<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Corellia]]></title><description><![CDATA[Corellia]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/35</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:23:53 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/35.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Tue, 12 May 2026 16:16:23 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Quand les dés sont jetés]]></title><description><![CDATA[La pièce était petite, sans fenêtre, éclairée par une unique lampe à spectre froid posée sur une table basse en métal. Quelques caisses tenaient lieu de sièges. Une carafe d'eau, trois verres. Devron avait pensé aux détails, le genre d'attention qui trahissait une longue habitude réunions pour un magnat des affaires. Le noble Kuati se leva à leur entrée, ses traits accusaient une fatigue récente que sa mise soignée ne parvenait pas tout à fait à dissimuler.
— Messieurs, dit-il en les regardant tour à tour. Je suis heureux que vous soyez tous les deux là.
Il n'avait pas l'air heureux au contraire il avait l'air de quelqu'un qui porte quelque chose de lourd depuis trop longtemps et qui espère enfin pouvoir le poser. Les deux B2 prirent position de part et d'autre de la porte. Syn Deubré s'installa sur une caisse avec la raideur d'un homme qui aurait préféré être ailleurs. Le Seigneur Sith lui préféra rester debout, les bras croisés, et attendit.
Devron n'hésita pas longtemps avant de prendre la parole
— Kuat se complique, commença-t-il. La régente Elisabeth a renforcé ses alliances ces dernières semaines. Elle s'est rapprochée d'une faction que je n'ai pas encore pu identifier précisément, mais dont le commandement opérationnel semble être confié à un Chiss, un certain Hivernus, ce qui en soi est déjà inquiétant. Quand bien même je suis dans ses bonnes grâce car je lui affice mon soutient je ne l'aurais pas imaginer capable de faire un coup de force de la sorte avec un contingent étranger...et le pire c'est que d'après certaines de mes sources les Républicains sont également dans le coup.
Il marqua une pause, en profitant pour prendre une gorgée d'eau, tandis que ses deux auditeurs attendait de connaître la suite de ces paroles.
— Mon groupe industriel redirige des fonds vers le Clan Bancaire depuis presque un an désormais. Le Clan, ou plutôt notre ami monsieur Deubré, les blanchit, les redistribue en soit rien d'étonnant mais avec le nouveau régime qui s'installe sur Kuat, j'ai le sentiment qu'une purge ou plutôt une chasse au sorcière se profilera tôt ou tard et chaque famille y sera soumise, la mienne y compris. Si les autorités de Kuat découvrent ses transactions de détournement de fond j'aurais certainement des problèmes, mais Kuat ayant un statut neutre, ils s'activeront à communiquer au Clan Bancaire, et si ce dernier malgrès l'aide de monsieur Deubré fait une enquête...enfin bref, notre opérationn financière pourrait nous mener tout droit à notre perte...
Le silence qui suivit n'était pas inconfortable. C'était le silence de gens qui mesurent l'étendue d'un problème avant de chercher comment le résoudre.
Ce fut Syn Deubré qui le rompit.
— Dans ce cas, dit-il de sa voix égale et précise, peut-être serait-il judicieux d'envisager une reconfiguration des arrangements actuels. D'autres institutions financières serait ravi de vous aider...
L'Anzat tourna la tête vers lui.
— Un retrait...
Le Muun soutint son regard deux secondes de plus que la plupart des gens n'auraient pu le faire, ce qui témoignait soit d'un courage certain soit d'une mauvaise évaluation de la situation. Puis quelque chose changea dans l'air de la pièce, une pression subtile, invisible, qui se concentra très précisément autour de la gorge de Syn Deubré. Le conseiller porta la main à son cou, ses doigts ne trouvèrent rien à agripper.
— Vous n'êtes pas un associé, Deubré, dit Zaden, et sa voix était parfaitement calme. Vous êtes un outil et les outils ne se retirent pas. Ils fonctionnent, ou ils sont remplacés. Est-ce que je me fais bien comprendre ?
La pression disparut aussi vite qu'elle était venue. Syn Deubré déglutit discrètement, rajusta son col d'un geste qui se voulait naturel, et acquiesça.
— Parfaitement, dit-il.
— Bien. Continuez, dit le Sith à Devron sans transition.
Le noble Kuati reprit comme si l'interruption n'avait pas eu lieu...
— La situation de notre ordre n'arrange rien, je sais. Vinsoth...
— Vinsoth est perdu, coupa cours Zaden. Notre présence sur Ossus est pour l'instant notre seule base opérationnelle. Deux navettes fonctionnelles. Le Gladius en réparation. Nous n'avons pas les moyens d'une confrontation directe avec qui que ce soit pas maintenant.
— Ce qui signifie que nous devons être intelligents, dit Devron.
— Ce qui signifie que nous devons être intelligents, confirma Zaden.
Il y avait quelque chose de presque ironique dans l'échange, deux hommes qui se répétaient la même phrase pour mieux la peser. Devron prit une courte inspiration.
— J'ai envoyé mon apprenti sur Coruscant, dit le Sith avant que l'autre puisse reprendre. Il y a là-bas un gang avec lequel nous travaillons depuis un moment. Une source de revenus, un accès au marché noir pour l'armement. Mais ça ne suffit pas. Il me faut des appuis dans des zones qui échappent aux sphères d'influence de la République, l'Impérium, Les Séparatistes. Des espaces où agir sans être surveillé.
Devron hocha la tête lentement, et quelque chose s'alluma dans son regard.
— J'ai justement une idée là-dessus.
Il se leva, fit deux pas, comme s'il avait besoin de mouvement pour réfléchir.
— Coruscant. Vous connaissez le Soleil Noir ?
— J'en ai entendu parler.
— Personne ne fait que "en entendre parler" avec le Soleil Noir. C'est l'organisation criminelle la plus puissante des bas-fonds de la capitale. Bien implantée, bien financée, tentacules sur une demi-douzaine de planètes au moins. Intouchable pour un gang ordinaire...Mais pas pour un Sith.
— Continuez.
— Si ce gang, avec l'appui de votre apprenti, commençait à mordre sérieusement sur le territoire du Soleil Noir... pas pour gagner, soyons clairs. Juste pour faire suffisamment de bruit. Le Soleil Noir réagirait. Ils enverraient des renforts depuis leurs autres cellules. Ça créerait une guerre des gangs à grande échelle au cœur même de la capitale républicaine.
Syn Deubré releva la tête.
— C'est de la folie, dit-il.
— Taisez-vous, dit Zaden sans le regarder.
Devron poursuivit.
— Avec la République focalisée sur les troubles intérieurs de Coruscant, leur attention se détournera légérement. C'est là qu'intervient le deuxième volet. Il marqua une pause, comme s'il choisissait ses mots avec soin. Je travaille actuellement avec Rendili StarDrive sur un contrat de fourniture. Réacteurs subliminiques, générateurs d'hyperdrive de cinquième génération. Mon groupe achemine ces composants vers leurs chantiers orbitaux.
— Ce qui vous donne accès à leurs installations, dit le Seigneur Sith
— Accès partiel. Pas aux plans. Mais j'ai des yeux et des oreilles là-bas depuis assez longtemps pour savoir que le projet en cours n'est pas un contrat ordinaire. Plusieurs chantiers navals républicains travaillent en parallèle sur des prototypes. Chacun sur une portion différente. Rendili coordonne l'ensemble. D'après ce que j'ai pu glaner...
Il baissa légèrement la voix, même dans cette pièce fermée.
— Ce serait un croiseur de combat. Nouvelle génération. Quelque chose que personne n'a encore vu.
Le Sith ne dit rien pendant quelques secondes. Son regard était tourné vers un point indéfini du mur, mais il ne regardait pas le mur.
— Les plans, dit-il enfin.
— Si nous les obtenons... j'ai des contacts dans les chantiers indépendants. Des gens discrets, compétents, qui ne posent pas de questions tant qu'ils sont payés. Nous pourrions mettre sur pied notre propre projet. Avec un croiseur de combat en comptant également le gladius il serait simple de s'emparer de quelques systèmes isolès en Bordure extérieur
La pièce était silencieuse. Dehors, quelque part dans les entrailles du spatioport, un conduit d'aération claquait contre sa fixation dans un rythme lent et sourd.
