<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Bordure Extérieure]]></title><description><![CDATA[Vaste région composée de planètes pour la plupart désertes.]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/81</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 05:27:24 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/81.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Sun, 12 Apr 2026 17:09:21 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Préparatifs de guerre.]]></title><description><![CDATA[Irons pose des questions pertinentes. Hivernus acquiesce en silence, reconnaissant la vivacité d’esprit de la commandante. Il est vrai qu’il ne faut pas vendre le cuir du Rancor avant de l’avoir tué. Nombre de généraux ont perdu leurs batailles, parfois même leur vie, en partant au combat la tête pleine de certitudes et d’optimisme. Le Chiss n’est pas aussi stupide. Il a pris en compte toutes les issues possibles, toutes les options envisageables. Anticiper tout ce qu’il peut l’être, parfois jusqu’à l’inimaginable ou l’impossible, permet de garder un coup d’avance sur son adversaire… Ou tout du moins d’être au même niveau que lui. C’est pour cela qu’on voit souvent en lui, au sein du cercle très restreint de la Grande Moff, un allié (ou un outil) redoutable qu’il faut toujours garder à l'œil. Le souverain de Bajic avale une gorgée d’eau, son unique œil flamboyant fixé sur son interlocutrice.
- Vos remarques sont justes, commandante Irons… Il faut se montrer prudent face à un ennemi aussi sournois que l’Oiseau de Feu. Un excès de zèle ou de confiance pourrait nous coûter cher. D’autant plus que sur un champ de bataille, les meilleurs plans ne survivent jamais plus de quelques minutes au premier contact avec l’ennemi.
Le seigneur de la guerre marque un léger temps de pause, une main venant doucement glisser sur sa jambe droite. Il feint l’indifférence mais souffre en réalité de douleurs fantômes qui viennent parasiter le flot tranquille de ses pensées.
- Le risque d’une mutinerie au sein des vaisseaux de l’armada personnelle de la Grande Moff est pratiquement nul. J’ai pu constater de mes propres yeux… L’expression fait presque sourire l'humanoïde à peau bleue. … que les équipages de cette flotte sont principalement constitués d’officiers loyalistes et de marins Boroskais. Ashe s’est entouré d’individus de confiance et c’est normal. Cette grande armada constitue l’une de ses nombreuses bases de pouvoir, peut-être même l'une des plus importantes, et demeure un outil de persuasion très efficace. Elle a donc personnellement trié sur le volet les figures d’autorité de sa flotte et a pris soin de recruter les équipages au sein des mondes qui lui sont favorables. Borosk en tête.
Le souverain de Bajic inspire doucement, poursuivant ses explications d’une voix parfaitement modulée.
- D’un autre côté, la probabilité d’une trahison venant de mes rangs est assez faible. Les officiers de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic ont eu leur lot d’occasions pour me jeter en pâture à mes ennemis. De nombreuses batailles auraient pu être perdues sans l’obéissance et la discipline dont ont fait preuve mes équipages car bon nombre de mes stratégies reposent uniquement sur la confiance que je place en mes hommes. De toute manière, j’ai décidé pour cette opération de mettre en garnison sur mes vaisseaux de guerre les soldats de ma propre maison militaire. Toute tentative de mutinerie, aussi peu probable soit-elle, serait tuée dans l'œuf avant d’avoir un quelconque impact sur le cours de la bataille.
Une nouvelle gorgée d’eau finit par passer les lèvres bleues du Chiss. Lorsqu’il repose son verre, ses mains viennent doucement pianoter sur la surface de la table basse. De nouveaux points lumineux apparaissent sur la projection holographique de la carte spatiale. Des icônes présentant la forme distinctive de vaisseaux de guerre impériaux.
- Il est certain que nous obtiendrons une réponse des conjurés en attaquant l’une des plus importantes bases de l’organisation secrète de l’Oiseau de Feu. Ils voudront frapper fort pour venger l’affront, pour montrer qu’ils sont toujours en position de force. Mais nous allons retarder cet instant… Des vaisseaux se chargeront de bloquer les communications entrantes ou sortantes du système Y’Toub quand nos flottes seront prêtes à lancer leur opération en orbite de Nar Shaddaa. Nous aurons donc plusieurs heures d’avance sur nos adversaires au bas mot. Une fenêtre de manœuvre certes restreinte mais qui permet de garder un bref avantage crucial…
D’un geste élégant de la main, le seigneur de la guerre désigne ensuite les différents points lumineux représentant des flottes impériales de première importance : la neuvième flotte de système, protégeant Borosk de toute attaque externe, la première flotte d’intervention rapide, basée sur Yaga Minor mais déployée le long des voies hyper spatiales reliant les différents mondes impériaux du nord de la Bordure Extérieure, la deuxième flotte d’intervention rapide, stationnée sur Eriadu mais actuellement active dans différents secteurs du sud de la Bordure Extérieure.
- Plusieurs de nos agents et de nos vaisseaux éclaireurs tentent de localiser la position exacte des bases conjurées dans le secteur Anoat et les nébuleuses de Kalki et du Maelstrom. Des éléments de la neuvième flotte de système, ainsi que les bâtiments de ligne des première et deuxième flottes d’intervention rapide se tiennent déjà prêts à agir. Avec un peu de chance, nous obtiendrons les coordonnées de ces bases à temps pour frapper avant qu’ils ne puissent réagir correctement à notre attaque sur Nar Shaddaa. Déclare l'humanoïde à peau bleue, impassible. Droïdes de surveillance et réseaux d’informateurs sont sur le qui-vive et des unités spéciales sont déjà mobilisées sur les mondes impériaux pour contrer de potentielles actions clandestines. S’il se passe quelque chose qui sort de l’ordinaire, nous devrions être logiquement mis au courant. Ce qui nous amène au dernier point…
Hivernus se laisse doucement retomber dans son canapé, inspirant lentement.
- Il est certain que le plus gros des affrontements devra être dirigé par l’Impérium. La Grande Moff Ashe a besoin de victoires pour cimenter son pouvoir et fédérer l’opinion publique. Le régime impérial en sortira grandi et plus stable… Et la Confédération des Systèmes Indépendants aura dès lors un allié plus fort que jamais. Indique tranquillement le Chiss.  Cependant, il n’est pas question d’écarter complètement les séparatistes d'un conflit qui touche l’ensemble de la galaxie. Certaines batailles vont requérir le soutien politique de la Confédération des Systèmes Indépendants et l’appui militaire de ses puissantes armées. Nar Shaddaa sera probablement l’une de ces batailles. Certains Kajidics Hutts ne sont pas assez puissants pour s’opposer à nous et se tiendront en retrait. L'un d'entre eux dépend d'ailleurs en partie de la protection du Seigneurat de Bajic et nous fournit actuellement de précieux renseignements. Mais les autres clans se joindront sûrement au Syndicat Tenloss et à l’Oiseau de Feu dans la défense de leurs intérêts communs… Ou tout simplement pour protéger leur réputation. Après tout, un seigneur Hutt qui ne répond pas de manière agressive à une attaque est un seigneur Hutt dont les jours sont comptés.
Le souverain de Bajic contemple en silence les différents astres qui tournent doucement dans l’air de la pièce. Il calcule peut-être les probabilités d’une intervention des clans les plus importants, cherche sûrement à déterminer les bases importantes des mondes sous domination Hutt ou les points d’entrée possibles pour de potentielles flottes du cartel.
- L’Impérium et le Seigneurat de Bajic mèneront l’assaut de front. Je suggère de déployer les forces séparatistes autour de la zone des combats, sur les voies hyper spatiales ou dans les systèmes environnants, afin d’interdire l’arrivée de renforts ennemis. Je vous propose également, commandante Irons, de vous joindre à nous dans cette opération. Vous pourrez ainsi servir d’officier de liaison entre nos armées et prendre une part active dans cette traque aux conjurés. Qu’en dites-vous ?
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/23826/préparatifs-de-guerre.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/23826/préparatifs-de-guerre.</guid><dc:creator><![CDATA[Hivernus]]></dc:creator><pubDate>Sun, 12 Apr 2026 17:09:21 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[[CHANGEMENT] L&#x27;Evangile selon Satan]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Vlad Todd</p>
<p dir="auto"><span style="color:#ffffff"><strong> <span style="font-family:sansserif"><i>Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires, et qui avait sept têtes et dix cornes. </i></span><span style="font-family:sansserif"><i>4</i></span><span style="font-family:sansserif"><i> La femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or pleine d'abominations : les souillures de sa prostitution. </i></span><span style="font-family:sansserif"><i>5</i></span><span style="font-family:sansserif"><i> Sur son front un nom était écrit, mystérieux : « Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre. » </i></span><span style="font-family:sansserif"><i>6</i></span><span style="font-family:sansserif"><i> Et je vis la femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus</i></span></strong></span>  <br /> <br /> <br /> Livre de l'Apocalypse, Chapitre 17<br /> <br /> <br /><i> Au commencement, il n'y avait rien. Et puis, la Vie créa l'homme. L'homme était fait d'une pâte nouvelle, que la vie avait jalousement gardé pour elle jusque là : la Folie. Mais, lorsque ses premières pâtes furent finies, elle ajouta une seconde couche, que les hommes allaient prendre pour leur véritable peau : la raison. Tous les hommes qui grattaient leur faux épiderme pour retrouver leur état originel furent jetés en prison ou exécutés par leurs semblables et la Vie décida de les punir. Elle envoya sur la Terre des Hommes un homme déguisé mais dont la seconde peau pouvait glisser à tout moment. La femme, être pernicieux, ne manqua pas de déshabiller l'émissaire de la vie et il se révéla comme le prophète de la Folie. Il était le temple du Verbe de la vie et il dit : «  L'amour n'existe pas. L'amitié n'existe pas. La guerre n'existe pas. Seul compte la folie ». Il dit et il rassembla des émissaires pour l'aider à prêcher la bonne parole. Ceux qui ne la méritaient pas furent brûlés et l'on alluma un grand feu pour que la folie se nourrisse de la raison et construise un monde meilleur.</i><br /> <br /> <br /><i> Pour une liste complète des émissaires en question et du renouveau Cerberien, voir : <a href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t2899-Compte-de-Cerberus.htm" rel="nofollow ugc">http://star-wars-rpg.soforums.com/t2899-Compte-de-Cerberus.htm</a></i><br /> <br /> <br /><i> Chaîne d'information première de Coruscant</i><br /><i> Chaîne d'information première de la Bordure Extérieure</i><br /><i> Chaîne de jeunesse galactique</i><br /><i> Chaîne de cuisine de Ryloth</i><br /><i> Galactisport</i><br /><i> Chaîne d'information seconde de Coruscant</i><br /><i> Chaîne privée de propagande impériale</i><br /><i> Chaîne d'information en continue spécialisée</i><br /><i> Chaîne d'information du Sénat galactique</i><br /> <br /> <br /><i> 20h35, heure de Coruscant</i><br /> <br /> <br /><i> L'éclair ne dura qu'une fraction de seconde. Le temps de choquer la rétine du spectateur et de le paralyser devant son écran. Le temps de le décrocher de son journal, de son acte sexuel, de sa conversation ou de sa cuillerée de pâtes. Puis, l'image fut remplacée par une autre. Plus bancale, plus colorée, et prise en légère contre-plongée. Du travail bâclé – ou mis en scène –, aucun professionnalisme. Et la bande son n'était pas mieux. Sans prévenir, un rire horriblement aigu s'échappa de nulle part, et se diffusa dans des millions d'oreilles, soudain persuadées qu'un petit malin tenté d'accéder à leurs boîtes cranniennes avec un marteau piqueur. Malgré l'habitude, le rire le plus comédienne que prenait parfois le Joker resterait toujours insupportable. Une main passa devant l'image et imprima un mouvement à la caméra. Le fond de l'image – des couleurs en vrac sur un mur sans identité, recouvert d'un smiley vert fluorescent – ne changea pas mais une figure hilare vint envahir l'écran. Le tueur bouffon. Il avait maigri, et ses cheveux étaient coupés, mais impossible de se tromper. Seul lui avait cette plaie à la place de la bouche. Jetant au loin une boîte de maquillage suspecte, il se tourna vers la caméra et, l'espace d'un instant, une peur fugitive passa dans ses yeux, en écho à celle qui faisait battre les globes oculaires de tout ses auditeurs. Et bien évidemment, vu l'heure et le nombre de chaînes attaquées par le Cerberus, ils étaient nombreux. Très très nombreux. Beaucoup parmi eux connaissaient le visage de ce Public Enemy, qui semait la terreur partout où il passait. Pas plus tard que la semaine dernière tiens, il avait attaqué Dantooine et mis l'Empire en défaite, tout en causant le meurtre de gamins innocents. Une partie de la planète capitale avait paniqué, suite à cette attaque, craignant d'être elle aussi salie par l'atroce personnage.  </i><br /> <br /> <br /><i> La folie reprit le contrôle de ses prunelles, tandis qu'il commençait à trépigner sur sa chaise, comme un pantin dont on viendrait de couper les fils et qui tente de s'habituer aux mouvements humains. Son sourire éternel se plissa légèrement. Il allait parler. Étrangement, sa voix était en total décalage avec le rire diffusé à l'instant. Mais personne n'eut le temps de se poser des questions.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Mesdames, mesdingues, bonsoir ! Je sais que vous êtes content de me voir ! Surtout toi, Valou, j'en profite pour te passer le coucou ! Mais où en ét.. Ah oui ! Le vieux Joker commence à perdre la mémoire, je ne sais plus ce que je dis ! Aidez moi donc, combien d'enfant mes hommes ont il tués à Khoonda ? Vingt ? Trente ? Quarante peut être, quarante bouilles craquantes et croquantes !  Allons aidez moi ! Je sais que vous en mourrez d'envie ! De quoi ? De faire comme moi voyons. De vous relâcher. D'accomplir vos rêves, le fond de vos pensées quotidiennes. Ne me faites pas croire que vous n'avez jamais eu envie de tout arrêter, de tout brûler et de laisser libre court à votre liberté ! Vous le répétez tout le temps ! Liberté par ci, liberté par là, liberté de ci et de ca mais vous n'allez jamais jusqu'au bout ! Vous ne serez jamais libres si vous ne vous bougez pas.</i></span><br /> <br /> <br /><i> Il hochait la tête vivement, faisait des gestes amples et exagérés avec ses mains, ou ses doigts, mimant tout ce dont il parlait, et, sans s'en rendre compte, l’Audimat, dégoutté, était captivé.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Moi même, des fois, je me sens comme chatouillé par tous ces carcans qui vous arrêtent ! Pitié, chasteté, respect ! Haha haha ! Hihi, je me pose des questions, je m'arrête, tout seul. Parfois, je comprend votre problème. Vous avez peur, c'est ça ? Hein ?! Allez avouez, vous avez peur de la mort ! Ou vous avez peur de quelque chose d'encore pire, et lorsque vos pensées, votre vraie folie revient vous hanter, vous vous la donnez, la mort ! Tout, mais pas ressembler à moi. Tout ! Voyez donc ce qu'il se passe, lorsqu'on oublie de s'arrêter à temps ! Je suis le relâchement de votre raison, vos instincts les plus bas enfin li-bé-rés. La vraie transcendance ! Voilà longtemps que je n'ai plus peur de faire...</i></span><br /> <br /> <br /><i> Surexcité, son discours avait progressé jusqu'à atteindre un point de non-retour, au niveau vocal comme au niveau artistique, où la mise en scène était tellement exagérée qu'on ne pouvait détacher ses yeux de ce véritable OVNI, si lointain et pourtant.. Et pourtant..</i><br /><i> La même fascination que l'humanité éprouvait pour les romans noirs et les films d'horreur, et qui ordonnait les nouvelles du jour en mettant en gros titres les serial killer et autres tarés. La fascination qu'avait l'humanité envers elle-même. Chaque jour, les gens rencontraient une part d'ombre, chacun de leurs sens leur rapportait un peu d'obscurité et de folie, et il la repoussait immédiattement au fin fond de leur esprit, dans un endroit que seuls les psychologues osaient explorer. Le terreau de leurs peurs et de leurs pensées profondes. Vlad avait ouvert la porte de cette cave et fait brûler tout le reste de la maison. Encore hallucinés par la lumière de l'incendie, les hommes le détestaient bien sûr, mais restaient sous l'admiration de son horrible terreau répandu dans la galaxie. Comme ils restaient fascinés, dans une autre galaxie, par Jack l'Eventreur ou Emile Louis.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Ca.</i></span><br /> <br /> <br /><i> Son dernier geste, était donc dans la lignée d'une bonne minute de discours et d'actions sans aucune logique et tous suivirent le pistolet qui venait d'apparaître dans sa main, tous le virent monter sans réagir, s'apposer sur la tempe et faire perler le sang si noir du Démon. La détonation fit siffler le son mal réglé de l'enregistrement. Ce seul son, associé à une image, venait de faire perdre leur enfance à des milliards de télespectateurs. Perdre son confort et des années de nuit tranquille à plusieurs autres milliards de gens. Ils avaient tous dèja «  tout vu » au cinéma et sur l'Holonet, mais un suicide en live...</i><br /> <br /> <br /><i> Lentement, un nouveau rire semblable au tout premier retentit dans tous les postes. Ce qui avait été la tête de l'homme, et qui ressemblait désormais à une pastéque pourrie qu'on aurait frappé à coup de bâton s'affaissa au sol, alors qu'une partie de son corps, bien que couvert de sang et de matière cérébrale, restait sur la chaise. La caméra bougea. Toujours hilare, le visage du véritable Joker apparut à l'écran et il leva la main pour un coucou tahitien, la paume ouverte et les doigts se refermant et s'ouvrant à la manière d'ailes de papillon. Rien de plus mignon. Son rire dura bien vingt secondes. Assez pour glacer le télespectateur et neutraliser les derniers neurones résistants au fond de son bulbe, mais pas assez pour qu'il reprenne assez conscience de lui et change de chaîne.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Coucou. Pas besoin de me présenter, j'imagine ? Tu me reconnais. Cette bouche, ces yeux, toute cette horreur, mais c'est bien sûr ! Je suis Toi ! Je suis ton père, ta mère, ton amie ! Je suis tes cauchemars, je suis toi, sans hypocrisie, sans récompense sociale ! Je suis ta réalité. Et tu m'as dessiné, pendant des siècles. Comment m’appelles tu donc ?</i></span><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>Le Joker ? Brillant !</i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>El Diablo ! Voyons !</i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>Bête Noir ? Excitant !</i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>L'agent du Chaos ? ORGASMIQUE !</i></span><br /> <i><span style="color:#ffffff"></span></i><br /><span style="color:#ffffff"><i> </i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>Attends ici, veux tu, j'ai un message à te faire passer. Lucy ?! Lucy chérie, où es tu ? Qu'on m'apporte Lucy ! Surtout, reste avec moi mon chou, tu vas voir Lucy faire.</i></span><br /> <br /> <br /><i> ….</i><br /> <br /> <br /><i> Lucy n'avait plus aucun cheveu sur le crâne. A la place de son ancienne chevelure rousse flamboyante, des croûtes horribles et des bouts de peaux plus ou moins fissurés témoignaient des difficultés avec lesquelles elle avait arraché une à une toutes les parties de son cuir chevelu, pendant des semaines, et les avait mangé, d'abord avec dégoût, puis sans y penser. Elle avait cru qu'ainsi dépossédée de sa crinière, les hommes que le Diable lui envoyait allait arrêter de venir, et surtout de la toucher. Qu'une fois qu'il lui aurait donné à manger, il la laisserait nue comme un ver, perdue dans ses pensées. Peine perdue. Ils revenaient à peu près tous les deux soirs, sans prévenir. Et d'après ce qu'elle entendait, toutes les nuits où elle essayait de dormir, d'autres anges avaient été sacrifiés et accueillait comme elle chaque soir les envoyés du démon.</i><br /> <br /> <br /><i> Lucy trembla brièvement. Voilà longtemps qu'elle n'était pas sorti de sa cellule et l'odeur virile mélangée à la décomposition du cadavre la gênait encore au plus haut point. Elle avait cru que sa captivité et les choses étranges qu'on lui faisait manger altérerait ses sens mais il n'en était rien. Au contraire. Elle sentait tous les jours très précisément la morsure des rats, des créatures de basse Taris, et voyait plus bien que jamais, détaillant d'un seul coup d'oeil chaque poil des arraignées avec qui elle cohabitait et des gravats sous lesquelles elle vivait. Elle tituba jusqu'à la chaise, encore sale et ensanglantée, poussée par dux hommes aux masques de clowns, puis fit face à la caméra, dont le Diable en personne venait de se retirer. A la vue du pire de ses cauchemars, elle essaya de hurler, mais sa voix, devenue plus rauque qu'un wookie, resta enfermée dans sa gorge, sous la surveillance d'une glotte en petits morceaux. Elle s'assit, les yeux hallucinés et commença à pleurer. Elle psalmodia une prière pour persuader le Diable qu'elle était entièrement son objet et qu'il pouvait tout faire d'elle, afin de ne pas subir son courroux mais son rire plus terrible que d'habitude la dérangea, et elle se rappela alors de ce qu'il lui avait dit lors de sa dernière visite. Elle cligna alors les yeux, ravivant toutes les marques d'ongles qui témoignaient de ses essais pour retirer ses globes et ne plus jamais voir l'horreur, mais l'humidité qui la piquai disparu.</i><br /> <br /> <br /><i> Sans prendre son souffle, elle se tourna vers la caméra et débita, rapidement, sans ton.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#0000ff"><i>- Mesdames, mesdingues, bon. Soir. Le Cerberus est mort pour ses hommes. Il a disparu et emmené toutes ses affaires avec lui. Hi hi. Ha ha. Hou. Son identité peut maintenant être révélée : le Cerberus n'était rien d'autre que Valiant, qui comptait prendre le contrôle de l'Empire en utilisant notre force, et en gardant le secret grâce à un turban. Un simple turban. Mais désormais, tout a changé. Le Cerberus n'est plus pourvu de la moindre orientation politique. Non, tous ce que nous voulons, c'est nous amuser. Le Cerberus est la grande prostituée de Babylone. L'Apocalyspe est pour bientôt, et cela vaut le coup de rire un peu.</i></span><br /> <br /> <br /><i> Ses paroles étaient incohérentes, mélées d'un fil sérieux et d'une liturgie étrange, pour un monde très peu religieux, mais elle assénait des « vérités » entre chaque divagation qui ne manquerait pas de s’imprimer immédiatement dans le cerveau de tout auditeur. Les lêvres sèches, et presque dépourvues de sang de la jeune femme, jusque là totalement inexpressive se fendirent d'une légère moue, comme si ce qu'elle avait encore à dire la faisait vomir d'avance.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#0000ff"><i>- Le Joker est le nouveau Cerberus. L'organisation a par ailleurs pris pour nouvelle la plus vieille et la plus drôle des blagues. Le plus répandu des mensonges. «  La vie est belle ».</i></span><br /> <br /> <br /><i> La caméra changea à nouveau brusquement, et fut violemment retirée de son socle, portée désormais par Vlad qui la rapprocha fortement de son visage.  </i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- La vie est belle. Héhéhéhé. Mon seul regret, c'est de ne pas être à l'origine de celle là ! Quel goût ! Quelle connerie ! La vie est belle...</i></span><br /> <br /> <br /><i> Il prit soudain un air sérieux qui ne lui ressemblait pas. Et qui démontrait à quel point chacune de ses actions étaient jouées.</i><br /> <br /> <br /> <span style="color:#ffffff"><i>- Pour commencer, nous allons devoir régler quelques petites choses, votre monde et moi. Peuples de la galaxie, si vous ne voulez pas voir votre enfant tué, votre femme égorgé, si vous ne voulez pas reçevoir les mêmes souffrances que votre consoeur de Dantooine et votre bâtarde Taris, éliminez votre sénateur. Ce message s'adresse aux trois planètes suivantes : Tatooine, Dxun et Cato Nemoidia. Je veux entendre le sang de votre gouverneur couler avant une semaine, auquel cas... n'espérez pas que cela tombe sur les autres, car la chance n'est pas votre ami. Seule est la folie.</i></span><br /> <i><span style="color:#ffffff"></span></i><br /><span style="color:#ffffff"><i> </i></span><br /> <span style="color:#ffffff"><i>Une semaine. Ce n'est que le commencement.</i></span></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20718/changement-l-evangile-selon-satan</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20718/changement-l-evangile-selon-satan</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:31:49 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[[Agamar] Rencontre avec l&#x27;Armurier]]></title><description><![CDATA[Post n°14
