<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Bureau de la Sous-Préfète]]></title><description><![CDATA[Bureau de la Sous-Préfète]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/476</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:26:18 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/476.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:12 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Nharqis&#x27;Al]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Leiel Osso
Le simulateur avait été privatisé pour la soirée. A part les quelques droïdes indispensables au fonctionnement du lieu, ceux qui gardaient la Sous-Préfète Leiel Osso et monsieur Sief Saad, de l'extérieur le bâtiment semblait vide et inhabité. Dans la salle, sur une table, plusieurs blasters étaient disposés en éventail.- Si vous voulez bien, je commencerai avec le DL-18. Il est léger, efficace, assez précis. La difficulté pour vous serait son système de visée. A bras tendu, il faudra vous entraîner un peu. Le DE-10, bonne arme, un peu plus lourde mais plus équilibrée. Vous le prendrez mieux en main que le DL, à mon avis.Leiel se saisit de la crosse du DE et l'arme ne lui parut pas particulièrement pesante. Mais ça, c'était bras replié. Quand elle le tendit, elle sentit presque immédiatement la tension musculaire se répartir sous sa peau. La danse la maintenait en forme mais cet exercice là, elle ne le pratiquait pas. Déjà le canon commençait à trembler.- Non, retirez votre doigt de la gâchette. Remontez le bras, dans l'alignement de l'épaule. C'est le meilleur moyen de viser. Là. Voilà, c'est exactement cela que vous devez éviter. Vous crispez votre poignet, et cela tord la ligne. L'axe doit être parfait.Déjà, elle reposait le blaster sur la table. L'angle de la crosse ne lui plaisait pas.- Et celui-là ?- Kueget LN-21. Léger, défensif. J'ai pensé qu'il vous plairait.Esthétiquement, ce dernier lui convenait un peu plus que les autres. Sa taille également : plus court, plus ramassé. Mais son poids étonna la Sous-Préfète, ainsi que le cache à l'arrière de la crosse.- Décharges incapacitantes. Parfait pour vous défendre. Sur des organiques.- Et les droïdes ? - Inefficace. Et celui-ci ? Un Westar-34. Excellente arme. La mienne, d'ailleurs. - Je n'aime pas trop son design...Saad sourit en coin, amusé par la remarque.- Celui-là ?- Le Relby-23, madame. Vous n'allez pas l'utiliser souvent, voire, je l'espère, jamais. Sa sécurité... relevez le canon, dans l'axe de l'épaule... voilà. La sécurité n'est pas très sensible, on a rapporté quelques incidents lors de son utilisation. Mais c'est rare. Qu'en pensez-vous ? - Léger... joli, aussi, même si je le trouve un peu long. - Attention, ils sont tous déchargés et pèseront davantage quand vous serez en entraînement. L'acte de tirer appela aussitôt l'image de Phlox Alotran dans l'esprit d'Osso. Mais elle fut remplacée très vite pas une autre, plus ancienne, qui fit fleurir un cercle noir au milieu d'une chemise blanche. Elle baissa le bras.- C'est ridicule, Saad... je ne serai jamais dans une position où ce sera à moi de faire feu.- Si je puis me permettre, vous n'avez aucun moyen concret de garantir une sécurité parfaite à qui que ce soit. Ni pour vous, ni pour votre entourage. Je peux me trouver dans l'incapacité de vous protéger. Une IEM désactivera vos gardes.- Vous expliquez ça comme si la Préfecture allait subir un siège, monsieur Saad...L'assistant personnel sourit à nouveau, de l'amusement au fond des yeux. - Nous ferons en sorte que les choses n'en arrivent jamais là, madame, et puis nous trouverons bien un trou par lequel vous faire passer de toute façon.- Monsieur Saad...- Reprenez. Bras tendu d'abord. On verra les autres positions d'urgence ensuite. Axe de l'épaule... Non, pas comme... attendez. Vous voulez vraiment essayer de profil d'abord ? Je ne sais pas où vous avez vu ça... - Je pourrais tenir l'arme à deux mains ? Ca tremblerait moins.- Absolument, mais pour trouver le bon blaster, il faut en passer par là. Ca ne va pas. Redressez le poignet, sans écraser la crosse. Si vous voulez vous mettre de profil, faites ça bien. Non, votre menton n'a pas besoin de toucher votre bras. Gardez... vous tremblez déjà ? - C'est lourd...- Baissez le bras. Essayez le Westar.- Il est gros...- Il est léger, la crosse est évidée. Ce qui signifie que vous allez devoir trouver votre point d'équilibre plus en arrière. Soupesez-le d'abord. L'arme occupait bien les deux mains blanches de Leiel. Elle lui semblait étrangement légère, rassurante. La seule fois où elle avait tiré, c'était avec un SE 14C. Il lui semblait que l'odeur de l'arme flottait encore dans l'air, qu'elle sentait toujours l'énergie qui jaillissait du canon dans le frémissement ses doigts. Il était plus lourd, peut-être. Sans doute. Le déversement d'adrénaline ne permettait pas d'être sûre. La superposition du passé et du présent rendait l'expérience désagréable.- Madame, écoutez moi. Il faut d'abord se contenter de se préparer à l'usage que vous allez faire de l'arme. Potentiellement, bien sûr. Ce sera dans une position défensive ou intimidatrice. Vous pourriez, si vous le souhaitez, ne charger que des cartouches incapacitantes. Pour les débutants, c'est plus rassurant de savoir qu'on tire sans risquer de tuer. Cela élimine certaines hésitations.Leiel n'avait rien à opposer à la remarque. Ne pas tuer retirait la culpabilité. Mais cette dernière extrémité était parfois nécessaire. Les yeux bleus surpris revinrent à sa mémoire. La profonde surprise. Il n'avait pas eu mal. Il était... confus. Et puis il était tombé en arrière et elle avait collé son dos au mur pour glisser jusqu'au sol. C'était... il y a longtemps. Cela faisait toujours aussi mal.- Je comprends. Mais un droïde ne serait pas arrêté par une décharge paralysante. Et puis si je m'entraîne, je peux envisager de toucher une épaule ou une jambe.Saad eut un petit rire qu'il réprima sur le champ.- Excusez-moi madame. Pour toucher un endroit précis du corps, il faut déjà pouvoir toucher la cible. Si je puis me permettre.- Vous êtes parfois absolument désagréable, monsieur Saad.- Mes excuses, madame. Reprenez le Westar, levez-le. Alignez l'épaule et le bras... Menton levé... bien ! C'est mieux. Vous tremblez vite. Gardez à l'esprit que si l'adrénaline est votre alliée en cas de danger, elle a aussi un coût. Vous allez trembler. Beaucoup plus que vous n'imaginez. Cela ne joue pas en votre faveur, ni pour viser, ni pour intimider. On change de position. De face, deux bras tendus devant vous. C'est la position la plus simple. Bien. Bien, vous avez centré le canon de l'arme, vous pouvez viser de manière plus stable. Parfait. Baissez les bras. Nous devons évoquer quelque chose.Même vide, l'arme était lourde. Osso réalisait que si affrontement il y avait, il devrait être le plus bref possible, sans quoi elle perdrait tous les avantages que le blaster donnait, tout en souffrant de toutes les pénalités de la résistance armée.- Je vous écoute.