Le Sith déplia les bras, si il le pouvait un grand sourire apparaîtrait sur son visage
— Alors c'est ce que nous allons faire.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/23831/quand-les-dés-sont-jetés</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/23831/quand-les-dés-sont-jetés</guid><dc:creator><![CDATA[Zaden Kryos]]></dc:creator><pubDate>Tue, 12 May 2026 16:16:23 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Une nouvelle élection à Corellia]]></title><description><![CDATA[Post n°16
Auteur : Mufus
Il devait être aux environs de 23h, la fin du dépouillement des scrutins devait se terminer bientôt. Et d’ici quelques minutes il ne faisait aucun doute que l’on connaitrait le nom du nouveau dirigeant de Corellia. Mufus était assez tendu, chose normale étant donné qu’il était lui-même un prétendant. Le Jawa avait établit son QG de campagne principal dans un PUB Corellien à l’image des autres QG de campagne de sa liste électorale qui en avaient fait de même. Une manière de relancer l’économie par la consommation de substances psychotropes alcoolisées. Ainsi  lui et bon nombre de ses partisans tuaient le temps et leur foie à commander maintes boissons et jouer à des jeux de société gracieusement prêté par l’établissement. Le jeu d’échec était un jeu bien difficile pour le petit homme et il n’avait encore remporté aucune victoire lorsque son adversaire durant la partie lui montra la télévision qui était dans un coin de débit de boisson. Les résultats des élections allaient être annoncés  sur la principale chaine d’information Corellienne. Son cœur se mit à battre à forte allure, et le petit Jawa manqua de tourner de l’œil et de vomir les 4 peintes ingérées durant la partie. Mais il tenu bon, et tel les plus grands héros des temps jadis le petit homme resta fier et droit sans s’effondrer… Une chose qui aurait put être considéré comme exemplaire s’il avait été possible de voir le chaos mental qui régnait alors dans son esprit …. « - C’est avec une grande joie que nous avons le l’honneur d’annoncer que le bureau central du dépouillement à terminé son long et fastidieux travail. Nous sommes dorénavant en mesure de vous annoncer le nom du nouveau responsable du gouvernement Corellien …. C’est avec surprise que nous annonçons la liste électorale du Général Mufus connut pour ses engagements politiques, militaires, et culturels ;  ancienne vedette du mouvement discos et dernièrement chanteur de variété à remporté les élections Corelliennes au premier tour avec une écrasante majorité. Qu’il s’agisse d’une habilitée dans le discours ou ne serait-ce que dans un projet des plus ambitieux le petit homme à sut toucher le cœur des Corelliens. Nous allons bientôt tenter d’interviewer avec notre nouveau chef d’Etat. » Mufus cria un WHOUHOUUUUUU renversant son échiquier et la peinte à demie vide de son adversaire. Ses partisans et lui-même entamèrent différents chants et danses tout en commandant bon nombres de tournées. L’heure était à la joie et à l’enivrement ! Mais il savait qu’une ou plusieurs équipes de journalistes n’allaient pas tarder à faire irruption dans le PUB et lui demander ses premières impressions. C’était une chose qui était impossible à éviter dans ce genre d’évènement, et la meilleure chose encore à faire était de boire et de s’amuser avant de devoir prendre la parole en état ébriété avancé devant toute une population qui croyait dorénavant en vous.  Alors qu’il dansait en imitant un canard sauvage de Dxun ce qu’il savait incontournable arriva enfin. La porte du bar s’ouvrit en grand fracas et  une multitude de correspondants de différentes chaines de télévisions locales accoururent en ça direction se bousculant les uns les autres et scandant vers lui des mots de félicitations et d’encouragements afin d’attirer son attention. Le Jawa les regarda avec amusement avant de sauter de la table et de tomber à leur côtés. Il déchira discrètement le bout de papier qu’il tenait dans sa poche droite sur lequel était rédigé son discours en cas d’échec et sortit à la place le discours de sa poche gauche qui avait été écrit dans la logique d’une victoire pour son parti politique. Là, parmi les journalistes il échangea quelques bonnes paroles avant d’entamer ce court discours et ainsi clôturer sa campagne.  De nombreuses caméras le filmaient, et il lui était possible de voir sa petite silhouette diffusée à l’écran au coin du PUB. Dans un sourire il commença alors à parler.  « - Vous exprimer ma joie en ce jour de réjouissance me sera très difficile compte tenu du bonheur qui parcours en cet instant tout mon être ainsi que les maintes verres que nous avons tous consommés ! Je tiens à partager cette victoire avec tous ceux qui crurent en moi et qui ont soutenus ma liste électorale. Je l’ai dit et je l’annonce maintenant en tant que dirigeant de notre nation, Corellia à devant elle des siècles et des siècles de prospérité et continuera à vivre et agir dans la logique qui est sienne, une logique indépendante et bienveillante.Ma première tache en tant que chef d’état prend lieux ici, en ce jour, et devant vous. Afin d’assurer une pérennité totale à la nation en cas d’agression, de kidnapping, ou même de meurtre sur la personne du dirigeant, je vous annonce que le gouvernement de Corellia  qui va être formé est basé sur un système nouveau et plus juste. Corelliens  je vous annonce, à vous tous, que le poste de dirigeant de la planète qui s’offre à moi pour cette nouvelle ère n’est pas unique ! En effet, le nouveau système Corellien est basé sur le pouvoir égal de deux hommes, qui permet d’éviter toutes conséquences néfastes dans le cas ou le président ne pourrait pas être capable de diriger ou toute autre évènement se concluant par cette action. C’est non sans une grande joie que je vous donne sans tarder le nom de l’homme qui partagera à égalité ce pouvoir avec moi : il s’agit de l’ancien sénateur et souverain de Dantooine, messire Jinn Fear. Ses compétences liées aux miènes et celle des membres de notre nouveau gouvernement permettrons d’aboutir au futur que nous nous fixés d’atteindre.  Je ne parlerais plus longtemps, nous en une soirée de réjouissance ! Moins de parole, ceci ne nous donnera que plus de temps pour nous enivrer ! Faites couler la bière, le rhum et j’en passe, car demain, nous devrons tous, unis, partisans comme ancien adversaire travailler main dans la main à ce vaste projet. Merci, bonne soirée ! La pêche ! »Mufus termina ainsi son discours avant de se jeter la tête en avant dans un rire sur ses partisanq qui le soulevèrent avec entrain en scandant son nom et celui de Jinn Fear. Ainsi les dès étaient lancés, le petit homme fut porté dehors par son cortège et ils traversèrent ainsi bon nombre de rues en état d’ébriété, chantant riant et rejoins toujours plus par les gens qui s’agglutinaient vers eux. Ainsi aux alentours de 4 heures du matin des millions de personnes étaient toujours dans les rues de la planète à fêter cette date historique. L’accession d’un Jawa et d’un étranger au gouvernement Corellien.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18376/une-nouvelle-élection-à-corellia</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18376/une-nouvelle-élection-à-corellia</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 17:00:39 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Réunion de l&#x27;OCD.]]></title><description><![CDATA[Post n°30
Auteur : Mufus
Ce ne fût qu’une fois le sujet du Cerberus mît de côté que la situation générale autour de la table des négociations sembla s’assagir. Certes, il restait encore bien des animosités entre certains intervenants, (en particularité entre le Sénateur O’lonell et Toskrew), mais ces gens-là étaient des politiques et des militaires, chacun connaissait l’ordre des priorités et l’importance de leur présence en ce lieu. Le temps était un avantage précieux et il ne fallait pas le perdre en de vaines discussions. C’est ainsi que tous gardèrent leurs différents pour eux-mêmes. Ils avaient compris que leurs objectifs étaient communs et qu’il était mieux d’avancer unis pour les concrétiser que de se restreindre à un seul carcan et craindre de voir ses efforts ne pas aboutir. Car L’O.C.D ne pouvait fonctionner si l’individualisme prônait. Cette organisation était un outil, le moyen de mettre un terme à des ennemis partagés et d’assurer à ses membres une position de dominant sur l’échiquier galactique. Ce qu’ils faisaient n’était pas désintéressé, les membres du Grand Conseil n’avaient rien de hippies ou de non violents, ces hommes et ces femmes n’étaient pas des tendres ni des Jedis ! Chacun savait que jours après jours, ils se rapprochaient inexorablement d’un conflit Galactique aussi violent et immoral que le précédent. Ils avaient conscience que ne rien faire était se condamner, c’est ainsi que de gré ou résigné, ils s’étaient rassemblés ensembles sous la bannière de l’O.C.D avec le projet de s’y préparer. Ces gens comptaient bien être des acteurs majeurs dans le conflit futur qui s’annonçait. Ce jour-là, le sang serait versé en leur nom. Car on ne faisait pas d’omelette sans casser des œufs, on ne faisait pas de guerre sans tuer des innocents ! Le simple fait de penser ou de ne serait-ce que croire à ces idéaux utopistes, c’était montrer que l’on n’avait pas l’étoffe de diriger, que l’on était faible et naïf, que l’on mènerait les siens à une mort certaine. Car celui qui décide et qui gouverne doit être prêt à des sacrifices, autant physiques que moraux, afin de préserver les valeurs qu’il défend. La majeure partie des membres de l’OCD avait les mains couvertes de sang et ces personnes ne s’en cachaient pas ! Certain s’en délectaient, les autres avaient fini par l’accepter. Comme Mufus l’avait dit jadis, ils avaient tous perdus quelque chose lors de la première Grande Guerre Galactique.  Mais ceci les avait aussi renforcés et rodés, à présent ils savaient quoi faire. Le temps de la Seconde sonnerait, l’entre-deux-guerres touchait à sa fin et la galaxie s’embraserait de nouveau. Savoir ça et l’accepter au lieu de vouloir l’empêcher était la différence majeure entre des enfants Sénateurs comme Taizen et le Cerberus et les grands de ce monde.   Mais trêve de bavardage ! Ce faisant, ce fût dans une ambiance froide mais attentive qu’Alesan décida de prendre à son tour la parole. Il régnait alors un silence de plomb dans le salon, mais il était forcé de reconnaître qu’il était difficile, voire impossible, de savoir réellement si les intervenants masculins s’étaient tus en raison des propos de la sénatrice d’Ondéron, ou bien s’ils avaient seulement étés sous le charme de cette femme de pouvoir. Quoi qu’il en soit, la jeune femme avait obtenu ce qu’elle désirait, elle avait attirée vers elle toute leur attention.  