Auteur : Valiant
Après avoir rencontré le Moff Valiant sur Cathar, Phaistos et Gendry étaient retournés à leur chères études, tous les deux travaillaient à un bouclier énergétique intégré à un gantelet.Quelle ne fut pas la surprise de l'Armurier quand il reçu un message de Soon III, nouvellement nommé Poing de Valiant, le prototype unique qu'il avait aidé à créer, le chargeait d'un nouveau projet: créer une intelligence artificielle capable de commander une flotte de destroyers.Le droid avait joint des schémas et des plans avec un principe de systèmes asservis en interconnectant les bâtiments entre eux pour une efficacité opérationnelle accrues.Les deux sensitifs avaient donc travailler d'arrache pied en utilisant les systèmes d'exploitation de trois astromécanos  doté d'ordinateurs primitifs intellex de deuxième génération configurée pour la navigation.Et ils étaient arrivés à un résultat, cependant, il manquait le droid amiral capable de superviser toutes les entités, Soon avait bien cloné une partie de sa programmation, mais il fallait un autre prototype amélioré pour l'y intégrer.Les deux ingénieurs avaient fait leur choix: un droid pilote FEG de la Cybot Galactica: il était doté d'un processeur heuristique et d'une programmation de pilotage supérieure, c' est un savant mélange de réactivité et créativité pour les situations inédites.Toutes les simulations avaient été réussite, Phaistos était fière de son apprentie, elle avait su régler les différents problèmes inhérent à l'interconnexion entre les droids.La flotte de l'Hégémonie Synthétique était pleinement fonctionnelle, ne restait qu'a donner des instructions à l'amiral cybernétique qui répondait dorénavant au nom de Vasc-O, en hommage à un célèbre explorateur.C'est justement à ce moment que 'le Kiltik volant' , le vaisseau de Valiant se posa sur la planète, il fut accueilli par les soldats du 14e corps de cavalerie, qui se mirent immédiatement au garde à vous.-Repos soldats, je viens voir l'armurier.Les deux cavaliers s'écartèrent et le clone entra dans l'avant post à la recherche de la Forge, c'était facile à trouver c'était le seul bâtiment à avoir une cheminée, il croisa quelques soldats qui le saluèrent, avant qu'il ne pénètre dans l'atelier.Evidemment s'il n'avait pas prévenu de sa visite, Phaistos l'avait senti arriver dans la Force, contrairement à Gendry qui fut surprise de voir le Moff s'approcher en silence dans la pièce;-Bonjour à vous.-Salutation Moff;-Bon..jour monsieur.Les joues de la rouquine s'empourprèrent , elle était toujours intimidée par Valiant.-Alors on en sommes nous du projet hégémonie Synthétique?-Nous avons terminé les derniers réglages, la flotte est pleinement opérationnelle et indépendante, nul besoin d'organique à bord.Nous avons choisi un droid FEG pour commander les différents bâtiments.Le droid FEG fit quelques pas en avant pour se présenter.-Unité Vasc-0 au rapport/Valiant observa le prototype qui se présentait devant lui, fixant son oeil unique, il doutait qu'un droid soit aussi efficace en situation de combat qu'un soldat, mais Soon lui avait prétendu le contraire en présentant son projet, il est vrai que le destroyer obscur avait su combattre  ses soldats d'élite qui l'avait abordé.-Te voila contre amiral Vasc-0!Je te laisse rejoindre ton destroyer et mettre le cap sur Devaron!-A vos ordres/Le droid se dirigea en direction de la sortie, il allait prendre une navette et monter à bord du destroyer Stellaire qui était dissimulé derrière une lune avec les trois destroyers Victoire.Le Destroyer Stellaire avait été baptisé  l'Essaim silencieux tandis les trois Victoires se nommaient "l'oeil de fer, Les voix du vide et le Marcheur du Néant"Les trois Astromécano de type R1 répondraient au surnom de Corvettard, Frégaton et Loufiat.-Je vois encore une fois que vous avez répondu à toutes mes attentes, maitre d'armes.Phaistos fit une courte révérence, touché par les compliments de Valiant qu'il est vrai étaient plutôt rares.-Soon nous a facilité le travail en nous fournissant les plans et la programmation.-Vous êtes bien trop modeste, merci encore à vous deux.Le clone salua les deux humanoïdes et sortit à son tour de l'atelier, il devait retourner à son vaisseau et allait prendre la direction de Vinsoth , cette fois tout était prêt pour l'invasion... Rien ne vient de rien: assaut spatial 
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20717/agamar-rencontre-avec-l-armurier</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20717/agamar-rencontre-avec-l-armurier</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:31:45 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Ziost]]></title><description><![CDATA[Post n°4
Auteur : Super PNJ
Cabinet noir   En  provenance d'un monde anonyme et éloigné, une holocommunication apparu  sur les écrans de la citadelle abandonnée. Même si celle ci avait été effacée de la base de données de la République GR-45 savait très bien qu'elle restait en activité.Un Sith sans nom avait initié Rakoze Raze avant de l'envoyer sur Kashyyyk suivre l'enseignement obscur puis ce fut un certain Dark Sanguinus qui y était venu étudier l'holocron de Dark Akinaton.Depuis plus rien, ou presque... Seul restait le formateur de Kaeros, Dark Desa qui contrairement aux apparences n'était pas mort.Petit à petit, grâce au coté obscur il avait recouvré ses forces et réactivé son réseau, rassemblant quelques disciples autour de lui.Et en  bon adepte du coté obscur , après l’échec du "Lac des Phénix" , ils  s'étaient terrés dans les profondeurs de la citadelle attendant me moment opportun pour frapper. Mais étaient ils prêts à sortir de l'oubli?Il n'y avait qu'une seul  façon de le savoir: Le clone, issu d'une cuve privée de l'empereur  G.Man, leur envoya un simple message crypté et intraçable, mais allaient  ils mordre à l’hameçon? -Message à destination de Dark Desa.Le Sith'ari va bientot être transféré de son lieu de détention secret en territoire séparatiste.Il s'agit la d'une occasion unique de ressusciter l'Empire Sith.Je vous communiquerai plus d'informations concernant son transfert, tenez vous prêt à agir...                              La Force nous libérera!Un  simple extrait du codex Sith en guise de signature, cela devrait  suffire à convaincre Dark Desa à passer à l'action pour cette opération  bien mystérieuse à la recherche de sa gloire passée..."Changer vos stratégies et tactiques mais jamais vos principes."       Spoiler : SpoilerBy     ]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20716/ziost</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20716/ziost</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:31:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Wranag.]]></title><description><![CDATA[Post n°3
Auteur : Hivernus
La simulation dura sept jours… Sept jours durant lesquels les hommes du commandant Vsoatahn Vott’i eurent le dessus sur leurs adversaires, pourtant trois fois plus nombreux. Pour les officiers à la tête des contingents ennemis, cet exercice fut avant tout un véritable cauchemar logistique, stratégique et tactique. Leurs troupes furent en effet harcelées de toute part, livrées à des problèmes de ravitaillement et de sabotages, victimes d’embuscades aussi brèves que meurtrières ou confrontées aux intempéries… Au bout du compte, l’énigmatique guerrier eut raison de ses adversaires en les forçant à abandonner leur objectif initial pour se concentrer sur une stratégie plus simple : celle de leur propre survie. Si les affrontements n’avaient pas été simulés, il est certain que ces commandants auraient péri aux côtés de leurs troupes… Ou pire, ils se seraient donné la mort plutôt que d’avoir à affronter le courroux d’Azah Suutrar et de leur jeune souveraine.Pour les deux femmes, nulle raison de s’emporter toutefois. L’exercice a été particulièrement intéressant à suivre. Vsoatahn Vott’i a su démontrer à de multiples reprises l’étendue de ses nombreux talents, faisant usage d’une incroyable brutalité et s’en remettant volontiers à la ruse pour affaiblir ses adversaires. Par l’intermédiaire de différents stratagèmes sournois, le commandant parvint en effet à séparer et isoler les troupes ennemies, ce qui lui offrit l’avantage lors de rares combats. Choisissant son terrain de jeu pour lancer ses embuscades, le mystérieux guerrier prit grand soin d’attendre que l’ennemi soit suffisamment affaibli avant de porter le coup de grâce. Durant les deux premiers jours, deux centuries furent ainsi décimées lors d’escarmouches successives puis entièrement anéanties au cours d’un ultime affrontement, ce qui força par la suite les commandants adverses à revoir leur stratégie. Lorsqu’il fut décidé par l’état-major ennemi de regrouper les troupes afin qu’elles soient moins vulnérables, Vsoatahn Vott’i changea de plan. Incapable de vaincre des forces adverses désormais capables de se porter mutuellement assistance, l’énigmatique guerrier opta pour une guerre d’attrition, menant des attaques de nuit pour priver les troupes ennemies de sommeil et infiltrant des saboteurs au sein des campements afin de détruire les vivres, éliminer les officiers et récupérer d’éventuelles informations. Une fois cette tactique éprouvée, le commandant changea encore de méthode. Dissimulant ses forces restantes dans les hauteurs ou au sein de cavernes profondes, Vsoatahn Vott’i se contenta d’observer à distance les mouvements ennemis. Privés d’une grande partie de leurs provisions, les commandants adverses furent contraints de stopper leur progression afin d’organiser des équipes dédiées entièrement à la recherche de nourriture, faute de quoi les hommes combattront le ventre vide.Se saisissant alors de l’opportunité, le mystérieux guerrier en vint à cibler ces bandes de fourrageurs, frappant brusquement puis disparaissant avant que l’ennemi ne puisse réagir. Le destin sembla être du côté du commandant puisqu’une tempête de sable vint bientôt balayer les maigres espoirs de réussite du camp adverse. Incapables de se ravitailler ou de progresser du fait des intempéries, les officiers ennemis furent contraints de déclarer leur défaite. Malgré tout, les performances des soldats de l’un ou l’autre camp ont été à la hauteur des espérances de Frilla Hawan et d’Azah Suutrar. Ils ont su démontrer l’étendue de leurs talents au combat, que ce soit lors de mêlées d’une incroyable violence ou au cours d’affrontements au blaster. Le niveau de discipline des hommes est tel qu’aucun d’entre eux n’a fui le champ de bataille, luttant jusqu’à ce que la victoire soit acquise ou jusqu’à ce qu’un ordre direct leur demande de se retirer du combat. Et les nombreuses connaissances qu’ils ont pu acquérir auprès de leurs instructeurs leur a permis de survivre en milieu hostile avec des moyens dérisoires, certaines unités se privant volontiers de leurs provisions pour pouvoir opérer avec plus de rapidité et plus de souplesse.Devant tant de dévouement et de professionnalisme, il n’est guère difficile pour la fille adoptive du seigneur de la guerre d’imaginer l’impact que ces guerriers auront sur un théâtre d’opérations… Et s’il faut encore à cette légion beaucoup d’entraînement et de préparation, il ne fait aucun doute qu’elle figurera bientôt parmi les unités de combat les plus dangereuses du Seigneurat de Bajic.Quelques semaines plus tard…Le camp semble plus silencieux qu’à l’habitude, presque léthargique. Et pour cause… Les quelques deux mille quatre cent recrues qui y vivent se sont rassemblées autour du pavillon de commandement pour une cérémonie spéciale. Regroupés dans leurs unités respectives, formant les rangs structurés d’une petite armée parfaitement ordonnée en une sorte de configuration étoilée, les soldats attendent de recevoir une quelconque instruction. Revêtus d’armures d’un gris foncé et d’un casque à tête de canidé, tenant dans la main droite une grande arme d’hast, les hommes patientent tranquillement sous une chaleur écrasante. A la tête de chaque centurie se tient un officier portant une vibrolame qu’il présente devant lui. A ses côtés, l’étendard de son unité que porte fièrement un soldat choisi pour sa bravoure au combat ou pour son mérite au cours d’une quelconque épreuve. Après d’innombrables minutes passées dans l’attente d’une réaction, les hommes obtiennent finalement le signe qu’ils espéraient tous. Les tambours se mettent en branle et le grondement des instruments de musique semble inspirer les recrues, qui s’animent soudainement. Les soldats font brusquement claquer leurs talons tandis que les officiers avancent de plusieurs pas, pivotent comme un seul homme pour faire face aux troupes. Pointant l’extrémité de leur lame vers le ciel, ces commandants se mettent alors à s’exprimer dans une langue gutturale, source d’une immense fierté.Hivernus ! Nah vin'cibi can veo nuhn ! Sir veo htusi cart ran'cust !(Hivernus ! Nous chantons en ton nom ! Car ta gloire est éternelle !)Récitées à la manière d’une incantation, ces paroles semblent trouver un certain écho parmi les soldats, qui répondent instinctivement en brandissant leur arme d’hast.Hawan ! Hawan ! Hawan !Les officiers attendent la fin de l’ovation avant de reprendre de plus belle.Hivernus ! Veo ch'etecerci ch'at'tio'bahah vah ! Cseit vah vah csarcican't ch'atvun'bovah neo en'kin tis vim tsurt'asas !(Hivernus ! Tes guerriers t’acclament ! Car tu apporteras à nos enfants paix et prospérité !)Une fois encore, les troupes acclament leur illustre seigneur en criant son nom.Hawan ! Hawan ! Hawan !Les commandants d’unité poursuivent leur liturgie, leurs gestes imprégnés d’une rigueur militaire qui font de cette scène un moment particulier. Le Cheunh, langue natale du seigneur Hivernus, est considéré comme sacré aux yeux des hommes constituant les rangs de cette nouvelle légion. Pouvoir s’exprimer de la sorte dans un langage aussi complexe à maîtriser est un honneur rare, un privilège exceptionnel accordé à une poignée d’individus au sein du Seigneurat de Bajic. Le Chiss demeure avant tout un être discret et mystérieux… En acceptant de livrer les secrets de sa langue natale à une partie de ses troupes, l'humanoïde à peau bleue démontre qu’il leur accorde son entière confiance.Pour ces hommes et ces femmes, parler le Cheunh n’est pas simplement un privilège. C’est avant tout un devoir… Et une manière de respecter le lien intime qui les unit désormais au seigneur de la guerre.Hivernus ! Vun'ur veo ttah k'ebat pushin't ! Bun etah veo ban !(Hivernus ! Honore tes plus fidèles protecteurs ! Accorde-leur ta bénédiction !)Hawan ! Hawan ! Hawan !Une légère brise fait claquer les étendards. Les tambours de guerre se font plus bruyants. Les battements de cœur de ces milliers de recrues se synchronisent avec les roulements de tonnerre assourdissants des instruments de musique. Transcendés par le discours cérémoniel de leurs officiers, les soldats demeurent immobiles, ne prenant vie qu’au moment de scander le nom de leur souverain. Les armes d’hast s’élèvent une fois de plus dans les airs.Hawan ! Hawan ! Hawan !Puis l’incantation reprend. Les sons gutturaux qui s’échappent des lèvres des différents commandants semblent imprégnés d’une rage meurtrière. Il leur tarde visiblement de tuer au nom de leur terrible maître. Ils brûlent de désir de le couvrir de gloire en livrant d’innombrables batailles à ses côtés. Et les regards fous, injectés de sang, qu’ils offrent à leurs troupes rappellent qu’ils sont prêts à mourir pour le Chiss qu’ils vénèrent tel un dieu vivant… Une dévotion ultime partagée par l’ensemble des hommes, qui se mettent à brandir leurs armes une fois encore.Hawan ! Hawan ! Hawan !Transfigurés par le fanatisme religieux et militaire dont ils font preuve, les officiers viennent soudainement s’entailler la paume de la main. Le geste est net, précis. Et aucun des mutilés ne semble se plaindre ou faiblir. Serrant le poing afin de laisser le sable chaud de Wranag s’abreuver de leur sang, les commandants d’unité se mettent à nouveau à psalmodier.Hivernus ! Csahot bah to rcati ! Ran'cust Bta Bsivi !(Hivernus ! Souverain des étoiles ! Dragon Bleu Immortel !)Ch'avsat'cah to rin'hi bob can veo nuhn ! Cseo csei tah tuzir raszah ch'an'ciuh veo ect'asei !(Accepte le sang versé en ton nom ! Afin qu’il puisse préserver ton empire !)Hawan ! Hawan ! Hawan !Déployés autour de la tente de commandement, les soldats de la Brigade Impera paraissent impassibles, immobiles. Pourtant, sous ces armures blanches striées de bandes bleues, les hommes sont impressionnés par l’infaillible dévotion des recrues qui leur font face. Mais peut-on encore parler de recrues au vu des épreuves endurées, des exercices brutaux enchaînés et de la dureté des combats traversés ? Eux, les redoutables combattants d’élite d’Hivernus, se sentiraient presque intimidés par cet important étalage de force. Ils s’estiment chanceux de porter des casques car ils ne pourraient vraisemblablement pas supporter de regarder directement dans les yeux ces guerriers fous furieux tant leurs cœurs semblent déborder d’une rage meurtrière.La silhouette menaçante d’un imposant croiseur de la classe Interdictor projette peu à peu son ombre sur le campement. Plusieurs escadrons de TIE viennent fendre les airs, le feulement rauque de leurs moteurs ioniques ajoutant une nouvelle note à une mélodie déjà fortement empreinte d’une rigueur militaire. Les hommes brandissent à nouveau leurs armes, scandant de plus belle le nom de leur seigneur. L’entrain dont ils font preuve est tel qu’il fait réagir leurs instructeurs, jusque-là restés silencieux. L’apparition soudaine des chasseurs semble avoir réveillé en eux l’ultime flamme de leur âme guerrière.Le calme revient dans les rangs lorsque le pavillon s’ouvre en grand. Les armes d’hast se plantent instinctivement dans le sol. Les tambours se taisent brusquement. Et la voix tonitruante des officiers s’éteint doucement. Frilla Hawan se présente aux troupes dans une armure dorée qui ne manque pas de briller au moindre contact avec les rayons du soleil. A ses côtés, Azah Suutrar et l’imposant Vsoatahn Vott’i. Le fait que le commandant victorieux soit ici plutôt qu’au milieu des soldats n’a rien d’anodin… Et la jeune souveraine ne tardera pas à le faire remarquer.- Soldats ! Sachez que vos tourments ne font que commencer… Car vous aurez bientôt à perpétuer ce grand projet amorcé par mon père ! Débute t-elle d’une voix qui porte loin. Vous êtes persuadés d’avoir survécu à l’enfer du désert, d’être passé par d’innombrables supplices, d’avoir enduré plus en quelques mois qu’aucun autre soldat en des années de service… Et c’est en partie vrai ! Mais tout ceci n’est qu’un prélude à ce qui va suivre !Les hommes demeurent silencieux, s’abreuvant volontiers du discours qui sort des lèvres de la fille adoptive de leur maître bien-aimé. Son armure d’or scintillant au soleil tel un objet sacré lui donne l’air d’un ange prophète.- Mon père, votre seigneur, a été choisi pour accomplir ce qu’aucun autre ne pourra accomplir. Il est né des cendres de la guerre pour une raison bien précise… Oui ! Je vous le dis ! Mon père a été choisi pour nous mener à la victoire, dans cette guerre et dans les prochaines… Car notre galaxie est en péril ! Un ennemi sombre prépare sa destruction… Et les grandes puissances s’entredéchirent lors de conflits puérils qui n’ont pour seul but celui de les affaiblir mutuellement !  Poursuit Frilla. Et alors qu’ils conspirent à leur propre perte, ces gouvernements ne font pas attention aux ténèbres qui recouvrent d’un voile sombre les contrées les plus lointaines de notre galaxie. Mon père n’est pas dupe. Il comprend plus qu’aucun autre ce qu’il se passe en ces régions éloignées et se prépare déjà au pire.Le regard de la jeune femme se porte sur les étendards qui claquent au vent, une brise chaude venant lui lécher le visage. Le temps d’un bref instant, elle en vient à admirer les motifs qui ornent ces grandes bannières : des chaînes brisées se mouvant sur un fond blanc et bleu.- Il faudra vous préparer mentalement aux horreurs de la guerre car mon père est sur le point d’unifier le secteur de Bajic sous sa bannière… Et il prépare en ce moment même sa croisade contre les forces des ténèbres. Il s’en ira bientôt livrer un combat en ces contrées lointaines afin d’endiguer la menace… Et suivant son illustre exemple, en luttant à ses côtés, vous contribuerez ainsi à rétablir la lumière dans ces endroits où l’obscurité a tout englouti ! Continue d’une voix puissante la fille adoptive du Chiss. A cette fin, le commandant Vsoatahn Vott’i a été promu au rang de général et a été nommé grand maître de guerre de la maison militaire de ma famille. C’est donc sous ses ordres que vous servirez désormais votre seigneur.Le mystérieux guerrier s’avance sous le regard de milliers de soldats attentifs. Il dégaine doucement la lame qui pend à sa taille et, d’un geste vif, la lève soudainement tel le symbole de son nouveau commandement.- Rutbici ! Csarcican't vah bicit sir Hawan k'ihn ? Csarcican't vah ch'uscah sir veo to ren'mur ?(Soldats ! Combattrez-vous pour la famille Hawan ? Mourrez-vous pour votre seigneur ?)A cet appel, les officiers brandissent à nouveau leur épée, scandant le nom de leur illustre souverain. Et les troupes suivent rapidement leur exemple. Des milliers d’armes s’élèvent dans les airs. Les tambours battent à nouveau la cadence à suivre… Et l’écho de centaines de voix chantant à l’unisson ne tarde pas à envelopper le camp d’une nouvelle mélodie guerrière.Frilla Hawan se permet de sourire. Pouvant compter sur le soutien inconditionnel des redoutables stormtroopers de la Brigade Impera et sur la loyauté indéfectible des milliers d’hommes de cette nouvelle légion, il est certain que son père a sous ses ordres directs certaines des meilleures (et plus dangereuses) unités militaires de la galaxie… La jeune femme meurt d’impatience de les voir à l’oeuvre sur le champ de bataille.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20700/wranag.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20700/wranag.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:31:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Une voie dans les étoiles.]]></title><description><![CDATA[Post n°6
Auteur : Rena-Ja
