genre de rencontre reposait sur un principe simple c'était d'être utile, agréable, et surtout ne jamais laisser paraître qu'on estimait sa propre vie plus précieuse que la conversation.
Il fit un geste discret en direction du garde qui se tenait encore dans l'encadrement de la cloison.
– Tu peux repartir. Pas besoin de rester planté là, nous avons un invité de marque. Redouble d'effort dehors, et que personne n'entre dans l'établissement. C'est clair ?
La voix était posée. Presque sereine. Seul un observateur très attentif ou quelqu'un branché sur la Force aurait pu déceler la légère tension qui durcissait les voyelles.
Grezzk contourna son bureau avec ce qu'il espérait ressembler à de la décontraction, et désigna d'un geste large le fauteuil positionné en face de lui un siège de visiteur en métal brossé, moins confortable que le sien, mais c'était voulu.
– Asseyez-vous, asseyez-vous.
Il s'efforça de donner à sa voix ce ton de bonhomie professionnelle qu'il réservait aux interlocuteurs qu'il ne pouvait pas se permettre de contrarier. Il contourna une caisse de datapads empilés contre le mur et s'approcha d'un petit meuble bas encombré de bouteilles aux formes disparates sa collection personnelle, récupérée ici et là au fil des années, certaines légales, d'autres beaucoup moins.
– Vous prendrez bien quelque chose ? dit-il sans vraiment attendre de réponse, les doigts déjà refermés sur le col d'une bouteille trapue au verre ambré. J'ai du vin de Correlia du vrai, pas la contrefaçon qu'ils servent au bar devant. 
Il prit le vin pour les deux, remplit deux verres épais d'une mesure généreuse, et en posa un sur le bord du bureau, côté visiteur, avant de revenir s'installer dans son fauteuil. Le cuir de plastacier grinça légèrement sous son poids. Il prit une gorgée lente, laissa l'alcool lui brûler agréablement la gorge, et reposa le verre avec soin.
Voilà. C'était mieux comme ça. Un bureau entre eux, unn verre à la main et un semblant de normalité.
Il croisa les doigts et toisa son visiteur avec ce regard qu'il cultivait depuis des années celui d'un homme qui en a vu d'autres, qui n'est pas impressionnable, qui traite ses affaires avec calme et méthode. Un regard qui demandait un effort considérable en ce moment précis.
– Notre ami commun est surement celui qui vous envoie... Je ne vais pas faire semblant que les choses roulent comme sur des rails en ce moment, dit-il d'un ton qu'il voulait neutre, factuel, le genre de ton qu'on prend quand on veut qu'une mauvaise nouvelle semble moins mauvaise qu'elle ne l'est.  Le Soleil Noir... vous connaissez le Soleil Noir, j'imagine.
Il marqua une pause, comme si la question méritait réflexion.
– Ces dernières semaines, ils ont décidé que mon expansion leur posait un problème. Trois de mes équipes interceptées sur leurs routes de collecte. Des marchandises confisquées. Des hommes à l'hôpital.
Il fit un geste vague en direction des données holographiques qu'il venait d'éteindre, comme pour signifier que les chiffres étaient là, quelque part, et qu'ils ne racontaient pas une belle histoire.
– Ce sont des gens qui n'apprécient pas qu'on réussisse sans leur permission. Vous voyez le genre.
Il porta le verre à ses lèvres une nouvelle fois, plus brièvement cette fois.
– Mais bon. On gère, ce sont les affaires.
Il posa les deux paumes à plat sur le bureau, se pencha très légèrement en avant, et regarda le Miraluka avec ce qui se voulait être l'expression d'un homme entièrement disponible, entièrement à l'écoute, n'ayant rien de plus urgent à faire dans toute la galaxie que cette conversation précise.
– Alors. Je vous écoute.
Ce qui arriva ensuite, il ne l'anticipa pas.
Les coups de blaster, nets, secs, en rafale rapide, dans ce registre caractéristique des armes lourdes antimatériel qui ne laissait aucun doute sur les intentions de ceux qui les manient. Trois détonations, puis deux autres, puis le silence d'une fraction de seconde avant que les cris ne commencent à l'extérieur.
Grezzk fut debout avant même d'avoir décidé de se lever.
Il écarta d'un geste brusque le store métallique et colla son front à la vitre blindée.
Dans le couloir aérien du niveau inférieur, deux véhicules venaient de se stabiliser en position de débarquement rapide. Des LAAT/le reconvertis, des transports légers dont quelqu'un avait remplacé les couleurs d'origine par un noir profond sans marquage, les flancs renforcés par des plaques de blindage additionnelles boulonnées sans élégance mais avec efficacité. Des modèles qu'on ne trouvait pas sur le marché légal, le genre de matériel qu'un syndicat avec de vraies connexions pouvait se procurer, pas un gang de bas étage. Les rampes de débarquement s'abaissaient dans un sifflement hydraulique.
Et ils sortaient. Une dizaine, peut-être plus, Grezzk n'avait pas le temps de compter. Des Nikto en premier, des Gamorreens armés de vibrohaches, deux Devaroniens avec des fusils à longue portée déjà en position, et au milieu d'eux, donnant des ordres en Huttese à voix haute, un Falleen grand et sec dont la peau avait pris cette teinte verdâtre caractéristique de la colère. Grezzk connaissait cette combinaison. Il la reconnaissait dans ses cauchemars.