L’intervention de cette femme de glace au corps bouillonnant avait mît fin aux débats stériles et avait recentré l’intégralité de la discussion autour des vrais sujets. Il en était ressortit que la meilleure chose à faire était de se confronter à cette proposition. Celle qui s’était faite la plus discrète avait au final était la plus rationnelle et fait clairement preuve d’un sens inné pour résoudre de ce genre de situation. La regardant, Mufus était certain que si elle en avait eu les moyens plus tôt, Alesan aurait pût être un véritable danger pour certaine personnes. Mais la fleur n’avait mis que plus de temps à murir et ses épines en étaient que plus piquantes. La regardant avec admiration, le petit Jawa voyait en la Sénatrice Jeaix une femme magnifique mais aussi une personne de pouvoir, charismatique et autoritaire. Une femme parfaite ! Le petit homme était content de la considérer parmi ses proches ! D’un geste absolument pas classe, il lui adressa un pouce levé et un gros sourire, c’était sa manière à lui de lui signifier ses félicitations pour son intervention. Les sept hommes et femmes siégeant à la première réunion de l’Organisation Commerciale Dissidente étaient enfin parvenus, au prix d’un long débat, à un accord sur la stratégie commune à adopter quant à la Forge Stellaire. Détruire la station spatiale était un objectif primordial s’ils voulaient conserver leur position de force, laisser cette arme dans les mains de l’Omega, c’était craindre à tout moment un bouleversement dans l’équilibre des puissances. Toutefois, il fallait aussi éviter que les Renegats et le Général Hell se sortent indemnes de cette attaque. Il fallait que les deux camps s’affaiblissent et que l’O.C.D s’en sorte avec le minimum de perte. En agissant dans l’ombre, ses membres devaient faire en sorte que l’Empire et les Rebelles aient la tête sous l’eau,  qu’ils ne puissent se relever et penser leurs blessures, ce serait à ce moment-là qu’on les surprendrait ! Le véritable combat ne commencerait qu’après et leurs ennemis ne le comprendraient que trop tard. Il fallait donc se fier au proverbe qui voulait que si l’on voulait la paix, il fallait préparer la guerre. Mais dans leur cas, ils voulaient la guerre et la préparaient ! Ainsi il fallait ôter à l’ennemi ses jouets les plus dangereux pour pouvoir ensuite lui donner des coups de pieds au cul sans risquer de se prendre une torgnole qui empêcherait à jamais de recommencer. Il était surprenant voire assez triste de remarquer que la fantastique créativité de l’esprit se complaisait quasiment toujours à la destruction et non pas à la création. Les hommes se réunissaient plus facilement pour tuer que pour créer. Mais dans ce domaine ils étaient bons ! Chacun mettrait ses capacités au service de l’O.C.D dans l’attaque sur la Forge Stellaire. Les yeux brillants du Jawa fixèrent un à un chaque membre de cette assemblée avant de se tourner vers Jinn. Le seigneur Sith acquiesça d’un léger signe de tête. Il était temps de conclure la réunion et de se préparer. Mufus sortit d’une de ses poches un briquet gravé d’une faucille et d’un marteau et le posa sur la table. D’un geste las, Jinn fit voleter toutes les cartes de tarots et le contrat jusqu’à lui. Le jawa disposa alors le tout en un petit tas devant lui avant d’y mettre le feu. Les preuves étaient systématiquement détruites … De longues flammes s’élevèrent alors du papier qui se consumait. Passant devant le visage du président Corellien, elles lui donnèrent durant un moment un aspect démoniaque. Pendant ce court instant, le petit être parut bien sombre qu’il n’y paraissait. Ses yeux se délectaient du spectacle des flammes … Il se rappelait avec tristesse l’incendie de Kashyyyk qu’il avait provoqué jadis avec son cousin … Il se souvenait parfaitement de l’accident et des enfants qu’ils avaient sciemment tués pour les réduire au silence ... Mais pourtant ce n’était pas la mort de ses bébé wookiees qui l’attristait en cet instant ... Plouf lui manquait … Sans s’en rendre compte, cette attitude sérieuse à côté du feu lui donnait un étrange charisme, on avait l’impression de voir là le Mufus de la propagande Séparatiste d’antan. Non pas un Jawa ordinaire mais bel et bien un grand « homme ». Du moins ce fût le cas jusqu’à ce qu’une de ses manches  ne s’enflamme et qu’il couine comme un enfant. Éteignant le feu en frappant son bras contre la table (pratique instinctive chez les membres du clan Gabu pour lutter contre un incendie), il prit enfin la parole.      « - Je rejoins la position de Mlle Jeaix quand à l’opération à mener sur la Forge Stellaire. Je pense que nous sommes tous d’accord sur ce point ? Personne ne répondit négativement, Mufus poursuivit. Mes chers camarades, soyez conscient que bien qu’inconnu du public, cette date restera historique. Elle marque notre participation à l’affaiblissement de notre adversaire, et s’inscrit dans le premier acte visant à nous préparer d’un conflit majeur galactique que nous ne pouvons prévenir. Nous devons nous assurer de conserver notre avantage, aussi me joint à la sénatrice Jeaix en vous demandant de ne faire intervenir qu’une force militaire adaptée à la situation. Déployez tous nos moyens dans cette opération est aussi stupide que dangereux. Nous devons être les véritables gagnants de cette attaque avec des pertes minimales ne mettant en cause notre poids intergalactique. Cette station doit disparaître et l’Empire doitt y payer un lourd tribut.Nous nous retrouverons tous à la prochaine réunion, et pour certain sur le champ de batailles.  Souvenez-vous que la date de la future réunion n’est pas encore définie, si un membre veut réunir le conseil, il doit prévenir les autres et utilisant un message codé et les noms de codes que nous avons établis. Toute réunion ne peut se faire que dans une salle parfaitement sécurisée et ne devant pas détenir le moindre appareil électrique. Nous ne ferons jamais deux fois une réunion dans un même lieu, c’est la mobilité du conseil qui nous assure la plus grande protection. Mlle Jeaix nous attendons tous avec impatience les résultats de votre initiative, je vous souhaite bonne chance. Sur ce, la séance est levée. »  La réunion était terminée. Le feu s’était arrêté et il ne restait à présent plus qu’un petit tas de cendre sur la table. Chaque membre se leva l’un après l’autre. Les mains se serraient, des adieux se faisaient. Le petit Jawa serra chaleureusement la main de Toskrew et O’lonell et profita du tumulte pour se glisser jusqu’à Alesan. Il lui tira délicatement la manche droite pour lui signifier qu’il était là (elle ne semblait pas l’avoir vu) la jeune femme se retourna alors dans sa direction. Bien qu’il était impossible de le voir dans l’obscurité de sa capuche, le petit bonhomme rougit.      « - J’espère vous revoir bientôt Mlle Jeaix, j’ai été tenu au courant des mesures que vous avez prises sur Dxun suite à notre discussion sur Corellia ! C’est super ! Il faudra donc au tour de ma nation à officialiser des mesures « vertes » afin que nous pussions faire émerger le Patrimoine Mondial Galactique Culturel et Naturel et son Traité Ecologique Intergalactique comme convenu. Mais bon je ne vais pas vous faire chier à parler du boulot après cette réunion, on a déjà pas mal de pain sur la planche avec le reste ! En tout cas j’espère que la prochaine fois que nous nous verrons ça sera un peu plus longtemps, j’ai été triste que votre venue sur Corellia fût si courte ! Mais nous verrons bien qui fait le déplacement la prochaine fois ! Et puis ça serait sympa de se faire un golf un de ces quatre, je suis sur vous z’avez un swing d’enfer ! Puis une bonne bouffe avec du bon vin ! Mufus remarqua alors que Gelmir semblait sur le point de partir ! Bon je ne vais pas vous embêter plus longtemps ! Et je crois que Gelmir se barre en douce sans dire un salut d’adieu ! » Il monta sur une chaise pour être au niveau de la jeune femme avant de la serrer contre lui (en toute amitié !). Si certain pouvaient trouver cette marque d’affection très tactile, Mufus avait toujours l’excuse bidon de « tradition Jawa », les autres ne connaissant généralement rien aux us et coutumes de son peuples ça passait impec ! Et il était rare de voir des gens risquer l’incident diplomatique en refusant de se plier à des traditions. Les adieux étant faits il sauta à terre et s’en alla vers Gelmir. En quelques petit saut Mufus arriva enfin jusqu’à Gelmir. Il était assez difficile de savoir ce que pensait en cet instant le grand gaillard dans son armure mais Mufus n’y songeait pas lui-même ! Le petit être fît signe à son successeur séparatiste de se baisser pour lui faire quelques confidences à voix basse.      « - Je ne compte pas vous laisser le plaisir de botter des culs d’Impériaux tout seul dans la Forge Gelmir ! Si vous participez réellement à cette mission casse-cou parmi le commando Corellien dépêché dans la bataille, alors je ne veux pas vous laisser « seul » là-bas. Je m’y joindrais moi aussi sous couvert de l’anonymat. Je ne pense pas que vous vous souvenez de l’annonce lors de votre décoration à la fin de la guerre mais ce que j’ai dit jadis m’est toujours en tête : nous sommes des gens de terrain et un jour ou l’autre notre instinct guerrier reprend le dessus ! Le temps des paroles est passé, il vient à présent le temps de la sueur, du sang et des larmes. Nous haïssons la guerre autant que nous l’aimons, nous ne vivrons et ne connaissons au final que pour l’aimer et la haïr. Nous ne savons faire que ça … et mine de rien on fait ça bien ! Du moins ya d’autres choses aussi qu’on fait bien mais bon huhu … Bref je vous propose de faire ça comme au bon vieux temps, de fracasser ces powers rangers blancs ensembles ! Mufus tapota le bras de Gelmir. Mais en attendant faîtes attention à vous ! Et donnez-moi de vos nouvelles ! »Mufus regarda la pièce, elle se vidait au fur et à mesure. Ce rapide coup d’œil lui permit de remarquer que Maar était déjà partie ! Il comptait bien ramener la jeune femme chez elle, c’était le minimum de la galanterie avant d’être venue la chercher. Il saluât militairement Gelmir avant de lui serrer la main et de quitter à son tour la pièce. Alors qu’il partait il remarqua Jinn qui discutait avec Alesan, à la vue des grands gestes que faisait son ami, le jawa conclut que soit il tentait d’impressionner la jeune femme en lui expliquant comment il avait intelligemment gagné 50 Cr à la roulette au casino ya quelques jours ou alors il racontait la fin du film mélodramatique Pyjama Partie II qu’ils étés allé voir au cinéma. En tout cas Alesan paraissait être impressionnée, ou alors elle bayait ?! C’était dur de voir d’où il était ! Jinn se retourna et vit que Mufus s’en allait, le petit bonhomme lui expliqua alors en une succession de signe (que seul le Sith était censé comprendre) qu’il cherchait la préfète Shane pour lui proposer de la ramener chez elle et allait ensuite faire des « courses » en bordure extérieure pour quelques jours. Ne comprenant rien, Jinn haussa les épaules. Mufus esquissa alors un mouvement du poignet avec un grand sourire tout en lui adressant un clin d’œil. Tout était dit, mais pourtant Jin n’avait visiblement rien compris. Toutefois, son ami étant polit il acquiesça tout de même à l’adresse du natif de Tatooine. Mufus leva alors son pouce, Jinn en fît de même en signe d’encouragement sans vraiment comprendre et vit rapidement le petit être détaler en courant à la recherche de la jeune femme.Détalant dans tous les sens, le Jawa finit par retrouver Maar Shane dans un des couloirs en direction des hangars. Elle semblait visiblement fatiguée ou alors tendue ? Dans tous les cas, son visage témoignait d’une certaine fatigue. Le petit bonhomme pensa un instant qu’elle tentait de lui signifier qu’il l’exaspérait mais rapidement cette pensée disparut à son esprit. Il ne pouvait imaginer qu’il pouvait être lourd ! Mufus fouillât dans une de ses petites poches intérieures et lui tendit un tube d’aspirine, alors qu’elle considérait le présent avec attention, le petit bonhomme sortit quant à lui un bilboquet d’une de ses grande poches. Il transportait vraiment tout et n’importe quoi dans ses habits ! Tout en s’exécutant sans grande réussite (il se fracassa maintes fois la tête avec la boule en bois), il lui proposa de la ramener, « elle était sur son chemin ». La jeune femme acquiesça et ils firent route ensemble jusqu’à la navette Neimoidienne de Mufus. Malheureusement pour elle il l'aimait bien ! Ils montèrent rapidement à l’intérieur et la porte se ferma derrière eux. Il y avait dans l’appareil quelques gardes de confiance du Général, Brackus et les pilotes étaient quant à eux dans le cockpit. Mufus demanda à Maar de lui donner une aspirine pour le mal de tête que le bilboquet venait de lui causer et balança le jouet dans un coin du vaisseau. Il lui expliqua que par soucis d’anonymat ils rentreraient chez la préfète avec la navette, les destroyers étant trop visible pour sa prochaine destination après Cato Neimoidia. Le vaisseau décolla et quitta l’Achéron. Maar rentrait chez elle !   