Si Rena-Ja eut quelques craintes de devoir recommencer, elles furent vite dissipées par Y'vain. Sa dernière performance était acceptable aux yeux du colosse. Assurément, il y a beaucoup de points sur lesquels elle pèche, du fait de son inexpérience. Heureusement, les chevaliers impériaux se montrèrent cléments et décidèrent de lui accorder un peu de répit, bien que les sourires qu'ils affichaient ne la rassuraient pas sur les épreuves à venir. Mais qu'importe, elle encaisserait n'importe quoi.  Pour l'heure, cependant, elle avait droit à une pause. La Voss fut alors invitée à se joindre à eux afin de se sustenter. Après s'être dépoussiérée comme elle put d'un revers de main, elle les suivit, laissant la vibrolame sur le terrain d'entraînement. Elle accompagna les impériaux jusqu'au quartier des officiers, et tous trois s'assirent à une des tables. Là, un droïde aussi rouge qu'elle arriva pour prendre leurs commandes. Lorsqu'il se tourna vers elle, Rena-Ja réfléchit une seconde.L'humanoïde avait l'habitude de manger peu, entre la pauvreté de sa famille et son entraînement qui, sans aller jusqu'au jeûne, requerrait une certaine frugalité. Toutefois, un repas plus consistant lui ferait le plus grand bien, aussi trouva-t-elle un compromis.Ne connaissant pas le menu (et n'ayant pas véritablement envie de le demander), elle choisit de demander de la viande d'Uxibête cuite à point, accompagnée seulement par quelques fruits locaux et de l'eau. Le droïde partit en cuisine et revint un peu plus tard avec leurs plats. Ils commencèrent à manger (bien que dans le cas d'Y'vain, "engloutir" était peut-être plus adapté), et un silence s'installa. Pour sa part, Rena-Ja appréciait son repas, la viande chaude fondait dans sa bouche. Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait manger de la nourriture aussi bonne.C'est alors qu'un officier, celui qui était aux côtés de Savaros à l'arrivée de Rena-Ja, se présenta devant eux, pour annoncer l'arrivée d'autres chevaliers impériaux, avant de repartir. Lorsqu'il revint après un moment, il était effectivement accompagné de deux individus portant les mêmes armures que Loha et Y'vain. Aussitôt, les chevaliers se jettent presque les uns sur les autres, se serrant mutuellement l'avant-bras pour se saluer. Ils avaient tous l'air heureux de se retrouver. Le lien fort qui les unissaient était presque palpable, à présent. Apparemment, les deux nouveaux chevaliers étaient venus chercher leurs frère et sœur d'armes pour une mission. Ils allaient déjà devoir partir ?Y'vain présenta alors la Voss aux deux nouveaux arrivants, Galegantin et Hunbaut. Aucun des deux ne faisaient partie de l'espèce des "Humains" contrairement à la plupart des impériaux présents sur Voss. Elle ne connaissait évidemment pas leurs espèces, mais elle apprendrait. Le premier, un alien à la peau verte et au crâne couvert de tentacules lui tendit son avant-bras comme il l'avait fait avec ses collègues chevaliers. Était-ce une sorte de tradition ? Sans se poser plus de question, Rena-Ja le lui serra en retour.« Je vous remercie. C'est un honneur pour moi de recevoir vos enseignements. » Fit-elle avec un ton toujours aussi neutre.Elle alla pour saluer le second, un humanoïde noir de jais au visage orné de marques rouges et dont la tête était ornée de petites cornes, mais une voix les interrompit.C'était l'ambassadeur Savaros, qui avait visiblement compris la situation de travers, et était ravi d'avoir davantage de protection. Rena-Ja le vit perdre de ses couleurs en quelques secondes lorsqu'Y'vain le corrigea. Il fit quasiment une crise de panique, à tel point que son officier dut le rattraper pour ne pas qu'il tombe. Elle ne comprenait pas trop ce qu'il l'inquiétait. Si son empire était aussi puissant qu'il le disait, pourquoi avait-il si peur ? N'avait-il pas confiance en ses propres hommes ? Après que Loha l'ait rassuré comme elle le pouvait, l'officier emmena l'ambassadeur dans ses quartiers, laissant les quatre chevaliers et l'aspirante seuls. Quel étrange personnage que ce Medric Savaros...Mais tout le monde passa vite à autre chose. La mission était visiblement pressante, tellement pressante qu'ils devaient partir aussi vite que possible.Alors ça y est. C'était l'heure. La Voss savait pertinemment qu'elle ne resterait pas longtemps, mais l'idée de quitter sa planète lui était toujours très dure à accepter. Loha lui suggéra alors dire au revoir à sa famille, si elle le voulait. C'était compréhensible : elle ne pourrait pas revenir avant un long moment. Elle tenait beaucoup à eux, et n'appréciait pas d'en être séparée, même pour suivre une vision. Mais elle le ferait, c'était son devoir. C'était donc sa dernière chance de leur dire au revoir avant ce long voyage. Mais malgré tout...« Puis-je vous demander quelque chose ? »Shajahm-Ja était chez lui, avec sa femme Raeka-Ja et leurs trois plus jeunes enfants, lorsqu'on toqua à sa porte. Il alla ouvrir, et tomba nez à nez avec un dignitaire Voss, qui lui donna un petit objet, un holotransmetteur, avant de partir. Il rejoignit sa famille, et l'alluma à leurs côtés. L'image de sa première fille, Rena-Ja, apparut alors."Père, Mère, Darel-Ja, Asa-Ja, Sana-Ja,Lorsque vous verrez ce message, je serai déjà partie. Vous devez être au courant à présent, mais une vision me concernant a été perçue par les Mystiques. Les étrangers qui se font appeler impériaux, je dois déterminer s'ils sont alliés ou ennemis. Et pour ce faire, il faut que je rejoigne leur armée et que j'observe leur empire de l'intérieur. Leur ordre de chevaliers a pris en charge mon entraînement afin que je devienne l'une des leurs. J'aurais souhaité vous faire mes adieux en personne, mais je ne suis pas encore prête à vous faire face à nouveau. Je vous ai déjà déçus une fois, mais ça ne se reproduira plus. J'entends accomplir cette mission pour le bien de notre peuple, mais aussi pour vous faire honneur. Et je ne reviendrai pas tant que je n'aurai pas réussi.Je ne sais pas quand nous nous reverrons, mais lorsque je serai de retour, je serai une guerrière forte et respectée, dont vous pourrez être fiers.Puisse la Force vous protéger."Après quoi, la transmission prit fin.À bord d'un transport impérial, les chevaliers et la Voss quittaient l'atmosphère de la planète. Rena-Ja tentait de chasser ses derniers doutes de son esprit. Il n'y avait rien à faire, elle n'était pas destinée à être Mystique. C'était un fait. Il fallait qu'elle tourne la page. Mais si son rêve ne se réaliserait jamais, elle était tout de même importante. Elle représentait sa planète natale dans l'Imperium. Elle faisait partie de ceux qui écrivaient l'avenir de son peuple. Qu'elle constate que l'Imperium soit digne de confiance ou non, elle aurait joué un rôle important dans l'histoire de Voss. Au fond, c'est tout ce qui importait.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20656/une-voie-dans-les-étoiles.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20656/une-voie-dans-les-étoiles.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:48 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Terres Mortes]]></title><description><![CDATA[Post n°4
Auteur : Atin Jnum
    Atin regardait les étoiles à bord de l’Exia qui était en orbite autour du système mondilux. Le monde ou il avait séjournée quatre mois. Il les regardait depuis la vue que lui offrait la grande vitre en transparencié présente dans son salon. Il était pensif et pour la première fois de sa vie, il n’avait aucun but, aucune raison d’aller plus loin que là où il était. Tout ce qu’il avait accomplie jusque-là n’était que poussière face aux vents et aux manigances des politiciens. Hélas… Seules quelques personnes savaient ce qu’il avait accomplie tel le Général Valiant et la Sénatrice Jeaix. Aujourd’hui les renégats n’étaient plus. Beaucoup avaient rejoint la nouvelle république. Une poignée de clone avait au contraire refusé d’y aller. Ils étaient à l’heure actuel dans un destroyer de classe Vénator dénommée le ‘Mirjhaal’. Un terme qui signifiait la paix de l’esprit en mandalorien. Ces clones en avaient peut être assez de la guerre, ils en avaient surement assez vu. Une poignée parmi tant d’autre songea le mandalorien. Ils avaient scannée la planète entière et à part la base en ruine qu’avait trouvée le guerrier, il n’y avait rien. Les clones avaient récupéré ce qu’ils avaient pu dessus mais ils ne pouvaient rester dessus car celle-ci était en réalité au-dessus d’un volcan qui était en train de s réveiller. En définitive, si Atin n’avait pas été ramassé par les impériaux, qui sait ce qu’il serait devenu à l’heure actuel.          Il se tourna et marcha dans la salle. Sur une table était éparpillé son armure avec en son centre un hologramme de Cortana qui essayait de bidouiller quelque chose. Il retourna dans sa chambre pour trouver Célia qui était endormis, plongée dans ses rêves le tout à peine couverte par les draps du lit. Il n’arrivait pas à trouver le sommeil ce soir. En effet la Rébellion avec laquelle il avait tant traversés, tant vécu n’existait plus. Une nouvelle page devait se tourner mais il n’arrivait pas à la tourner. Qu’allait-il faire maintenant ? Que pouvait-il faire ? La fortune laissée par l’ermite lui suffirait pour vivre dix vies humaines mais il ne pouvait rester à rien faire. Cela ne se pouvait pour lui. Mais pour l’heure il fallait qu’il se change les idées, pour ce faire il alla bricoler quelque chose, modifier une arme, son armure et encore autre chose. Broyer du noir ne servait à rien et ne changerai rien à la situation. Ca il en était persuadé.         Les jours passaient tandis que le mandalorien restait à errer dans les couloirs de son vaisseau. Il regarda les nouvelles sur l’holonet. Kashyyyk avait déclaré son indépendance face au sénat, un seul sénateur se proposait au titre de chancelier suprême. Celui-ci n’était autre que le fameux sénateur de Coruscant même qui se faisait ses opinions à travers des livres d’histoires. La belle blague… Les vestiges de l’Empire semblaient rester neutres pour le moment. Qu’à cela ne tienne, la donne changerai forcément un jour. Il continua à surfer, regardant quelques holofilms, de très bon comme de très mauvais en passant par quelques pages sur la mécanique en tout genre. Il finit par tomber sur Dxun. La planète où il avait commencé son combat chez les renégats. Il se souvenait très bien de son arrivée chez eux pour le moins assez rude. En effet, être jeté d’une canonnière en vol et poursuivit tel un animal en essayant de survivre dans une zone où tout ce qui vit et bouge est prêt à vous prendre comme plat principal de la journée n’avait rien de réjouissant. Mais finalement il avait survécu et ce genre de situation était devenu monnaie courante pour lui.          Mais il revint très vite sur la page de l’holonet, sortant de ses souvenirs quand il lut un communiqué. En effet, celui-ci annonçait que la sénatrice Jeaix était porté disparu depuis quelques temps et nul ne savait ce qu’il était advenu d’elle. Voilà qui était fâcheux, la plus grande allié des renégats avait disparu… La dernière fois que le renégat l’avait vu c’était sur Coruscant et elle partait pour le sénat. C’était maintenant il y a plus de six mois. Une idée lui traversa la tête. Faire de Dxun un monde ou les renégats n’ayant plus de foyer et ne volant plus se battre pourrait vivre et finir leur jour. Une sorte de maison de retraite à l’échelle planétaire. Mais s’il devenait sénateur, il pourrait continuer son combat d’une autre façon. Il pourrait représenter les principes des renégats de façon légale et être écouté par les autres. Du moins plus écouté qu’avant. Ainsi c’était décidé, il se porterait candidat pour être sénateur à Dxun. Il n’y connaissait rien à la façon de parler au politicien mais il savait défendre ses opinions. Et puis parler face à une bande loup était beaucoup plus simple que de se survivre à une faune locale des plus dangereuses de la galaxie. Son vaisseau pris alors la direction de Dxun…
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20655/terres-mortes</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20655/terres-mortes</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:28:47 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Séquelles [Varonat]]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Jil Charce
Huaca lui avait dit qu’aucun des chasseurs de primes aux trousses de Vidar Kilas n’était jamais revenu de la jungle, et Jil commençait à comprendre pourquoi. Le cadavre avait été pendu au dessus du fleuve, ses bras en croix arrimés chacun à une rive par un câble métallique. La Lorrdienne reconnut l’équipement standard mandalorien, même si l’armure avait blanchi sous l’effet d’une trop longue exposition au soleil et servait de perchoir aux oiseaux, à en juger par les souillures dont elle était striée. Le fugitif savait recevoir, et ne s’en cachait pas. Mais cela ne parvenait pas à décourager la jeune femme, même si l’on y ajoutait les deux jours et quelques heures qu’elle venait de passer dans la jungle, luttant pour ne pas perdre l’Oahuan de vue, à sa droite, et pour survivre aux moustiques. Par chance, comme on le lui avait indiqué à Tropis-sur-Varonat, la colonie avait été installée, à dessein, dans une région dépourvue de grands prédateurs susceptibles d’être dangereux pour l’homme. Kilas faisait exception.La première journée, elle qui était plus coutumière d’une vie citadine avait trouvé l’expérience des plus pénible : au bout d’une heure de marche ses pieds étaient couverts d’ampoules, au bout de deux ses muscles et ses articulations lui rappelaient douloureusement son inexpérience. Elle était ruisselante de sueur en permanence et tout lui collait à la peau, vêtements comme insectes inopportuns. De plus, elle était régulièrement forcée de se ravitailler en eau au fleuve dont les berges étaient sauvages, broussailleuses et glissantes : bataillant contre les branchages, elle avait à plusieurs reprises manqué de tomber à l’eau et finissait invariablement trempée jusqu’à la taille.Le soir venu, elle avait dressé son bivouac sommaire : un hamac et une toile de tente, un tarp, tendue par dessus son couchage par un filin fixé aux arbres. Ne supportant plus sa propre odeur, elle avait rincé ses vêtements dans le fleuve puis les avait étendus pour la nuit, et, après une courte hésitation, s’était elle-même jetée à l’eau pour se laver et délasser ses membres endoloris, nageant lentement dans un Oahuan paisible et se mêlant à la vie aquatique qui y régnait, expérience qu’elle avait trouvée exotique et étrangement agréable. Le lendemain, elle s’était levée aux premiers cris des oiseaux, rechargée à bloc : ses courbatures avaient pour effet de lui faire prendre conscience de chacun de ses muscles raidis, et elle redécouvrait ainsi avec plaisir et étonnement un corps qu’elle pensait pourtant très bien connaître avant la veille. Elle avançait désormais à grandes enjambées déterminées, mue par un entrain inébranlable, tous les désagréments vécus jusqu’à présent devenant des sensations nouvelles, piquantes, à explorer.Et elle était arrivée là, au troisième jour de son voyage, devant ce macabre panneau de signalisation qui lui criait qu’elle touchait au but. Elle progressa dans la jungle quelques heures encore, attentive, et adopta une prudence qui lui sauva très certainement la vie : au dernier moment, elle évita un piège artisanal tendu en travers de la seule sente praticable qui sinuait au travers d’un bosquet particulièrement dense, un simple filin, au ras du sol, relié à une grenade à poudre rustique. Marchez sur le filin, et la goupille de l’explosif se détache. Rudimentaire mais mortel. Si Vidar Kilas était un Jedi, c’en était décidément un d’un drôle de genre.Un campement apparut soudain au travers du feuillage. De là où elle se tenait, Jil voyait plusieurs grandes toiles de tente, couleur sable ou bois, dressées là l’aide de bois flotté et de cordages. Il se tenait sur la rive d’un lac, plan d’eau calme et large de quelques bonnes dizaines de mètres qui formait comme un nœud sur le cours de l’Oahuan, dans un petit cirque de falaises, et qui se trouvait d’être alimenté par une charmante cascade. En s’avançant un peu, tâchant d’être discrète, elle découvrit des détails supplémentaires : ici un lit fait de peaux tendues sur un cadre de bois et flanqué d’une grosse cantine militaire ; là le simulacre d’une salle à manger composée d’un rocher plat en guise de table et de troncs couchés comme bancs de fortune ; plus loin un séchoir à viande… Il semblait n’y avoir personne, mais le sable constellé de traces de pas confirmait que le lieu était habité : toutes identiques, semblait-il, de grands pieds nus dont la marque était profonde. Enlevant ses bottes et observant ses propres empreintes, Jil déduisit que Vidar Kilas était vraisemblablement grand et lourd. Un homme capable de tuer un mercenaire mandalorien de le pendre au dessus de l’eau et de piéger les abords de son camp… La Lorrdienne réalisa brusquement qu’elle avait eu de la chance d’être arrivée là en vie, et que si le fugitif se révélait aussi agressif que tout le laissait croire, elle avait toutes les chances de disparaître dans la jungle.Elle entendit un clapotement. Avec prudence, elle longea un pan de toile qui la dissimulait depuis la rive, et coula un regard vers le lac. Voilà où était Kilas : l’emplacement de son camp lui permettait de profiter pleinement de l’eau et de la chaleur du soleil. Jil l’observa nager quelques instants, confirmant ses attentes : l’homme avait une carrure de combattant, arborant une chevelure qui tenait  de la crinière et qui lui donnait plus l’air d’un guerrier ou d’un vagabond que du soldat d’une armée régulière. Il n’avait pas encore remarqué l’intruse, et la jeune femme jugea prudent de signaler elle-même sa présence.‒ Bonjour ?L’homme plongea immédiatement. Ah, bien, Jil, bravo, Jil, pensât-elle. Surprendre chez lui ce genre de personne, lumineuse idée, tiens. Elle scruta la surface du lac : l’eau était claire, mais les reflets d’un soleil et les ombres des grands arbres faisaient danser des nappes sombres dans le lac, et la Lorrdienne ne distinguait plus trace de l’homme. Une minute s’écoula sans que Vidar Kilas ne refasse surface, puis son instinct alerta la jeune femme : elle se tourna vers une formation rocheuse, un tas de pierre à demi enfoui dans le sable et qui s’avançait dans le lac ‒ juste à temps pour voir le vagabond pointer sur elle un fusil blaster qu’il avait dû dissimuler sur la rive en cas d’attaque, debout sur les rochers avec une posture menaçante que n’amoindrissaient ni sa nudité ni son air de chien trempé.Elle leva immédiatement les bras.‒ Ne tirez pas ! Ne tirez pas, je ne suis pas là pour vous causer des ennuis…L’autre ne répondit pas et s’avança à grands pas, la tenant toujours en joue.‒ Tournez-vous, lâcha-t-il d’une voix rauque et impérieuse.Jil s’exécuta, terrifiée, puis sentit un choc à l’arrière de son crâne et le monde devint noir.(La suite...)]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20464/séquelles-varonat</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20464/séquelles-varonat</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:20:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Système Siskeen - POK]]></title><description><![CDATA[Post n°6
Auteur : June King
Apercevant les corps sans vie, gonflés et violets des scientifiques, flottants à la dérive dans le vide intersidéral : le secrétaire général, suivi du président, se précipita avec affolement dans la cabine de pilotage de sa navette personnelle - réveillant par la même son garde du corps qui était finalement parvenu à trouver le sommeil en se bavant dessus sans retenu sur une chaise - pour ordonner à son pilote de rattraper les corps qui s'éloignaient après avoir percuté la carlingue de la navette. Obéissant à son supérieur sans poser de question, la navette dévia de sa trajectoire et fonça dans leur direction. Parvenant à arrêter les corps en les freinant petit à petit et doucement avec le côté de la navette - pour les rendre statiques. Le garde du corps personnel du secrétaire général alla s'équiper sans attendre d'une combinaison spatiale en s'attachant avec une corde, faite à cet usage, pour aller repêcher les corps en faisant une sortie extravéhiculaire. Ayant fermé toutes les portes, le garde du corps attendait dans la salle d'entrée de la navette, la dépressurisation, pour sortir dans l'espace. Une fois la dépressurisation effectuée, la porte s'ouvrit et il put se lancer doucement en direction des corps (les pauvres n'étaient pas beaux à voir). Demandant au pilote de le remorquer en rembobinant la corde, le garde du corps se fit tirer vers la navette en tenant chaque scientifique par un bras. Une fois de nouveau à l'intérieur de la navette et la salle pressurisée, le secrétaire général se précipita de rejoindre son garde du corps personnel pour constater de plus près l'atrocité aperçue plus tôt depuis l'intérieur de ses quartiers. Mais, le chargé à la protection du secrétaire général se mit devant son supérieur pour l'empêcher de voir l'horreur avec détail - ce qui agaça ce dernier qui lui ordonna de façon polie de se pousser.« — Jeune homme. J'ai sans doute vu plus de cadavres dans ma vie que vous ne pourrez en voir dans la votre, expliqua poliment Sir Mason en poussant le jeune homme, n'oubliez pas que j'ai fait toutes les plus grandes et terribles guerres que cette galaxie a pu connaître depuis ces 60 dernières années, et croyez-moi, elles n'étaient pas belles et en particulier une. »Expliquant son expérience en citant son passé d'ancien militaire et héros de guerre, le secrétaire général dépassa son chargé à la protection, et s'avança en direction des corps inanimés. Gonflés, gercés, brûlés, troués, vidés, rigides, puants... Les mots manqueraient pour décrire les corps sans vie des scientifiques. Sortant un mouchoir en tissu pour se protéger de l'odeur pestilentielle que dégagé les cadavres, Sir Mason afficha un regard dur et qui laissait entrapercevoir les émotions qui l'envahissaient à la vue de ses deux pauvres malheureux ayant trouvé la mort comme compagne. Se retournant en ôtant le mouchoir qui masquait le bas de son visage, le secrétaire général annonça à voix haute de placer les corps dans des sacs mortuaires ou des cuves de protection pour éliminer l'odeur qui avait envahie la salle d'entrée, et ordonna, ensuite, de continuer le chemin en direction de Géonosis, sans faire demi-tour pour retourner sur la station. Les nombreux rapports sur les curieux agissements du directeur de la plateforme Kear, venaient d'être validés. Ce droïde - au-delà d'être exceptionnel - était instable et un dangereux meurtrier d'être organique.Yann. Dias. Voilà les noms des deux scientifiques qui auront, par leur mort, sauvé de nombreuses personnes qui étaient destinées à venir sur cette plateforme - qui les aurait conduite à une mort certaine.Après un retour assez long, et l'inquiétude comme manteau d'émotion, la navette atterrit enfin sur Géonosis avec une garde militaire pour l'accueillir sur le spatioport, le secrétaire général demanda sans attendre - une fois descendu de la navette - un rendez-vous avec les consuls de toute urgence en exigeant aux soldats présents à l'atterrissage que les corps des scientifiques reçoivent de nobles funérailles.Se précipitant dans la salle du consulat, sans réellement savoir si sa demande avait été prise en compte, le secrétaire général entra en usant de son haut grade et privilège pour effectuer un long rapport fait aux consuls de vive voix (étant l'une des rares personnes ayant le droit de les rencontrer) sur l'avancement du Lucrehulk et de sa construction en donnant les éléments qu'il avait notés sur son calepin en plus des datapads, mais surtout sur les agissements terrifiants du directeur Brandy et de son intention à éradiquer les organiques de la plateforme. Après ce long rapport, les consuls ordonnèrent l'arrêt immédiat d'une navette de scientifiques organiques en destination de la plateforme et formèrent une équipe militaire qui devra partir sur la plateforme Kear pour arrêter le directeur Brandy et mettre définitivement fin à ses agissements. Remerciant le secrétaire général pour son travail pointilleux, les consuls l'invitèrent à prendre du repos. Connaissant son âge avancé, ils ne voulaient pas qu'il lui arrive quelque chose de malheureux.Sortant de la salle du consulat, Sir Mason se rendit dans ses quartiers, ou il se posa sur son fauteuil en relâchant un soupir de vieillesse lorsque son derrière rencontra le doux cuir confortable du coussin, tout en fermant les yeux quelques secondes en souhaitant parvenir à oublier cette histoire au plus vite afin d'être préparé pour la prochaine mission. Être de haute fonction n'avait pas que de bons côtés. Il fallait réussir à oublier la précédente mission pour s'adonner pleinement à la prochaine sans avoir une bride de remords ou d'amour concernant la précédente. Parvenir à faire le vide pour oublier les morts, les blessés et les oubliés. Réussir à prendre de lourdes décisions sans avoir de regrets ou de doutes. Être toujours opérationnel, même malade ou mourant. Être ferme sans montrer de faiblesse. Garder son sang-froid même si la situation est désespérée.Croisant ses jambes ; prenant sa pipe en bois dans une main ; enfournant le tabac sec avec l'autre ; allumant le tout avec une allumette ; se laissant s'enfoncer dans le fauteuil en mettant sa pipe sur ses lèvres, Sir Mason put enfin se détendre durant quelques secondes en fermant les yeux en ne pensant à rien. Mais toute bonne chose à une fin, et pour Sir Mason, ce fut lorsqu'on frappa la porte de ses quartiers...FIN.Spoiler : InformationN'ayant plus au temps de temps qu'avant à consacrer au forum depuis le début de l'année, et voulant terminer ce RP pour de bon, je l'ai légèrement abrégé sur la fin (ne m'en voulez pas).
