<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Appartements]]></title><description><![CDATA[Appartements]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/369</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:20:04 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/369.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:08:48 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Meurs un autre jour.]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Rick O'lonell
  « La nouvelle est tombée ce matin-même: le très connu Général Hell, recherché pour haute trahison -en désertant l'armée Impériale- et pour terrorisme -en s'en prenant notamment à Kamino et à ses usines de clonage par le passé- a été arrêté dans la nuit par les troupes d'élites de l'Empire. Sa sentence a été programmée en ce jour historique et mémorable. Peu après le déjeuner, le Général Hell passera devant un peloton d'exécution au Tribunal Galactique. Il sera exécuté pour l'ensemble de ses crimes. C'est une nouvelle victoire de l'Empire face aux criminels renégats qui...»Il ne voyait pas les images diffusées sur l'Holonet mais il entendait les nouvelles. Cela lui suffisait amplement. La propagande Impériale s'invitait depuis plusieurs mois dans les médias, la liberté de la presse était bafouée. Les journalistes faisaient de cette journée un jour de gloire pour l'Empire alors qu'il s'agissait d'un jour de honte et de remise en question. Après tout, que représentait le Général Hell à côté de toute ces résistants prêts à enflammer la Galaxie? Pensaient-ils vraiment faire peur aux contestataires en organisant une exécution publique d'un leader de l'ancienne génération renégate? Ils étaient en train de se tromper lourdement! Ils donnaient là une occasion en or de se révolter contre le système!C'était malheureusement trop tard. L'Empire Sith était dépassé. Des mondes osaient pour la première fois critiquer à haute voix le régime de l'Oméga. Plus personne n'avait peur des représailles Impériales, comme dans le passé. La destruction de la Forge Stellaire avait montré à la Galaxie entière que des hommes braves et courageux ne craignaient plus les Sith et leur dictature. Une nouvelle ère de guerre débutait pour le plus grand malheur de ces milliards d'innocents qui allaient en payer le prix fort. Si seulement il pouvait y avoir une alternative au sang et à l'odeur de la mort...« Hell était connu pour être le leader d'un mouvement extrémiste clone qui se souleva contre l'Empire et qui le défia ouvertement. Attaques terroristes ou meurtres de citoyens Impériaux sur Kamino ou Tatooine, nombreuses sont les charges retenues contre le désormais ex-leader du groupuscule renégat. Sa mort devrait troubler les rangs ennemis et les éparpiller. L'Empire est sur le point de mener une vaste opération militaire visant à éradiquer cette menace et à rétablir la paix et la sécurité sur ses territoires. Une source sure nous a même confirmé que, selon le haut commandement de l'Armée Impériale, la base Renégate aurait été trouvée par les services secrets Impériaux. Le groupe terroriste et ses généraux se cacheraient sur... »Rick faisait de son mieux pour cacher les blessures sur son visage. Mais il avait très bien compris qu'il devrait se montrer en public avec cette apparence. Il allait devoir assister à l'exécution du Général Hell avec ce masque, qu'il le veuille ou non. Il devait cependant faire en sorte de dissimuler son identité: il ne souhaitait pas répondre à des éventuelles questions concernant les entailles et les lésions décorant son portrait. Il avait cependant utilisé assez de compresses de bacta et il avait fait son maximum pour cacher les traces de la Bataille de la Forge Stellaire. Il devait trouver une autre solution. C'est alors que les informations Impériales retinrent son attention.« Politique étrangère: les élections du Gouverneur de Naboo approchent à grands pas dans la Bordure Médiane... »Le Sénateur O'lonell réagit et oublia subitement qu'il ne pouvait toujours pas compter sur sa jambe droite pour se déplacer. Il faillit s'écrouler une seconde fois mais il se rattrapa contre le mur avant de marcher sur un seul pied et de se diriger vers le salon. Rick avait entendu la journaliste parler de Naboo mais en aucun cas il avait donné de l'importance au reste de la phrase. C'est pour cela qu'il commençait à s'inquiéter. C'est pour cela que son cœur commença à battre à pleine vitesse: et si son peuple avait été victime d'une attaque? Et si son monde avait été attaqué en son absence? Il savait qu'il n'aurait jamais du les abandonner! Il avait fait une grave erreur en abandonnant son monde! Quel soulagement il eut lorsque le journal télévisé diffusa des images de Theed et des deux concurrents au poste de Gouverneur de la planète... C'était seulement les news politiques. « Selon les derniers sondages, Zain Venan arriverait largement en tête face à son belliqueux concurrent et actuel Sénateur de Naboo, Rick O'lonell. Ce dernier est donné perdant par de nombreuses personnalités politiques à l'intérieur de l'Empire. Sa politique néfaste est vue comme étant le contraire de celle prônée par le régime galactique. En effet, à la différence de mondes comme Tatooine ou Dantooine, Naboo a vu sa croissance économique enregistrer une baisse conséquente depuis l'arrivée de Rick O'lonell au pouvoir. "Il a démoli en quelques mois ce qu'avait consolidé Chikoumy en plusieurs années! O'lonell, l'Empire et Naboo ne veulent plus de toi!" a déclaré Venan, membre du parti Galactique Impérial et en lice pour succéder à l'ancien militaire sur Naboo lors de son dernier meeting à Keren, capitale économique de Naboo, il y a une semaine. Tout porte à croire que l'actuel Sénateur... »La télévision fut désactivée. Rick la fixa quelques secondes et se rendit compte à quel point les mensonges pouvaient facilement être avalés par la population. Cette journaliste était si belle, si charmante et si talentueuse. Si persuasive. 