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18348/réunion-de-l-ocd.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18348/réunion-de-l-ocd.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:46 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Les préparatifs sont achevés.]]></title><description><![CDATA[Post n°3
Auteur : Jinn Fear
Le seigneur sith s’inclina brièvement en regardant son apprenti. Un genou à terre, un « Mon seigneur », Jinn ne laissait rien paraitre sur son visage mais intérieurement il « souriait ». Il ne pouvait s’empêcher de se demander si Gelmir était « sincère ». Quand il était seigneur noir des sith, il trouvait toutes ses marques de respect normales, obligatoires. Mais là on parlait de Gelmir, général séparatiste, quelqu’un qu’il connaissait bien avant d’en faire son apprenti … alors ses gestes sonnaient faux, semblaient ironiques, c’était trop. Les deux hommes avaient toujours été courtois l’un envers l’autre, mais ça tenait plus du protocolaire qu’à autre chose.  Alors ? De la lèche ? De la moquerie ? Respect véritable ? Respect de la tradition ?ou simple hallucinations du président Corellien ? Peut-être plusieurs de ses réponses, peut-être pas. En tout cas il valait mieux ne faire aucune marque de respect plutôt que d’en faire des fausses, et si il ressentait de nouveau une sorte de mépris, Jinn allait vite faire comprendre à Gelmir que le seigneur sith ici, c’était vraiment lui.     - Ne soyez pas ridicule, vous pouvez vous relever. Si votre flotte à l’intention de rester sur Corellia sachez qu’elle est toujours la bienvenu… Suivez-moi ça va commencer.Une alarme sonna, leur indiquant qu’ils venaient de passer en pilote automatique. Tous les soldats abandonnèrent exceptionnellement leur poste pour se diriger vers la salle à manger d’apparat. Une pièce assez grande avec une table ronde au milieu où tous les membres d’équipage allaient se retrouver pour le briefing de la mission. Jinn et Gelmir passèrent le hall d’accès puis traversèrent un couloir et un salon avant d’entrer dans salle prévu. Tous les membres étaient presque déjà là, ils ne manquaient plus qu’à attendre deux minutes, le temps que le pilote et les copilotes descendent les rejoindre.     - Bonjour à tous. Avant de commencer je dois vous présente un nouvel invité. Inutile de savoir son nom,  vous n’avez pas à l’appeler. Il est hors de notre hiérarchie et ne répond donc qu’à mes ordres. Vous serez peut être amené à coopérer ensemble, je vous donnerai d’autres information si besoin au moment venu. Lieutenants c’est à vous… - Bonjour je vais vous présenter la mission "Jupiter". L’objectif est simple, aller sur Korriban et récupérer un artefact sith dont tout le monde se fou. Les consignes de vies communes et l’emploi du temps sont affichés sur le frigo, veuillez les consulter régulièrement.     - C’est tout ?Les lieutenants se foutaient il de sa gueule? Jinn  avait convoqué les deux plus hauts gradés de son groupe il y a une semaine dans son bureau.  Il leur avait passé le plus d’info possible sur leur mission et les deux lieutenants lui avaient promis de faire le briefing le plus complets que la galaxie n’avait jamais vue, une merveille… et voilà qu’ils sortaient ça. Les promesses avait semblent- il été Mufusienne. Jinn, qui se faisait déjà régulièrement avoir par le jawa, était déçu de constater que ses propres hommes s’y mettaient aussi. Le seigneur sith sonda donc un à un ses soldats pour voir si c’était une blague général, mais ça ne semblait pas être le cas. Les deux lieutenants paraissaient très fiers de leur briefing, les autres trouvaient qu’il avait été magnifique. Jinn se demanda alors d’où lui venait cette habitude de s’entourer de trou du cul. Est-ce que tous ces soldats avaient toujours été des cas sociaux ou c’était le produit amnésique qui avait eu pour effet secondaire de les rendre stupides ? Une chose était sûre, le voyage n’allait pas être triste.     - Très bien … Bon travail. Heu je vous laisse reprendre vos occupations.Heureux de pouvoirs faire ce pourquoi ils avaient été entrainé, ils se pressèrent tous de rejoindre joyeusement leurs postes… Aucun doute il leur manquait bien une case. Mais le fait d’être un peu « bêbête » n’était pas un critère suffisant pour finir dans la bouche du dragon Kryat. Le monstre dormait toujours paisiblement à quelque dizaine de mètre de leur position et il n’avait pas l’air d’avoir faim. De toute façon il était risible de se débarrasser ainsi de ses hommes .Le seigneur sith aurait peut-être dû tout simplement s’informer des effets secondaires de l’injection faite au soldat avant de l’utiliser… Consterné, Jinn fit signe à Gelmir de le suivre et Ils se dirigèrent ensemble à l’arrière du vaisseau, tout près de la salle des machines. Ils entrèrent dans une nouvelle pièce pendant qu’une nouvelle alarme parcourait les entrailles du croiseur, cette fois pour leur indiquer qu’ils étaient passés en hyperespace. D’ordinaire, cette salle était utilisée pour entreposer des armes. Là il n’y avait qu’une caisse en acier trempé, fermé avec une épaisse serrure reliée à un digicode et un lit de camps tout pourri, mais la vraie particularité était en fait d’avoir une porte commune (solidement fermé) avec le garde-manger du dragon Kryat. Entassés, affamés, les prisonniers mourraient lentement dans leur petite cellule, juste à côté des deux dirigeants OCD.      - Voici votre chambre, je vais vous demander d’entreposer toute vos armes dans la caisse. Elle sera fermée pendant une bonne partie du voyage et rouverte en cours si nécessaire, enfin si j’ai envie… Lors de notre derrière leçon, qui était en fait notre seule leçon,  nous avons étudiez les base de la perception. Vous avez eu pour seul devoir de vous exercer et pratiquer quotidiennement ce nouveau don. J’estime que depuis tout ce temps, vous devriez avoir nettement  progressé dans ce domaine. Si ce n’est pas le cas, je ne vois pourquoi je continuerais  votre apprentissage, et dès notre sortie de l’hyperespace vous prendrez directement une capsule de sauvetage pour vous diriger dans une zone inconnu, pourvu que ça soit loin de ma vue. Il faut un minimum de volonté, d’envie et de travail personnel pour apprendre les voies de la force. Alors avant de reprendre votre entrainement, en partant du principe qu’on va reprendre votre entrainement,  je vais devoir savoir ou vous en êtes. Je vais donc vous demandez de me lister et décrire toutes vos expériences avec la force depuis notre dernière rencontre … non … Attendez, avant tout ça je veux d’abord que vous me disiez tout ce que vous avez perçu, avec la force bien entendu, depuis que vous vous êtes amarré à mon vaisseau.Tout en écoutant Gelmir, le seigneur sith lui passa un casque avec une vitre teinté. Ces casques étaient couramment utilisés pour les entrainements des sensitifs, qu’ils soient jedi ou sith. Lors de la dernière de leçon, Jinn avait eu la sensation que Gelmir s’était plus aidé de son expérience de soldat que de la force pour lutter contre les droïdes d’entrainements. Cette fois le président Corellien avait tout prévu, sans la vue et l’ouïe (parce que le casque bouchait également les oreilles) le zabrack allait un peu plus se servir de la force.  Pendant qu’il mettait le casque, un des hommes rentra discrètement dans la chambre. Dans son ancienne vie,  le soldat avait été professeur de Kick-Boxing, il était allé en prison pour avoir tué volontairement trois personnes lors d’une rixe dans soirée bien arrosée. Si sa mémoire était perdue, ses talents de combattant, eux, étaient bien restés, et Gelmir allait devoir les affronter dans un combat à mains nue juste après avoir finis de donner toutes les informations que son maitre lui avait demandées. (Le soldat attaquerait sans prévenir.)((==&gt; Suite ICI&lt;==)) 
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18338/les-préparatifs-sont-achevés.</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18338/les-préparatifs-sont-achevés.</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:29 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Les Ténèbres de l&#x27;Esprit]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Asavar Phocas</p>
<div style="text-align:center"><span style="font-family:Times New Roman, serif">Les Ténèbres de l'Esprit<br />-<br />Épopée métempsychique d'un Skakoan en quête d'un choix</span></div><br /><br /><br /><br /><div style="text-align:justify"><i>Mygeeto. Le monde cristallin. J’étais profondément endormi, rêvant de montagnes brumeuses et de gemmes scintillantes, contemplant les paysages resplendissants de la planète minérale. Dans mes rêves, ces montagnes étaient miennes, mais une ombre s’étendait entre les pics enneigés, et il me semblait que cette fois-ci, mon pouvoir sur ces terres m’échappait. Ce pouvoir, je le sentais glisser entre mes doigts, trop faibles pour resserrer leur étreinte, trop fragiles pour me permettre de m’accrocher à ce pour quoi je m’étais battu. Le désespoir gagnait peu à peu mon esprit et la tempête grondait dans les cieux assombris de Mygeeto. Autrefois, mes rêves me montraient une vision dans laquelle je dominais la planète depuis ses hauts reliefs, observant avec fierté l’objet de ma domination. Aujourd’hui, c’était moi qui étais dominé, alors que le blizzard entamait son hurlement glacial et que les nuages noirs crachaient leurs éclairs dans un grondement rageur. Un grondement qui semblait m’être destiné. Un grondement moqueur et pétri de haine… Les éléments se déchaînèrent alors que je fus frappé de plein fouet par l’orage. Me protégeant tant bien que mal avec mes mains, je ne pus qu’encaisser l’attaque, impuissant, vacillant sur la cime de la montagne, malmené par le souffle glacé et dévastateur. Portées par le vent, des échardes de glace entaillèrent petit à petit ma combinaison, exposant ma peau nue à la fureur de Mygeeto, tandis que dans les cieux, une forme étrange se dessinait dans les cumulonimbus, une silhouette semblable à un monstre hideux doté d’un œil unique au centre de son abominable visage. Il me fixait avec dédain. Je sentais tout son mépris, toute sa haine s’abattre sur moi. Au même moment, le blizzard commença à déchirer ma chair, me réduisant petit à petit à l’état de poussière, tandis que la glace se teintait de rouge. <br /><br />Puis, pendant quelques instants qui semblèrent durer une éternité, il n’y eut que le néant.</i><br /><br /><span style="color:#ffffff">“Quelqu’un ?”