– Putain de...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. La cloison vola de côté et son garde de faction fit irruption dans le bureau, le casque de travers, une brûlure de blaster fraîche sur l'épaulière droite de son armure.
– Boss ! C'est le Soleil Noir ! Ils ont mis deux de nos gars au sol à l'entrée, ils sont en train d'enfoncer la porte blindée, on a peut-être deux minutes avant qu'ils soient à l'intérieur !
La voix du garde grimpait dans les aigus malgré lui. Il avait posé une main sur l'encadrement de la cloison pour se stabiliser, les yeux allant du Rodien au Miraluka et retour, incapables de décider où se poser.
Grezzk, lui, regardait le Miraluka.
Il regardait le sabre laser accroché à sa ceinture.
Il regardait cet être silencieux, immobile dans son fauteuil, que les coups de feu et les cris du dehors semblaient avoir aussi peu perturbé qu'une légère brise, et quelque chose dans le calcul mental du Rodien  pivota brusquement vers une conclusion qu'il n'aurait pas envisagée trente secondes plus tôt.
Il posa son verre sur le bureau avec un calme qui lui coûta un effort qu'il espérait ne pas laisser paraître.
– Je crois...  dit-il lentement, les yeux toujours fixés sur le Miraluka, ...que notre conversation va devoir attendre quelques minutes. J'aurais besoin de votre aide.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/23830/les-bon-comptes-font-les-bons-amis</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/23830/les-bon-comptes-font-les-bons-amis</guid><dc:creator><![CDATA[Zaden Kryos]]></dc:creator><pubDate>Sat, 25 Apr 2026 11:37:42 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[[Effet Papillon] Rencontre dans les bas-fonds]]></title><description><![CDATA[Post n°4
Auteur : Kirtan Corvell
Avant l'appel du Lieutenant le petit groupe Impérial était encore en train de s'organiser à l’intérieur de la cantina. Dereck faisant son rapport à son collègue sur se qu'il avait vu, c'est à dire la position de la cible ainsi que ses faiblesses physique. Kirtan quand à lui écoutait avec attention tout en lavant un verre sans quitté se dernier des yeux pour cacher au mieux leur discussion. Cela n'était pas tant pour évité d'attirer l'attention des clients que pour éviter un problème avec les gérants de la cantina, qui n'apprécieraient sans doute pas que leurs employés discutes pendant les heures de services. Bien conscient du problème Corvell bougea de temps à autre la tête de haut ne bas pour signifier qui comprenait et écoutait bien le rapport qui était en train de lui être fait. Une fois le compte rendu fini le major qui récurait un verre posa se dernier sur sa droite et s'accouda sur le bar avec un bras, cette action le rapprochant de son collègue qu'il regarda dans les yeux.-Ils ont l'air incroyable c'est deux là dis moi. Je vais aller les voir, comme ça je serait où aller quand ils auront droit à un verre gratuit de la part du boss.Une fois son message bien passé l'agent impérial remplit son plateau pour refaire un tour de la cantina et voir plus précisément où se trouvait les différents sénateur républicains dont Dereck avait fait mention. Il s'avança alors en direction de la position de Sion sans encore le voir. L'Impérial était par contre de nombreuses fois ralentit par des républicains, visiblement des boit-sans-soif, qui ne cessaient de le stopper pour se servir sur son plateau. Cela avait la particularité d’énerver l'agent qui, contrairement à son dernier passage avec son plateau, avait un objectif précis et ne supportait d’être interrompu dans sa démarche. Surtout que dans son élan une Twi'lek manqua de faire chuté le plateau tenu fébrilement d'une seul main par l'impérial qui se rattrapa avec difficulté. Cette dernière partit sans s'excusé lâchant un léger ricanement en retournant avec des amis à elle surement tout aussi alcoolisé que l'alien. S'il n'avait pas était en mission le Major aurait facilement pu craché au visage de extraterrestre pour un tel comportement. Malheureusement pour lui il n'avait d'autre choix que de se ressaisir et continuer sa marche. La Cantina parcouru et l'objectif bien en vu Kirtan put alors faire demi-tour, soulagé d'enfin savoir où frapper une fois le moment venu. Alors qu'il se redirigeait vers la bar pour remplir de nouveau son plateau il fut interpeller à mi-parcours par se qui semblait à première vu à un sénateur. Se rapprochant avec agacement de la personne qui l'interloquait l'Impérial reconnue le visage de l'homme, il s'agissait de Rick O'lonell. La Major appréhendant ce qu'allait dire le sénateur serra inconsciemment le plateau de ses deux mains. Avait-il découvert leur plan ? Pourquoi Kirtan et non un autre serveur ? Évitant de trahir son angoisse le Major ravala sa salive avant que le républicain passe une simple commande. Une Vodka Martini pour être précis. Le problème étant que Kirtan ne savait pas du tout comment faire le cocktail. Suffisait-il de simplement de mélanger de la Vodka et du Martini ? Mais fallait-il plus de Vodka que de martini ? Autant de chaque ? Et le plus important, qu'est-ce qu'un shaker ? C'est donc avec une nouvelle mission que partait l'Impérial qui devait convenablement préparé un alcool pour ne pas détruire sa couverture. Il était assez ironique de savoir que la carrière d'un impérial, symbole de la discipline, était mise en jeu par de l'alcool. C'est donc déconcerté que Corvell se retrouva face au bar avec tout les ingrédients pour préparé une hideuse mixture qu'il n'avait jamais goûté et qu'il ne connaissait même pas. Ayant vécu dans un milieux défavorisé il y avait bien eut son père qui buvait de la vodka mais