95% des personnes qui auraient eu la malchance de l'écouter auraient désormais le même avis qu'elle sur la question. Mais le principal concerné n'en avait rien à faire. Le simple fait que l'Empire s'intéresse de près à Naboo lui donnait la confiance et la motivation nécessaires pour empêcher ces corrompus de s'installer dans la sphère politique de sa planète. Laisser -son- peuple entre les mains de ce bon à rien et vendu de Zain Venan revenait à le laisser se pervertir, sans rien faire. Rick savait très bien que son principal concurrent avait été spécialement dépêché par l'Empire pour reprendre un contrôle de la planète de la Bordure Médiane. Un contrôle qui leur échappait depuis toujours grâce à un Sénateur qui faisait en sorte que la démocratie Naboo ne soit pas terrassée par la dictature Impériale et la privation des libertés et des droits fondamentaux...*Non Venan. Naboo ne veut plus de l'Empire. Et Naboo ne voudra pas de toi.*Attrapant un manteau très épais ainsi que son béret Dantooinien, Rick s'installa dans la gabardine avant de poser le couvre-chef sur sa tête. Il se dirigea alors vers la sortie en boitant. Il réussissait à contenir sa douleur et il ne laisserait personne remarquer son handicap. Il souffrait intérieurement mais il était capable de surpasser cette épreuve. Pour Naboo, il était prêt à tout.[Exécution de Hell]]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18533/meurs-un-autre-jour.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18533/meurs-un-autre-jour.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:08:48 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[De la servitude volontaire et simulée]]></title><description><![CDATA[Post n°3
Auteur : Calypso Tanys
Calypso examina rapidement  du regard le couloir qu’il lui faisait face, ainsi que celui à sa gauche. Vu l’apparente bonne condition physique de l’homme qui lui faisait face, elle écarta l’idée d’engager le combat avec lui, après tout, elle n’avait reçu aucune formation martiale digne de ce nom.  De plus, elle ne pouvait pas simplement s’enfuir, son assaillant la rattraperait très certainement, la jeune femme devait mettre au point très rapidement un plan si elle souhaitait survivre à cette rencontre inopportune. L’agitation gagnait son esprit, ses pensées étaient confuses, sûrement à cause de l’adrénaline et d’un soupçon de peur. Il lui était alors très difficile d’élaborer un plan dans ces conditions. De toute façon, le mystérieux homme vêtu de noir ne lui en laissa pas le temps. Il se mit à courir dans sa direction, lame à la main, prêt à éliminer sa cible en un coup. La Twi'lek recula instinctivement, et saisit un buste en marbre à sa gauche, qui décorait le couloir. Malheureusement, ce dernier était bien trop lourd pour la jeune femme, et se contenta de tomber devant elle. Fort heureusement, cela eut à peu près l’effet escompté, la décoration tomba sur l’un des pieds de l’assassin qui venait tout juste d’arriver devant sa cible. Ce dernier se tordit de douleur, tomba et sa lame passa au dessus de la balustrade à sa gauche. Son assaillant désarmé, l’aspirante chasseuse de primes en profita pour prendre la fuite dans le couloir adjacent. Néanmoins, elle n’eut pas le temps de faire trois pas, que le mystérieux individu se jeta sur ses jambes la plaquant au sol. Hargneuse comme elle était, et ce malgré la douleur, la jeune femme ne se laissa pas faire et donna plusieurs coups de pieds dans le visage masqué de l’assassin, à l’aide de sa jambe libre, afin de l’étourdir et le faire lâcher prise. L’intrus relâcha la Twi'lek, qui s’empressa de se relever pour prendre la fuite. Mais une nouvelle fois, l’individu saisit une de ses chevilles et la fit s’écrouler sur le sol. Il bondit aussitôt sur la jeune femme, et faute d’arme, commença à étrangler cette dernière. Elle essaya coûte que coûte de se libérer, en donnant des coups de poings dans la tête de l’assassin, mais rien n’y faisait. Au bout de quelques instants, sa vue commença à devenir trouble, elle n’arrivait plus à respirer et elle pensa que tout était fini. Ses aventures à travers la Galaxie, Orrell, sa future carrière de chasseuse de primes, tout. Alors que la Twi'lek commençait à sombrer dans l’inconscience, une main saisit l’assassin par une épaule et le propulsa au sol. La jeune femme n’avait pas vraiment vu ce qu’il s’était passé, mais elle entendit un tir de blaster. Reprenant peu à peu son souffle, au bout de quelques secondes, cette même main aida Calypso à se relever. Il s’agissait de son père, ancien haut gradé de l’armée républicaine, qui venait de lui sauver la vie en plaçant un tir bien placé dans la tête de son assaillant.  