</span><br /><br /><i>Je tentais d’appeler à l’aide, mais ma voix ne pouvait briser le silence dans ces ténèbres absolus, ce vide total. Je ne sentais même plus mon propre corps. A vrai dire… je ne me sentais même plus exister. Mon esprit se fit flou. Seconde après seconde… du moins si l’on pouvait réellement parler d’écoulement du temps dans cet enfer, ma conscience se fit plus ténue, mes souvenirs de moins en moins distincts, si bien que je pouvais plus me remémorer ne serait-ce que mon propre nom. Les restes de mon esprit brisé par la folie eurent envie de hurler, d’éclater de rire… de pleurer.</i> <br /><br /><span style="color:#990000">“Ouvre les yeux.”</span><br /><br /><i>Un murmure dans l’obscurité. Quelque chose m’appelait… me ramenait à la réalité. Le monde autour de moi devint plus tangible et il me semblai que je revivais ma vie entièrement en un seul instant.</i> <br /><br /><span style="color:#990000">“Ouvre les yeux.”</span><br /><br /><i>A travers l’obscurité, une lumière se fit plus intense à chaque instant jusqu’à me baigner entièrement de son éclat.</i><br /><br /><span style="color:#990000">“Entends-tu Ma parole, voyageur ?”</span><br /><br /><i>Le monde autour de moi prit soudainement forme, et à travers la lumière aveuglante, je pus distinguer un environnement cohérent se dévoiler. Un environnement qui m'était familier. <br /><br />Je levai le regard vers la source de la lumière et sentit un frisson me parcourir le dos lorsque je reconnus un grand oeil à l’éclat doré. Un oeil gigantesque et menaçant. Un oeil que je n’avais jamais vu, mais dont je sus immédiatement à qui il appartenait. Cet oeil était celui d’un fantôme que j’avais inconsciemment poursuivi toute mon existence durant, tout en niant son existence même, un spectre hantant mes nuits, source de toutes mes peurs, Son oeil.</i>  <br /><br /><span style="color:#990000">“Ouvre les yeux, Asavar Phocas.”</span></div><br /><br /><div style="text-align:center"><img src="https://img.xooimage.com/files110/0/8/a/gatesofgrontessiant-5508935.jpg" style="max-width:100%" /></div><br /><br /><div style="text-align:justify"><i>J’eus soudainement une sensation étrange, le sentiment inexplicable et incompréhensible qu’une porte s’ouvrait. Ma respiration reprit soudainement et je tombai au sol en prenant d’amples inspirations. Quand je relevai la tête, Il avait disparu. Je me sentis étonnament léger et constatai avec étonnement que je ne portais pas mon éternelle combinaison pressurisée. Comment…? Mon regard se porta sur le monde alentour. Je reconnaissais cet endroit. Jamais je n’aurais pu oublier ces pièces et ces couloirs. J’aurais pu y circuler les yeux fermés tant je les avais arpentés. Cet endroit, c’était ma maison.</i><br /><strong><br /><span style="color:#ffffff">- Skako…</span></strong></div><br /><br /><blockquote class="spoiler"><cite style="cursor:pointer">Spoiler : HRP</cite><div style="display:none"><strong><span style="color:#990000">Ce RP est bien à sa place sur le forum Corellia. Les questions qu'ils soulèvent trouveront une réponse à sa conclusion. Prière, donc, de le laisser en l'état et de ne pas déplacer le sujet.</span></strong></div></blockquote>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18337/les-ténèbres-de-l-esprit</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18337/les-ténèbres-de-l-esprit</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:28 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Les Germes du Pouvoir]]></title><description><![CDATA[Post n°5
Auteur : Asavar Phocas
Chapitre 5 - Lorne Romanski, deuxième partie :Colonel Lorne RomanskiLe colonel Lorne Romanski, fine fleur des services de renseignements corelliens et meilleur limier du régime, déambulait inlassablement dans les rues des quartiers sensibles de Coronet. Malgré ses airs de fonctionnaire inoffensif, il appréciait infiniment plus la crasse et la décadence grandiose des milieux fréquentés par la pègre que l’élégance et la bien pensance hypocrite de la haute société. Ici, il était dans son environnement, son cadre de vie… son terrain de chasse. A chaque carrefour, dans chaque ruelle, il s'enivrait du doux parfum de l’hémoglobine, du délicat arôme métallique qui lui évoquait tant de souvenirs qui lui étaient chers… Romanski afficha son éternel sourire enthousiaste. Il appréciait les plaisirs que la vie lui offrait à leur juste valeur, et se répétait inlassablement qu’il menait une existence qui valait la peine d’être vécue. Une existence qui pour beaucoup aurait été un cauchemar répugnant. Il était déjà tard lorsque le limier du régime parvint à trouver sa cible du jour dans une petite cantina vétuste des bas-fonds. L’établissement, dont l’entrée était surmontée d’une enseigne sur lesquels des néons roses fluo formaient les mots “After Hours”, était quasiment vide. Lorsque Romanski pénétra en son sein, il adressa un sourire cordial au tenancier bourru qui grommela en voyant un nouveau client faire son apparition. Sans doute espérait-il pouvoir bientôt fermer la boutique…Sans faire attention à l’attitude désinvolte du barman, le colonel se dirigea vers une table au fond de la salle à laquelle était déjà assis un individu que Romanski aperçut de dos, mais qu’il n’eut aucun mal à identifier. Ses pas résonnèrent dans l’établissement silencieux et l’homme releva légèrement la tête, signe qu’il avait senti la présence de l’officier des renseignements corelliens. Celui-ci s’assit face à lui sans effacer son air enjoué, et demeura silencieux quelques secondes, regardant l’homme mystérieux droit dans les yeux avant de prendre finalement la parole.- Bonsoir Hector. En guise de réponse, le dénommé Hector se contenta de recracher d’un air las la fumée de sa cigarette. C’était un homme d’une quarantaine d’années à la mâchoire carrée, aux cheveux blonds mi-longs et aux yeux d’un vert sombre. Cependant, le détail le plus marquant de son physique était sans aucun doute son visage à moitié dévasté, comme si les tissus avaient partiellement fondus sous sa peau. Il avait ainsi un air sinistre, ce que n’améliorait pas le regard noir qu’il jeta au nouvel arrivant. Lorne Romanski rit de bon coeur.- Toujours aussi aimable à ce que je vois, commandant Maknov. Au fait, ça va mieux le visage ?Le ton employé était ironique, et il prononça le mot commandant comme s’il s’agissait d’une insulte. Hector Maknov daigna enfin prendre la parole.- J’aurais espéré ne jamais avoir à poser mon regard sur cette face de vipère une nouvelle fois. Qu’est-ce qui t’amène, Lorne ?- Oooh, vieux frère, je pense que tu sais parfaitement ce qui m’amène.Le colonel sortit de son manteau une vibrolame inactive dont la lame était recouverte de sang et la posa délicatement sur la table de la cantina. Hector la regarda quelques instants silencieusement. Romanski reprit.- Tu as toujours été un recruteur compétent, Hector. Déjà, au bon vieux temps de la CorSec, c’était une de tes indéniables qualités. Lorne Romanski fit un signe de tête vers la lame ensanglantée. Imagine un peu ma surprise lorsque j’ai découvert que tu n’avais rien trouvé de mieux qu’un gosse sans la moindre expérience de la filature pour me coller aux basques. Tu te fais vieux, l’ami ! Sérieusement, qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Ce gamin n’avait même pas l’air de savoir à qui il avait affaire !Maknov soupira. Il avait l’air attristé.- Je voulais justement jouer là-dessus pour te prendre au dépourvu. Le but n’était pas d’obtenir des informations pointues, mais juste de me tenir au jus concernant tes activités du moment. Pour ce qui est du petit… il valait mieux pour lui qu’il ne sache rien… Tu n’as fait preuve d’aucune pitié, j’imagine.Romanski fit non de la tête.- Le sang sur la vibrolame est pas là pour faire joli. J’aimerais te dire qu’il n’a pas souffert… mais ce serait un mensonge.Le sourire du colonel était sinistre et le corellien défiguré fut pris d’un profond dégoût pour son interlocuteur. Il le haïssait tellement…- C’est drôle, tu sais. Avant cette petite affaire, je m’étonnais justement de la forte baisse d’activité de ton très cher FLR. Normalement, vous, les républicains, vous avez le don pour emmerder le monde. Curieusement, cette filature m’a presque rassuré.Hector Maknov tapota le bout de sa cigarette pour se débarrasser des cendres et baissa les yeux sans dire un mot. Le sourire de Romanski se fit plus large et plus macabre.- Naaaaaaan ? C’est trop beau ! Me dis pas que c’est vraiment arrivé ! C’est pas croyable, j’ai toujours pensé que c’était une rumeur stupide, mais en fait c’était la vérité. Le Front Libertaire Républicain a été dissous ! - Satra et moi avons eu… des désaccords. concéda l’homme à la cigarette.Lorne Romanski fit signe au barman d’apporter une bouteille et des verres aux deux hommes.- Raconte. Qu’on s’amuse un peu. Hector Maknov fronça les sourcils, hésitant, puis se décida à parler.Précédemment.Hector Maknov - Ancien commandant ; FLRSatra Albrecht - FLR- C’en est trop, Satra. Comment veux-tu que je place mes espoirs dans un régime aussi grotesque.La corellienne répondit d’un air embêté.- La République Fédérale est encore jeune, troublée et imparfaite, mais je t’assure que c’est la seule solution pour ramener la démocratie sur Corellia…- Bien sûr. Laissons ces très chers républicains nous prendre notre souveraineté et nous gangréner avec leur corruption. Non, mais tu t’écoutes ?! Une générale républicaine assassine impunément un responsable confédéré, les élections sur Alderaan sont truquées… Combien de temps mettras-tu avant d’ouvrir les yeux ! La république est aussi corrompue que le reste ! Ce n’est pas seulement une question de démocratie, Satra… C’est une question de liberté ! Corellia sera libre ou ne sera pas. Tes grands discours pacifistes ne nous aident pas…Satra Albrecht, cofondatrice de l’organisation subversive connue sous le nom de Front Libertaire Républicain, haussa le ton en réaction aux attaques de son camarade.- Laissons-leur le temps, Hector. Je crois en la démocratie. Je crois en une transition pacifique. Nous devons continuer notre travail clandestin, le peuple corellien ne pourra être aveuglé éternellement par des fausses promesses d’égalité entre les individus et de puissance nationale. Ainsi sont les corelliens ! Hector ria d’un air moqueur.- “Ainsi sont les corelliens !”... Regarde notre peuple, Satra. La Corellia que nous connaissions est morte. Elle s’est infligée une blessure grave en s’isolant de tout, et ces salopards de Mufus et Fear en ont profité pour abuser d’une nation perdue et déçue par la République qui ne rêvait plus que d’une chose : être souveraine et libre. Pour être honnête, je partage ce rêve, mais la liberté que nous a vendue Mufus est une illusion, un mensonge ignoble… Non, Satra. Le peuple corellien a perdu son âme. Il l’a vendue à ce satané Parti contre de belles promesses. Les mots ne peuvent plus rien y faire. Il est l’heure maintenant de prendre les armes. Puisque nous ne pouvons pas réclamer notre liberté, nous allons la reconquérir.Satra Albrecht prit un air résigné.