- Mettons que nous partons sur le Westar. A mon sens, c'est l'option la plus simple, parce que la meilleure, en terme de poids, de puissance, de sécurité. Vous n'allez jamais avoir le temps de tendre le bras.- Pardon ?- Réfléchissez. L'arme ne sera pas sur vous, elle sera... dans un tiroir de votre bureau, accrochée sous la table, elle sera à portée, mais il faudra la saisir, viser, tirer. Pas le temps de tendre un bras. - Alors à quoi tout cela sert-il ? - A savoir qu'en cas de besoin vous avez une alternative. Et c'est tout. Vous êtes ici avec moi parce que posséder une arme sans savoir s'en servir est dangereux. Mais le blaster que vous allez choisir devra rester dans le tiroir. Vous me comprenez ? Osso fronça les sourcils comme un gamin qu'on aurait repris. Saad chargeait l'arme avec des cartouches d'entraînement. Inutile de faire des trous dans les murs, la simulation compterait les points.- Prenez le. Voilà, bras tendus ? Jamais le doigt sur la gâchette tant que le champ de tir n'est pas dégagé.- C'est plus lourd... et ça penche vers l'avant.- Vous avez deux mains, trouvez le point d'équilibre. Je lance la simulation : contentez vous de toucher la cible. On part sur du statique, prenez votre temps.Saad disparut derrière elle et Leiel fut plongée dans le noir. Puis l'éclairage se ralluma, différent. Elle voyait ses bras, rien d'autre. Puis une spirale noire, blanche et jaune s'afficha devant elle, comme suspendue dans le vide. Osso leva les bras, tenta de garder le canon de l'arme au centre de son champ de vision, puis fit feu, avec application, à plusieurs reprises.Après cinq coups, la spirale disparut, et dans son dos, Saad éclata de rire. Elle se retourna, particulièrement vexée.- Monsieur Saad !- Pardonnez-moi madame... C'est... c'est un bon début ! - Ne vous moquez pas de moi !- Vous avez touché deux fois la cible. Tout en haut, à gauche.L'assistant personnel de la Sous-Préfète trouvait le résultat visiblement hilarant. Leiel, beaucoup moins.- Envoyez la suite.- Houla, quelle suite, madame. On reprend. La chose qu'il faut retenir de votre... non, pas exploit... exercice, c'est que les deux tirs sont assez rapprochés. Vous devez serrer trop fort la main droite. Attendez.Il passa derrière elle, lui fit tendre les bras, les mains sur ses poignets. Sa proximité étrangla Leiel. Elle cessa brusquement de respirer, le cœur battant.- Détendez-vous. Vos deux mains sur la crosse, la main droite dessus. Vous voyez ? Vous sentez la pression de vos doigts ? Vous serrez moins fort à gauche.C'en était trop. Osso fit un pas en avant, baissa les bras, cherchant son souffle. Sief Saad l'avait laissé faire, stupéfait, percevant trop tard le malaise. Il lui fallut du temps pour parler.- Madame, pardonnez-moi. J'aurais dû vous demander l'autorisation. Je suis désolé.Elle tourna seulement la tête vers lui, secoua ses bras comme pour les ranimer et repris sa position. Saad, n'osant plus la toucher, était passé sur le côté et dans un silence concentré, corrigeait du bout d'un doigt seulement la position de la Sous-Préfète. D'une voix douce et basse, tout en améliorant l'angle du canon, il lui dit : - Vous pouvez m'en parler, si vous le souhaitez.- Envoyez la suite, monsieur Saad, je vous prie.Sur les cinq tirs suivants, quatre étaient dans la cible, trois à gauche, mais un autre égaré en bas à droite.- On reprend. Corrigez votre position. C'est parti.Pendant les deux heures qui suivirent, Leiel ne parvint jamais à toucher la cible cinq fois d'un seul tenant. Elle se demandait quelle divinité lui avait permis, il y a des années, d'abattre l'homme qui la protégeait tout en protégeant leur maître d'un seul tir. Depuis combien de temps n'y avait-elle plus pensé ? Depuis combien de temps n'avait-elle plus éprouvé cette culpabilité écrasante ? Mais sur toutes les sessions de tir, les plus réussies étaient, toujours, celles où elle imaginait Jayce en cœur de cible.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20389/nharqis-al</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20389/nharqis-al</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:12 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Les arcanes du pouvoir]]></title><description><![CDATA[Post n°8
Auteur : Arnon Veral
Leiel Osso ne cilla pas, elle se contenta de nous remercier avec les politesses d’usage. A ce stade, il était impossible de savoir si nos arguments avaient fait mouche ou pas. D’un côté, je ne pouvais que me réjouir qu’elle n’ait pas de nouvelles objections par rapport à ma démonstration. Rangeant mes affaires lentement, j’allais partir avec les autres lorsque la Sous-Préfète demanda à me parler, saisissant délicatement ma manche. Je fis signe à Roussimoff et au reste de la délégation que je les rejoindrais. M’approchant à nouveau d’elle, je considérais mon interlocutrice avec le masque sérieux que je n’avais pas quitté. En l’observant de plus près, je pouvais détailler le grain de sa peau et le relief conféré par ses sourcils d’albâtre. Si elle conservait cette apparence de poupée, elle n’en était que plus humaine. Alors qu’elle observait Raxulon, la jeune Sous-Préfète introduisit sa requête, dévoilant une partie de son histoire. Ainsi, Osso n’était pas originaire de Raxus Secundus, cela pouvait être risqué dans un monde rural et enraciné d’avoir nommé une étrangère. Pourtant, je ne pouvais m’arrêter à un tel jugement, Osso avait montré une très grande connaissance des lois, elle connaissait très bien les dossiers. Je la laissais continuer, me contentant de hocher de la tête alors qu’elle se retournais vers moi. Désormais, l’entretien semblait moins formel, plus propice à la confidence. C’était tout du moins ce que laissait entrevoir la tournure que prenaient les évènements. En dépit de son discours, je la laissais poursuivre, elle me fixait autant que je le fixais. Si mon regard était attiré par ses particularités physiques telles que son teint et ses yeux, je crus percevoir l’espace d’un instant que ses yeux s’égaraient sur mon visage bardé par ma grande cicatrice. Se demandait-elle où je l’avais eu ? Je n’en parlais jamais, je n’en avais jamais parlé à personne, pourtant beaucoup la regardaient. Au bureau d’étude, je savais que Stacy avait propagé les informations, révélant à certains employés que j’étais un vétéran. La réalité, c’était qu’aucun ne connaissait la véritable histoire de cette blessure. Rien de surprenant, ceux qui avaient fait la guerre se gardaient en général d’en parler en détail. J’étais donc classé dans cette catégorie, mais ce n’était pas pour autant que j’aimais en parler, il n’y avait guère que les autorités qui m’avaient interrogé à l’hôpital militaire qui avaient pu savoir ce qui m’était réellement arrivé. La proposition d’Osso fit naître en moi des émotions contradictoires. Je réalisai que je ne pourrai plus reculer et que maintenant, j’allais être mouillé politiquement et potentiellement exposé. Pendant des années j’étais resté à l’ombre et j’avais maudit mon manque de courage, c’était