La jeune femme ne savait pas ce qu’il venait de se passer, elle n’avait pas pris le temps de réfléchir à la raison de la présence d’un assassin dans sa demeure, quand ce dernier lui avait fait face. La Twi'lek étudia les différentes hypothèses qui germèrent dans son esprit, mais elle n’en retint que deux : soit il s’agissait d’un assassin envoyé par l’Assemblé du Clan Tanys, soit il s’agissait d’un chasseur de primes un peu trop enhardi, puisque ses parents n’avaient pas encore enlevé la prime sur sa tête. Dans tous les cas, elle était étonnée que l’intrus ne l’avait pas attaqué avec un pistolet blaster. Après avoir appelé un droïde médical, le père de la Twi'lek l’interpella :«C’est ce que je craignais, Calypso nous devons parler.»La jeune aventurière était haletante, mais prit sur elle pour répondre à son sauveur :«Tu sais pour qui travaille cet homme ?- Je n’en suis pas sûr, nous aurons la confirmation dans peu de temps, mais je pense qu’il s’agit d’un assassin du Clan. Tu ne peux plus rester ici Calypso, tu es en danger.»*** Calypso ne savait pas combien de temps s’était écoulé, des semaines ou peut-être des mois depuis la tentative d’assassinat dont elle avait été victime. Dans les heures qui suivirent cette histoire, elle s’était longuement entretenue avec ses parents. Ces derniers avaient décidé de l’éloigner de la demeure familiale pour sa survie. La mère de la Twi'lek avait appris, par des sources internes au Clan, que l’Assemblée avait décidé de commanditer l’assassinat de Calypso pour faire passer un message. Cela expliquait notamment pourquoi l’assassin avait infiltré le palais, uniquement armé d’une vibrolame : l’Assemblée souhaitait que l’assassinat soit le plus sanglant et spectaculaire possible pour remettre cette branche du Clan Tanys dans le droit chemin et réduire à néant toutes les velléités d’insurrection des autres branches. Les parents de la jeune femme avaient donc décidé de cacher leur fille dans un appartement  qu’ils avaient acheté avec un compte off-shore dont n’avait pas connaissance l’Assemblée du Clan. Ils avaient pris des mesures drastiques pour assurer sa sécurité : elle ne pouvait pas sortir de cet appartement, disposait d’uniquement dix minutes par jour de connexion à l’holonet afin de leur donner de ses nouvelles et n’avait le droit de contacter personne en dehors de sa famille. Elle avait pu emporter pour sa sécurité uniquement une de ses vibrolames et son pistolet blaster. Afin de s’assurer que la jeune Twi'lek respecte les règles, ils avaient fait sceller informatiquement toutes les issues de l’appartement et contrôlaient ses communications. Bien sûr, leur plan ne consistait pas à cloîtrer leur fille ad vitam æternam, pour sa survie, elle devait quitter Coruscant. Ils avaient donc engagé un célèbre pirate informatique, nommé Zéro, ce dernier avait pour mission d’effacer complètement l’existence de la Twi'lek dans tous les registres informatiques dans lesquels elle était mentionnée. Cette «mort virtuelle» devait lui permettre de quitter la planète cité sans encombre et se réfugier dans un autre système sans que le Clan puisse la traquer. Néanmoins, Calypso n’avait pas prévu de vivre une vie de petite fermière tranquille sur Tatooine. Elle comptait bien remplir la mission que lui avait confiée le Doyen de la Guilde des chasseurs de primes. À vrai dire, elle comptait même dépasser les espérances du Gand, et se faire pardonner son retard, en lui apportant bien plus d’informations que ce qu’il avait demandé. Après avoir demandé à sa sœur d’essayer de prévenir Orrell de son retard, les deux Twi'leks avaient élaboré un plan. En plus des signatures énergétiques des transports, des points de chute et de l’identité des fournisseurs du trafic d’esclaves déjà collectés, la jeune femme s’était intéressée à la liste des clients, aux financements véreux et à tout un tas d’autres informations compromettantes concernant le Clan. Bien sûr, ce n’était pas avec sa connexion journalière de dix minutes qu’elle pouvait obtenir toutes ces informations, par ailleurs, elle ne possédait pas les compétences informatiques nécessaires à leur obtention. Mais Rhéa, sa jeune sœur, était un as du piratage. Calypso lui avait donc demandé de pirater sur son temps libre, le serveur central du Clan sur Coruscant. Elle n’aurait pas toutes les informations qu’elle souhaiterait, l’Assemblée veillant à bien répartir ses informations entre plusieurs serveurs dans la Galaxie, mais la jeune femme en aurait suffisamment pour attirer la curiosité du Gand. Rhéa se contenter de télécharger de gros blocs de données, qu’elle transmettait ensuite discrètement à sa sœur, lors de sa connexion journalière. L’aspirante chasseuse de primes passait ensuite la journée à examiner ces blocs de données et en extrayait les informations qui seraient utiles à la Guilde qu’elle compilait dans la clé que sa cadette lui avait précédemment donnée. Cette tâche était harassante, mais contre toutes attentes, elle y prenait du plaisir. Et visiblement, le cursus universitaire en science politique et géopolitique que ses parents l’avaient obligée à suivre, portait ses fruits. En effet, au cours de ses longues lectures, la jeune femme s’était rendue compte que sa famille était encore plus corrompue que ce qu’elle ne pouvait imaginer. Elle avait mis en exergue plusieurs financements illégaux de campagnes politiques de sénateurs et autres élus de la République, avec de l’argent qui était issu du trafic d’esclaves et d’armes. Pire encore, elle avait découvert que certains de ces élus et des hommes d’affaires de première envergure, étaient impliqués dans ce dit trafic d’esclaves en tant que clients. Mais la découverte qui la laissa pantoise, était l’existence de colonies d’esclaves dans des systèmes mineurs et périphériques de