- Tu as bien entendu conscience que je ne peux pas te suivre dans la voie sur laquelle tu t’engages ?- Je trouve ça regrettable, mais j’en ai parfaitement conscience. - Alors ça y est. Le rêve est mort. C’est ainsi que disparaît le FLR. Je continuerai la lutte, Hector, et je sais que toi aussi… mais je ne peux approuver tes méthodes.- Je comprends, Satra. Mais un jour viendra où enfin ce régime despotique sera mis à terre, et ce jour-là, tu sauras que j’ai fait le bon choix aujourd’hui.Ils se laissèrent sur ces mots, sans prendre un instant pour se dire adieu.Hector Maknov occulta ses projets de lutte armée. Il en dit juste assez pour satisfaire la curiosité de l’officier des renseignements, sans pour autant se dévoiler comme un partisan de la guérilla.- C’est donc ça… Tu as perdu foi en la République. C’est compréhensible, compte tenu de ton incorrigible idéalisme. Enfin, de là à abandonner ta petite lutte…Ce fut au tour d’Hector Maknov de ricaner et Romanski haussa les sourcils.- Abandonner la lutte… Après toutes ces années, Lorne, tu me connais bien mal.L’homme au visage mutilé éteignit les restes de sa cigarette et vida d’une traite le verre de whisky corellien médiocre qu’on lui avait servi. Il se releva et s’adressa une dernière fois à l’officier des renseignements avant de se diriger vers la sortie. - Tu peux finir la bouteille si ça te chante, c’est ma tournée. Je sais que c’est l’un de tes péchés mignons… Disons que c’est un cadeau d’adieu. Nous ne nous reverrons sans doute plus, Lorne. Ou du moins, pas dans de telles conditions.Alors que le dissident politique passait la porte de l’établissement, Lorne Romanski se resservit un verre d’alcool et sourit de plus belle. La suite promettait d’être particulièrement distrayante…“Le pouvoir ne doit pas être conquis, il doit être détruit.” - Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18335/les-germes-du-pouvoir</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18335/les-germes-du-pouvoir</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[La conquête de Corellia]]></title><description><![CDATA[Post n°35
Auteur : Asavar Phocas
"Il est absolument certain que la victoire finale de notre révolution, si elle devait rester isolée, serait sans espoir." - Vladimir Ilitch OulianovLe reste de la conférence de presse se passa sans problème, sans qu’aucune question embarrassante ne soit soulevée par les journalistes, qui, fort heureusement, suivirent à la lettre la consigne leur demandant de ne pas aborder la question de l’affaire Narben. Le scandale se suffisait à lui-même, je n’avais pas besoin d’ajouter un commentaire pour démontrer qu’il mettait en lumière toute la corruption des hautes sphères du parti que je dénonçais. Puis vint le jour du scrutin. Ce matin-là, une aube écarlate se leva sur les vastes mégapoles corelliennes, une aube marquant le début d’une ère nouvelle. C’était le jour de la Victoire, le jour de mon avènement. Partout dans les rues de Coronet et de Tyrena, des tribuns exhortaient la foule en faisant flotter au vent la bannière carminée de la Nouvelle Corellia, l’étoile dorée à huit branches attirant le regard des passants fascinés ne laissant pas une bribe de ces grands discours réformistes leur échapper. Une véritable Révolution populaire était en marche, et le peuple célébrait avec joie cette renaissance corellienne. Moi ? Grossir les traits ? Je ne fais que décrire ce qui serait plus tard écrit dans les manuels d’histoire ! A quoi bon s’encombrer de détails comme les émeutes nationalistes dans les villes mineures ? Ces marginaux étaient largement minoritaires, et leur nombre serait amené à se réduire encore au fil des réformes. Mais où en étais-je ?... Ah, oui ! Le résultat ! Comme on pouvait s’y attendre, quelques heures après la fermeture du dernier bureau de vote, les chiffres tombèrent, et ce fut une cinglante défaite pour Gabe Narben. Il récolta certes 27% des voix, mais je doutais qu’une telle part de la population ait pu adhérer de manière si forcenée à son discours ultraconservateur au point de le soutenir malgré les accusations pesant contre lui. Le Comité Central avait sans doute usé de thèses complotistes et de son influence dans l’administration électorale pour gonfler les résultats de son champion. En vain, malheureusement pour lui. Lorsque mon portrait s’afficha sur les écrans de Corell Network, une explosion de joie retentit dans les rues de Tyrena. Victoire !Avec 61% des voies Asavar Phocas arrive en tête des suffrages contre 27% pour Gabe Narben Voilà les résultats sont tombés, et Corellia connaît aujourd’hui le nom de son représentant :  Asavar Phocas…L’absence de chef d’Etat à la tête de Corellia conduisit à précipiter mon investiture, qui eut lieu dès le lendemain, lorsque l’issue des élections ne faisait plus de doute. Ce jour-là, la presse annonça que des membres du Comité Central du Parti avaient tenté de fuir la planète dans la nuit. Ce fut bien entendu un lamentable échec. Quelques heures passèrent, jusqu’à ce que Corell soit à son zénith et baigne le palais présidentiel de Coronet de son chaleureux éclat doré. Devant la grande porte de bronze, une estrade avait été installée et, sans même que la réforme de l’Etat n’ait encore eu lieu, le drapeau de Mufus et Jinn Fear avait été remplacé sur les bâtiments officiels par le drapeau de la Nouvelle Corellia. Le président du Conseil Constitutionnel, un vieux Zabrak grisonnant aux traits ridés, me fit prêter serment devant les centaines de milliers de corelliens venus assister à ce jour historique. A mes côtés, légèrement en retrait, se tenaient Lawrence Vaetta, Kaloo Axan et Elayne Navarr, les trois femmes à qui - cela me peinait de l’admettre - je devais ma victoire.- Asavar Phocas, jurez-vous de servir corps et âme la nation corellienne, sa république et son peuple ?- Je jure et promets de dévouer ma vie à l’accomplissement de ma mission et d’incarner dignement la fonction pour laquelle le peuple m’a choisi. Je jure de ne servir que Corellia, sa république et son peuple, et de les protéger de tous les périls les menaçant, dussé-je y laisser la vie. L’espace d’un instant, on put discerner un sourire de satisfaction sur les traits plissés du vieil humanoïde cornu. - Au nom de la République et du peuple de Corellia, nous, Conseil Constitutionnel, vous nommons Président de la République Corellienne et secrétaire général du Parti Corellien. Toutes nos félicitations, Diktat Phocas. Vive la République, vive la Démocratie, et vive Corellia !Un tonnerre d’applaudissement éclata dans l’assistance, alors que je m’avançais vers la foule pour prendre la parole.“ Peuple de Corellia, citoyennes et citoyens… compagnons,En ce jour glorieux, le peuple a parlé, et son cri de révolte a résonné à travers la galaxie entière. Son grondement rageur et sa colère légitime ont fait taire les rires moqueurs et méprisants d’une élite partisane oppressive et corrompue. Oui, mes amis, aujourd’hui, le peuple reprend le pouvoir qui lui a été dérobé. Il a fait le choix d’un gouvernement populaire et d’une économie solidaire et s’est tourné vers la voie du progrès et de l’ouverture, mais aussi de l’opposition farouche à l’impérialisme des exploiteurs. Ainsi est Corellia, compagnons ! Fière et indomptable, mais aussi aimante et lumineuse. Aujourd’hui, nous faisons rayonner cet amour à travers la galaxie, comme il n’avait jamais rayonné auparavant. Aujourd’hui, nous faisons le choix d’incarner un nouvel espoir pour les peuples opprimés. Aujourd’hui, nous proclamons la République Populaire de Corellia ! “Je marquai une pause pendant quelques secondes, afin de laisser la foule exprimer son enthousiasme. “Compagnons, la route vers le monde meilleur auquel nous aspirons tous sera longue et sinueuse. Ce futur auquel nous aspirons, cet horizon doré, nous devrons suivre nos convictions avec fermeté pour l’atteindre. Nous devrons garder notre cap, guidés pas des valeurs d’unité et de partage. Ces valeurs, nous devrons les incarner. Cela passera d’abord par une grande vague de réformes du Parti, des institutions et de l’armée, puis par la réunification des mondes du système corellien par un grand gouvernement fédératif et populaire. Puis viendra le temps de la grande lutte contre l’impérialisme. Nous devrons alors réunir nos forces et nous ouvrir aux autres peuples indépendants pour résister ensemble aux pressions des puissants. Cette tâche sera difficile compagnons, mais je tiens à vous remercier pour l’honneur que vous me faîtes en me nommant responsable du bon déroulement de ce Grand Dessein. C’est avec fierté que j’accepte de servir cet idéal et de consacrer ma vie à sa réalisation. Ensemble, nous viendrons à bout de la voracité et de la cupidité des Léviathans.Vive la République, vive la Démocratie et vive Corellia !”Voilà. C’était aussi simple que ça. De la colère, de la passion et de l’idéalisme, le tout synthétisé en quelques belles paroles, et me voilà glorifié, traité en sauveur et en héros par une base de fidèles fanatisés, qui - j’en avait la conviction - serait amenée à s’étendre jusqu’à englober la planète, voire le système tout entier ! La première formalité que j’avais à régler était la formation du gouvernement, mais je me laissais quelques pour sélectionner des politiciens habiles et compétents, mais surtout fiables. Mais pour l’heure, on se contenta de me faire visiter le palais présidentiel. Les longs couloirs de marbre blanc, richement décorés et bordés de colonnades, ne m’intéressaient cependant nullement. Je ressentis néanmoins une pointe de fascination en entrant dans le bureau présidentiel. Mon regard se porta sur le trône disposé devant la grande baie vitrée. Mon trône… On me laissa seul quelques instants pour savourer ma victoire. Mon doigt glissa le long de la surface miroitante du bureau de bois précieux, et je portai mon regard vers le panorama grandiose que m’offrait ce point de vue unique sur Coronet. Je ne pus retenir un ricanement de satisfaction. Ce jour marquait le premier de mon règne et cette ville que je contemplais, j’en étais désormais le maître.Vive la démocratie, et vive le Diktat...]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18334/la-conquête-de-corellia</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18334/la-conquête-de-corellia</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:19 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[L&#x27;Agent du Chaos]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Asavar Phocas</p>