quelque chose qui m’avait dévoré de l’intérieur. Mais à voir les joues d’Osso qui s’empourpraient, je sentais que mes idéaux de jeunesses revenaient en moi. -C’est tout à fait possible, en effet. Je serai enchanté de vous aider à les rencontrer, vous pourriez ainsi vous faire votre idée. Cette envie de vous rendre sur le terrain ne pourra que renforcer votre crédit. La réalité de ces gens, elle n’est pour nous que des chiffres sur un tableau sur lesquels nous cherchons à influer, pour eux c’est le péril d’une famille, d’un ménage ou d’une exploitation payée au prix des économies de toute une vie.Et j’étais sincère, sur le fond, Osso avait réussi à attirer mon attention, j’aimais son attitude et ce qu’elle cherchait à faire. Si Roussimoff, Flere et Deurteiker étaient des vautours cyniques, au sujet desquels je ne me faisais aucune illusion d’ailleurs, Leiel Osso venait de dépasser le stade de simple politicienne à mes yeux. Peut-être y avait-il un peu d’idéalisme en cette femme, mais il était trop tôt pour le savoir, le concept du dirigeant providentiel était parfois trompeur. -J’espère ne pas trop vous froisser en vous disant qu’ils auront du mal à ne pas vous reconnaître. Je peux cependant m’arranger pour ne pas vous présenter en tant que Sous-Préfète, vous serez officiellement une experte qui vient inspecter leur exploitation et à qui ils doivent parler de leur réalité. Vous n’aurez qu’à me laisser faire, je prendrai en charge la logistique, et j’insiste pour que nous prenions le temps nécessaire pour que vous vous fassiez une idée. J’avais déjà quelques idées pour camoufler l’identité d’Osso, déguisement de circonstance, elle revêtirais les vêtements des contrôleurs d’exploitation mandatée par AgroChrome pour recueillir de nouvelles informations pour le dossier de la Délégation. Ils parleront franchement et vous pourrez vous faire une idée. Attendez-vous cependant à quelques critiques acerbes concernant la gestion de la planète...Mais je suppose que vous y êtes habituée...C’est le propre du politique d’être toujours critiqué. La critique est facile, mais l’art est difficile, comme disait mon père. Il était évident à ce stade que j’acceptais la proposition et ce ne fut qu’une formalité que les questions oratoires d’Osso en fin d’entretien. Cette femme semblait particulièrement attachée au consentement et aux protocoles. Elle voulait absolument que je sois satisfait par rapport à cet entretien, fort heureusement, j’étais suffisamment fin psychologue pour comprendre les verrous mentaux qui pouvaient l’écarter d’une telle virée. Elle avait des craintes, probablement car elle commençait son mandat. J’étais apparu dans une configuration qui n’était pas à mon avantage, puisque les lobbyistes qui m’accompagnaient n’auraient pas eu mon attitude. Ils auraient sans doute profité de la situation pour être sirupeux à souhait et ainsi tirer avantage de la situation...Ce n’était pas mon cas. Aussi je laissais un peu de temps s’écouler avant de m’approcher un peu plus d’Osso, j’étais désormais très proche d’elle, si bien que ma voix ne porterait pas. Dans cette ambiance intimiste, je concluais.-J’accepterai de vous guider le temps qu’il faudra. Retrouvons-nous après-demain si votre emploi du temps le permet, car j’ai besoin de préparer notre tour. Pour le reste, je vous remercie, mais je me dois de refuser votre argent. Vous me rémunérerez si vous êtes satisfaite et que nous trouvons un accord à la suite. Je ne fais pas cela pour l’argent et je veux à tout prix éviter toute accusation de conflit d’intérêt. Cela, je le fais pour Raxus Secundus, et de vous à moi, sachez que je n’aurai aucun problème à dévier de la marche imposée par mes collègues de la Délégation. Ce sont des lobbyistes et comme tout le monde, ils ont leurs limites. Si nous voulons trouver un accord convenable, cela doit se faire loin des grands groupes. Je partage un point commun avec vous, je ne suis pas de Raxus Secundus, et il est préférable que notre petite inspection reste secrète afin d’éviter tout entrisme extérieur. Pour le reste, je vous remercie d’avoir pris ces quelques minutes pour discuter de quelques points techniques...Cette conversation n’a jamais eu lieu. Je me reculais légèrement. J’avais pris moi-aussi un risque, je me désolidarisais des lobbies qui m’avaient amenés ici. Dans le marasme politique de cette entrevue et dans le réseau complexe de complots, de manipulations et de conflits d’intérêts tissés par les autres membres de la délégation, je cassais la boucle. Je ne saurais m’expliquer pourquoi j’avais fait ça, face à cette femme que je connaissais finalement peu. La saluant en lui tendant la main, je tournais les talons. C’est alors que je stoppais ma course, à quelques pas de la porte et que sans même me retourner, j’ajoutai.-Ah, et une dernière chose, Madame la Sous-Préfète. La Bataille de la Forge Stellaire, il y a six ans, les Impériaux défendaient chaque centimètre de terrain, c’était bien au-delà de ce qu’on en dit. Les prisonniers devaient travailler pour les Impériaux. Quand ils ont compris qu’ils avaient perdu, le BSI a décidé de liquider tout le monde. Je ne dois ma survie qu’à une explosion qui m’a à jamais marqué dans ma chair. J’ai descendu l’officier du BSI qui a fait exécuter tous les prisonniers et j’ai pu être transféré vers un hôpital militaire. Je n’ai jamais parlé de cette histoire à personne en six ans, considérez cela comme un gage de confiance ou une sorte de...Pacte, vous et moi connaissons chacun un secret sur l’autre. Je m’étais retourné de trois-quart en désignant ma cicatrice. Une réponse et un acte impromptus, comme une réaction à son regard furtif envers ma cicatrice. Un autre type de pas vers elle. Si ma dernière phrase était sur le ton de la plaisanterie, avec un petit sourire qui devait plutôt ressembler à une grimace sur mon visage ravagé, l’émotion était palpable et à l’évocation du BSI ma voix sembla légèrement tremblante. Je ne saurais dire pourquoi, après tant d’années, j’ai ressenti le besoin de me confier à cette femme que je ne connaissais pas, mais elle fut la seule à qui je racontai mon histoire depuis des années. L’intrigante Leiel Osso avait réussi à me toucher tant par son apparence que par son attitude, j’avais envie de lui donner un gage de confiance. Si le sens de mon discours ne ferait aucun doute pour Osso, je remarquais que je n’avais pas vraiment travesti la vérité et qu’on pouvait aussi prendre mes paroles pour décrire ce qui s’était vraiment passé. Je sortais lentement du bureau de Leiel Osso en rejoignant mes collègues. Je leur racontais comme convenu une version allégée de ce qui s’était produit, Osso m’avait félicité pour la présentation et avait demandé quelques informations complémentaire sur les chiffres présentés. Je remerciai chacun des membres de la Délégation et en sortant, je fut pris d’une étrange sensation, comme une bouffée d’air...C’était quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis des années...L’envie de Vivre. 