la République. À vrai dire, ces systèmes étaient si marginalisés, que leur affiliation à la République était davantage symbolique que politiquement concrète, ce qui expliquait que les affaires du Clan Tanys y avaient librement cours. Concernant les fournisseurs, les profils de ces derniers étaient tout aussi variés que celui des clients : hommes d’affaires, barons du crime Hutts, monarques et élus, esclavagistes Zygerriens, la liste était longue. Calypso avait pu dessiner la carte d’un important réseau criminel dirigé par sa famille, et qui pourrait tomber nombre de personnalités influentes de la République. Ou tout du moins, un tronçon de ce réseau, puisqu’elle ne disposait pas de toutes les informations. Elle avait également glané quelques informations sur le trafic d’armes, notamment la localisation de deux ou trois usines, mais rien de très concluant contrairement à ses précédentes découvertes. Analyser tous ces blocs de données et compiler toutes ces informations lui avait pris énormément de temps, mais le jeu en valait la chandelle, elle était persuadée que la clé qu’elle tenait dans ses mains était son billet d’entrée dans la Guilde des chasseurs de primes et dans sa nouvelle vie.Le jour fatidique était enfin arrivé, celui où Zéro avait complètement effacé l’existence de Calypso de tous les registres informatiques. La jeune femme n’était plus un membre du prestigieux et puissant Clan Tanys, elle n’était plus qu’un fantôme. Ses parents avaient même retiré la prime sur la tête de leur fille et effacé le contrat qui les liait à Orrell et leur fille. Au moins, LOm ne pourrait pas la doubler en réclamant la prime sur sa tête puisqu’il n’y en avait plus. Sa mère l’appela aussitôt pour lui annoncer la grande nouvelle :«Zéro a accompli sa mission. Dans cinq minutes, les portes de ton appartement se déverrouilleront. Tu prendras tes armes, un taxi t’attendra devant l’immeuble. Tu monteras à l’intérieur, le chauffeur te remettra les documents liés à ton identité provisoire. Ils te serviront en cas de contrôle au spatioport. Là-bas, un pilote t’attendra dans le terminal d’embarquement A3. Écoute-nous, sois discrète et tu survivras. Nous ne laisserons pas l’Assemblée mettre la main sur toi.»Bien qu’elle gardait son air péremptoire habituel, Calypso n’avait jamais vu sa mère aussi émotive. Même s’ils ne le montraient pas, elle savait que cette histoire avait profondément touché ses parents. La jeune femme répondit immédiatement :«Puis-je savoir sur quelle planète vous comptez m’envoyer ?- Tu le verras quand tu seras sur place. Contente-toi de faire ce qu’on te dit, cette conversation pourrait être sur écoute, prépare-toi.»La politicienne mit aussitôt un terme à la communication holographique. Malheureusement pour elle, Calypso ne comptait absolument pas aller se cacher sur une planète de cul-terreux. Elle tenait un peu trop à son luxe et ne souhaitait pas vraiment vivre la morne vie d’une campagnarde. À la place, elle préférait se rendre sur Dantooine, certes une planète de cul-terreux un peu rustres, mais qui abritait également le siège de la Guilde des chasseurs de primes. En réalité Dantooine s’était fortement modernisée en s’inspirant du modèle coruscanti. Dans tous les cas, pour rejoindre la planète agraire, Calypso devait entrer en contact avec un certain Tsher Nia, qui selon les informations qu’Orrell lui avait transmis lors de son départ, se trouvait dans une cantina, «Au Petit Voyageur», qui appartenait à la Guilde sur Coruscant. Calypso n’avait pas bu un seul verre d’alcool depuis des semaines, un bon whisky serait le bienvenu pour fêter son évasion et le commencement de sa nouvelle vie.Au bout de cinq minutes, les portes s’ouvrirent après qu’un signal sonore retentit. La Twi'lek prit ses affaires et bondit aussitôt dans l’un des ascenseurs. En bas de l’immeuble, elle vit qu’un taxi des plus ordinaires l’attendait, elle monta à l’intérieur et salua d’un geste de la main le conducteur. Ce dernier, un humain cinquantenaire, qui devait tout ignorer de la situation, remit sans poser de question, une grande enveloppe à la passagère, qui s’empressa de l’ouvrir aussitôt. Comme promis, ses nouveaux documents d’identité étaient à l’intérieur de celle-ci. Elle s’appellerait pour quelques jours Vernona Bex. Calypso n’était pas très fan de ce prénom, mais elle ne s’en offusqua pas. Alors que le chauffeur s’apprêtait à démarrer, elle s’exclama :«Veuillez m’excuser, j’ai oublié ma valise dans mes appartements, est-ce que vous pouvez m’accorder quelques minutes je vous prie ?- Allez-y mademoiselle, mais je laisse le compteur tourner, donc ne tardez pas trop.»La jeune femme sortit en trombe du taxi, bien entendu, il s’agissait d’une diversion pour s’enfuir, elle n’avait en aucun cas oublié une quelconque valise dans ses appartements. Elle aurait pu s’enfuir lors de son arrivée au spatioport., mais il s’avère que la cantina était plus proche de sa position actuelle. Cette dernière se trouvait dans le District Aurora, District dans lequel se trouvait le palais familial. Ce qui l’étonna, c’est qu’elle n’avait jamais mis les pieds dans cette cantina, elle qui pensait connaître tous les bars de Coruscant. Elle marcha en direction du District, sans que le chauffeur de taxi ne remarqua quoi que ce soit. D’après ses estimations, entre la marche et les différentes navettes publiques à prendre, cela lui prendrait près d’une heure pour rejoindre la cantina. La Twi'lek devait se dépêcher, avant que ses parents ne se rendent compte qu’elle n’avait pas pris le vaisseau qui l’attendait et qu’ils décident de lâcher leurs chiens de garde. Et puis, elle avait hâte de prendre un verre, elle espérait que ce Tsher Nia n’était pas une pince, et qu’il lui en offrirait un, si possible un whisky.https://star-wars-rpg.soforums.com/t4255-Au-Petit-Voyageur.htm?start=30#p91… ]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18532/de-la-servitude-volontaire-et-simulée</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18532/de-la-servitude-volontaire-et-simulée</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:08:47 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Appartement de Jamaal Lazarius]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Jamaal Lazarius