<div style="text-align:justify"><i>Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis la fin des élections. Le Diktat Phocas, encore inconnu quelques mois auparavant, avait remporté une victoire plus qu’inattendue sur le nationaliste Gabe Narben et instauré un régime nouveau sur Corellia. Au cours de la courte période durant laquelle le chef d’Etat populiste avait occupé le trône présidentiel, il avait réussi à réunir un solide soutien populaire, notamment auprès de certains groupes intellectuels et des classes sociales les plus défavorisées. Après des siècles de joug républicain et le règne des curieux compagnons qu’étaient Mufus et Jinn Fear, une nouvelle aube se levait sur Corellia, pour le meilleur et pour le pire. <br /><br />Pourtant, Asavar Phocas était loin d’être le seul artisan de cette nouvelle ère ! Certes, il en avait été le visage et l’annonciateur, s’était exposé à la lumière médiatique et avait œuvré dans l’ombre de l'intrigue politique afin d'atteindre en un battement de cil la plus haute fonction de l’Etat, mais tous ses efforts auraient probablement été vains sans le soutien conjoint de plusieurs figures obscures dont Corellia ne connaissait guère le nom et qu’elle ne connaîtrait sans doute jamais. Parmi eux, un espion aux milles visages, exécuteur de la volonté du Consulat malgré lui, avait été à la fois victime et bourreau lors des événements qui conduisirent à l’apothéose de l’Homme d’Acier, et, enfermé et placé sous haute surveillance, il en était désormais l’un des plus curieux témoins. Sa présence en ces lieux était une anomalie, un facteur x qui avait bouleversé l’histoire d’une nation entière, et c’était seulement maintenant qu’il lui était permis de le réaliser. <br /><br />Ansikt Rajani - car tel était son nom - dissimulé sous les traits de la jeune et charmante Mai’Sa Everkoote, bénéficiait depuis plusieurs semaines du programme de protection des témoins de la CorSec. Du moins, c’était ce que ses surveillants en uniformes beiges à lisière verte ou rouge persistaient à affirmer. Azalyn Engels, le lieutenant-colonel qui avait recueilli le polymorphe le soir où il avait achevé sa mission, n’avait plus refait surface depuis plusieurs jours, et ses subordonnés, chargés de surveiller la jeune victime du candidat Narben, ignoraient tout de la véritable identité de cette dernière. De plus, s’il était fort probable qu’un procès des anciens dirigeants du comité central du Parti - qui s’étaient rendus complices des exactions du dandy tortionnaire et accusés de corruption par le nouveau régime - ne tarderait pas à être organisé, le suicide du principal intéressé avait considérablement nui à la portée médiatique de l’affaire, ce qui avait enlisé la procédure administrative. <br /><br />Une certaine lassitude commençait ainsi à gagner les surveillants de la chose aux traits de jeune fille, frustrés de perdre leur temps à assurer la protection d’une gamine dont le témoignage n’était désormais plus attendu de qui que ce soit. Mais ce jour-là, leur mission prenait fin, car un nouveau gardien s’apprêtait à avoir le polymorphe entre ses griffes. <br /><br />Un homme portant un uniforme du département de la Sécurité d’Etat arriva de bon matin à l’appartement servant de résidence au témoin dans l’affaire Narben. Muni de diverses autorisations émanant des hautes autorités des renseignements corelliens, il affirmait agir sur ordre du colonel Romanski lui-même. Un œil attentif aurait remarqué sans peine l’inquiétude qui gagnait les agents de la Sécurité Civile à chaque parole prononcée froidement par l’émissaire en uniforme gris. Des coups d’œil furent jetés en direction de la jeune Mai’Sa, qui semblait être le principal sujet des messes basses échangées entre les militaires. <br /><br />Après quelques minutes, le jeune sous-officier de la sécurité civile en charge de la surveillance de Mai’Sa Everkoote en l’absence d’Engels s’approcha de la jeune fille et prit la parole.</i><br /><br /><strong>- Votre séjour dans cette cachette s’arrête ici, mademoiselle. La Sécurité d’Etat a désormais entièrement la charge de votre protection. L’agent ici présent va vous escorter jusqu’à votre prochain lieu de résidence.</strong><br /><br /><i>Il invita ensuite la jeune fille à rejoindre l’inquiétant agent des renseignements, qui lui suggéra de se faire discrète durant le trajet en lui tendant un foulard pour dissimuler son visage. Il l’accompagna ensuite la jeune femme jusqu’à un airspeeder à vitres teintées et informa en conservant son air sévère que pour des raisons évidentes de discrétion, il serait le seul agent de l’escorte avec qui elle aurait contact, mais qu’elle n’avait pour autant pas à s’inquiéter de sa sécurité. <br /><br />Après quelques heures durant lesquelles le véhicule avait emprunté bon nombre de détours entre les spires de Coronet, le duo arriva dans les bas-fonds délabrés d’un quartier sensible de la capitale corellienne. Dans ces lieux rongés par la criminalité et la misère que le Diktat avait juré de combattre, l’obscurité était quasiment omniprésente, et seuls les néons des établissements mal famés et les rares rayons de soleil qui parvenaient à se frayer un chemin à travers les tours jusque dans cette fange apportait un peu de chaleur en ce triste lieux. Aussitôt garé, l’agent des renseignements invita sa jeune protégée à pénétrer dans un petit appartement miteux, bien éloigné de ce qu’elle avait connu au cours des dernières semaines. Une fois celle-ci entrée, il referma la porte à clef, la laissant seule. Ou pas tout à fait. Au milieu de l’obscur local, un droïde de protocole 3PO à carcasse dorée… celui qui avait accueilli le polymorphe lors de son arrivée sur Corellia. Il semblait inanimé quand soudain, ses optiques s’allumèrent d’un éclat émeraude et il parla d’une inquiétante voix grave et robotique très éloignée du ton cordial qu’il avait employé auparavant.</i><br /><br /> <img src="https://img.xooimage.com/files9/3/c/8/3poor-f212ae.png" alt="" class="xooit-smileimg" /> <span style="color:#990000"><strong>- Bienvenue, Billy, ou quel que soit le nom que tu portes réellement. J’ai l’honneur de t’annoncer que le programme de protection des témoins est désormais achevé. Tu pourras très bientôt quitter cette planète, d’une manière ou d’une autre. J’imagine que tu dois avoir quelques questions à poser. C’est bien normal. Mon nom n’a pas la moindre importance. Sache simplement que tu es ici de mon fait, et que je suis disposé à répondre à tes interrogations… le temps que je décide de ton sort, mon jeune ami.</strong></span><br /><br /><i>De l’autre côté de la transmission, Dakul, l’imposant Skakoan, esquissa ce qui semblait être un sourire derrière son masque de métal. Ah, comme il aurait aimé étudier ce spécimen en détail !</i></div>]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18333/l-agent-du-chaos</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18333/l-agent-du-chaos</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:18 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Corellia, l&#x27;orpheline]]></title><description><![CDATA[Post n°3
Auteur : Asavar Phocas
HRP: Suite dans ce sujet --&gt; Appartement d'Asavar Phocas
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18329/corellia-l-orpheline</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18329/corellia-l-orpheline</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:59:17 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[&amp;quot;Et à nouveau, le combat continue.&amp;quot;]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Asavar Phocas
Une nouvelle explosion avait frappé Corellia. Une fois encore, le sang du peuple avait coulé dans les rues des mégapoles corelliennes. Un jour à peine après ma visite au complexe carcéral, une détonation avait retenti, dans la cité de Kor Vella cette fois-ci. Douze âmes innocentes avaient été fauchées par cet acte barbare, d’une cruauté ignoble, orchestré par des terroristes prétendant pourtant défendre les intérêts du peuple, et porter dans leur cœur un profond amour envers la liberté. La liberté ! Mais quelle liberté, quelle bienveillance y avait-il dans les agissements ignobles du FLC ? Quelle liberté méritait donc de voir tant de sang innocent versé ? Quel amour pouvait donc bien justifier un tel crime ?Corellia tout entière était en deuil. Cette attaque était celle de trop, et dans les rues tortueuses des cités tentaculaires comme sur les réseaux continus de Corell Network, on ne voyait que des visage marqués par la peur, le doute, et la tristesse. Cette situation ne pouvait plus durer. Le Parti ne tolèrerait plus cela…Pas mal non ? C’était plus ou moins le discours que la presse corellienne était amenée à tenir au cours des jours suivants : un discours inspirant l’unité de la nation et du peuple corelliens face à la menace terroriste, renforçant ma popularité et la stabilité de mon pouvoir. Il y avait néanmoins une petite subtilité que l’administration se gardait bien de préciser au public : le Front Libertaire Corellien n’était en aucun cas coupable de l’attentat de Kor Vella, qui par ailleurs, manquait un peu d’ambition et frappait sans discernement, contrairement aux attaques des libertaires maknovistes. Les responsables de cette explosion étaient en réalité les membres du Parti National-Conservateur, un groupuscule réunissant les militants les plus forcenés de la campagne de feu Gabe Narben, mon ancien rival et prédécesseur à la tête du Parti. Profitant du climat de confusion qui régnait sur la planète, ces nationalistes, affligés qu’un étranger ait pris les rênes du Parti unique, avaient formé une organisation dissidente d’importance négligeable à Kor Vella et étaient résolus à mener leur propre combat, maladroit et perdu d’avance, pour rétablir l’ordre antérieur à mon arrivée au pouvoir.Le FLC, quant à lui, ne procédait plus qu’à de très rares attentats à la bombe, ciblant exclusivement des figures clés du Parti. Le mouvement prenait d’ailleurs de l’ampleur malgré la défiance croissante de la vaste majorité de la population à son égard. La mise en veille des programmes de démocratisation de l’appareil du Parti unique avait en effet poussé quelques dissidents résolus à grossir les rangs de l’armée clandestine d’Hector Maknov, qui n’était manifestement plus à prendre à la légère. Le département de la Sécurité d’Etat avait en effet obtenu des renseignements mettant clairement en lumière le renforcement du groupe terroriste, qui passait désormais au niveau supérieur en formant avec brio des unités paramilitaires lourdement armées. Le groupe, qui avait