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20388/les-arcanes-du-pouvoir</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20388/les-arcanes-du-pouvoir</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:10 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Delmach Sapoj]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Leiel Osso</p>
<p dir="auto">Delmach Sapoj jubilait. La nomination d'un nouveau sous-préfet était une occasion rare de monter en grade. D'ailleurs, le Conseiller Jarmus, dont il était le bras droit, avait fait partie des premiers à rencontrer le nouvel, ou plutôt la nouvelle élue. L'Heptooinien ne pensait pas grand bien de la petite Osso. Arriviste, manipulatrice, putassière, aussi, n'allons pas mâcher nos mots ni bouder notre plaisir. Malgré cette opinion bien tranchée, elle s'était taillé quand même une réputation auprès de ses collègues qui, si elle n'était pas uniformément bonne, était tout de même globalement positive. Certains allaient même à se réjouir publiquement de la nomination de « l'une des leurs », comme ils l'appelaient. N'importe quoi. Leiel Osso n'était dans le camp de personne, mis à part celui de ses propres ambitions. Quelle pétasse.<br /><br />De toute façon, ça ne le concernait que peu. Jarmus marinait depuis trop longtemps à la pêche. La pêche... lucratif marché, mais bien loin d'être passionnant. Les revendications des propriétaires de parcelles maritimes se ressemblaient toutes : agrandir les zones, augmenter les quotas, baisser les taxes, augmenter les prix, faire payer les assurances...<br /><br />Non, Sapoj espérait fermement que le bon Jarmus, qui ne se plaignait jamais de rien, ait retenu la leçon qu'il lui avait martelée avant d'entrer dans le bureau de Leiel Osso : ne pas se laisser impressionner, elle est nouvelle, elle ne connaît pas la réalité du terrain, elle n'a pas de soutien, il faut viser haut ! L'agriculture... Ou mieux encore, les transports. Transports qui le mettraient en orbite des organisations marchandes, qui elles-mêmes le rapprocheraient du CBI et de la Fédération du Commerce et, pourquoi pas, après tout. Il avait les capacités, l'agressivité nécessaire aux négociations. <br /><br />Le Conseiller Jarmus sortit ravi du bureau de la Sous-Préfète. L'Heptooinien sourit, étirant davantage sa large bouche. Les transports... les transports... <br /><br />- Une personne bien charmante ! Très à l'écoute, au fait des dossiers en cours, ah, c'est bien, c'est bien, expliqua le vieux Leyakien en frottant ses longs doigts.<br />- Alors monsieur ? Avez-vous obtenu ce que vous désiriez ? <br /><br />Si c'était le cas, cette fille était un bantha sans cervelle. Un coup à ce que le dernier qui parle ait le dernier mot. Allez, les transports, les transports...<br /><br />- Moi ? Mieux que ce que j'espérais ! Les affaires maritimes ont leur intérêt, mais...<br />- Alors ? <br />- Ah, oui, l'écologie ! La gestion des ressources naturelles ! Madame Osso a bien compris que mon expérience dans le milieu maritime serait un atout formidable ! <br /><br />Déception... encore des dossiers insipides, des plaintes de vieux fous idéalistes... Bon, il restait quand même auprès du Conseiller, ce qui lui permettrait de...<br /><br />- Ah, en revanche, Sapoj, Madame Osso m'a fait remarquer qu'il serait plus efficace pour moi de bénéficier de l'assistante de mon prédécesseur. Je suis navré, mais je vais devoir me passer de vos services. Bien sûr, vous aurez mes plus dithyrambiques recommandations ! Vous avez effectué pour moi un travail remarquable et...<br /><br />Delmach Sapoj resta un instant abasourdi. Il lui fallut écouter le discours interminable du Leyakien qui égrenait les qualités que l'Heptooinien se connaissait déjà. Mais tout n'était pas perdu... <br /><br />- Monsieur Jarmus, excusez-moi de vous interrompre, mais... le Conseiller que vous remplacez, quel poste occupera-t-il ?<br />- Virenck ? L'urbanisme, il me semble.<br /><br />L'urbanisme ! Une opportunité rare !<br /><br />- Peut-être pourrais-je lui proposer mes services ? <br />- Oh... je... j'en doute. Il me semble que la place est prise. <br /><br />Alors commença pour Sapoj la terrible quête du meilleur poste. Il n'était pas inhabituel que les assistants changent de position, à moins d'avoir un accord particulier avec les Conseillers, mais ce n'était pas le cas de l'Heptooinien qui avait négligé, ces derniers temps, de tisser comme il aurait dû les liens qui lui auraient assurés l'ascension prévue. Malgré ses états de service impeccables, ses qualités reconnues, sa fidélité affichée, aucun des Conseillers dont les postes l'intéressaient n'avaient besoin d'un nouvel assistant. Et le temps perdu  à chercher l'opportunité idéale rendait les affectations de prestige de plus en plus rares. Bientôt, les charges plus classiques lui semblèrent plus attrayantes qu'il n'avait jamais réalisé. Puis il lui fut impossible de mettre la main sur une place d'assistant. Aucune. <br /><br />Le palais préfectoral bourdonnait comme une ruche. Tous avaient une tâche précise. Lui restait au milieu du courant, les oreilles basses, sa large bouche entrouverte dans une grimace de dépit. Il était tard, la nuit froide était déjà tombée dehors. Non... il ne pouvait pas se retrouver dans cette situation ! Il ne méritait pas une chose pareille ! Quelque part, un bureau auquel il n'avait pas pensé avait besoin de ses services. N'importe lequel, tant qu'il restait au Palais. Pourtant, il dut rentrer chez lui sans rien. <br /><br />Le lendemain, le courage renouvelé, il reprit ses recherches. Sans effet.<br /><br />A la fin de la semaine, totalement désabusé et passablement déprimé, il retourna voir Jarmus pour le supplier de lui rendre son poste. Sa nouvelle assistante le reçut, lui expliqua que le Conseiller ne pouvait le recevoir et lui ferma la porte au nez.<br /><br /></p><div style="text-align:center"><br />***</div><br /><br />- Tiens, mais c'est Delmach.<br />- Charadra... <br />- Ca n'a pas l'air d'aller. Jarmus est toujours à la pêche ? Je croyais qu'il était passé à la protection de l'environnement...<br />- Non je... je n'ai... pas souhaité renouveler mes services. Tu travailles pour qui ? <br />- Virenck, urbanisme. Je pensais que ça allait être calme de ce côté là... mais la nouvelle direction a des projets, apparemment.<br /><br />Quelques heures plus tard, toujours sans prospective, on informa monsieur Sapoj qu'il devait libérer son logement pour permettre aux nouveaux élus de s'installer dans des quartiers décents. Pas ce soir, mais avant la fin de la semaine en cours. <br /><br />Le malheureux Heptooinien traînait dans la cantine. Ah, sa carte serait bientôt désactivée. Il y avait bien un trou quelque part, un rocher qu'il n'avait pas retourné... Ou alors un recours juridique auquel il n'avait pas encore pensé ! Ou un nouveau poste dont il n'aurait pas entendu parler ! Ou...