RP précédent à consulter : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5569-Hologramme-de-Jamaal-Lazarius.htm#p59713Le messager holographique de Jamaal s'activa au beau milieu du bureau dans l'appartement fermé et vide de l'ex sportif. Il avait activer à distance, depuis Iziz, la fonction d'aide-mémoire et avait entrer différents ordres vocaux afin de consulter son agenda. Il savait quand il serait libre pour organiser la réunion holographique avec les dirigeants qui lui avaient répondus sur sa messagerie. C'était parfait, et tout se déroulait sans encombres, sauf peut-être avec le représentant de Corellia. En effet cela semblait prendre une mauvaise posture, et Jamaal avait du répondre en conséquence aux dires violents provenant de Coronet. Cependant Jamaal s'attarda sur sa messagerie et laissa un message à Johnson, son ami gestionnaire et aide de camps. Il espérait obtenir deux trois conseils de sa part pour arrondir les angles avec les présidents de Corellia, car il ne pouvait se permettre de passer à côté de la participation d'une telle entité galactique. Leur participation pouvait être d'une grande aide pour les débuts de la Ligue de SlamBall Galactique. Jamaal se devait de recontacter bientôt ce correspondant pour l'inviter à participer à une réunion personnelle, même si il doutait de la bonne volonté de son interlocuteur. L'entrepreneur devait apprendre à mieux communiquer, et surtout mieux se renseigner, pour devenir justement un véritable entrepreneur, et il se rendit alors compte que son charisme ne résoudrait pas tout, surtout par messagerie holographique. Ayant terminer ses affaires connectées avec son ordinateur depuis le bureau du sénateur Atin Jnum, il revint à lui pour terminer leur entretien.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18531/appartement-de-jamaal-lazarius</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18531/appartement-de-jamaal-lazarius</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:08:47 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Ajitabh &amp;quot;Conquérant du Ciel&amp;quot;]]></title><description><![CDATA[Post n°3
Auteur : Jagabamda
« La vie d'une Chancelière. » … Pourrait-on vraiment le titrer ainsi ?Comme dirait l'expression "Métro-boulot-dodo" Une répétition d'un quotidien après le boulot : http://star-wars-rpg.soforums.com/t7808-La-Tache-n-est-pas-terminee.htm#p89…Arrive le moment du « Dodo"…. « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «  ****  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »  » »« Le petit chez moi que j’occupe ici-bas… »C’est cet appartement, devenu « mon antre », mon « refuge ». Appelé, logement de fonction, cet appartement devenu ma demeure sur Coruscant. Je franchis le seuil. Je referme la porte derrière moi. Quelques pas dans ce lieu et le dossier que j’avais apporté se fait choir sur la console de l’entrée. Je l’avais feuilleté, sur le trajet. C’est le document médical que j’attendais et il ne laisse plus aucun doute à mes craintes. Ce dossier apporte une certaine confirmation. En temps et en heure, je l’exposerai. Mais, dans l’instant, si je suis ici, c’est parce que je veux juste prendre le "luxe" de m’accorder un repos bien mérité.Une impression de déjà-vu. Le sentiment d’avoir vécu ces mêmes instants à plusieurs reprises, identiques et différents à la fois. Dès que ma tête sur l’oreiller s’échoue. Il ne suffit que quelques millièmes de secondes à peine. Et mes paupières closes effacent les murs blancs de cette chambre. Une fois de plus, je n’y échapperai pas à ces rêves, saturés d’heures à déambuler loin de mon quotidien. Ces nuits peuplées de ces « séances » de bruits et de voix qui n’existent que dans les contrées de mon imagination, me déroutent. Les règles régissant ce lieu m’échappent et chercher des explications rationnelles ne font qu’accroître ma confusion.Quelque chose cloche. Impossible de savoir quoi exactement. Je déteste ces premières secondes.J’ai toujours la désagréable impression de débarquer au beau milieu du cauchemar de quelqu’un d’autre. Un aperçu de mes « élucubrations » de la nuit dernière[Flash unavailable]C'est un "royaume" hors du temps, nappé de brume. Les êtres n'ont pas d'âge, ils existent. Rien d'autre. Ils accomplissent leurs travaux avec l'automatisme de mouvements d'usine.Ces êtres vivent, puis, laissent place à de nouveaux venus. Mes pensées ne mènent nulle part, comme ces sentiers tracés à l'infini qui finissent par se rejoindre dans un ailleurs à l'écart de tout soleil. Ensuite, des dialogues comme dans un théâtre d'un temps ancien.- Qui es-tu ?- Une étrangère ?- Que fais-tu dans ces lieux ?-Je ne sais pas- Que cherches-tu ?