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20463/système-siskeen-pok</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20463/système-siskeen-pok</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:20:24 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Sur les traces de Xandar le premier [Janguine]]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : LOm DOnOs
La position indiquée par la carte était au pied d'une cascade, LOm posa l'Absolution en douceur sur la rive nord de la rivière, il abaissa la rampe et sortit en premier l'arme à la main son fidèle pistolet blaster Q2C-5 , son intuition lui dictait de se méfier, l'endroit étant trop calme.On entendait le clapotement de l'eau et le chant des oiseaux, c'était trop beau pour être vrai!Le vieux Guichetier descendit du vaisseau à son tour, Artrorbot toujours sur ses talons, lui aussi était émerveillé par le paysage.Soudain un bruit retenti, une flèche en bois venait de ricocher sur le droid médical qui recula d'un pas sous l'impact.Trois humanoides vêtus simplement de peau et portant des armes primitives surgirent de la forêt et chargèrent les étrangers, d'un tir précis en pleine tête, le Gant neutralisa l'archer qu'il jugeait comme le plus dangereux du trio. Il lâcha un double trait de laser dans l'estomac de celui qui s'apprêtait à le transpercer avec une lance. Le dernier barbare abattit sa hache sur le pistolet du doyen, qui regretta immédiatement de ne pas avoir pris son blaster lourd RT97C avec lui.Son arme au sol, il détacha la gaderffi de sa ceinture et se mit en position de garde face à son adversaire, il put ainsi l'observer de près, massif, un cou de taureau orné d'un collier fait de dents, une tête de primate à moitié caché par sa tignasse noire et un os lui barrait son gros nez.Le barbare leva sa hache, LOm bloqua facilement l'attaque avec le manche de son bâton gaffi, il le fit tournoyer entre ses mains et la pointe se planta dans le crane de l'humanoide.Il en profita pour récupérer son pistolet, après un rapide examen pour s'assurer que celui ci était toujours fonctionnel il braqua le fourré d'ou était sorti l'étrange trio.-Qui étaient ces fous?   Le Guichetier observa les cadavres, à n'en pas douter les membres d'une tribu primitive, Maany le hacker avait parlé d'un tribu des montagnes les Moolooliens.-Sans doute les autochtones.   Le Guichetier examina la hache archaique fait d'un manche en bois et d'un morceau de pierre en guise de fer retenu par une espèce de liane.-Mais pourquoi nous attaquer?      -Nous sommes sur leur terre sire...   Effectivement c'était une raison suffisante , de toute façon, LOm se moquait bien de leur motivation, il n'était pas anthropologue, sans doute cette petite excursion aurait plu au professeur Jones du pavillon des sciences Dantari, mais le doyen était parti à la chasse au trésor.-On est au bon endroit! ou est ce maudit trésor? Je ne vais pas passer mon temps à éliminer des barbares!!   Le vieux Umbaran avait repris l'étude de la lame de Xandar, Mental_O ne s'était pas trompé, c'était les bonnes coordonnées, il ne restait qu'un symbole à déchiffrer: trois petites vagues l'une sur l'autre: L'eau!-Bon sang mais c'est bien sur! Derrière la cascade!!    Le doyen observa la cascade, effectivement cela était une bonne cachette, il rangea son pistolet et commença à remonter la rivière, en marchant sur les pierres, il s'arrêta devant le filet d'eau s'empara de sa gaderfii et passa son arme à travers. Il ne se passa rien.Il traversa la cascade pour se trouver dans une grotte immense, examinant les alentours, il attendit sagement le vieux chasseur de prime et les deux droids.Ils firent enfin leur apparition, l'Umbaran semblait émerveillé par les peintures rupestres ornant les murs. Le droid SP_4 alluma son photoprojecteur et la lumière fut...Deux squelettes étaient allongés de chaque coté de la caverne, des armes primitives à leur coté, comme s'ils montaient la garde pour l'éternité, Xandar était un farceur ou c'était un moyen d'éloigner les superstitieux malheureusement LOm ne croyait qu'aux crédits.Il continua sa progression dans la grotte pour faire face à une masse sombre, Mental_O augmenta la puissance de son projecteur , la masse était un vaisseau: un cargo pour être précis, le SP-4 l'indentifia immédiatement:Spoiler : Spoiler     -C'est une variante du cargo léger YZ-775 de la Corporation Technique Correlienne/   -Intéressant...      -C'était surement le vaisseau de Xandar!      -Puisque je suis son digne successeur, on peut dire qu'il m'appartient maintenant!      LOm observa l'engin, il n'en avait jamais vu de tel, c'était surement un modèle unique construit dans un chantier naval clandestin. N'y tenant plus, il entra dans l'engin, le quartier d'équipage disposait de cinq couchettes, dans un coin reposait une malle en bois noble fermé par un cadenas.   D'un simple coup de bâton gafi, il fit sauter le verrou, à l'intérieur toutes sortes d'objets, une combinaison de vol avec un casque, des cellules d'énergie pour blaster, des chaines en duracier, sans doute utilisées par Xandar pour capturer ses marchandises.   Les yeux de LOm s'illuminèrent il y avait aussi un petit sac de toile contenant  des gemmes Corusca et des gemmes arc en ciel visiblement l'ancien parrain préférait les pierres précieuses aux crédits pour son paiement.   Il y avait aussi une clé USB et des rouleaux de flimplast sans doute le carnet de bord du premier parrain, le Gant l'étudierait une fois de retour sur Dantooine et en parlant de retour, il fallait absolument repartir avec ce vaisseau.      -Que PLK , Dumb et Dumb-R nous rejoignent, il faut faire décoller cet engin.      LOm continuait à étudier l'intérieur du vaisseau, il tomba sur des tenues d'apparat, Xandar aimait aussi la mode visiblement, les trois droids arrivèrent et mirent à tester tous les systèmes tandis que PLK rechargeait les batteries du vaisseau.   Au bout de quelques minutes, les droids avaient terminé le check-up du vaisseau.      -Bien, Mental_O:  tu repars avec le Guichetier sur l'Absolution, on retourne à la base!   Je ferai le voyage retour avec Charly à bord du... du dernier Sacrement!      C'est ainsi que LOm décida de baptiser son nouveau vaisseau personnel, il donnerait son Esclave-1 à Hectoor à son retour.   Le Gant garderait dans sa tête la localisation de cette caverne, sans doute lui aussi pourrait il y dissimuler des secrets, des secrets bien gardés.   Charly le rejoignit dans le large cockpit, le doyen s'assit sur le siège du pilote, il attacha son harnais , tandis que l'astromécano se branchait sur la console de navigation commençant par calculer les coordonnées pour un saut en hyperespace:   LOm attrapa les commandes à deux mains et alluma les moteurs de répulsion qui s'allumèrent du premier coup visiblement son équipe technique avait bien travaillé , lentement il fit décoller son cargo léger, prenant soin de ne pas toucher les parois de la grotte.   Il avança lentement, très lentement passant devant les deux squelettes, avant de traverser la cascade, il en profita pour lacher une rafale de ses doubles canons laser dans la rivière pour tester l'armement. L'Absolution lui était déja en vol stationnaire, le Guichetier attendant les ordres.      -Dernier Sacrement à Absolution : Cap sur la base!      De concert les deux vaisseaux s'éloignèrent de l'atmosphère sous les yeux intrigués d'une dizaine de Moolooliens attirés par toute cette agitation, puis ils disparurent au milieu des étoiles à destination de Dantooine...    Star Wars RPG :: LOm TOwer (soforums.com)
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20424/sur-les-traces-de-xandar-le-premier-janguine</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20424/sur-les-traces-de-xandar-le-premier-janguine</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:19:29 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Shola]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Darth Malraas
L'YT-1760 pénètre la couche supérieure de la planète Shola. Les cendres volcaniques projetées dans les airs empêchent la navigation à proprement parler. Mais les appareils modernes disposent d'atouts technologiques leur permettant de se frayer un chemin aux travers des dangers. Malheureusement le vaisseau, un transport léger, obsolète de plusieurs décennies ne dispose pas des derniers matériels high-tech. Liant cela à l'absence totale de boucliers, le petit YT-1760 est un cercueil volant, pour ses passagers. Malgré cela, l'Ombre de l'appartement N°135 navigue dans le flot de pellicules, lancées dans les airs par les immenses cheminées de Shola.  -Nous arrivons à destination. Finit-il par dire, lorgnant l'écran de contrôle à ses côtés. Le Conseil a hâte de vous rencontrer Monseigneur.Le Seigneur Gelmir n'avait jamais entendu parlé d'un Conseil des Ombres, c'était l'oeuvre de Vicious. "L'Ombre royale" estimait que son devoir était d'être aux côtés du Maître, plutôt que de superviser des agents de l'obscurité, dans une bâtisse à glacer l'échine d'un Gundark. Le Seigneur de Ravage était plutôt satisfait de cette initiative et supposait même que déléguer la tâche à d'autres membres, permettrait d'unifier l'Ordre, bien plus encore. Bien entendu, la discrétion prévaut et si Lord Vicious venait à finir entre les mains de l'ennemi, ses pauvres secrets ne seraient jamais plus que des rumeurs.-J'espère qu'ils seront à la hauteur de mes attentes. Réplique le Seigneur Noir en basculant vers l'avant du cockpit pour entrevoir l'édifice.A peine perceptible par les yeux et invisibles pour les senseurs, la bâtisse est démesurément longue de plusieurs centaines de mètres. A s'y méprendre, il pourrait s'agir d'un pont tout à fait sobre, ayant été édifié par une civilisation ancienne, mais les trésors de la Citadelle ne se trouvent pas sur cette gigantesque passerelle de pierres.Le transport se fixe sur une plateforme de fortune, fabriquée par dame nature et ses nombreuses éruptions volcaniques. En descendant de la rampe de débarquement, le Seigneur Gelmir, les deux Ombres, l'Apprenti et Jens Vostu, constatent qu'une titanesque porte taillée dans la pierre, trône devant eux. L'Ombre au visage indéchiffrable pointe une direction totalement opposée à la porte.-Par là. Elle réajuste le colis de Yuun Reyes sur son épaule. Attention où vous marchez.Sa mise en garde est réelle, le chemin n'est pas perceptible à cause de sa topographie. Serpentant entre les rochers imposants de la planète, les coulées de lave et les sentinelles postées dans les environs, cette voie est terrifiante. Personne ne peut espérer pénétrer la Citadelle sans invitation. Un oeil averti aura même identifié des zones creusées par une technologie de minage et plusieurs modules de répulsions qui une fois activées, peuvent propulser les malheureux dans le précipice. Cela tout droit dans la lave en contrebas. Après une bonne dizaine de minutes de marche, le convoi hétéroclite pénètre une caverne obscure.-Bienvenue Seigneur de Ravage. Lance une voix amicale, pigmentée de joie. Je suis Cognitionis, Conseiller de l'Ordre. Le visage apparaît derrière une porte gravée dans la roche. L'humanoïde à la peau grise et légèrement par endroit, ardoise, s'incline humblement devant la petite troupe. Sa silhouette est frêle et sa taille proche des deux mètres. Le Seigneur de Ravage passe devant les deux Ombres accompagnantes.-Une recrue du Nouvel Ordre et mon propre apprenti m'accompagnent. Engage le Seigneur Noir. Compte tenu des événements récents, l'Ordre des Ombres et pour eux, l'une des destinations les plus fiables.-Je comprends. Assure le conseiller en s’avançant. Mais malheureusement vos propres lois, établies depuis la naissance des Ombres, interdissent à d'autres individus de venir entre ces murs, qu'importent les dangers.Le Seigneur Noir se détourne du Conseiller, pour observer son apprenti juché sur une position élevée, juste derrière lui.-N'y a-t-il pas moyen de déroger à cette loi ?-Non. Riposte le Conseiller.-Alors Jens Vostu ici présent, obtiendra la formation des Ombres. Réplique le Seigneur dans son armure terrifiante. Mon apprenti restera dans notre vaisseau.-Qu'il en soit ainsi Monseigneur. Chantonne Cognitionis. Mais votre homme de main sera sous la garde du Conseiller Preolium, ainsi que de ses PrétoriensLe Seigneur Gelmir hoche la tête, le Nécro Sith sans un mot ni un soufflement, rebrousse chemin. Les deux Ombres, Jens Vostu, Gelmir et le Conseiller Cognitionis, pénètrent la porte qui mécaniquement, se referme derrière eux. Des lumières étincelles derrière des carreaux de verre, inondant la grande salle, tenant lieu de réception. Deux sublimes créatures se joignent aux arrivants et saluent en s'inclinant à la manière de Cognitionis, le Seigneur de Ravage.-Bienvenue Monseigneur. Siffle la première. Je suis la Conseillère Casti et je me chargerais de la formation de votre recrue.-Seigneur de Ravage, votre présence est un émerveillement. Fredonne la seconde. Je m'appelle Volupta, Conseillère de Shola et de l'Ordre des Ombres. -Je partage le même plaisir de cette rencontre. Répond le Seigneur en observant les yeux pétillants de Volputa. Je n'irais cependant pas plus loin dans votre demeure. Il s'arrête et se tourne vers Vostu. Trouvez à Jens Vostu, une tenue plus adaptée à son futur.-Bien sûr, tout de suite. Venez Jens. La Conseillère Casti fait un appel de la main à l’intéressé, le conduisant au delà de la salle, loin de la conversation.Les deux Ombres de Shaddaa s'éclipsent, s'entraidant à supporter le poids du paquet on ne peut plus imposant, suivis par Volupta.-Cette créature vous intrigue Monseigneur ? Demande Cognitionis.-La Force coule en elle, qui est-ce ?-Un membre du Krath, que nous cherchions depuis des mois. Nous filant entre les doigts à chaque instant. Deux Ombres sont mortes en essayant de la capturer. Le Conseiller sourit. Tout porte à croire qu'il fut avec Lord Necrus.-Ce jeune Seigneur a dû suivre mon conseil et s'éloigner de Dromund Kaas au plus vite, après la disparition de l'Ordre Sith et l'attaque de Cathar. Gelmir réfléchit. Connaissez vous la planète Endor ?Le Conseiller au teint gris hoche la tête, supris que son supérieur ne demande pas la raison de la venue du Sith, membre du Culte du Krath, en ces lieux.-Je sais aussi que vous avez ordonné à Eldel de trouver ce monde. La voix est à peine accusatrice. Le Général Hamer a été bien trop lent pour s'entretenir avec vous sur les événements de Yashuvhu.-Vous faites honneur à la réputation des Ombres Affirme Gelmir, ravis de savoir que les agents des Ombres, sont partout. -Merci. La seule chose que nous savons, c'est que les Ewoks sont natifs de cette planète. TI-03, un Magna Garde de la Confédération fut autrefois un Ewok... Les dossiers que nous détenons parlent d'une transplantation du cerveau. Quoi qu'il en soit la seule chose que nous savons, c'est qu'Endor se trouve à la frontière de la Bordure Médiane et de l'Espace Sauvage, à plusieurs parsecs de la route commerciale de l'Espar. Le Conseiller renifle, peu convaincu d'avoir été très utile. Si Naboo répond à votre message, savoir où se trouve les Jedi importera peu.-Le Sénateur n'a pas répondu... Je devrais peut-être me tourner vers Maar Shane. Son hésitation transparaît. Mais les confédérés ne représentent pas une valeur sûre. Oblivius pourrait me donner les coordonnées précises. Il est à la cause du peu de temps que j'accorde à Shola. Avez vous d'autres informations à son sujet ?-Rien que vous ne savez déjà, Monseigneur. Cognitionus lève les sourcils. Vous partez donc le rejoindre, vous et votre apprenti ? -Non, je vais devoir reprendre l'Iridium et les cohortes, qu'importe les suggestions du Général Hamer. Son intonation marque la fin de la conversation. Je reviendrais bien assez tôt.Le Conseiller s'incline naturellement et contemple l'ombre du Seigneur de Ravage, disparaître dans la noirceur qu'il représente. Cognitionis fronce les sourcils, quelque chose dans cette conversation le fait douter de certaines affirmations de son Seigneur.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20423/shola</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20423/shola</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:19:29 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Servir ou trahir [Broh]]]></title><description><![CDATA[Post n°3
Auteur : Pete Jeabro
- Tu ne devrais pas être là. La phrase sonnait comme une sentence, mais elle était prononcée avec bienveillance. Interrompu dans sa lecture, Oscar leva les yeux pour voir qui venait d’entrer dans son bureau. Il s’agissait de Harl Brummer. Avec un triste sourire, le sergent soupira et retira les pieds de son bureau. Il se leva ensuite pour saluer aussi chaleureusement qu’il le pouvait son vieux camarade. Il ne l’avouerait jamais, mais au fond, ça lui faisait plaisir de le voir. Depuis le décès de Léopoldine et la fuite des Jedi, Brummer était régulièrement venu lui tenir compagnie. Voir un visage familier et bienveillant, voilà qui aidait Oscar à tenir. Quelque peu. - Tu bois quelque chose ? demanda le sergent, sortant une bouteille de whisky Corrélien de son tiroir. - Ça aussi, tu ne devrais pas, fit Brummer d’un air faussement réprobateur. L’instant d’après, Oscar tendait un verre, rapprochant le second de ses lèvres. Son acolyte but une gorgée également et demanda : - Non, sérieusement Oscar. Comment tu tiens le coup ? À nouveau, le soldat laissa échapper un soupir. Tout d’un coup, il retomba dans son fauteuil. - C’est difficile... Ce fut au tour de son ami de soupirer. Malheureusement, il ne pouvait pas faire grand chose d’autre. Sur un ton peu convaincu, il tenta de consoler Oscar : - Tu sais, tu devrais peut-être prendre du temps pour toi. Ici, on peut gérer sans toi quelque temps. C’était faux et ils le savaient tous les deux. Non pas qu’Oscar soit un élément central de la chaîne de commandement -la défection de son fils avait clairement ruiné sa carrière. Mais depuis la défaite de Dark Pyrthel et Léopoldine, les pro-Républicains de Broh enchaînaient les victoires face à l’Imperium. Le destin de la planète se jouait en ce-moment. L’armée était sur le qui-vive et le bruit courait que Cathar pourrait cesser de les approvisionner. Broh était une planète mineure, sans réelles ressources. À l’heure où l’Imperium connaissait une transformation inédite, il se pouvait que l’État-Major décide de quitter certaines planètes. De toute évidence, la situation devenait critique sur Broh. Oscar, aveuglé par le chagrin, ne s’en rendait pas réellement compte. Mais autour de lui, le moral était bas. Certains envisageaient même de passer à l’ennemi. - Ferme la porte, veux-tu ?Oscar fit un signe du menton, désignant l’entrée de son bureau. Se faisant, il n’avait pu déguiser l’excitation dans sa voix. Harl, bon public, obtempéra, voulant décidément savoir ce qu’on son camarade s’apprêtait à lui révéler. Il revint à sa chaise, face au bureau, prêt à découvrir la vérité. De l’autre côté, Oscar se pencha en avant avec une étrange lueur dans le regard. Il s’empara de l’un des rapports qu’il était en train de lire : - Tu gardes ça pour toi, hein ?- Évidemment ! répondit Brummer, de son sourire charismatique. - Léopoldine ! Elle a été assassinée ! Une lueur d’incompréhension passa dans le regard de Brummer. Finalement, ses traits se figèrent alors qu’il constatait la folie dans laquelle était en train de glisser son ami de longue date. Son sourire s’interrompit, se transformant en une espèce de moue dubitative. Ses yeux pétillants de complicité s’écarquillèrent, accompagnés par des sourcils qui se haussèrent. Un air peiné recouvrit  alors son visage : - Oscar, je sais que c’est difficile pour toi. - Regarde ! insista le pauvre bougre, brandissant une photo. Harl retint un haut-le-coeur. Il s’agissait d’un buste dénudé et, là où aurait dû se trouver une tête, il contemplait un visage déformé. Il n’y avait aucun doute : Léopoldine était plus ravissante de son vivant que sur une table de la morgue. Comment Oscar pouvait-il brandir cette photographie avec autant d’enthousiasme ? - Aucun sabre laser ne peut laisser pareille trace. Le désarroi se lisait sur le visage de Brummer. Il entendait ce que racontait son comparse, mais il était désemparé. Les idées se bousculaient dans son esprit. Jusque-là, il trouvait cela naturel de prêter une épaule amicale à un ami en deuil. Mais il se voyait mal l’encourager dans sa folie. Oscar traversait une période difficile, mais que venait-il raconter avec ces histoires d’assassinat ? Certes, Léopoldine avait pris un tir en pleine tête. Mais fallait-il ouvrir une enquête pour autant ? - Il y avait quelqu’un d’autre ! Harl reprit ses esprits. Il se leva, tenant toujours la photo à sa main. - Ça ne veut rien dire. L’ennemi pouvait très bien être équipé de blasters. - Tu parles là de mon fils. Brummer passa une main sur son visage, comme pour évacuer ses soucis d’un geste de la main. Jeabro était trop impliqué dans ce qui se passait. Peut-être que Brummer n’aurait pas dû le défendre becs-et-ongles à l’époque où le commandement avait voulu l’exclure de l’armée. - Harl, je dois trouver qui a assassiné ma femme. Brummer soupira : - Ouais, je comprends. - J’ai besoin d’identifier l’arme qui a fait ça. - Mais tu sais très bien que c’est impossible ! Oscar s’immobilisa, frappé par les paroles de son ami. Il avait raison, et il le savait. C’était la raison pour laquelle il parcourait encore et encore ces rapports, la raison pour laquelle il continuait de contempler le visage meurtri de sa femme. Oscar se trouvait dans une impasse et il n’aimait pas ça. Dans un regain d’énergie, il agrippa une autre liasse de papiers et les brandit à Brummer :  - Toi, tu as le niveau d’accréditation nécessaire ? Je n’ai pas accès à l’intégralité du rapport et j’ai besoin de savoir ! Depuis des jours, Oscar lisait inlassablement la documentation sur l’opération qui avait coûté la vie à sa femme. Même si les forces impériales de Broh étaient aux abois, l’archivage et la transmission de l’information restait une activité primordiale. Cependant, le niveau d’accrédition de Jeabro était limité. La première raison était sa perte de grade survenue quelques années plus tôt, au lendemain de la désertion de son fils. La deuxième était le lien étroit qu’il entretenait avec la victime. L’armée avait ces garde-fous qui en assurait le bon fonctionnement, en toutes circonstances. Oscar enfonça le clou : -  Ce n’est pas normal, tu le sais comme moi ! Pourquoi est-ce qu’une partie du rapport serait classifiée, y compris pour ceux qui ont participé à la mission ? Brummer finit par concéder, sur un ton résigné : - Je vais voir ce que je peux faire. Mais je ne te promets rien. - Merci ! Pour montrer l’étendu de sa gratitude, Oscar resservit un verre à son camarade. Il était bien décidé à explorer toutes les pistes qui s’offraient à lui, aussi maigres étaient-elles. 