impossible de savoir à quoi peut bien ressembler un Martini et un shaker. Mais il semblerait que le shaker qui servait manifestement à mélanger soit le sorte de récipient qu'utilise les autres serveurs autour de lui pour remué les cocktails.Puis quand vint l'ultime moment de commencer le mélange où Kirtan s’apprêtait à verser dans un même verre deux bouteilles qu'il avait réussi à dégoté Il fut perturbé par une communication dans son oreillette. Il fut avertît de la part de Contrôle que l'opération était annulé. Sur le moment le Major fut soulagé de ne pas avoir besoin de risqué de faire capoté la mission avec son cocktail. Il posa alors les deux bouteilles qu'il avait en main sur la bar avant de rejoindre Dereck qui n'était pas loin. Sur le coup Corvell n'avait pas trop eut le temps de se posé de questions et avant de réfléchir à la situation se dit dans un premier temps qu'il était urgent de partir et qu'ils étaient sans doutes en danger. Le simple ordre concis de Contrôle qui prévenait uniquement de l'annulation de l'opération ne laissant pas beaucoup de place à l'analyse et à la réflexion. C'est donc en essayant de resté le plus calme et détendu possible qu'il proposa son plan de replis à Dereck lui en faisant part le plus discrètement possible pour que seul lui l'entende.-Tu as entendu l'ordre ? Pour moi il faut partir d'ici au plus vite. Je propose que l'on parte par la grande porte, avec ces tenues en se débraillant un peu dans la foule, ça devrait passer sans problème pour éviter la suspicion des gardes. Une fois sa phrase fini il ne se fit pas attendre et passa entre les républicains détachant le nœud papillon puis le lâchant d'une main au niveau de ses jambes pour ne pas être remarqué ni ralentie. Il prit également le temps d'ouvrir sa veste pour donner un style plus détendu avant de débraillé son col. Tout cela étant fait au milieu d'une foule compacte qui ne lui prêté pas attention. Il n'eut donc aucun problème pour se créer un chemin vers la sortit. Il attendit alors Dereck pour qu'ils partent à deux au milieux des rares républicains quittant déjà la soirée. L'entré étant beaucoup plus contrôlé que la sortit le duo n'eut aucun mal à s'en tiré. Le problème étant maintenant le transport jusqu'à la base. C'est donc une fois bien à l'écart que Kirtan se décida à appeler Contrôle pour qu'elle envoie Mask les chercher. -Ici K, D est avec moi et on a réussi à sortir de la cantina, on attend le transport de Mask pour nous faire quitter la zone.-Désoler mais Mask ne peut pas venir vous chercher. Vous allez devoir vous débrouiller.-Comment ça il peut pas venir nous chercher ? Il a pourtant bien un véhicule qui peut nous transporter, non ?-Désoler K... Je peut rien vous dire de plus, il faudra demander à Boss.Sur le coup Kirtan était quelque peu déboussolé par les événements ne parvenant pas à comprendre dans l'immédiat ce qu'il était en train de se passé. La voix de Contrôle était assez fluette et tremblotante, signe qu'il y avait un problème quelque part et visiblement sentimentale. Commençant à ressentir la déception pour avoir arrêté la mission en cour le Major s'abstint de posé une autre question, son état d'esprit n'étant plus à la curiosité. Le commando Impérial allait donc devoir prendre les transports en commun pour rentrer. L'image était anti-glorieuse au possible les Impériaux devant partager le wagon des fameux tram volants de Coruscant les transportant avec des alcooliques et des SDF, voyageurs classique à ces heures tardives. Ignorant son environnement Kirtan dévisagea d'un regard sombre son coéquipier qui était assit sur le siège qui lui faisait face la tête posé sur ses mains croisé. Durant le trajet il avait eut le temps de faire le point et de se faire sa propre interprétation des événements. Pour Kirtan l'affaire était simple, ça devait être un des loyalistes impériaux du groupe de Dereck qui avait soit trahis soit avait fait planter la mission. Corvell se disait que cela venait surement de là. Comment alors expliquer que Contrôle ne voulait pas en dire plus et qu'il allait falloir voir l'officier Conroy pour avoir des explications ? Il devenait de plus en plus dure pour le Major de voir une autre explication qu'une défaillance de se coté et doutait par le fait même de Dereck qui était ami avec tout ce beau monde en qui Kirtan n'avait désormé plus aucune confiance. Il resta alors silencieux tout le long du trajet cherchant négligemment une autre explication, sa première théorie lui semblant parfaitement viable.Une fois arrivé à bon port toutes les portes s'ouvrir laissant une marré de citoyens sortir du tram avec eux les deux agents impériaux. Ils ne leur restaient maintenant plus que quelques centaines de mètre à parcourir pour arriver à leur base. L'ambiance sur le chemin était sinistre avec Kirtan suspectant Dereck et déconcerté d'avoir à abandonné une mission en cour. Il espérait sans trop vouloir se l'avoué à lui-même qu'il y avait une autre raison à l’arrêt des opérations qu'une trahison. Après tout cette opération avait pour but final de libérer le grand Moff Valiant et Kirtan s'en voudrait d'avoir échoué si près du but.Ils étaient maintenant devant l'appartement et s'y présentèrent pour faire leur rapport au lieutenant. Kirtan s'avança alors bien droit les bras croisé dans son dos.-Au rapport Monsieur. Nous sommes désolé pour le retard mais Mask n'a visiblement pas pu nous ramener et Contrôle n'a pas voulu nous en dire plus. Nous avons donc du faire usage des transports en commun locaux pour revenir à la base. Y a-t-il un problème pour cette opération qui nécessite notre intervention ?