<br /><br />- Monsieur Sapoj ?<br />- Oui, oui... remettez moi un caf, je sais que je ne dois pas rester là sans consomm...<br />- Monsieur Sapoj, on vous attend au bureau de la Sous-Préfète. <br />- Pardon ?<br /><br />Il clignait des yeux, de petits yeux perçants perdus dans son immense visage blanc. Est-ce qu'elle se souvenait de lui ? C'était même pas méchant ! C'était... pour rire ! Lui-même n'y avait prêté aucune espèce d'importance ! Elle s'était conduit comme une traînée, il l'avait chambrée, c'était normal !<br /><br />- On vous attend. Soyez présentable, s'il vous plaît, madame la Sous-Préfète vous propose un poste à ses côtés.<br /><br /><br />Sapoj courait dans les couloirs, à grandes enjambées lourdes, bousculant les uns ou les autres sans y prêter attention. Il s'arrêta de justesse devant la porte qui donnait sur le bureau des assistants. Et un des espaces de travail était toujours libre. Assistant... du Préfet ? Il lissa soigneusement ses mèches brunes, réajusta son uniforme et se présenta.<br /><br />On le conduisit dans le bureau de la Sous-Préfète Osso. Il avait changé. Le travail de décoration n'était pas terminé, mais le lieu était fonctionnel et semblait confortable là où il devait l'être. Le choix des œuvres d'art était en revanche totalement surprenant. Des objets hétéroclites, hologrammes, antiques tableaux pigments-supports, des sculptures gracieuses, des poteries grossières... Mais l'ensemble... fonctionnait. Une certaine cohérence se dégageait de ce chaos, qui invitait le regard à passer d'un objet à l'autre. <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Monsieur Sapoj, bonsoir. Veuillez me pardonner de vous faire venir si tard, je n'ai eu que peu de temps ces derniers jours pour enfin vous rencontrer.</span> <br /><br />L'Heptooinien sourit, forcément largement, s'avança vers le bureau, soulagé que l'on reconnaisse sa valeur et ses talents. D'ailleurs, il l'avait toujours dit, mademoiselle Osso avait montré des qualités rares qui lui avaient permis de gravir les échelons à toute vitesse.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Non non, restez debout, cela ne sera pas long.</span><br /><br />Ah... on ne lui proposait pas de s'asseoir... est-ce que l'entretien serait court et couronné de succès, ou rapide et catastrophique ? Ce n'était pas possible ! Il devait avoir ce poste d'assistant !<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Voyez-vous, monsieur Sapoj, j'ai besoin d'un collaborateur. Quelqu'un de fiable, de solide. De loyal.</span><br /><br />Il mourait d'envie de crier : « Moi ! Moi ! C'est de moi dont vous avez besoin ! » Il la suivit du regard, le cœur tambourinant quand elle se leva de son fauteuil et fit le tour du bureau pour se placer devant lui. Largement plus grand qu'elle, il devait baisser la tête pour la regarder dans les yeux. <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Et j'ai pensé à vous.</span><br /><br />Remercier tous les dieux de la galaxie, retourner au temple, comme ses parents lui avaient appris, sacrifier un oiseau, pourquoi pas un poisson... tout ce que les dieux voudront. Il était sauvé.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Et j'ai pensé à ce que vous m'aviez dit, vous vous souvenez ? Ce soir-là, au Volumens, c'est bien ça ?</span><br /><br />L'humanoïde recula lentement la tête. Ses doigts se contractèrent nerveusement et il lui sembla que la pièce se refermait sur lui-même. Alors... c'était sa vengeance ? Il se rappelait confusément qu'elle lui avait parlé, après avoir donné son nom, et qu'il avait eu l'envie de lui expliquer qu'elle ferait mieux de retourner au bourbier d'où elle venait.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Si, souvenez-vous. Faites-un effort.</span><br /><br />D'un unique hochement de tête, il répondit à cette petite femelle sans couleur qui le fixait de ses yeux sales, qui lui parlait avec une voix doucereuse. Il était sur le point d'exploser, d'envoyer tout promener, de retourner sur sa planète natale, de lui mettre un poing dans le nez, de...<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">J'ai décidé de vous pardonner cet incident, monsieur Sapoj. J'aimerais vous proposer un poste de collaborateur.</span><br /><br />Delmach n'en pouvait plus. Cette semaine d'ascenseur émotionnel l'avait épuisé. Que voulait-elle lui dire ? Elle l'embauchait alors ? Il allait devenir son assistant ? Ce serait... merveilleux !<br /><br />- Ce... ce serait un honneur, madame Osso. Je... Ce que j'ai pu dire ce soir là était... inacceptable. J'ai... j'ai souvent pensé à vous présenter des excuses, mais... le travail étant ce qu'il est, je n'ai jamais eu l'occasion de...<br /><br />La femme blanche leva la main.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Vos états de service sont excellents. Vous avez su assister le Conseiller avec application et loyauté. Ce sont des qualités qui me parlent, monsieur Sapoj. Accepteriez-vous de devenir mon secrétaire ?</span><br /><br />Secrétaire ! Mais... c'était beaucoup moins prestigieux qu'assistant ! Secrétaire, c'était un travail de subalterne que jamais il... qu'il n'aurait jamais... il n'aurait jamais d'autre occasion de travailler au Palais Préfectoral. Il n'avait pas le choix, s'il voulait ne pas tout recommencer ailleurs.<br /><br />- Madame, ce serait... un très grand honneur que de servir la Sous-Préfète et je...<br /><br />A nouveau, elle leva la main, l'intimant au silence. Il la regardait, cette petite femme blanche qui ne cillait pas, qui de bourreau devenait sauveur, et le considérait avec un sourire à peine décelable.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">A genoux.</span><br /><br />Les longues oreilles de Sapoj se raidirent d'effroi. Que demandait-elle ? <br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Allez-y. A genoux et le poste est à vous.</span><br /><br />Le grand Heptooinien, brusquement, s'agenouilla devant elle, heurtant au passage le sol, ce qui faillit lui arracher quelques larmes. Douleur, humiliation, il n'était pas vraiment certain. La tête basse, il tentait de trouver une parade, d'échapper à la sensation qu'elle était partout et que tant qu'elle serait là, il ne serait rien. La main blanche de la jeune femme lui toucha le menton. Elle releva sa large face blanche vers elle. C'était elle qui le regardait d'en haut, à présent, légèrement penchée sur lui. Calme, maîtresse d'elle-même, contrôlant la situation. Tout son inverse.