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20422/servir-ou-trahir-broh</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20422/servir-ou-trahir-broh</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:19:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Saleucami]]></title><description><![CDATA[Post n°13
Auteur : Darth Malraas
Le croiseur Gozanti accède à l'athmosphère de la planète Saleucami non sans difficultés. La Frégate Stellaire Munificent en orbite contrôle par l'autorité de la Prost Engineering Compagny, les allées et les venues du côté de ce quadrant de la planète. Le Capitaine un Wroonien bleu ciel, aux commandes de l'appareil, se pose avec lenteur à quelques mètres du MC80. Le pont s'abaisse, la représentante de la P.E.C reconnaît la racaille et son cigare fumant. C'est dire à quel point la folie peut monter, fumer sous un soleil de plomb ?-Princesse, ç'fait un bail, n'c'pas ?Trois Gardes Magna IG-100 pointent leurs magnifiques armures d'acier, suivis de très près par quatre Droide patrouilleur Z-65. La Twil'ek ouvre grand la bouche, émerveillée par cette rencontre hasardeuse, par le fait qu'elle reconnait son ancien allié, son protecteur...-Atroc. Vous avez de très beaux camarades d'aciers n'est-il pas ? Un silence de marbre s'installe, des armes sont délicatement sorties de leurs étuis, les hostlers sont débarrassés de leurs canons froids. Wulf Hamer s'en tient à ses hommes armés comme de véritables machines à tuer, les trois droïdes Magna se tiennent telle des statues de pierre. G-Atroc par son appellation d'origine, s'avance en direction de Wulf Hamer avant qu'une multitude de conversations ne soit déballée au même instant."C'est quoi ce bordel ?" est probablement la seule et véritable manière de décrire le discours de tous les opposants présents. Wulf Hamer connaissant G-Atroc, G-Atroc étant le protecteur de Bel'la ayant été liée avec le Wroonien, servant auprès d'Amilia dans le P.E.C mais aussi alliée de son ancien Maître. Wulf Hamer étant de mèche avec la Capitaine Amilia et en même temps avec les pirates de Blaster. Les esprit s'échauffent et se coordonnent maladroitement en essayant vainement de suivre le cours de leurs existences, tout ceci n'est que mensonge ? En vérité seule Bel'la et l'équipe de pirate ne semblent être au courant de l'historique de chaque intervenant. Peut-être est-ce le jeu malsain auquel se joue l'acteur principal, le marionnettiste ? Le capitaine Tel'hor baisse son arme et feint la détente.-Tout le monde semble se connaître, Hamer vous auriez été assez intelligent de m'en avertir ? Nous venons de frôler le massacre !Wulf Hamer se contente de sourire sous son casque et émet un petit rire sarcastique. Elle comme lui sont au service des Ravageurs et elle comme lui sont au courant des évènements se déroulant sous leurs yeux. La couverture de la capitaine est adroitement bien jouée, mais saura-t-elle feindre ne rien connaître de toute cette manoeuvre, éternellement ? Les droïdes, une véritable armée de démanteleur, sortent du croiseur Gozanti par petites vagues et glissent sur le sable chaud de Saleucami. Désorientés par cette mésaventure, les protagonistes se contentent de se toiser comme de vulgaires inconnus, les armes en main. Le Colonel Hamer lève les mains dans un geste universel de paix.-Nous contribuons tous à notre manière, nous nous connaissons par intérêts communs. G-Atroc et moi-même avons été amenés à nous côtoyer fut une époque. Je suis aux faits de votre provenance, mademoiselle Bel'la et croyez bien que je n'ai aucune animosité envers toutes les personnes ici présentes. Nous sommes réunis pour ce croiseur, pilier ces ressources, son contenu, ses matériaux et le faire disparaître de cette planète. Capitaine Tel'hor nous pouvons commencer les travaux, nous avons trois jours, ce délais passé nous détruirons les restes pour les laisser à dame nature, au sable et au soleil. G-Atroc salue mécaniquement le Colonel Hamer.Discrètement il lui tient quelques mots qui s'envoleront portés par le vent.Wulf hoche la tête et fait signe à ses soldats de suivre le droïde, lui-même suivi par les deux autres Garde Magna ainsi que les Z-65.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20421/saleucami</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20421/saleucami</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:19:25 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Rezi-9.]]></title><description><![CDATA[Post n°7
Auteur : Hivernus
A lire avant.Après la visite des installations militaires de Kabaira, les hautes instances des forces armées de la Corporation Hawan poursuivent leur inspection sur Rezi-9. Le général Bradd, toujours accompagné de Sylvar, ministre de la guerre, et de l’amiral Netbers, commandant en chef de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic, rejoint le gouverneur Lotek et le major-général Damus, à la tête de la première division de sécurité, pour prendre connaissance des avancées réalisées sur la planète. Rezi-9 n’a pas l’importance industrielle de Kabaira mais demeure tout de même un rouage essentiel dans la machine de guerre du Seigneurat de Bajic. Ce sont ses vastes étendues agricoles et ses nombreuses exploitations minières qui fournissent les vivres aux soldats et les matières premières nécessaires à la conception de nouvelles armes et d’engins militaires. De fait, fournir à Rezi-9 les moyens de se défendre apparaît plus qu’essentiel pour la survie du jeune Seigneurat de Bajic et de son puissant appareil corporatif… Comme ce fut déjà le cas sur Kabaira, les protocoles de sécurité mis en place sur ce monde paradisiaque sont aussi infaillibles qu’ils sont complexes. C’est en effet toute une myriade d’officiers, d’assistants et de conseillers qu’il faut à chaque fois transférer d’un endroit à un autre, le tout sous la surveillance silencieuse mais non pas moins intimidante des agents du Service de Protection Rapprochée et de quelques commandos de l’infanterie de marine. Le gouverneur Lotek n’a pas l’habitude de ces mesures de protection et semble nerveux. Les militaires demeurent quant à eux impassibles, accoutumés à ces pratiques qu’ils peuvent par ailleurs apprécier et évaluer en temps réel. Après tout, les consignes de protection et les protocoles de sécurité font également partie des critères de l’inspection…Une fois les vérifications des identités effectuées et les nombreux points de contrôle passés, le cortège peut enfin s’occuper de sa tâche première sur Rezi-9.Château Vensix.Château Vensix est un ancien lieu de villégiature de la noblesse d’Alderaan niché sur un plateau à quelques dizaines de kilomètres au nord de la capitale, rénové et reconverti en base militaire pour les besoins de la Corporation Hawan. Souhaitant conserver le charme architectural de l’ancienne forteresse afin qu’elle puisse accueillir divers événements mondains au besoin, le général Bradd s’est donc contenté (avec l'aval du gouverneur Lotek) d’ajouter de nouvelles structures pour abriter les installations militaires. Divers emplacements d’artillerie ont été installés sur différentes tours afin de protéger les alentours à l’aide d’un contingent de canons turbolaser et les sous-sols du château ont été aménagés de manière à pouvoir abriter le commandement local en vue d’un bombardement orbital. Quelques hangars ont été créés ou agrandis afin de recevoir escadrons de chasseurs et transports officiels au besoin.En tant que quartier général de la première division de sécurité de la Corporation Hawan, la base militaire comprend un système de communication très sophistiqué et dispose d’un dispositif de sécurité complet allant de la simple caméra au générateur de bouclier. Seul un assaut terrestre ou un bombardement orbital particulièrement poussé pourraient de fait venir à bout des défenses de Château Vensix… Deux mille soldats opèrent actuellement au sein des installations du complexe.Camp Airvine.Camp Airvine est de loin la plus grande base militaire de Rezi-9. Avec ses nombreux murs d’enceinte, ses multiples camps d’entraînement et ses casernes éparpillées, ses postes d’artillerie et ses imposants bunkers, Airvine s’impose en effet comme la clef de voûte dans le système de défense de la planète. D’importants hangars souterrains ont par ailleurs été aménagés pour abriter les transports de troupes et les engins blindés de la garnison locale. Néanmoins, du fait d’un manque de ressources, les fortifications de cette puissante base militaire demeurent assez simples et n’ont pas la sophistication des défenses de Château Vensix ou des forteresses de Kabaira. Camp Airvine est, avec Camp Beishal situé sur Kabaira, l’un des deux centres d’entraînement des forces de sécurité de la Corporation Hawan.Sept mille hommes de la première division de sécurité de la DSC, renforcés par quelques unités de la Division des Services de Police, occupent actuellement le site. Situé à proximité de la capitale planétaire en protégeant notamment son flanc ouest, Camp Airvine est avec Château Vensix l’un des deux éléments de défense de Nuadan City face aux attaques venues de l’extérieur.Base Morgana.Petite station d’écoute nommée ainsi en l’honneur d’une femme décédée au service du seigneur Hivernus, Base Morgana est située quelque part dans les luxuriantes forêts de Rezi-9. N’ayant ni le confort de Château Vensix ou la grandeur des infrastructures de Camp Airvine, cette base militaire est considérée comme beaucoup comme une affectation pénible. Elle tient pourtant un rôle de premier choix puisqu’elle intercepte les transmissions entrant et sortant du système Rezi. Reliée aux installations militaires de Vensix et Airvine par un système de communication très complexe, Base Morgana peut donner l’alerte en temps réel dès lors que la situation le requiert.De fait, nombre de mesures de sécurité (patrouilles, capteurs et senseurs, moyens de surveillance notamment) ont été mises en place afin de protéger les installations de toute intrusion. Plusieurs bunkers, reliés les uns aux autres par des voies souterraines, défendent également les alentours de Base Morgana. Deux à trois cent hommes occupent en permanence le site.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20403/rezi-9.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20403/rezi-9.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:44 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Repas de famille [Broh]]]></title><description><![CDATA[Post n°10
Auteur : Pete Jeabro
 * L’étau se desserra alors que Pete assistait à la scène la plus invraisemblable qu’il n’aie jamais vécue. Oscar Jeabro avait tranquillement levé son blaster pour le pointer sur la tête de Léopoldine. Celle-ci, aveuglée par sa folie meurtrière, n’avait pas fait attention à lui. L’instant d’après, un rayon laser traversait son crâne. La femme s’affaissa sur le sol, sans avoir eu le temps de prendre conscience de la situation. L’assemblée, constituée de Phyl Reez, Pete Jeabro et une poignée d’Impériaux, regarda avec stupeur le soldat qui venait d’assassiner une Sith : sa femme, de surcroît. Les yeux emplis d’une peine profonde, Oscar se tourna vers son fils. Ce dernier constata, en observant son visage, qu'il avait du vivre des événements éprouvants depuis le départ de son fils. Oscar balbutia : - Elle n’était plus ma femme depuis longtemps. Pete voyait ce que son père entendait par là. Dès lors que Léopoldine avait été corrompue par Dark Pyrthel, une partie d’elle-même avait disparu. Malheureusement, rien n’avait été possible pour ramener la mère du padawan à la raison. Ce dernier constata que, bien qu’affecté par la situation, il n’était pas triste. Une sorte de sérénité remplaçait ce qui, autrefois, aurait été de la tristesse. Ce qui devait être accompli, l’avait été : la Force en avait décidé ainsi. En revanche, Oscar n’était pas dans cette état de quiétude, aussi ajouta-t-il : - J’ai abrégé ses souffrances ainsi. - En effet, répondit Pete, d’une voix calme. Je vous suis reconnaissant de nous avoir sauvés, mon maître et moi. Oscar leva son regard vers Phyl Reez, qu'il ne semblait pas avoir remarqué jusque là. Alors que Pete allait ajouter des paroles pour apaiser la douleur de son père, une clameur agita les soldats. Le padawan se retourna, pour voir un officier traverser le petit groupe. Jeabro le reconnu immédiatement : il s’agissait de Gantz, son ancien supérieur. Celui-ci scruta rapidement Pete, puis ses yeux balayèrent la scène. Il prenait connaissance de la situation, tout en faisant tourner ses méninges à plein régime. Gantz finit par lâcher : - Sergent Jeabro, tuez ces terroristes. Pete nota que l'officier, qui avait conservé son manque de clairvoyance, possédait un grade supérieur à celui d’Oscar. - Attendez ! implora Pete en levant les mains, dans un geste d’appel au calme.  Il avait réagit promptement, par réflexe. Il ne voulait surtout pas que les soldats fassent feu sans la moindre réflexion. Avant d’être abattu par un peloton d’exécution improvisé, Jeabro voulait d’abord vendre chèrement sa vie, en argumentant. Cependant, la réaction des soldats le surprit : - Nous attendons, répondirent-ils d’un ton anormalement neutre. Le padawan se demanda ce qui était en train de se passer, mais Phyl Reez intervint. Il fit un geste de la main et dit : - Vous allez sortir de cette grotte et oublier ce que vous y avez vu. - Nous allons sortir de cette grotte et oublier ce que nous y avons vu, répondirent en coeur les soldats, comme s’ils étaient hypnotisés. Puis, au grand effarement de Pete, ils obtempérèrent. Il se remémora alors que Phyl avait déjà utilisé ce stratagème lors de leur rencontre, sur Coruscent, afin de le libérer des mains d’un chef de gang jawa. À l’intérieur de la grotte, il ne restait donc que le padawan, son maître, son père et les deux cadavres. - L’holocron, rappela Phyl Reez, qui ne perdait pas de vue l’objectif de la mission. Pete, aide-moi. Instinctivement, Jeabro imita une nouvelle fois son maître. Il se rapprocha de l’objet en lévitation et tendit les mains en sa direction, avant de fermer les yeux et de baisser la tête. Il se concentra et s’ouvrit à la Force. Une énergie sombre émanait du cube noir. Pete demeura sourd aux échos qui en sortaient et convoqua toute la lumière qu’il y avait en lui. Il la canalisa pour l’orienter vers l’objet obscur. Soudain, une forte énergie s’échappa des mains des Jedi pour irradier l’holocron. Dans un éclat de lumière, il disparut. Un court silence s'en suivit. Le jeune homme lança quelques regards prudent aux alentours, mais l'entité Sith était définitivement détruite. Peu après, le duo se redressa. Le padawan se hasarda tout de même à une remarque : - Comment pouvons-nous être sûrs que le savoir que cet objet renfermait n’aurait pu nous être utile ? - Nous ne le savons pas, répondit Phyl Reez. Mais ainsi, nous évitons de nous soumettre à une tentation qui n’aurait rien apporté de bon. Il peut-être tentant d’ouvrir un holocron Sith mais, cela apporte toujours plus de tort que de bien. Oscar Jeabro avait assisté à la scène, sans vraiment réagir. Il était toujours troublé par ce qui venait de se produire. Pete s’adressa à lui : - Père, venez avec nous. Rien de bon n’a subsisté dans l’Empire. Venez avec nous sur… Maître Reez coupa net son apprenti : - Nul besoin d’en dire davantage. - Non, Pete, intervint Oscar, l’Empire est ma vie, je ne peux m’en défaire. Je crois encore en lui. Je ne peux te suivre. - Mais cela signifie que nous allons être ennemis ! s’offusqua Pete. - Je le crains. Mais sache que je respecte ta décision. J’espère simplement que nos routes ne se croiseront pas à nouveau car je suis un soldat au service de l’Imperium. « L’imperium » : était-ce le nouveau nom de l’Empire ? Pete devrait vraiment se mettre à jour, concernant les événements géopolitiques récents. Il ne pouvait en vouloir à son père d’être aussi formaté par l’Empire. Lui-même l’avait été jusqu’à peu. Culpabilisant légèrement, Jeabro tendit donc la main vers son père et dit : - Tu vas rejoindre les autres soldats et oublier ce que tu as vu. D’une voix monocorde, Oscar répéta : - Je vais rejoindre les autres soldats et oublier ce que j’ai vu. Puis il s’en alla. Avec regret, Pete regarda son père jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision. C’était certainement la dernière fois qu’il le voyait. Du moins, l’espérait-il. Le padawan ferma les yeux, respira profondément, et chassa toutes ces inquiétudes. Désormais, Broh n’était plus son foyer. Sa mère était morte et son père avait accepté sa conversion, même s’il ne l’approuvait pas. En venant sur Broh, Pete Jeabro avait combattu ses démons les plus profonds. Comment se sentait-il après ça ? Il n’était ni triste, ni content. En fait, il aurait dit qu’il était soulagé. Il se sentait libéré d’un lourd fardeau : il était parvenu à accomplir ce qu’il considérait juste, sans pour autant aller à l’encontre de ses valeurs. Au moment où il ouvrit les yeux, un sourire paisible éclairait son visage. Il sentait au fond de lui qu’une étape importante de sa formation s’achevait : Pete était un Chevalier Jedi. Spoiler : AprèsAdoubement
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20402/repas-de-famille-broh</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20402/repas-de-famille-broh</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Prefsbelt IV.]]></title><description><![CDATA[La diplomatie du destroyer. Un classique pour impressionner les locaux. La technique ? Envoyer quelques vaisseaux de guerre en orbite d’un monde que l’on souhaite conquérir sans effusion de sang. En temps normal, cela suffit à convaincre les habitants du coin à rallier son camp ou tout du moins à se plier à ses exigences. Et lorsque cela ne suffit pas, on tire quelques salves de turbolaser pour marquer les esprits et contraindre l’élite locale à se soumettre. Mais Prefsbelt IV n’est pas une planète classique et ses occupants ne se laissent pas facilement impressionner. Ils ont leur fierté, leur arrogance… Et leurs traditions. Des traditions militaires qui leur inculquent de ne dépendre de personne, de combattre corps et âme pour les idéaux et les intérêts du régime auquel ils ont prêté serment d’allégeance. En l’absence d’un Empire ou d’une République à défendre, c’est le conseil des grandes familles de Prefsbelt IV qui a servi de figure autoritaire durant ces dernières années.
Et les têtes dures qui siègent au sein du conseil ne sont pas prêts de laisser le pouvoir à qui que ce soit. Impérium, République, Confédération des Systèmes Indépendants… Nombreux sont ceux qui préfèrent le statu quo à une allégeance spécifique. Les Tremor en tête. Ces petits arrivistes préfèrent de loin l’idée de pouvoir manger à tous les râteliers sans avoir à en subir les conséquences. Ils font donc allégrement usage de leur fortune et de leurs relations pour maintenir Prefsbelt IV et son conseil sous leur influence néfaste.
Le haut amiral Viggo Roghiss soupire. Il pose doucement le bloc de données qu’il consulte depuis plusieurs heures, se vautrant dans son fauteuil afin de relâcher la pression. Il ferme les paupières afin de reposer ses yeux. Voilà bien trois semaines qu’il est coincé sur place à enchaîner entretiens privés, soirées mondaines et réunions officielles pour convaincre l’élite locale de rallier l’Impérium. Il a appris beaucoup de choses, a découvert de nombreux secrets et s’est fait de nombreux alliés. Mais le militaire demeure perplexe. Quelque chose cloche. Quelque chose lui échappe. Il n’arrive pas à mettre le doigt dessus et cela l’exaspère.
La porte glisse soudainement dans le mur, sortant l’officier de ses réflexions. Il reconnaît la silhouette qui s’engage dans la pièce sans prendre la peine de le saluer comme l’exige le protocole et esquisse l’ombre d’un sourire.
- Mon oncle… 
- C’est un beau vaisseau que tu as là, cher neveu. Bien propre, bien entretenu… Et disposant de tout l’armement dont je rêve depuis des années.
Un soupir amusé quitte les lèvres de l’amiral.
- Tu auras ton propre destroyer stellaire, mon oncle. Bientôt. Et toute une flotte qui va avec.
- Je te crois, Viggo. Et pourtant, tu n’as pas l’air entièrement convaincu par ce que tu viens de dire… 
Roghiss oncle n’est pas né de la dernière pluie. Il remarque en effet que son neveu semble troublé. Quelque chose le tracasse.
- Les Tremor ont le bras long... Bien trop long. Répond simplement Viggo, se frottant pensivement le menton.
- Et ça t’inquiète. Pour autant que je sache, les intrigues ont toujours fait partie du jeu. Les Tremor ont l’avantage mais ça ne durera pas. Rien n’est jamais éternel…
- Ce n’est pas qu’une question de politique, mon oncle. Il y a autre chose… Je le sens. Le haut amiral marque un temps de pause, songeur. Les agents de la Grande Moff m’ont rapporté que les Tremor font appel à des mercenaires pour assurer leur sécurité.
- Comme la moitié des grandes familles qui forment notre élite politique et militaire… Ce n’est un secret pour personne. Commente son oncle, s’installant en face de lui.
- Peut-être… Mais sais-tu seulement qu’ils se sont tous offerts les services du même groupe de mercenaires ? Tous ceux qui s’opposent au ralliement de Prefsbelt IV à l’Impérium, d’une manière ou d’une autre, sont protégés par un seul et unique groupe de soldats de fortune. Même les guildes marchandes qui étaient prêtes à se rallier à l'Impérium en échange d'une protection et qui ont soudainement fait volte face. Suspect non ? 
- Intriguant en effet… Je n’avais pas fait le rapprochement. Tu crains que les Tremor se servent de ces mercenaires pour garder notre planète sous contrôle ? 
- Je ne sais pas… Je ne suis pas certain. Pas encore.
Le militaire se relève doucement, se dirige vers le minbar pour prendre deux verres et une bonne bouteille d’alcool qu’il vient ensuite partager avec son oncle. Les deux hommes restent un instant à regarder dans le vide, sirotant leur verre en silence. Ils réfléchissent, cherchent une explication qui pourrait conforter le neveu dans son raisonnement.
- Tu as toujours eu un bon instinct, Viggo. Je sais que tu finiras par trouver ta réponse et je t’aiderai volontiers dans tes recherches. Remuer la merde et parler aux ordures, ça me connaît… Mais promis, je tâcherai de me montrer plus subtil qu’à l’habitude. Il ne faudrait pas alerter ces abrutis après tout.
La remarque fait sourire le haut amiral. Les deux hommes trinquent ensemble et les langues se délient doucement, loin des regards et des oreilles. Prefsbelt IV est trop proche de Borosk et de Yaga Minor pour que l’on puisse ignorer les agissements d’une troupe de mercenaires et les magouilles de quelques familles corrompues. Il faut savoir ce qu’il se cache derrière toutes ces machinations. Les Roghiss, aussi fiers que persévérants, feront tout ce qui est nécessaire pour faire la lumière sur cette histoire. Le devoir les appelle. Leur honneur est en jeu. Il en va de la survie de Prefsbelt IV et de la sécurité de l’Impérium.
Nul ne peut s’en prendre à l’un ou l’autre sans en subir les conséquences. Parole de Roghiss !
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20375/prefsbelt-iv.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20375/prefsbelt-iv.</guid><dc:creator><![CDATA[Hivernus]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:37 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Poln Major]]></title><description><![CDATA[Post n°5
Auteur : Valiant
En provenance de Vinsoth ,"le Killtik volant" arrive directement en orbite de Poln Major, s'identifiant rapidement auprès du contrôle orbital, le pilote enclencha les moteurs de répulsion pour se poser à l'astroport de Whitestone City, la capitale. L'avantage quant on était Moff c'est qu'on avait pas besoin de s'annoncer. Valiant voyageait léger, en uniforme d'apparat seulement escorté par un droid GK qui faisait office de garde du corps métallique, il emprunta un speeder taxi en direction des locaux de l'Omni Cartel Product situé dans la plus haute tour de la planète.Le droid chauffeur déposa ses deux passagers, et le clone monta les escaliers menant au hall d'accueil, gardé par un bipode armé qui braqua le GK de ses deux canons blaster avant de se désactiver, quelqu'un dans la tour avait du reconnaitre Valiant.Après s'être présenté à la réceptionniste, il se dirigea vers le turboélévateur, toutefois celle ci imposa que le droid militaire reste au rez de chaussée, le moff accepta de bonne grâce et monta au dernier étage.Deux droids militaires montaient la garde devant le bureau de O'Herliry ,Weller le secrétaire particulier du directeur salua le Moff et le pria de laisser son arme dans un coffre fixé au mur, le général s'exécuta, il était la pour négocier après tout.Entrant directement dans le bureau, le directeur se leva tout sourire et salua Valiant.-Grand Moff c'est une bonne surprise!-Bonjour directeur, en effet j'évite de me faire annoncer.-Je comprends, veuillez vous assoir, un verre?O'Herliry servit deux verres de Whisky Correlien et après avoir trinqué aux affaires il posa la question qui lui brulait les lèvres.-Alors qu'est ce qui vous amène sur Poln?Le clone observa les glaçons au fond du verre avant de répondre, il but quelques gorgées de ce délicieux nectar.-Vinsoth dans la bordure...la planète vient d'être reprise aux Sith.-Oui j'ai lu les rapports de Mattox, la Sécurity Concept a été efficace sur place visiblement.Valiant ne pouvait avouer qu'il avait participé lui même à la bataille en tant que général Rathac .-C'est ce que j'ai lu aussi, la planète a besoin de défenses et j'ai songé que vous pourriez passer un accord avec le régent Merrik. -Hum, la planète a été ravagée il me semble, que pourrait obtenir l 'OCP en échange?-J'y ai réfléchi, vous pourriez installer une usine sur place, et surtout demander a exploiter El Vins, la lune minière.Les yeux du Polnien s'illuminèrent soudain, le clone avait tapé juste, suscitant l'intérêt du directeur.-En effet ce serait un échange de bons procédés.-Je le pense aussi, Vinsoth a besoin de se reconstruire défensivement et économiquement, Poln pourrait la soutenir dans cet effrort.-En échange des ressources minières.-Bien évidemment, rien n'est gratuit dans la galaxie.Le général avait bien appris ses leçons en devenant un politicien, il savait comment ménager la chèvre et le chou, Poln et Vinsoth en sortiraient gagnants tous les deux, Cathar aussi d'une certaine manière.-Sur place vous aurez sans doute un troisième partenaire... Mandalore, ils sont très impliqués dans la reconstruction de la planète, veuillez à ne pas les contrarier, vous connaissez la susceptibilité Mandalorienne, elle est légendaire.-Merci de l'avertissement, je vais mandater, Weller  mon secrétaire, pour évaluer les besoins.Le clone finit son verre, le whisky enflammant légèrement son larynx et il se leva.-Je pense que nous en avons terminé directeur, Cathar gardera un œil sur cette planète voisine, nous allons y déployer des conseillers militaires également.-Je n'en attendais pas moins Moff...Je vous souhaite un bon retour.Valiant hocha la tête et prit la direction de la sortie, le jeune secrétaire lui rendit son pistoler blaster , machinalement il vérifia son arme avant de la ranger dans son étui et reprit la direction de hall d'entrée ou son cerbère en duracier l'attendait. Cette fois la réceptionniste lui apprit que le directeur avait mis un speeder à sa disposition, ils montèrent tous deux dans l'engin sombre en direction de l'astroport, il avait tenu ses engagements auprès de Merrik, maintenant le moff allait pouvoir rentrer sur sa planète..