-  Je n'en sais rien ! Ma réponse m’étonne- Tu cherches en vain la raison des choses ?- Peux-tu m'en dire plus ? Bien plus qu’un malaise, la question est envoyée comme un cri de détresse- Sois prudente !Je voulais juste demander « Pourquoi ? ». Je n’ai vraiment pas le temps. D’un mouvement, l’autre dissimule ses traits fins, sous sa capuche et… A cet instant, tout se trouble et laisse place à une espèce d'enchevêtrement, un vertigineux chaos. Avec une lenteur mesurée, des images nébuleuses apparaissent, vieilles cartes postales d'instant révolue. Des portraits se dessinent, enfin, envahissent l'écran imaginaire. Mon écran. Moments de temps oublié. Rêve dans un cauchemar, l'esprit se révèle à la raison.Une forme ouvre ses yeux sombres, tourne la tête vers moi, me découvre. Réflexe furtif, la jeune femme dégage les mèches brunes qui encombrent son regard. Ce regard, un moment, étonné, se remplit d'effroi.  Pourtant, je trouve à cette "spectre" quelque chose de différent. Elle laisse à ma vision, une curieuse expression amusée. Un regard presque humain, pétillant de malice, qui lui donne un air d'audace et de gaieté. Elle me considère avec étonnement, me dévisage :-	Et donc la petite fille terrorisée revient nous voir en femme-	Je suis venue vous demander de m'aider-	Tu as besoin de réponses ?-	Il me semble. Oui !-	Prends déjà toutes celles que nous t’avons apportées-	Toutes ???-	Le nombre de fois que nous sommes venues te visiter… Est-ce une allusion à toutes ces nuits ? L’être communique par des bouts de phrases. Je ne sais comment les interpréter. Des nuages pointent à l’horizon. Soudain, ils se chargent de jaunes, comme dans ces vieilles scènes holographiques où les couleurs hésitent à prendre le pouvoir. Je sais ce que cela signifie. On devrait se mettre à l’abri le plus tôt possible, éviter de s’exposer à cette averse qui se profile. A peine le temps d’y faire allusion que le ciel s’ouvre.Une minute, une seule minute suffit. L’orage éclate. Mais cette femme « mirage » ne bouge pas, préférant poursuivre ses phrases énigmatiques-	Notre communauté a été créée pour pouvoir nous défendre contre l'hostilité de ces hommes…Cette pluie formée de longues traînées verticales, se transforme à présent en une masse grouillante qui engloutisse peu à peu la lumière. Cette plaie béante déverse sa « pluie noire ». Aussitôt, les arbres tremblent sous l’impact de ses gouttes. L’ondée lacère le décor, arrache des fragments au paysage, creuse des sillons dans les pierres. La verdure s’évanouit, avalée par ce liquide sombre. En quelques secondes, la terre se couvre de rivières et de fleuves miniatures, submergée par des flots boueux. Et le sol se charge d’odeurs nauséabondes d'où s'exhalent des effluences de putréfaction et de moisissure.-	Ces hommes nous ont persécuté pour ce que nous sommes ...Elle glisse sa main à la hauteur de son cou. Le geste lent presque chorégraphique de ses bras ramène la capuche de sa bure rouge au-dessus de sa chevelure. Et petit à petit, ce paysage extérieur de tempête abandonne la partie, laissant le champ libre à un endroit abrité. Nous sommes, sans que je ne sache pourquoi et comment, debout sous la voûte d’une gigantesque verrière. Je reste là assourdie par le fracas de l’orage. L’atmosphère est saturée d’odeurs d’encens, d’humidité et de sang. Autour de nous, la pénombre s’intensifie., comme si des pans entiers d’obscurité se referment sur moi. Silencieuse, Je ne l’écoute déjà plus. Je ressens une présence dans mon dos. Quelqu’un ou une multitude, me regarde avec insistance. J’ai le sentiment d’être observé, scruté. Je me dis que c’est encore qu’une illusion. Pourquoi, peu à peu, la peur cède-t-elle la place à l’excitation ? Malgré la crainte qui s’écoule en sueurs glacées le long de ma nuque.  -	Ces mêmes hommes qui te méprisent parce que tu es différente…Une voix différente de celle de la précédente termine, ou continue la phrase de la première -	Et aujourd'hui, tu les aides, nous ne comprenons pas, pourquoi…Je pivote et aperçois une silhouette, une ombre à peine. Deux pas et celle-ci apparaît à mes yeux. Au fur à mesure, la lumière reprend ses droits tandis que la clameur de la pluie s’estompe, comme étouffée. La nouvelle « illusion » s’arrête donnant l’impression qu’elle s’engouffre dans la pièce….C’est une femme d’un âge bien avancé qui se tient là, les traits dissimulés par de longs cheveux blanchis qui mangent son visage. Je ne fais aucun mouvement comme si l’intrusion de cette dernière ne me fait même pas sursauter. Elle me toise et, on dirait que je sais de qui elles font allusion, je rétorque avec satisfaction, ces simples mots :-	Ils ne sont pas tous mauvais … Et certains … leur cause est justeAlors que ce n’est qu’une poignée de mots échangés entre deux respirations.-	Beaucoup d'hommes sont venus dans nos temples pour nous dérober nos savoirs-	Et aucun ne nous a laissé sortir vivante -	On nous a dit de ne pas tirer nos armes, si on le faisait… toutes, nous péririonsAutour d’elles, la pénombre s’intensifie, comme si des pans entiers d’obscurité se refermaient sur leur passage.****Une microseconde plus tard apparaît une liste d’image, comme tirer d’une vidéo en marche.  Des centaines de miniatures colorées semblable à des mosaïques se mettent à vibrer au contact des unes et des autres avant de s’agencer, de s’emboîter comme les pièces d’un puzzle. Un grand fracas que mon cerveau a appris à trier depuis tous ces épisodes nocturnes. Et mon regard s’arrête.Face à moi, un escalier de métal et de verre serpente dans le noir. Du haut des marches, l’entité y descend comme pour défier celle qui l’avait provoqué. C’est-à-dire, moi ! Ces paroles raisonnent comme un écho dans cet environnement -	Je suis le désordre qui habite tes pensées… le trouble qui court sur ton âme égarée dans ta douce folie.  