su tirer profit des anciens réseaux de Maknov et bénéficiait de l’ancestral savoir-faire corellien en matière de contrebande, avait désormais à sa disposition un vaste réseau de trafiquants fournissant le marché noir du système corellien tout entier, mais aussi de planètes républicaines et confédérées. Cette activité parallèle assurait au FLC une source de revenus non négligeable qui lui avait permis de s’implanter avec succès sur les mondes jumeaux de Talus et Tralus, mais aussi de prendre le contrôle de facto de la petite ville de Bela Vistal, isolée dans les montagnes corelliennes. Cette information était bien entendu confidentielle, mais elle démontrait que le FLC se donnait les moyens de réaliser ses ambitions. On réalisait toute l’entendue de l’expérience accumulée par Maknov au sein du renseignement de la CorSec : cette racaille était loin d’être un incompétent. Tôt ou tard, il serait impossible de garder le secret, et la confrontation directe avec Maknov commencerait, mais j’estimais qu’il était encore trop tôt pour faire cette révélation. Ce soir, une autre information s’apprêtait à être révélée aux Corelliens ébahis : après avoir frôlé la mort, le Diktat reprenait du service. Et rien ne valait un bon discours de leur leader bien aimé pour annoncer la nouvelle.Installé sur le trône présidentiel, dos à la vaste baie vitrée révélant les tours éblouissantes de Coronet et les lignes de speeder scintillant au loin dans la nuit, je fixai sans détourner le regard l’objectif des caméras de Corell Network, qui était chargé de retransmettre l’événement dans tout le système. Au fond du bureau présidentiel, dont les murs d’un rouge profond, presque sanguin, évoquaient la couleur du Parti unique, on pouvait discerner des gauts fonctionnaires du Parti, notamment la Première Conseillère Navarr et la Conseillère Vaetta, ainsi qu’un groupe de journalistes triés sur le volet. Ces derniers, qui n’avaient pas été informés de l’objet exact semblaient ahuris par la vision de leur Diktat, bien vivant, contre toute attente. Au cours des jours à venir, ils seraient redevables du privilège que je leur faisais en autorisant leur présence au cœur du pouvoir et témoigneraient de cet instant avec excitation sur tous les plateaux.Alors que le journal d’Almir Charr était interrompu, Corell Network diffusa l’introduction caractéristique des discours présidentiels : des images du drapeau Corellien fièrement fouetté par le vent, dressé au sommet de Coronet et accompagné de l’hymne national. Un clignotement sur une des caméras me signala que la retransmission était imminente, et je pris la parole dès que celui-ci cessa. « Citoyennes et citoyens de Corellia. Compagnons.Si je m’adresse à vous en ce jour, c’est en homme marqué, comme vous tous, par la violence inimaginable qui frappe notre grande planète. Je ne ressens aujourd’hui que compassion pour les victimes de la vague d’attentats que nous subissons, ainsi que pour leurs proches. Je ne ressens que tristesse, en pensant que les nobles idéaux de notre nation sont aujourd’hui dévoyés, érigés en déités cruelles réclamant que le sang corellien soit versé, par une organisation de criminels et de fanatiques. Lorsque les flammes ont englouti les rues de Tyrena et m’ont frappé, lorsque j’ai vu la Mort elle-même dans les yeux, je n’ai point ressenti de haine. Lorsque j’ai senti ma vie me quitter et le néant m’emporter, je n’ai ressenti que de la pitié pour mes bourreaux, des enfants de Corellia rendus fous par une irrationnelle rancœur. J’ai pardonné. Mais ce que je ne pardonne pas, ce que je ne pardonnerai jamais, c’est que la vie du peuple de Corellia, mon peuple, soit mise en danger. Ce que je ne pardonnerai jamais, c’est de voir dans le regard des Corelliens la crainte de perdre tous ceux qui leur sont chers. Ce que je ne pardonnerai pas, c’est que des enfants de Corellia aient perdu la raison et tuent leurs propres frères et sœurs. »Un mensonge ? Bien évidemment. Je me moquais bien de la mort de quelques dizaines de mes sujets : il m’en restait trois milliards à gouverner, trois milliards de serviteurs abreuvés de propagande, abrutis par le subtil mélange de violence étatique et de promesses de lendemains meilleurs que leur servait continuellement l’appareil du Parti unique, et cela me suffisait amplement. Du moins, pour servir mes intérêts présents. L’attentat me ciblant en revanche ? Non, je ne l’avais jamais pardonné, et je comptais bien me venger de ces raclures du FLC avec toute la cruauté imaginable. Je n’absoudrais Maknov que lorsque je verrais cette racaille ramper à mes pieds en se tordant de douleur, chantant mes louanges et implorant mon pardon. Et alors seulement, dans ma grande magnanimité, je le lui accorderai… avant de le condamner à la fin la plus abominable qu’on puisse imaginer. « C’est donc en homme plus résolu que jamais que je me présente aujourd’hui à vous. Je suis revenu d’entre les morts pour accomplir la mission que le peuple de Corellia m’a confié : le guider en ces temps de troubles, et éradiquer la menace qui plane à chaque instant sur lui. Aux membres du soi-disant Front Libertaire Corellien, je dirai ceci : non. Non, nous ne céderons pas à vos méthodes abominables et à la violence que vous nous imposez. Non, nous ne rendrons par les armes, et ne vous laisserons pas imposer votre loi par la force des bombes. C’est une guerre que vous avez décidé de mener contre Corellia, son peuple et ses valeurs, c’est donc une guerre que nous mènerons contre vous, jusqu’à ce que justice soit faite et que vous soyez mis hors d’état de nuire !Je m’adresse désormais aux courageux citoyens de notre République populaire et souveraine : les efforts qui nous attendent sont considérables pour surmonter cette période de crise, car si la menace terroriste nous amène à nous méfier de nos ennemis intérieurs et jette le doute sur l’efficience et la stabilité de nos institutions, la menace extérieure ne doit pas pour autant être négligée. En effet, compagnons, nous devons nous rappeler que face à cette crise, aucune puissance ne viendra nous aider, que nous sommes seuls, et vulnérables aux velléités expansionnistes de l’étranger. Notre nation doit donc se prémunir de cette autre menace de toute urgence. Afin de surmonter l’ensemble de ces défis, un vaste chantier de réformation et de modernisation nous attend. L’effort national doit être mis au service du renforcement de la CorSec et du développement de notre base industrielle et technologique de défense. Ainsi, tous nos ennemis apprendront à nous craindre, et à respecter la souveraineté du peuple libre de Corellia. Nous devrons également de tâcher de nouer des partenariats avec des Etats partageant notre désir de non-alignement, de préservation du droit des nations à disposer d’elles-mêmes et de lutte contre l’impérialisme, car aussi puissants que nous soyons, l’exemple du grand peuple corellien, guidé par la doctrine du Parti, nous a enseigné que seule l’union fait la véritable force !Compagnons, je vous en fais ici le serment, notre combat et nos efforts ne prendront pas fin tant que le calme et la prospérité n’auront pas été ramenés sur notre planète !Vive le Parti, et vive Corellia ! »Aussitôt mes dernières paroles achevées, les caméras se coupèrent, et Corell Network diffusa un film de propagande marquant la fin de mon intervention. Des images aériennes de Coronet, accompagnées de plan sur des soldats de la CorSec marchant en rang serrés, étendards flottant au vent, apportaient une dernière touche de grandeur au discours présidentiel, sur fond d’une interprétation grandiloquente de l’hymne du Parti Populaire Corellien. Alors que les journalistes et membres du gouvernement présents quittaient les lieux sous la surveillance du service de sécurité, je souris en pensant que Corellia savait désormais que son maître était de retour, et ricanai en imaginant la réaction de ce pauvre Maknov. Soudain, je fus pris d’un malaise alors que je me relevai de mon fauteuil. Je manquai de justesse de tomber à terre, me cramponnant de toute mes forces au rebord de mon bureau de bois précieux. Alors, mon esprit s’embrouilla et fut envahi des étranges images qui hantaient depuis plus d’un an mon sommeil. Des visions de montagnes cristallines et embrumées, battues par la tempête et frappées par la foudre, parasitaient ma perception de la réalité. La tempête elle-même semblait me pousser avec force. J’eus le sentiment qu’une volonté malveillante animait cette force naturelle, et qu’elle cherchait à provoquer ma chute au sol de mon bureau, ou bien dans les précipices que je discernais par intermittence entre les reliefs torturés des monts de cristal. Alors que je relevai le regard, les cieux m’apparurent à travers la brume envahis de nuages noirs de jais, au milieu duquel je pus discerner un grand œil, me fixant avec une haine visible. L’hallucination seule m’étais désormais perceptible, et mon bureau sur Corellia me passaissait à des années-lumière. Je contemplai avec angoisse cet œil qui semblait être celui d’un dieu des anciens mythes de Skako, et un frisson traversa mon corps tout entier, pendant que le tonnerre déchirait les cieux alentours. Et alors que le grand Œil se rapprochait inexorablement de moi et que l’angoisse cédait sa place à la terreur, je faillis laisser s’échapper un hurlement horrifié.Je fus néanmoins ramené à la réalité lorsqu’un agent de sécurité me saisit par l’épaule afin de me retenir dans ma chute. La vision cauchemardesque se dissipa, et j’aperçus de nouveau les murs carmin du bureau du Diktat. Jetant un regard inquiet vers la sortie, je constatai, rassuré que presque tous les invités avaient été évacués et qu’aucun d’eux n’avait pu assister à cette étrange scène. Quelle chance… Retournant mon regard vers mon subordonné, je lui fis fermement comprendre qu’il était dans son intérêt de garder pour lui ce à quoi il venait d’assister et le congédiai. J’étais donc de nouveau livré à moi-même, seul en compagnie de mes pensées, tentant de chasser le souvenir de cette expérience onirique afin de me focaliser sur le réel. Trois objectifs m’attendaient : raffermir l’emprise de Corellia sur le système, l’emprise du Parti sur Corellia et ma propre emprise sur le Parti. La mission serait complexe, et dans l’obscurité retrouvée, je me remis à planifier la suite de ma conquête du Pouvoir.]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/18312/quot-et-à-nouveau-le-combat-continue.-quot</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/18312/quot-et-à-nouveau-le-combat-continue.-quot</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:58:59 GMT</pubDate></item></channel></rss>