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20374/poln-major</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20374/poln-major</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:35 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Ord Radama]]></title><description><![CDATA[Post n°10
Auteur : Drychda
Profitant de la perte en efficacité du somnifère, Azaras parvient tant bien que mal a se remettre sur ses pieds. Malgré l’apaisement dut au sortilège, le géant continuait de montrer un expression de haine sur son visage. De la bave lui coulait de la bouche pour venir inonder le sol de la soute. Il ressemblait vraiment a un fou, a un animal sauvage, mais la sorcière se doutait que s'il était ainsi malgré l’apaisement, c'était parce que l'homme n'avait jamais rien connu d'autre de sa vie. Il ne s'était sans doute pas passé une seconde depuis de nombreuse années sans qu'il ne ressente de la colère et de la haine. Habitué ainsi, comment pourrait il réagir autrement que par la seule expression qu'il connaissait?"_ Bah! A quoi ça peut te servir de connaître le nom de ma famille et ce que je foutais sur Thule! Tu poses des questions bizarres et inutiles!"L'Eventreur de New Raido cracha au pied d'Oryn avant de reprendre :"_ Varmman Azaras ! J'étais personne sur Thule ! Je tuais ! Je tuais ! Je tuais ! Je suis allé en prison ! Je suis parti de prison ! Je me suis retrouvé là ! Qu'est ce que ça change ?!"L'ogre sembla remettre sa propre phrase en question presque immédiatement."_ NON ! JE SUIS PLUS QUE CA !" hurla t'il "Je suis un chasseur de sang ! Un traqueur de chair ! Je suis plus que toutes ses proies faibles ! JE SUIS UN TUEUR ET JE LES TUERAIS TOUS !"Ainsi, Azaras avait fait de la prison... Le nom complet et cette information serait une bonne base pour mener l’enquête sur Thule. Il ne faudrait pas longtemps au service de renseignement de l'ordre pour en savoir plus sur le grossier personnage.Oryn regarda le crachat a ses pieds avant de répondre au Berseker."_ Et bien! je vois que tu as la niaque, et que tu es impatient de commencer, c'est bien. Voici ta première leçon ; le respect."Usant de la Force, Oryn empoigna son locuteur par la gorge, le fit décoller de quelques centimètre du plancher, avant de lui propulser violemment la tête contre le mur en duracier. Assommé, Azaras retomba au sol."_ Bonne nuit a toi, Varmman Azaras de Thule..."Spoiler : HRPJe t'invite a aller poster au lien suivant - http://star-wars-rpg.soforums.com/f54-Navettte.htm - pour payer ton trajet vers Dathomir. Le vaisseau étant a un PNJ et non réel (acheté dans le shop), il te faudra lâcher les 50 Crédits.Ton prochain post se fera au lien suivant : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5515-L-arriv-e-du-Berseker.htm#p59160 ]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20357/ord-radama</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20357/ord-radama</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:16:50 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Le retour du roi [Yasilor]]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<p dir="auto"><i><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t8419-Tout-pour-l-armee.htm" target="_blank">Précédemment.</a></i><br /><br /><br /></p><div class="code"><cite>Code</cite><code>“Au Capitaine Slaryn, commandant du corps expéditionnaire.<br /><br />Vos ordres sont de rassembler les divers groupuscules armés encore fidèles au prince dans l’optique de préparer une offensive à grande échelle. Il nous faudra le soutien de l’ensemble des forces loyalistes pour espérer avoir le dessus sur les troupes putschistes. <br /><br />Il a été décidé de vous parachuter au nord de Yasilor afin de menacer les intérêts des forces combinées du Syndicat Tenloss et de leurs alliés dans cette région. Un certain nombre de soldats et de volontaires seront placés sous vos ordres afin que vous puissiez remplir vos objectifs. Ces frères et sœurs d’armes sont pour la plupart des combattants aguerris et beaucoup ont des origines criminelles ou autrement suspectes. Nous comptons sur vous, et sur vos commandos, pour former, diriger et garder sous contrôle ces individus.<br /><br />Vous êtes chargé de faire de ce groupe de loups et des troupes loyalistes une force de combat efficace dans la région. Vous êtes libre d'utiliser vos hommes comme bon vous semble. Les actions de guérilla sont encouragées. <br /><br />Nous essayerons de briser la flotte en orbite dans les plus brefs délais. Mais pour l’heure, il vous faudra compter sur vos compétences et votre expérience pour survivre. Vous serez mon représentant sur Yasilor jusqu’à ce que je mette moi-même les pieds sur la planète. Considérez-donc chacune de vos décisions comme l’une des miennes.<br /><br />Longue vie au Seigneurat de Bajic. Longue vie à ses soldats.“</code></div><br /><br /><i>Slaryn consulte une énième fois toutes les indications disponibles sur Yasilor puis pose son bloc de données. Il jette un coup d’oeil à l’heure. Si le vaisseau-cargo n’a pas pris de retard, ils devraient être au dessus de l’objectif. L’officier nouvellement promu enfile son casque et se dirige vers la soute, où un bataillon entier attend ses ordres. Un deuxième bataillon occupe un autre transport. La tension est palpable sur les visages des soldats. Le capitaine lui-même n’est pas serein. Débarquer sur une planète inconnue et tenter de se faire discret avec plus d’un demi-millier d’hommes ne sera pas une mince affaire. S’il parvient à réaliser cet exploit… Il entrera sûrement dans la légende.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Messieurs, il n’y a pas de retour en arrière possible. Nous marcherons vers la gloire ou vers la mort, mais nous marcherons tout droit vers notre destin ! Le seigneur Hivernus compte sur nous. Nos familles comptent sur nous. Les gens que nous nous apprêtons à aider comptent sur nous. Alors faites preuve de courage et de ténacité, car c’est tout ce qu’on attend de vous. </strong></span><br /><br /><i>Les combattants du premier bataillon de volontaires font d’ultimes vérifications, nerveux. Les quelques commandos qui les encadrent sont tout aussi méticuleux. Ils ont déjà contrôlé leur paquetage deux ou trois fois.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Messieurs, vos casques !</strong></span><br /><br /><i>Les soldats exécutent l’ordre sans broncher. Peu à peu, les visages humains et aliens disparaissent. Il ne reste désormais plus qu’une légion d’individus en armure. Slaryn passe entre les rangs, pose parfois une main chaleureuse sur l’épaule d’un combattant, puis continue son inspection. Sa présence semble rassurer les hommes. Le capitaine jette un coup d’oeil discret aux armures expérimentales portées par les volontaires. Il espère secrètement qu’elles seront efficaces… La perte d’un seul soldat se fera ressentir sur le champ de bataille.<br /><br />Un type retire rapidement son casque et répand le contenu de son estomac sur le sol du vaisseau. Ses voisins fixent la flaque de vomi, perplexes, mais gardent le silence. Peut-être sont-ils indifférents… Ou peut-être sont-ils préoccupés par leurs propres problèmes. Un autre combattant remue frénétiquement sa jambe droite, rongé par l’angoisse. Ils ont tous la trouille, ça se voit. Et ça se sent. Ils s’embarquent dans une sale aventure, et ils ne semblent s’en rendre compte que maintenant. C’est souvent comme ça. On fait le malin, on signe sans trop penser à l’avenir, on profite du prestige de l’uniforme pour faire l’intéressant devant les copains et les donzelles, puis la réalité fait surface… <br /><br />Une sonnerie donne le signal. La soute du vaisseau-cargo s’ouvre brusquement. Le chef de soute donne le feu vert. Slaryn, à ses côtés, supervise le parachutage de ses hommes. Un par un, les soldats s’élancent dans le vide, un lourd paquetage à leurs pieds. Pour la plupart, ce saut dans l’inconnu est une première. Ils n’ont reçu qu’une formation théorique destinée à réduire les risques. Les autres, les vétérans, ne sont qu’une poignée à avoir effectué des dizaines de sauts opérationnels. Il faut espérer que tout le monde s’en sorte en un seul morceau… Lorsque tous les volontaires se sont jetés dans le vide, le capitaine en fait autant. Le chef de soute lui lance un “bonne chance” presque inaudible.<br /><br />Le temps dégagé est une aubaine pour les parachutistes novices. Mais du point de vue de l’officier, c’est aussi un désavantage. Ils feront d’excellentes cibles d’entraînement pour les mercenaires et leurs petits copains. Si jamais quelqu’un s’aperçoit de quelque chose au sol… Tout risque de foirer dès les premières minutes. Slaryn ne souhaite pas être tué dans les airs comme du vulgaire gibier. Les parachutes s’ouvrent par dizaines. C’est un spectacle impressionnant. L’atterrissage dans la clairière, quelques minutes plus tard, l’est tout autant.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Sergent !</strong></span> <i>Gueule le capitaine dans la direction d’un commando.</i><br /><br /><i>Le sous-officier se présente devant son supérieur en faisant claquer ses bottes.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- J’ai vu un groupe d’au moins quinze personnes se déporter vers le sud.</strong></span> <i>Indique Slaryn à son comparse.</i> <span style="color:#009999"><strong>Et nous avons quelques gars coincés dans les arbres. Vous avez vingt minutes pour régler ce problème. Pas une de plus !</strong></span><br /><br /><span style="color:#0066cc"><strong>- A vos ordres, Capitaine.</strong></span> <i>Lâche le sergent, la voix modifiée par le casque.</i><br /><br /><i>L’homme se précipite vers un détachement de combattants déjà opérationnels et donne ses ordres. La clairière grouille bientôt d’activités diverses, occupée par une véritable fourmilière d’armures grises ou couleur sable. Les soldats, sous la supervision de leur commandant, s’organisent en groupes distincts chargés de tâches différentes. Certains se débarrassent rapidement des parachutes et les dissimulent dans la forêt. D’autres rassemblent à la hâte le matériel militaire et les vivres. Un dernier groupe s’occupe de la protection temporaire du site de l’atterrissage. Avec toute cette agitation, Slaryn ne remarque même pas l’arrivée d’un gamin escorté par deux de ses hommes.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Qui c’est lui ?</strong></span> <i>Demande l’officier.</i><br /><br /><strong>- Il prétend avoir un message à vous transmettre.</strong> <i>Répond un soldat.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Je t’écoute.</strong></span> <i>Lance le capitaine à l’attention du gosse.</i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- L’indésirable vautour règne en maître dans les cieux…</strong></span> <i>Souffle mystérieusement ce dernier.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Mais l’aigle royal s’apprête à livrer un combat furieux…</strong></span> <i>Continue l’autre, sans étonnement.</i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- Afin de libérer Yasilor d’un mal pernicieux.</strong></span> <i>Termine le môme.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- C’est bon les gars, vous pouvez le lâcher. C’est notre contact.</strong></span><br /><br /><i>Les deux combattants font claquer leurs talons et retournent à leur poste. Le capitaine observe le temps de quelques battements de coeur son contact. Le gamin doit avoir onze ou douze ans. Il est bien trop jeune pour être impliqué dans une quelconque guerre… Mais il a au moins l’avantage de passer inaperçu. Et puis, qui se méfierait d’un gosse ? D’une certaine façon, son rôle fait sens.</i><br /><br /><span style="color:#66ff66"><strong>- Le baron Hiller m’a chargé de vous guider jusqu’à un endroit sûr.</strong></span> <i>Indique le môme.</i> <span style="color:#66ff66"><strong>Je pense qu’on vous a vu descendre en parachute sur des kilomètres à la ronde. Il vaudrait mieux partir rapidement avant que la cavalerie débarque.</strong><br /></span><br /><span style="color:#009999"><strong>- Très bien…</strong></span> <i>Slaryn soupire, puis lance aux hommes les plus proches.</i> <span style="color:#009999"><strong>Bougez vous l'cul Messieurs ! On quitte les lieux !</strong></span> <br /><br /><i>Les soldats disparaissent dans la forêt au pas de course. Dans la clairière, il ne reste plus aucune trace de leur passage, si ce n’est peut-être quelques empreintes de bottes. L’officier s’informe sur la situation du groupe envoyé à la rescousse des parachutistes déportés ou coincés dans les arbres. Le sergent indique à son supérieur qu’ils seront tous opérationnels d’ici dix minutes. Le sous-officier rapporte cependant qu’il y a quelques blessés légers, mais qu’ils ne vont pas ralentir le groupe. Une chance. Si le gosse a raison, des mercenaires ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez. Mieux vaut se planquer dans un coin sûr avant d’en venir aux mains avec ces trous du cul.</i><br /><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>D’immenses tours sont visibles depuis la cime des arbres. Enfoncées dans le flanc d’une montagne, elles dominent silencieusement le paysage environnant et semblent offrir un message clair aux potentiels assaillants : Il ne sera pas aisé de s’emparer de la place forte. Lorsqu’il s’engage sur le sentier montagneux, le capitaine Slaryn pense reconnaître une inspiration Naboo dans le style architectural du château. Les couleurs douces des bâtiments, les dômes couverts de tuiles vertes et les nombreuses statues stylisées ressemblent fortement à ce qu’il a déjà pu observer sur la planète Naboo. Le petit jardin exotique qui entoure le château donne envie de se poser un instant. <br /><br />L’officier rive ensuite son regard vers la forêt qu’il vient de quitter. Ses hommes se sont enfoncés au plus profond des bois, à l’abri des regards et des suspicions… Nul ne viendra les chercher là où ils sont. Si jamais les mercenaires et leurs petits copains tentent de les localiser via une patrouille…  Et bien cette dernière disparaîtra à tout jamais, sans laisser de traces. Le commandant du corps expéditionnaire se dit toutefois qu’ils ne pourront pas rester indéfiniment dans le coin. Le soutien des loyalistes sera donc nécessaire et vital pour éviter de perdre inutilement des hommes… <br /><br />Lorsqu’il reporte son attention sur le sentier qu’il emprunte, le capitaine constate qu’un cortège se porte à sa rencontre. Un immense gaillard au ventre gras et portant un uniforme particulièrement chargé en décorations est à la tête du groupe. Il doit s’agir du dirigeant des lieux, ou d’un type particulièrement important pour qu’on daigne l’envoyer accueillir des soldats étrangers. Le reste du cortège se constitue de domestiques et de quelques gardes armés. La visite d’hommes en armes n’est pas forcément bien vue… Et cela peut se comprendre. La présence du gamin aux côtés de Slaryn et des quelques gradés l’accompagnant permet néanmoins de lever les doutes. Ils sont tous dans le même camp.<br /><br />Le gras du bide pousse un rire ignoble, puissant. Le colosse écarte les bras, en guise d’amitié, et vient serrer l’homme qui lui fait face avec force. Le commandant du corps expéditionnaire a l’impression qu’il va étouffer… Mais le supplice s’arrête rapidement.</i><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Je suis le Baron Hiller. Les terres qui vous entourent m’appartiennent. Et je veille sur les gens qui les occupent. Soyez les bienvenus.</strong></span> <i>Indique sur un ton chaleureux le dirigeant des lieux.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Merci pour… Cet accueil Baron.</strong></span> <i>Répond simplement Slaryn en retirant son casque.</i> <span style="color:#009999"><strong>Je suis le Capitaine Slaryn, à la tête du corps expéditionnaire du seigneur Hivernus. Nous sommes ici en amis, pour aider votre prince à reprendre ce qui lui revient de droit.</strong></span><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Le seigneur Hivernus a mon entière reconnaissance… Et il aura celle de notre bien-aimé prince. Mais venez. Il sera plus prudent de parler dans un endroit plus approprié.</strong></span> <i>Ajoute le baron, qui surveille le ciel avec appréhension.</i><br /><br /><i>L’officier du Seigneurat de Bajic comprend que des drones et autres appareils de reconnaissance peuvent éventuellement se balader dans le coin. Ce qui explique la nervosité affichée des gardes. Les domestiques proposent généreusement de porter le matériel encombrant des divers combattants étrangers. Mais un soldat qui se respecte ne remet pas ses armes à un individu quelconque. Un tel comportement semble déplaire aux locaux. Peut-être qu’il est coutume, par ici, de s’appuyer sur du petit personnel pour les moindres tâches… Slaryn se dit qu’il va devoir faire attention. Il ne voudrait pas se mettre à dos ses seuls alliés potentiels… </i><br /><br /><br /><hr style="width:100%" /><br /><br /><i>Le baron Hiller pose ses mains sur la table à projection holographique. Il inspire profondément et racle le fond de sa gorge. Le colosse a l’air anxieux. En face de lui, le capitaine Slaryn, dont le casque est posé sur la table, affiche un air détaché, indifférent. Les nombreux sous-officiers et officiers réunis autour de la table ne sont pas forcément aussi détendus que ce dernier. Chez les Yasiloriens, le simple fait de participer à une conspiration, qu’elle soit justifiée ou non, semble les rendre particulièrement nerveux. Ils ont peur des conséquences.</i><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- De combien d’hommes disposez-vous Capitaine Slaryn ?</strong> </span><i>Demande l’imposant dirigeant des lieux.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- J’ai sous mon commandement un peu plus de cinq cent hommes.</strong></span> <i>Déclare le commandant du corps expéditionnaire.</i> <span style="color:#009999"><strong>Il y a dans le lot quelques blessés. Nous avons eu un atterrissage plus ou moins compliqué…</strong></span><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Je vais demander à mon médecin de s’occuper de vos blessés Capitaine.</strong></span> <i>Indique le baron.</i> <span style="color:#cc6666"><strong>Je pensais toutefois que le seigneur Hivernus enverrait plus de soldats pour nous aider…</strong></span><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Nous ne sommes qu’une avant-garde Baron.</strong></span> <i>Rétorque son interlocuteur.</i> <span style="color:#009999"><strong>Le reste des troupes arrivera lorsque nous aurons unifié toutes les forces loyalistes sous une même bannière. Je dois savoir si je peux compter sur vous et sur vos hommes.</strong></span><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Vous pourrez compter sur nous lorsque notre prince aura été libéré. Tant qu’il sera retenu en otage par les putschistes et les mercenaires, nous ne tenterons rien qui pourrait nuire à sa vie.</strong></span> <i>Annonce Hiller, d’une voix grave.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Et bien… Soit. Sa libération est donc une priorité.</strong></span> <i>Admet Slaryn.</i> <span style="color:#009999"><strong>Il va me falloir des renseignements sur l’endroit où il est enfermé… Et il me faudra aussi un ou deux de vos hommes pour nous guider.</strong></span><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Je vous remercie Capitaine. Vous pourrez compter sur le soutien de mes deux meilleurs soldats.</strong></span> <i>Acquiesce d’un signe de tête le colosse.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Il me faudra aussi des informations sur la Maison de Courtage Palkandi.</strong></span> <i>Ajoute le capitaine en raclant le fond de sa gorge.</i> <span style="color:#009999"><strong>Tout ce que vous avez à ce sujet m’intéresse fortement.</strong></span><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Bien… Je peux éventuellement me renseigner à ce sujet… Mais puis-je demander l’intérêt de cette demande particulière ?</strong> </span><i>Vient l’interroger l’imposant et gras Hiller.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Le seigneur Hivernus veut s'assurer qu'il mettra bien à terre le Syndicat Tenloss.</strong></span> <i>Lâche évasivement l’officier.</i> <br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Je vois. Nous allons mettre à votre disposition toutes les informations que nous pourrons récupérer sur le terrain.</strong></span> <i>Convient finalement le baron.</i><br /><br /><span style="color:#009999"><strong>- Je vous remercie Baron.</strong></span><br /><br /><span style="color:#cc6666"><strong>- Nous sommes dans le même camp vous et moi. Il est donc de mon devoir de vous aider au mieux.</strong> </span><br /><br /><i>Les deux hommes se serrent la main. Les premiers pions se positionnent sur l’échiquier qu’est Yasilor...</i><br /><br /><br />[HRP : Il s'agit du déplacement d'un post datant de 2019 pour nettoyer un sujet que je compte réutiliser pour autre chose.]<p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20314/le-retour-du-roi-yasilor</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20314/le-retour-du-roi-yasilor</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:06 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Le croisement]]></title><description><![CDATA[Post n°9
Auteur : Bens Malastar
Les jedis noirs restant n'avaient plus rien à faire dans le vaisseau des siths, ils avaient suivit leur nouveau leader afin de nouer une alliance avec les siths, mais il fallait maintenant qu'ils retournent sur Malachor V afin de mettre en place leur académie afin d'instruire de futures recrues aux préceptes des jedis noirs. Ils trouvèrent donc le responsable par intérim du vaisseau:      -Nous devons nous rendre sur Malachor V, c'est ici que le seigneur Bens souhaite créer notre académie... Nous avons beaucoup de travail à faire là-bas... Nous ne voudrions pas prendre du retard quant à la formation de combattants afin de pouvoir servir notre nouvelle cause commune...C'était un bon argument, peut-être pas le meilleur, mais il fallait que le vaisseau les dépose sur cette planète...-Très bien, direction Malachor V, je doute que Dark Oblivius tolère un retard de votre part de toute manière! Plus vite vous vous mettrez au travail, plus vite notre ordre renaîtra.Le vaisseau de tonnage lourd passe en hyper espace et les jedis noirs préparèrent leur débarquement.https://star-wars-rpg.soforums.com/f179-Malachor.htm
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20313/le-croisement</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20313/le-croisement</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:04 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[La piste du chasseur [Bendeluum]]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Jil Charce