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Monsieur Sapoj, vous vous demandez maintenant si je vais honorer ma parole. Si, à présent  que vous êtes dans cette position, je vais vraiment vous offrir le poste de secrétaire personnel.</span><br />- Vous... allez me... renvoyer ? <br /><br />Il se détesta d'avoir prononcé ces paroles. Elles lui avaient échappées, mais il ne savait plus où il en était. Il voulait ce poste ? Oui. Oui, n'importe quoi pour rester ici, pour travailler dans le cabinet préfectoral, même secrétaire, même portier... n'importe quoi.<br /><br />Leiel eut un petit mouvement de tête qu'il ne comprit pas. Elle se redressa lentement, sourit finement, puis s'adressa à nouveau à lui d'une voix plus claire, moins condescendante.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Vous commencez demain. Soyez là tôt. Nous aurons beaucoup à faire.</span><br /><br /><br />Sur le chemin de son appartement, qu'il pourrait garder, sans doute, Delmach n'était pas certain de comprendre vraiment ce qui venait de se produire. Il se sentait profondément, intimement humilié. Mais incapable de remettre de l'ordre dans ses pensées, il remit son introspection à plus tard. Il était sauvé. Et la seule chose ce soir qu'il éprouvait pour Leiel Osso, Sous-Préfète de Raxus Secundus, était un sentiment assez net... de reconnaissance.<br /><br /><br />A l'origine de la colère de Leiel : <br /><a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/t8799-Espionnage-industriel-et-convention-de-stage.htm?q=#p92832" target="_blank">Espionnage industriel et convention de stage</a><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Spoiler</cite><div style="display:none">Au fil de la soirée, le petit groupe de départ s'agrandit, se divisa, se recomposa. Elle faisait connaissance avec des gens dont le nom n'était même pas audible dans la cacophonie ambiante. Seulement, quand un Heptoonien se pencha à l'oreille de Leiel et murmura : « Alors, déjà dans le bureau du Sous-préfet ? Ca va, les genoux ? », elle eut un mouvement de recul si net qu'elle renversa d'un coup de coude le verre de son voisin. Ses prunelles mauves fixaient celui qui l'avait insultée avec une intensité qui mit le commentateur véritablement mal à l'aise. Un mélange d'horreur et de victoire : on savait déjà qui elle était.<br /><br />- <span style="color:#cc66cc">Comment tu t'appelles ?</span><br />- Pourquoi ? Tu veux passer aussi dans mon bureau ?<br />- <span style="color:#cc66cc">Moi c'est Leiel Osso. N'oublie pas mon nom. Le tien, je le trouverai.</span><br /></div></blockquote><p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20383/delmach-sapoj</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20383/delmach-sapoj</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:05 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[De Charybde en Scylla]]></title><description><![CDATA[Post n°11
Auteur : Leiel Osso
Un moment plus tard, Leiel leva la tête et fit signe à son assistante d'approcher avant de reprendre sa conversation. - Entrez Tel'Ilma. Excusez-moi, Conseiller. Cela concerne donc nous deux, et je vous attends cet après-midi pour en discuter. La Sous-Préfète mit fin à l'holocom' et sourit poliment à la Wroonienne.- Tel'Ilma, ne restez pas debout, asseyez-vous. Est-ce que tout va bien ? Avez-vous besoin de la journée ?Athanae avait retrouvé son sérieux, mais la crainte de reproches éventuelles tiraient ses traits. Elle semblait presque fatiguée, plus anxieuse. Leiel n'avait connu de la Wroonienne que sa régularité, en tout. Excellente technicienne, parfaitement organisée, mémoire remarquable et analyse fine. Pour le reste, la jeune femme était toujours restée une énigme pour Osso. La distance qu'elle conservait dans son travail ne permettait que d'imaginer ce qu'elle faisait en dehors, ce que la Sous-Préfète avait renoncé à découvrir. Son comportement plus tôt n'avait paru que plus étrange. Et son attitude à présent, trop raide, les sourcils légèrement froncés, indiquait bien un malaise rémanent.- Non, je vous remercie. Tout va bien à présent. Leiel haussa un sourcil, Tel'Ilma hésita une seconde puis enchaîna :- Le Lieutenant Vasburg. Je l'ai déjà croisée. Peut-être... plusieurs fois.- Peut-être ? - Je l'ai déjà croisée. Je crois. Je ne suis pas certaine. - Venant de vous, cette incertitude est inattendue. Poursuivez.Cela demanda un effort visible à la Wroonienne, qui continua néanmoins.- Il me semble... que je l'ai rencontrée. Un soir. Je me souviens de ses yeux. De sa manière de sourire. Mais... impossible de me rappeler exactement des circonstances exactes. Ensuite, elle est venue, ici, pour vous voir.- Vous l'aviez croisée avant son passage ici ? - Je... crois, oui.- Lui avez-vous parlé ? Osso s'adossa à son siège, contrariée.- Elle voulait savoir ce que je pensais de vous. Je n'ai rien dit qui ne vous nuise, au contraire.- Non Athanae, ce n'est pas ça. La Sous-Préfète lâcha un soupir bref, agacée. - Je ne vous reproche rien. Seulement je n'apprécie pas qu'on tourne autour de mes collaborateurs. Quelque soit la raison. Je suppose qu'elle a parlé à Sapoj.Tel'Ilma hésita. Cela ressemblait à une question, mais l'intonation n'était pas juste.- Je ne saurais dire, madame.- Hmm. Bien. Je vous remercie. Appelez Sapoj en sortant.L'Heptooinien remplaça la Wroonienne. Lui non plus n'en menait pas large, mais par expérience, il avait plus de raisons de s'inquiéter d'une convocation que l'assistante. Osso n'était jamais tendre avec lui. Ou alors il fallait craindre un retour de bâton à courte échéance.- Sapoj, asseyez-vous. Vous avez vu le Lieutenant Vasburg ce matin.- En effet madame, quand elle est venue à son...- Combien de fois l'avez-vous rencontrée avant aujourd'hui ? - Heu... deux... deux fois.- Dans quelles circonstances ? - Eh bien ici. Ici et... dans la rue.- Elle s'est présentée à vous à l'extérieur de la Préfecture. Que vous a-t-elle demandé ? Sapoj ouvrit plus grand ses petits yeux paniqués.- Elle voulait savoir ce que je pensais de vous, madame.- Et ?- Je n'ai été qu'élogieux, madame !C'en était trop. Les intérêts légitimes de la CSI ne souffraient pas ni délai, ni pudeur mal placée, mais ces méthodes-là flirtaient avec l'abus d'autorité.- Bien. Je vous remercie, Sapoj. Vous pouvez retourner à vos affaires. Oh. Et avancez le rendez-vous du Conseiller Korvax. Notre réunion sera sans doute plus longue que prévue.L'entretien avec l'amirale Zan'nta impliquait la présence du Conseiller à la sécurité. Celui-là même qui pourrait affecter un agent à la surveillance de Vasburg. Rien de vraiment sérieux. Simplement, le Lieutenant semblait évoluer dans un cercle qui intriguait Osso. Inutile de savoir précisément ce qu'elle faisait. En revanche, se pencher sur ceux à qui elle s'intéressait pourrait peut-être apporter quelques réponses. Mais bien d'autres questions étaient d'une autre urgence. Leiel tendit la main, hésita une seconde nécessaire pour remettre de l'ordre dans ses arguments. Il était tôt et la journée s'annonçait bien remplie. Elle appuya sur le senseur de l'holocom'.- Sapoj, veuillez faire entrer M. Demesmaeker. Merci.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20382/de-charybde-en-scylla</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20382/de-charybde-en-scylla</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:02 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Chronique d&#x27;une mort annoncée]]></title><description><![CDATA[Post n°6