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18429/effet-papillon-rencontre-dans-les-bas-fonds</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18429/effet-papillon-rencontre-dans-les-bas-fonds</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:03:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[[CSI] Zone sécurisée]]></title><description><![CDATA[Post n°22
Auteur : Darth Malraas
Le droïde responsable des communications remue anormalement en pianotant sur ses commandes, il se tourne alors vers la récent capitaine de la douzième division des lames et l’interpelle de sa voix artificielle tout en restant droit comme un pique.  -Communication radio-holographique demandée par ordre du général Mufus.Le Zabrak se lève de son confortable siège de commandant, croise les bras et fait face à la petite plateforme holographique. Mufus apparaît, matérialisé comme un spectre par la technologie séparatiste. Ses mots résonnent comme le tintement de milliers de pièces pour un bourgeois, voleur et cupide, le général de la Confédération des Systèmes Indépendants avait enfin été capable de lui offrir un moyen de distraction des plus intéressants. A la fin des ordres donnés, Gelmir hoche la tête et s’incline respectueusement.-Bien général.  -Communication terminée.S’il avait été un enfant joyeux, le Zabrak aurait certainement sautillé frénétiquement en balançant ses bras menus vers le ciel. Mais le belliqueux guerrier galactique se contente de sourire sous son casque en une grimace qui saurait faire pâlir un Rancor affamé. Il se rassoit rapidement sur le siège et retransmet les données téléchargées depuis le vaisseau du général jusqu’aux pilotes droïdes B1.Sa voix gronde sous son casque.-Partons dès maintenant pour Géonosis, ma division a besoin d’hommes forts, courageux et prompts aux combats ainsi que plusieurs droïdes…EXECUTION. Etablissez le contact avec deux Destroyers Providence et un Destroyer Léger Recusant et par ordre du général Mufus, qu’ils soient affectés à cette mission.Sur le tableau des communications, les commandants des vaisseaux C.S.I répondent présents et rappels plusieurs chasseurs dans les hangars. La flotte se détache alors de Coruscant, sort de l’atmosphère pour activer ses hyper-propulseurs et partir en direction de Géonosis, petit détour avant Mustafar.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18428/csi-zone-sécurisée</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18428/csi-zone-sécurisée</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:03:19 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Valise diplomatique]]></title><description><![CDATA[Post n°17
Auteur : Super PNJ
Un soir comme un autre sur Coruscant, un speeder noir se stationna à proximité de la cantina qui servait de quartier général au HellsHound, et six individus plus patibulaires les uns que les autres en sortirent, tous portaient un long manteau noir en simili cuir pour mieux dissimuler leur armure de combat.Le leader Alec, un humain au regard sombre, arma son fusil blaster imité par ses hommes, ils étaient tous membre de la même organisation criminelle, des tueurs à gage recrutés par un Kadijiic de Nal Hutta dans un but précis.Et c'est en rang serré qu'ils approchèrent de l'entrée de l'établissement de nuit, un des tueurs plaça son arme en bandoulière et sortit une grenade de sa poche intérieure.Deux autres assassins s'approchèrent des portes tandis qu'Alec braquait l'entrée principale, ils ouvrirent les portes , le temps que le grenadier fasse son lancé puis les refermèrent rapidement en se mettant à l'abri contre le mur.L'explosion secoua le bâtiment et déchiqueta plusieurs clients, mais Alec se moquait des dégâts collatéraux, il avait été embauché pour une seule et unique raison, détruire le gang originaire de Mustafar...Plusieurs clients gravement blessés tentèrent de sortir en hurlant de la cantina mais ils furent fauchés immédiatement par des rafales croisées de blasters.