Jil Charce frottait énergiquement une poignée d’herbe sur son bras pour en effacer les traces de sang. Une fine zébrure rouge restait visible, témoignant de l’entaille peu profonde, mais elle s’appliquait tout de même à rendre la blessure la moins visible possible.Elle avait marché deux heures à travers les plaines de Bendeluum, le rythme régulier de ses pas et le chant mécanique des grillons l’aidant à apaiser son esprit. Ce qu’elle venait d’accomplir l’avait marquée et il ne s’agissait pas de l’oublier, mais elle devait aller de l’avant.Et devant, l’horizon s’auréolait des pâles lueurs de la ville de Relthum. C’était l’une des plus importantes agglomérations de la planète, qui n’en comptait de toutes façons que quelques unes. Elles abritaient nombre d’ouvriers, main d’œuvre bon marché qui faisaient tourner les industries installées sur ce caillou sans grand intérêt de la Bordure Extérieure, et avaient attiré au fil du temps divers autres corps de métier : petits commerçants, négociants, contrebandiers… La situation de Bendeluum y avait favorisé l’établissement de pègres diverses, et principalement du Cartel Nothoiin. Vous pouviez faire pratiquement n’importe quoi sur la planète sans que nul ne s’en soucie, à la seule condition de lui remplir les poches. L’endroit n’était pas devenu un cloaque pour autant, les trafics concernant principalement l’industrie et les marchandises – ni drogue, ni esclaves, ou trop peu pour enlaidir durablement l’atmosphère.La jeune femme se remit en marche, et finit par atteindre les bordures de la ville. À se développer ainsi sur une planète sauvage, l’urbanisme avait quelque chose de spacieux, d’aéré : les bâtiments étaient bas, dépassant rarement deux étages, et de larges allées de terre battue s’étendaient entre eux. Jil ne s’y était rendue que de jour, et les avenues n’étaient alors animées que d’un mouvement tranquille, presque paisible. La nuit apportait encore plus de quiétude à Relthum. Difficile alors de croire que la planète était régie par des cartels illégaux que toute grande puissance civilisée aurait chassés comme autant de vermines indésirables.On ne lui prêtait que peu d’attention. La jeune femme en robe marchant d’un pas vif attirait bien quelques regards, mais leur intérêt ne s’étendait guère au-delà. Elle n’était pas connue des gens d’ici, et personne n’irait voir en elle la servante de Syan Recca – qui n’était elle-même qu’un capitaine parmi les centaines d’autres qui vivaient et commerçaient sur Bendeluum.Si Jil était confiante quant à sa sécurité, sachant qu’on ne la chercherait probablement pas avant l’aube, elle ne savait toujours pas comment quitter la planète. Elle n’avait pas d’argent, et même si ses compétences lui auraient permis d’en gagner en plaçant des paris ou en passant du temps aux tables de jeu, toutes ces solutions requéraient une mise initiale qu’elle ne possédait pas. De là, comment trouver une place sur une navette sans le moindre crédit en poche ?Elle tourna en rond un long moment dans Relthum, espérant une occasion providentielle qui ne vint pas. Le jeune femme songea à voler ce dont elle avait besoin, mais ne put s’y résoudre. Elle était capable d’escamoter des cartes ou des jetons dans un casino, mais ici, elle risquait de s’attirer les foudres de personnages douteux – ou pire, d’innocents.Résignée, elle se rendit au spatioport. Au matin, les hommes de Syan Recca seraient à sa recherche : elle devait avoir quitté la planète d’ici là. À défaut de pouvoir acheter sa place à bord d’une navette quelconque, elle allait devoir s’introduire clandestinement dans un vaisseau – et peu importait la destination, qu’elle n’aurait de toutes façons aucun moyen de connaître avant d’avoir embarqué.La zone d’atterrissage n’était en fait qu’un large espace herbeux plat et à découvert, quadrillé de balises lumineuses. Elle cherchait un vaisseau qui puisse convenir à ses projets : un cargo, peut-être, où elle pourrait se dissimuler dans le chargement. À vrai dire, l’endroit n’en manquait pas, mais Jil je trouvait aucun appareil convainquant. Tous lui laissaient une appréhension, un sentiment de doute à cause duquel elle persistait à tourner en rond sans parvenir à se décider.Un cri de frustration creva le calme nocturne, attirant l’attention de la lorrdienne. Intriguée, elle si dirigea vers sa source : un petit engin qu’elle n’avait pas vu jusque là, un vieux cargo de facture nothoiin. Une petite lampe mobile pendait le long de sa carlingue, attirant un petit nuage tournoyant d’insectes et de papillons de nuit. La lumière artificielle baignait une petite table, théâtre de l’affrontement d’un homme et d’une adolescente de quinze ou seize ans, qui se défiaient autour de ce qui semblait être le plateau d’un jeu de stratégie. Lui était placide, observant sa jeune adversaire, les bras croisés dans l’attente du prochain tour ; elle, en revanche, était courbée sur le plateau, tenant sa tête entre ses poings serrés, et semblait sur le point d’éclater.Jil s’approcha des joueurs. Lorsque l’homme la remarqua, il fronça les sourcils, ne sachant à quoi s’attendre de la part de cette visiteuse nocturne.– Excusez-moi de vous importuner, dit-elle, je venais juste observer votre partie, si cela ne vous dérange pas. J’étais sortie faire prendre l’air à mon insomnie, et j’ai entendu vos voix.La jeune femme agrémenta son approche d’un sourire franc destiné à apaiser l’homme – un nothoiin, à en juger par la couleur dorée de sa peau.– Eh bien, pourquoi pas, répondit-il en se détendant. Il tendit la main à la lorrdienne. Assarn. Et Idell, ma fille. Je tente de lui apprendre à jouer au carric, comme vous l’avez sans doute entendu, poursuivit-il avec une pointe d’ironie. C’est un jeu qui n’est plus tellement pratiqué, alors je doute que vous le connaissiez, mais observez tant que vous le souhaitez !Le sourire de Jil s’élargit alors qu’elle serrait la main du nothoiin.– Il se trouve que je connais le carric, bien que je n’y aie plus joué depuis longtemps.– Oh ! Alors vous êtes plus que bienvenue.Le plateau de carric était un damier de onze rangées sur onze, qu’Assarn et sa fille avaient remplacé par une pièce de tissu quadrillée sur laquelle s’éparpillaient des cailloux noirs et blancs en guise de pièces figurant de petits chasseurs spatiaux. Les défenseurs, en blanc, commençaient la partie au centre du plateau, en infériorité numérique, et possédaient une pièce plus grosse que les autres : le convoi. Leur but était de le protéger, et de lui faire quitter la case centrale, sa planète d’origine, pour lui faire atteindre l’un des quatre angles, ses planètes d’arrivée potentielles. Les attaquants, en noir, commençaient sur les bords de la table, et avaient pour objectif de capturer le convoi. Les pièces se déplaçaient en ligne droite, sans limite quant au nombre de cases qu’elles pouvaient parcourir, et chaque camp pouvait capturer celles de l’autre en les encerclant : un chasseur blanc coincé entre deux noirs était considéré comme abattu, et le convoi était capturé lorsqu’il était entouré de quatre pièces noires.Lorsqu’elle était enfant, Jil avait disputé bon nombre de parties de carric avec ses parents, ce jeu de stratégie étant alors plus innocent et adapté à son jeune âge que le pazaak ou le sabacc. Elle n’y avait peut-être plus joué depuis ses douze ans, et observait les deux nothoiin avec le plus grand intérêt.Assarn était assurément bon. Il semblait avoir à l’œil l’ensemble du plateau et était réfléchi : il gardait ses pièces en sûreté, laissant toutefois des ouvertures plus ou moins évidentes à sa fille pour qu’elle apprenne à les voir et à les saisir. Idell, en revanche, était emportée et passionnée, et passait presque invariablement à côté des occasions qui auraient joué en sa faveur, forçant son père à réagir à son jeu agressif en lui prenant ses chasseurs. Leur partie se termina par un abandon de l’adolescente, qui s’en fut dans le cargo en traînant les pieds.Assarn soupira.– Et vous, que diriez-vous d’une partie ?Jil avait réfléchi, et avait devant elle ce qui pouvait bien être son unique chance de quitter la planète.– Avec joie. Ma seule demande, en retour, serait une place à votre bord lorsque vous quitterez Bendeluum. Elle eut un sourire contrit. En fait d’insomnie, je cherchais un ticket de sortie – jusqu’à Ord Mantell, avec un peu de chance.– Je n’y vois pas d’inconvénient. J’ai encore de la place à bord. Quant à Ord Mantell, je peux faire un détour pour vous y déposer.La lorrdienne se donna du mal, rendant la partie intéressante, mais son manque de pratique permit à Assarn, tout heureux d’avoir trouvé un adversaire combatif, de finir par la vaincre.Le lendemain, peu après l’aube, des hommes parcouraient Relthum, offrant une récompense pour la moindre information, mais le vieux cargo nothoiin avait quitté la planète, avec Jil à son bord.(La suite...)]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20312/la-piste-du-chasseur-bendeluum</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20312/la-piste-du-chasseur-bendeluum</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:03 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[La boîte de Pandore.]]></title><description><![CDATA[Post n°5
Auteur : Hivernus
Un croiseur solitaire, niché au sein de la dangereuse et énigmatique Nébuleuse du Dragon...Précédemment.Plusieurs semaines ont passé depuis Wranag. Les hommes de la légion Anooba ont appris à se repérer au sein d‘un croiseur, à combattre selon les règles d’engagement établis pour les abordages, à cibler les zones stratégiques d’un bâtiment de guerre. Sous la supervision de leur jeune maîtresse, les guerriers se sont formés au combat spatial aux côtés des commandos de l’infanterie de marine de l’amiral Netbers… Et une fois encore, les redoutables légionnaires ont révélé l’étendue de leur exceptionnelle capacité d’adaptation. Ils se sont surpassés, démontrant l’ampleur de leur zèle en assimilant chaque entraînement avec une précision minutieuse. Confrontés aux commandos lors de diverses simulations, les guerriers ont par ailleurs brillé par la rapidité d’exécution de leurs manœuvres enragées, progressant avec une facilité déconcertante face à un ennemi pourtant bien plus expérimenté. Remportant trois des cinq engagements face aux forces spéciales de la marine seigneuriale, les hommes de la légion Anooba ont marqué les esprits… Et tout particulièrement ceux des différents officiers présents pour l’occasion. Impressionné par l’incroyable esprit de discipline dont font preuve ces guerriers et leur facilité à improviser face à l’inattendu, l’état-major des forces armées seigneuriales s’admet satisfait. Il y en a pourtant quelques-uns, parmi les proches de l’amiral Netbers, qui s’inquiètent de l’importance que la maison militaire de la famille Hawan commence à prendre au sein des troupes. Le commandant en chef de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic rejette cependant leurs appréhensions, tenant d’ailleurs à leur rappeler que leur loyauté va au seigneur Hivernus, qu’ils lui ont tous prêté serment d’allégeance et qu’en ce sens, les intérêts des uns et des autres convergent dans la même direction.Frilla Hawan, quant à elle, semble particulièrement sensible aux progrès réalisés par les soldats de sa nouvelle légion. Le général Vsoatahn Vott’i a une fois encore fait montre de sa capacité à mener ses hommes à la victoire. Il instruit ses officiers de manière à ce qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes en toute circonstance et pousse ses guerriers à maintenir la cohésion dans les rangs quand bien même l’ennemi parviendrait à les surprendre ou à avoir le dessus sur eux. Il leur offre la possibilité de s’adapter à toutes circonstances, qu’elles leur soient favorables ou non, et leur a ainsi permis d’apprendre à réagir de manière efficace à toute opportunité qui se présente. Cette flexibilité dans le commandement est un véritable atout face à des adversaires dont la structure hiérarchique est trop rigide, peu adaptative.Pour autant, le mystérieux guerrier considère que ses hommes ne sont pas encore prêts. “Seuls les résultats comptent aux yeux de notre seigneur. Entraînez-vous plus durement. Poursuivez vos exercices.” répète-t-il encore et encore à ses soldats, désireux de perfectionner leurs techniques de combat. L’extrême rigueur dont fait preuve Vsoatahn Vott’i semble conforter la fille adoptive d’Hivernus dans son choix de l’avoir placé à la tête des troupes de la famille Hawan. Suivant les conseils de son nouveau maître de guerre, la jeune femme a par ailleurs inclu aux entraînements un bataillon entier de stormtroopers appartenant à la Brigade Impera afin de renforcer l’esprit de cohésion et de coordination des différentes unités de sa maison militaire.Quoi qu'il en soit, le général estime qu’il faudra deux semaines de préparations supplémentaires pour compléter la formation des troupes. L’amiral Netbers, qui a déjà commencé à entraîner ses équipages dans l’anticipation des combats à venir, affirme vouloir profiter de ce temps pour parfaire les manœuvres d’attaque des vaisseaux de son armada. Le fait que les exercices se déroulent au beau milieu de la Nébuleuse du Dragon, loin des regards et des oreilles, permet de se protéger face à d’éventuels espions. Et puisque le commandant en chef des forces navales seigneuriales ne prélève qu’une infime partie des vaisseaux de l’armada à chaque entraînement, prétextant leur envoi sur des missions de patrouille afin de justifier leur disparition, nul ne peut se douter de ce qu’il se passe en cet endroit secret…L’ennemi ne saura pas à quoi s’attendre. Et lorsqu’il verra soudainement fondre sur lui les forces du seigneur Hivernus, il ne lui restera plus qu’à prier pour que sa mort soit rapide et miséricordieuse.Quelque part, à la frontière des secteurs Parmic et Sujimis… Des éléments des septième et huitième flottes de combat de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic patientent le long d’une voie spatiale. En tout, ce sont neuf croiseurs qui sont mobilisés pour l’opération sous les ordres de l’amiral Netbers. Depuis le pont de son vaisseau-amiral, le commandant en chef des forces navales seigneuriales contemple en silence l’immense amas d’étoiles scintillantes qui viennent illuminer de leurs lueurs vives un vaste océan d’obscurité… Comme bon nombre de marins présents sur la passerelle, l’officier trépigne d’impatience.- Nos espions ont confirmé le départ du convoi… Amiral, il est heure. Laissons la proie s’empêtrer dans la toile de notre piège. Vient déclarer une voix dans le dos de Netbers.L’homme se retourne doucement, fait claquer ses talons. Frilla Hawan a abandonné l’uniforme militaire qu’elle porte habituellement lorsqu’elle participe aux opérations de guerre, préférant visiblement le confort et la sécurité d’une armure dorée. Pour l’amiral, il n’y a aucun doute à avoir. La jeune femme souhaite mener au combat les redoutables guerriers de la légion Anooba. S’il trouve la décision imprudente, l’officier se garde bien de le dire. Après tout, le seigneur Hivernus a plus d’une fois dirigé les troupes de manière personnelle, considérant que le commandement doit être effectué depuis le front afin d’inspirer respect et loyauté chez les hommes. En ce sens, sa fille adoptive ne fait que suivre son exemple. Le commandant en chef des forces navales seigneuriales incline doucement la tête en guise de respect, indiquant ainsi qu’il se soumet à l’autorité de sa jeune souveraine.- Entendu, Excellence. Déclare simplement l’amiral avant de distribuer ses ordres aux membres de son équipage.Une alarme se met à retentir au sein du vaisseau, dont les couloirs s’animent brusquement. Des centaines de marins s’empressent en effet de rejoindre leur poste tandis qu’ici et là, pilotes et mécaniciens s’affairent déjà à préparer les appareils pour les combats. Les consignes, transmises d’un navire à l’autre, font leur effet. Les bâtiments de guerre, jusque-là léthargiques, prennent soudainement vie afin de prendre position en suivant une configuration d’attaque standard chez les forces seigneuriales. Quatre croiseurs de la classe Arquitens se déploient autour du “Poing de Pandore” afin de former un écran protecteur face à l’ennemi tandis que les quatre croiseurs de la classe Munifex manoeuvrent sur les flancs. Depuis le pont du croiseur de la classe Interdictor, l’amiral Netbers et la jeune Frilla Hawan admirent en silence l’activation progressive des puissants générateurs à puits gravifiques. Des ondes de diverses couleurs se mettent peu à peu à tourbillonner autour des dômes, jusqu’à former une sorte de tempête électrique qui ne tarde pas à faire surgir hors de l’hyperespace plusieurs vaisseaux. Happés par le champ d’interdiction du “Poing de Pandore”, les quatre navires esclavagistes sont désormais pris au piège. Après avoir accusé le coup, les différents transports Y164 cherchent à se dérober, couverts dans leur retraite par un croiseur de la classe Kaloth.- L’ennemi a déployé sa chasse, amiral. Indique un enseigne depuis son poste. Douze appareils en approche.- Un sacrifice vain… Et un courage bien curieux de la part d’esclavagistes. Commente l’amiral, avant de poursuivre. Engagez leurs chasseurs. Et ordonnez à nos croiseurs Munifex de faire usage de leurs canons à ion sur les transports d’esclaves. Ne les laissez s’enfuir sous aucun prétexte.Les directives sont rapidement transmises. Presque aussitôt, une nuée de chasseurs et d’intercepteurs TIE s’éjectent hors des entrailles de leurs vaisseaux-mères pour venir se porter à la rencontre du modèle Kaloth et de sa maigre chasse. Protégé des assauts du navire esclavagiste par les croiseurs de la classe Arquitens positionnés devant lui, le “Poing de Pandore” ne craint pas grand chose. Ce sont par ailleurs les Munifex de l’armada seigneuriale qui mènent le plus gros des affrontements. Les artilleurs de ces vieux navires de combat font une nouvelle fois preuve de leur redoutable efficacité, ciblant d’abord les trois transports Y164 qui cherchent à s’enfuir jusqu’à ce qu’ils soient neutralisés puis frappant avec une précision mortelle les emplacements d’artillerie du croiseur esclavagiste afin de le réduire au silence. Constatant que l’amiral Netbers contrôle la situation, la fille adoptive du Chiss enfonce son casque sur sa tête, prête à en découdre. Elle indique au commandant de l’armada qu’elle lui laisse l’entière responsabilité des opérations spatiales puis quitte la passerelle afin de rejoindre le hangar où des milliers de guerriers attendent de combattre sous ses ordres. La jeune femme se place aux côtés du général Vott’i, dégaine sa vibrolame et la brandit face aux troupes.- Soldats ! Les esclavagistes Thalassians ne méritent aucune pitié. Montrons-leur ce qu’il en coûte de s’en prendre aux citoyens de Bajic et des secteurs alentours… Laissons la fureur d’Hivernus s’abattre sur eux ! Déclare Frilla d’une voix puissante. Avec moi, soldats, avec moi ! Que vos armes soient rouges du sang de ces chiens !Le mystérieux guerrier s’anime à son tour, lève sa lame en l’air et l’agite avec beaucoup d’entrain. Ses mots s’imprègnent d’une rage impitoyable qui ne manque pas de se transmettre aux hommes.- To ch'iticev bah to Ren'mustin'bi bah Bajic ch'urci tasaah ! Csarcican't vah tir Nunaten Frilla bicit etah rutah ?(Les ennemis du Seigneurat de Bajic doivent mourir ! Laisserez-vous Dame Frilla les combattre seule ?)Les soldats de la légion Anooba se frappent soudainement la poitrine. L’écho de milliers de poings rebondissant durement contre les cuirasses vient bientôt emplir le vaste hangar d’une mélodie guerrière. Puis vient le tour des voix. Tel un seul homme, les guerriers se mettent à scander un nom… Puis leur réponse.Frilla Hawan ! K'eten bah to Van'vin't ! Csasor bah to hit sceso g'esain ! Veo csarcican't csarcican't cart k'ir ! Ch'usci ch'at to ch'iticev bah Bajic !(Frilla Hawan ! Fille du Conquérant ! Terreur des océans galactiques ! Ta volonté sera faite ! Mort aux ennemis de Bajic !)Rejoignant sa navette personnelle sous les ovations des troupes, la fille adoptive du Chiss embarque à bord, escortée en ce sens par une vingtaine de stormtroopers appartenant à la Brigade Impera. Sous le commandement de leurs officiers, les guerriers de la légion Anooba font rapidement de même et s'entassent dans les transports de troupes. Vagues par vagues, les appareils quittent le hangar du “Poing de Pandore” afin d’aborder les divers vaisseaux de la petite flotte esclavagiste. Inspirés par la présence de leur jeune souveraine à leurs côtés, les hommes se déversent dans les navires avec une fureur inégalable. Toute résistance semble futile… Le sang coule. Et les corps des Thalassians ne tardent pas à tomber par dizaines sous les coups d’épée et les tirs de blasters des redoutables guerriers à tête de chacal.La fureur d’Hivernus s’est abattue sur eux… Et là où la mort passe, l’espoir renaît. Les captifs des esclavagistes, libérés par centaines, ne tardent pas à se jeter aux pieds de la belle Frilla afin de la remercier. En souveraine éclairée, la jeune femme promet à ces pauvres gens de les rendre à leurs familles dès que l’occasion se présentera. Des serments d’allégeance sont prêtés parmi ceux qui n’ont nulle part où aller. Et les prisonniers Thalassians, ceux qui peuvent s’estimer heureux d’avoir survécu à l’enfer des combats, s’entassent désormais dans les cages réservées jusqu’alors à leurs victimes.]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20311/la-boîte-de-pandore.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20311/la-boîte-de-pandore.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:15:01 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[La Rédemption du Jedi [Rattatak]]]></title><description><![CDATA[Post n°33
Auteur : Rylen Korr
Spoiler : Musique[Flash unavailable]Laissant Naktis mourir à petit feu et livré à lui-même, Rylen Korr quitta enfin la chambre du Palais. Il prit le même chemin qu'à son arrivée, et prit notamment soin de raccourcir un maximum son trajet afin de quitter cet endroit au plus vite. Bien qu'il ait tout fait pour en combattre le Mal ce soir, celui-ci n'était pas entièrement vaincu et le Maître Jedi avait l'intime conviction que Naktis était loin d'être la dernière menace qui s'en prendrait à sa personne. Un grand danger s'approchait et pour la première fois depuis qu'il avait mis les pieds sur Rattatak, Rylen pensa qu'il en était de son intérêt vital de quitter ce monde. Le plus vite possible.Quelque chose avait changé. Depuis sa venue au Palais, Isayidi n'était plus la même. Cette cité autrefois dirigée d'une poigne de fer par son Souverain s'était libérée de ses chaînes. Il ne s'était écoulé que 40 minutes depuis que le Jedi avait laissé Naktis mais des rumeurs enflaient déjà. Des citoyens Rattatakis accouraient dans les rues, criant que le Souverain était mort et que son cadavre venait d'être exposé en lieu public, devant son Palais. D'autres appelaient une nouvelle fois à faire brûler la capitale de la province, comme certains individus avaient osé le faire il y a peu de temps en arrière avant d'être châtiés par le Souverain en personne et pendus aux abords du Chaudron.La Passion gangrenait à petit feu le cœur de millions de gens. Le Chaos s'installait dans la Cité aux Mille Feux. La Force venait de libérer définitivement Rattatak de ses chaînes.Dans ce contexte, Rylen Korr était une menace. Le Maitre Jedi ne pouvait apporter rien de bon au bon déroulement de la situation. Il l'avait bien compris et c'est pour cette raison qu'il se recouvra la tête et qu'il se faufila discrètement dans les rues les plus reculées et les plus cachées. Les Rattatakis, bien trop préoccupés par l'anarchie qui s'installait dans leur cité, n'accordaient aucune importance à un pauvre moine déboussolé. C'est ainsi que ce dernier réussit sans aucun mal à rejoindre le ludus de Jarrus dans lequel il avait vécu la majeure partie de son long séjour sur cette planète. Il arrivait malheureusement trop tard pour entreprendre ne serait-ce qu'une action positive à l'égard des esclaves qui y vivaient.Ceux-là s'étaient déjà fait la malle. Le ludus avait déjà été pillé comme la majeure partie de la ville à l'heure qu'il est. Dans l'agitation générale, Rylen Korr croisa quelques visages qui lui semblèrent familiers sans que la réciprocité soit vraie. Bien heureusement pour lui car les êtres qui étaient là étaient rien de moins que des animaux déchaînés et sans contrôle : leur but était de provoquer un maximum de dégâts sans qu'il n'y ait de raison apparente à cela.Gravissant les étages du bâtiment fait de sable, le Maître Jedi espéra y voir Jarrus. Il ne s'attendait certainement pas à y découvrir son cadavre, transpercé par des armes tranchantes au niveau de la poitrine. Celui qui avait jadis été son propriétaire n'était plus. Rylen Korr était définitivement libre.Jarrus tué, Jooma porté disparu... Rylen Korr n'avait plus aucune raison de rester ici. Il était temps pour lui de quitter cette horrible planète. Encore fallait-il trouver un transport, ce qui était rare à dénicher sur Rattatak.Partant du ludus sans aucun état d'âme, le Maitre Jedi se laissa guider par son instinct -ce qui n'aurait pas déplu à son défunt Maître- à travers une cité déchaînée par la violence. Il fallut au Jedi une très grande maîtrise de sa personne pour faire abstraction du contexte provincial. Devait-il s'y attarder ? Aider à remettre de l'ordre dans une ville saccagée par la haine et la colère ? Rylen Korr n'essaya même pas de tenter l'impossible. S'il avait compris une chose essentielle de son voyage dans ce secteur de la Bordure, c'est que le Mal était parfois indispensable et qu'on ne pouvait pas toujours le combattre. Rattatak était comme un Nexus de Force obscure, un concentré de Côté Obscur permanent qui était tellement enraciné dans la planète et dans les mœurs de sa population qu'il était devenu indispensable à sa survie. Lorsque Rylen avait utilisé la Lumière de Force pour combattre l'Holocron de Javos, la cassure entre ce dernier et l'esprit de Naktis avait tué spirituellement le Souverain Damnateur. Ce dernier, sans l'influence et le pouvoir de Javos, n'avait plus de raison d'être et préférait mourir plutôt que d'apprendre à vivre sans. Il en était devenu dépendant. Rylen Korr avait fini par croire qu'il en était de même avec les Rattatakis. De ce qu'il en avait appris ces derniers mois, ces autochtones vivaient depuis des générations dans la barbarie et la guerre. Le Côté Obscur les avait définitivement consumés depuis des millénaires, certainement.Quelle triste vie, pensa le Jedi. Un être voué à ne pas choisir ce qu'il veut devenir est un être condamné qui ne peut vivre pleinement.Et si l'être Humain avait été le premier à refuser cette philosophie de vie sur Rattatak ?Adossé contre le mur d'une ruelle déserte, Rylen Korr ne savait plus quoi penser de ce monde. Naktis n'avait-il pas dit la vérité à son sujet ? Le Jedi n'avait-il pas fait qu'aggraver la situation Rattataki ? La voie d'un Jedi était de garantir la meilleure issue possible pour que la Force en sorte gagnante. Pas de morts, pas de blessés; les actes d'un Chevalier devaient être emplis de sérénité et d'harmonie afin que la galaxie en ressorte meilleure. Le passage du Maitre Jedi sur Rattatak avait complètement déstabilisé une cité de plusieurs millions d'individus et qui sait jusqu'où ce chaos pouvait s'installer.Naktis ne lui avait pas révélé -et heureusement- pour quelles raisons il avait décidé de faire les Jeux du Damnateur : afin de rallier sous son étendard les autres régions voisines afin, à terme, d'unir le Sud de Rattatak. L'action de Rylen Korr avait empêché ce projet d'être mené à bien. Mais il n'en avait pas connaissance.Comme une subtile allégorie des catastrophes humanitaires que l'ancien gladiateur avait causé ici-même, un enfant Rattataki d'une dizaine d'années apparut dans le champ de vision du Jedi. Désemparé et visiblement perdu dans l'anarchie totale qui s'était emparée d'Isayidi, le jeune autochtone était souffrant et nécessitait d'urgence un repère adulte afin de ne pas sombrer comme le reste de la cité.En voyant ses habits et les marques rouges encore vivaces qui étaient visibles à travers les nombreux trous de ses vêtements, Korr sut qu'il avait à faire à un esclave. Celui-ci fuyait quelqu'un et lorsqu'il aperçut le moine reclus dans l'ombre, il sembla accourir vers lui afin de quémander l'asile. Ce simple geste de survie rappela soudainement d'heureux souvenirs à un Maitre Jedi qui n'en avait été que trop habitué dans sa jeunesse de Padawan. Bien avant les évènements de la Grande Guerre...Comme épris d'une nostalgie chevalière, Rylen Korr se dévoila dans la faible lumière de la rue sinueuse afin d'apporter son soutien à l'enfant. Dans son mouvement, le gardien galactique laissa entrevoir le manche de son sabre laser qui refléta très certainement l'éclairage nocturne. L'esclave fugitif s'arrêta alors brusquement dans sa course effrénée et manqua de chuter sur le sable poussiéreux qui recouvrait intégralement le sol d'Isayidi. L'arme qui trônait fièrement à la ceinture du supposé religieux était un frein à la confiance que l'enfant était susceptible de lui accorder.Celui-ci eut alors un choix drastique à faire. Dans son dos, trois hommes armés venaient de surgir de l'obscurité dominant la cité. Ils étaient là pour lui-seul et comptaient bien mettre la main sur sa chair fragile avant le levé du jour car après, il serait trop tard. Le chaos n'était pas immortel et il finissait par laisser la place à des contextes moins reluisants.Hésitant un court instant entre le mal et le moindre mal, le gamin Rattataki tarda à se faire une raison. Puis vint l'instant où le moine solitaire brandit son arme et l'activa. La lueur du sabre laser bleu jaillit dans la prunelle de ses yeux et cette lumière agit comme un déclic chez l'enfant. Une chaleur rassurante et réconfortante qui incita le jeune esclave à se ranger de son côté, sans aucune hésitation. C'était plutôt un comble puisque quelques secondes auparavant, la même arme désactivée l'avait étrangement refroidi de tenter de se rapprocher du mystérieux homme reclus dans l'ombre.Les hommes armés qui avaient accouru derrière l'enfant, à la vue de l'arme, ne furent pas rassurés et déplacèrent même leur attention sur la silhouette encapuchonnée. L'un d'eux fut l'auteur de propos qui ne passèrent pas inaperçus dans l'esprit de Rylen Korr.