Auteur : Leiel Osso
Il avait menti. Il l'avait regardée dans les yeux et il lui avait menti. Arnon Veral n'avait jamais existé.  Ce n'était qu'une peau, une peau artificielle pour recouvrir ce jeune homme sur la photo. Celui qui souriait, dans son uniforme de capitaine et dont aucune cicatrice ne creusait le visage plus jeune. Un capitaine de l'armée impériale Sith. Un capitaine, et un commandant. Ils souriaient, tous les deux, et le vent faisait onduler les herbes hautes derrière eux. Il avait menti. Très loin, le nom de Ludwig Noas fut mentionné. Lequel des deux ? Le plus hilare ? Celui qu'elle avait cru connaître, celui qui tenait l'oiseau ? Le vent s'était levé ici aussi, dans cette petite salle. Elle le sentait, chargé de pollen, qui coulait sur son bras, qui agitait sa chevelure. Elle aussi, elle avait menti. Mia avait détesté les Sith avec toute la terreur dont elle était capable. La police Sith ne faisait preuve d'aucune pitié et s'était souvent révélée efficace. Deux organismes en concurrence dans le même biotope plus qu'un rapport prédateur-proie. Leiel... Leiel c'était différent. Elle avait collaboré avec l'Empire. Elle avait adhéré à ses idéaux, dans les dossiers apocryphes qui portaient son nom. Un faux nom. Elle avait menti.Comme lui avait menti. Que s'était-il passé à la Forge ? Arnon Veral avait tué l'officier chargé d'exécuter les prisonniers esclaves. Mais Arnon Veral n'existait pas. Comment avait-il été blessé ? Ca aussi, c'était une histoire, une brique dans un mur de narration dont le but était de tromper, tromper pour cacher, pour dissimuler, pour survivre ? Non, elle avait lu son dossier. Tout collait. Veral était un autre ? Un homme qui avait vécu, qui était mort, dont la peau avait changé, s'était étirée sur un mensonge. - Excusez-moi, pourriez-vous me remontrer l'holophotographie ?La blessure l'absolvait. Elle avait été la raison de son évacuation, de sa survie. Elle rendait les identifications bien plus compliquées. Et à mesure que monsieur Veral se déconstruisait, la colère dégoulinait le long des vertèbres de Leiel. Elle la sentait, sa colère glacée, qui secouait les hautes herbes sur la photo, qui soulevait ses cheveux. « L'ami des bêtes », et l'autre avait ri. L'envie de les interpeller lui tordit quelque chose dans le ventre. Arrêtez de rire. Arrêtez de rire, vous ne voyez pas que c'est la guerre ? Là, juste là, à la limite de votre champ de vision, un marcheur brûle encore et le vent répand son odeur fétide partout. Elle l'avait dans la bouche, cette odeur, sur sa peau, et l'oiseau avait le bec plein de pain et battait des ailes et elle recula.- Sous-Préfète ? Excusez-moi, je voudrais revoir la photographie, s'il vous plaît ?Elle n'était pas là-bas, et pourtant les volutes épars d'un ancien brasier teintaient encore l'air. Les deux hommes rient toujours, l'oiseau est toujours dans les mains de celui qu'elle a connu sous un autre nom, les hautes herbes plient sous le vent et derrière elle, tout juste derrière elle, il y a celui qu'elle ne voit pas, celui qui prend la photographie. Elle ne sait qu'une seule chose de lui, avec la même certitude que celle qui condamne ou qui innocente : lui aussi, il ment. C'est de son mensonge que la vérité accouche. La vérité inaltérable : Arnon Veral n'est pas l'homme qu'elle croyait, parce que cet homme n'existait pas. - Ca sent le brûlé, vous ne trouvez pas ?Osso n'attendait pas de réponse. Elle parlait pour être sûre d'être toujours là, pour certifier que la réalité était bien ici et maintenant, et pas là-bas il y avait des années. Son souffle s'anima, puis ses yeux, ses doigts. Saad s'était penché sur elle, vaguement intrigué. Tran la regardait fixement. Qu'est-ce qu'il avait dit ? Ludwig Noas. Elle posa le pouce sur le visage de celui qui ne s'appelait pas Veral et tendit le document à l'Inspecteur.- Cet homme là, celui qui rit, c'est lui, Ludwig Noas ?Tran fit un geste pour saisir la photographie, mais Leiel ne la lâcha pas. Surpris, il leva les yeux sur elle, mais il n'y avait aucune concession dans son regard, aucune place pour aucune manœuvre. - Je ne suis pas sûr. Le nom me dit quelque chose. Je peux me renseigner, si vous le souhaitez.C'est surtout lui qui le souhaitait. Que cachait-elle sous son ongle blanc ? Pourquoi récupérait-elle la photographie si vite, la glissait-elle sous sa large ceinture ?- Huissier Brandt, ce coffre ne contenait que deux objets : la casquette et le carnet.- Mais...- Faites ce que je vous dis. Et vous, Inspecteur Tran.Il l'écouta, fermé. Avant qu'elle n'ouvre ses lèvres mauves, il savait ce qu'elle allait dire.- Vous n'allez pas vous renseigner, vous n'allez pas mener d'enquête personnelle. Il n'y a jamais eu que la casquette et le carnet. Est-ce clair ?Il acquiesça, raide, sombre. Elle eut un regard pour Saad, impassible. Elle mentait, Veral aussi, et eux aussi mentiraient. Osso serra les poings, puis quitta la pièce. La colère ne la lâchait pas. Celui envers qui elle nourrissait des projets politiques l'avait compromise dans une histoire potentiellement dévastatrice. Qui cherche à s'échapper de son passé ? Les coupables. Et elle le savait, parce qu'elle était aussi coupable que lui, parce qu'elle lui avait menti en le regardant dans les yeux, parce qu'il avait fait l'erreur absolue de conserver quelque chose, quoi que ce soit, qui puisse l'incriminer. Elle était aussi coupable que lui, mais lui l'était trop, et elle, presque pas. Alors elle mentirait. De toute façon, la vérité était évanescente, fluctuante. La vérité n'existait pas.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20381/chronique-d-une-mort-annoncée</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20381/chronique-d-une-mort-annoncée</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Canal Bajic-Raxus Secundus.]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Hivernus</p>