-Go!Après une ultime rafale à travers les murs, les cinq tueurs s'engouffrèrent alors dans le bâtiments le sixième restant à l'extérieur pour faire le guet, le barman était mort derrière son comptoir avant de comprendre ce qui lui était arrivé ,quelques blessés furent achevés sur place, un Verpine récolta au passage un tir en pleine tête mais la véritable cible se trouvait dans l'arrière salle, ils évitèrent le cadavre fumant d'un Wookie et défoncèrent ce qui restaient de la porte à coup de pied, celle ci céda dans un craquement lugubre et des traits de laser surgirent alors de l'intérieur.Intéressant, ils restaient encore quelqu'un en vie...On jeta une deuxième grenade dans l'arrière salle qui explosa puis Alec entra, un ultime tir ricocha sur son armure, il répliqua et un gangster à capuche eut l'abdomen transpercé d'un tir précis.Lotos était encore en vie lui aussi,  coincé par du mobilier qui avait chuté suite à l'onde de choc, Alec remarqua que son bras droit avait été arraché par l'explosion. Du sang lui coulait de la bouche, pourtant il demanda tout en fixant l'assassin droit dans les yeux:      -Qui... qui êtes vous?Alec, sourire sadique aux lèvres, se planta devant lui et ajusta la visée de son blaser sur le crane cornu du Zabrak.-La mort...Et le trait de laser traversa la tête de l'infortuné leader des HellsHound, son destin était tragique, quitter Mustafar pour mourir comme ça dans l'arrière salle obscure d'une cantina des bas fonds de Coruscant. Soudain quelqu'un toussa à proximité, immédiatement quatre fusils se braquèrent sur lui.-Incroyable! Celui la est encore en vie!C'était Bagout, le gangster était gravement blessé par une plaie béante au milieu du ventre mais il eut encore la force de mettre une cigarette à sa bouche sanguinolente et demanda.       -Du feu?-Finis le!Un dernier tir de blaster resonna dans la cantina, et la cigarette tomba sur le sol, signant ainsi la fin du gang des HellsHound.Les six tueurs à gage se regroupèrent et comme un seul homme ils quittèrent en silence l'établissement en direction de leur véhicule noir.Les Sinistres Six avaient rempli leur contrat...Spoiler : Spoilerby         
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18427/valise-diplomatique</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18427/valise-diplomatique</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:03:16 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Séparatistes &amp;amp; Impériaux VS Insurgés]]></title><description><![CDATA[Post n°13
Auteur : Blad Demeci
Suite -&gt; Poursuite dans les bas-fonds ]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18426/séparatistes-amp-impériaux-vs-insurgés</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18426/séparatistes-amp-impériaux-vs-insurgés</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:03:13 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Reconquete [Empire-UCEH]]]></title><description><![CDATA[Post n°34
Auteur : Blad Demeci
Les détonations ne se faisaient plus que dans un seul sens. La Confédération des Systèmes Indépendants avait largement prit le dessus et la venue du Maître Sith permit d'en finir rapidement avec les derniers ennemis encore aptes à se battre. Bien sûr il y avait ce fuyards que Blad s'exaspérait à faire abattre à coups de tirs d'élite et d'ogive, deux armes dévastatrices lorsqu'elles sont alliées correctement. Enfin, l'Empire ne disposait plus que de cadavres en guise de soldats, le Lieutenant Demeci s'en sortait donc victorieux une nouvelle fois. Cependant il était assez déçu de ne pas avoir put combattre un adversaire à son niveau. Peut-être n'y avait-il plus de guerriers aussi fort que lui dans les rangs adverses aujourd'hui? Blad se perdit dans ses pensées quelques secondes avant qu'un de ses hommes de l'UCEH ne vienne à lui, très enthousiaste.   "Lieutenant! La bataille est terminée! L'Omega réunit le Sénat pour achever officiellement notre conquête!- Bien... Je suppose que c'est une bonne chose pour notre armée."Le grand guerrier Mandalorien en armure dorée s'avança sur les débris de la planète capitale afin de chercher à l'horizon quelque chose qu'il ignorait. Le destin de Blad Demeci était donc celui d'un soldat réputé et efficace, avec un parcours étonnant qui plus est. Mais s'arrêtait-il à la simple promotion d'officier? Certainement pas, le chef Demeci méritait plus, son influence sur la galxie deviendrait bientôt bien plus importante, il le ressentait au fond de son âme de combattant expérimenté...