- L'assassin du Damnateur !Et ils disparurent dans la pénombre de la ruelle. Sans porter le moindre coup au supposé meurtrier de l'ex-Souverain d'Isayidi.N'apportant aucun crédit à ce qu'il venait d'entendre, bien trop concentré sur un éventuel affrontement dont le dessin ne se termina jamais, le Grand Maitre Jedi se retourna alors vers l'enfant. Celui-ci s'était déjà éloigné, ayant profité du détournement d'attention causé par le sabre laser pour s'échapper. Les deux croisèrent leur regard une dernière fois avant que l'esclave ne devienne qu'une silhouette floue et indescriptible dans la noirceur qui s'était emparée de la cité. Rylen n'avait désormais plus aucune raison de perdre du temps. Il reprit sa route et suivit son instinct, sa seule carte digne de confiance qui pouvait l'amener à bon port.Heureusement pour lui, Rattatak était encore une destination de choix pour de nombreux esclavagistes et la nuit était le moment idéal pour les approvisionnements en marchandises. Mieux encore : la situation actuelle d'Isayidi devait certainement inciter nombre de fortunés à plier bagages au plus vite. Comme sur de nombreuses planètes de la Bordure Extérieure, seuls les plus riches avaient le droit de quitter la planète pour aller voir si le sable était plus chaud ailleurs.Le bruit quasi sourd des moteurs subluminiques d'un cargo commença à jaillir dans les oreilles du Maitre Jedi. Ce dernier accéléra sa démarche vers l'endroit d'où il percevait le son et parvint à une cour dans laquelle un Hutt pauvrement gardé semblait se faire la malle avec empressement. Son unique garde du corps servait également de porte-bagages bien que son maître n'ait décidé de prendre le strict minimum : s'il était laniste, il avait décidé de ne plus l'être en laissant ses esclaves sur place. Profitant d'un des rares moments de liberté d'action qui lui était offerte, Rylen se faufila discrètement dans le cargo et entreprit de trouver la meilleure planque possible afin de ne pas se faire repérer. La soute, remplie de cargaisons de contrebande, lui sembla être le lieu idéal pour cela.C'est ainsi que, après plusieurs minutes d'attente qui lui parurent être des heures, Rylen Korr parvint à s'échapper de Rattatak. Un long voyage interstellaire l'attendait, et il comptait bien en profiter pour méditer sur son long séjour sur Rattatak. Et notamment afin de découvrir ce qui s'était passé pour que Naktis se retrouve, peu après son départ du Palais d'Isayidi, purement et simplement assassiné.S'il ne l'avait pas tué, qui l'avait réellement fait ?A suivre.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20310/la-rédemption-du-jedi-rattatak</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20310/la-rédemption-du-jedi-rattatak</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:14:52 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[La Boîte de Pandore s&#x27;ouvre...]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Hivernus
Le capitaine Netbers arpente les couloirs vides de la station spatiale, escorté par deux soldats de la Brigade Impera. Le silence qui règne en maître absolu dans cet endroit est déconcertant. On aurait du mal à se croire en pleine zone de combat. De temps à autre, les impacts de laser et les corps alignés de quelques combattants prouvent au commandant du “Poing de Pandore” qu’il se trouve bien au beau milieu d’une opération militaire. Au détour d’un énième couloir, l’officier tombe sur une équipe médicale se chargeant de l’état préoccupant d’un stormtrooper, sous le regard inquiet de ses frères et soeurs d’armes. Les Stries Bleues d’Hivernus sont de loin les meilleurs combattants du Seigneurat de Bajic, et pourtant, la mort semblent pouvoir les atteindre eux aussi. Lorsque le capitaine Netbers s’approche des soldats, ces derniers se mettent instinctivement au garde-à-vous. L’officier les gratifie d’un signe de la tête, puis pose son regard sur ce pauvre homme que le médecin tente de rafistoler avec le matériel mis à sa disposition. - Il s’en sortira ? Demande alors le commandant du “Poing de Pandore”, réellement concerné par l’état de santé du combattant.- Il vivra sûrement… Répond évasivement le responsable de la petite unité médicale. J’ai réussi à stabiliser son état. Croisons les doigts.Au signal du toubib, les infirmiers de terrain soulèvent le brancard et disparaissent avec le blessé au bout du couloir. Netbers dirige son regard sur les trois Stries Bleues figés dans leur posture militaire.- Quelqu’un peut m’indiquer où se trouve le Capitaine Molitor ?- Affirmatif mon Capitaine. Allez jusqu’au bout du couloir, tournez à gauche, puis tournez à droite. Vous devriez tomber sur une grande salle. Une très grande salle... Indique le plus gradé des trois, un caporal au bras gauche bandé.- Je vous remercie. Vous pouvez disposer. Lâche le capitaine.Les soldats font claquer leurs talons puis disposent. Ils reprennent leur patrouille, échangeant des commentaires inquiets sur l’état de santé de leur camarade. Suivant les indications du caporal, l’officier s’enfonce toujours plus loin dans l’ancrage de Tashvar. Lorsqu’il pénètre dans la grande salle, le commandant du “Poing de Pandore” constate avec étonnement qu’il s’agit en réalité d’un immense entrepôt… Techniciens et stormtroopers travaillent de concert pour transporter les divers conteneurs d’un point à un autre. Au milieu de cette fourmilière, Molitor fait l’inventaire. Le balafré, qui n’est pas habituellement un grand amateur de paperasse, semble étonnement dans son élément cette fois-ci.- Et bien Molitor… Je ne vous ai jamais vu aussi heureux ! Lance Netbers, perplexe.- Si vous saviez mon vieux… Cet entrepôt est une vraie mine d’or ! Répond le capitaine barjo en affichant un grand sourire sur son visage couvert de cicatrices.- Donnez moi ça.L’officier commandant la compagnie Molitor tend son bloc de données à son voisin. Le commandant du “Poing de Pandore” écarquille les yeux en lisant le contenu du datapad. Les informations qui défilent semblent surréalistes. Des centaines d’armes, des dizaines de conteneurs bourrés de rations militaires, de gaz à blaster, de baradium ou de carburant, une bonne soixantaine de droïdes de type Z-65… Sans oublier les deux croiseurs de classe Munifex placés en cale sèche… Netbers en a presque le vertige.- D’où est-ce que ça sort tout ce merdier ? Il y a de quoi équiper et entretenir une armée entière. Ces contrebandiers Corelliens n’ont pas pu acquérir tout ça sans aide extérieure… Grommelle le capitaine, perdu dans ses pensées.- Ouaip. C’est trop gros pour être vrai. Y’a anguille sous roche, ou baleine sous gravillon. Ajoute à sa suite Molitor. Si vous voulez mon avis, on vient de s’en prendre à un gros poisson. Remarquez… Un de plus ou de moins... L’officier balafré se met à rire. Affronter la galaxie entière ne semble pas réellement l’inquiéter. C’est d’ailleurs pour ça qu’on le surnomme “capitaine barjo”. Il n’y a bien qu’un taré pour tenir de tels propos.- Le seigneur Hivernus voudra des informations… A tous les coups. Vous avez réussi à faire des prisonniers ? Demande Netbers à son comparse.- Vous croyez vraiment, dans le feu de l’action, et vu le bordel que c’était, que j’ai eu le temps de passer les menottes à quelques Corelliens ? S’agace presque Molitor. Désolé. Ils sont tous morts. De toute façon, ils voulaient mourir…- En effet… Souffle l’autre.Le capitaine Netbers n’a pas été plus efficace. Toute tentative de capture s’est soldée par la destruction pure et simple des vaisseaux. Ces Corelliens ne voulaient pas lâcher l’affaire, ou cracher le morceau…Leur combativité les honnore, assurément, mais prive les forces seigneuriales de renseignements qui pourraient s’avérer utiles.- Nous sommes dans une impasse. Reprend l’officier.- Pas forcément. Intervient Madu Fahd, une caisse de munitions dans les bras. On pourrait récupérer deux ou trois carcasses en bon état de ces modèles Hunter Killer utilisés par les Corelliens et tenter d’extraire de leur “cerveau” tout ce qu’on peut.- Fahd, ça me fend le coeur d’avoir à le dire, mais vous êtes géniale. Admet Molitor, sourire aux lèvres.Netbers appuie les propos de son collègue d’un geste de tête. C’est une chose qu’il apprécie au sein des forces seigneuriales. Les institutions impériales ont toujours privilégié des doctrines basées sur une obéissance pure et dure… Ce qui a conduit des générations entières de soldats et d’officiers à se baser sur une chaîne de commandement inefficace. Il en est autrement dans le Seigneurat de Bajic. Le seigneur Hivernus encourage les prises d'initiatives de la part des officiers comme de la part des subordonnés. Après tout, un soldat n’est réellement bon que s’il peut s’améliorer et apprendre de ses erreurs comme de ses réussites. On ne peut exceller dans son domaine de compétence du jour au lendemain… Du simple matelot au commandant, tous doivent apprendre à développer leur créativité et leur sens de l’analyse afin de pouvoir répondre au mieux aux attentes de l’armée seigneuriale. C’est ce que l'humanoïde à peau bleue a appris dans son foyer natal, au sein de l’Ascendance Chiss… Et c’est ce qu’il tente de transmettre à ses hommes. Madu Fahd est un exemple de réussite. Elle intègre l’héritage du Chiss au sien.C’est pour cette raison que Netbers a choisi de combattre pour le seigneur Hivernus. Il n’est pas un simple partisan de l’idéologie impériale… Il est l’architecte d’un empire fort, d’un empire dont les divers peuples sont unis sous une même bannière pour un même combat, d’un empire dont l’armée n’est pas corrompue par des jeux de pouvoir et d’influence… D’un empire qui cherche à s’améliorer, qui apprend de ses erreurs et qui s’inspire de cultures aliens pour se renforcer… Ces choses là ne peuvent pas voir le jour ailleurs, ou difficilement. Mais quand on a la chance de participer à la construction d’une nouvelle civilisation, tout devient possible… Un sourire apparaît sur le visage de Netbers. C’est avec satisfaction qu’il appellerait le seigneur Hivernus “Empereur”, si l’occasion venait à se présenter. Il en est sûr désormais. Mais ce chemin est semé d'embûches. Il faudra traverser d'innombrables épreuves pour en arriver là. Et l’officier ne sera peut-être plus là pour le voir...- Pas la peine de sourire pour si peu Netbers. Elle va prendre la grosse tête sinon. Ricane le balafré en donnant une claque amicale sur l’épaule de la Devaronienne.- Très marrant Capitaine. Vous n’avez pas perdu votre légendaire sens de l’humour à ce que je vois. Réplique la lieutenante, plus ou moins amusée.- Combien de temps vous faut-il pour récupérer tout ce matériel ? Demande finalement le capitaine en sortant de ses pensées.- Au moins deux heures. L’informe Molitor.- Faites au plus vite alors. Répond le commandant du “Poing de Pandore”.- Je croyais que nous devions nous emparer de l’ancrage. Commente alors Fahd, déconcertée par la décision de Netbers.- Nous devions surtout nous emparer du matériel entreposé ici. C’est chose faite. Rétorque l’autre. Je ne tiens pas à m’attarder ici. Laisser des hommes sur place, c’est les exposer à tout type de danger. Je refuse d’avoir leur mort sur la conscience. Nous verrons bien si j’ai raison de me fier à mon instinct...Des mois entiers passés à côtoyer le seigneur de la guerre ont permis à notre capitaine d’apprendre de nouvelles choses. Aujourd’hui, il applique l’une des premières leçons du Chiss : On ne gaspille jamais des ressources inutilement. Tenir l’ancrage de Tashvar, c’est sacrifier des hommes pour rien. Le Seigneurat de Bajic n’a pas les moyens de se priver de bons soldats. Netbers prend conscience qu’en agissant de la sorte, il va à l’encontre des ordres donnés par Hivernus... Mais il prend le risque. Il est sûr, au plus profond de lui, de prendre la bonne décision. Peut-être même que c’est ce que veut l'humanoïde à peau bleue finalement… Avec le Chiss, tout semble avoir un sens caché, un objectif dissimulé… S’agit-il d’un test ?- Si vous le dites… Si vous êtes prêt à risquer votre place, moi ça m’va. Répond le barjo en haussant les épaules.- Ces droïdes ont la réponse Capitaine Molitor… Nous verrons bien ce qu’ils ont à nous révéler… Et s’ils me donnent raison. Continue le commandant du “Poing de Pandore”. En attendant, faites au plus vite.- Ouais on va se démerder pour embarquer tout le matos dans les plus brefs délais. Vient le rassurer le balafré. Par contre pour les croiseurs…- Je m’en occupe. Le coupe Netbers.Les trois militaires se quittent, chacun retournant à ses tâches. L’officier de la marine seigneuriale arpente les couloirs de la station spatiale avec un noeud à l’estomac. Il lui tarde de retrouver son confort, sur la passerelle de son vaisseau...
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20309/la-boîte-de-pandore-s-ouvre...</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20309/la-boîte-de-pandore-s-ouvre...</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:14:51 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Kabaira.]]></title><description><![CDATA[Post n°4
Auteur : Hivernus
A lire avant. On avait donné au major-général Bradd (depuis passé général) l'ordre de fortifier les mondes du Seigneurat de Bajic afin de les préparer à une éventuelle invasion... Et ce fut fait. Bénéficiant des ressources du Ministère de la Guerre et de la Corporation Hawan, s'appuyant sur la main d'œuvre "généreusement" fournie par le Ministère de la Sécurité Intérieure, l'officier supérieur a su faire des merveilles sur Kabaira et Rezi-9. Il faut dire que le général Bradd n'est ni un débutant, ni un amateur. Il a derrière lui des années d'expérience (ayant longuement officié au sein du génie militaire de l'armée impériale quand elle était au sommet de sa gloire) et il a toujours tenu à superviser en personne l'érection de nouvelles fortifications, ne déléguant ses responsabilités et son autorité qu'auprès d'individus qu'il sait fiables et compétents.Après des mois de travaux et des dépenses colossales, tant en crédits qu'en matières premières et en hommes, les résultats commencent à parler d'eux-mêmes. D'importantes structures de métal sont sorties de terre, d'anciens complexes fortifiés comme ceux de Pela et de Raffi ont été réparés et modernisés et de très nombreux emplacements d'artillerie ont vu le jour à la surface de la planète. Le visage de Kabaira change peu à peu, transitant du paisible monde industriel vers celui de forteresse imprenable. Cette transformation n'impacte pas seulement le paysage. La société de Kabaira change de dynamique, évolue, s'adapte. Son secteur industriel se militarise progressivement. Les laboratoires pharmaceutiques produisent à présent des kits de soins et du matériel médical pour les besoins de l'armée tandis qu'ici et là, diverses entreprises ont abandonné la construction de chalutiers de pêche et d'outils de forage pour la production de chasseurs et de blasters. Dans un monde en pleine évolution, Kabaira ne connait pas le chômage. Ceux qui ne travaillent pas dans les mines, le secteur de la pêche ou celui des industries sont employés sur les chantiers de construction ou s'engagent dans les forces de sécurité de la Corporation Hawan, qui réclame toujours plus d'âmes dans ses légions de soldats. L'économie se transforme, les affaires se diversifient. Et la vie se poursuit. Aujourd'hui, l'état-major a décidé de passer en revue les bases militaires de la planète afin d'évaluer les progrès effectués par le général et jauger le degré de protection que ces installations fournissent à Kabaira. C'est donc une belle part du gratin seigneurial qui se déplace en personne pour constater l'évolution : - Colonel Sylvar, ministre de la guerre.- Amiral Netbers, commandant en chef de la marine de guerre du Seigneurat de Bajic.- Général Bradd, commandant en chef des forces terrestres du Seigneurat de Bajic.-  Major-général Poniatowski, commandant la deuxième division de sécurité de la Corporation Hawan, stationnée sur Kabaira.- Major-général Oboer, commandant la troisième division de sécurité de la Corporation Hawan, également stationnée sur Kabaira.La fine fleur de l'armée seigneuriale, telle qu'elle est encore nommée par ses éléments les plus conservateurs malgré son assimilation par la Corporation Hawan, représente l'autorité du Seigneurat de Bajic dans sa forme globale. Les représentants de l'autorité seigneuriale locale sont quant à eux tout aussi nombreux à faire le déplacement, parmi lesquels figurent notamment : - Premier ministre Mirn, à la tête du gouvernement de Kabaira.- Conseiller Milvrus, préposé à la sécurité générale.- Conseiller Vargis, préposé à l'industrie.Militaires et civils sont suivis de près par une armée de secrétaires, d'officiers subalternes, d'aides de camp et d'assistants en tout genre. Un détachement de sécurité spécial, fourni par le très discret Service de Protection Rapproché et les terribles unités de commandos de la marine de guerre seigneuriale, protège les membres de cette délégation d'inspection. Ce sont en tout des dizaines d'individus qu'il faut déplacer d'un site à l'autre, forçant les commandants de ces installations militaires à fournir d'importants efforts logistiques et à observer un durcissement des mesures de sécurité. Base militaire de Pela.Pela est de loin la plus puissante des forteresses de Kabaira. D’imposants murs en duracier, haut de dix mètres, viennent ceinturer l’ensemble des installations militaires de la base et les différentes entrées et sorties du complexe sont lourdement gardées. Afin d’honorer son statut de bastion inexpugnable, différents dispositifs de défense ont été mis en place par le Ministère de la Guerre. D’importantes batteries anti-aérienne et anti-infanterie, constituées de tourelles turbolaser et de canons laser, doivent éliminer les forces adverses avant qu’elles ne puissent poser pied à terre. Un vaste réseau de tranchées et de bunkers permet à la garnison de la base de tenir un siège dans la durée et un champ de mines protège les alentours de la forteresse de tout assaut terrestre. La base militaire de Pela abrite par ailleurs un grand complexe souterrain, lui offrant l’avantage d’une précieuse protection face aux bombardements orbitaux.Pela est le quartier général de la deuxième division de sécurité de la Corporation Hawan (qui est considérée comme l'une des meilleures unités du Seigneurat de Bajic) et abrite de fait une importante garnison de soldats corporatifs. Le contingent local est fort de dix mille hommes et dispose notamment de cinq Transports Blindés Tout-Terrain (TB-TT) et de six canonnières de type Dragonfly, produits par l'Arsenal Militaire de Lybeya. La base militaire de Pela occupe une bonne portion de l'aire urbaine située au nord de la ville d'Eponte, capitale de Kabaira, faisant d'elle sa principale source de protection face aux incursions et aux potentielles insurrections locales. Du fait de sa proximité avec la capitale, de très nombreuses unités de police stationnent en permanence au sein de la forteresse, ajoutant des milliers d'hommes à ses effectifs de garnison.Camp Beishal. Camp Beishal est une base militaire fortifiée qui sert principalement de centre d’entraînement pour les forces de sécurité de la Corporation Hawan. Relativement bien protégée en dépit de sa taille modeste, Camp Beishal dispose à cet effet de solides murs en duracier, de plusieurs batteries de tourelles laser ou turbolaser et bénéficie de la protection d’un champ de mines. Plusieurs bâtiments de cette base sont construits de manière à pouvoir résister à un bombardement orbital.Camp Beishal compte pas moins de cinq mille hommes (appartenant à la troisième division de sécurité) dans ses installations. Quatre canonnières de type Dragonfly sont stationnées au sein du camp. Quelques unités de la Division des Services de Police utilisent par ailleurs ses installations comme base d'attache et d'opérations.Camp Beishal occupe une plaine aux alentours de la petite ville côtière de Danustica, la protégeant d'éventuelles incursions ennemies.Base militaire de Raffi.Perchée dans les montagnes, loin de toute activité et de tout centre d'habitation, la base de Raffi apparaît comme distante et hors d'atteinte. Si elle n'a pas la puissance et l'allure intimidante de la base de Pela, Raffi n'en demeure pas moins une forteresse difficile d'accès de par sa localisation. Atteignable uniquement par voie aérienne, ce bastion dispose d'un ensemble de dispositifs de sécurité très performants qui assure sa protection contre n'importe quel danger. Plusieurs batteries d'artillerie, dissimulées en flanc de montagne, couplées aux intercepteurs et combinées aux stations radars de la base, permettent une défense en profondeur des installations militaires. Raffi a été désignée comme quartier général pour le personnel de la troisième division de sécurité de la Corporation Hawan. On estime entre quatre et cinq mille le nombre de soldats corporatifs opérant sur zone. Douze intercepteurs K-222 modifiés par l'Arsenal Militaire de Lybeya et une poignée de navettes de la classe Lambda occupent actuellement sur la base de Raffi. 
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