Je suis… Ce mystère qui pénètre ta chair, le silence de tes pleurs qui agonisent à l'infini. Notre amour qu'on croyait petit a grandi quand je suis parti. Grandi comme une déchirure. Comme une blessure… Un peu plus à chaque clignement de cils, il se rapproche. Soudain, l’homme habillé d'une longue tunique blanche est à présent là à quelques centimètres, me frôlant presque. Son visage n'est que néant.-	Tu as fait de moi l'élixir de l'amour désemparé. Je suis l'arme qui ruine ton passé.Aussitôt, je sens mon cœur s’accélérer, l’effluve de mon sang enflamme mes veines. -	Nous c'est une illusion qui meurt … meurt …meurt…mm[/i]Il est venu, je ne l’ai pas reconnu. En une bourrasque de vent, il a disparu. Cependant, le son de sa voix continue à sonner à mon oreille, cet éternel poésie « stérile » qui le caractérise-	Au bout du monde, il y a le cœur -	Au bout du désespoir, il y a la foi -	Au bout de cet instant, il y a la douleur -	Au bout de moi … Il y a TOIC’est lui... Je n’ose prononcer son nom. Du moins, je ne peux. Ce prénom ne dépasse pas l’espace de ma gorge. La sonnerie d’un réveille déchire le silence. Je n'ai pas souvenir d'en avoir un. Mais le BIP incessant se fait plus intense. Alors, je tends une main fébrile vers l’objet. Il se tait.La tête dans un étau, j'ouvre péniblement un œil, ce rêve encore présent dans ma conscience m'embrume de terreur. D'un bond je me lève...[Flash unavailable]Je hume l’air. Cette odeur de champignons mélangée à la terre et à la résine de sapin, m'enivre. Je suis dans une forêt. J’ouvre les yeux. Cette forêt je la reconnais.  Je suis chez moi, je suis à Telos. Je me délecte de ces senteurs qui me rassurent. Mon esprit s'emplit de vibrations. Je respire les parfums de sève qui lentement montent en moi.Rassurée, je voulais ? Cela ne dure pas longtemps car … A peine quelques minutes, dans ce doux silence, je cherche à me souvenir de ce mal qui me ronge, qui ronge mes viscères. Soudain, je me souviens. Je crois me souvenir, du moins. Et voilà que la tête me tourne, je cherche un peu de lumière. Mes yeux rôdent à travers les résineux. Une fois de plus, la panique s’empare de moi. J’essaie de sortir mes mains. Elles se sont profondément enracinées en terre. J'insiste, insiste et insiste. Au prix d'un effort surhumain.Enfin, elles se déplient. Je les dirige vers la lueur. Et j'essaie de crier... J'essaie de crier... Crier ... Crier son nom… Je crie, crie, mais seul le silence répond à mon écho.Debout sur ce tapi de mousse, je l’entraperçois cette lueur vive. J’avance pas à pas vers elle. On aurait dit un coucher de soleil, je cherche une issue vers ce chemin, mais plus je progresse et plus le paysage défile rapidement m'obligeant à précipiter mes pas. Alors, j’accélère. J’accélère tellement qu’à la fin je me mets à courir, les arbres défilant à mes côtés.  J’atteins, cette fresque du couchant. Plus je la regarde, plus elle fait virevolter ses orangés, en mélangeant ses jaunes solaires qui disparaissent soudainement dans la nuit d'un parme insondable. Je crie de nouveau... Personne ne répond. Je cours encore plus vite...  Je me reproche, je sais, je le sens...Il apparaît enfin, il est là... l'homme à la tunique blanche. Il sort de la forêt. Je m'arrête et il se tourne doucement vers moi. Son habit blanchâtre revêt les couleurs du couchant et sa capuche masque son visage. Il lève une main, me pointe du doigt et tel un avertissement, hurle :"Jagabamda, tu n’empruntes pas la bonne direction. Ton devoir est ailleurs"Sur ces quelques mots, ces traits se modèlent sur ce visage qui apparaît comme un fantôme révélé par une incantation magique. Le centurion, mon centurion !! Et disparaît comme il est venu.Je suis tétanisée par cette angoisse, ce doute et cette passion qui coulent encore dans mes veines.Le coucher du soleil qui rayonne dans ma direction se rapproche de moi.  Il me soulève, je m'envole dans un cercle rayonnant, tourbillonnant de plus en plus fort de plus en plus haut dans cet arc-en-ciel, enivrée par l'odeur grisante de bois de pins et de sapins.Brusquement, je tombe... tombe... tombe, … Et, cette fois, seul cette sensation du vide me terrasse de peur, mon cœur écrasé par cette terrifiante pression.Surmontant ce supplice, j’atterris. Plus justement, je me pose. Telle une feuille se détachant d’un arbre que le vent porte sur le chemin. Un après l’autre, mes pieds se posent le sol. Je me décide de m’allonger sur ce chemin bordé par d'immenses arbres.  En boule sur ce matelas de mousse, j'ai froid et me couvre de cette infinie forêt comme d'une couverture. Je m'enroule dans les épines de pins. Étonnant, je me sens bien. Cela me réchauffe. Et voilà qu’une fois de plus, mes mains deviennent racines, mon corps se pare de ces écorces odorantes et de ces mousses verdoyantes. Ma chevelure se magnifie par des couleurs flamboyantes de l'automne. Elle s'épanouit le long de mon corps qui devient tronc puis feuilles. En me fondant dans cette nature, je me sens exister tout simplement.Brusquement, une forte rafale fait trembler les épaisses branches. Il y a quelqu'un à mes côtés...Un vent de panique aurait pu s’emparer de nouveau de moi, et pourtant, rien. Je me laisse porter. Il n’y a pas que quelqu'un, elles sont bien plus... Leurs verbes se font mélodieux-	Que va devenir le pauvre soldat au cœur meurtri quand on sent les griffes de la bête se planter et que l'âme cesse tout à coup d'exister.