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18421/reconquete-empire-uceh</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18421/reconquete-empire-uceh</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:03:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Poursuite dans les bas fonds]]></title><description><![CDATA[Post n°54
Auteur : Darth Malraas
Sur le pont de la Frégate Stellaire Munificent Le Chant des Partisans, l’Amirale Jariah Mai dirige les opérations du regroupement général des forces et le retour sur la planète mère de la Confédération.Sur la plateforme holographique du vaisseau, la Zeltronne intervient auprès du Commandant Demeci et des officiers Droïdes de classe B1.-Rapatriez toutes nos forces sur les vaisseaux.La relève est assurée par l’Armée Impériale, veillez à ne rien oublier de précieux.Départ sur-le-champs.Amirale Mai,Terminé.La Barge toujours dans les bas fonds est rapidement prise d’assaut par les unités déchargées plus tôt pour le renforcement des positions et le maintient de l’ordre.  Une fois toutes les machines et unités organiques embarquées, le vaisseau spatial décolle et franchit l’atmosphère pour le vaisseau séparatiste le plus proche.Direction : Géonosis [Post Général pour embarquer toutes les unités.Tericarax, Belrog et Blad ! Vous débarquez sur Géonosis]
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18420/poursuite-dans-les-bas-fonds</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18420/poursuite-dans-les-bas-fonds</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:02:48 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Mission insurgés]]></title><description><![CDATA[Post n°65
Auteur : Darth Malraas
Un avide de richesse, cupide au plus haut point, s'ébranle au doux son d'un crédit trébuchant sur le sol. Sa langue pend au dessus du vide à l'écoute du mot simpliste qu'est : Richesse. Pour le Commandant, rien n'est plus jouissif que la guerre sous toutes ces formes, après tout, n'est-il pas né pour cela ?Soucieux de prendre grand soin de cette bien pathétique pomme aux significations nombreuses, le Zabrak la maintient entre ses deux mains avec délicatesse.Tout en se concentrant sur un avenir déployant ses nombreuses possibilités, le Capitaine reste attentif au discours du Sith.Une fois ses phrases achevées, Gelmir prend la parole.-Je vous comprends.Le Zabrak comprend qu'en plus de la guerre, l'apprentissage doit être fait.De lui-même, il doit apprendre à connaître ses capacités à dompter le mal qui pèse son âme depuis des lustres.Depuis sa naissance. Il s'entraînera, des machines sont à sa disposition pour cela.Une fois le Sith hors de vue, le Capitaine est rejoint par les machines.Mais une chose le taraude, incarnée par les mercenaires.A quelques mètres de sa position, un corps.En position accroupie, il hôte le casque de l'individu et remarque avec stupéfaction que ce visage appartient à un...-...Clone. Droïdes prenez les deux corps des étranges compagnons des anciens rebelles, montez les dans la navette et partons immédiatement pour Géonosis. Une affaire doit être réglée. Partons !Les ordres sont comme toujours, exécutés à la lettre.La Navette Neimoidienne a tôt fait de s'extirper de l'ancienne zone mise à feu et à sang.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18419/mission-insurgés</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18419/mission-insurgés</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:02:34 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Infiltration Obscure - II]]></title><description><![CDATA[Post n°18
Auteur : Zaden Kryos
Zaden se tenait immobile, absorbant chaque mot que son maître, Dark Tyrax, prononçait. Pour la première fois depuis longtemps, Zaden pouvait voir son maître sans son masque. Ce qu’il découvrit n’était rien d’autre qu’un rappel glaçant du prix à payer pour le pouvoir.La chair de Dark Tyrax portait les stigmates du duel légendaire qu’il avait mené contre Dark Oblivious, l’actuel maître de l’Ordre Sith. Des plaies cautérisées par des éclairs sith, et sa peau, parcheminée et noircie par des années d’exposition à l’énergie du Côté Obscur, semblait se désagréger à même son ossature. Ce n’était pas une simple blessure, c’était une malédiction vivante, un rappel que le Côté Obscur ne donnait jamais rien sans exiger un tribut en retour.Malgré cela, Tyrax dégageait une présence écrasante, un charisme impitoyable. Zaden pouvait ressentir sa satisfaction. Son apprenti avait fait du chemin. Il avait prouvé qu’il était capable d’exécuter la volonté de son maître sans poser de questions. Le moment était venu pour lui de frapper à nouveau.— Oui, maître. J’exécuterai votre volonté.À peine ces mots furent-ils prononcés que la transmission holographique s’interrompit brutalement, ne laissant derrière elle que l’écho ténu de la respiration de l’Anzati. Il était seul désormais, seul face à une mission aussi risquée qu’ambitieuse : s’infiltrer sur Muunilinst, un bastion économique vital de la Confédération des Systèmes Indépendants, usurper une identité et se frayer un chemin jusqu’à Syn Deubré, un notable influent du Clan Bancaire.Le convaincre ou l’éliminer.Mais avant tout, Zaden avait besoin de repos.Le sommeil ne lui apporta aucun répit. Dès qu’il sombra dans l’inconscience, l’Obscurité l’enveloppa. Ce n’était pas un rêve ordinaire, ni même une vision induite par un rituel sith. C’était quelque chose de plus ancien, de plus primitif.Il était dans une antichambre dont l’existence même semblait défier les lois