<div style="text-align:center"><img src="http://img.xooimage.com/files110/d/d/6/seigneurat-de-bajic-55a8f1c.png" style="max-width:100% !important;aspect-ratio:817/490;width:817px;max-width:100%" /></div><br /><br /><div class="code"><cite>Code</cite><code><br />Communication prioritaire et cryptée.<br />Provenance : Palais du gouverneur de Rezi-9.<br />Destination : Bureau de la sous-préfète Osso, Raxus Secundus.<br />Source : Seigneurat de Bajic.</code></div><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : Spoiler</cite><div style="display:none"><table><tr><td><br /></td><td><span style="font-family:cursive, fantasy"><strong>A l'attention de la sous-préfète Leiel Osso, représentante et administratrice de Raxus Secundus,<br /><br />Plusieurs opérations de lutte contre la piraterie dans le secteur de Bajic et ses alentours ont permis aux autorités seigneuriales de confisquer des biens originaires du système Raxus. Cherchant à retourner ces biens volés à leurs propriétaires légitimes, le Seigneurat de Bajic se permet donc de vous contacter afin de convenir d'un rendez-vous officiel. <br /><br />Nous vous invitons à venir séjourner sur la planète Rezi-9 afin que cet échange puisse s'effectuer dans des conditions idéales, espérant pouvoir faire du gouvernement de Raxus Secundus un futur partenaire commercial et culturel, et l'intermédiaire privilégié du Seigneurat de Bajic auprès des planètes de la Confédération des Systèmes Indépendants.<br /><br />Les voies spatiales menant au secteur de Bajic étant partiellement occupées par des bandes esclavagistes et des groupes pirates, il vous est recommandé de voyager à bord d'un vaisseau armé. L'armada seigneuriale sera en partie déployée le long de ces voies afin de faciliter votre voyage. N'hésitez pas à vous mettre en contact avec les autorités seigneuriales afin de recevoir la protection de notre puissante marine de guerre si besoin.<br /><br />Veuillez recevoir les salutations distinguées des mondes du Seigneurat de Bajic, <br /><br /><div style="text-align:right">Son Excellence, le seigneur de la guerre Hivernus, souverain du secteur de Bajic.</div></strong></span> </td></tr></table></div></blockquote>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20380/canal-bajic-raxus-secundus.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20380/canal-bajic-raxus-secundus.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:00 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Académiquement correct]]></title><description><![CDATA[Post n°46
Auteur : Atreïs Helcar
La mâchoire serrée, Atréïs, sous sa forme désormais habituelle de la Commandante Irons, se tenait bien droit devant l’holocommunicateur qui d’un moment à l’autre le mettrait en relation directe avec la Générale Suprême Valkoinen. Il redoutait la confrontation plus que n’importe quelle autre tâche. Non pas par peur -il avait déjà bien trop frôlé la mort et la chute pour ça-, mais par dégoût de ce qui se tramait. L’injustice régnait dans ces discussions, où il n’était qu’avili, réduit à un simple rôle d’exécutant dont la parole n’avait aucune valeur. Il ne parlait pas à la Générale comme à une égale, mais bien comme un subordonné s’adresse à son supérieur. Et cette laisse, ce collier à son cou le rendait hargneux, aigri. Pourtant, lui aussi en profitait avec ses propres subordonnés. Mais il ne se faisait pas encore à l’idée. C’était trop récent. Quelques mois, années, ne suffisaient pas à effacer une vie de liberté.  Seulement, il devait aussi composer avec la voix de la raison. Il avait perdu sa raison première de rejoindre la CSI, protéger Qiilura, et devait donc composer avec ce qui lui restait. Pire, il devait désormais sa carrière et sa vie à la Générale Suprême. Son honneur lui dictait d’être reconnaissant. Son instinct de survie l’instruisait d’être déférent. Sa tête lui hurlait de rester à sa place, pour qu’elle même restât à la sienne. Finalement, il entra dans le générateur d’hologramme. La Générale pourrait le voir. Pour une fois, il n’était pas dans un état lamentable. Il était soigné, il était digne et, malgré la fatigue. Au moins avait-il cela pour lui. Rapidement, la voix froide de la Générale retentit dans ses oreilles. -Commandante Irons. J’espère que vous venez, vous, avec de bonnes nouvelles. Ca partait mal. Les réseaux d’informations tournaient en boucle sur les attentats de Raxus Secundus, ceux de Cato Neimoidia, malgré la censure usuelle. On ne pouvait pas ignorer des bâtiments effondrés ou en flammes dans les différents systèmes de la Confédération. Ca ne durerait pas, mais c’était déjà suffisant pour mettre Valkoinen sur les dents. -Une seule, Générale Suprême. L’insurrection a été matée, sans intervention de la flotte en orbite. Nous avons circonscrit le problème à la capitale, heureusement. Les pertes sont acceptables pour une attaque de la sorte. -Vous savez ce que l’on dit, Commandante. Tout ce qui vient avant le « mais » n’a pas d’importance. Je vous écoute. -Générale, nous n’avons pas l’absolue certitude, mais nous avons trouvé un corps de rebelle endommagé que nous avons identifié comme un citoyen Impérial du nom de Konrad Echtner, originaire de Yaga Minor. Ce qui nous amène à la première conclusion que l’Imperium est impliqué. Cependant, et je vous envoie l’image, nous avons également retrouvé sur lui un étrange tatouage. La Générale se mordit la lèvre en voyant l’image du tatouage arriver. Cela confirmait ses craintes, à savoir que Cinder avait raison. Et cela, c’était intolérable. Le colonel cyborg l’avait devancée. D’un geste de la main, elle arrêta la Commandante. -Cela confirme certaines craintes, Commandante. Nous avons récemment appris qu’un groupe criminel se faisant appeler l’Oiseau de Feu, opérant en territoire impérial, avait également des rancoeurs contre la CSI. En voici une preuve formelle. La femme porta deux doigts à l’arête de son nez, réfléchissant quelques instants. Cela changeait beaucoup de choses, et en même temps… En même temps, elle pourrait tourner cela à son avantage. Il était temps que les choses bougent, elle le savait. -Vous m’avez apporté ce dont j’avais besoin, Commandante. Félicitations pour votre réussite. Je vais vous faire transmettre les coordonnées d’un aide de camp du Grand Amiral Konstantine de l’Imperium. Il est temps que les exactions de ces groupes de sauvages cessent, et pour cela, nous devons travailler de concert. Faites le nécessaire avec eux. Vous avez ma confiance pour cela. J’ai échangé récemment avec le Grand Amiral sur Borosk. C’est un homme raisonnable, il saura vous faire orienter. Quant à moi, j’ai du travail. J’attends votre rapport au plus vite, Commandante.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20379/académiquement-correct</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20379/académiquement-correct</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:49 GMT</pubDate></item></channel></rss>