-	La survie devienne douleur lancinante.-	Où aller quand toutes nos missions sont derrière nous. Lorsque les hurlements cessent enfin que les plus braves d'entre nous ne se relèvent plus-	Le guerrier doit faire face à ses regrets-	Quel espoir peut nourrir un soldat usé-	Celui de combattre à nouveau ou celui de mourirElles m’encerclent, me serrent contre elles. Elles m’étreignent de leurs bras, me déracinent, me réchauffent et me bercent. Instantanément, mes larmes deviennent perles et roulent sur ma joue. Mes racines deviennent cendres, mon tronc s'enflamme et embrase mes feuillent. J'exulte, tremblante d'un feu dévorant, tel qu'une symphonie de parme flirtant avec le rubis explose en un rouge sang. Ce rouge inonde mon âme, brûlant le peu de terre verdoyante qui reste en moi. Je bouillonne tel un volcan. La lave se déverse de plus en plus rapidement... tandis qu’elles, elles ont autant le verbe beauMa soeur quand tu lèveras ton bouclier.... Nous aussiMa soeur quand tu fonceras vers l'ennemi... Nous aussiEt si la mort nous attend sur le chemin du retourAlors nous mourrions à tes côtés le sourire aux lèvres car nous sommes une familleDans un sursaut, je prends une profonde respiration, et j'ouvre les yeux....************La chambre encore noyée dans la pénombre. Je me sens moins seule. Moins seule, comme mon cœur, moins, à la dérive. Je m'assois sur le rebord du lit, la tête en feu, la gorge nouée, le corps déraciné, arraché au sommeil.Je médite sur ce curieux cauchemar, ce tumultueux rêve qui me laisse quand même un goût de cendres. D’habitudes, ces rêves s'effilochent et au petit matin, il n'en reste quasi que des fragments, des lambeaux que j'élimine d'un revers de main. Mais ce matin, ma mémoire me restitue les songes comme si quelque chose en moi voulait me signifier que ce rêve a un sens particulier.Pour ne pas l’oublier, agissant avant de réfléchir, je mets pieds à terre. Je me précipite.Installée à l’unique bureau de la pièce. Je m’affaire sur l’écran. Deux, trois, quatre effleurements Un glissement des doigts sur la dalle tactile. Une icône rouge. Mouvement de l’index, tapotements, deux rapprochés pour activer le programme. L’appareil réagit à la pression de mes doigts. Un écran bleuté crache ses pixels. Une icône en forme de pochette surgit dans le coin droit. Je ne sais pas vraiment ce que je souhaite faire, je me laisse guider par mon esprit vide. Je ressens juste une sorte d’urgence au fond de moi, un besoin de mettre mes idées au clair, de garder une trace de la nuit précédente. J’effleure quelques touches.  Aussitôt le moniteur s’élargit. Le puissant logiciel de traitement de texte s’active.  A présent il ressemble à une feuille A4, et envahit l’écran. Je jette les bases du récit, écrit quelques dialogues, tente un ou deux découpages. La trame, même un peu simpliste reste la mêmeA gauche une barre de tâches propose une multitude d’options : « Effacer, fermer, enregistrer sous … » Ce qu’il faut faire ? Enregistrer ? Je n’ai pas la moindre idée, je sais juste que j’en ai besoin…Je prends une profonde inspiration. J’ignore sincèrement ce que je suis prête à faire. Je suis incapable d’anticiper. Les choses ne se passent pas au niveau de mon cerveau, mais au creux de mes tripes.  Je me redresse. Cela me semble ridicule, tout à coup. Je ne suis pas une petite fille et n’avais aucun besoin de rédiger ce genre de « journal intime ». Imprévisible, échappant à la réalité, profitant de ce moment de fatigue, cette amère impression de vide, le dialogue intérieur, cette "vieille" maladie, se remet en marche. Deux Jagabamda que tout oppose, ombre et lumière, s'affrontent en moi : "prends garde, tu vas y perdre ton âme" Et les mots, flèches empoisonnées, virevoltent en espèce de code de la vie quotidienne. Je rejette avec dédain les avertissements. Me faudrait-il désormais me méfier de mes nuits ?"Foutaise !" Je n'ai guère de temps d'aller plus avant dans la polémique avec moi-même. J’hésite, puis : « Fermer » . Le logiciel refuse d’exécuter l’ordre sans une dernière confirmation : "Voulez-vous enregistrer les modifications apportées au document" « Dans la nuit… Elles appellent » avant de fermer ? Un clic sûr « oui »L’écrit disparaît et le traitement de texte réintègre la tour noyée de nuage… Avant de s’éteindre.Toujours assise sur cette chaise, j'attends que le jour se lève ... Confortablement installée sur ce siège,  ma tête se pose mes genoux portés à la hauteur de mon menton, comme enroulée dans du coton.Je me prépare à m'apparaître dans quelques secondes... A l'intérieur de ma "chrysalide" je connais tous ces nombreux changements. Mon corps, mon esprit, mon être tout entier se réorganisent. J'inspire d’abord de grandes bouffées d’air pour gonfler mon abdomen. A présent, j'émerge...Quelques gouttes d'eau glacée récupérée au robinet de ma salle de bain, que je me jette au visage, me fait reprendre peu à peu mes esprits. L'horloge ne me surprend le moins du monde, à peine cinq heures. Seuls les actifs, bon gré mal gré, sautent du lit dans la froideur du matin. Même si le réveil nous arrache et nous oblige à mettre fin à une certaine complaisance de ces nuits à la fois tourmentée et rassurante.
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