du réel. L’air y était lourd, saturé d’un froid surnaturel. L’obscurité l’enveloppait comme une chape de plomb, si bien que même sa perception via la Force ne lui permettait pas d’en discerner les contours. Des chuchotements indistincts résonnaient tout autour de lui, sinistres, murmurant dans une langue qu’il ne comprenait qu’à moitié.Ce n’était pas la voix du Seigneur Krath qui lui était apparue autrefois. Non, c’était une présence différente, plus vorace, plus affamée.Soudain, une lueur rougeâtre illumina faiblement l’obscurité à ses pieds. Une orbe écarlate pulsait comme un cœur maléfique, projetant un mince faisceau lumineux vers le haut. Peu à peu, la silhouette d’un objet ancien se dessina : un holocron Sith, incrusté de runes oubliées.Zaden sentit une force irrésistible l’attirer vers lui. Lorsqu’il tendit la main pour s’en emparer, une ombre massive s’éleva devant lui, aussi rapide qu’imposante. L’Anzati eut à peine le temps de réagir qu’une poigne glaciale s’abattit sur ses épaules, l’immobilisant sur place.Une silhouette noire, revêtue d’une armure d’un autre âge, le surplombait. Un casque impénétrable dissimulait son visage, mais sa présence dans la Force était écrasante, presque divine dans sa puissance brute.— Qui es-tu pour oser perturber mon repos, jeune ignorant ?Sa voix résonna comme un grondement lointain, imprégnée d’une autorité séculaire.Zaden, malgré l’oppression qu’il ressentait, tint bon. Il avait traversé trop d’épreuves pour se laisser intimider par un simple fantôme.— Je suis Zaden, apprenti de Dark Tyrax, chef de l’Ordre Krath. C’est vous qui êtes venu à moi durant mon sommeil, je ne vous ai pas cherché.L’entité marqua une pause.— Tu ne m’as peut-être pas cherché… mais tes ambitions ont résonné jusqu’à moi. Alors, tu prétends être un Sith ? Pourtant, je te sens faible. Mon Dashade aurait pu t’éliminer d’un geste.Zaden ne broncha pas, même lorsque le spectre émit un léger ricanement.— Mais il est rare que je puisse entrer en contact avec quelqu’un sans qu’il soit physiquement proche de mon tombeau. Intéressant…L’ombre sembla contempler l’Anzati, jaugeant sa valeur.— Si tu es un Sith… que cherches-tu ? Quelle est ta dévotion au Côté Obscur ?Zaden sentit son cœur s’accélérer. Ce moment, il l’attendait depuis longtemps.— Je veux le pouvoir absolu. Le Code Sith nous enseigne de briser nos chaînes et d’atteindre la liberté. Mais nous sommes faibles. Nous nous terrons comme des ombres, alors que jadis, la galaxie tremblait à la simple évocation de notre nom. Je veux le pouvoir de changer cela.L’ombre rit de plus belle.— Beaucoup d’ambition… mais trop peu de capacités. Je pourrais t’apprendre mes secrets. Deviens imbattable. Lorsque tu auras atteint ta pleine puissance, tu pourras me ramener, et ensemble, nous referons naître l’Empire Sith.L’Anzati comprit que la proposition était un piège. Ce spectre voulait le manipuler, le posséder peut-être… mais si le prix était la connaissance, alors c’était un risque qu’il était prêt à prendre.Il accepta.Le spectre ordonna alors à Zaden de se rendre sur Korriban, dans la Vallée des Seigneurs Noirs. Là-bas, il trouverait son tombeau, où reposaient les savoirs interdits qu’il lui offrirait.Mais avant cela, il lui apprit les bases de l’ancienne langue Sith. Un savoir précieux, indispensable pour déchiffrer les secrets les plus profonds du Côté Obscur.Zaden s’éveilla en sursaut. Son corps était couvert de sueur froide, son cœur battait furieusement dans sa poitrine. Il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre son souffle, pour retrouver la frontière entre la réalité et la vision. L’expérience l’avait marqué. Il se sentait… changé. Mais il n’avait pas le luxe d’y réfléchir davantage. Son objectif immédiat restait Muunilinst. Korriban attendrait. Il se leva, enfila sa tunique et ouvrit son comlink.— R2-X4, prépare l’Anonymous pour le départ. Direction Vinsoth.Le petit droïde, resté sur le spatioport Night Star en orbite, confirma avec un bip enthousiaste avant de se mettre au travail. Zaden prit ensuite contact avec Greezk, le bandit. Il lui expliqua la situation.— J’connais un type, le meilleur faussaire du Noyau, j’t’assure. Il a bossé pour le Soleil Noir, les Hutts. J’te file son adresse, mais c’est pas donné.Zaden ne posa pas de questions. Il se contenta de noter les coordonnées.Il n’avait plus qu’une chose à faire : se rendre dans les bas-fonds et s’assurer que cette nouvelle identité soit parfaite.L’infiltration de Muunilinst ne faisait que commencer.Les bas-fonds de Coruscant n’étaient jamais vraiment silencieux. Même en plein cycle nocturne, les néons défectueux clignotaient par intermittence, projetant des ombres tordues sur les murs crasseux. L’air était saturé d’une odeur de carburant bon marché et de moisissure, ponctuée çà et là par l’odeur métallique du sang séché sur le permabéton. Zaden avançait d’un pas assuré, ses sens aiguisés par la Force. Il savait qu’il était suivi. Une brève impulsion de sa volonté, et un cri étranglé résonna dans l’une des allées sombres. Un surineur des bas-fonds venait de découvrir, trop tard, qu’il s’était attaqué à la mauvaise proie.L’Anzat continua son chemin sans se retourner, son long manteau sombre flottant légèrement derrière lui. L’éclairage blafard de la rue fit briller un instant le métal noirci de sa main cybernétique lorsqu’il poussa la porte d’un petit bâtiment aux allures insignifiantes. Un atelier de bric-à-brac mal famé, perdu parmi les centaines d’autres qui faisaient le commerce de pièces détachées, d’armes volées et de documents d’identification falsifiés.L’intérieur était exigu, poussiéreux, encombré d’étagères croulant sous des modules informatiques obsolètes et des pièces détachées de droïdes en tout genre. Un vieux poste radio grésillait faiblement, crachant une musique de cantina hutt un brin désaccordée. Pendant un instant, seul le bourdonnement électrique des lampes suspendues troubla le silence. Puis, d’un battement d’ailes bourdonnant, un Toydarien apparut derrière un comptoir désordonné.— Bienvenue chez Trouve’tou, la meilleure quincaillerie des bas-fonds ! Si vous cherchez un vibrocouteau affûté ou un droïde de protocole...— Je suis ici de la part de Grezzk. Il a commandé "quelque chose" pour moi.Le Toydarien battit des ailes plus vivement, ses petits yeux globuleux se plissant d’un air plus méfiant, avant de se détendre avec un rire nasillard.— Ah ! C’est Grezzk qui t’envoie ! Je t’attendais justement. Voilà pour toi.Il disparut un instant sous le comptoir, le bruit métallique d’un tiroir forcé résonnant dans l’échoppe. Lorsqu’il refit surface, il déposa sur le bois usé une série de cartes biométriques, accompagnées d’un sac de toile épaisse contenant des vêtements soigneusement pliés.— Voilà, désormais ton nom est Fo Salam, employé de la Czerka Corporation, en mission d’affaires sur Muunilinst. Tout est en ordre : empreintes, scans rétiniens et justificatifs de voyage. L’identité appartenait à un type qui s’est aventuré dans la mauvaise cantina au mauvais moment… Disons qu’il sera discret le temps que tu en aies besoin.Zaden attrapa les documents et les feuilleta brièvement. Tout semblait en règle. L’identité était robuste, assez crédible pour tromper un contrôle standard. Il ouvrit ensuite le sac et observa l’uniforme aux couleurs de la Czerka : une tenue sobre, mais bien taillée, arborant le logo stylisé de l’entreprise corrompue.— Et mon paiement ?Zaden lui lança une petite poche de crédits, qui disparut immédiatement dans les replis de sa tunique flottante.— Toujours un plaisir de faire affaire avec GrezzkL’Anzat hocha la tête, puis enfila rapidement sa nouvelle tenue, ajustant le col et dissimulant son sabre-laser dans une poche intérieure renforcée. L’arme, bien cachée, ne créerait pas d’anomalie trop suspecte à un scanner de sécurité standard. Il jeta un dernier regard au faussaire avant de quitter la boutique.Une fois dehors, il pressa le pas vers le spatioport, évitant les regards curieux et les patrouilles de mercenaires locaux. Coruscant n’était pas une planète où l’on s’attardait après avoir acheté une nouvelle identité. Quelques rues plus loin, il atteignit un petit astroport privé où il put embarquer sur un transport civil en partance pour la station spatiale avant d’embarquer pour Muunlist. Le billet lui coûta cinquante crédits, une dépense mineure pour éviter les itinéraires plus scrutés.Le vaisseau, un vieux cargo de la Kessel Drives reconverti pour le transport de passagers, vibrait légèrement sous l'effet de ses moteurs fatigués, exhalant une odeur de carburant brûlé mêlée à celle des corps entassés dans l’espace confiné. L’air recyclé avait ce goût métallique propre aux vieux transports de seconde zone, ceux où l’on voyageait par nécessité plutôt que par choix.Zaden balaya la cabine du regard, dissimulant toujours sa présence dans la Force. Autour de lui, une mosaïque d’individus issus des quatre coins de la galaxie occupait les sièges élimés. Un Duros en tenue de bureaucrate, vêtu d’un uniforme gris parfaitement ajusté, était plongé dans des calculs affichés sur son holopad, ses grands yeux rouges parcourant les chiffres avec une concentration studieuse. Il était sans doute un fonctionnaire du Clan Bancaire en transit, comme tant d’autres, préoccupé uniquement par ses bilans et ses marges.Un Rodien à la peau vert sombre, vêtu d’un gilet de voyage élimé et d’un pantalon aux multiples poches, lisait un datapad d’un air distrait. Son museau frémissait parfois, signe qu’il marmonnait intérieurement les lignes qu’il parcourait. Une habitude nerveuse, peut-être. Son regard vif semblait habitué à jauger les alentours, un réflexe que Zaden avait déjà observé chez les petits escrocs et les informateurs des bas-fonds.Mais c’est une Twi’lek aux courbes généreuses qui attira véritablement son attention. Installée à quelques rangs devant lui, elle semblait se fondre dans l’atmosphère de promiscuité du vaisseau, pourtant son allure ne trompait pas. Sa peau d’un bleu profond captait les rares lumières de la cabine, et ses lekku ornés de bagues ondulaient lentement alors qu’elle ajustait sa position, cherchant une posture plus confortable sur les sièges usés du cargo. Elle portait une veste courte en cuir renforcé, ouverte sur une combinaison moulante qui mettait en valeur une silhouette voluptueuse. Une ceinture de contrebandière sanglée à sa taille portait plusieurs poches dissimulant sans doute des outils ou des crédits.Zaden la sentit l’observer du coin de l’œil. Ce n’était pas une simple voyageuse. Peut-être une contrebandière, une chasseuse de primes, ou simplement une femme trop habituée à devoir jauger ceux qui l’entourent.Le Sith ne détourna pas le regard immédiatement, laissant planer l’ombre d’un intérêt calculé. Il savait que parfois, les rencontres les plus anodines pouvaient devenir des opportunités. La Twi’lek, quant à elle, haussa légèrement un sourcil, avant de reporter son attention sur son datapad, faisant mine de l’ignorer...
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